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Nom série  Fun Home : Une tragicomédie familiale  posté le 10/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'avoue que je ne comprends pas bien les autres avis (d'où mon avis vu que je ne viens quasiment plus sur le site ), vu que fun home est un vrai coup de coeur pour moi... j'ai trouvé cette histoire passionnante d'un bout à l'autre.

Peut-être que le fait que le point de vue soit féminin a aidé, en tous cas je me suis sentie dès le début impliquée dans cette histoire et proche de la narratrice. Et voir petit à petit au fur et à mesure réinterpréter son enfance et son adolescence à l'aune de la révélation de l'homosexualité de son père, et de montrer comment en filigrane ce sont les pressions sociales qui l'ont au final rendu étranger à sa famille, et quel désastre cela a été pour tous, n'est pas une histoire que j'ai souvent lue. Et là je l'ai trouvée très finement analysée.
Les quelques réflexions féministes qui parsèment le bouquin m'ont beaucoup plues aussi, les anecdotes sur sa puberté aussi.
L'aspect "reportage" sur une certaine époque, et notamment sur la façon dont étaient perçus les homosexuels et comment ils se débrouillaient, était passionnant en soi, aussi.

J'ai aimé le ton, aussi - factuel, non dénué d'humour, et refusant l'émotion facile.

Une excellente BD, en ce qui me concerne.

Nom série  Lastman  posté le 14/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne lis plus beaucoup de BDs, et le nombre de BDs qui m'étonnent et m'enthousiasment est devenu assez faible.
Mais j'avais envie de poster un avis sur Lastman, parce que c'est mon gros coup de coeur du moment.
Lastman, c'est hyper bien foutu, fun à chaque page. C'est impossible de faire dessin et découpage plus dynamiques, et les dialogues sont d'une fluidité exemplaire, les personnages extra... et le scénario est super potache, mais avec un petit truc en plus, hyper malin, hyper plaisant. Et une terrible envie de lire la suite à la fin de chaque tome !

Lastman, c'est un vrai manga à la française, le premier probablement : pas une pâle copie, mais une œuvre personnelle et ambitieuse qui a bien digéré les codes du mangas pour mieux les mettre en œuvre.
Et contrairement à ce qui a été écrit plus bas, je trouve pour ma part que le tome 3 est le meilleur à ce jour.

Bref, Lastman, c'est bon, mangez-en !

Nom série  7 Shakespeares  posté le 22/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si ce manga n'avait pas été du même auteur que Beck, je ne sais pas si je l'aurais acheté. Encore que, je voue une adoration infinie à Shakespeare, ça aussi ça a dû jouer.
Mais c'est une très agréable surprise pour le moment, j'avoue être sous le charme même si je ne sais pas trop où Harold Sakuishi veut en venir... vu le titre j'imagine que sa thèse est que Shakespeare était en réalité un groupe de personnages, nous verrons bien.

Pour le moment, le manga est centré autour de Li, une jeune chinoise étrange, émigrée dans le Liverpool du 16ème siècle. Douée d'un don de divination qui lui a valu la haine des siens et une gorge mutilée par son propre père, elle va faire la rencontre de deux jeunes anglais marchands de sucre. Et de leur serviteur, un brave homme pieux qui va se prendre d'une affection paternelle pour elle.
L'un des deux anglais, Lance, se passionne pour l'écriture de pièces de théâtre populaires, et découvre très vite chez Li un don inné pour la poésie...

7 shakespeare est un manga doué d'une narration exemplaire, et qui se lit avec énormément de plaisir. J'avoue trouver le choc des cultures entre la Chine et l'Angleterre au 16ème siècle très intéressant, et bien rendu. Harold Sakuichi évite la caricature, et se fait manifestement plaisir avec ce manga, beaucoup plus calme et serein que ne l’était Beck. Je pense que le rythme de parution est plus cool, aussi, ce qui lui permet de peaufiner ses dessins.

Bref, c'est très frais. Pas encore un coup de coeur, ça dépendra de la suite des évènements. Mais il me tarde de lire la suite.

Nom série  Le nouvel Angyo Onshi  posté le 01/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Le nouvel Angyo Onshi est un manga considéré comme culte par beaucoup. Mais je ne fais pas partie de ce public...

