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... a posté 318 avis et 65 séries (Note moyenne: 3.2)

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Nom série  Ceux qui restent  posté le 22/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intrigant

L'histoire raconte le calvaire de parents qui voient leur enfant disparaître puis réapparaitre quelques mois plus tard en racontant une histoire incroyable ; ils vont s'apercevoir qu'ils ne sont pas les seuls dans ce cas...

Le dessin est particulièrement original. Les traits sont en gris-brun, si bien que la lumière semble venir de tout coté, dans une lueur automnale perpétuelle. Les visages, plutôt réalistes, ont des traits (souvent interrompus, donnant l'aspect du papier froissé) rassemblés au centre, un peu comme ceux d'un chiwawa. Les vêtements et décors semblent sortir d'un esprit nostalgique, les costumes des messieurs, les longues robes aux drapés élégants pour les dames, les voitures années 20, et la télévision. Une sorte de steam punk très doux.

Pour le scénario, il pose une question vraiment intéressante : que sommes nous prêts à croire ? Notre monde rationnel serait-il prêt à prendre en compte ce qui ne va pas dans le sens commun ? En revanche si la question est soulevée, la réponse n'a pas autant de cohérence qu'elle pourrait, cela reste à la surface des choses.

Bref , c'est très original dans l'ambiance, mais le mode tragique choisi manque un peu de construction dans le scénario, et reste lent dans le déroulement. Par ailleurs, les dialogues ne sont pas très convaincants.

Nom série  Red Ketchup  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 10/04/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de lire Red Ketchup contre Red Ketchup, éditions Dargaud 1992, et j'avoue que c'est très sympathique.

J'approuve tous mes prédécesseurs: entre le scénario déjanté et la classique ligne claire, le mortier prend.

La première page avec ses rouquins musclés endormis dans des sortes de cabines téléphoniques remplies de liquide, et un savant à blouse blanche et mâchoire de métal qui poursuit un cravaté à révolver... cela rappelle le savant fou au deuxième degré de Palmer (le nom me revient: Supermarketstein!), ou ceux de Tardi dans Adèle Blanc-sec, bref un petit goût seventies.

Par ailleurs je trouve que la ligne claire est un peu enrichie de décors est de gueules assez bien observés, sociologiquement j'entends. L'enquêteur rescapé des camps ou la rombière, femme de nazi qui a sauvé les meubles en 45 en émigrant aux états-Unis ont des visages très évocateurs. Les dents prennent une place insoupçonnée chez Tintin, par exemple.

Les ressorts dramatiques sont un peu datés, les savants fous et leurs hommes nouveaux, les méchants nazis contre les bons juifs, mais ça ne se prend pas au sérieux: Red Ketchup peut aussi faire penser à Dirty Harry, dans son cynisme dévastateur. Voire aux personnages de Jules, le héros d'Emile Bravo qui, cadrés dans leur ligne claire, se permettent d'autres genres de transgressions, familiales, sociales, voire scientifiques .

Après lecture de 4 ou 5 tomes supplémentaires, dans cette édition à la couverture en toile qui en rajoute dans le kitch, je confirme mon plaisir, et rajoute une étoile pour la bonne tenue dans la durée !
L'apparition de sa sœur et avec elle d'un passé du héros, casse le moule du héros des 30 glorieuses, et fait entrer Red Ketchup dans le XXIème siècle. Mais cette parenté ne réussit pas tout-à-fait à nous le rendre humain. La seule personne à qui on puisse réellement s'identifier est le patron du FBI qui essaye de se débarrasser de cette recrue ingérable au fur et à mesure des épisodes, sans jamais y parvenir...

Libre et divertissant.

Nom série  MeRDrE - Jarry, le père d'Ubu  posté le 08/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un sacré personnage !

Non pas Ubu, mais Jarry. Dandy punk né du XIXème siècle, cycliste toujours armé d'un pistolet, petit, maigre et désargenté, extrêmement brillant intellectuellement mais revenu de tout, son parcours provocateur et désespéré a de quoi soulever une certaine frustration, tant son œuvre est peu reconnue.

