Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2457 avis et 126 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Sera Torbara  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce diptyque qui m'a amplement séduit pour plusieurs raisons, sans conteste l'un des meilleurs récits de cette collection Histoires Fantastiques de chez Dargaud.
D'abord, le contexte, peu utilisé en BD, l'Italie du XIXème siècle, avec toutes la complexité que ça pouvait avoir ; j'en avais eu un petit aperçu en lisant le Guépard de Lampedusa, et surtout en voyant le film de Visconti, l'Italie traversait une période houleuse de son histoire, mais le récit s'attachait surtout à la Sicile.

Ensuite, il y a le personnage de Sera Torbara, une sorte de beau gosse blond, élégant et romantique, un physique qui ne laisse pas deviner le sens de ses actions. Il fricote avec des mécènes et de nobles fortunés pour mieux les dépouiller et les anéantir en utilisant leurs faiblesses, c'est un être vil et méprisable, et je suis très content de voir que dans les années 80, des auteurs de BD osaient créer des personnages aussi noirs, leur anti-héros (car c'en est un) est un condensé de Fantomas, de Monte Cristo et d'Arsène Lupin, un type au bord de l'abjection dont le parcours est chaotique mais plein de rancoeur et de détermination, on voyait rarement ce genre de caractère à l'époque, sinon dans des feuilletons TV, le scénario est vraiment passionnant. Etrangement, on ne peut pas le détester tant son charisme est énorme.

Parmi les autres raisons : le fait que ce soit un diptyque laisse un petit regret, car le personnage aurait pu progresser encore parmi ces nantis et s'adonner à d'autres méfaits. Et puis bien sûr il y a le dessin de Rotundo qui ne m'est pas inconnu, son trait est clair et précis, dans un style qui ressemble un peu à celui de Franz en période Lester Cockney, mais surtout ce qui me surprend c'est de voir de la couleur, n'ayant été habitué qu'au noir & blanc de Rotundo, notamment dans Ex-Libris Eroticis, et il s'en sort bien.
Bref, une excellente Bd, j'hésite à mettre les 4 étoiles, mais il y a un ou deux détails qui me laissent perplexe, donc c'est du 3/5, mais je recommande quand même ces 2 albums au ton sulfureux tant par le dessin que par le scénario.

Nom série  Saucisson Smith  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu en galerie que Pierig avait posté cette Bd, sur le moment je n'ai pas percuté, et puis j'ai rejeté un oeil dans mes vieux numéros du journal Tintin pour me remettre en mémoire cette petite série animalière qui a fait un passage fugace dans le journal, au moment de sa formule en Nouveau Tintin vers 1980.

Il s'agit d'une série où les personnages sont des animaux humanisés comme il y en a eu tant dans la bande dessinée, un peu dans le style de Chlorophylle de Macherot, sauf que là, le ton sera différent. Saucisson Smith est un chien qui est un monte-en-l'air pour le compte d'un riche collectionneur d'art ; c'est un personnage qui fait partie de la catégorie des héros malchanceux et qui font un passage assez éphémère, puisqu'il ne connaitra que 4 aventures, dont 2 qui ont paru dans le journal Tintin entre 1979 et 1981 : les 2 publiées chez l'éditeur Regards, alors que les 2 premières chez l'éditeur Garnier sont parues en 1976 directement en albums dès leur création par Christian Goux. Je m'en souviens un peu mais je lisais cette Bd de façon distraite dans Tintin, elle ne m'avait pas tellement accroché.

A y regarder de plus près, je m'aperçois que c'est plutôt rigolo et bon enfant, ça ne mange pas de pain, et des séries de ce genre, j'en ai vu un paquet dans le journal Tintin, certaines furent très éphémères et sans suite. Ici, il y a une toute petite note de surréalisme, et les décors insolites donnent aux récits un ton particulier et attachant. Le dessin de Goux a un vague air de famille avec celui de Pesch, dessinateur animalier connu pour Bec-en-fer, il n'est pas déplaisant mais pourra effrayer les lecteurs peu habitués aux colorisations des années 70-80.

Goux a travaillé pour plusieurs journaux jeunesse comme Spirou, Pif-Gadget, Pistil ou Fripounet... mais je le connaissais surtout pour ses travaux encyclopédiques, au moment où il était rédac-chef de la version française du journal Tintin, il avait réalisé dans les pages éditoriales de Nouveau Tintin entre 1979 et 82, 2 rubriques excellentes consacrées à l'oeuvre d'Hergé : Tintin Story, et les Archives de Moulinsart.

Pour "Saucisson Smith", c'est pas génial, mais pas indigne, ça peut constituer une curiosité pour ceux qui veulent découvrir quelques Bd anciennes des années 70.

Nom série  David  posté le 18/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection sur les grands peintres ne m'attire pas des masses, étant peu intéressé par la peinture en général, je sais y reconnaitre certains styles, mais cet art ne me touche pas comme l'architecture par exemple ou la musique, et bien sûr le cinéma. Il y a donc des albums que je ne lirai pas, mais celui-ci m'a attiré car David m'a toujours ébloui avec ces immenses toiles que j'ai vues au Louvre dans mes jeunes années, comme le Sacre de Napoléon, le Serment des Horaces ou L'Enlèvement des Sabines... et même le portrait de Marat mort dans son bain.

