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Nom série
Batman (DC Renaissance)
posté le
13/07/2012
(dernière MAJ le 14/05/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une fois n'est pas coutume, je vais aviser une série inachevée. Et pour cause, celle qui nous intéresse dans l'immédiat étant le redémarrage de Batman initié en 2011, on peut vraisemblablement supposer qu'elle n'est pas prête de se terminer.
Avant de se lancer dans cette lecture, un petit explicatif s'impose. Cette série Batman est issu des New 52 (DC Renaissance en français). Un vaste programme chez DC comics qui consiste en un reboot éditorial et un relaunch de leurs franchises. (Pour ceux qui lisent l'anglais, la page wikipédia vous expliquera tout sur le sujet.)
Pour les autres, quelques clés seront utiles afin de mieux comprendre ce nouvel univers. Déjà, il faut savoir qu'avec les New 52, l'intégralité du monde DC n'a pas été rebooté. Le "Batunivers" fait partie des quelques licences pour lesquelles le background préexistant a été conservé. Par conséquent, cette série n'est pas forcément l'idéal pour un lecteur qui souhaiterait se lancer dans la découverte de ce super-héros (quoique j'y reviendrai...).
L'autre aspect à garder en mémoire, c'est que DC publie avant tout des mensuels. Mais pour un même personnage (ou groupe de personnages) il existe plus d'une série sur ses aventures.
Ainsi, rien que sur Batman par exemple il existe 5 séries (Batman, Detective Comics, Batman The Dark Knight, Batman & Robin et Batman Incorporated) avec autour toutes celles qui gravitent sur des personnages secondaires tel que Nightwing, Batgirl, Catwoman etc. Du coup, ne pensez pas échapper aux crossovers et autres renvoies d'une série à l'autre. C'est peut être moins chaotique que sous l'ancienne publication, mais ce genre de pratique reste toujours présente.
Quoiqu'il en soit ce que vous aurez dans cette série n'est ni plus ni moins que la traduction de la série Batman. Une de celle qui parmi l'ensemble des 52 nouvelles séries aura sans doute rencontré le plus de succès.
Et parlons en du coup !
Pour le connaisseur, la première chose qui choque (et qui va marquer à mon avis toute la publication Batman) c'est ce compromis bâtard entre relaunch et conservation de la storyline préexistante. Sans même parler de certaines incohérences que cela pourrait induire, ce qui est frappant dès ce premier volume c'est ce Bruce Wayne jeune et fringuant qui a pourtant eu le temps de former 4 Robin dont son fils adolescent. Cela se retrouve à d'autres moments cette impression qu'en dépit de ce renouveau on a à faire à un background déjà riche et étoffé.
Personnellement cela m'a un peu agacé. D'autant que si pour l'arc sur La Cour des Hiboux cet aspect est amoindris du fait du caractère inédit de l'intrigue et des protagonistes, l'arc suivant sera consacré au retour du Joker, ce qui n'est pas une mince affaire...
Après sur le fond propre à La Cour des Hiboux je dirai que l'idée de base est plutôt bien trouvée. Batman se retrouve face à un prédateur nocturne qui contrôle Gotham depuis bien plus longtemps que lui. Ça rappelle un peu la version de Ras Al Ghul de Nolan.
Le scénario riche en rebondissement sait être à la fois prenant et immersif sans verser dans la surabondance de folklore. Ce qui peut être appréciable pour des lecteurs néophytes.
Pour ceux qui ont lu Sombre Reflet on retrouve vraiment la même patte de Snyder qui sait se concentrer sur quelques personnages pour les rendre vraiment très attachés au lecteur.
Néanmoins force est de constater que certaines "pirouettes injustifiées" comme les qualifie à très juste titre Arion entachent le bon déroulement de certaines scènes d'actions.
Au final, que vous soyez amateur ou connaisseur du genre, cette série s'apprécie de la même façon : comme une bonne BD Batman simple à prendre en main. Ce n'est pas l’œuvre du renouveau. Ce n'est pas non plus celle que je conseillerai pour une première découverte idéale. Mais en définitive ça se lit quand même plutôt bien !
MaJ tome 2 : Avec ce second opus l'arc sur la Cour des Hiboux trouve sa conclusion. C'est le genre de fin qui ne laisse pas indifférent. Soit on adore ou alors on la trouve ridicule. Sincèrement je ne sais pas encore très bien dans quel camp je me situe. D'un côté il y a de l'idée, mais de l'autre ... c'est vraiment très gros !
L'annual #1 introduit Mr Freeze dans ce "nouvel univers". C'est à mon sens une histoire raté car le personnage perd en complexité pour devenir un "simple" malade mental.
Au final, ce que j'aurai préféré dans cet épisode sera le dernier chapitre ; petit one-shot qui continue d'introduire un nouveau personnage inédit susceptible d'aider Batman par la suite. |
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Second titre à découvrir dans le "Batunivers" de la relance New 52, Catwoman démarre plutôt bien !
(Pour un petit rappel du contexte je vous invite à lire la première partie de mon avis sur la série Batman (DC Renaissance).)
Catwoman étant globalement moins populaire que son homologue chauve-souris ses aventures risquent a priori de moins souffrir de cette pseudo "relance avec conservation du background préexistant". Quoique, comme pour Batman le personnage semble physiquement un peu jeune ; 23 ans selon la belle ça fait très précoce pour la voleuse la plus célèbre de Gotham.
Du reste le tome se contente essentiellement de présenter le personnage. Tous les ingrédients y sont repris : la femme fatale, la voleuse accros aux sensations fortes, "l'independant woman" irraisonnable. L'auteur nous propose une redécouverte de la femme chat tout en rappelant subtilement quelques éléments de son passé.