Cette Bédé a choisi un sujet vraiment plein de ressources qui sont déjà (trop?) décrites dans l'avis de Blue boy et en particulier grâce aux nombreuses célébrités qui ont côtoyé ce trépident Alfred. La rencontre qui a vraiment aiguillonné ma curiosité est Rachilde. Une femme écrivain, dont je n'avais jamais entendu parler, qui a tenu salon durant les débuts du XXème siècle et donc encouragé et nourri nombre d'artistes de cette époque si fertile.

Le sujet donc : super ! On apprend plein de choses sur cette période charnière.
Pour la BD : elle est si triste...
Le dessin au trait noir sait croquer des personnages, dans leur posture et leur verbe haut mais les décors sont sabotés de hachures irrégulières et maladroites et la couverture est précisément merdrique.
La construction de l'histoire rend un sentiment d'absurde, épuisés que nous sommes sous les gags parfois sidérants, et qui se suivent jusqu'à la mort du personnage et son enterrement sous les rires voisins des guinguettes, en présence de tout le gratin des écrivains grinçants : Guillaume Appolinaire, Octave Mirbeau, Jules Renard, tristan Bernard, Paul Léautaud, Rachilde....

Nom série  Crache trois fois  posté le 02/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette pavé.

Un village d'Italie après la seconde guerre mondiale, des ados sans avenir qui trainent, une famille de tziganes qui est montrée du doigt et vit de l'autre coté du pont dans une ferme abandonnée, un champ labouré qui laisse revenir à la surface toute sorte d'objets...

Des événements décousus qui semblent toucher du doigt la grande histoire autant que les hontes et les fiertés de l'adolescence. C'est assez noir. Le dessin en noir et blanc est assez déroutant, comme l'enchaînement des scènes, sans qu'on puisse comprendre où commence le fantasme et où s'arrête la réalité.

Le trait fin et multiple virevolte en masses floues. Tout le travail semble montré (pas de première ébauche au crayon, qu'ensuite on repasse à l'encre sur un calque), et du flou sort parfois des visages extrêmement précis qui semblent vous regarder depuis derrière la page. Le sujet dur et le dessin qui se met à vous observer créent une inquiétude chez le lecteur que je trouve rare et précieuse.

Cependant il manque une construction de la narration plus tenue, pour que mon enthousiasme soit total.

Nom série  L'Homme gribouillé  posté le 02/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attachant et rondement mené.

Le dessin a quelque chose qui rappelle ceux de Catel (la technique au feutre peut-être...) mais avec des fonds sombres ou gris sur une grille clairement délimitée. Le format aussi: 328 pages quand même. Le fait que les femmes y sont le sujet principal... Bref il y a une parenté.

Mais ça s’arrête là. C'est une fille qui se trouve obligée de retourner vers ses origines. Sa mère est dans le coma, et elle mène l'enquête avec sa propre fille sur cette mère qui semble de plus en plus mystérieuse à chaque pas. Un écrivain raté et obsédé sexuel, un rabbin qui porte les lunettes d' Yves Mourousi (il n'y a que les vieux qui peuvent comprendre), un créature ailée qui traverse le ciel de Paris, des tremblements de terre inexpliqués dans le Jura, des sectes de scientifiques pluridisciplinaires, et une ado qui n'a pas peur des chiens...

Si vous aimez les belles brunes en pull rayé, si vous n'êtes pas rebuté par le Paris pluvieux et étrange d'Adèle Blanc-sec, si les dialogues de Zazie dans le métro vous réjouissent, si vous avez lu quelques lignes sur les mythes fondateurs du judaïsme, une BD de Sfar par exemple (sans même l'avoir appréciée, cela n'est pas nécessaire), alors vous aimerez cet homme gribouillé.



Laissez-vous aller

Nom série  Giant  posté le 11/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle histoire.

Contrairement à mes collègues, je n'ai pas apprécié le dessin et surtout la couleur qui m'ont paru un peu démodés et trop neutres. Je pense qu'on peut faire largement mieux, à la fois dans le contraste et dans l'expression des visages. Le lavis sale utilisé aurait pu marcher, mais avec un trait plus agile, ici le trait est un peu brouillon et anguleux : de mon point de vue, il lui manque de la sensualité et de la décision.

