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Nom série  USA über alles  posté le 27/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai emprunté cette série vraiment parce que je n'ai pu avoir celles que je souhaitais, c'est donc du remplacement sans conviction, seulement au vu de l'aspect graphique qui m'a semblé correct.
Et ce que je prévoyais se vérifie avec cette histoire basée sur une uchronie en période d'immédiate après-guerre (1947), ça m'ennuie de façon prononcée. De plus, je ne vois pas ce que ça fait en genre policier/thriller, ça n'a rien de policier, il y a de l'espionnage, mais ça aurait plus sa place en historique ou en inclassable.

Le genre se répand de plus en plus en BD, comme Jour J ou Wunderwaffen, ces séries ne m'ayant pas attirées non plus. Pécau, scénariste sur L'Histoire Secrète et Jour J semble à l'aise dans l'uchronie, mais moi j'ai déjà donné mon sentiment là-dessus, il y a à prendre et à laisser, j'ai trouvé rarement une Bd de ce type qui m'ait vraiment intéressé. Et ici, l'intrigue qui tourne sur des prototypes d'avions n'est vraiment pas captivante, les personnages sont inintéressants, il n'y a pas de profondeur, c'est complexe, je n'ai semble-t-il pas saisi tous les composants de cette histoire, mais surtout, je trouve que c'est vraiment peu crédible, je vois mal les allemands s'allier aux Américains au lendemain de la guerre contre les Russes : en gros, les alliés d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui, et vice-versa, c'est d'ailleurs ce qui est dit dans un dialogue. Quant on sait dans quel état d'esprit étaient les Américains vis-à-vis des Allemands à la fin de la guerre, ça parait donc peu probable, je suis étonné que Pécau ait développé cette idée.

Reste la partie graphique qui comme je le disais est très agréable, les scènes d'avions sont très réalistes et spectaculaires, Maza se défend sérieusement dans ce type de bande puisqu'il bosse aussi sur Wunderwaffen et d'autres séries d'aviation de guerre ; mais tous ces ballets aériens finissent pas m'ennuyer, de plus les visages des personnages sont assez ressemblants, ce qui accentue la confusion, déjà qu'elle est présente dans le scénario. Bref, je laisse tomber après ce tome 1, ça ne m'intéresse pas du tout.

Nom série  Médicis  posté le 25/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Olivier Péru entame ce cycle par un premier album annonciateur d'une grande saga qui comportera 5 tomes sur l'une des plus grandes familles de la Renaissance, celle des Médicis (qui donnera 2 reines à la France notamment).
Ce n'est pas un récit épique rempli de batailles et d'exploits sanglants, mais plus une lutte politique qui passe par la ruse, le calcul, les luttes souterraines et quelques manoeuvres pas toujours très reluisantes. La rivalité politique et l'ambition effrénée des Médicis et des Albizzi sont au coeur de cette intrigue, ils sont mariés à Florence, ça transpire durant tout le récit.

Cet aspect très politisé et historique, avec un dialogue abondant, aurait pu donner un ton figé et ennuyeux, sans batailles et sans trop d'action, mais les auteurs rendent le propos captivant en veillant à maintenir une tension, un intérêt soutenu, notamment sur la psychologie des personnages et les relations entre les 2 familles rivales. Cosme se révèle un grand stratège politique et un mécène respecté, en n'oubliant jamais son intérêt personnel.

Je ne connaissais pas tellement ce personnage de Cosme qui est le véritable fondateur de la lignée au moment où elle connait une ascension ; je ne connaissais surtout que Laurent le Magnifique qui fera l'objet de l'album suivant, et qui reste le personnage de son temps le plus fascinant. La fin d'album passe justement le relais à Laurent, ce qui fait que cette série est composée d'un album par personnage, les récits sont indépendants entre eux, tout en ayant une continuité, mais ils peuvent se lire comme des one-shots, un peu comme d'autres séries-concept.

Le sujet est également soutenu par un dessin de bonne facture qui s'améliore en cours de route, en devenant plus solide ; expressif, soigné et bien détaillé sur les ensembles architecturaux comme la cathédrale en cours de construction que l'on voit ici, avec son célèbre architecte Brunelleschi (ami personnel de Cosme de Médicis) qui réussit l'exploit de coiffer le célèbre dôme d'une coupole grandiose. Les décors intérieurs des palais sont aussi détaillés, notamment dans les caissons des plafonds florentins très luxueux, ce dessin contribue donc énormément à créer une atmosphère toscane très réussie.

J'ai relevé cependant quelques défauts : des défauts de bulles qui ne sont pas placées aux bons personnages, et un truc bizarre : c'est Cosme qui découvre son ami Domenico assassiné dans une ruelle, et dans la scène qui suit, son frère lui annonce la nouvelle qui semble l'étonner... Sinon voila encore le début d'une Bd historique de belle facture, souhaitons que l'éditeur la poursuive.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 23/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Lucky Luke est à son tour revisité comme l'ont été Bob Morane, Michel Vaillant, Ric Hochet et d'autres, sauf que là, ce n'est pas un album qui semble continuer la série, c'est plus perçu comme un hommage à Morris. L'auteur se plie avec brio à l'exercice de style en se fondant dans l'univers de Morris, et en se réappropriant les codes de la série, tout en gardant sa propre identité et sa touche personnelle.
Je connaissais mal Matthieu Bonhomme, n'ayant lu que Texas Cowboys que je n'avais d'ailleurs pas aimé, aussi dès la première page, on ne peut y croire en voyant la silhouette bien connue qui git lamentablement dans la boue ; on se doute que ce n'est pas possible car je crois qu'aucun auteur moderne de BD n'aurait l'audace de flinguer un tel mythe comme Lucky Luke (ce serait même suicidaire pour sa carrière), lecture qui reste pour moi et pour plein de gens un souvenir d 'enfance très ancré, et il m'arrive d'en relire encore parce que ça fait du bien et qu'on en a besoin. Le titre de cet album est quand même sacrément racoleur, car destiné à accrocher le lecteur potentiel, mais c'est bien trouvé.