La principale raison de son succès est à mon avis le dessin de Yang Kyung-il. Effectivement, il a un joli coup de crayon, mais pour ma part je trouve le dessin trop propre, trop chargé, trop classique, trop plein d'esbrouffe... bref je le trouve sans âme.

Mais ce qui m'a fait bloquer sur ce titre (et j'ai TOUT lu par politesse vis à vis de l'ami qui me les a prêtés), c'est vraiment le scénario.
J'ai trouvé l'histoire souvent malsaine par son côté hyperviolent et complètement gratuit, son nationalisme sous-jacent, ce côté "je rends la justice en massacrant tout sur mon passage"...
Symptôme de ce côté malsain : le personnage de Sando. Jeune fille au corps adolescent qui se balade à 95% nue (juste un cache-sexe et un cache-téton et une grande cape "trop cool"), avec de grands yeux innocents qui massacre tout à tour de bras. Jeune fille totalement soumise à son maître, hyperviolente, mais d'apparence fragile tout en étant nue... un drôle de mélange qui m'a franchement rebutée.

Et puis il y a les ficelles scénaristiques : pendant 10 tomes, le scénariste refuse de livrer au lecteur ce que TOUS les protagonistes savent (ce qui s'est passé quelques années auparavant), histoire de créer un suspense plus qu'artificiel. Cela m'a profondément énervée.
Autre gros reproche : on ne comprend quasiment jamais les motivations des héros. Il y a trop de surenchère dans les combats, ça en devient vraiment n'importe quoi.

Bref, trop violent, trop malsain, trop superficiel... j'ai vraiment pas aimé.

Nom série  Real  posté le 21/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'ai rarement eu autant le sentiment d'une note injuste qu'en lisant l'avis de ThePatrick sur ce manga. Certes le début du premier tome est un peu déroutant, mais la suite est extraordinairement forte et bouleversante.

Cette série réussit l'exploit de parler de handicap avec un réalisme parfois quasi documentaire, sans pathos, ni bons sentiments dégoulinants, ni militantisme. Il y est avant tout question d'humains à la personnalité très travaillée, soumis à rudes épreuves, et qui s'en tirent (ou non) par la force de leur caractère.

En fait je me retrouve en tous points dans la critique de Ro. Inoue nous prouve encore une fois qu'il n'est pas seulement un (très) grand dessinateur, mais surtout un grand auteur. Le sujet est anti-glamour au possible, et pourtant il le rend absolument passionnant, et émouvant.

Un gros coup de coeur, pour une oeuvre qui en plus se bonnifie avec le temps.

Nom série  Portugal  posté le 03/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un livre assez sombre et intime que nous livre là Cyril Pedrosa. Il a complètement fini de "lâcher" son dessin, et nous livre ici une série de planches magnifiques, à la limite du carnet de croquis, très expressives et spontanées.

L'histoire par contre est très personnelle mais très diluée, et pas forcément toujours passionnante pour qui n'est pas l'auteur : l'album fait 260 pages mais se résume assez vite. Cela reste un très bel album, malgré des longueurs et quelques passages un peu creux - d'autres très bonnes séquences compensent largement.

Mais rien que pour le graphisme cet album vaut le détour. Plus le temps passe et plus le dessin de Pedrosa mûrit, et c'est un bonheur de le voir progresser d'albums en albums.

Fans de dessin léché s'abstenir, cependant...

Nom série  Bakuman  posté le 15/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon. Pour résumer l'état d'esprit dans le quel j'ai lu bakuman, je n'ai pas aimé Death Note, mais j'aime beaucoup le dessin d'Obata, et en tant que dessinatrice amateur amatrice de manga depuis toujours le thème d'adolescents qui cherchent à devenir auteurs de manga titillait ma curiosité...