En revanche la narration et les dialogues m'ont paru très justes et habiles. Le pitch de ce nouvel arrivant sur un chantier de gratte-ciel qui doit faire son trou dans un milieu où les dangers sont quotidiens et la fatigue reine, est bien servi. Le personnage du grand taiseux qui le prend sous son aile de manière totalement inexpliquée, donne le titre à la série, suscite admiration et curiosité, et sera le pivot de l'histoire.

Le caractère un peu misérabiliste et dramatique, façon Dickens, s'efface devant l'humanité des dialogues et le déroulement de l'intrigue qui nous tient en haleine. Les conditions de vie précaires, la présence de la pègre italienne, les situations vertigineuses des chantiers de construction métalliques, surtout aux vues des conditions de sécurité demandées en France aujourd'hui, donnent un aperçu documenté pour regarder avec recul notre monde d'aujourd'hui. Mais n'attendez-pas d'humour, c'est très premier degré...

Nom série  Nils  posté le 29/01/2017 (dernière MAJ le 03/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1
Une vraie science-fiction !

Les deux héros principaux, père et fils, représentent une sorte de conflit souvent présents dans la science fiction :
1. l'approche rationnelle du père qui cherche à trouver des indices qui pourraient expliquer pourquoi les végétaux ont cessé de pousser depuis deux ans sur leur territoire, et qui souhaite donc se livrer à une exploration plus au nord,
2. l'approche aventureuse, portée par le fils, plus intuitive et prête à s'ouvrir sur des horizons inexplicables, et à secourir les belles inconnues...

Autour de ces héros isolés de nombreux enjeux qui nous dépassent encore dans ce premier tome : des dieux-enfants, de minuscules créatures phosphorescentes à la limite de l'abstraction, une tribu de femmes, et un vénéneux royaume technologique qui évoque, me semble-t-il, une entreprise de semences multinationale actuelle bien connue...

Les images, dans un camaïeu sombre de bleu-gris-vert, sont pleines de ressources: des aurores boréales, des ruines baroques, des arbres effeuillés , des visages tendres et de petits tracés fluorescents en forme de rune...

Un scénario qui ouvre une intrigue : c'est juste la mise en place, comme on dirait au restaurant mais ça met déjà l'eau à la bouche...

Tome 2 :
Beaucoup moins réussi.

Je ne conseillerais pas l'achat de ce second tome. Le premier jetait les prémisses de mystères alléchants, le second perd le lecteur dans des intrigues qui restent étrangères. dommage ! La complicités que nous pouvions lier avec le père et son fils, s'estompe, la place des autres personnages se renforce sans s'éclaircir...cela devient lointain. Peu humain.

Nom série  Traquemage  posté le 14/09/2015 (dernière MAJ le 03/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1
Je ne peux qu'appuyer mes prédécesseurs, c'est on ne peut plus sympathique, et il faut absolument l'avoir sous la main pour se redonner la pêche si l'on en manque tout-à-coup.

On s'identifie tout de suite à ce Pistolin, berger lambda qui est violemment secoué par l'arbitraire de mages omnipotents et ignorants des destinées qu'ils anéantissent. On transpose facilement cette exaspération devant l'incurie des puissants à n'importe quelle époque et pourquoi pas la nôtre...

Les visages, les dialogues, les réflexions des personnages (premiers comme seconds couteaux) sont très attachants et proches de nous. Le rôle muet de la brebis Myrtille, avec ses mimiques et ses postures, les ressorts dramatiques qu'elle fait sauter, son dessin tout simplement, est très réussi. J'ai gardé les brebis avec ma grand-mère pendant toutes mes vacances auvergnates et le caractère extrêmement peureux et difficile à suivre de la race ovine convient parfaitement au rôle.

Un bémol : Le coté rural du vocabulaire ne m'a pas paru très réussi, (genre le parisien qui s'imagine la campagne) mais heureusement ce n'est qu'un tic au début de l'album qui s'estompe au fur et à mesure que les personnages sont happés par leurs mésaventures.