On ne peut pas dire que le scénario présente une grande originalité, mais la façon dont c'est conté reste très séduisante, car les clins d'oeil abondent dans cette Bd, Bonhomme réutilise habilement tous les éléments qui ont fait la réputation de Lucky Luke : bagarre de saloon, sheriff qui taille un bout de bois, gag de Jolly Jumper (qui crache de la flotte sur le vieux grigou), l'habileté au tir de Luke, le croque-mort, les plans qui imitent ceux de Morris... sans parler des allusions aux personnages, comme ceux de Laura Legs, Phil Defer ou les cousins Dalton qui sont évoqués, et à la fin le brin d'herbe remplaçant la cigarette, avant la traditionnelle image finale avec le sempiternel I'm a poor lonesome cowboy...

On remarque aussi que le nom de Morris apparait sur une tombe du cimetière, et que le personnage de Doc Wednesday est directement inspiré par celui de Doc Holliday. L'auteur se livre donc à un joli florilège de figures du western (un sheriff incapable, des villageois vindicatifs, des mineurs, des frères soudés, des Indiens boucs émissaires, des conducteurs de diligence, une jolie femme arrivant dans ce monde de brute...).

Et pour couronner le tout, le dessin est vraiment superbe, très agréable à l'oeil, ne cherchant pas à copier le trait caricatural de Morris, c'est un très joli style semi-réaliste (avec un visage réussi de Luke), une pureté de ligne proche de la Ligne Claire et de belles images de nuit et de décors naturels ; c'est plus appliqué que sur Texas Cowboys.
Un bel hommage à Lucky Luke et aussi un bel hommage au western.

Nom série  Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?  posté le 22/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je précise que j'ai lu l'édition Dupuis en collection Aire Libre, dont je préfère la couverture.
Déjà d'emblée, l'album s'ouvre sur des images de Bordeaux, la gare Saint-Jean, le Café des Arts... je me dis que ça commence bien pour moi et que l'auteur a bien reproduit les lieux, encore que le dessin de Moynot, faut s'y faire ; autant sur Nestor Burma qu'il avait repris après Tardi, ça pouvait passer, autant ici, je l'ai trouvé très irrégulier, avec des pages qu'on dirait bâclées et d'autres plus appliquées, mais le tout reste sombre.

Et puis finalement, le récit a fini par rapidement m'ennuyer, je dirais même que je me suis fait chier royalement, je n'aime pas parler ainsi, mais c'est pour appuyer mon argument que j'emploie une telle formule, à l'instar de cet écrivain américain Wales qui m'a semblé être une sorte de double de Bukowski, en moins trash, mais au langage trivial et complètement perdu comme une pauvre loque lorsque sa greluche disparait. La preuve que j'y ai quand même compris quelque chose, c'est que je me suis endormi et que j'ai repris ce récit le lendemain sans avoir besoin de revenir en arrière, tellement c'est vide, vain, inutile et sans intérêt.

Je déteste ces écrivains qui se regardent le nombril, cet égoïsme et ce cynisme qui les caractérisent ; comme je l'ai dit dans Piscine Molitor, ces mecs là vivent dans un univers qui leur est propre, ils ne pensent qu'à leur gueule et se foutent du reste. En plus, ici, on voit nettement que ce genre de type vit au crochet d'une éditrice qui lui verse des avances, ou de subsides venant de leur famille, parce que sinon ils finiraient poivrots au bord de la Seine car ils sont incapables de faire autre chose sortis de leur petite vie confortable d'écrivains. Je peux paraitre un peu remonté ou aigri, mais ces mecs je les connais bien pour les avoir côtoyé lorsque j'allais à Paris voir ma tante qui tenait une petite galerie de peinture dans le VIème ; lors des vernissages, il y avait une faune d'intellos, de pétasses parfumées, d'artistes et d'écrivains qui pétaient plus haut que leur cul et méprisaient les provinciaux, et ça m'indisposait, mais par respect pour ma tante, je ne créais aucun scandale, je me prenais juste la tête avec eux...

C'est pourquoi j'ai quand même voulu finir cette lecture, pour voir cette errance littéraire, j'en retiens 1 ou 2 trucs positifs, comme la panne d'inspiration de l'écrivain, la critique du monde éditorial, ou encore le fait que sans la bonne femme qui leur sert d'oreiller, ces gars sont complètement à la dérive. Le récit rappelle aussi Quelques Mois à l'Amélie par certains côtés... mais je n'aime pas ce genre de Bd sur ce milieu, c'est ce que j'appelle de la branlette intellectuelle, et il y a plus intéressant à lire.

Nom série  DesSeins  posté le 22/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'aurais sans doute jamais lu ce petit album si je n'avais attendu en bibli que la Bd que je convoitais se libère, mais finalement j'en sors ni déçu mais ni ravi non plus.
Il s'agit de petites tranches de vie quotidienne, d'une sorte d'analyse comportementale et sociétale sur le corps humain, et principalement les seins des femmes qui sont en vedette ici, un des atouts majeurs de la féminité, et auquel je suis moi-même très attaché.