Pour tout scénario on a donc un personnage très attachant plongé dans une succession de catastrophes. Bien que centrée sur Selina Kyle, on sent également que certains futurs personnages secondaires commencent à être introduit.
C'est sans doute la raison pour laquelle je ne met qu'une note moyenne pour l'instant. Le décor est posé. Si la suite propose une intrigue intéressante je serais plus que ravi de revoir mon jugement à la hausse.
D'ici là, ce premier tome offre une très belle entrée en matière. Reste à savoir si vous êtes disposée à succomber au charme d'une aussi belle plastique dans une combinaison moulante en latex...
MAJ post tome 2 : Alors que les déceptions s’enchaînent dans le déroulement des New 52 ; je trouve que Catwoman arrive à rester constant. Ce second tome poursuit le fil rouge du premier opus tout en proposant une histoire inédite ainsi qu'un épisode qui renvoi à l'événement de La Cour des Hiboux dans Batman.
Inclus dans ce volume, l'épisode 0. Il faut savoir que DC a décidé que chaque année, l'épisode du mois de septembre serait particulier pour célébrer l'anniversaire de son relaunch. En 2012, chaque série a été doté d'un tome 0 ayant pour thématique les origines du personnage en question.
Les nouvelles origines de Catwoman sont un mélange de mysticisme et de gros complots. A titre personnel j'aurai préféré quelque chose de plus simple. Maintenant si c'est bien exploité... pourquoi pas ? |
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Mon impression de cette série a véritablement évolué entre le moment où j'ai posé les yeux sur la couverture et celui où j'ai rabattu la dernière page.
De prime abord, j'avoue que la couverture de Michael Turner m'a vraiment séduit.
Ensuite, le pitch présenté sur le rabat m'a tout de suite rappelé celui de Watchmen. Une équipe de super-héros frappée par un meurtre qui va petit à petit faire la lumière sur le linge sale de chacun de ses membres (ou presque).
Difficile de faire plus vendeur que la combinaison des deux !
Plein d'impatience j'ai donc commencé à lire Identity Crisis pour me retrouver immédiatement confronté à un problème de taille : l'auto-référence. Si vous avez lu Batman - Silence vous avez déjà une idée de ce que ça peut être à ceci près que dans cette série, même si plutôt justifiées, les références touchent à tous les univers des super-héros : Green Arrow, Batman, Flash, [Extensiman], Green Lantern, etc.
A moins d'être un véritable expert en matière de DC-univers, je pense qu'il n'est pas possible d'apprécier pleinement ce titre sans un lexique des personnages à côté de soi.
Ce qui, au final, est assez surprenant car l'histoire se révèle plutôt intimiste. Pas de super-vilain intergalactique créé pour l'occasion ; l'auteur a su, en dépit du côté expansif des protagonistes impliqués rester sur une histoire à dimension humaine. Les thèmes restent avant tout ceux des secrets inavoués et de la vie de famille des héros costumés.
Du coup, même si ça manque un peu de finesse, l'idée aboutit à un résultat plutôt plaisant et rafraichissant. L'idée même de la Ligue de Justice ne me plait pas trop mais je dois avouer qu'ici elle est plutôt bien mise en scène. Un peu comme dans Watchmen on sent que l'on a à faire à un groupe hétéroclite qui, bien qu'animé d'un but commun, n'est pas exempt de dissensions dans ses rangs.
Un bon comics DC qui peut agréablement venir compléter une bdthèque déjà chargée en histoires musclées de super-héros. A réserver toutefois aux connaisseurs DC. Et même pour eux, un petit dictionnaire des noms propres ne sera pas superflu.
MaJ après réédition par Urban Comics : De nouveau disponible en rayon, ce titre aura bénéficié de toute l'attention que sait apporter l'éditeur à son catalogue. Aussi vous y trouverez une introduction au récit et à ses personnages ; élément très utile à la compréhension de l'histoire pour des lecteurs non avertis. Une désormais classique galerie d'illustration ainsi qu'une postface par l'auteur et le dessinateur.
Enfin, 4 chapitres inédits ont été implémentés à cette édition (équivalente de "l'Absolute" en VO). Le premier sert d'interlude à l'histoire. Les 3 autres racontent une aventure datant de 1979 dont les conclusions sont évoquées dans le récit principal.
Bref, tous ces ajouts font qu'il n'y a plus aucune raison pour l'amateur de l'univers DC de passer à côté de ce titre ! |
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Dans le relaunch DC, Justice League est censé être la série phare. Celle qui donne le ton à toutes les autres. C'est la raison pour laquelle ce tome 1 se passe (a priori) 5 ans avant n'importe quelles autres séries.
Pour qui souhaite se lancer dans le DCverse nouvelle version, voilà un point d'entrée idéal !
Toutefois, disons le franchement, ce titre ne démarre pas sur les chapeaux de roues. Centrée sur la création de la ligue par des personnages qui ne se connaissaient jusqu'à présent pas, ce volume a tout du cliché des épisodes narrant les origines de tel ou tel superhéros.
Néanmoins il reste très agréable à lire. Ère moderne oblige il est amusant (je trouve) de constater comment les auteurs s'attardent à entacher de "réalisme" la collaboration de 7 fortes têtes aux super-pouvoirs.
Ce soucis du détail est d’ailleurs le seul gros point fort de ce premier arc (avec les dessins). Le scénario est bidon. Et à l'exception de Cyborg, les protagonistes ne sont pas introduit personnellement ; remarquez faut bien motiver les lecteurs à se pencher ensuite sur chaque série propre à chaque superhéros !
Quoiqu'il en soit cela suffit à donner une impression de simplicité voire de superficialité si vous êtes exigeant.
Si vous prenez cependant un peu plus de recul (ou un esprit plus "fanboy") alors vous apprécierez convenablement ce comics.
Je sais que pour ma part, j'ai hâte de lire la suite...
