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... a posté 25 avis et 1 série (Note moyenne: 4)

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Nom série  Le Goût du chlore  posté le 13/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai donc lu Le Gout du Chlore et j'ai trouvé ça très bien. Le dessin de Bastien Vives est vraiment d'une élégance réjouissante, et donne une classe folle à l'album.
J'ai néanmoins deux petits bémols à apporter :
- l'utilisation répétée des phylactères à contre-sens (bulle réponse à gauche de la bulle question) qui m'a chagriné la lecture (c'est peut-être tendance, plus "BD-vérité" ou je ne sais quoi, mais avec moi ça ne fonctionne pas)
- la chute de l'histoire que je n'ai pas compris (mais c'est pas grave, j'aime aussi parfois rester sur ma "fin").

Cela dit, le traitement narratif est vraiment enchantant. Le choix du décor, la piscine, apporte surtout ses bienfaits de traitement graphique somptueux (un peu comme ce qui a été fait pour le film "Naissance des Pieuvres"), et je ne me lasse pas de contempler cet album.

J'aime aussi beaucoup le titre.

Nom série  Les Fugitifs  posté le 26/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pas mis 5 étoiles (pourquoi d'ailleurs ?), mais cette série est pour moi un vrai bonheur !

Peut-être rebuté par ses dessins flashy et son pitch de base (des ados à pouvoirs de l'univers Marvel se révoltent contre leurs super-vilains de parents), on aurait tort de passer à coté du bijou que se révèle Runaways-Les Fugitifs.

Brian K. Vaughan, scénariste tendance de haute volée du comics mainstream (Pride of Baghdad, Y, Le Dernier Homme, Ex Machina, etc..) nous pond ici peut-être sa série la plus forte.

Car ce n'est de rien d'autre que des affres des adolescents d'aujourd'hui dont nous parle Vaughan, avec beaucoup de pudeur, de retenue et d'empathie. Et le tout accompagné de dialogues percutants, justes et savoureux.

Après une minisérie en trois volumes pétillante à souhait, dont on aurait pu penser qu'elle aurait pu en rester là, c'est tout à l'honneur de Vaughan d'avoir su approfondir le thème et les personnages dans les épisodes suivants, chacun apportant sa pierre à l'ensemble.
En épousant parfaitement le regard des ados, le scénariste se paye même le luxe de ridiculiser les héros emblématiques de la marvel.

Ne bouder pas ce concentré de BD moderne, dynamique, divertissante et réfléchie !

Nom série  Transmetropolitan  posté le 21/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Transmetropolitan – tome 2

Spider Jérusalem, le journaliste psychotique défoncé le plus célèbre de cette fin de XXIe siècle, reprend sa plume de combat pour un thème qui occupe tout ce gros deuxième tome : les campagnes électorales américaines.

On a donc un fil rouge pendant tout l'album contrairement à l'accumulation de sujets qui constituait le premier tome. Pour autant la BD ne perd rien de sa dynamique socio-psychédélique délicieuse.
Spider est un vrai héros jusqu'au-boutiste qui ne recule devant aucun moyen pour accomplir sa "mission". Une sorte d'inspecteur Harry du journalisme qui hait tout le monde, et qui en tire une satisfaction jubilatoire.
C'est un vrai plaisir de s'identifier à lui, sans compter qu'il faut vraiment être bien barré pour survivre dans la société exacerbée que nous promet Ellis pour le futur.

Accompagné des dessins éclatants et limpides de Darick Roberston, on tient là un comics imposant de 2 bonnes heures de lecture qui s'avale goulûment sans rester sur l'estomac.
Le plus dur c'est de refermer le bouquin, comme un retour à la réalité après un shoot grandiose (enfin je suppose, j'ai pas encore essayé la came).

Très, très bonne BD.

Nom série  Planetary  posté le 21/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec la sortie du tome 3 en VF, je me suis tout relu Planetary de Ellis et Cassaday, et c'est drôlement bon, en fait.