Et, rendue au quatrième tome, j'avoue que j'aime beaucoup. La série s'améliore, même, puisque le vrai point intéressant de ce manga est celui du monde de l'édition et le processus créatif de la réalisation de BD à succès, et cet aspect est de plus en plus présent. Cet aspect là est très bien traité, intelligemment, les différents essais des héros sont plus que crédibles, on sent que leurs idées ont plein de potentiel, que les remarques de leur directeur éditorial sont pleines de bon sens et les aident à s'améliorer. L'enthousiasme passionné des héros et de leurs rivaux est communicatif, et j'ai aimé le fait qu'il se forge entre eux une sorte d'amitié compétitive et une émulation qui les pousse toujours plus haut.

Non, si ce manga a un défaut, en plus de son histoire d'amour débile ("ne nous revoyons plus tant que nous n'aurons pas réalisé notre rêve" pffff), c'est qu'il est franchement misogyne. Cette misogynie était déjà latente dans Death Note, là elle devient carrément explicite : on a ainsi droit à une grande explication comme quoi la première de la classe n'a rien compris à la vie, que les filles brillantes font peur aux garçons qui fondamentalement cherchent une fille jolie, discrète, gentille et soumise pour devenir une future bobonne au foyer qui soutiendra son aimé dans la réalisation de son rêve, rêve auquel tout doit être sacrifié... le premier tome abonde de grandes théories de ce genre.
Les quelques personnages féminins, dont on sent qu'ils n'ont été rajoutés que pour remplir un certain "quota-fille", sont donc une "discrète-jolie-gentille-mais-timide", censée faire fantasmer le lecteur, une sportive à gros seins et petite culotte qui se rend utile en préparant des bons petits plats aux héros, et une jeune scénariste qui pour le moment est froide et prétentieuse (j'ai cependant espoir que son portrait se nuance par la suite).

Mais, bon, on peut prendre cela comme une lorgnette vers un certain pan réac de la culture japonaise, avec son apologie terrifiante du surmenage s'il est au service d'un rêve... ainsi, il semble que les héros soient en passe de reproduire le propre schéma familial dans lequel ils évoluent : père totalement absent car travaillant d'arrache-pied et mère au foyer, au service de sa famille (enfants compris). C'est plutôt intéressant à observer d'ailleurs, même si parfois cela fait un peu frémir.

Bref, il semble loin le temps où les garçons japonais fantasmaient tous sur Minami Asakura, l'héroïne de Touch, qui était tout à la fois gracieuse, brillante et volontaire... ! D'ailleurs, dans Touch, s'il était aussi question de la réalisation du rêve du héros, c'était plutôt une métaphore du passage de l'adolescence à l'age adulte. Rien d'aussi profond chez "Bakuman", ici on reste totalement au premier degré. Mais bon, c'est malgré tout prenant, intéressant et addictif, ce qui est déjà bien.

Edit : tiens, je n'avais pas lu la critique de Ro, mais manifestement on a tiqué sur les mêmes aspects !

Nom série  Les Noceurs  posté le 02/02/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel bel album que ces noceurs !

Graphiquement, tout d'abord, car c'est cet aspect qui saute aux yeux : c'est original, innovant, beau et expressif. En quelques coups d'aquarelle qui se mélangent sans s'embrouiller, Brecht Evans déploie un monde qui a un pied dans la réalité et l'autre dans l'onirisme, avec un sens de l'économie du trait et de la couleur qui ne peuvent que laisser admiratif.

Mais, paradoxalement, du fait même de cette originalité graphique, l'album peut faire un peu peur au premier abord, aussi me demandais-je en entamant la lecture : y a-t-il une histoire ? Est-elle compréhensible ? Intéressante ? Est-ce que ce graphisme ne rendrait pas confuse la narration ?
J'étais un peu dubitative je l'avoue, à tel point que j'ai attendu 1 mois avant de m'y atteler.

Eh bien j'avais tort : cet album se dévore, et malgré les apparences est très facile à lire et procure un grand plaisir de lecture. Les personnages sont bien vus et originaux, notamment ce charismatique et insaisissable Robbie qui attise toutes les convoitises... et, bien sûr, l'ambiance est envoutante.

Une lecture originale et chaudement recommandée, donc, et qui vient de recevoir un très mérité "prix de l'audace" au dernier festival d'Angoulême, intitulé qui peut surprendre mais qui prend tout son sens à la lecture du livre.