MaJ tome 2 : bilan assez mitigé sur ce deuxième tome. Déjà, sans Jim Lee aux crayons, la magie des dessins n'est pas aussi forte que dans le premier opus. En outre, je ne peux pas dire que l'intrigue de cet épisode soit franchement mieux que dans le premier. La dimensions "introduction d'un nouvel univers" est complètement mise de côté et on se retrouve très vite bombardé de références diverses et inutiles à l'ensemble du "DCunivers".
En l'état je n'en conseille plus l'achat. Lisez cette série par curiosité si vous en avez l'occasion. Mais pour mériter l'investissement, cette série devra d'abord proposer un vrai arc digne de ce nom ! |
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Avant toute chose, petite présentation. Depuis le relaunch DC, la "Superfamily" comprend (à ce jour) 4 séries : Action Comics, Superman, Superboy et Supergirl.
Les séries Superman et Supergirl sont disponibles chaque mois dans le fascicule DC Saga. Superboy est une boue immonde qui ne mérite pas le papier sur lequel on l'imprime. Et donc ce que vous trouvez en librairie sous l'intitulé Superman est en fait la série V.O. Action Comics. Tant que la série suis les aventures de Clark Kent cela ne pose aucun problème, mais si cet aspect était amené à changer, je pense qu'Urban Comics serait bien embêté.
Autre aspect à garder à l'esprit ; l'ensemble de l'univers lié à l'homme d'acier a été rebooté. Comme l'indique finalement le titre du premier volume, la "Superfamily" est à présent très facile d'accès.
Néanmoins, je tiens à signaler que, dans sa globalité, ces séries sont considérées comme le pendant décevant des New 52. Le nom fait vendre mais la qualité est loin de lui faire honneur.
C'est donc plutôt mitigé que je me suis procuré ce premier volume. Et globalement, après une première lecture j'en suis plutôt satisfait.
Grant Morrison repart à 0 mélangeant ainsi ses inspirations à plusieurs éléments "classique" du mythe Superman. Le héros a été à la fois modernisé et rapproché de ses débuts dans les années 1940. Ses pouvoirs sont donc inférieurs à ce que l'on a pu lui connaître. Mais comme l'explique justement l'auteur, le fait de voir le personnage principal peiner renforce la dimension "action" du titre. Côté comportemental, exit le Superman demi dieu ou son pendant bouseux de campagne. Clark Kent ressembe à Harry Potter et son alter-ego se découvre une certaine forme de vantardise et de suffisance qui entretiennent un accueil mitigé de la part des habitants de Metropolis. Je trouve donc que ce nouveau Superman est du coup beaucoup plus accessible juste par sa personne. Après, certains lecteurs pourront être déçu du fait que le personnage n'a plus sa portée "messianique" qui le caractérisait. Considération à prendre sous réserve car ce nouveau Superman n'en n'est qu'à ses débuts. Laissons lui le temps de (re)devenir le sauveur de l'humanité.
Pour le reste de son univers l'auteur s'en sort une fois de plus très bien. En 8 épisodes il nous introduit Lex Luthor, le General Lane, Brainiac, Metallo et Steel sans que cela ne paraisse trop exagéré ou indigeste. Les origines du kryptonien sont également évoquées. Et coup de cœur personnel, l'auteur s'est gardé une porte ouverte pour réintroduire Krypto !
En définitive je trouve que cette série démarre de manière tout à fait honorable. On est peut être pas dans la finesse du Batman de Snyder et Capullo mais le personnage ne s'y prête pas et n'a pas cette vocation.
Une série sympathique à la portée de tous.
PS: je tiens une fois de plus à saluer le très bon travail d'Urban Comics. Outre la qualité de l'ouvrage, vous trouverez dans le premier tome un chapitre qui serait presque incompréhensible sans la page d'explication que l'éditeur a ajouté. Le genre de "plus" tout à fait appréciable aussi bien pour les néophytes que les lecteurs plus aguerris. |
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Nom série
Batman - Un long Halloween
posté le
01/03/2009
(dernière MAJ le 13/01/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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[Réécriture complète de l'avis après la réédition par Urban Comics.]
Longtemps considéré comme le saint Graal des fans de Batman, Un long Halloween devient enfin un titre accessible à tous dans une édition à la hauteur de son talent.
Il faut dire que depuis le film The Dark Knight (directement inspiré de cette série) le génie de ce scénario a été étendu à un public beaucoup plus large.
Du coup, entre le succès du film et la renommée du comics, il n'y a pas grand chose à ajouter pour vanter les mérites de cette aventure.
Le duo Loeb et Sale a largement fait ses preuves et le dessin à la fois simple et travaillé va très bien avec le ton de l'intrigue.
Le vecteur du comics permet de mettre en scène (par rapport au film) plus d'ennemis classiques de Batman sans que cela nuise à la crédibilité de l'ensemble. La dimension "énigme policière" offre un bon potentiel de relecture.
Bref, s'il n'y avait qu'une seule aventure à retenir chez Batman je pense que ça serait celle là.
Un must have pour tous les fans de super héros. |
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Nom série
Batman - Noël
posté le
13/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Sans la mention Lee Bermejo je crois que je ne me serais jamais laissé tenter par ce titre.
Déjà le conte de Dickens est une histoire que je trouve aujourd'hui vue et revue.
Ensuite, la transposition dans le monde de Batman n'est pas inédite. Loeb et Sale s'étaient déjà prêté à l'exercice dans un de leur Batman - Haunted Knight (Batman - Halloween chez Semic) et le résultat fut correct sans être exceptionnel pour autant.
Du coup, à défaut de lire une "bonne" histoire je me suis dit que visuellement je devrais au moins prendre mon pied.
A l'heure du bilan, il apparaît que Lee Bermejo semble avoir autant de talent pour l'écriture qu'il en a pour le dessin.