La lecture du premier tome laissait craindre un récit hautement hermétique, empli de non-dits et de fausses pistes issus de l'esprit parfois brumeux de Warren Ellis. Ajouté à ça les problèmes de l'édition française qui a distillé au compte goutte le matériel disponible : premier tome chez Soleil en 2000, la suite 4 ans plus tard chez Semic, et enfin reprise 3 ans encore après de la série chez Panini.

Mais une fois le tout rassemblé c'est une histoire structurée et palpitante qui nous est offerte, les wagons se raccrochant parfaitement les uns aux autres.

Les aventures de ces archéologues de l'impossible que sont les membres de Planetary raviront le plus grand nombre, en particulier les fans des grands mythes de sciences fiction du XXe siècle (toute la sous-culture engendrée par les pulp-magazines, les comics et les séries B des années 50-60), car les références y sont nombreuses et très bien exploitées. Le tome trois se permet également un tour du côté des grands feuilletons du XIXe siècle, tout aussi bien exploité, à la manière de Moore avec sa Ligue des Gentlemen Extraordinaires.

De l'aventure, des super-pouvoirs, du mystère, des gentils et des méchants, le tout associé à des dialogues savoureusement outranciers : régalez-vous de Planetary !

Nom série  Le Journal d'un remplaçant  posté le 17/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de lire "Le journal d'un remplaçant".

Je l'ai un peu ouvert pour y jeter un oeil, et je me suis vu ne le refermer (le livre, pas l’œil) qu'au bout d'une heure, après l'avoir fini.

Un peu comme avec Les Mauvaises gens de Davodeau, ce type de BD-documentaire se révèle vite formidablement intéressant et palpitant. Sur un sujet, l'apprentissage scolaire, qui touche tout le monde en vérité (comme il est relevé dans le bouquin), Martin Vidberg brode une chronique quotidienne de sa propre expérience.

Pour la forme, la grande qualité de l'auteur est d'avoir su conserver tout du long le style "journal de bord" très factuel, sans jamais faire de concession à la dérive autobiographique (sauf une petite fois, mais c'est clairement annoncé comme tel).
La qualité narrative de la simplicité des planches proposées permet également une grande appropriation de l'histoire par le lecteur (je n'ai véritablement pas pu décrocher avant la dernière page).
En revanche, même si les "Patates d'Everland" se révèlent très expressives, j'ai parfois eu du mal à identifier tel ou tel personnage (pour tout dire je ne reconnaissais jamais Jonas de Rémy, par exemple), et le texte n'est pas d'une aide absolu sur ce point spécifique. Je pense tout de même que, le propos n'étant pas de présenter une fiction socio-psychologique autour de characters* (*en anglais dans le texte, ça englobe mieux), mais plutôt un rapport factuel, cette option a été délibérément choisie par Martin-Everland pour éviter toute identification aux personnages, ou même de les considérer comme des personnages.
Personne, ici, sous les crayons de l'auteur, ne joue un rôle.

Pour le fond, on peut y trouver dépeint agréablement ce qui fait le quotidien professionnel d'un instit' (pardon "professeur des écoles") d'aujourd'hui, les précisions et les aspects spécifiques du milieu de l'enseignement spécialisé en complément très enrichissant. J'y ai trouvé des échos avec ce que me racontent régulièrement mes amis dans la branche.
Je regrette un peu le redondant discours militant anti-système (le système ici est l'Education Nationale), syndrome, à mon humble avis, du jeune professeur (faut dire aussi, pour leur défense, qu'ils sont un peu beaucoup lâchés au feu en solo), mais ça m'a fait rire lors des moments ou ce discours est traité avec ironie.

Il n’en reste pas moins que ce Journal est captivant de bout en bout, tant par le style retenu que par son sujet finalement universel, et que je le recommande plus que chaudement.

Nom série  Girls  posté le 15/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vraiment faut le lire, les gars.
Autant Ultra, des mêmes Luna Brothers, m'avait un peu gonflé par certains aspects (trop verbeux, abus d'effets ordinateurs sur les dessins, ...), autant Girls est vraiment prenant et bien fait.