Cette lecture m'a donc dans un premier temps amusé, et puis très vite, on glisse au travers de ces 7 portraits de femmes, dans une gravité ironique. En effet, ces mini-récits sont tour à tour ironiques, touchants, émouvants, pathétiques... et appellent une certaine interrogation, tout en développant une sensualité inévitable. Peut-être qu'on ne regardera plus les poitrines des femmes de la même façon, je ne sais pas... L'ensemble m'a paru donc intéressant, même si tous les récits ne sont pas de qualité égale, celui qui m'a semblé le plus réussi est celui de la grosse femme qui finit en prison. Mais comme je le soupçonnais, ce genre de Bd n'est pas du type que je recherche et que j'aime, je suis content de l'avoir lue mais pour moi ce n'est pas essentiel, et je ne me vois pas l'acheter ; de même que le dessin de Pont, comme je l'avais dit sur Où le regard ne porte pas..., je le trouve sympa mais pas exceptionnel, et même à la limite un peu moins soigné que sur cette dernière.

Nom série  Star Fuckers  posté le 20/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un début de série qui emmène le lecteur dans l'envers du décor hollywodien, sur les traces d'une jolie héroïne (tout le monde est beau de toute façon là-bas) et d'un ancien paparazzi. Le contexte est intéressant, il y a matière à décrire ce milieu de paillettes et d'artifices, mais si le scénario à trame policière se défend, et récupère au passage des affaires célèbres qui ont alimenté les potins hollywoodiens, ainsi que des références à des séries comme Californication, le fond reste moyen, j'ai l'impression que les auteurs n'exploitent qu'à demi le sujet qui était pourtant riche.

Moins intéressant à première vue que Mister Hollywood qui traite un peu du même sujet, l'érotisme en moins, cet album demande confirmation avec une suite qui devra être plus subtile. Sinon, les scènes érotiques ne sont pas trop racoleuses, on nage entre les clubs de strip-tease, les séances privées et les lap dances, c'est un peu inévitable dans un tel lieu, l'érotisme y est soft, c'est joli à regarder et bien dessiné, mais ça ne va pas chercher bien loin. Le dessin de cet auteur anglais appuie sans aucun doute le propos et apporte un plus indéniable, je l'ai trouvé beaucoup plus fin et soigné que sur Le Casse - Diamond, plus policé, léchant les contours féminins avec un savoir-faire évident, c'est très séduisant.
J'attendrai donc la suite pour être définitivement fixé.

Nom série  Les Dalton (EP éditions)  posté le 18/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais oublié que les Dalton avaient d'abord été du côté de la loi, sans doute trop conditionné par leurs exploits fantaisistes dans Lucky Luke ; pourtant dans cette même série, Morris alors seul aux commandes, avaient conté le destin de ces bandits dans l'album Hors-la-loi, qui était assez proche, mais il les avait tué car jugés trop violents pour le public du journal Spirou à l'époque. Un épisode de Histoire du Far West fit également une bonne approche de cette histoire, je l'ai relu avant d'écrire cet avis.

Avec cet album, les auteurs racontent la destinée de ces frères avec peu d'aspect romancé, j'ai relu aussi mon Histoire du Far West de Jean-Lois Rieupeyrout, sur le chapitre qui les concerne, et tout y est pratiquement conforme. Rien ne prédestinait ces 4 frères à devenir ce qu'ils sont devenus car nés de bons parents fermiers du Kansas ; le dénommé Frank porta l'étoile de marshall et fut vraiment abattu par des contrebandiers d'alcool, ce qui poussa ses 3 frères restants, Bob, Emmett et Grattan dit Grat de l'imiter dans cette honorable fonction. Mais tout changea parce qu'ils comprirent qu'ils ne gagneraient rien à être honnête, et à servir leurs concitoyens qui les payaient mal, sans doute aussi parce que l'entourage de cowboys qu'ils fréquentaient les corrompit.

On perçoit dans ce premier tome la gestation de ce qu'ils deviendront, en supposant que le germe de leur destin fatal puisse résider dans le fait qu'ils aient toujours voulu égaler voire même dépasser le gang des frères James et Younger. En tout cas, le gang Dalton fut le mieux organisé et le plus hardi, c'est pourquoi il ne fut jamais laissé en répit par le zèle des marshalls et des détectives de Pinkerton, l'approche est donc montrée ici sous un angle méticuleux et conforme à la réalité. D'autant plus qu'en BD, l'histoire de ces rebelles a été beaucoup moins contée que celle des James, comme au cinéma d'ailleurs, 4 ou 5 films réalisés dans les années 40 et 50 mais restés à l'état de série B confidentielle, je me souviens seulement d'un excellent TV-film dans les années 80 qui centrait son intrigue sur le raid meurtrier de Coffeyville, mais je n'ai pas souvenir d'un autre film de valeur.

Le dessin n'est pas dans mes préférences, mais on s'y fait, il est expressif et type bien l'univers westernien, avec quelques beaux décors et paysages. J'attend la suite avec intérêt.

Nom série  Bonneval Pacha  posté le 15/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis longtemps je voulais lire cette histoire car ce personnage a eu une existence rocambolesque et singulière, et j'en avais retenu cet aspect étonnant lors de ma visite de son château familial, à Coussac-Bonneval, petit village (classé dans les Plus Beaux Villages de France) paisible au coeur d'une nature verdoyante du Limousin, situé au sud de Limoges. Le château de Bonneval d'allure martiale et médiévale, à peine adouci par quelques éléments XVIIème et XVIIIème, et par ailleurs remarquablement meublé, conte en détail le destin de ce personnage, qui est le plus célèbre de la famille, Claude-Alexandre de Bonneval, marin à 10 ans, colonel à 26 ans, qui devint général des armées impériales en Autriche, puis qui se rendit en Turquie, se fit musulman et devint pacha de Roumélie. Casanova a relaté dans ses Mémoires la visite qu'il lui rendit à Constantinople, en révélant qu'il dissimulait derrière les dorures de sa bibliothèque, des bouteilles de vin français.