La dimension Batman autant que la dimension Conte de Noël est exploitée à fond. D'ailleurs le récit est organisé de la manière suivante : le narrateur raconte l'histoire de Scrooge tandis que les illustrations et la narration mettent en avant une aventure du chevalier noir qui semble similaire en de nombreux points. Ainsi la concordance s'anime plus autour d'un parallélisme que d'une transposition bête et méchante.
Chaque aspect du conte est exploité et raccordé à l'univers de l'homme chauve-souris. Par exemple, l'évolution de Scrooge au fil des années renvoie à celle de Batman dont les aventures étaient initialement riches en couleurs avant de devenir toujours plus sombres et torturées.
La mise en image est, comme on pouvait s'y attendre, sublime. Bermejo garde son style "réaliste-dark" qu'il avait déjà dans Joker et Lex Luthor.
En définitive, Batman - Noël remplit tous ses objectifs. Le conte est mis à l'honneur et l'ambiance et l'univers de Gotham City sont fidèles à eux mêmes. Une histoire courte dont il ne faudrait pas passer à côté. |
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Je ne suis pas un phobique des spoilers. Dans un récit j'estime que le développement est au moins aussi important que la conclusion vers laquelle veut aboutir l'auteur.
Néanmoins, je pense que La Tour de Babel est une série pour laquelle, moins vous en savez à l'avance sur le scénario, plus vous aurez de chance de l'apprécier.
Peut être moins inspiré que pour Kingdom Come, Mark Waid nous livre un récit intéressant mais qui aurait largement pu être approfondi.
L'aspect Justice League est en revanche très accessible. L'histoire se concentre sur 8 héros principaux et un grand méchant désormais bien connu du grand public. Les personnages sont, en outre, brièvement décrits en introduction de sorte que n'importe qui puisse pleinement aborder cette intrigue.
Cette dernière est quant à elle assez inégale. Son cœur est plutôt original mais tout le traitement qui va autour est beaucoup trop rapide. Qualitativement parlant on est quand même bien au dessus des histoires du genre "Knightfall" ou "La Mort de Superman". Mais l'esprit reste le même ; on a une bonne idée moyennement desservie par son développement.
Mon bilan reste donc mitigé. Je connaissais le pitch avant de démarrer ma lecture et franchement je le regrette.
Je pense de cet univers qui se plonge dans La Tour de Babel sans savoir de quoi il en retourne a beaucoup plus de chance d'être séduit par cette aventure. |
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Autre série du "Batunivers" à voir le jour en librairie Nightwing est ce que l'on appelle un tie-in. La différence avec un spin-off est subtile. Disons que dans ce cas, c'est l'histoire de Nightwing qui va venir se greffer à l'enquête de Batman.
D'ailleurs la fin des deux tomes reprend exactement la même scène mais chacun d'un point de vue différent.
Du coup, je pense que lire Nightwing sans avoir lu Batman au préalable n'a que peu d'intérêt. D'un autre côté je ne pense pas que beaucoup de lecteurs vouent une admiration à l'ex-Robin sans être avant tout amateur des aventures du Chevalier Noir.
Du reste cette série est semblable à la majorité du relaunch auquel on a eu droit chez nous : correct avec ses hauts et ses bas.
Du côté négatif on aura toujours cette ridicule idée d'avoir conservé la timeline préexistante de l'univers Batman avec toutes les bizarreries (incohérences) que cela peut apporter.
Du côté positif l'histoire explore les origines de Richard Grayson et les mêle plutôt bien avec toute l'intrigue sur la Cour des Hiboux. Le ton est plus jeune que dans Batman avec moins d'enquête et plus d'actions/romances et c'est tant mieux.
Reste à voir comment la série va évoluer mais pour l'instant si vous vous êtes mis dans l'idée de vous lancer dans le "Batunivers" post DC Renaissance, Nightwing fait partie des titres à lire. |
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[Après la parution du tome 3 j'ai entièrement réécrit mon avis]
Cette série m'évoque un passage de Batman : Halloween. Dans cette histoire l'homme chauve-souris indique que de tous ses adversaires c'est le Chapelier Fou qui le dérange le plus du fait que ce dernier pervertit (par sa nature) un des plus beaux souvenirs d'enfance de Bruce Wayne avec sa mère.
Je crois que de toutes les BD Star Wars que j'ai pu lire c'est L'Empire Ecarlate qui me dégoûte le plus. J'ai découvert cette série en 1998 lorsque Dark Horse l'a éditée chez nous (en 3 volumes qui correspondent au tome 1 de chez Delcourt). Alors adolescent grand fan de l'univers étendu qui se développait petit à petit j'ai tout de suite accroché.
Elle avait deux grands atouts : elle développait un aspect très mystérieux des films originaux (la garde rouge de Palpatine) et elle se plaçait sur un ton alors inédit : une histoire de vengeance (façon "Kill Bill") au sein même de l'Empire.
Le tome 1 remplit honorablement le cahier des charges. A la fois bien écrit et bien dessiné, il nous offre une aventure Star Wars nouvelle sans avoir à utiliser les ingrédients à succès de la franchise. Le personnage principal est très intéressant et s'est d'ores et déjà inscrit dans la liste des personnages de Star Wars les plus populaires. Tout à fait le genre d'histoire que les fans aime(raie)nt lire plus souvent.
La fin est ouverte mais le tome peut très bien se lire comme un one-shot.
Arrivé chez nous bien plus tard il faut savoir que les tomes suivants ont été publiés dans la foulée aux USA. Etait-il vraiment prévu d'en faire une série aussi longue ou est-ce que l'auteur avait épuisé tout son mojo dans le tome 1 ; nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que les tomes suivants sont successivement décevant et très mauvais.