Ce qui frappe tout d'abord, c'est le dessin assez grossier sur les personnages, un trait assez épais qui surprend un peu mais finalement plaisant ; c'est surtout les visages assez sommaires qui sont le plus étonnants, c'est un style graphique qui ne m'a pas déplu, alors que les décors sont très rectilignes et tracés au cordeau, mais il y a en même temps une représentation fidèle des architectures parisiennes.

En refermant l'album, je déplorais sur le moment que Dimberton (que je connaissais surtout comme scénariste) ne s'intéresse qu'à une période courte de 2 ans de la vie du grand peintre (entre 1794 et 1796), en ignorant toute sa période napoléonienne puisqu'il va devenir le peintre attitré de l'Empire. Et finalement, ça s'arrête sur le Sacre de Napoléon, tableau qui fera sa gloire, même si j'ai trouvé cette fin un peu rapide. Mais c'est peut-être pas plus mal d'avoir traité cette courte période révolutionnaire car c'est une partie de la vie de David que je connaissais mal, et je suis sûr que le grand public la connait mal aussi. Ce qui est intéressant, c'est que tout en décrivant les déboires cellulaires du peintre et une petite partie biographique, Dimberton livre quelques données techniques sur la peinture (perspectives, vernis, lumière, térébenthine, toile et bois etc...). Un bon album.

Nom série  Badlands (Corbeyran/Rowalski)  posté le 18/03/2016 (dernière MAJ le 18/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore du western qui utilise la magie indienne mais non sans quelque originalité et variante, au contraire d'autres Bd abordant ce thème. Ici, un cube aux étranges pouvoirs est au coeur de l'intrigue qui plonge dans l'ésotérisme et le fantastique donnant une approche intéressante des esprits indiens anciens d'une grande puissance. A cela, est lié l'ancêtre de l'héroïne, un conquistador plus intéressé par les légendes indiennes et leurs pouvoirs que par l'or.

Le fantastique domine donc, mais on est bien dans un western où de nombreux éléments sont là pour le rappeler, à commencer par les paysages sauvages magnifiques ; j'aime ces décors et cette ambiance de magie liée au peuple Anasazi, dont on sait peu de choses. Depuis la découverte de Mesa Verde à la jonction du Colorado, de l'Arizona, de l'Utah et du Nouveau Mexique, on en sait un peu plus sur cette culture Anasazi, mais c'est un peuple qui garde bien des mystères. Jouer sur ce postulat présente donc de bons éléments pour une Bd, c'est ce que fait Corbeyran, même s'il ne s'y prend peut-être pas toujours bien. Je pense qu'il a dû quand même étudier les Anasazi et le site de Mesa Verde qui est le plus célèbre et le mieux conservé.

Leur habitat composé de logis à étages appelés pueblo est montré ici, de même que le rôle des kivas est expliqué ; la kiva reste néanmoins toujours énigmatique par son aspect religieux cérémoniel. Autant dire qu'un tel décor bien reproduit dans cette Bd était idéal pour la présence physique d'esprits.

Malgré quelques incohérences, comme le but réel de Perla qui reste flou, et aussi des personnages secondaires pas assez bien utilisés, j'ai apprécié ce western qui marie 2 genres de façon encore trop approximative pour être plus enthousiaste.
A la fin du tome 1 qui peut à la rigueur se lire comme un one-shot avec une fin propre, j'indiquais que ça pouvait prendre une direction très intéressante, mais au vu du tome 2, je déchante largement : je m'explique ci-dessous.
Je veux d'abord parler du dessin qui est très beau et qui met en valeur les décors de rochers, de désert, le village pueblo et aussi les personnages, dont Perla avec une allure sexy et frondeuse dont les nuances s'affichent sur son visage ; je remarquais aussi que le dessinateur n'en profitait pas avec une telle silhouette, pour dénuder son héroïne gratuitement, et justement dès le début du tome 2, on y a droit grâce à une scène de bain, c'est joli et discret et ça reste la seule fois...

Mais ce tome 2 ne m'a vraiment pas satisfait, il ne s'y passe rien, le récit stagne et n'avance plus comme avant, on dirait que Corbeyran se retient en ménageant ses effets pour tout balancer dans un tome 3, alors que s'il avait voulu, il aurait pu conclure en un diptyque, c'est de l'escroquerie ! Le chamanisme indien est à peine évoqué avec une métamorphose d'ours que j'ai trouvée totalement stupide. Les personnages débitent des dialogues ridicules et parfois à la limite du moderne (on est au Far West du XIXème, pas dans une banlieue difficile de par chez nous), et cette manie d'opposer l'Indien et le Black qui se disputent comme des chiffonniers pour des raisons futiles est tout simplement infantile, ça prend de la place inutile, sans parler de certaines péripéties plates qui ne font même pas vibrer et ne délivrent pas un soupçon de grande aventure... on est quand même dans un western, merde ! Donc, Corbeyran fait le fainéant et je n'aime pas ça, le voyage de ce petit groupe n'aboutit à rien et le lecteur n'est pas plus avancé. Seul le dessin est toujours aussi beau et policé, j'aime ce style. Je laisse encore une chance ultime à 3/5 pour le tome 3 qui sera le dernier, sinon je baisserai ma note, et là j'enlève l'achat.