Le souvenir pittoresque de ce glorieux aventurier confère donc à la visite du château de Bonneval un charme particulier, et comme l'ami Mac Arthur a l'air de rester sceptique devant la vie si aventureuse de Bonneval Pacha, je puis lui assurer que rien ou si peu n'est inventé, tellement le personnage fut perçu comme étrange voire excentrique, même de son temps. Comme c'est raconté par son descendant, j'imagine qu'il n'en a pas trop rajouté.
Narrativement, c'est correct, c'est bien raconté et assez passionnant, avec des péripéties nombreuses et des images de batailles.

Mais si cette partie, relatant ce que j'ai pu apercevoir lors de ma visite du château, me convenait par son ton semblable à de nombreuses autres Bd historiques et d'aventure, je repoussais l'échéance de la lecture à cause du dessin que j'avais aperçu en feuilletant le tome 1. Je n'aime pas du tout ce style, on dirait des dessins d'enfant, avec des disproportions évidentes, des grosses têtes sur de petits corps, et une allure très naïve, bref c'est pas joli et ça ne correspond pas à ce genre de récit qui aurait eu besoin d'un dessin réaliste beaucoup plus costaud et soigné.

Je n'ai lu que le tome 1, et aucune autre médiathèque ne possède les 2 autres tomes, je ne sais donc pas si je les lirai, mais je n'en ai guère envie, même si je le regrette car l'histoire de ce Bonneval pacha reste intéressante.

Nom série  L'Adoption  posté le 14/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D'ordinaire, je ne suis pas très client de ce genre de récit parce que je prévois presque toujours ce qui va se passer, la teneur de l'histoire et le côté pathos qui peut en découler. Et pas manqué, comme le dit un posteur précédent, c'est très prévisible, avec des situations convenues, attendues et parfois même cliché, mais c'est un récit doux-amer, qui apporte une petite réflexion et de l'émotion, c'est joliment fait, avec des personnages attachants, spécialement le couple de petits vieux qui gardent la petite Qinaya, Gabriel étant un portrait parfaitement campé de grand père méfiant, raisonneur, questionneur et en même temps attendrissant.

La Bd est en plus soutenue par un très joli dessin au trait fin et doux qui est une sorte d'étrange crayonné colorié, ce qui donne beaucoup de caractère. Le seul détail que je reprocherais, c'est que les auteurs insistent surtout sur certains personnages (le couple qui adopte, les parents qui gardent la petite et les 2 copains de Gabriel), d'autres sont laissés de côté, on les voit au début mais on ne sait rien d'eux, et Brigitte n'est pas encore tellement définie.
Je m'attendais donc à sombrer dans un récit de type sentimental et affectif tout gentil et propret comme l'appelle ce genre d'histoire, quand tout se brise par ce final plutôt étonnant et soudain ; on comprend évidemment que c'est un pont pour un second tome, car en lui-même, ce récit aurait pu se conclure gentiment en one-shot ; mais là, ça prend un virage radical et peu commun dans ce type de récit. Donc attendons.

Nom série  Colt Frontier  posté le 14/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans mon avis sur Naugatuck 1757, je disais ne pas aimer le style graphique de Toppi, mais voyant que c'était un environnement de western, j'ai lu cet album finalement avec intérêt mais uniquement au niveau scénaristique, car je supporte mal ce dessin , ce noir & blanc avec ces hachures particulières, ces fonds blancs, ces décors vides qui pourtant exaltent les grands espaces... bref je trouve pas ce dessin joli ni esthétique, et spécialement quand c'est du western, genre qui m'est cher. Même la couleur chez Toppi n'est pas belle, c'est fadasse et délavé comme on le voit sur le troisième récit de cet album. Finalement, à défaut, je préfère encore le noir & blanc.

Par rapport à d'autres recueils comportant des récits courts, que ce soit chez Toppi, Serpieri ou d'autres auteurs, il y a presque toujours un résultat inégal ; or ici, j'ai trouvé une qualité dans les 6 récits proposés, qui tournent presque tous autour de l'or, la fièvre de l'or qui dans ces années sauvages de l'Ouest américain et canadien, rendait les prospecteurs fous.
Le 1er récit possède un ton désenchanté, le second propose une belle leçon de justice pour un arnaqueur d'Indiens, le 3ème est astucieux, le 4ème est noble et humaniste ; seuls les 2 derniers m'ont paru les moins intéressants, mais dans l'ensemble, c'est du bon niveau, avec la morale comme thème au centre de chacun d'entre eux.
Un bon album, mais que je ne souhaite pas acheter.

Nom série  Sinclair  posté le 14/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'éditeur Paquet proposait en 2014 une nouvelle série dans sa collection Calandre qui compte notamment Chapman, mais à la différence de Chapman qui suivait le parcours d'un véritable personnage du monde des circuits, "Sinclair" s'intéresse à un pilote fictif. L'argument présente 2 possibilités : soit on s'en fout et on passe son chemin parce qu'il n'y a rien de réel à quoi s'accrocher ; soit on marche et on rentre dans ce récit qui ne s'appuie sur aucun fait connu ou réel. J'avoue que je suis resté un peu hésitant, ne sachant trop comment prendre cette histoire qui n'est guère passionnante, il faut bien l'avouer.