Nom série  Château de sable  posté le 07/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grande fan de Peeters devant l'éternel, je me suis jetée avec avidité sur cet opus. Je l'ai dévoré, car comme toujours sa narration vous happe dès la première case pour ne vous lâcher qu'à la dernière, après une lecture en immersion totale. L'histoire est intrigante, le graphisme parfaitement adapté, bref sur la forme c'est -comme toujours serais-je tentée de dire- du grand art.

Et puis, une fois reposé, on se met à songer au fond. Et, s'il ne laisse pas indifférent (ce qui est en soi un gage de qualité), il n'est pas toujours satisfaisant. Je partage totalement l'avis de Ro. Sauf que, si le fait de ne pas connaitre tous les tenants et les aboutissants ne m'a pas vraiment gênée (j'aime les récits surréalistes), le traitement de ce qui arrive aux "enfants" dans ce récit m'a gênée, et au final gâché un peu ma lecture.

Déjà, au départ, leurs dialogues sonnent faux. Puis vient leur évolution psychologique, qui ne me semble pas crédible... il faut dans la vraie vie plusieurs années d'adolescence pour passer mentalement à l'âge adulte, notamment concernant la question de la sexualité. Dans "Château de sable", les enfants semblent accepter tout naturellement ce qui leur arrive, assumer leur corps d'adulte et leurs désirs nouveaux comme s'ils étaient totalement naturels... comme si les changements du corps conditionnaient totalement les changements de l'esprit. Des générations d'ados honteux et mal dans leur peau laissent penser que c'est un peu plus compliqué que ça, même si je ne suis pas une grande spécialiste en psychologie.

Mais bon, il serait dommage de s'arrêter à ça, parce qu'au fond il y a bien plus dans ce livre. Mais c'est toujours un peu dommage de lire un livre original et intéressant, puis de se dire une fois qu'on l'a reposé qu'il aurait pu être tellement plus que ça.

Nom série  Comtesse  posté le 24/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, il y a un peu tromperie sur la marchandise ! Les requins marteaux lancent leur nouvelle collection "BD cul" avec ce "Comtesse" d'Aude Picault, avec leur humour corrosif typique (et un poil racoleur en l'occurrence) en ornant ce livre d'un bandeau rouge pétard avec marqué en énorme "SEXE - interdit aux puceaux de moins de 18 ans", histoire de voir si vous assumez pleinement vos lectures lorsque vous passez en caisse. En plus, sur la couverture, la comtesse vient de dessiner une bite et a les fesses à l'air en 4ème de couv (subtilement mises en évidence par une mise en relief du carton)...

Bref, tout est fait pour faire croire que le livre déborde d'humour gras et de pornographie crade et susceptible de choquer un public non averti, comme on dit.

Alors que, bon, il n'en est rien. "Comtesse" est érotique, certes, mais plutôt dans le genre subtil que frontal. Le dessin et le propos sont toujours élégants et jamais vulgaires.
Aude Picault dépeint la frustration de la comtesse et le froufrou de ses robes pour nous livrer des scènes amusante et piquantes, dans l'esprit des tableaux coquins de Fragonard, en un peu plus explicite. On est plus dans la description du fantasme féminin que dans le registre pornographique, et, à mon sens, elle arrive parfaitement à rendre l'imaginaire érotique féminin, bien plus que Aurelia Aurita et son très cru (et très raté à mon avis) Fraise et Chocolat.

Personnellement, j'apprécie beaucoup, mais j'ai trouvé l'album trop court, d'où ma note et mon conseil de ne pas acheter, parce que bon il est tout de même assez cher et vite lu. Le propos est subtil et le graphisme bon, quoique moins abouti à mon avis dans ce registre que dans les autres excellents albums de Picault que sont Moi je (tome 2), Transat, ou Chicou-chicou.

En résumé, "Comtesse" est une bonne lecture, très au-dessus de ce que produit habituellement ce genre de littérature, mais pas inoubliable pour autant.

Nom série  L'Age des Reptiles (L'Ere des Reptiles)  posté le 17/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon. Pour parler de cette BD il va falloir que je raconte une peu ma vie, je m'en excuse par avance, mais bon vous voilà prévenu, rien ne vous oblige à en continuer la lecture...