Tome 2
Enchantée aussi, même si, bien-sûr, on n'a plus la surprise devant le caractère du héros. Le Pistolin a finalement la chance de se trouver face-à-face avec un mage... et il manque de se faire retourner comme une crêpe, il s'attendrit devant les malheurs du méchant, l'ennemi lui fait miroiter monts et merveilles, bref, on est sur les dents : comment va-t-il pouvoir arriver à ses fins et ne pas se faire soudoyer bêtement ?
Grâce à la fée, bien-sûr, qui toute alcoolique qu'elle soit, garde de la suite dans les idées...

Comment allier merveilleux et syndicalisme, humour et sentiment, appelez Pistolin, il a de la ressource !

Nom série  Les Derniers Argonautes  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
3 tomes un peu hargneux qui revisitent l'imaginaire antique.

C'est le coup de la quête et de la troupe mal assortie qui finit par devenir efficace.
Dessins assez séduisants : visages atypiques qui se toisent dans une belle lumière aquarellée et contrastée. Cela donne une certaine épaisseur aux personnages, même taiseux.

Ce qui manque ce sont des dialogues un peu plus originaux, peut-être un peu d'humour, et un scénario un peu plus lisible. Ici tout est sur le mode tragique de la fatalité, et en refermant le livre on se dit : tout ça pour ça?

Nom série  Stern  posté le 01/04/2016 (dernière MAJ le 12/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
western 2.0

En le feuilletant dans la librairie , je suis tombée sur une page où un type maigre à la chevelure blanche, tout vêtu de blanc, dans le costume du gentleman sudiste est en train de pisser sur une tombe. Autour de lui, la lumière chaude passe à travers les arbres, le ciel bleu, derrière les peupliers... C'est une aquarelle légère appliquée sur un cerné élastique et réaliste.

En contraste: le héros au nom juif porte un pantalon noir enfoncé dans des bottes brunes. Son air perché, sa coiffure dégarnie peu flatteuse, son admiration pour Victor Hugo, tout le conforte dans son rôle sombre et marginal: enterrer les morts.

Pour le reste tout a été dit dans les avis précédents: l'undertaker fashion (assez inexplicable) qui prend ici une tournure inattendue (littéraire voire polarde) , l'hésitation dans le classement parmi les westerns (un western sans la soif), la qualité de construction du scénario, l'étrangeté du personnage principal mais aussi de son alter-égo blond... Comme si deux personnages contemporains débarquaient dans "Le bon, la brute et le truand", par exemple James Dean et Daroussin jeune...

A boire sans modération.

Pour le tome deux : Stern à cours de livre, part à la ville à la recherche d'un bon roman. Mais évidemment, le pèquenaud fossoyeur va vite être remarqué, et le passé va le rattraper sauvagement. Bizarrement ce tome-là est plus conventionnel (bagarres, saloons, flingues et compagnie) mais l'apparition de l'homosexualité apporte une petite touche contemporaine pas désagréable, mais qui finira par devenir convenue avec le recul. (jamais on n'aurait vu ça dans Jerry Spring, ni même dans Blueberry...)
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Nom série  Centaurus  posté le 03/07/2015 (dernière MAJ le 10/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Toujours le même protocole d'expérience sociologique pour Léo: on prend une micro-société humaine qui doit coloniser un monde nouveau, sans espoir de retour.

En explorant les diverses possibilités de ce pitch de départ, on ne s'ennuie pas. On retrouve des points communs avec la série Aldébaran et ses suivantes (une jeune femme comme personnage clef, un vieille femme comme soutien, et autour des seconds rôles consistants, des inventions technologiques curieuses, des êtres vivants inquiétants mais pas encore très originaux dans ce premier tome) mais aussi des nouveautés : cette atmosphère tyrolienne du début qui montre un paysage très conventionnel peu habituel chez Léo, un pseudo-bucheron canadien, deux jumelles déroutantes...

Le dessin est ici colorisé et ombré de manière un peu lourde (un coté pellicule allemande à la Derrick) voire fermée. Mais on ne peut pas s'empêcher d'être intrigué, et d'avoir envie de savoir ce qui va arriver à ce groupe qui part en reconnaissance vers un monde inconnu....