Grand fan des films de Carpenter, j'adore ce genre de thrillers fantastiques racontés au premier degré, et il faut reconnaître que Girls en est un exemple parfait.

Une menace inconnue et incongrue s'abat sur une petite ville, et on suit les tentatives de survie et de compréhension d'un groupe de personnes dépassées par les événements.
Le nombre de personnages en jeu est impressionnant et les caractères de chacun sont tous bien fouillés.
Pourtant, un sous-discours sociologique assez jouissif sur les rapports humains est permanent, et permet un réel plaisir de lecture...
Car, bordel, il était temps que quelqu'un se décide à relancer la guerre des sexes, les gars !!

Et puis, comme je l'ai lu ailleurs, une BD où un spermatozoïde géant découpe des types en tranches ne peut être foncièrement mauvaise...

Nom série  Wimbledon Green  posté le 16/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je viens de lire Wimbledon Green, et je suis véritablement tombé sous le charme...

C'est d'abord un magnifique objet d'édition. Un livre à toucher, regarder, exposer, contempler, et même à lire, tiens !

Mais ce soin apporté au design n'est pas anodin puisqu'il nous introduit à l'histoire qui y est raconté, qui tourne autour du monde des collectionneurs de comics. Un véritable bijou (or et jade) d'adéquation de la forme au fond.
La forme est aussi présente dans le recours quasi-immuable à un gaufrier parfaitement carré 4x4 et le travail sous contrainte qu'il impose. Les seules digressions que s'autorise l'auteur, Seth, sont, elles, on ne peut plus pertinentes et judicieuses.
Mais c'est également une narration hors pair qui procure le plaisir de lecture réel qu'on a de cet ouvrage. A travers une espèce de documentaire-aventure sur "le plus grand collectionneur de comics du monde", Seth nous fait vivre une histoire palpitante mélangeant allègrement les points de vue, les allers-retours temporels, les parts d'ombre et de lumière d'un scénario rondement mené.
Le fait que cela parle de collections de comics n'est peut-être pas le plus important sujet, mais, comme dans De mal en pis d'Alex Robinson, les références qu'on peut y trouver apportent un vrai plus pour celui (comme moi) qui s'intéresse aux principes de la culture comics. A peine peut-on émettre du coup un petit regret sur les imperfections obligées de la traduction (parler d'"age d'or", d'"age d'argent" au lieu de "golden-silver age" pour amener un jeu de mot ; ou les difficultés de traduc' de références aux classifications d'état très élaborées outre-atlantique : "very fine", "near mint",...).

Tout est captivant, certains passages sont même très forts et touchants (comme la mort de Wilbur R. Webb).

Pas du tout, du tout, du tout dispensable ( hervé...).

Nom série  Mayam  posté le 03/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mayam...
Un peu comme la planète éponyme de l'histoire, cette BD peut révéler une richesse insoupçonnée et enivrante.

Après la lecture du premier cycle en entier (3 premiers tomes), j'avoue être tombé sous le charme de cette série sans prétention, mais vraiment pas sans attrait.

En fait ce vieux routard de Desberg a su admirablement jouer avec les codes classiques du sous-genre "space odyssey" (Jack Vance n'est pas loin) et nous offre ainsi un grand dépaysement.
L'idée de départ est asser forte : les tribulations d'un délégué terrien aux confins des mondes connus, sur une planète entièrement régie par la naissance, le développement et la mort d'une foultitude de religions. Ce postulat de la simplicité aux développements multiples permet de promener à loisir le lecteur sans jamais le perdre et le faire véritablement adhérer à l'univers imaginé par les auteurs.
Greffez là-dessus de jouissifs caractères cyniques et aventureux aux personnages, des rebondissements impétueux, un mystère insondable, et vous avez toute la trame d'une épopée donnant du plaisir au premier degré.
Accompagné du dessin élégant de Koller, rappelant un peu un mélange de Berthet et Giraud-Moebius par moment, qui s'est visiblement fait plaisir en imaginant certains décors, cette série est véritablement à découvrir.