Le tome 2 poursuit l'histoire. Après avoir vaincu son "Bill" Kir Kanos s'en prend à ses autres adversaires. Pour éviter la redite le scénario est plus axé politique mais à vouloir faire trop complexe, l'auteur n'arrive plus à assurer niveau intérêt et crédibilité. En outre inclure d'autres éléments de l'univers étendu dans le seul intérêt de faire de la pub à d'autres série et au risque de perdre le lecteur qui n'y connaît rien rappelle un peu les travers de Marvel/Dc Comics ; travers dont j'espérais voir Star Wars épargné.
Le tome 3 c'est tous les défauts du 2 mais avec quelque chose en plus : une "décrédibilisation" complète de la série. Vous lisez les 3 tomes à la suite et déjà vous n'avez plus l'impression que les personnages sont les mêmes qu'au début. En outre, pour combler l'absence de scénario, le scénariste a fait intervenir les protagonistes principaux de la série (Luke, Han, Leia) dans des rôles aussi inutiles que peu crédibles. (Luke a vraiment le comportement d'un gamin attardé dans cette histoire.)
Bref, si vous étiez déçu du tome 2 il y a de quoi être franchement dégoûté de ce dernier tome.
L'histoire est terminée et c'est tant mieux.
Vous aurez compris que ma note (et mon conseil d'achat) reflète une moyenne sur l'ensemble du titre.
Pour le bien être de votre temps, de votre argent et de votre sympathie pour Star Wars, je vous invite à considérer que cette série n'est composée que d'un one shot. |
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Situé le plus loin (chronologiquement parlant) de la saga originelle, le cycle Werner & Charlotte ne partait pas avec les meilleurs arguments. Et pourtant, à ce jour, j'estime que cette "génération" est la plus réussie de toute la famille Sambre.
En effet, Sambre étant une série pleine de mystères, l'objectif premier de ces spin-off-préquels était de répondre aux questions des lecteurs qui seraient forcément restés sans réponse dans l'avancée de l'histoire initiale.
Le premier cycle (Hugo et Iris) était parfait pour cela car situé juste avant dans la généalogie et donc étroitement lié aux événements des tomes initiaux.
Avec Werner & Charlotte, l'auteur remonte deux générations plus loin. Les liens avec la série de base s'en trouvent donc plus ténues. Et si cet élément avait pu inquiéter la série à ses débuts, cela va progressivement devenir son plus grand atout !
Cet arc pourrait être lu par quelqu'un qui ne connaît rien à Sambre. Certes il passerait à côté de certains détails mais le gros de l’œuvre ne lui serait pas inaccessible. L'auteur maîtrise son sujet et va (pour une fois) au fond des choses sans faire la part belle aux énigmes laissées par les aïeux. Il délaisse son côté "guerre des yeux" pour revenir à un drame familial au final plus proche du lecteur. Bien sur les secrets seront toujours présent et la fin se laissera apprécier différemment selon les théories de chacun mais pour une fois on a véritablement l'impression de lire une œuvre aboutie.
Le dessin est toujours aussi merveilleux. Avec toujours cette dominante de rouge et de noir dans lequel vient se rajouter du blanc. En référence sans doute au trio qui dirige cet arc (plutôt que le classique couple des autres périodes).
Bref, fans de Sambre ruez vous ! Non-initiés lâchez vous ! Cette trilogie est aussi bon en complément qu'en "stand-alone". Une œuvre culte du genre. |
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Tous les comics estampillés "Batman" ne s'abordent pas de la même façon.
Le comics Batman - Arkham City n'a pas d'identité propre véritable. Il est avant tout, un trait d'union entre deux monuments du jeu vidéo.
Du coup, ne vous attendez pas à trouver dans ces pages une intrigue intéressante ou même un thème original et bien mis en avant. Faut dire aussi que ce qui marche dans le jeu vidéo (en terme de scénario) ne rend pas toujours aussi bien dans un format moins interactif. Je ne vais pas dire que l'on s'ennuie devant Arkham City mais si l'on n'est pas familier des opus vidéoludiques cette BD n'a vraiment aucun intérêt.
Cet élément dit, voyons à présent ce qu'offre cette œuvre au public auquel elle est destinée.
S'il est vrai qu'Arkham City (le jeu) nous plonge dès les premières minutes au cœur de l'action, les révélations faites dans le comics n'ont rien d’inédits par rapport à ce que le joueur peut apprendre dans le jeu au travers des quêtes annexes et des défis de l'Homme Mystère.
Nous avons eu le livre relativement tard par rapport à la sortie du jeu. Ce qui lui est quelque part préjudiciable car la lecture a finalement pour objectif d'introduire ce dernier
Les joueurs fan de Batman ne trouveront donc pas dans ce comics un véritable "plus ajouté" par rapport à ce qu'il connaisse déjà.
Aussi, pourquoi l'avoir noté 3/5 et en avoir conseillé l'achat ?
Pour deux raisons : la première tient au facteur "fan" du public visé par le livre. Un peu comme le fan d'un groupe de musique pourrait acheter un best of alors qu'il possède déjà tous les albums de ce groupe, lire cette BD c'est quelque part revivre les souvenirs d'un jeu qui nous aura marqué.
Seconde raison : récompenser l’effort d'Urban. Le bundle avec le jeu vidéo était une très belle opération. En espérant les voir réitérer un jour... |
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Aquaman est régulièrement cité comme l'une des plus belles réussites du relaunch DC.
Alors pourquoi ne pas lui mettre une meilleure note ?
En fait, ce tome n'est pas révélateur de toutes les qualités de la série. Il est surtout très introductif et pose les bases pour un scénario nettement plus intéressant à venir.
Néanmoins, le côté "introductif" du superhéros n'est pas à prendre à la légère. Car d'un personnage de seconde zone, Geoff Johns nous fait ici passer le roi d'Atlantis pour l'un des piliers du super-univers DC.
