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... a posté 2444 avis et 125 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Bourreau  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bah voila, la grosse déception, elle est là, lourde, éprouvante, imprévue, évidente et surprenante, mais bien réelle hélas ! Je me faisais une joie de lire cette Bd, j'avais trouvé ce tome 1 en occasion il y a 6 mois (déjà, est-ce un signe ?), et normalement, ce genre de Bd aurait pu , aurait dû logiquement me plaire, avec son contexte médiéval. Et crac, tout se casse la gueule, qu'est-ce qui s'est passé ? et pourquoi ? Ben à vrai dire, j'en sais trop rien, mais je ne suis pas parvenu à me passionner pour cette ambiance, pourtant entourée de mystère, il y a une certaine fascination, mais c'est tordu, ça part dans un délire scénaristique trop torturé, avec une vision de super-héros médiéval qui se prend pour Batman en scrutant des toits ses victimes. Dans un avis précédent, on parle d'Assassin's Creed, je connais mal cet univers, mais ce personnage principal de bourreau m'a tout l'air d'avoir la même silhouette. Et que dire de cet hurluberlu qui lui fout une tannée sur le parvis de Notre-Dame ?

Non, vraiment, cette pseudo transposition de super-héros dans un autre univers peut parfois avoir de l'intérêt, mais dans le cas présent, j'ai trouvé ça vraiment limite. En plus, le gars qui a la peau dure comme du fer, qui reçoit des haches dans la tronche ou des couteaux dans le bide, ne saigne pas et ne sent pas la douleur... ce n'est pas crédible, ou alors on est dans du fantastique, et ce n'est pourtant pas explicitement indiqué. D'autre part, certaines scènes sont outrancières ou surprenantes, comme ce meurtre sauvage de la putain, et cette scène de dialogues en fin d'album où le héros est torturé inutilement, m'a semblé totalement ridicule et grotesque.

En voyant le nom du scénariste Gabella, je ne m'étonne pas en fait, car toutes les Bd que j'ai lues de lui ne m'ont pas plu : La Licorne, j'ai détesté d'une force, 3 Souhaits, Sept prisonniers étaient très moyens, La Grande évasion - Le Labyrinthe était raté... seuls les récits de la collection Ils ont fait l'Histoire étaient bons (Philippe le Bel et Catherine de Médicis).
On est donc ici dans un délire indescriptible et très fantoche, avec un personnage mal cerné, on ne connait pas grand chose encore de cette histoire, on n'est pas plus avancé, car il ne s'est rien passé de vraiment transcendant, et le final n'est même pas un cliffhanger pour faire saliver... il faut donc que j'attende les 2 autres tomes pour éventuellement changer ma note, c'est ce que je souhaite, car le décor me plait, il faut absolument que ça évolue en bien. Et surtout le dessin me botte vraiment, j'adore ce type de graphisme très puissant et épais, aux cases très remplies et à la mise en page adéquate, déjà rien qu'avec cette première page (celle qu'on voit en galerie) sur les toits de Paris au Moyen Age, c'est très accrocheur.

Nom série  Le Marquis d'Anaon  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'attendais rien de cette série, et les couvertures ne m'attiraient pas vraiment à la lecture, et puis comme je venais de lire L'Homme qui tua Lucky Luke, j'avais envie de voir le dessin de Matthieu Bonhomme. Je l'ai trouvé bon et régulier, mais très dépouillé par rapport au Lucky Luke, on voit qu'il n'avait pas atteint la maturité de cet album ; il y a une amélioration dès le tome 4, les décors restent corrects, c'est plus aléatoire sur les personnages... mais bon, c'est un dessin qui ne m'a pas rebuté pour cette Bd qui explore un XVIIIème siècle intéressant.

Finalement, cette série m'a bien plu, sans qu'elle soit exceptionnelle, ne nous emballons pas, il y a quand même une sorte de régularité dans les récits, et le personnage d'Anaon est attachant ; les ambiances sont toujours teintées de mystère, je trouve d'ailleurs que le côté fantastique est dominant, mais l'aventure n'est jamais très loin, c'est un bon mix. Et surtout, chaque récit est indépendant et ne dépend pas d'une série à arcs ou à suites sur plusieurs albums, ça change et ça rappelle les Bd aux tomes indépendants issus du journal Tintin de mes jeunes années, on peut donc s'arrêter quand on veut.

Le tome 1 possède un ton très mystérieux et une ambiance de légende bretonne bien rendue. Le tome 2 change de région et va en Auvergne en exploitant les superstitions paysannes aussi vivaces dans ces contrées très terriennes qu'en Bretagne. Les décors auvergnats sont bien rendus, avec notamment le château d'Anjony qui figure celui du comte. Le tome 3 m'a paru moins intéressant, les 3/4 de l'histoire se passent sur un bateau, et cette histoire de fièvre m'a semblé peu captivante. Le tome 4 évoque la Bête du Gévaudan, mais replacée en Isère et en Savoie, c'est une histoire de montagne qui est un leurre, mais le côté mystérieux laissé de côté dans le tome 3, est bien trouvé avec cette traque d'un animal. Le tome 5 en Egypte est le seul récit qui se déroule hors de France, et c'est aussi celui qui m'a le moins captivé, la fin est un peu rapide, en dépit de bons décors orientaux.
Le bilan reste donc positif avec au moins 4 albums passionnants sur 5, je ne regrette pas cette lecture pour laquelle au départ j'étais assez réticent.