Nom série  John Tiffany  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu le tome 1 chez le bouquiniste du dernier festival BD de Rouans, à 5 euros, je me suis dit "tiens, pourquoi pas? essayons". Car je n'avais clairement pas envie de dépenser 12 euros en neuf à la Fnac, et j'ai bien fait car c'est encore une Bd aux rouages plus qu'éprouvés, je m'y attendais fortement, mais malgré ça je ne suis pas déçu, c'est une lecture qui n'est pas déplaisante.

On pourra arguer du fait que c'est balisé par des poncifs qu'on rencontre dans trop de séries policières d'action, et depuis les années 60 où l'on acceptait encore ce genre de concept, mais aussi dans plein de films de série B américains. J'ai du mal à comprendre Desberg quand il crée des séries de ce type, j'ai la nette impression qu'il a fait ça pour boucher un trou dans son emploi du temps pourtant déjà chargé, rien n'y est sérieux et plausible, c'est truffé d'invraisemblances et de facilités, c'est bourré de clichés jusqu'à la gueule et ça mélange allègrement l'action, le sexe et une once de second degré, dans un contexte de géopolitique moderne que connait certes très bien Desberg par sa double nationalité et sa passion de l'actu américaine.

Justement, comme il est tellement débordé, quel intérêt d'avoir créé cette série ? surtout qu'elle annonce son ambition avec déjà en dos de couverture, au moins 3 tomes prévus en triple diptyques et parution tous les 7 mois, mais depuis le tome 2 paru en 2014, on ne voit toujours rien venir... Mais comme je le disais, on sent avant tout que Desberg s'est fait plaisir en empilant les clichés du thriller d'action, avec un héros à qui tout réussit et qui se lève les plus belles gonzesses, il est seulement une cible pour d'autres, avec un contrat sur sa propre tête, c'est surtout cette partie de scénario qui m'a intéressé, de même que le personnage de son acolyte Dorothy Parker, raciste, cynique et limite sadique, est un personnage de fille badass réjouissant.

Au niveau du dessin, ça me convient assez peu, ce n'est pas du tout le style que j'aime, c'est celui des comics modernes, sombre et expressif, avec un dessin qui peut sembler fouillis par endroits, tout juste ébauché, c'est pas très joli, mais ça se rattrape dans certaines cases, c'est irrégulier, bref ça ne convient pas tellement non plus à la ligne éditoriale de la collection Troisième Vague du Lombard, mais bon, il y a pire, et je m'y suis fait.
Voila donc une série après laquelle je ne vais pas courir absolument, si les occasions se présentent, j'en lirai en bibli sans déplaisir, j'ai mis l'achat uniquement si vous arrivez comme moi à en trouver à moins de 5 euros, sinon empruntez...

Nom série  Al'Togo  posté le 14/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette Bd ressemble à une série TV de la fin des années 80 qui s'appelait je crois Euroflics ou Eurocops, ou un truc comme ça, je ne l'ai pas tellement suivie, mais je revois des photos dans les pages télé de magazines, et j'avais lu un article qui en expliquait le concept, ça changeait d'acteurs à chaque fois car chaque épisode était centré sur un pays de l'Union européenne du temps où l'Europe était encore bien aimée des Européens... incroyable comme ça a changé de nos jours ! Co-production entre plusieurs pays, les Allemands y étaient majoritaires et proposaient aux Français, aux Espagnols, aux Italiens, aux Suisses et aux Anglais de décrire leurs méthodes et procédés policiers. Je crois savoir que le résultat fut très convenu et décevant, c'est un peu le même cas pour cette Bd qui pourtant affichait un bon concept.

Je n'ai d'ailleurs guère été convaincu par le premier épisode, une histoire abracadabrante de ministre suédois assassinant son ex-femme, enlevant ses enfants et se lançant dans une cavale qui était d'avance perdue et désespérée. J'ai quand même voulu aller voir un peu plus loin en donnant une chance supplémentaire à la série qui possède quand même des qualités, surtout graphiques, avec un dessin en forme de fausse Ligne Claire, un trait fluide semi-réaliste qui reproduit parfaitement décors et voitures, mais qui propose des personnages un peu caricaturaux. Le découpage et la mise en page sont modernes et rythmés.
Ce second tome est à l'image de ce qu'on voit dans des séries B américaines policières, et le final est une sorte de pied-de-nez. C'est le tome 3 qui m'a le plus intéressé car c'est une réflexion par endroits audacieuse sur l'Europe à travers le cas de la Pologne qui fait comprendre les travers de cette union européenne.

Le reste bien que levant un voile sur le soi-disant héros Albertus, m'a peu emballé. En fait, c'est une série avec un héros qui n'est pas central ou prépondérant, qui ne monopolise pas tout comme peuvent l'être Largo Winch ou Wayne Shelton dans un type de séries d'action approchantes, je l'ai trouvé vraiment en retrait, tout au moins dans les 3 premiers albums, car l'unité de flics dans laquelle il évolue propose des personnages tout aussi intéressants que lui.

Les tomes sont indépendants, mais tout se rejoint dans le dernier album, bref c'est une série très conventionnelle et sans originalité, mais qui peut se lire sans déplaisir, juste pour la détente.

Nom série  La Dernière fée du pays d'Arvor  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une série qui aurait pu me plaire vraiment, car on est dans la féerie qui rappelle les vieux contes de l'enfance, j'aime ce style d'histoire, mais ça ne tient pas toutes ses promesses. Le début démarre bien avec Folianne, cette jeune bergère qui sur le modèle de Jeanne d'Arc, se voit assigner une sorte de mission par 2 petites fées, et différents éléments se mettent en place. Tout ceci n'est pas trop mal conduit pendant à peu près 2 albums, et puis le scénario dévie de façon peu adroite, rendant l'ensemble au final peu passionnant, le final est assez convenu...