Fait amusant, l'auteur brise le 4e mur pour tirer profit du manque de popularité de son personnage.
Globalement c'est bien fait. On découvre un personnage avec ses pouvoirs, ses faiblesses, ses proches et quelques uns de ses adversaires sans que tout cela ne verse dans le cliché. Et pourtant on parle d'un super-héros qui se balade en écaille avec un trident dans la main !
J'étofferai mon avis avec les tomes ultérieurs.
D'ici là je vous invite vraiment à découvrir Aquaman. Comme Wonder Woman c'est un personnage qui a été repris à 0 en 2011 ; ce qui le rend très accessible.
Toutefois, si vous vous basez sur les critiques VO et espérez prendre une claque avec ce volume, faites attention. La série n'en est qu'à ses débuts... (Certes prometteurs.) |
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J'aime bien les animaux.
Avec les dessins sublimes de Niko Henrichon je n'ai pas eu à me faire prier pour lire Pride of Baghdad.
La première chose qui me soit venue à l'esprit c'est Le Roi Lion. Outre la même espèce mise en avant par les deux œuvres, je trouvai qu'Ali ressemblait beaucoup à Simba. Néanmoins ce ressentis n'a été que de courte durée. Très vite les protagonistes de la BD prennent leur propre identité qui n'a rien de comparable avec ceux du film de Walt Disney.
Dans Les Seigneurs de Bagdad, le ton est résolument plus adulte.
La dimension "animale" a deux niveau de lecture.
La première est anthropomorphique. Les personnages principaux, de part leurs raisonnements, leurs réactions face à l'inconnu (ou le connu) rappellent le comportement humain. Après mon "flash" Roi Lion, j'ai eu l'impression de lire une BD sur l'évasion de prison de détenus "normaux".
La seconde est critique. Dans plusieurs dialogues, les animaux traitent de phénomènes qu'ils ne comprennent pas mais que le lecteur identifiera clairement. C'est un bon moyen (certes facile) de mettre en exergue l'absurdité de certaines actions ou décisions humaines. Pour autant la BD n'avance jamais de critiques (comme peut l'être celle du Tueur par exemple) ; tout y est uniquement décrit avec une sorte de fatalisme.
La conséquence de tous ces éléments est que le lecteur en vient de lui même, par attachement avec les personnages principaux, à trouver révoltante cette situation.
Comme je le disais, je suis très sensible à la cause animale. Mais je pense que même sans cela, l'histoire est suffisamment bien menée pour réussir à vous émouvoir sur le sort de ces 4 gros félins.
Un très bel ouvrage. Il lui manque peut être un petit quelque chose qui aurait pu en faire une œuvre référence, mais en l'état cette BD est originale dans son domaine et poignante. C'est une lecture que je vous invite à partager. |
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"[Ken c'est] Jésus avec des couilles".
C'est pas moi qui le dit, c'est Chronic'Art dans leur avis sur la trilogie animée sortie à l'occasion des 25 ans d'existence du manga.
En soi, cette citation résume très bien tout ce qu'il y a à dire sur Hokuto no Ken.
Issu de la même vague de shonen des années 80, Ken s'est toujours démarqué de ses "concurrents". Qu'il s'agisse de la violence d'une part, ou des personnalités particulières propres à chaque protagonistes de l’œuvre.
Du coup, on va commencer par enfoncer les portes ouvertes. Oui Hokuto no Ken, comme beaucoup de shonen de sa génération est un manga concon basé essentiellement (exclusivement) sur des combats. Le schéma narratif se résume à ceci :
- un(e) enfant / vieillard / jolie fille
se fait terroriser par un ignoble : - pervers sadique / géant avide de massacre / fou sanguinaire.
La tension monte, la mort se rapproche MAIS au dernier instant surgit Kenshiro qui décharge sa furie vengeresse sur le méchant sus-cité.
C'est culcul, répétitif, macho diront certains aigris de voir la femme cantonnée aux rôles de personnage à secourir. Tout baigne et se complaît dans le stéréotype.
Aussi, si vous n'êtes pas "préparé" je ne vous conseille pas de lire ce manga. Hokuto no Ken demande quelques prédispositions aux loisirs faciles et/ou une volonté d'être bon public dans le seul but de ne pas avoir l'impression de perdre son temps à chaque page que l'on fait tourner. Un peu comme pour ceux qui aiment regarder des navets à la télé en toute connaissance de cause.
Une fois que vous aurez pris soin de bien re-régler vos paramètres critiques, vous allez vite vous rendre compte que cette série n'est pas culte aujourd'hui sans raisons.
Hokuto no Ken est un manga sur la violence sans concession. Mais ce que l'on découvre assez rapidement, c'est que toute cette violence n'est là que pour servir de vecteur aux émotions.
Dans Hokuto no Ken, les personnages pleurent presque aussi souvent qu'ils saignent.
(/!\ Si à cet instant vous vous dites que ça n'est ni plus ni moins que du pathos facile, c'est que vous n'êtes pas encore dans le bon état d'esprit. :p)
Et donc ce qui fait la grande force de ce manga c'est qu'au travers de ses émotions (elles aussi sans concessions) chaque personnages devient une icône en soi. Globalement la cote de popularité des protagonistes est beaucoup mieux équilibrée ici que dans d'autres séries.
Par conséquent c'est chaque instant qui est ainsi mis en valeur car, qu'il s'agisse d'une scène avec le héros, ses alliés ou ses adversaires il n'y a aucun moment où le lecteur se trouve déconnecté des agissements du personnage.