Nom série  Saint Vladimir  posté le 18/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai ramené cet album d'Angoulême et je m'aperçois que je ne l'avais pas encore lu. C'est un one-shot historique intéressant dans la mesure où il m'a appris qui était le personnage qui y est décrit ; je n'avais en effet jamais entendu parler de ce Vladimir, prince de Kiev qui devint le premier souverain chrétien de cet Etat russe au Xème siècle. Il faut dire que l'Histoire de ces contrées n'est guère contée à l'école, pas en mon temps en tout cas, et je crois que peu de gens connaissent cette période farouche et encore barbare de ce pays en ce Xème siècle. Le premier intérêt de cet album est donc pédagogique et historique, et ça me contente vu que comme beaucoup le savent sans doute ici, je suis passionné d'Histoire, principalement ce Haut Moyen Age encore obscur.

Le second intérêt est graphique, puisque Paul Teng dont je connaissais les travaux, m'avait déjà séduit avec sa Bd Shane, également située dans le Haut Moyen Age, mais en Angleterre, période qui m'était plus familière ; cette bande passa hélas assez inaperçue malgré le remarquable travail graphique de son auteur, et je trouve ici déjà, 6 ans avant, une maturité et un soin dans le dessin qui me ravit. Les visages, les tenues, armes et décors sont soignés et conformes, la documentation fut sans aucun doute excellente, de même que les cadrages et la mise en page sont déjà très étudiés. C'est un atout certain pour ce récit qui hélas n'est pas soutenu par la narration.

La bande souffre en effet d'une narration moyenne, l'auteur n'est pas un scénariste de formation, c'est un enseignant-historien, qui se consacre à la littérature et qui s'essayait pour la première fois à la bande dessinée. Il a donc du mal à bien expliquer les multiples actions de Vladimir, il s'attarde sur des épisodes peu importants et fait s'arrêter le récit au moment où le héros devient roi, délaissant donc la majeure partie de son règne, c'est dommage. Parce que j'ai fouillé un peu le personnage, et je me suis aperçu que tout ce qui est décrit dans l'album se retrouve dans les manuels d'Histoire, il y avait matière à développer certains faits qui auraient pu être intéressants. Pourtant, son règne est entouré de légendes, mais la légende justement montrant Vladimir écouter les arguments des missionnaires musulmans, juifs, latins et grecs orthodoxes, est montrée ici, c'est ce qui décidera de sa conversion, qui on s'en doute était dictée par la politique et le désir de se rapprocher de Byzance.

On apprend néanmoins que Vladimir devient seul maître de la Russie kiévaine, étendant son autorité sur la Crimée et la Galicie, puis épousant la princesse Anne, soeur du souverain byzantin Basile II, et se convertissant au christianisme orthodoxe. Mais j'aurais bien voulu qu'on m'explique comment un idolâtre fervent devint subitement chrétien en détruisant ses idoles de bois, et comment un prince aux mille concubines devint d'un seul coup un époux monogame attentionné ; ces changements ne se firent pas en quelques instants. Le traitement aurait été adéquat en diptyque, un seul album c'est un peu court. Malgré ça, la lecture reste instructive et plaisante, et l'album peut s'acheter à prix modique, quoique je doute qu'il soit facilement trouvable.

Nom série  Bouffon  posté le 15/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est pas mal, mais c'est pas tellement le genre d'histoire que je recherche ou que j'aime lire, le sujet est peu attirant tout en étant intéressant, le ton se veut faussement humoristique grâce à la narration d'un prisonnier enchaîné dans les geôles d'un châtelain cruel, mais derrière ça, il y a un côté dramatique, triste et assez noir de la vie médiévale.

Ce conte est triste en lui-même, on s'apitoie un peu sur le sort de ce pauvre garçon surnommé ironiquement "glaviot", et pendant la lecture, je ressentais une sorte de malaise quelque part. L'ensemble est intéressant comme je le disais en préambule, mais honnêtement, je n'ai pas été franchement séduit par ce récit, c'est très démoralisant.
Le dessin ne m'a pas non plus entièrement satisfait, c'est pas mal, mis à part quelques déformations et des gros plans peu gracieux, l'ensemble est de belle tenue, avec des décors corrects, mais c'est un graphisme qui n'est pas dans mes préférences.

Un album que je ne regrette pas d'avoir lu, mais que je n'achèterais pas. A vous de voir...

Nom série  Le Scarabée d'or, d'Edgar Allan Poe  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En dépit d'un dessin formidable, avec une représentation tout à fait étonnante des flots, du sable et du feu qui ont l'aspect d'une sorte de relief aux couleurs vives et au trait épais, ce récit ne m'a pas transporté. Je crois que s'il n'y avait pas eu cette qualité graphique (que j'avais bien aimée sur Le Malvoulant) avec une mise en page dynamique, j'aurais noté plus sévère.

Mais à la base, ce n'est pas la nouvelle de Poe que je préfère, ce n'est pas non plus la plus représentative de son talent d'écrivain fantastique et policier. A tel point que je n'avais que peu de souvenirs de cette histoire lue il y a bien longtemps, pour comparer si cette adaptation y est conforme. Mais j'ai l'impression que Corbeyran a dû y rester assez fidèle, vu qu'on y retrouve la richesse littéraire de Poe qu'il restitue pratiquement à la ligne (d'après quelques passages que j'ai relus rapidement). J'ai remarqué que Corbeyran est en général fidèle dans ses scénarios lorsqu'il s'agit d'oeuvres littéraires connues. Le sujet est lié à la science de la cryptographie qui était la passion de Poe.