Après la lecture des deux tomes suivant et des autres avis, je suis amusée de l'agacement de Mac Arthur a propos de la scientifique... Une formation scientifique n'empêche pas de dire des banalités dans les moments déstabilisants...
Pour l'histoire, elle continue de me captiver, même si les péripéties sentimentales prennent peut-être un tour de reality-show par moment. Un peu de frivolité est peut-être nécessaire pour faire avaler l'angoisse de la situation. Toujours des bestioles agressives, des énigmes, des complots, des indices qui ne concordent pas... Bref c'est bien ficelé, et les dessins des personnages, un peu figés, (avec un coté Martine à la plage, désagréable) sont compensés par des situations pleines de suspens, et des dialogues assez vraisemblables. Les décors très réalistes sont à observer...Ils vont prendre une importance inattendue dans l'intrigue.

Pour les fans d'Aldébaran c'est incontournable, pour les autres... Faut essayer.

Nom série  Jeanne d'Arc (Glénat)  posté le 06/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu sec, mais clair, avec un dessin intéressant.

De l'histoire, on ne garde que la substantifique moelle, soit peu de place pour les sentiments ou la psychologie des personnages principaux. Cependant, on comprend assez bien la situation limite dans laquelle ont pu se trouver Charles VII et ses partisans et donc la confiance, d'abord du bout des doigts puis ensuite entière, confiée à cette jeune illuminée. L'abandon de la pucelle quand elle n'est plus utile est aussi montré, et comme on ne voit pas de liens affectifs entre les personnages, cela parait assez vraisemblable. Elle est montrée tellement seule, (prise dans son idée fixe) pendant toute l'histoire, que ce n'est pas si étonnant finalement que personne ne se soit attachée à elle.

Le plus intéressant , c'est le dessin : un trait vigoureux (quelque part entre Bernard Buffet et Enki Bilal) avec des lumières particulièrement réussies sur les visages. Je suis étonnée que cela ait plu à Agecanonix, parce que les traits de construction sont souvent laissés apparents, ce qui donne un effet inachevé, qui peut rebuter. Moi je trouve que cela donne de la force et du mouvement. La couleur en revanche est un peu glauque, froide. La première page n'est pas à la hauteur, je trouve, du reste. Trop simplifiée, trop cliché.

En tout cas, une reconstitution historique explicite. C'est le meilleur tome que j'ai lu de la série.

Nom série  Sacha Guitry  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après louis de Funès, le duo Dimberton-Chabert, s'attaque à Guitry.

Un parcours assez différent, et moins de familiarité pour ma part avec cette figure de la phrase désopilante mais souvent cruelle.
De conquêtes en divorces, de succès en fours, et inversement, sa carrière le voue aux hourras et aux gémonies alternativement avec un mouvement de balancier régulier.
Son amitié avec Arletty, ici très bien campée, nous permet d'entendre ses confidences, et quand il lui propose comme un service de l'épouser à la fin de la guerre, elle répond : "Tu es mon meilleur ami, mais vivre au coté d'un monument historique, merci bien !".

Comme pour le De Funès, il manque un peu d'impulsion dramatique, la régularité des bons mots et des émois devient un peu répétitive. La brouille avec son père et leur réconciliation qui pourrait servir d'enjeu majeur est un peu noyé dans le reste.

Les couleurs toujours agréables, le dessin qui tend vers la caricature mais sans excès : c'est sympathique et instructif... Mais pas bouleversant.

Nom série  Plus belle la série  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Instructif.

Cette enquête dans les rouages de la production d'une série télé française donne un point de vue diversifié, depuis l'idée, jusqu'aux différentes strates des intervenants : scénaristes, dialoguistes, réalisateurs, acteurs, coiffeurs, une montagne de fourmis, chacune assignée à son poste sans possibilité de sortir de son cadre.

Le petit budget, le besoin d'une audience très large, le compartimentage des rôles dans la fourmilière, créent des contraintes assez différentes du cinéma. Après lecture de la BD, mon regard sur les films en général s'est considérablement modifié. Les moyens, le temps consacré étant réellement d'un tout autre ordre que celui alloué aux séries télé.

Les dessins, en noir et blanc, sur leur papier rugueux, sont comme d'habitude dans la série Sociorama, assez raides mais comme d'habitude aussi suffisamment justes pour qu'on puisse suivre les personnages sans difficulté.