Le monde automobile vu ici n'est plus celui de Michel Vaillant certes, c'est beaucoup plus introspectif, c'est ça qui est un peu rasoir, car le scénario ne laisse que peu de place à la course automobile, c'est quand même ce qu'un lecteur passionné de bagnoles et de courses demande à voir... Le potentiel était en plus intéressant car le jeune Phil débarque en Australie où on lui confie le volant d'une mythique R8 Gordini.
Le contexte d'époque années 60 est bien respecté, les voitures sont bien dessinées et conformes, la mécanique qui va avec aussi, et on y voit même l'opéra de Sidney en construction. Le dessin est fin et de qualité pour reproduire cet environnement automobile.

Malheureusement, je n'ai pas été vraiment captivé par ce récit, ça s'englue un peu dans une intrigue personnelle concernant le jeune héros, où le passé relatif à son père pilote, et le présent sont étroitement liés ; son parcours est plutôt une épreuve initiatique, une quête identitaire qui lui sera révélée par l'analogie avec l'histoire de son père. En plus, j'ai relevé une erreur : les auteurs disent que Phil Asher, le père de Sinclair, a eu son accident en 1958, et plus loin sur son lit d'hopital, Sinclair évoque l'année 1938...ça jette la confusion, je trouve que ce n'est pas très clair.

Voici donc un premier album avec une fin ouverte, qui peut se lire comme un one-shot, car depuis 2014, il n'y a pas eu de suite, et je ne sais pas si Paquet en proposera une à ce récit qui semble prometteur, mais dont les auteurs doivent absolument se ressaisir pour entrer pleinement dans le monde de la course proprement dit. Note réelle : 2,5/5.

Nom série  Une Balle dans la tête  posté le 11/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici l'exemple d'une Bd où je sors déçu mais pas du point de vue du sujet ou de l'ennui, plutôt du point de vue du traitement. Déjà, je suis d'emblée rebuté par ces minuscules lettrages qui n'aident pas à une bonne lecture et me fatiguent la vue, si bien que je sautais quelques passages textuels , ça m'emmerdait parce que j'avais peur de ne plus rien capter ou de laisser échapper un truc important, et pourtant le sujet m'intéressait. Mais apparemment, j'ai pas perdu grand chose et j'ai pu saisir le gros du scénario. Voici un sujet que j'ai trouvé totalement foiré par une astuce scénaristique à la Corbeyran, c'est typique de son style, il peut parfois plonger dans un délire incroyable, et là je trouve que mélanger le fantastique par le biais d' Angus qui possède des pouvoirs, avec un sujet aussi grave que cette guerre civile irlandaise, est d'une aberration sans nom, c'est incongru et ça n'a rien à faire dans ce type de récit.

Ce genre d'histoire avec l'IRA et tout ce qui tourne autour, ça a été peu vu en BD, c'était donc une occasion pour Corbeyran d'échafauder quelque chose d'un peu plus solide. Le début laissait augurer un récit riche et dramatique, bien cerné, avec une grosse tension psychologique, et j'aimais bien le mode de narration par Angus. Mais cette incursion mystique et spirituelle dans tout ceci m'a largué complètement, même si les allusions au Bloody Sunday sont évidemment inévitables.

Le dessin est puissant et assez appliqué sur les visages en gros plan dans le tome 1, il est compartimenté par ambiances délimitées par des couleurs qui correspondent à des atmosphères particulières, comme celles des flashbacks, c'est pas mal pour traiter de cet affrontement entre troupes britanniques et l'IRA, ça permet une identification, mais c'est dommage que certaines colorisations soient sombres. De plus, le dessin change dans le tome 2, je le trouve moins fignolé, plus vague sur certains décors ; quant aux lettrages, ils ont un peu grossi, mais c'est limite.
Un diptyque gâché par un ajout de fantastique inutile et qui n'apporte rien.

Nom série  Le Temps des Cendres  posté le 11/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce qui me gêne un peu dans cette série, c'est le fait d'hésiter le cul entre 2 chaises ; en effet, on ne sait pas très bien si c'est une parodie ou une aventure sérieuse de fantasy, elle oscille sans cesse entre les deux et on ne sait jamais sur quel pied danser. Ce qui me fait penser à la parodie, c'est dès le début, cette sorte de jeu de rugby, plutôt insolite à incorporer dans de la fantasy, et aussi le poème récité d'après Rudyard Kipling, parodié par "Tu seras un gnome mon fils"... j'avoue que c'est un clin d'oeil amusant, mais honnêtement, je le trouve quand même incongru ici.

Sinon, c'est une histoire assez banale, sans grande consistance, remplie de trolls, de gnomes, de jeunets, de créatures et d'une faune étrange qu'on rencontre habituellement dans les récits du même genre ; ces créatures et ces décors sont incroyablement bien mis en valeur par le dessin, avec quelques pleine-pages spectaculaires, avec aussi un humour cependant bien moins appuyé que dans Krän... mais j'ai trouvé l'ensemble un peu décousu, mal fagoté, pas assez fascinant ni tellement passionnant.

Le dessin chargé et un peu fouillis, est plus agréable et me convient beaucoup plus que sur Ganarah, série que Meddour a pourtant dessinée bien après ; j'aime ce style et je trouve que ça convient pour de la fantasy. Mais il manque quelque chose à cet univers pas assez élaboré pour vraiment m'intéresser, certaines informations restent vagues ou inexistantes, et en plus c'est inachevé, donc n'en parlons plus...