Nom série  Courtney Crumrin  posté le 03/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plus ça va et plus je suis amoureux de cette BD et de son héroïne.
Ted Naifeh construit lentement mais sûrement un univers extrêmement solide et subjuguant, et ce qui paraissait une BD de petites chroniques autour d'une apprentie sorcière (encore !) se révèle d'une grande richesse (on découvre peu à peu les règles, l'histoire et les liens entre le monde des sorciers et celui des Choses de la Nuit), mais le tout sans pyrotechnie inutile et alourdissante, et sans enchantement merveilleux : le monde de la magie est sombre et plutôt inquiétant, en faire partie n'est pas plus facile au quotidien que de vivre dans le monde ordinaire, et à peine moins déprimant.
Le dessin et le magnifique noir et blanc de Ted Naifeh participent complètement à l'ambiance oppressante, mais palpitante, qui habite ses albums.
Un grand merci à Akileos de nous permettre de suivre ces aventures (un petit bémol : j'aurais bien aimé que les couvertures des issues de la VO soit reprises en couleur dans l'album, mais bon...)
En résumé, on pourrait dire que si Harry Potter avait sombré dans la Dark Fantaisy, il aurait à coup sûr rencontré la petite Courtney... et s'en serait pris plein sa tronche d'enfant sage.

Nom série  Fables  posté le 02/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel plaisir de retrouver, dans cette série, les personnages de fables, expulsés de leurs mondes fantasmagoriques vers le réel et contraints de tenter de recréer une société où ils auraient leur place.
Rien que pour cette idée de départ, cette série mérite une grande attention.
Sans atteindre la portée philosophique du Promethea d'Alan Moore (oeuvre qui elle aussi présentait une confrontation de l'onirisme et de la réalité), Fables vous fera passer un très agréable moment de lecture jubilatoire où vous pourrez vous rendre compte que Blanche-Neige, les Trois "petits" cochons, le Prince Charmant, ou même Boucle-d'Or ont depuis longtemps perdu leurs illusions.
Le deuxième tome, qui s'affranchit de la corvée réservé aux opus d'ouverture de présentation de l'univers et des personnages, est très prenant et lorgne du côté d'Animal Farm d'Orwell. On y trouve également une intéressante incursion des personnages de Kipling, preuve que quand on s'attaque au monde des fables, on peut ratisser large.
Seul regret : dommage que le personnage principal du "grand méchant loup" du premier tome, soit ici obligé de prendre un peu de distance. Bon... Vivement la suite, quoi.

Nom série  La Vengeance du Comte Skarbek  posté le 02/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après le concert de louanges lu sur le deuxième tome de cette série, j'espérais qu'enfin je pourrais être séduit par un scénario de Yves Sente...
Hélas, j'avoue avoir de nouveau (après les Blake et Mortimer, et le premier Skarbek) trouvé l'album BD bien fade de ce côté-là. Le coup de force de la cascade de révélations, moment fort de l'histoire, est, somme toute, bien tiède, voir téléphoné, et le propos reste finalement lourd et pesant.
On pourrait le pardonner si ce propos s'était mis au service du style, surtout qu'il y avait matière avec ces multiples flash-back et récits parallèles. Mais tout est là d'un académisme sans tache et sans jubilation, l'auteur s’assurant plus que le lecteur le comprenne bien plutôt que de faire appel à son intelligence. D'ailleurs preuve en est l'intervention ou la mention de personnages historiques, qui avaient su rester de subtiles allusions dans le premier tome, et qui se trouve dans ce deuxième tome assénées à coup de marteau-piqueur.
Reste le dessin magnifique et enivrant de Rosinsky qui peut s'apprécier en tant que tel.