Mais cette histoire ne m'a pas passionné comme je l'aurais voulu, elle est assez complexe, l'atmosphère est pesante et étrange, certaines actions restent floues, et le final est assez plat.

Nom série  Chrononauts  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est vraiment pas le genre de comics que j'achèterais, heureusement qu'un ami me l'a prêté.
J'ai trouvé l'ensemble amusant au premier abord, l'idée un peu folle est attirante et plaisante, on en rêve tous de voyager dans le passé ou le futur ; mais au fur et à mesure du déroulement de ce récit, ça devient de plus en plus délirant et abracadabrant, sans aucun respect de logique et aucune profondeur scientifiques, bafouant toutes les expériences tentées dans ce domaine.

On sent que les auteurs ont avant tout envie de s'amuser, c'est de la pure déconnade sans aucune crédibilité. Comment font-ils pour comprendre et parler avec tous ces peuples ? ils parlent tous anglais ? c'est formidable ! Et les objets modernes, engins, armes ou frusques que les héros baladent à tout va en différentes époques, créant un désordre temporel ? bref ces 2 lascars foutent un vrai bordel temporel et les auteurs n'ont pas l'air de s'en rendre compte, trop partis dans leur délire. Non, c'est vraiment trop commode ce système, c'est immature et trop n'importe quoi comme récit pour m'intéresser.

Un seul petit truc m'a fait sourire, lors de l'assassinat de Kennedy, l'astuce est savoureuse, mais sinon c'est bien trop simpliste, avec un scénario qui part dans tous les sens. D'autant plus que le dessin, malgré des décors assez chouettes, n'est pas du tout joli, ça ressemble à un trait bâclé, ni fait ni à faire, et certaines cases sont assez confuses, bref il n'y a rien de bien intéressant dans ce récit, c'est dommage parce que j'ai toujours aimé les thèmes de voyages dans le temps depuis le roman de H.G. Wells.

Nom série  Mickey Mouse - Café Zombo  posté le 09/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un ami m'a prêté son exemplaire de cette aventure de Mickey, en me disant que c'était du Disney mais avec la patte de Loisel. Je lui ai rendu assez vite n'ayant pas été du tout séduit par cet essai. Pourtant, la gageure d'un grand auteur comme Loisel de se frotter à l'univers Disney, me tentait, j'avais envie de voir comment il s'en sortait, bien que j'ai souvent répété dans mes avis disneyens, que je n'ai jamais été trop fan de l'univers de Tonton Walt en BD, préférant plutôt les films. Bon ben voila, c'est une déception !

Si la base du scénario en vaut une autre (une expropriation dans le contexte social et économique de 1929), c'est la façon de s'en accommoder qui m'a surpris et déplu ; en gros, j'ai trouvé que c'était tout à fait quelconque, ça m'a quand même surpris que Loisel qui a livré une version de Peter Pan très revisitée par rapport au film Disney justement, ne se contente que d'une succession de gags et de situations pas toujours amusants, avec de longs passages inutiles et un peu idiots, notamment le coup du café qui transforme des personnages en zombies (ça sert à rien et c'est bête). Pourtant, il multiplie les références, essaie d'utiliser de nombreux personnages (même Pat Hibulaire), en sacrifiant un peu Donald et Dingo qui en sont pratiquement réduits au rôle de guest-stars, et mettant en avant Horace, Pluto, Clarabelle, Minnie et bien sûr Mickey. Bref, ça traine, ça s'éternise sur 70 pages, et le résultat reste pour moi très moyen. Loisel reste dans une norme très disneyenne, au niveau d'un récit pour jeune public, sans décrire l'aspect social avec plus de mordant.

Reste le dessin dont le niveau est d'une exceptionnelle qualité, Loisel imite parfaitement ce graphisme particulier d'une certaine époque, bien avant que la machine Mickey soit récupérée de façon industrielle, avec une sorte de colorisation qui fait ancienne, donnant ainsi un aspect suranné plein de charme. Mais ce qui achève de me déplaire dans cette entreprise, c'est le format choisi, je n'aime pas ce format hybride et bâtard à l'italienne par définition, et dans le cas présent je trouve que ça dénature la Bd, ça l'affaiblit, elle aurait grandement gagné à utiliser un format comics, c'est à dire une sorte de moyen format qu'on voit actuellement sur les comics de super-héros, ou alors carrément le format pocket qu'on voyait dans les années 70 et 80 sur Mickey-Parade.

Une Bd trop laborieuse pour séduire un public très large, et qui réfute l'avis de l'ami qui m'a prêté le bouquin, car on y voit aucunement la patte Loisel.

Nom série  Manuel Montano  posté le 03/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande espagnole débute en 1988 dans le magazine Cairo, et bénéficie la même année d'une traduction française dans le mensuel A Suivre ; je m'en souviens j'en lisais des épisodes de temps en temps, vu que c'est des récits courts. Sur le moment, ça m'a légèrement amusé, avec ce type à la fausse gueule d'un Bogart déprimé ; l'illusion serait presque parfaite avec le chapeau et le trench, mais c'est un anti-héros pathétique qui se lance dans des enquêtes minables à travers des décors miteux , tout en reluquant les filles de la nuit. Des parodies policières avec des flics maladroits ou qui foirent tous leurs coups, on a déjà vu ça, et je pensais que ça ressemblerait un peu à Abel Dopeulapeul, mais c'est différent, le ton est moins franchement humoristique.