Je dois avant toute chose vous avouer que mon mari voue depuis sa plus tendre enfance une passion sans limite aux dinosaures de tout poil écaille, et essaye par ailleurs de me persuader de l'intérêt décoratif que représenterait une reproduction de squelette de triceratops grandeur nature au milieu de notre salon.

Jusqu'à présent j'ai tenu bon, mais il est perfide, le bougre (enfin, façon de parler) : utilisant sans vergogne l'argument de l'édification de nos chères têtes blondes, il garnit en douce nos étagères de livres consacrés aux susdits terrifiants reptiles, et les emmène visiter les galeries des muséums d'histoire naturelle.

Je le vois venir : il espère que d'ici quelques années, la pression familiale s'accroîtra et que je finirai par céder. C'est qu'il s'y connait en plans machiavéliques le fourbe. Mais, tel le chêne inflexible face à la tempête virulente, je tiendrai bon.

Où en étais-je... Ah oui, "L'age des reptiles", donc, est une des dernières acquisitions de mon cher et tendre dans cette honteuse stratégie de propagande dinosauresque. Et, bon, j'ai essayé de lire, mais cette BD n'est pas Alpha... directions, loin s'en faut. Le dessin est pas trop mal, mais l'encrage inintéressant et les couleurs photoshopesques. Sans dialogues, forcément le scénario est mince, et je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.

Bref, ce n'est pas ma tasse de thé, vous l'aurez compris. A réserver aux accros aux dinosaures

Nom série  Koma  posté le 17/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En tant que grande admiratrice de Peeters, je ne pouvais passer à côté de ce "Koma" si alléchant... j'avais lu et acheté dans le temps les deux premiers tomes, qui m'avaient beaucoup plu à l'époque, mais ce n'est qu'à l'occasion de la sortie de l'intégrale en noir & blanc que j'ai enfin pu lire cette histoire en entier. Et je ne peux cacher ma déception.

Le début est pourtant enthousiasmant : le monde est original et intéressant, tout comme le sont les personnages... le tout servi par la maestria d'un Frederik Peeters égal à lui même, c'est un régal, même si le format "BD classique" ne convient pas totalement à ce titre : la narration de Peeters est fluide mais peu dense, et l'impression globale est qu'il ne se passe pas grand chose par tome. Cette impression disparait totalement à la lecture de l'intégrale, toutefois, plus proche des formats habituels de Peeters (petit format et nombreuses pages).

Mais les quatre tomes suivants sont décevants... on se rend compte que derrière la couche d'originalité originelle se cache en fait un scénario des plus banals, quelque part entre Matrix, La Nef des fous ou L'Autre Monde, avec au cœur de l'histoire une petite fille pas comme les autres qui va changer le monde et nous livrer à l'occasion des leçons de vie. Mouaiche.

Quand le scénario ne convainc pas, même le dessinateur le plus talentueux ne peut remonter la barre. Et Peeters a beau déployer tous les trésors de son talent, son trait souple et vivant, ses angles de vue toujours pertinents et sa narration plus que parfaite, on s'ennuie ferme.

Malgré tout, pour certaines séquences très réussies et le style inimitable de Peeters, l'achat vaut le coup je pense, en tous cas pour ses aficionados (dont je fais partie). J'en profite pour saluer le superbe travail réalisé par les Humanos pour la réédition de ce titre sous forme d'intégrale en noir et blanc, avec un beau papier épais et des noirs profonds qui mettent vraiment en valeur la beauté des planches. Un très beau livre.

Nom série  Happy!  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce premier tome de "happy" m'a fait passer un moment de lecture tout à fait exquis. C'est un manga relativement peu ambitieux par rapport aux oeuvres qu'on connait par ailleurs d'Urasawa (Monster, Pluto et 20th Century Boys pour ne pas les nommer), mais c'est frais, drôle, entrainant, et parfaitement distrayant, ce qui est son but avoué, et donc rempli.
Le talent d'Urasawa pour dépeindre des personnages cocasses mais tous plus attachants les uns que les autres n'est plus à démontrer, et ce n'est pas ce 1er tome de "happy" qui changera la donne. J'avoue avoir un gros faible pour le yakuza qui est un clône de Kenji... mais les autres ne sont pas en reste.