Hokuto no Ken est un manga qui se lit et qui se vit à fond. D'autant que (pour la plupart) "l'intrigue" avance elle aussi très vite. Les combats sont plutôt expéditifs et très peu alourdis de blabla inutile. De même qu'il n'y a pas ce schéma classique qui consiste à faire intervenir des adversaires par ordre croissant de force pour obliger le héros à s'améliorer. Dans les 3/4 des cas, Kenshiro est sur de gagner son affrontement dès le début de celui ci.
Après, là où ça pêche c'est dans les différents arcs qui sont de qualité très inégale.
Globalement, la série se déroule ainsi
- tomes 1 à 15 : l'ère Raoh : partie culte de l'oeuvre. La plus connue et la plus reconnue. La seule qui a été reprise dans les derniers films réalisés tant elle est la meilleure. Pour beaucoup, d'ailleurs, Ken c'est juste cette période. Et impossible de se prétendre connaisseur de manga sans l'avoir lu au moins une fois.
- tomes 15 à 23 : le pays des Asuras. A mon sens c'est le plus mauvais passage de toute la série. Les auteurs tombent dans tous les travers qu'ils avaient évités jusqu'alors. On a droit à une succession d'émergences d'écoles toujours plus anciennes et puissantes. Les combats sont longs et interminables. Et il n'y a, au final, aucune véritable nouveauté par rapport au premier arc. Je pense qu'auprès du public amateur du genre, cette partie a beaucoup nui à la série. Encore tout chaud et excité par les précédents tomes, le lecteur va de déception en incohérence. La chute est très douloureuse.
- tomes 23 à 26 : l'apprentissage de Ryu. Tout meurtris qu'ils sont par ce qu'ils viennent de traverser, les fans les plus persévérants voient cette partie de plutôt bonne augure. Le schéma du manga reste le même mais il se penche sur un aspect encore inédit : le devenir des jeunes générations. C'est plaisant sans pour autant réussir à faire oublier les dégâts de l'arc précédent.
- tome 26 : une aventure épilogue. La première fois que j'ai lu ce tome, je ne l'ai pas du tout aimé. Cette histoire je la trouvais sans raison. Après avoir suivi les mêmes personnages sur 26 tomes, j'aurais aimé qu'ils aient droit à une conclusion moins douloureuse. Après une deuxième lecture j'en suis arrivé à la conclusion que cet épisode est une sorte de condensé de tout ce qu'a été la série. Une sorte d'épisode "pudding" qui reprend tous les ingrédients et les sert ensemble. C'est peut être pas une fin à la hauteur du reste du manga mais c'est une fin qui se tient malgré tout.
En définitive, avec 15 tomes cultes, 8 tomes à oublier et 3 tomes bien mais sans plus on s'approche plus d'une note du genre 3/5.
Mais Hokuto no Ken est un manga plus de passion que de raison ; d'où ma sur-notation.
Si vous savez apprécier les choses simples, ne passez vraiment pas à côté des 15 premiers volumes.
Car après tout ... vous aimez déjà, mais vous ne le savez pas encore ! |
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Nom série
Planètes
posté le
22/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je ne sais pas si c'est l'âge, mais plus le temps passe et moins j'arrive à lire de mangas.
Néanmoins, lorsqu'un ami m'a conseillé Planètes je me suis assez vite laissé convaincre. Série complète en 3 tomes, thème original (la Hard SF) et des dessins aussi beaux à regarder qu'ils sont précis et détaillés ; que demander de plus ?
La première lecture m'a, en outre, réservé quelques surprises plutôt agréables.
Déjà il convient de préciser que Planètes n'est pas vraiment une histoire de science-fiction. Je pense que c'est cet aspect qui explique certains avis négatifs ici présents; Planètes c'est un roman graphique dans un univers futuriste scientifiquement crédible. Il n'y a pour ainsi dire pas vraiment d'histoire. Juste le cheminement de certains personnages dans un contexte d'exploration des nouvelles frontières (Jupiter) et de protection de l'espace qui entoure notre planète.
Cet aspect est plutôt bien mis en avant par le mot "Fin" qui conclut presque tous les chapitres. De prime abord cela perturbe le lecteur qui a l'impression que l'intrigue n'avance pas. Mais sur une seconde lecture on se rend bien compte que chaque chapitres (ou presque) est à prendre en tant que tel. Il y a cependant un fil rouge, mais celui-ci reste très ténu. C'est plus un prétexte à mettre en avant certaines situations pour tel ou tel personnage de l’œuvre.
Du coup, sur le terrain du roman graphique, Planètes sait tirer son épingle du jeu. En traitant des problèmes futuristes qui renvoient à des situations de notre quotidien, l'auteur arrive à offrir originalité et rafraîchissement à son lectorat.
Sans compter que l’habillage est lui aussi très bien fourni. Tout ce qui a trait aux domaines scientifiques ou médicaux est savamment référencé et explicité. Ainsi le lecteur croit à ce qui lui est dit. Et au final c'est le manga dans sa totalité qui n'en devient que plus immersif.
En définitive, Planètes est un très bon titre facilement accessible par tous. Séduisant et prenant je vous le recommande vivement tout en gardant à l'esprit son genre assez particulier qui demande à être jugé en tant que tel. |
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On dit souvent que la valeur d'un superhéros se mesure à travers ses ennemis jurés.
Bien que je ne sois pas entièrement d'accord avec cette assertion, elle justifie à mon sens parfaitement pourquoi Batman est sans doute le superhéros le plus reconnu de notre époque.
Ici il ne sera pas question de sourire psychotique mais (actualité cinématographique oblige) de muscle, de masque et de rage contre le monde entier.
Bane, qui est il vraiment ? D'où vient il ? C'est raconté dans le livre.
Après, aviser une histoire sur la genèse d'un personnage est un exercice assez délicat. Le scénario passant ici au second plan d'un récit narratif de la naissance et de l'élévation d'un super-méchant.
Toutefois, pour ne pas rester dans le pur contemplatif, Urban Comics a eu la bonne idée d'adjoindre un autre épisode, celui où Bane par à la recherche de sa paternité.