En fait, il ne se passe pas grand chose dans cette Bd au ton décalé qui se veut le reflet d'une société décadente, on y décèle le goût de l'absurde de cet auteur Prado que j'avais découvert pour la première fois à cette époque, même si les scénarios ne sont pas de lui, il y a un ton d'humour noir étrange et qui ne porte pas, bref je n'avais pas trouvé l'ensemble très drôle ni très intelligent, ni très compréhensible, parce qu'il n'y a sans doute pas grand chose à comprendre, c'est juste des errances sur un pauvre type qui voudrait bien, mais qui ne peut point... Prado a d'ailleurs vite abandonné ce personnage.
Je préfère nettement les autres récits de Prado, comme ceux qu'on trouve dans d'autres albums comme Quotidien délirant ou Stratos par exemple, même si ce n'est pas un humour qui me transporte.
C'est comme son dessin, je ne le trouve pas terrible, un peu fébrile sur les personnages, mais son style perce, c'est un trait assez curieux et atypique.

Nom série  Galipettes  posté le 02/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection de 3 albums (dont je n'ai acquis en vide-grenier que les 2 premiers, "Galipettes" et "Culbuttes") est d'un humour très jovial, c'est très proche de Titi Fricoteur, en plus rural, on y assiste à des troussages de filles des champs, à des situations grivoises, dans un esprit complètement rabelaisien, et avec un érotisme champêtre. En gros, c'est du paillard réjouissant.

Attention ! ceci ne s'adresse pas aux amateurs de Manara, de Pichard ou de Crepax... ce n'est pas du hard, ce n'est jamais vulgaire, toujours drôle et truculent à travers de multiples saynètes, avec plusieurs personnages, mais où l'on retrouve le personnage de Le Toine qui se dévoue pour satisfaire de nombreuses prétendantes comme Toinette la bonne du curé, ou Miquette, Marinette, Lisette... sans parler de la femme du boulanger, bref pas mal de filles d'un petit village qui ont l'air d'aimer la manière de s'y prendre de ce brave garçon.

Malgré un côté inégal en qualité souvent inévitable dans plusieurs compilations d'histoires courtes, la satisfaction reste cependant au beau fixe, il y a bien 2 ou 3 gags qui sont moins réussis, mais l'ensemble est bon, c'est de l'érotisme champêtre rigolo et plein de charme, accentué par le dessin sympathique et simple de Pertuzé.
Originaire de Toulouse, cet auteur a souvent collaboré avec les éditions Loubatières, et pour le journal la Dépêche du Midi, il a aussi réalisé des ouvrages régionaux illustrés par ses dessins, mais ce qui fait vraiment sa spécificité, ce sont ces contes grivois réunis dans ces albums qui sont très divertissants et qui s'inscrivent dans la tradition française du chaud lapin. Une découverte intéressante à faire.

Nom série  Nathalie, la petite hôtesse  posté le 02/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album sorti avant Magali, la petite infirmière (mais que j'ai lu après), remplit exactement le même rôle de parodie poilante et sexy d'une grande série franco-belge qu'on a pratiquement tous lu ou adoré étant ado ; car si Magali était un personnage inventé par Jaap De Boer, Natacha est une création existante, et combien de lecteurs avaient rêvé la voir aller plus loin, plus lubrique ou dévergondée ? Peut-être que ça peut déranger un vrai fan, moi je n'ai pas eu ce problème, n'ayant lu Natacha que de façon épisodique, et je trouve ce détournement très réussi, contrairement à ce que pensent plusieurs aviseurs précédents.

J'aime bien l'érotisme rigolo, je trouve que quand c'est bien fait, ça peut être très drôle, et c'est le cas ici, je n'ai pas envie de faire le difficile, certes le scénario n'est pas tellement recherché, mais ce n'est peut-être pas ce qu'on lui demande, ce qu'on attend de voir, c'est de la fesse un peu partout, des situations rigolotes et quelques gags réussis, ce qui est le cas, le pastiche me convient pleinement, je le prend au second degré avec un grand sourire. Ce n'est pas non plus une Bd destinée à émoustiller ou exciter, il y en a assez pour cela, ça évite de justesse la limite à ne pas franchir pour verser dans le hard et la vulgarité, le but est simple : détourner une héroïne célèbre de la BD franco-belge, de façon humoristique, avec de la fesse joviale, ce but est atteint.

Le dessin très bien imité de Walthéry, remplit aussi son rôle car il accentue la drôlerie, et contrairement à ce que certains pensent, il convient très bien à l'érotisme humoristique, c'est cent fois plus joli que certaines Bd que j'ai pu voir dans le même domaine avec des graphismes très laids... je me demande juste comment Walthéry avait pris en 1985 cet essai parodique et libertin, bien que depuis, il ait lui aussi dénudé sa Natacha dans Parodies.
Pour finir, je conçois que ce n'est pas de la grande BD, que le scénario aurait pu être plus élaboré, mais je trouve que le résultat n'est pas si mal, ça reprend des situations vues dans les albums Natacha (chez la peuplade primitive notamment), et je préfère me détendre carrément avec ce genre de bande qu'avec de vraies Bd humoristiques qui souvent sont bien plus laborieuses. Et quand en plus, j'ai eu l'opportunité de la choper dans le grand vide-grenier annuel de ma ville pour 3 euros (avec 2 autres albums), je peux conseiller l'achat dans ce cas précis, sinon une lecture décomplexée en bibli.