J'attends avec impatience la suite, mais un peu d'appréhension aussi vu que, si Urasawa est particulièrement doué pour commencer ses histoires, il peine à les finir... et que Happy a fini sa carrière avec un succès très mitigé au Japon. En tous cas, ce début est réussi, affaire à suivre !

Nom série  Quai d'Orsay  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Mais quel talent ce Blain ! Comment arrive-t-il à rendre aussi dynamiques ses personnages ? A rendre intéressantes des histoires de ministères (bon, son scénariste y est sans doute aussi pour quelque chose ) ?
Autant le propos de Gus ne m'avait pas toujours charmée (je pense que c'est un titre qui parle plus aux mecs en fait), autant ce "quai d'Orsay" se révèle passionnant d'un bout à l'autre. Le propos est fin et intelligent, drôle, et réussit à parler du métier de politicien sans militantisme "pro" ou "anti".

Et, une fois de plus, je m'incline devant sa maîtrise du dessin et de la narration. Blain, c'est pour moi un peu l'anti "auteur soleil/daniel Maghen", l'artiste génial qui refuse toute poudre aux yeux et toute tentative ostentatoire d'étaler sa maîtrise incroyable du dessin, pour plier complètement son style aux contraintes de la narration et de son propos. Ne pas se mettre en avant, c'est l'histoire qui prime avant tout !

Preuve d'une grande intégrité artistique et d'un grande intelligence, à l'image de ce dernier opus...

Nom série  Cadavre exquis  posté le 04/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Alors, certes, ce "cadavre exquis" est mieux maitrisé que Joséphine, mais il n'y a pas de quoi sauter au plafond non plus.
L'histoire est assez banale finalement, et le dessin et la narration sont inégaux.
Parfois effectivement, Pénélope Bagieu parvient à faire mouche, son dessin n'est pas virtuose mais ne manque pas de charme sur certaines cases, et il y a des passages réussis. Mais elle peine à maintenir un niveau égal... ses personnages ne sont pas attachants, et on a un peu de mal à se passionner pour leur histoire, du coup.

En résumé, Pénélope Bagieu a certainement un petit quelque chose qui pourrait en faire une auteure intéressante, mais il lui manque encore de la maîtrise et un bon sujet. Ce n'est pas nul, mais bon, dans le même genre elle n'arrive pas à la cheville d'Aude Picault !

Nom série  Ma Petite Maîtresse  posté le 09/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Yuki Yoshihara ne se renouvelle pas beaucoup... La recette de ses mangas est à peu près toujours la même : un cocktail de guimauve, d'humour délirant très axé cul et d'érotisme soft. C'est sa marque de fabrique, elle y excelle, mais quand on la suit depuis un bout de temps cela peut finir par lasser. Autant relire ses anciens titres (comme le tordant Ai suru hito par exemple), même s'il est vrai que celui ci est mieux dessiné (mais le style est assez impersonnel)...

Dans son dernier manga en date, "Ma Petite Maîtresse", donc, on a le beau Dômoto qui dans la vie professionnelle est le chef sadique de sa secrétaire Chôko, et dans la vie privée son larbin complètement soumis à ses moindre désirs, et bientôt son amoureux transi. Tous deux entretiennent donc, on l'aura compris, une relation quelque peu sado-maso, avec inversion régulière des rapports dominant-dominé.

Ce postulat de départ est un peu tiré par les cheveux, mais source de gags effectivement drôles et de moments (un peu) émoustillants, qui rendent la série globalement très distrayante à lire.

Mais j'avoue que j'ai du mal avec les héros. Chôko pleurniche sans arrêt, et son boulot est lamentable (mais probablement révélateur de ce que l'on attend d'une "office lady" au Japon), et au final on a bien du mal à s'attacher à elle, et encore plus à comprendre la passion que lui voue Dômoto (bon en avançant dans les tomes elle n'est plus si irritante en fait). Mais c'est surtout avec ce dernier que j'ai du mal : son côté servile et son amour irrationnel et pour celle qui fut sa maitresse quand elle était petite a un côté malsain auquel je ne peux adhérer (faut dire que je ne fantasme pas sur les hommes soumis ). Et quand il n'est pas servile, il est odieux, bref il a tout pour (me) plaire ce garçon !