Sinon, j'ai apprécié le dialogue au ton médiéval, et le dessin m'a plu, il m'a fait penser à celui de Yves Bordes sur Foc, c'est un dessin plus pictural et illustratif, Michaud ayant carrément changé de style graphique par rapport à ses autres Bd comme Le Principe de l'Enfer où il était plus "bande dessinée". Au final, c'est une série où Moyen Age et fantastique, réalisme et merveilleux s'entrecroisent joliment, mais ce n'est pas assez captivant pour rester dans la mémoire. Dommage.

Nom série  Kwaïdan  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toujours cette fascination pour le Japon ancien chez Jung. Très vite, on sent que le fantastique va dominer toute cette histoire, on est plongé dans un récit sombre, à la poésie tragique, et ça démarre bien avec ce prologue sur cette soeur jalouse, mais par la suite, la narration est chaotique et part un peu dans tous les sens. Le récit se fait complexe et confus, avec des séquences sans queue ni tête. Visuellement, c'est assez beau, mais ce n'est pas captivant, le récit cède trop souvent à la facilité, le fantastique ne doit pas tout permettre.

La partie graphique est bien, le dessin n'est pas aussi maîtrisé que dans d'autres Bd de l'auteur comme Kyoteru ou Okiya, la maison des plaisirs défendus... mais l'ambiance nippone est bien rendue grâce à une bonne restitution des costumes et décors du Japon médiéval, de même que différentes colorisations typent des séquences à ambiances particulières.
Dommage que l'essentiel n'ait pas été porté sur un scénario plus solide et plus compréhensible, parce que en l'état, le fond pourrait présenter un réel intérêt, en dépit d'un sujet relativement classique, mais il faut faire un effort assez considérable pour vraiment comprendre quelque chose et se passionner. Vraie note : 2,5/5.

Nom série  H.H. Holmes  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai emprunté ces 2 albums sans trop savoir à quoi m'attendre, et j'en sors déçu. C'est une histoire assez compliquée par sa narration biscornue mêlant pourtant des personnages comme Siringo de l'agence Pinkerton (vu dans la Bd Sundance) et l'ombre de Jack l'Eventreur... il y a trop de situations entrecoupées par d'autres, trop d'ellipses et trop de scènes qui s'imposent sans aucune transition, de sorte que la lecture finit par être pénible, ça amène une confusion et une lassitude, c'est très difficile de s'y retrouver.

Mais surtout, c'est la partie graphique qui me freine énormément, le dessin est constamment sombre, je ne sais pas si c'est un style, mais ça ne me convient pas du tout et ça rend le récit encore plus confus, si bien qu'il faut très souvent s'y reprendre à 2 fois pour comprendre ce qui se passe dans certaines cases. D'emblée, les lettrages sont trop petits et très inconfortables pour la vue, j'ai dû me bousiller les yeux rien qu'à tenter de déchiffrer certains cartouches, par endroits, c'est illisible, et ça ne s'améliore relativement que dans le tome 2.

Le récit n'est donc guère passionnant à cause de ce dessin irrégulier : par endroits, il est très approximatif, et ailleurs, il peut être très chouette, avec un côté broussailleux étrange ; les personnages sont assez nombreux, il n'est pas toujours facile de bien les identifier car certaines têtes à moustaches se ressemblent.
La série est abandonnée ? ça ne me désole pas, quoique après l'effort déployé pour essayer de lire cette Bd dans les conditions que j'ai décrites, j'aurais voulu connaitre le dénouement, mais je n'en ferai pas une maladie...

Nom série  Boule de suif, de Guy de Maupassant  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrangement, je n'ai jamais lu l'oeuvre de Maupassant, à part peut-être Bel-Ami, et donc je ne sais pas si l'adaptation est conforme, mais j'ai le souvenir d'avoir vu un vieux film de 1945 réalisée par Christian-Jaque, avec Micheline Presle qui était rayonnante dans ce rôle de galante patriote, qu'on appelait en leur temps des demi-mondaines, voire des courtisanes. Maupassant y dénonçait l'hypocrisie des notables d'une société française figée dans la bienséance et qui sont les premiers à se ruer dans les lupanars où sévissent des femmes comme l'héroïne. Il semble que ce sujet audacieux était destiné à choquer cette société bien pensante que Maupassant stigmatise à travers ce portrait attachant de Boule de Suif.

C'est la première œuvre qui révèle le talent d'écrivain de Maupassant en 1880, je ne me suis pas passionné pour ce récit, mais je l'ai trouvé quand même intéressant, ça m'a permis de dresser un parallèle étonnant avec la Chevauchée fantastique de John Ford, où il embarque dans une diligence un microcosme de passagers composant la société honnête du Far West de la même époque, mais parmi ces passagers, figure une prostituée qui est évidemment regardée de travers, et qui se rend courageuse, vaillante et utile par son aide au cours d'un périple dangereux ; je trouve que les 2 personnages ont la même destinée : de femmes détestées, elles se rendent héroïques et valent bien plus sur le plan humain que tous ces beaux messieurs à moustache et ces femmes bien nées mais superflues.