Nom série  Sherlock Fox  posté le 01/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette enquête n'a de sherlockienne que le nom, car il ne s'agit pas d'une adaptation de Sherlock Holmes en mode animalier, mais d'un détective surnommé ainsi en raison de ses déductions et de sa faculté d'observation ; c'est déjà un bon point car je crois qu'on est un peu surbooké en adaptations de Sherlock Holmes.

Cette Bd démarre bien, elle présente le héros qui est rusé comme un... renard, et ça tombe bien car il en est un ; ce petit prologue sert uniquement à présenter le personnage car il n'influe aucunement sur l'affaire qui va suivre et qui va se révéler bien étrange. Morvan donne un ton mystérieux et inhabituel à ce récit qui a tous les ingrédients de l'enquête à énigme. Mais ce que j'ai apprécié, c'est le côté direct et simple ; ce n'est pas un polar complexe avec plein de ramifications qui s'enchevêtrent comme souvent dans ce genre d'enquête, c'est souvent pour donner une épaisseur, or là il n'y en a pas besoin, car l'atmosphère est suffisamment étrange, ce qui donne une lecture facile.

Malheureusement, là où je ne suis pas d'accord avec les avis précédents, c'est la qualité du dessin qui me fait faire la grimace ; en effet, je n'aime pas du tout ce style graphique, les visages d'animaux sont laids et disgracieux, pas toujours bien identifiables, certaines scènes semblent confuses à tel point que je devais scruter de près certaines cases pour essayer de comprendre ce qui s'y passait par endroits. En plus, la colorisation est souvent sombre, ça n'arrange rien. Pour les décors, ça pourrait le faire, mais les personnages ont des silhouettes et des têtes horribles ; quand on voit les autres séries animalières à côté, comme Jim Hawkins ou évidemment Blacksad... le contraste est sans appel.

C'est dommage, cette enquête me plait bien, le ton est étrange et mystérieux, le cliffhanger de fin donne envie, mais tout ceci est gâché par ce dessin, je ne sais donc pas si je ferai l'effort de lire la suite... et je le regrette.

Nom série  L'Arche  posté le 31/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu cette série dans l'édition originale Soleil, et le moins que je puisse dire, c'est que ça ne m'a absolument pas fait vibrer. Tout démarre un peu trop nébuleusement, ça enchaine avec Emilio cet ado geek qui cache bien son jeu, ça embraye ensuite sur du polar en fin de tome 1, avec pas mal d'action, il y a une sorte de complot, bref c'est du polar d'anticipation assez distrayant, mais tout ça n' est pas toujours très clair, je trouve l'ensemble confus, avec des trucs pas expliqués ou si peu, il faut sans cesse deviner, bref ce genre de série sert en général à se débrancher un peu le cerveau, et là j'ai l'impression que ça enfume le lecteur basique qui comme moi n'est pas très fan de ce genre d'univers. En fait, je crois tout simplement que je ne suis pas le public visé.

En plus, l'amourette entre Asia et Pod semble assez superflue dans ce contexte futuriste pas trop mal élaboré et parfois inventif, mais sans plus, il n'y a pas l'étincelle qui place cette Bd dans les indispensables. Il y a aussi le consortium Cadillac, j'ai un peu de mal avec ce nom qui me rappelle trop une marque de voitures et une petite ville de Gironde proche de chez moi (Spooky comprendra). Seul le dessin m'a plu, c'est un graphisme agréable et lisse qui ressemble ici un peu à celui de Félix Meynet ; Maillié fera de nets progrès sur Le Grand Mort, mais j'aime bien ce style graphique doux à l'oeil. Rien d'autre à signaler, je ne me suis pas ennuyé, mais tout ça n'est pas pour moi...

Nom série  Cuervos  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette plongée en enfer violente et chaotique d'un gosse colombien, qui paumé, abandonné et n'ayant plus aucun repère, n'a plus comme recours que d'être récupéré par les cartels de la drogue, aurait pu avoir un intérêt certain, si je n'avais lu peu de temps avant Rio qui est beaucoup plus nuancée. Le scénario est le même, autour d'un gosse des rues livré à lui-même et qui survit grâce à de petits boulots plus ou moins honnêtes et l'action d'une ONG (ici, celle d'un assistant social engagé dans la réinsertion de ces gosses). Seuls les lieux de l'action sont différents : Rio et Medellin.

Nous assistons donc à cette lente descente aux enfers, dans le monde de la drogue et du crime sordide. Sans fioritures, les auteurs content cette implacable course à la mort, et c'est avec le tome 1 qui reste le meilleur album de la série, que le récit atteint une réelle dimension, avec les dérives de Joan, au milieu de la misère, des sales coups, d'une errance suicidaire... tout ceci conduisant aux cartels. Dès le tome 2, je me suis désintéressé de cette histoire, l'écart entre les 2 albums est trop grand, 10 ans ont passé, Joan a grandi trop vite, il n'a plus de rédemption possible, il n'y a pas de transition qui montre sa dégradation morale et son glissement vers le crime.