Un autre reproche à ce titre : les situations VRAIMENT invraisemblables s'enchainent, comme dans les précédents titres de l'auteure, mais ce coup-ci, je ne sais pas, ça me semble vraiment too much : rien que dans le premier tome, l'héroïne manque de se faire poignarder, violer, et se retrouve coincée dans un ascenseur sur un chantier... c'est vraiment dangereux comme métier, secrétaire !

Bref, s'il n'y avait l'humour, je ne verrais aucun intérêt à ce manga. Mais en l'état, il reste très distrayant et reposant pour le neurone. Mais bon... ça ne vaut pas Nodame Cantabile (*pub*) !

Un mot sur l'adaptation française... comment peut-on laisser passer des anglicismes comme "harassement" et "servant", plusieurs fois par tomes, sans que ce soit jamais corrigé ??? ça sent la traduction faite à la va-comme-je-te-pousse à partir d'une version anglaise, et c'est honteux.

Nom série  Indigo Blue  posté le 28/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Indigo Blue" est le premier manga d'Ebine Yamaji que je lis, et j'ai bien aimé.

Le dessin est très fin, très élégant, épuré, tout comme la mise en scène. Personnellement ce style m'a touchée, et j'ai trouvé certains passages vraiment beaux.

L'histoire est également intéressante. La mise en abîme de ce que vit l'héroïne par son roman est une jolie idée, bien exploitée. Les personnages, quoique peu nombreux, sont attachants, bien déterminés... j'ai beaucoup aimé le personnage du petit ami de l'héroïne notamment, franchement quel gâchis de plaquer un gars aussi beau, doux et compréhensif !

Bon par contre, c'est parfois bavard, et l'histoire s'étire inutilement sur trop de pages. Le récit aurait globalement gagné à être plus concis. Mais c'était malgré tout une agréable lecture.

Nom série  Paul à Québec  posté le 27/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouch... dur dur ce tome, après un Paul à la pêche déjà bien traumatisant, Rabagliati tue le père à tout petit feu dans ce "Paul à Québec"...
Une fois encore, la pudeur de Rabagliati préserve l'histoire des clichés larmoyants, et il sait instiller une dose de joie et de foi en la vie, de telle sorte que cet album n'est pas entièrement déprimant. Mais, gasp, il n'est point gai pour autant. On dirait que Paul a définitivement perdu son insouciance...

Un bel album, mais il va de soi qu'il est déconseillé de commencer par ce "Paul à Québec" pour découvrir cette belle série, toujours aussi attachante.

Nom série  Entre les draps  posté le 27/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Quand je pense qu'il y en a qui trouvent les BDs de Bastien Vivès vides... s'ils lisaient ce manga, ils relativiseraient leur opinion !
Notez que je n'ai rien contre les BDs où il ne se passe pas grand chose, du moment qu'elles ont une atmosphère riche ou qu'elles sont propices à la réflexion, ou à la contemplation. Mais cet "entre les draps" ressemblerait plutôt à du remplissage de vide par du creux.

De quoi ça parle ? D'hommes et de femmes qui ne peuvent s'empêcher d'avoir une irrésistible envie de copuler dès qu'ils se retrouvent à deux dans une pièce. Sérieux, y'a pas plus de 3 lignes de dialogue avant qu'ils ne finissent invariablement au plumard.
D'eux, on ne saura pas grand chose, hormis qu'ils ne sont pas trop pointilleux sur les questions de fidélité, et que certains sont blonds et du genre dominant, les autres bruns et du genre dominé, et que pour qu'un couple de lesbiennes se forme il faut que les deux soient d'accord, et que c'est bien balot quand c'est pas le cas.
Mouaiche.

Encore, si on pouvait comprendre la fascination que ladite Saki semble susciter chez tous les hommes et femmes qu'elle côtoie, cela aurait pu donner une fable troublante. Mais elle est juste horripilante.
Et si l'unique bonne idée du manga, à savoir que Minako vit son amour pour Saki par procuration en couchant avec ses amants, avait été mieux exploitée, il y aurait peut-être eu matière à faire quelque chose d'intéressant.