Nom série  Jack Palmer (Les Aventures de)  posté le 02/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un avis sur L'Affaire du Voile

Après l'Enquête Corse, le pétillant Pétillon nous régale de nouveau d'une de ses BD follement drôle et affûtée autour d'un thème on ne peut plus "dans le vent".
Car ce qui frappe le premier dans les histoires inventées par Pétillon, c'est sa connaissance hyper-pointue de l'actualité, et la facilité avec laquelle il arrive à la glisser dans ses albums. Son travail de dessinateur de presse lui apporte évidemment une base on ne peut plus solide sur la question. Dans "L'affaire du voile" il fait de nouveau mouche, et les situations et les gags dont il nous abreuve sont d'une véritable délectation car inspiré d'anecdotes souvent réelles (paraîtrait que le tapis de prière équipé d'une boussole existe réellement... avec GPS c'est pour bientôt alors ?). Ces aventures de Jacques Palmer au sein de l'actualité (totalement en phase avec même depuis "Un détective dans le Yucca) résonnent du coup parfaitement chez le lecteur.
Et surtout, surtout, Pétillon n'est pas méchant. Il ne recherche aucunement la charge virulente mais plutôt à moquer gentiment les travers de ses contemporains par un humour décapant et irrésistible : imam modéré ou intégriste ; jeune musulman fanatique depuis 2 jours; délégués de Ministères; chirurgien égocentrique... Il les décrit tous avec une petite pointe de tendresse qui ne les rend jamais, vraiment jamais, antipathiques. Et c’est rafraîchissant.

Nom série  Catwoman - Le grand braquage  posté le 02/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voila de la bonne BD bien foutue !
Alors, tout le monde connait Sélina Kyle, alias Catwoman, l'amante ennemie du non moins célèbre héros de Gotham.
Mais ne vous attendez pas à retrouver dans cet album des justiciers en costumes de chauve-souris, ou des jeunes femmes en combinaison de cuir moulante le fouet à la main.
C'est la vie "civile" de Sélina qui nous est contée ici : son métier de voleuse au quotidien et ses relations avec les truands, des vrais de vrais, avec (ou sans) code de l'honneur, gros flingues, et tout plein d'intentions plus ou moins honnêtes.
Encore une banal histoire de truands et de braquage, alors ?
Oui mais d'une redoutable efficacité, avec un dessin vif et nerveux, une narration parfaite, des personnages attachants, des retournements de situations...
Bref tout ce qui fait une vraiment bonne histoire bien développée et qui nous fait regretter que ce soit déjà fini en refermant la dernière page.
Juste un grand plaisir de lecture, quoi !