De plus, le personnage de Joan est carrément antipathique, au contraire du héros de Rio qui restait attachant, il tue Miguel qui aide à la réinsertion des gamins perdus, il n'a donc aucune pitié, je n'ai d'ailleurs pas accepté cet acte. Ce qui fait que je n'aime pas cette atmosphère, elle est tout le temps délétère, il n'y a aucune chance de salut, j'ai donc arrêté après le tome 3 qui reste l'album le moins intéressant, et ça m'est égal ne ne pas savoir la fin.

Le seul élément qui m'apporte une petite satisfaction est le dessin de Durand, qui a bien évolué depuis sa reprise de Cliff Burton ; c'est un dessin aux images brutales, mais costaud qui s'accorde bien avec le propos, même si sa mise en page est un peu fatigante avec cette succession de plans constitués de petites cases puis de grandes cases, ça donne un côté un peu serré et comprimé aux dessins, mais ce qui est étonnant, ce sont les angles de vues en hauteur, des vues sur un décor au-dessus des personnages, ce qui donne un aspect insolite à cette Bd.
Je suis quand même assez étonné de voir autant de notes positives sur cette série.

Nom série  Hariti  posté le 29/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pensais trouver un conte africain assez fascinant avec de la magie, du fantastique, du mysticisme et des rituels typiques de ce continent d'Afrique Noire, mais je sors plutôt déçu de cette lecture ; ça se joue à peu mais c'est ainsi. D'ailleurs la couverture du tome 1 n'incite vraiment pas à mettre le nez dedans tellement c'est laid, je n'arrive pas à y voir ce que ça représente... à côté, les 2 suivantes sont beaucoup plus séduisantes.

C'est une étrange Bd, avec des situations bizarres, accentuées par le dessin très tortueux, un peu géométriques, qui symbolise sans doute une vision torturée du contexte africain, avec des images violentes, mais ce n'est pas du dessin hideux ou désagréable, c'est juste que ça surprend, c'est pas habituel et je devais m'y faire. Mais tout ceci représente un fantastique pour lequel je n'éprouve rien et dans lequel je n'ai pas envie de rentrer. Je retiens quand même la richesse du dialogue qui est assez abondant et redondant , notamment dans des scènes mystiques entre Hariti et les dieux africains, sinon le texte est nourri d'une certaine richesse littéraire, c'est un peu audacieux par endroits, et violent comme les images auxquelles ça colle bien.

Nom série  USA über alles  posté le 27/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai emprunté cette série vraiment parce que je n'ai pu avoir celles que je souhaitais, c'est donc du remplacement sans conviction, seulement au vu de l'aspect graphique qui m'a semblé correct.
Et ce que je prévoyais se vérifie avec cette histoire basée sur une uchronie en période d'immédiate après-guerre (1947), ça m'ennuie de façon prononcée. De plus, je ne vois pas ce que ça fait en genre policier/thriller, ça n'a rien de policier, il y a de l'espionnage, mais ça aurait plus sa place en historique ou en inclassable.

Le genre se répand de plus en plus en BD, comme Jour J ou Wunderwaffen, ces séries ne m'ayant pas attirées non plus. Pécau, scénariste sur L'Histoire Secrète et Jour J semble à l'aise dans l'uchronie, mais moi j'ai déjà donné mon sentiment là-dessus, il y a à prendre et à laisser, j'ai trouvé rarement une Bd de ce type qui m'ait vraiment intéressé. Et ici, l'intrigue qui tourne sur des prototypes d'avions n'est vraiment pas captivante, les personnages sont inintéressants, il n'y a pas de profondeur, c'est complexe, je n'ai semble-t-il pas saisi tous les composants de cette histoire, mais surtout, je trouve que c'est vraiment peu crédible, je vois mal les allemands s'allier aux Américains au lendemain de la guerre contre les Russes : en gros, les alliés d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui, et vice-versa, c'est d'ailleurs ce qui est dit dans un dialogue. Quant on sait dans quel état d'esprit étaient les Américains vis-à-vis des Allemands à la fin de la guerre, ça parait donc peu probable, je suis étonné que Pécau ait développé cette idée.

Reste la partie graphique qui comme je le disais est très agréable, les scènes d'avions sont très réalistes et spectaculaires, Maza se défend sérieusement dans ce type de bande puisqu'il bosse aussi sur Wunderwaffen et d'autres séries d'aviation de guerre ; mais tous ces ballets aériens finissent pas m'ennuyer, de plus les visages des personnages sont assez ressemblants, ce qui accentue la confusion, déjà qu'elle est présente dans le scénario. Bref, je laisse tomber après ce tome 1, ça ne m'intéresse pas du tout.

Nom série  Médicis  posté le 25/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Olivier Péru entame ce cycle par un premier album annonciateur d'une grande saga qui comportera 5 tomes sur l'une des plus grandes familles de la Renaissance, celle des Médicis (qui donnera 2 reines à la France notamment).
Ce n'est pas un récit épique rempli de batailles et d'exploits sanglants, mais plus une lutte politique qui passe par la ruse, le calcul, les luttes souterraines et quelques manoeuvres pas toujours très reluisantes. La rivalité politique et l'ambition effrénée des Médicis et des Albizzi sont au coeur de cette intrigue, ils sont mariés à Florence, ça transpire durant tout le récit.