Nom série  L'Or des Fous  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après des Bd sur les Aztèques, il était normal qu'il y en ait sur les Incas, autre peuple d'Amérique que les Espagnols ont pillé sans vergogne, je désespérais d'ailleurs de voir une Bd aborder ce sujet, c'est chose faite, mon voeu est exaucé et je suis satisfait par l'ensemble, même si j'émet quelques réserves. C'est du beau travail, avec comme principal défaut une narration qui m'a semblé un peu rapide, mais au final, c'est peut-être pas plus mal que de faire trainer une narration qui parfois s'englue dans des circonvolutions aberrantes, ce qui a souvent pour effet de multiplier des albums et faire dépenser de l'argent aux lecteurs. Ici, un triptyque c'est la bonne formule, encore que le sujet vaste et foisonnant, pouvait appeler un album de plus.

Tout est vu comme la conquête du Mexique où les conquistadores ont anéanti l'empire aztèque et l'empire maya, c'est à dire que ces répugnants personnages étaient tout simplement en quête de richesses et d'or comme toujours, et cette conquête du Pérou s'est faite elle aussi dans le sang, au prix de nombreux combats farouches, de massacres et d'asservissement.
L'or des Incas a aussi excité la convoitise des autres nations, et on sait que les Anglais de John Drake n'en manquaient pas une pour piller à leur tour les galions chargés de richesses des Espagnols, ces 2 pays étant en guerre au XVIème siècle ; les Français aussi ont eu leur part dans ces conflits.

M'étant toujours intéressé aux civilisations précolombiennes, j'étais bien renseigné au départ sur la civilisation Inca, et je n'ai rien appris dans cette Bd que je ne savais déjà, mais je peux dire que tout est relaté de façon conforme : la quête de l'or, les dissensions entre Pizarro et Almagro, la rançon faramineuse qui fut promise par l'Inca en remplissant son cachot d'or jusqu'au plafond... tout ceci est vrai, j'ai même une illustration dans un bouquin qui montre le cachot rempli d'or. La série se décompose en 3 parties assez distinctes : le tome 1 est consacré à la conquête du Pérou, le tome 2 s'intéresse à la rivalité entre Almagro et Pizarro, qui continue un peu dans le tome 3... montrant aussi que l'après conquête est souvent faite d'amères décisions et de trahisons ; c'est encore le cas ici, où après la mise à mort d'Almagro, Pizarro connut également une fin tragique puisqu'il fut tué par le fils de son rival.

Le défaut annexe de cette série est l'absence de dates et de noms, car je conçois que pour des gens comme moi passionnés de cette civilisation, ce fut une lecture plus facile, mais pour des néophytes, ça manque sérieusement. On ne cite jamais le nom de Pizarro alors que celui d'Almagro revient sans cesse, et on ne cite jamais le nom de l'Inca qui fut capturé par traitrise et enfermé dans ce fameux cachot : il s'agit de Atahualpa qui avait usurpé le trône de son frère Huascar ; il sera étranglé malgré le fait qu'il s'était converti à la religion catholique. Si beaucoup de choses sont montrées, il manque quand même des événements comme celui-ci et quelques autres qui auraient pu mieux étoffer cette série.

Malgré ces réserves, je reste satisfait , de plus le dessin me convient parfaitement, c'est un trait classique, costaud, bien appuyé, avec un soin dans les décors et les costumes, et les riches parures incas, ça semble bien documenté sur la culture inca ; il y a de belles images de tempêtes et de batailles, accentuées par de grandes cases et des pleine-pages.
Bref, une série qui manquait sur cette période historique mais qui aurait pu être encore mieux grâce à quelques détails supplémentaires et un 4ème album.

Nom série  OSS 117  posté le 20/04/2016 (dernière MAJ le 09/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai toujours considéré OSS 117 comme le James Bond français (bien qu'il soit Américain et bosse pour la CIA, mais il est d'origine française), et surtout parce que ses aventures sont écrites par un Français, Jean Bruce, qui ont été habilement poursuivies par sa famille (son épouse Josette Bruce, puis ses enfants). Aussi, je suis content de retrouver Hubert Bonisseur de la Bath, un personnage au nom étrange qui avait enchanté ma jeunesse par son délicieux cocktail d'action, d'humour, d'exotisme et d'érotisme suave ; le même parfum insouciant rempli de belles filles et de bagarres que chez 007 que j'ai découvert un peu plus tard, d'abord au ciné puis par les romans de Ian Fleming.

Mais surtout, ce que je suis content de voir, c'est que les auteurs de cette Bd ont adopté le parti de camper un OSS 117 sérieux, léger et ironique, à l'humour bondien, tel qu'il était dans les romans de Bruce et tel qu'on le voyait dans les films des années 60, et non comme un agent maladroit et grotesque vu dans les pitoyables parodies d'Hanazavicius avec Dujardin, qui ont carrément dénaturé le personnage.

Le scénario n'a évidemment rien de surprenant et de transcendant, dans ce domaine tout a été dit ou fait, mais peut-être que des gars comme Desberg ou Van Hamme auraient su renouveler tout ça tout en conservant les acquis, quand on voit des bandes comme Wayne Shelton ou Le Rédempteur qui sont des séries presque héritées de l'ambiance OSS 117. D'autant plus que James Bond, contrairement à son succès cinématographique, n'a jamais été gâté en BD, il y avait donc un truc à saisir...

Le dessin lisse et fin colle parfaitement à ce genre de bande, c'est une Bd à ne pas prendre au sérieux, qui ne renouvelle rien et n'innove pas, elle fait juste revivre agréablement un personnage qui fut mythique en son temps, et n'est destinée qu'à la détente, sans aucune autre prétention.