Nom série  V pour Vendetta  posté le 03/02/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
A quelques semaines de la sortie ciné, qui sera forcément décevante (déjà, par refus du Maître, elle n'est que "from the graphic novel illustrated by David Lloyd"), quelques pistes pour trouver "V pour Vendetta", la merveilleuse-grandiose-majestueuse-fantastique-inégalable oeuvre du grand Alan Moore, géniale et s'y replonger une 25e fois :
1 - c'est Alan Moore qui l'a écrit
2 - c'est Alan Moore qui l'a écrit (t'écoutes un peu ?)
3 - l'Oeuvre aborde un des thèmes fondamentaux de la BD : la lutte contre l'oppression (Tintin, Spirou, ...)
4 - l'histoire mis en place par Moore tient formidablement bien la route : cette Angleterre néo-fasciste, ses camps, son Destin, tout est crédible
5 - c'est le meilleur hommage qu'on puisse trouver à l'un des livres les plus importants du monde : 1984
6 - le système fasciste inventé par Moore est absolument jubilatoire dans son fonctionnement : la main, l’œil, le nez, l'oreille, la voix... C'est aussi une façon géniale de placer le lecteur devant un système politique complexe, mais finalement facile d'accès pour lui.
7 - Les réflexions sur l'âme humaine, les modes de pensée sont très profondes et à plusieurs degrés. Ce qui renforce complètement et de manière très forte l'ensemble.
Un exemple : lorsque le Dr (l'ex-copine de Finch) raconte dans son journal sa vie au camp, on découvre peu à peu, mais à travers ses yeux l'horreur de ses actes. Elle lâche une petite phrase anodine au début, mais lourde de sens en y prenant du recul, lorsqu'elle commence à administrer ses "traitements" aux prisonniers. Ca donne quelque chose comme : "Bizarrement l'appartenance aux races n'a pas l'air d'avoir d'influence sur les effets secondaire du traitement". Boom ! En une toute petite sentence placée dans la bouche du bon personnage, Moore nous démontre très simplement toute l'horreur idéologique que peu faire naître un régime fasciste et raciste, même chez les "intellectuels", en nous présentant des êtres touchés par la cause fondamentale du mal, la perte totale d'ampathie...
8 - La narration est exemplaire.
Au global, avec cette théâtralité dans la construction de l'histoire, qui est une mise en abîme superbe avec le goût pour le théâtre du personnage principal. L'unité de lieu, Londres, donne d'ailleurs l'impression d'une scène de théâtre.
Dans chaque case et chaque dialogue toutes et tous formidablement bien écrit.
L'épisode "Valérie" est à ce titre exemplaire. C'est le plus dur à lire, mais aussi le plus riche, vraiment. Je me demande encore comment Moore peu aussi bien faire ressentir au lecteur la "libération" d'Evey à ce point. Comme si lui aussi il l'avait vécu.
9 - Moore prend toujours garde à ne pas se laisser emporter par son propos. Exemple, même si V est un "terroriste", il n'utilise jamais les méthodes d'oppression de ce contre quoi il lutte. Ainsi il ne pratique pas l'assassinat politique : [spoiler] le commandeur meurt sous les balles d'un(e) autre...
10 - C'est culturellement bourré de références très pointues (la plupart sur la culture anglaise), et j'ai pas encore tout vu.
11 - Le dessin et les couleurs qui me peinaient un peu au début, sont très en phases avec la noirceur du propos, comme par exemple avec l'arrivée des couleurs chaudes dans l'épisode de la "liberté retrouvée" (de dire des gros mots) de la petite fille.
12 - Moore (c'est aussi pour ça que je l'aime) a le don pour placer de grande phrase qui relève tout l'ensemble. Quelque chose comme ça à un moment : "Il est très dangereux de bâtir son pouvoir sur le silence des masses. C'est très fragile le silence : ça se brise au premier cri."
13 - j'ai dit que c'est saint-Alan qui l'avait écrit ?

Nom série  Nova Genesis  posté le 03/02/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Que peut-on dire de cet album...
Oui, le dessin est agréable ; oui, le point de départ de l'intrigue est intéressant ; oui, il y a de l'action.... Mais quel manque de profondeur dans le scénario, mon dieu !
Entre les raccourcis, le faible développement des caractères des personnages, et les nombreuses invraisemblances, on ne peut que regretter que les auteurs aient choisi autant de facilités pour mener une histoire qui semblait prometteuse au départ.
Vraiment dommage...

Nom série  Queen & Country  posté le 03/02/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous qui avez adoré la série télé "MI5" diffusée par Canal +, venez découvrir une autre facette ultra-réaliste des services secrets de sa gracieuse majesté.
A travers les histoires de l'agent Tara Chase (alias Gorille Deux), vous serez introduits au sein des S.I.S, les sections spéciales britanniques formées aux missions secrètes à l'étranger. Loin des james-bonderies de l'imaginaire collectif, les agents anglais essayent de faire leur boulot dans un monde chaotique loin de tout manichéisme, même pas sûrs d’œuvrer dans le bon sens.

Avec en toile de fond des opérations au sein des maffias russes ou des talibans, "Queen an Country" nous présente le quotidien professionnel des ces employés (presque) comme les autres : difficultés hiérarchiques, stratégies de positionnement, relations avec les partenaires (la CIA), gestion des ressources humaines, stress et déséquilibre psychologique...

Cet excellent raconteur d'histoires qu'est Greg Rucka (Witheout, Gotham Central) nous sert des intrigues au petits oignons délicieusement comestibles sur les difficultés du travail quand on est un assassin en service commandé. Pas d'exploit ou d'acte d'héroïsme à attendre, juste des personnes essayant d'accomplir la tache qui leur a été confiée du mieux qu'ils peuvent, malgré les obstacles.

Le dessin, fin et soigné, sans fioriture inutile, de Steve Rolston, accentue le parti pris réaliste des scénarii, jusqu'aux physiques, assurément anodins, des protagonistes.