Mais non. L'histoire se résumé à : Minako aime Saki qui sort avec Ken qui la trompe avec Minako, puis Ken rompt avec Saki, qui du coup sort avec le gentil Yuki mais le trompe en recouchant avec Ken pendant que Minako se fait Yuki, qui avoue tout à Saki, qui du coup retourne avec Ken pendant que Minako se met en ménage avec Yuki alors qu'ils sont en fait tous les deux amoureux de Saki...

Ouch, personne n'aurait une aspirine ???

Nom série  Nodame Cantabile  posté le 27/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
A première vue, tout oppose Shin'ichi Chiaki à sa voisine de palier Megumi Noda, dite Nodame, tous deux étudiants en musique :
Lui est beau, sérieux, ambitieux, ordonné (limite maniaque), riche fils de bonne famille propre sur lui, un bourreau de travail très conscient de son génie (réel) pour la musique, et qui se rêve en chef d'orchestre à la renommée internationale.
Elle est franchement excentrique et délirante, sans-gêne, bordélique au plus haut degré, vit dans un dépotoir nauséabond, ne pense qu'à manger, et ambitionne de devenir institutrice...
Mais Nodame étudie le piano, et bien qu'elle manque de rigueur et qu'elle n'en fasse qu'à sa tête, elle est (sur)douée et a un style unique et inspiré qui plait à Chiaki.

La rencontre entre les deux personnages va être explosive, on s'en doute. Leurs démêlés sont source inépuisable de gags hilarants, mais aussi de moments touchants, car on s'apercevra bientôt que l'un et l'autre ne pourront exploiter leur potentiel à fond qu'ensemble, Nodame apportant inspiration, humanité et fantaisie à Chiaki, qui lui apportera en retour rigueur, motivation et ambition... Ils sont opposés, mais finalement surtout complémentaires, et l'un sans l'autre ne serait qu'un artiste incomplet.


En France, on connait déjà Tomoko Ninomiya pour son très remarqué Tensai Family Company, qui basait déjà son histoire sur les extrêmes opposés qui s'attirent. Avec "Nodame Cantabile", série culte au Japon (plus de 20 millions de tomes écoulés parait-il) et déclinée en drama, en film et en anime à succès, elle nous fait partager son amour de la musique classique avec humour et finesse, et suffisamment de réalisme pour rendre le parcours de ses deux héros crédible.
Le résultat est passionnant et fortement addictif. Son seul défaut est de ne pas avoir de bande sonore dans une bande dessinée, mais il suffit d'en mettre en musique de fond pour régler le problème...
Un mot sur le dessin : ce n'est clairement pas ce qu'on retiendra de ce manga. Ni bon ni mauvais, on n'a jamais particulièrement envie de détailler une case, mais cela ne nuit en rien à la lecture : il est très clair et sert une narration limpide. A noter que les passages musicaux sont extrêmement bien traités, particulièrement expressifs... ce qui est une gageure pour une BD !

Il y a longtemps que je n'avais pas lu un shojo (bon, techniquement c'est un josei) qui m'emballe à ce point. Les personnages sont ultra-attachants malgré leurs nombreux défauts, et chaque page lue amène la suivante. De plus, le propos est assez mur et ne comporte point de mièvrerie ni de stéréotypes machiste : Chiaki fait la cuisine et le ménage (j'avoue que c'est un détail qui me plait beaucoup ), et Nodame, qui en pince pour le beau ténébreux, finit par réaliser que si elle veut toucher son cœur de pierre il faut qu'elle se mette à son niveau d'excellence...

Bref, si vous aimez la musique classique vous serez conquis. Et si vous ne l'aimez pas ... vous serez convertis !


P.S : pour ceux que le (sur)jeu euh ... "particulier" des acteurs de dramas (feuilletons cheaps) japonais ne rebute pas, et qui ne sont pas gênés de voir des européens joués par des japonais en perruque blonde, je conseille très vivement l'adaptation de ce manga sous ce format, qui a l'avantage de mettre en valeur la musique, malheureusement absente de cet excellentissime manga !

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