Bonne histoire donc, mais un dessin exécrable qui me fut difficile à supporter ; il n'est pas joli, on dirait par endroits des gribouillis, de même que les décors sont vilains, même s'ils sont conformes (la vue de Rouen du début), et le style dépouillé ne me plait pas ; c'est surtout sur les 3 premières pages que c'est le plus flagrant, c'est un peu mieux après, mais je ne suis vraiment pas fan de ce style graphique. En fait, c'est le dessin qui m'a un peu gâché cette lecture...

Nom série  Bouquet de flirts  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces historiettes peuvent sembler sympathiques en s'attachant à la vie d'une adolescente dans les années 70 ; l'époque est bien restituée et typée par quelques détails, mais franchement je n'ai pas trouvé tout ceci vraiment terrible. L'ambiance érotique est peu exploitée ou mal montrée, l'ensemble parait plutôt décousu, bref ça ne m'a pas du tout intéressé.
En plus, j'ai trouvé le dessin de Cabannes beaucoup moins appliqué que dans Fatale (Manchette/Cabanes) ou La Princesse du Sang qui m'avaient grandement séduit par un graphisme peaufiné et racé ; ici, j'ai l'impression que l'auteur a dessiné à la va-vite, et certains visages sont affreux ou difformes. A oublier donc... dommage, le sujet était porteur.

Nom série  Comptine d'Halloween  posté le 05/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cette collection Sang Froid de chez Delcourt, je n'ai pas tout lu, mais j'ai l'impression que le niveau est assez bon dans l'ensemble.
On a affaire ici à un type de récit qui ressemble énormément à une structure cinématographique de film fantastique ou de thriller horrifique, avec le rapport d'Halloween en fond pour pimenter le tout. C'est une histoire bourrée de clichés et de grosses ficelles que l'on retrouve dans ce genre de narration, avec des rebondissements à la pelle, des retournements de situation incessants, des codes très usés dans le genre qui à mon avis (et ça n'engage que moi) passeraient bien mieux par le biais d'un film. En BD, c'est un peu moins percutant, et ça fait moins sursauter.

Ces réserves étant faites, la trame très classique du traumatisme suite à un drame vécu dans l'enfance, est bien goupillée, bien agencée, avec une ambiance angoissante malgré des influences évidentes et mille fois vues dans des films comme Souviens-toi l'été dernier ou Urban Legend (histoire de vengeance, martyrisation d'un individu peu gâté par la vie, secret gardé par un groupe d'individus coupables d'un acte horrible, souvenirs douloureux etc...).

Le récit est bien conduit, mais il faut être constamment attentif car il y a beaucoup de personnages dont il faut retenir les noms, et une bonne description d'un trou perdu au fin fond de l'Amérique profonde. Le climat est assez oppressant et tendu, avec des meurtres violents et une enquête qui piétine. Mais comme je le disais au début, c'est plein de grosses ficelles et de situations prévisibles, si bien qu'on devine assez vite qui est le coupable de tous ces crimes et pourquoi. Le tome 1 est excellent, en installant les éléments et en présentant les principaux personnages. Le tome 2 se relâche un peu, puis l'action rebondit un peu plus dans le tome 3 avec un final relativement convenu.

Mais je n'ai pas envie de me déchaîner contre cette série dont la lecture ne fut pas pénible ni ennuyeuse, c'est juste qu'il n'y a rien de bien surprenant, c'est efficace et bien mené, avec un dessin sans génie mais agréable, un peu moins élaboré que dans Le Casse - Soul man ou d'autres Bd plus récentes du même auteur ; il y a cependant quelques dessins peu réussis au niveau des chats, visiblement Denys ne sait pas dessiner cet animal, mais rien de bien méchant, et heureusement que le dessin est bon, sinon cette Bd aurait été encore plus banale voire même foirée.

Un peu étonnant de voir autant de 4 étoiles car ça ne le mérite pas forcément, mais ça reste une série très correcte.

Nom série  Scandales  posté le 02/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La BD italienne a décidément bien évolué, on est loin ici des petits pockets pornos Elvifrance de ma jeunesse qu'on lisait au service militaire dans les années 70. Avec ce genre de Bd, l'éditeur Tabou fait connaître un autre auteur italien qui fait partie de cette renaissance de l'érotisme à l'italienne, avec des gens comme Gambedotti, Filobédo, Baldazzini, Cosimo Ferri ou encore Giovanna Casotto... Faut dire que Manara et Serpieri avaient déjà bien ouvert la voie à cette nouvelle génération d'auteurs audacieux.

C'est la plus récente création de Giuseppe Manunta chez Tabou, auteur que je ne connaissais que vaguement de nom, mais dont je n'avais pas lu les 3 albums déjà publiés chez cet éditeur depuis 2010 ; ses précédents ouvrages étaient constitués de récits courts, mais ici, il livre un récit complet en 48 pages qui se révèle assez sulfureux. C'est un auteur qui a fait ses classes érotiques si je puis dire à partir de 1998 dans les magazines italiens comme Selen. On est dans la gaudriole perverse et le voyeurisme, avec un érotisme hard qui se met au service de l'histoire, en se jouant de certains clichés, et en ne misant pas que sur le sexe à outrance. On y trouve quand même quelques séquences très excitantes.