Cet aspect très politisé et historique, avec un dialogue abondant, aurait pu donner un ton figé et ennuyeux, sans batailles et sans trop d'action, mais les auteurs rendent le propos captivant en veillant à maintenir une tension, un intérêt soutenu, notamment sur la psychologie des personnages et les relations entre les 2 familles rivales. Cosme se révèle un grand stratège politique et un mécène respecté, en n'oubliant jamais son intérêt personnel.

Je ne connaissais pas tellement ce personnage de Cosme qui est le véritable fondateur de la lignée au moment où elle connait une ascension ; je ne connaissais surtout que Laurent le Magnifique qui fera l'objet de l'album suivant, et qui reste le personnage de son temps le plus fascinant. La fin d'album passe justement le relais à Laurent, ce qui fait que cette série est composée d'un album par personnage, les récits sont indépendants entre eux, tout en ayant une continuité, mais ils peuvent se lire comme des one-shots, un peu comme d'autres séries-concept.

Le sujet est également soutenu par un dessin de bonne facture qui s'améliore en cours de route, en devenant plus solide ; expressif, soigné et bien détaillé sur les ensembles architecturaux comme la cathédrale en cours de construction que l'on voit ici, avec son célèbre architecte Brunelleschi (ami personnel de Cosme de Médicis) qui réussit l'exploit de coiffer le célèbre dôme d'une coupole grandiose. Les décors intérieurs des palais sont aussi détaillés, notamment dans les caissons des plafonds florentins très luxueux, ce dessin contribue donc énormément à créer une atmosphère toscane très réussie.

J'ai relevé cependant quelques défauts : des défauts de bulles qui ne sont pas placées aux bons personnages, et un truc bizarre : c'est Cosme qui découvre son ami Domenico assassiné dans une ruelle, et dans la scène qui suit, son frère lui annonce la nouvelle qui semble l'étonner... Sinon voila encore le début d'une Bd historique de belle facture, souhaitons que l'éditeur la poursuive.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 23/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lucky Luke est à son tour revisité comme l'ont été Bob Morane, Michel Vaillant, Ric Hochet et d'autres, sauf que là, ce n'est pas un album qui semble continuer la série, c'est plus perçu comme un hommage à Morris. L'auteur se plie avec brio à l'exercice de style en se fondant dans l'univers de Morris, et en se réappropriant les codes de la série, tout en gardant sa propre identité et sa touche personnelle.
Je connaissais mal Matthieu Bonhomme, n'ayant lu que Texas Cowboys que je n'avais d'ailleurs pas aimé, aussi dès la première page, on ne peut y croire en voyant la silhouette bien connue qui git lamentablement dans la boue ; on se doute que ce n'est pas possible car je crois qu'aucun auteur moderne de BD n'aurait l'audace de flinguer un tel mythe comme Lucky Luke (ce serait même suicidaire pour sa carrière), lecture qui reste pour moi et pour plein de gens un souvenir d 'enfance très ancré, et il m'arrive d'en relire encore parce que ça fait du bien et qu'on en a besoin. Le titre de cet album est quand même sacrément racoleur, car destiné à accrocher le lecteur potentiel, mais c'est bien trouvé.

On ne peut pas dire que le scénario présente une grande originalité, mais la façon dont c'est conté reste très séduisante, car les clins d'oeil abondent dans cette Bd, Bonhomme réutilise habilement tous les éléments qui ont fait la réputation de Lucky Luke : bagarre de saloon, sheriff qui taille un bout de bois, gag de Jolly Jumper (qui crache de la flotte sur le vieux grigou), l'habileté au tir de Luke, le croque-mort, les plans qui imitent ceux de Morris... sans parler des allusions aux personnages, comme ceux de Laura Legs, Phil Defer ou les cousins Dalton qui sont évoqués, et à la fin le brin d'herbe remplaçant la cigarette, avant la traditionnelle image finale avec le sempiternel I'm a poor lonesome cowboy...

On remarque aussi que le nom de Morris apparait sur une tombe du cimetière, et que le personnage de Doc Wednesday est directement inspiré par celui de Doc Holliday. L'auteur se livre donc à un joli florilège de figures du western (un sheriff incapable, des villageois vindicatifs, des mineurs, des frères soudés, des Indiens boucs émissaires, des conducteurs de diligence, une jolie femme arrivant dans ce monde de brute...).

Et pour couronner le tout, le dessin est vraiment superbe, très agréable à l'oeil, ne cherchant pas à copier le trait caricatural de Morris, c'est un très joli style semi-réaliste (avec un visage réussi de Luke), une pureté de ligne proche de la Ligne Claire et de belles images de nuit et de décors naturels ; c'est plus appliqué que sur Texas Cowboys.
Un bel hommage à Lucky Luke et aussi un bel hommage au western.

Nom série  Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?  posté le 22/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je précise que j'ai lu l'édition Dupuis en collection Aire Libre, dont je préfère la couverture.
Déjà d'emblée, l'album s'ouvre sur des images de Bordeaux, la gare Saint-Jean, le Café des Arts... je me dis que ça commence bien pour moi et que l'auteur a bien reproduit les lieux, encore que le dessin de Moynot, faut s'y faire ; autant sur Nestor Burma qu'il avait repris après Tardi, ça pouvait passer, autant ici, je l'ai trouvé très irrégulier, avec des pages qu'on dirait bâclées et d'autres plus appliquées, mais le tout reste sombre.