Un seul regret : l'agent Tara Chase est apparemment un personnage différent de l'espionne britannique qu'on rencontrait dans le premier "Witheout". Dommage, car le rôle aurait très bien pu être tenu par la même "personne", permettant ainsi à Greg Rucka d'asseoir un univers de plus en plus complet...

Nom série  Batman - Des cris dans la nuit  posté le 22/12/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une aventure pas très connue et pourtant très forte du Batman.

Très forte et très puissante pour deux raisons.
Le dessin, d'abord. Les peintures de Scott Hampton dans cet album sont magnifiques. Flirtant avec Hopper, il réussit à transfigurer l'univers sombre et nocturne du Dark Knight de manière subtile et magistrale.
Le sujet, ensuite : les sévices sur enfants.
Le scénario d'Archie Goodwin aborde le problème sans fard, mais sans voyeurisme et manichéisme. Le parti-pris face à cette violence innommable est réaliste, et c'est un constat terriblement désespérant qui attend le protecteur de Gotham (et le lecteur).
"Cris dans la nuit" prouve que Batman reste le sujet phare lorsqu'on veut aborder les Super-héros sur un mode plus noir qu'à l'accoutumée.

(PS : malheureusement non réédité, je pense que cet album est aujourd’hui difficile à trouver)

Nom série  Ex Machina  posté le 06/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret.

Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture.

Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité).

Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante

Nom série  DareDevil - La Mort d’Elektra  posté le 07/06/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deux épisodes phares dans la carrière du Daredevil de Miller ont été regroupés dans cette édition, sous le titre "La mort d'Elektra".

Mais la "mort" d'Elektra (il va la "résurrectionner" dans un épisode ultérieur) n'est que l'introduction de l'étape que nous propose Miller dans la saga Daredevil. Ce passage est dramatique, certes (il a d'ailleurs été repris au dialogue près dans le pourtant très moyen film "Daredevil"), mais n'est que le déclencheur du combat, physique et psychologique, que va mener DD contre son ennemi intime Bullseye.
L'apothéose étant atteinte dans le deuxième épisode "Roulette Russe", où Miller nous fait entrer dans la tête de DD, alors qu'il tient son ennemi le plus haï, celui qui a tué la femme de sa vie, à sa merci. Lors d'un long monologue, il va remettre totalement en question la place du super-héros.
Grâce à un sens de la narration et du cadrage hors pair, Miller va nous livrer là la réflexion la plus aboutie sur les super-héros.

Un must.

Nom série  Captain Biceps  posté le 13/09/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Captain Biceps ne fait pas dans la dentelle. Ses auteurs non plus.

Pourtant comment ne pas rire aux éclats devant ces gags tous très percutant et parodiant allègrement un genre qui pèche souvent par son absence d'humour ou de second degré, les comics de super-héros. On pourrait citer en référence la série TV "The Tick" de Bary Sonnenfeld (celui des Men In Black) qui maniait aussi l'humour complètement absurde dans un monde super-héroïque. Captain Biceps a en plus de taper directement sur les icônes du genre (les FF, Spidey, Batman et consor, mais aussi un Michael Jakson à l'honomatopée "spéciale" ou encore Terminator). A noter qu'un autre auteur, Cyril Munaro, s'attaque lui aussi au genre, dans des petits strips très drôles (faut quand même une certaine culture des super-héroïqueries de Marvel et DC) qu'on peut retrouver dans les éditions française des périodiques US.

Pour en revenir au Captain Biceps, bien sûr, les blagues sont un peu lourdingues (mon fils de 4 ans adore), mais des petits strip verticaux en fin de planche font à chaque fois preuve d'un humour bien plus subtil et ravageur.
Et certaines planches valent leur pesant de non-sens hypertrophié (les super-héros méconnus comme "nounoursman" ou "super-mal-gaulé", les super-pouvoirs inutiles, ...).

Mais surtout l'album mets plusieurs fois en scène un nouveau type de super-héros (mon chouchou) :
Pacific Man, l'ami des yaourts. Ce nouveau personnage justfie à lui seul l'existence de cette BD.

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