Cet institut où arrive le jeune héros, Luca Vitelli, n'est pas qu'un simple lupanar pour ados fortunés, c'est un peu plus compliqué, avec des liens entre le crime, l'Eglise et la bourgeoisie italienne, d'où le relatif intérêt que présente cet album.
Le dessin par contre m'a un peu moins séduit, mais rien de bien gênant, j'ai vu bien pire ; Manunta affirme son style semble-t-il, qui tend vers un dessin à l'ancienne, avec un mélange de crayonné, d'encre et de pinceau, ce qu donne un rendu assez curieux au premier abord, mais pas désagréable. C'est à découvrir.

Nom série  Katanga  posté le 25/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est de l'aventure historique contemporaine qui comme le signale l'avertissement en préambule, est une fiction se servant d'événements réels, et d'emblée je suis séduit par cette nouvelle Bd du tandem Vallée/Nury ; d'ailleurs ça démarre fort avec ce prologue sur Msiri, un peu long mais nécessaire et passionnant pour bien faire comprendre au lecteur la situation et le mettre dans l'ambiance, sans être trop didactique. Le procédé est remarquable sur ces 9 pages parfaitement illustrées par Vallée en cases étirées style format panoramique, sur un texte off.

D'ailleurs, au départ je n'aurais peut-être pas mis le nez dans cette Bd, mais quand j'ai su que c'était dessiné par Vallée, j'ai voulu voir ça, j'avais grandement apprécié son travail sur Il était une fois en France, série au sujet un peu sombre que j'ai pu supporter en grande partie grâce à la partie graphique. Ici, son dessin au trait sûr et maitrisé fait merveille, il est à la fois souple et ferme, et sa mise en page hyper musclée donne une réelle dynamique à l'ensemble ; il a su aussi trouver des trognes bien cernées reflétant les caractères des personnages comme si c'était affiché sur leurs figures, notamment des mercenaires qui ont vraiment la gueule de l'emploi, au physique buriné de baroudeurs qui font penser un peu à des acteurs français des années 60 comme Lino Ventura, Robert Dalban, Michel Constantin ou J.P. Belmondo...

De son côté, Nury brosse un scénario bien troussé qui vole de rebondissements en scènes d'action violentes où aucun personnage ne se détache vraiment, c'est un ballet de politiciens africains véreux et vénaux, de barbouzes de l'Afrique coloniale et de mercenaires endurcis qui ne vivent que pour l'action. Tout ceci m'a grandement rappelé un film assez méconnu de 1968 réalisé par Jack Cardiff, le Dernier train du Katanga (titré en VO bien justement The Mercenaries) et qui voyait un groupe de mercenaires n'ayant pas froid aux yeux recevoir la mission de sauver des Européens isolés dans un dispensaire, et par la même occasion un trésor en diamants. L'action se passait exactement à la même période, pendant la sécession katangaise, et s'y bousculaient des politiciens cyniques, des civils idéalistes, des mercenaires racistes ou avides et des rebelles dépeints comme des sauvages, mais ce qui avait surpris à l'époque, c'était le réalisme très cru et l'extrême violence de certaines scènes. Ce que l'on voit dans la Bd n'est donc pas exagéré, et je ne serais pas surpris d'apprendre que Nury s'est inspiré de ce film.

En tout cas, la machine est lancée, c'est un thriller politique et d'action sur fond historique tout à fait captivant qui mérite une suite attendue.

Nom série  Le Bourreau  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bah voila, la grosse déception, elle est là, lourde, éprouvante, imprévue, évidente et surprenante, mais bien réelle hélas ! Je me faisais une joie de lire cette Bd, j'avais trouvé ce tome 1 en occasion il y a 6 mois (déjà, est-ce un signe ?), et normalement, ce genre de Bd aurait pu , aurait dû logiquement me plaire, avec son contexte médiéval. Et crac, tout se casse la gueule, qu'est-ce qui s'est passé ? et pourquoi ? Ben à vrai dire, j'en sais trop rien, mais je ne suis pas parvenu à me passionner pour cette ambiance, pourtant entourée de mystère, il y a une certaine fascination, mais c'est tordu, ça part dans un délire scénaristique trop torturé, avec une vision de super-héros médiéval qui se prend pour Batman en scrutant des toits ses victimes. Dans un avis précédent, on parle d'Assassin's Creed, je connais mal cet univers, mais ce personnage principal de bourreau m'a tout l'air d'avoir la même silhouette. Et que dire de cet hurluberlu qui lui fout une tannée sur le parvis de Notre-Dame ?

Non, vraiment, cette pseudo transposition de super-héros dans un autre univers peut parfois avoir de l'intérêt, mais dans le cas présent, j'ai trouvé ça vraiment limite. En plus, le gars qui a la peau dure comme du fer, qui reçoit des haches dans la tronche ou des couteaux dans le bide, ne saigne pas et ne sent pas la douleur... ce n'est pas crédible, ou alors on est dans du fantastique, et ce n'est pourtant pas explicitement indiqué. D'autre part, certaines scènes sont outrancières ou surprenantes, comme ce meurtre sauvage de la putain, et cette scène de dialogues en fin d'album où le héros est torturé inutilement, m'a semblé totalement ridicule et grotesque.