Et puis finalement, le récit a fini par rapidement m'ennuyer, je dirais même que je me suis fait chier royalement, je n'aime pas parler ainsi, mais c'est pour appuyer mon argument que j'emploie une telle formule, à l'instar de cet écrivain américain Wales qui m'a semblé être une sorte de double de Bukowski, en moins trash, mais au langage trivial et complètement perdu comme une pauvre loque lorsque sa greluche disparait. La preuve que j'y ai quand même compris quelque chose, c'est que je me suis endormi et que j'ai repris ce récit le lendemain sans avoir besoin de revenir en arrière, tellement c'est vide, vain, inutile et sans intérêt.

Je déteste ces écrivains qui se regardent le nombril, cet égoïsme et ce cynisme qui les caractérisent ; comme je l'ai dit dans Piscine Molitor, ces mecs là vivent dans un univers qui leur est propre, ils ne pensent qu'à leur gueule et se foutent du reste. En plus, ici, on voit nettement que ce genre de type vit au crochet d'une éditrice qui lui verse des avances, ou de subsides venant de leur famille, parce que sinon ils finiraient poivrots au bord de la Seine car ils sont incapables de faire autre chose sortis de leur petite vie confortable d'écrivains. Je peux paraitre un peu remonté ou aigri, mais ces mecs je les connais bien pour les avoir côtoyé lorsque j'allais à Paris voir ma tante qui tenait une petite galerie de peinture dans le VIème ; lors des vernissages, il y avait une faune d'intellos, de pétasses parfumées, d'artistes et d'écrivains qui pétaient plus haut que leur cul et méprisaient les provinciaux, et ça m'indisposait, mais par respect pour ma tante, je ne créais aucun scandale, je me prenais juste la tête avec eux...

C'est pourquoi j'ai quand même voulu finir cette lecture, pour voir cette errance littéraire, j'en retiens 1 ou 2 trucs positifs, comme la panne d'inspiration de l'écrivain, la critique du monde éditorial, ou encore le fait que sans la bonne femme qui leur sert d'oreiller, ces gars sont complètement à la dérive. Le récit rappelle aussi Quelques Mois à l'Amélie par certains côtés... mais je n'aime pas ce genre de Bd sur ce milieu, c'est ce que j'appelle de la branlette intellectuelle, et il y a plus intéressant à lire.

Nom série  DesSeins  posté le 22/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'aurais sans doute jamais lu ce petit album si je n'avais attendu en bibli que la Bd que je convoitais se libère, mais finalement j'en sors ni déçu mais ni ravi non plus.
Il s'agit de petites tranches de vie quotidienne, d'une sorte d'analyse comportementale et sociétale sur le corps humain, et principalement les seins des femmes qui sont en vedette ici, un des atouts majeurs de la féminité, et auquel je suis moi-même très attaché.

Cette lecture m'a donc dans un premier temps amusé, et puis très vite, on glisse au travers de ces 7 portraits de femmes, dans une gravité ironique. En effet, ces mini-récits sont tour à tour ironiques, touchants, émouvants, pathétiques... et appellent une certaine interrogation, tout en développant une sensualité inévitable. Peut-être qu'on ne regardera plus les poitrines des femmes de la même façon, je ne sais pas... L'ensemble m'a paru donc intéressant, même si tous les récits ne sont pas de qualité égale, celui qui m'a semblé le plus réussi est celui de la grosse femme qui finit en prison. Mais comme je le soupçonnais, ce genre de Bd n'est pas du type que je recherche et que j'aime, je suis content de l'avoir lue mais pour moi ce n'est pas essentiel, et je ne me vois pas l'acheter ; de même que le dessin de Pont, comme je l'avais dit sur Où le regard ne porte pas..., je le trouve sympa mais pas exceptionnel, et même à la limite un peu moins soigné que sur cette dernière.

Nom série  Star Fuckers  posté le 20/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un début de série qui emmène le lecteur dans l'envers du décor hollywodien, sur les traces d'une jolie héroïne (tout le monde est beau de toute façon là-bas) et d'un ancien paparazzi. Le contexte est intéressant, il y a matière à décrire ce milieu de paillettes et d'artifices, mais si le scénario à trame policière se défend, et récupère au passage des affaires célèbres qui ont alimenté les potins hollywoodiens, ainsi que des références à des séries comme Californication, le fond reste moyen, j'ai l'impression que les auteurs n'exploitent qu'à demi le sujet qui était pourtant riche.

Moins intéressant à première vue que Mister Hollywood qui traite un peu du même sujet, l'érotisme en moins, cet album demande confirmation avec une suite qui devra être plus subtile. Sinon, les scènes érotiques ne sont pas trop racoleuses, on nage entre les clubs de strip-tease, les séances privées et les lap dances, c'est un peu inévitable dans un tel lieu, l'érotisme y est soft, c'est joli à regarder et bien dessiné, mais ça ne va pas chercher bien loin. Le dessin de cet auteur anglais appuie sans aucun doute le propos et apporte un plus indéniable, je l'ai trouvé beaucoup plus fin et soigné que sur Le Casse - Diamond, plus policé, léchant les contours féminins avec un savoir-faire évident, c'est très séduisant.
J'attendrai donc la suite pour être définitivement fixé.

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