Même si l'on reste toujours dans des histoires ayant pour but de découvrir un individu, cette seconde partie offre un peu plus à se mettre sous la dent.
Au final l'impression globale est positive. Le personnage est suffisamment intéressant et complexe pour que le lecteur s'y attache. En outre, cette vision originelle du personnage étant quand même bien différente de la brute écervelée que d'autres médias ont trop souvent mis en avant, il se dégage de cette bande dessinée une impression de travail plus mature et plus riche.
Pour tous ceux qui s'intéresse à Bane, ce comics est un très bon achat. (Nettement plus intéressant que ce nanar de Knightfall !) |
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Je n'ai jamais été trop attiré par Wonder Woman. J'avais déjà un peu de mal à croire au personnage en lui-même. Sans compter qu'à mes yeux, les univers DC (ou Marvel) forment une sorte de mythologie moderne. Du coup un héros qui s'inspire directement des mythes antiques je trouvai ça un peu hors propos.
Avec le reboot DC, s'intéresser à des personnages que l'on ne connait pas devient beaucoup plus simple. Et lorsqu'en plus la série est bien accueillie par la critique, il ne m'en faut pas plus pour me laisser tenter.
Ceux qui disent que Wonder Woman fait partie des plus belle réussites ne se trompent pas. Ce tome 1 est à la fois surprenant et prometteur.
Surprenant car l'idée même qu'un monde mythologique côtoie celui des superhéros modernes est finalement très bien traitée. Dans le fond, ça m'a un peu rappelé Fables avec cette vision actualisée des divinités que nous connaissons tous.
Prometteur car pour un tome introductif, le scénario n'est pas en reste. Azzarello a (pour l'instant) le bon goût de ne pas trop en faire, ce qui donne une histoire intéressante avec sa part de suspense sans pour autant être trop capillotractée.
Wonder Woman oblige, un des thèmes abordés est celui de la femme. Ce qui prête souvent à sourire lorsque les principaux protagonistes sont des individus d'une autre époque (et d'autres mœurs).
Autre bon point : le dessin (en général mais surtout de l'héroïne). Toujours très agréable à regarder mais sans faire aussi bimbo que celle de Jim Lee, la Diana de Cliff Chiang m'a vraiment paru très crédible par rapport à d'autres de ses représentations.
Si vous êtes curieux du DCverse ou bien déjà fan du personnage, alors n'hésitez pas, cette nouvelle version de la princesse Amazone a vraiment tout pour séduire !
MaJ après tome 2 : l'histoire est toujours aussi plaisante à lire. L'auteur continue d'approfondir son thème et les événements se suivent sans trop se ressembler.
Petit bémol cependant : la narration semble des fois assez obscure. Néanmoins il est difficile de savoir si la faute revient au narrateur ou au traducteur. |
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Rafraichissant ! C'est ce qui m'est venu à l'esprit à la fin de la lecture de ce comics.
Alors certes c'est une énième BD sur la genèse d'un super-héros. Mais celle ci a l'avantage de se pencher autant sur Batman que Gordon (ce qui est le point véritablement novateur et intéressant du titre) et de laisser de côté les grands méchants habituels.
Si l'on s'est demandé ce qui pouvait pousser ce vieux moustachu à faire autant confiance à ce justicier masqué, on trouvera alors des réponses apportées avec le génie scénaristique qui caractérise Frank Miller.
Sans défauts particuliers, ce qui paralyse selon moi ce titre c'est qu'il aborde un thème que la série Batman de Nolan a exposé en long, en large et en travers à un grand nombre de fans de l'homme chauve-souris.
Du coup, bien qu'antérieure, Année 1 perd tout de même de sa saveur si particulière.
Un bon comics malgré tout à conseiller à tous les fans.
Je n'en recommande toutefois pas l'achat en raison du prix exorbitant auquel il s'arrache sur le marché de l'occasion.
EDIT : post réédition chez Urban Comics.
Maintenant que ce titre est à nouveau disponible dans une version riche en bonus (certes dispensables) et dotée d'une bonne traduction j'en recommande l'achat pour tous les amateurs du genre ou ceux qui veulent se lancer dans la découverte du personnage.
Je laisse cependant la note telle quelle. Le cinéma ayant largement surexploité les genèses des super-héros, c'est un genre que je trouve un peu en perte d'intérêt... |
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Parmi les dernières productions DC, Sombre Reflet ("Black Mirror" en V.O.) fait office de must-read dans le panel des œuvres sur l'homme chauve-souris.
Effectivement, cette histoire a tout ce qu'il faut pour être culte auprès des amateurs du genre (et pas qu'eux).
Si le contexte est un peu particulier (Batman tenue par Dick Grayson), celui ci est très bien expliqué au début du premier volume. En outre, le scénario se suffit prodigieusement à lui même, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une vaste connaissance du "Batunivers" pour pouvoir l'apprécier.
Le ton reste sur une intrigue policière avec quelques aspects qui confinent parfois au thriller. Gotham apporte ici ce qu'elle a de mieux, à savoir des ennemis complètement psychopathes et un (des) justicier(s) qui doi(ven)t lutter sans cesse contre ces vagues de fatalités destructrices.
Tout se tient sans excès dans un sens comme dans l'autre. Le scénario fourni quelques surprises. Les super-héros apportent leur folklore à juste dose.
Au final tous cohabitent avec un équilibre parfait. Bien que grand fan de comics DC, j'apprécie particulièrement ce genre d’œuvre qui n'ont pas besoin d'une multitude d'explication préalables et ultérieures pour pouvoir en percer tout les tenants et aboutissants.
Culte pour les fan de Batman, un très bon titre pour les autres. Si vous avez envie de "Sombre", n'hésitez pas ! |
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