En voyant le nom du scénariste Gabella, je ne m'étonne pas en fait, car toutes les Bd que j'ai lues de lui ne m'ont pas plu : La Licorne, j'ai détesté d'une force, 3 Souhaits, Sept prisonniers étaient très moyens, La Grande évasion - Le Labyrinthe était raté... seuls les récits de la collection Ils ont fait l'Histoire étaient bons (Philippe le Bel et Catherine de Médicis).
On est donc ici dans un délire indescriptible et très fantoche, avec un personnage mal cerné, on ne connait pas grand chose encore de cette histoire, on n'est pas plus avancé, car il ne s'est rien passé de vraiment transcendant, et le final n'est même pas un cliffhanger pour faire saliver... il faut donc que j'attende les 2 autres tomes pour éventuellement changer ma note, c'est ce que je souhaite, car le décor me plait, il faut absolument que ça évolue en bien. Et surtout le dessin me botte vraiment, j'adore ce type de graphisme très puissant et épais, aux cases très remplies et à la mise en page adéquate, déjà rien qu'avec cette première page (celle qu'on voit en galerie) sur les toits de Paris au Moyen Age, c'est très accrocheur.

Nom série  Le Marquis d'Anaon  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'attendais rien de cette série, et les couvertures ne m'attiraient pas vraiment à la lecture, et puis comme je venais de lire L'Homme qui tua Lucky Luke, j'avais envie de voir le dessin de Matthieu Bonhomme. Je l'ai trouvé bon et régulier, mais très dépouillé par rapport au Lucky Luke, on voit qu'il n'avait pas atteint la maturité de cet album ; il y a une amélioration dès le tome 4, les décors restent corrects, c'est plus aléatoire sur les personnages... mais bon, c'est un dessin qui ne m'a pas rebuté pour cette Bd qui explore un XVIIIème siècle intéressant.

Finalement, cette série m'a bien plu, sans qu'elle soit exceptionnelle, ne nous emballons pas, il y a quand même une sorte de régularité dans les récits, et le personnage d'Anaon est attachant ; les ambiances sont toujours teintées de mystère, je trouve d'ailleurs que le côté fantastique est dominant, mais l'aventure n'est jamais très loin, c'est un bon mix. Et surtout, chaque récit est indépendant et ne dépend pas d'une série à arcs ou à suites sur plusieurs albums, ça change et ça rappelle les Bd aux tomes indépendants issus du journal Tintin de mes jeunes années, on peut donc s'arrêter quand on veut.

Le tome 1 possède un ton très mystérieux et une ambiance de légende bretonne bien rendue. Le tome 2 change de région et va en Auvergne en exploitant les superstitions paysannes aussi vivaces dans ces contrées très terriennes qu'en Bretagne. Les décors auvergnats sont bien rendus, avec notamment le château d'Anjony qui figure celui du comte. Le tome 3 m'a paru moins intéressant, les 3/4 de l'histoire se passent sur un bateau, et cette histoire de fièvre m'a semblé peu captivante. Le tome 4 évoque la Bête du Gévaudan, mais replacée en Isère et en Savoie, c'est une histoire de montagne qui est un leurre, mais le côté mystérieux laissé de côté dans le tome 3, est bien trouvé avec cette traque d'un animal. Le tome 5 en Egypte est le seul récit qui se déroule hors de France, et c'est aussi celui qui m'a le moins captivé, la fin est un peu rapide, en dépit de bons décors orientaux.
Le bilan reste donc positif avec au moins 4 albums passionnants sur 5, je ne regrette pas cette lecture pour laquelle au départ j'étais assez réticent.

Nom série  Saint Vladimir  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai ramené cet album d'Angoulême et je m'aperçois que je ne l'avais pas encore lu. C'est un one-shot historique intéressant dans la mesure où il m'a appris qui était le personnage qui y est décrit ; je n'avais en effet jamais entendu parler de ce Vladimir, prince de Kiev qui devint le premier souverain chrétien de cet Etat russe au Xème siècle. Il faut dire que l'Histoire de ces contrées n'est guère contée à l'école, pas en mon temps en tout cas, et je crois que peu de gens connaissent cette période farouche et encore barbare de ce pays en ce Xème siècle. Le premier intérêt de cet album est donc pédagogique et historique, et ça me contente vu que comme beaucoup le savent sans doute ici, je suis passionné d'Histoire, principalement ce Haut Moyen Age encore obscur.

Le second intérêt est graphique, puisque Paul Teng dont je connaissais les travaux, m'avait déjà séduit avec sa Bd Shane, également située dans le Haut Moyen Age, mais en Angleterre, période qui m'était plus familière ; cette bande passa hélas assez inaperçue malgré le remarquable travail graphique de son auteur, et je trouve ici déjà, 6 ans avant, une maturité et un soin dans le dessin qui me ravit. Les visages, les tenues, armes et décors sont soignés et conformes, la documentation fut sans aucun doute excellente, de même que les cadrages et la mise en page sont déjà très étudiés. C'est un atout certain pour ce récit qui hélas n'est pas soutenu par la narration.

La bande souffre en effet d'une narration moyenne, l'auteur n'est pas un scénariste de formation, c'est un enseignant-historien, qui se consacre à la littérature et qui s'essayait pour la première fois à la bande dessinée. Il a donc du mal à bien expliquer les multiples actions de Vladimir, il s'attarde sur des épisodes peu importants et fait s'arrêter le récit au moment où le héros devient roi, délaissant donc la majeure partie de son règne, c'est dommage. Parce que j'ai fouillé un peu le personnage, et je me suis aperçu que tout ce qui est décrit dans l'album se retrouve dans les manuels d'Histoire, il y avait matière à développer certains faits qui auraient pu être intéressants. Pourtant, son règne est entouré de légendes, mais la légende justement montrant Vladimir écouter les arguments des missionnaires musulmans, juifs, latins et grecs orthodoxes, est montrée ici, c'est ce qui décidera de sa conversion, qui on s'en doute était dictée par la politique et le désir de se rapprocher de Byzance.