ADDITIF
Un petit ajout rapide : j'ai eu l'occasion de lire le tome 2 en bibli sans en avoir l'intention au départ, et finalement je ne me suis pas ennuyé, j'ai même trouvé ce tome un peu plus réussi que le premier, moins conventionnel, et surtout beaucoup plus bondien. Le dessinateur a changé, mais la ligne graphique n'est pas brisée, les 2 styles sont très proches, c'est assez léché avec un trait soigné. Comme je le disais, c'est parfait pour se distraire.

Nom série  Les Thanatonautes  posté le 09/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire le résumé en 4ème de couverture, ça ne m'engageait pas trop à me plonger dans ce récit, la mort n'étant pas un sujet ludique, et de plus j'ai encore des souvenirs récents désagréables à ce propos. Mais par curiosité, je me suis lancé quand même dans cette lecture, sans trop de conviction... C'est un peu déstabilisant parce que ça explore comme il est dit en dos d'album, "le plus grand mystère de la condition humaine", c'est à dire que les héros de ce récit s'aventurent dans une zone d'où personne n'a l'habitude de revenir.

Le sujet est très bizarre et il est traité de façon un peu mystique, ça rentre tout à fait dans une sorte de délire comme seul Corbeyran est capable d'en créer. Je n'ai pas lu le roman de Bernard Werber, je ne sais donc s'il l'a adapté scrupuleusement, mais la vision de ce qu'il y a après la mort pour Werber, est plutôt étonnante, ça doit être en partie le fruit de son imagination, mais d'après ce qu'il dit en préface, c'est aussi basé sur des expériences scientifiques, comme on le voit ici, car c'est bien une expérience scientifique traitée sérieusement, et à ce titre, le tome 1 est parfaitement mené et passionnant. Mais au bout d'un moment, ça devient complètement folklorique ; au départ, c'était un peu comme un pays à découvrir, une sorte de no man's land et de terra incognita, mais après ça part dans un délire spacio-temporel ou je ne sais quoi, j'ai laché le fil avec cette histoire de paradis et d'anges...
Sans compter que le trou de 18 ans où Pinson et Razorbak ne sont plus en contact, avant de se retrouver pour monter ce labo expérimental, ne m'a pas paru crédible ; quand on est ami comme ils le sont, on ne se perd pas de vue pendant 18 ans.

L'expérience scientifique se transforme ensuite en show business, cette idée me gêne un peu, et le final est carrément imaginé, on ne peut pas savoir ce qu'il y a de l'autre côté de la mort.
Ceci dit, j'ai quand même préféré cette vision à Expérience mort qui s'en approche, et le dessin est très agréable, avec une bonne mise en page. Mais c'est un récit qui n'est pas inoubliable.

Nom série  A la recherche de Peter Pan  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis le temps que j'entendais parler de cette Bd, j'ai enfin cédé le pas, mais je m'attendais honnêtement à quelque chose de bien plus transcendant.
Cosey délaisse l'Asie spirituelle de Jonathan pour sa Suisse natale dans ce premier récit indépendant en 1984 et 85, proposé en 2 tomes de la collection Histoires & Légendes du Lombard (j'ai lu l'édition Signé en 1 volume). A la suite de ce succès, Cosey poursuivra ce type de récit chez Dupuis dans la collection Aire Libre, et j'en ai découvert quelques-uns...

C'est un récit contemplatif au ton poétique, exalté par le dessin de Cosey qui a toujours contribué à ce sentiment depuis Jonathan, et même dans presque toutes ses Bd indépendantes comme Saigon-hanoi, Le Voyage en Italie ou Joyeux Noël, May !... En même temps, c'est une sorte de documentaire sur le Valais, ses habitants, ses villages, ses coutumes...

Cosey offre de belles images de montagne et de solitude neigeuse, traduisant la splendeur des paysages helvétiques ; ses cases sont baignées de lumière, mais en même temps, j'ai un peu l'impression que ça ne joue que sur cet aspect graphique pour plaire au lecteur, parce que le récit en lui-même ne m'a pas véritablement touché. Certes, c'est une jolie histoire, aux accents très littéraires, avec un personnage attachant, mais elle n'est pas plus extraordinaire que certains autres récits indépendants de l'auteur, il n'y a pas de quoi en faire un exceptionnel chef-d'oeuvre, et quand je vois encore cette flopée d'avis positifs (contre 4 négatifs), je trouve que cette Bd est très surcotée ; personnellement, j'ai préféré Saigon-hanoi du même Cosey, mieux construit, plus introspectif...

En plus, j'ai relevé un détail qui ne me semble pas crédible : lorsque l'avalanche détruit le village, le héros s'en sort alors qu'il est sur le haut du glacier ; je m'étonne qu'un Suisse comme Cosey qui doit connaitre la montagne, puisse créer une telle situation.
Bon sinon, j'aime le contemplatif, mais avec certaines limites, c'est un bon album sans plus.

Nom série  Blanche-Neige (Tabou)  posté le 05/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette relecture des contes de Grimm fait suite à Cendrillon - Tabou paru en 2012 et 2013 et qui est je crois devenu un best-seller de la BD érotique, hissant par la même occasion le nom de Trif comme un des meilleurs auteurs du genre. Cette fois, il récidive avec l'histoire de Blanche-Neige, à laquelle se greffe celle de Raiponce, prouvant à merveille que les adaptations de conte réputées souvent difficiles, peuvent être une réussite, on en a la preuve ici, et c'est pas triste croyez-moi !

Finies les pures jeunes filles, finis les princes trop charmants et les nains bien sages, tout est déboulonné de sa réputation bien proprette, celle qu'on a tous eu d'après les films de Disney ; déjà, les contes avaient pris un sérieux coup dans la tronche avec la série de films Shrek, mais là, l'auteur verse carrément dans la provoc érotique, mêlant le sensuel au fantastique avec brio. Les personnages sont détournés en fonction de leur rôle : Blanche-Neige et Raiponce entretiennent une liaison charnelle et sont très accordées pour des séances saphiques, la reine est une salope narcissique et perverse qui utilise les hommes comme des jouets avant de les jeter, c'est une vraie femme fatale qui tombera dans le piège du prince qui lui se révèle être un obsédé sexuel pas galant du tout... restent les nains qui sont de petits êtres lubriques avec des sexes turgescents, surtout Simplet. Cette bande m'a rappelé les Bd italiennes que je lisais pendant mon service militaire en 1978, "Contes Féerotiques" et autres "Contes Satyriques" qui détournaient de façon beaucoup plus libidineuse les contes de Grimm, tout était basé sur le corps des femmes opulentes, c'était fait pour exciter les jeunes adultes et les ados que nous étions alors.

J'ai un peu hésité pour classer cette Bd dans une catégorie, mais le ton est plus érotique que pornographique, d'où son classement en "érotique" plutôt qu'en "strictement pour adultes". C'est un érotisme certes assez audacieux, mais si on y regarde de plus près, Trif ne surexploite pas les corps de rêve de ses héroïnes, pas plus qu'il ne dessine des scènes de sexe gratuites ; les séquences salaces se comptent sur les doigts de la main, mais elles sont quand même intenses, et c'est plus l'ambiance érotique qui suscite l'excitation. L'intérêt se porte aussi sur les dialogues et le scénario, agrémenté d'humour, aussi évidemment sur le dessin policé et soigné, où Trif réussit une mise en page agréable et de belles ornementations décoratives avec les cheveux de Raiponce.

Voici donc encore une jolie réussite de l'éditeur Tabou, un conte pour les grands entièrement revisité, auquel je n'ai pas peur d'y mettre les 4 étoiles, ce qui est assez rare pour une Bd de ce type.

Nom série  Milo  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voila la science-fiction que j'aime dans ce genre que pourtant je n'aime pas ! Suis-je clair ? ben oui quoi, je crois l'avoir souvent dit dans ces colonnes, je n'aime pas la SF quand c'est du galactique à outrance, de l'intersidéral à foison avec fusées, vaisseaux, planètes, extraterrestres et pistolasers... mais quand c'est du futur proche comme ici, ça me va très bien. L'aspect est purement policier, mais le contexte est futuriste (on est en 2030) avec juste ce qu'il faut de moderniste pour typer l'époque, donc ça rentre bien dans la catégorie science-fiction.

Il y a plein de petits détails qui composent un background plausible (technologie, véhicules, armes, appareils et quelques décors) imbriqué dans un décor encore familier, identifiable et connu de notre temps. Le scénario est bien élaboré, l'intrigue bien conduite, avec des éléments assez classiques et suffisamment bétonnés par quelques scènes d'action et du suspense pour captiver l'attention du lecteur ; c'est une histoire de double identité où se mêle une histoire de drogue un peu plus corsée qui constituent finalement un récit complexe où plusieurs sous-intrigues se rejoignent. Le démarrage est très bon, et le rythme ne faiblit jamais, de même que les personnages sont bien dans leurs rôles.

En dépit de menus défauts (2 pages de décor amazonien mais qui s'expliquent plus loin, sauf que je vois pas l'utilité de les placer si tôt dans la narration ; de même que Cinil apparait dans le tome 1 plutôt châtain, et dans le tome 2 carrément brun foncé), je sors pleinement satisfait de cette lecture, soutenue par un dessin solide, nerveux, un peu chargé et appuyé, j'aime ce style costaud. Un bon triptyque.

Nom série  Rimbaud, l'explorateur maudit  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bah, je ne savais vraiment pas quoi mettre comme note, j'ai hésité pour finalement ramener à 2/5 parce que sans m'être véritablement ennuyé, je n'ai rien trouvé de vraiment excitant ou passionnant dans ce récit qui suit le parcours d'Arthur Rimbaud dans la seconde partie de sa courte existence, celle où il se livre à plusieurs activités plus ou moins légales en Abyssinie entre 1886 et 1891. Sorte de faux explorateur, de voyageur errant, il sera négociant, surveillant de chantier et même trafiquant d'armes pour le Négus... les dernières années de sa vie que l'on suit dans cet album auraient pu constituer quelque chose d'attrayant si ce n'avait été Rimbaud, si ça s'était contenté d'être un récit exotique ordinaire, mais je sais pas, partant de ce postulat, il y a quelque chose qui coince quelque part, c'est une fuite en avant, une longue errance désespérée dans cette Ethiopie encore en formation et en partie inexplorée ; à cette époque, Rimbaud a cessé d'écrire des poèmes, il est à la recherche de lui-même... tout ceci est bien dramatique et morose, et s'achève misérablement dans un hôpital marseillais, dans les bras de sa soeur Isabelle.

En plus, la narration est un peu pénible ; bon ça commence par la fin, mais ce n'est pas ça le pire, c'est surtout que ça change de lieux sans cesse, et d'époque, la continuité n'est pas très claire, le récit est basé sur des faits réels, mais avec des enjolivements, et surtout c'est la fin de ce récit qui est étrange avec ce personnage imaginaire. Tout ceci ne m'a donc pas tellement attiré, en dépit d'un dessin clair et agréable aux belles images de désert et de paysages lointains.

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