Reportage maquillé en fiction, cet épisode de Sociorama est réussi.

Nom série  Jimmy Corrigan  posté le 17/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je comprends qu'on considère ce coup de folie alambiqué et rigide comme une BD culte.

Son caractère autiste, sa logique absurde, son univers médiocre et inlassable (super héros microscopiques qui tapissent le pauvre cerveau du personnage, petit bureau étriqué perdu dans un open space, chambre minable, paysages et pages ultra-géométriques, personnages désespérément laids), sa durée, sa rigueur dans le trait et la mise en page ont de quoi susciter une certaine admiration. Mais aussi une sorte de dégoût.

Je conseille à ceux qui veulent vraiment essayer d'entrer en contact avec cet ovni de la BD de commencer la chose par les deux bouts. Soit lire les 4 premières pages, puis les 4 dernières, et ainsi de suite, en avançant par paquets de 4 vers le milieu. Cela pour éviter d'abandonner pendant ce long début déprimant. C'est par la fin que le désir de comprendre peut naître, il me semble... Le chantier de la foire exposition, avec ses architectures néoclassiques, blanches, symétriques, ses visiteurs à moustaches en tortillon et à costumes et grandes robes, interrogent de nouveau : que sommes nous en train de lire, les époques se télescopent... et notre imaginaire dérouté cherche son chemin.

C'est une énigme où la médiocrité et la sensibilité sont indissolublement liées... Un casse-tête des plus hype !

Nom série  La Vierge froide et autres racontars  posté le 02/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour les amateurs de contes, c'est du p'tit lait. Pour les autres, ça a un coté désuet, lent, qui s'écoute parler, qui peut agacer.

Je n'ai lu que le roi Oscar sur les 3 tomes, mais je sens un souffle au long court qui peut enthousiasmer par moment, par un humour noir monté sur un talent de conteur certain. La première phrase est décisive et emporte souvent la curiosité "Jalle mourut le 1er novembre, juste avant le déjeuner, ce qui était franchement impertinent. "

Le dessin est aussi plutôt séduisant : des belles gueules caricaturées avec finesse dans un lavis expressif et généreux.

Mais le sujet m'est sacrément rébarbatif : ces histoires toujours assez sordides finalement, d'hommes perdus dans les grandes étendues glacées, condamnés à une promiscuité peu assumée, qui se mangent, se disputent, festoient, dans une monotonie des jours écrasante.... J'ai du mal à m'identifier à ces situations ... ou peut-être je n'ai plus l'âge.


Ce serait du Jack London raconté par le landais volant...

Nom série  Les Deux Vies de Baudouin  posté le 22/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme mes collègues, j'avais beaucoup apprécié le dernier Album (et premier) de Toulmé, sur la naissance d'un enfant "pas comme les autres".

Ici c'est toujours un sujet sur la vie et la mort, qui nous touche forcément, mais avec un peu plus d'humour, et une moindre réussite sur les images. Les couleurs, en particulier sont aussi désaccordées que dans la vie, et ça a été assez rebutant pour moi. je mettrais plutôt 3,5

Pour le reste j'ai des scrupules à vous raconter l'histoire. C'est un fantasme qu'en tout cas j'ai déjà eu, de secouer une personne coincée dans son quotidien morose et rémunérateur, pour l'obliger à plonger dans une vie plus proche de ses rêves. Ici le déclic trouvé pour opérer ce changement est assez violent, mais efficace.

Le second thème c'est la fratrie, l'histoire de cette secousse fraternelle est émaillée de retours en arrière où l'on voit les deux frères à différents âges de leur vie. Je suppose que les fratries se retrouveront aussi dans ces évocations quotidiennes : jalousies, confrontations, dissymétries assumées ou souffertes...

Nom série  Monsieur désire ?  posté le 22/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Album de première classe !

Mais c'est drôle comme je ne me reconnais pas dans la présentation de cette histoire (avis précédents et résumé) : un riche don Juan qui s'éprend d'une domestique moche.

Pourquoi s’arrêter au point de vue de monsieur ? Je pense que le point de vue le plus intéressant et le plus juste dans cette histoire c'est celui de la gouvernante, Lisbeth. Elle a la tête sur les épaules et très peu de marge de manœuvre dans sa situation sociale. Elle essaye de ne pas se laisser avoir par les propositions du maître qui seront forcément inconséquentes, ni par les injonctions de ses supérieurs, domestiques de première catégorie.
Elle tire profit du silence qui lui est imposé pour réfléchir à sa situation et trouver une voie pour s'échapper. Elle saisit les opportunités, fait valoir ces intérêts en se trouvant des alliés par sa force de conviction. Elle réussit ensuite à glisser entre les boucles du nœud de contradictions dans lequel étaient serrés les domestiques des grands bourgeois à cette époque.

Le dessin est très élégant : certains personnages ont le visage parcheminé de traits fins qui leur donnent des ridules très expressives, d'autres au contraire sont laissés dans une clarté sans aspérité, juste un nez fin pour le séducteur de haut vol et un gros nez rond pour sa gouvernante, cela nous permet de projeter ce qui nous plait pour le reste. Les couleurs (pas directes) sont un peu ternes, ce qui augmente la sensation de tristesse , d'enfermement.

C'est extrêmement réjouissant de voir qu'en sachant se servir des mots, en sachant se taire aussi, écouter, baisser la tête si nécessaire, on peut mener sa barque exactement là où on l'a choisi.

Nom série  Sukeban Turbo  posté le 04/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un pseudo-comics, inspiré du mouvement japonais des Sukéban dans les années 60 mais imaginé par des français...

Ce qui surprend d'abord c'est la violence de ces filles si jeunes qui cassent la tête des gens avec des cannes de golf, chevauchant leur scooter débridé. Cette bande de blousons noirs, nouvelle formule, et au féminin, sévit à New-York aujourd'hui.

Leur parcours, et surtout celui de leur cheffe de meute, Shelby, est représenté de manière assez convaincante. Rien de bien folichon, mais pas la misère non plus. Des parents assez conventionnels, le père souvent absent et donc la mère qui déprime... Du coup la fille cherche à se prouver à elle-même qu'elle vaut mieux que sa mère et qu'elle n'a pas besoin des hommes...

Ça se tient. L'univers de la drogue, douce ou pas, devient une sorte de modèle où on peut réussir. Rien de constructif à long terme, seulement le sentiment fugitif de sa puissance... Puis des lendemains qui déchantent, suivis d'autres risques et gloires et chutes... et ainsi jusqu'à la fin des temps.

C'est très déprimant, mais bien dessiné avec des traits gras à la limite de la maladresse, qui rendent bien le caractère approximatif et sanguin de ce monde de la nuit. Des couleurs très "comics", tonitruantes et contrastées.

Bref plutôt convaincant.

Nom série  Le Syndrome du petit pois  posté le 04/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Allusif et ennuyeux.

Je n'ai malheureusement pas lu les premiers épisodes de ce travail autobiographique, et c'est sans doute aussi pour cette raison que je n'ai pas accroché. Pour cet épisode très épais (les pages ne sont pas numérotées, donc je ne peux pas être plus précise...), la vie quotidienne de ce dessinateur de BD confronté aux émotions d'une vie familiale ordinaire, se trouve compliquée par la maladie dégénérative de sa mère. Tout est représenté de manière assez sobre, pas de larmoiement, mais des questions, beaucoup de questions.

Cet album m'a fait penser à La Maison, de Paco Roca, mais en moins réussi : ici, les autres personnages paraissent sans épaisseur...(chez Paco Roca, chacun des personnages devenait comme une facette du lecteur). La pièce de théâtre montée autour de ses BD précédentes prend beaucoup de place dans le récit, et ce n'est pas quelque chose auquel on peut s'identifier facilement. Ça traîne, ça tourne en rond. La maladie de sa mère devient un épiphénomène, peu agréable, alors que ça aurait pu être creusé plus précisément. D'autant que c'est un sujet auquel chacun de nous pourra un jour être confronté.

Oui c'est ça il y a un manque de précision. Il essaye d'échapper à son sujet par des détours longs et peu instructifs pour le commun des lecteurs, dont je suis.

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