On apprend néanmoins que Vladimir devient seul maître de la Russie kiévaine, étendant son autorité sur la Crimée et la Galicie, puis épousant la princesse Anne, soeur du souverain byzantin Basile II, et se convertissant au christianisme orthodoxe. Mais j'aurais bien voulu qu'on m'explique comment un idolâtre fervent devint subitement chrétien en détruisant ses idoles de bois, et comment un prince aux mille concubines devint d'un seul coup un époux monogame attentionné ; ces changements ne se firent pas en quelques instants. Le traitement aurait été adéquat en diptyque, un seul album c'est un peu court. Malgré ça, la lecture reste instructive et plaisante, et l'album peut s'acheter à prix modique, quoique je doute qu'il soit facilement trouvable.

Nom série  Bouffon  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est pas mal, mais c'est pas tellement le genre d'histoire que je recherche ou que j'aime lire, le sujet est peu attirant tout en étant intéressant, le ton se veut faussement humoristique grâce à la narration d'un prisonnier enchaîné dans les geôles d'un châtelain cruel, mais derrière ça, il y a un côté dramatique, triste et assez noir de la vie médiévale.

Ce conte est triste en lui-même, on s'apitoie un peu sur le sort de ce pauvre garçon surnommé ironiquement "glaviot", et pendant la lecture, je ressentais une sorte de malaise quelque part. L'ensemble est intéressant comme je le disais en préambule, mais honnêtement, je n'ai pas été franchement séduit par ce récit, c'est très démoralisant.
Le dessin ne m'a pas non plus entièrement satisfait, c'est pas mal, mis à part quelques déformations et des gros plans peu gracieux, l'ensemble est de belle tenue, avec des décors corrects, mais c'est un graphisme qui n'est pas dans mes préférences.

Un album que je ne regrette pas d'avoir lu, mais que je n'achèterais pas. A vous de voir...

Nom série  Le Scarabée d'or, d'Edgar Allan Poe  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En dépit d'un dessin formidable, avec une représentation tout à fait étonnante des flots, du sable et du feu qui ont l'aspect d'une sorte de relief aux couleurs vives et au trait épais, ce récit ne m'a pas transporté. Je crois que s'il n'y avait pas eu cette qualité graphique (que j'avais bien aimée sur Le Malvoulant) avec une mise en page dynamique, j'aurais noté plus sévère.

Mais à la base, ce n'est pas la nouvelle de Poe que je préfère, ce n'est pas non plus la plus représentative de son talent d'écrivain fantastique et policier. A tel point que je n'avais que peu de souvenirs de cette histoire lue il y a bien longtemps, pour comparer si cette adaptation y est conforme. Mais j'ai l'impression que Corbeyran a dû y rester assez fidèle, vu qu'on y retrouve la richesse littéraire de Poe qu'il restitue pratiquement à la ligne (d'après quelques passages que j'ai relus rapidement). J'ai remarqué que Corbeyran est en général fidèle dans ses scénarios lorsqu'il s'agit d'oeuvres littéraires connues. Le sujet est lié à la science de la cryptographie qui était la passion de Poe.

Mais cette histoire ne m'a pas passionné comme je l'aurais voulu, elle est assez complexe, l'atmosphère est pesante et étrange, certaines actions restent floues, et le final est assez plat.

Nom série  Chrononauts  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est vraiment pas le genre de comics que j'achèterais, heureusement qu'un ami me l'a prêté.
J'ai trouvé l'ensemble amusant au premier abord, l'idée un peu folle est attirante et plaisante, on en rêve tous de voyager dans le passé ou le futur ; mais au fur et à mesure du déroulement de ce récit, ça devient de plus en plus délirant et abracadabrant, sans aucun respect de logique et aucune profondeur scientifiques, bafouant toutes les expériences tentées dans ce domaine.

On sent que les auteurs ont avant tout envie de s'amuser, c'est de la pure déconnade sans aucune crédibilité. Comment font-ils pour comprendre et parler avec tous ces peuples ? ils parlent tous anglais ? c'est formidable ! Et les objets modernes, engins, armes ou frusques que les héros baladent à tout va en différentes époques, créant un désordre temporel ? bref ces 2 lascars foutent un vrai bordel temporel et les auteurs n'ont pas l'air de s'en rendre compte, trop partis dans leur délire. Non, c'est vraiment trop commode ce système, c'est immature et trop n'importe quoi comme récit pour m'intéresser.

Un seul petit truc m'a fait sourire, lors de l'assassinat de Kennedy, l'astuce est savoureuse, mais sinon c'est bien trop simpliste, avec un scénario qui part dans tous les sens. D'autant plus que le dessin, malgré des décors assez chouettes, n'est pas du tout joli, ça ressemble à un trait bâclé, ni fait ni à faire, et certaines cases sont assez confuses, bref il n'y a rien de bien intéressant dans ce récit, c'est dommage parce que j'ai toujours aimé les thèmes de voyages dans le temps depuis le roman de H.G. Wells.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 123 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque