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... a posté 41 avis et 1 série (Note moyenne: 2.88)

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Nom série  Green Manor  posté le 03/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très déçu par cet album, malgré une intégrale attirante à première vue.

En fait, Green Manor est constitué de "16 charmantes historiettes". La couverture l'indique d'ailleurs clairement mais l'ayant acheté par internet, je n'avais pas fait attention à ce détail...
Or, il s'agit bien d'historiettes, de toutes petites histoires qui s'avèrent bien légères. La première est agréable, la seconde distrait et puis dès la troisième, je me suis ennuyé ferme. Les histoires trop mécaniques deviennent prévisibles ou au contraire tellement tirées par les cheveux que la résolution de l'énigme laisse de marbre. Le point positif est la qualité de l'objet, belle intégrale donc et la reconstitution des ambiances cosy, feutrées des salons victoriens. Mais cela ne suffit pas. En plus, malgré des critiques élogieuses (allez savoir pourquoi), c'est la croix et la bannière pour le revendre! Je n'en conseille donc pas l'achat!

Nom série  Fée et tendres Automates  posté le 25/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Comment gâcher le talent de Tillier?

He bien, c'est très simple, prenez un scénario grotesque, une pincée de steam-punk, une histoire alambiquée entre un automate et une fée, un gros méchant pervers dont l'ultime fantasme avant de mourir est de forniquer avec un automate (?!!), ajoutez un peu de sadisme sans raison (le méchant est comme ça parce que), remuez le tout avec un héros pénible et geignard, une amoureuse inerte qui se manifeste seulement par ses pleurs (vive la vision de la femme -dans le meilleur des cas, c'est une femme objet) et vous obtenez un plat à la fois inconsistant et indigeste... Il faut le faire quand même.

Quand on lit le premier tome (et encore les trois quarts seulement), on se dit qu'il y avait un vrai potentiel (dessin incroyable et ambiance prenante) mais alors après, c'est le bateau qui coule avec un capitaine qui a déserté depuis longtemps, c'est le Concordia de la Bd, c'est le Crash de Cronenberg en moins sexy et en encore plus ridicule. Bref, c'est catastrophique et la bonne impression du début n'est pas suffisante, loin de là.

Nom série  Frenchman  posté le 24/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Frenchman est vraiment une très bonne et belle bd !

Le dessin somptueux et le cahier graphique sont un régal pour nos mirettes.

Avec les cases de l'aurore, on ressent la fraîcheur du petit matin, on foule l'herbe les pieds mouillés dans la mousse, on met nos pas dans ceux laissés par les mocassins des Pawnees. En silence, on traverse les plaines paisibles du Nebraska où paissent d'imperturbables bisons, on est tenté de s'arrêter un instant, d'admirer une case comme on admirerait l'horizon immense et ses infinités de destins, on se sent un peu perdu au milieu de cette flore rayonnante mais on a un bon guide, Toussaint le trappeur qui connaît le territoire sur le bout des doigts et le temps presse alors on accélère le pas, il faut fuir. Aux senteurs des sous-bois, se mêle imperceptiblement un parfum d'enfance: Bleck le Rock et James Fenimore Cooper ne sont plus très loin. Mais dans ce théâtre magnifique, la tragédie se met en place et l'aventure, aussi classique qu'elle puisse paraître, est passionnante.

Contrairement à ce que laisse présager la couverture, tout commence en Normandie où les notables du village tentent à coup de pièces d'or d'inverser le cours du destin. Par un habile retour en arrière, nous voilà parmi les paysans de la Normandie, ce qui permet à Prugne de mettre en place une idylle improbable entre Angèle et Louis, une petite paysanne et le fils d'un puissant. D'emblée, les paysans mesquins et le père de Louis, figure puissante du village, tous condamnent cet amour dont l'issue ne pourra être que funeste. A cela s'ajoute le sort d'Alban, le frère d'Angèle, d'abord chanceux puis poissard, il doit quitter sa Normandie pour les Amériques.
Le Destin, dieu cruel, n'aura de cesse de s'acharner sur lui jusqu'à ce que l'aventure trouve enfin son épilogue douloureux et scelle de manière irrémédiable le sort de chacun.

Bien sûr, l'aventure ne serait pas totale si nous ne croisions pas la fière tribu des Pawnees . Le choix de Prugne de leur accorder une place discrète malgré leur rôle essentiel, est judicieux, il renforce le sentiment d'instabilité de la région, de cohabitation précaire entre les Blancs et les farouches guerriers. Les Indiens se déplacent comme des ombres et parlent peu. Si Toussaint lui aussi avare en parole semble le seul à pouvoir les comprendre (l'essentiel de la communication est ailleurs, les paroles dans ces immensités sont dérisoires) , la fracture entre les Blancs et eux semble elle aussi irrémédiable. Après cette scène, l'équilibre instable entre les deux peuples vacille, condamnant un peu plus nos personnages qui tentent en vain de se dérober à leur destin.
La fin tout en simplicité est réussie et serre la gorge. Une douce mélancolie émane des cases finales, le destin est parfois bien capricieux.

Nom série  Habibi  posté le 22/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un projet très ambitieux, certainement trop.


J'avais adoré la subtilité, la douce mélancolie de Blankets mais le dernier ouvrage de Craig Thompson a la finesse d'un bulldozer. Cette fable orientale qui effleure la religion musulmane et qui tourne subitement au conte écologique n'atteint pas la poésie de son premier livre.
Oui, le trait toujours aussi expressif fait merveille mais le discours de l'auteur m'a semblé prétentieux et confus.

En vrac, Thompson veut traiter du poids de la religion, de la modernité inhumaine des villes, des problèmes environnementaux, de la misère sociale. Le lecteur n'a qu'à lui-même créer des liens entre ces différents points...

J'ai également été déçu par son approche de l'Islam finalement assez superficielle. Elle se limite finalement à quelques pages, saisissantes il est vrai, mais dont l'unité finit par être difficilement perceptible. Alors c'est très beau, le dessinateur étale son immense talent mais le récit m'a paru vain et l'on ressort de la lecture éreinté sans connaître mieux l'Islam. On a juste droit à une piqûre de rappel qui nous montre que les religions appartiennent à une mythologie commune.

D'autres points ont également gêné ma lecture:

Toutes les figures masculines sont misérables, repoussantes et violentes, prêtes à tout pour assouvir leurs désirs. Vous me direz que c'est assez fidèle à l'image que l'on peut se faire de l'homme, je vous dirai que l'on pourrait peut-être nuancer ce portrait légèrement manichéen. La jeune héroïne rencontre en effet des hommes plus pitoyables et brutaux les uns que les autres à l'exception de l'archiviste du sultan qui fait une apparition éclair puisqu'il est décapité au bout de deux pages... La seule figure masculine capable de tendresse est justement le héros qui se mutile volontairement, incapable de composer avec ses désirs sexuels.
Tous les hommes sont perçus comme des êtres violents, dévorés par des démons intérieurs, là encore le seul capable de prendre soin de la jeune femme, c'est celui qui s'est mutilé. Bien sûr, il se rend compte que cette mutilation a été une aberration mais il n'en demeure pas moins que c'est le seul qui peut comprendre la belle.

Je veux bien aussi qu'Habibi dénonce les noirceurs du capitalisme rampant ou du monde moderne dans la seconde partie mais seul le bonheur individuel semble possible, toute interaction avec les habitants de la cité se retourne contre les protagonistes. Les seuls êtres généreux sont une femme esclave et un homme simplet qui recueille le couple de fuyards, trop idiot pour être méchant mais qui finit lui aussi par les chasser, sans véritable raison, par simple caprice...

Ensuite les atermoiements psychologiques de l'eunuque m'ont fatigué. Il y a une sorte de chantage à l'émotion assez pénible qui fait que l'on résiste inconsciemment.
Enfin, l'idée d'un traumatisme (le viol) qui structure le rapport des deux héros au monde est bien sûr un ressort scénaristique efficace mais qui n'est pas des plus subtils. Et de manière attendue, il faut se farcir la scène inlassablement.

Si vous aimez les sagas sans fin au souffle romanesque indéniable (en même temps vu la longueur, il faut bien qu'il y ait un souffle romanesque), comme le film "Va vis et deviens" , cette bd est faite pour vous.

Nom série  L'Astrolabe de glace  posté le 26/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un premier tome réussi! L'histoire de l'Astrolabe de glace est très dense, un brin complexe au début (mais il faut dire que la situation de l'Italie au XVème siècle est un peu compliquée).

L'ambiance est particulièrement soignée: dépaysement (on passe d'Istanbul à Rome en passant par la Toscane), suspense, narration et dialogue soignés et un dessin tout simplement magnifique!

L'idée d'un livre mystérieux qui attire toutes les convoitises a déjà été traitée mais j'ai été séduit par les nombreux personnages de cette fresque et par la narration efficace.

Le dessinateur, un jeune romain très doué (le cahier graphique est vraiment bien fait) illustre parfaitement le propos du scénariste. Chaque personnage secondaire ou principal acquiert une dimension particulière sous le pinceau de Palma. J'ai rarement vu une bd avec autant de portraits réussis.

J'espère que les auteurs cisèleront le deuxième et dernier tome.

Nom série  Gil St André  posté le 12/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca y est, j'ai enfin lu Gil Saint André!

Depuis le temps que j'hésitais à découvrir cette bd.

L'intégrale d'occasion fut le coup de pouce que j'attendais pour me lancer dans les tribulations (plus ou moins) trépidantes de notre bobo féru de citations latines.
Globalement, l'impression est plutôt positive, le suspense et le rythme soutenu des premiers tomes m'ont parfois fait penser à l'univers de XIII, rien que ça.

Gil Saint André, à cause d'une histoire de couscous pas assez épicé (si, si, véridique), va devoir se lancer à la recherche de sa magnifique épouse et croiser sur sa route de dangereux malfaiteurs.

Tout d'abord, je dois dire que le dessin est très séduisant même si le choix de l'intégrale n'est pas des plus judicieux, notamment pour apprécier les jambes fuselées qui parcourent l'oeuvre. A croire que Sylvain Vallée prend un malin plaisir à mettre en image la belle formule de Truffaut: "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie".

Ensuite, les personnages secondaires sont réussis, en particulier celui du commissaire dont le caractère bourru et l'opiniâtreté évoquent les policiers incarnés par l'immense Lino Ventura. Krahen déroule son histoire avec un souci du détail qui l'honore mais hélas, la conclusion est un ton en dessous et le scénario, très satisfaisant jusque-là, perd de son intensité et de sa vraisemblance. La fin en effet manque de crédibilité et gâte un peu l'impression globale.

Bref, si je devais trouver les tomes au format d'origine pour un prix modique, je pourrais me laisser tenter. Mais en y réfléchissant un peu, je crois que j'arriverais à résister, malgré la beauté des silhouettes féminines...

Nom série  Mamette  posté le 12/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout à fait d'accord avec l'avis de Js, Mamette, c'est une bd sympathique mais on en restera là.
Je ne suis pas un grand fan des strip gags, souvent trop prévisibles, et Mamette n'échappe pas à la règle. Avec cette bd, vous plongez dans l'univers du troisième âge avec ses moments tendres ou cruels. Tous les personnages sont là : l'amoureux transi depuis des lustres qui n'a plus la vigueur d'autrefois mais qui cajole secrètement son amour comme un animal qui lui tiendrait compagnie, la vieille acariâtre, sèche comme une trique qui chahute les gosses ou la grand-mère sourde, lointaine parente du professeur Tournesol. Tout ce petit monde se retrouve avec plus ou moins de bonheur dans des situations convenues: le club du troisième âge, la réception du maire, la garde du petit-fils...
Mamette, c'est la version troisième âge de Lou en moins bien.
Plutôt 2,5 sur 5 en fait.

Nom série  Smoke City  posté le 06/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une ambiance dans le tome 1 de qualité, un polar bien noir malgré des personnages stéréotypés.

L'esthétique colle vraiment bien à l'histoire: ville sombre à souhait, quais brumeux et gratte-ciel vertigineux. Je ne reviendrai pas sur la bande ingénieuse des bandits, sur la femme fatale déjà évoquée (avatar de la rousse incendiaire dans les Tex avery - voir Red Hot Riding Hood - qui fait hurler le loup!), sur le père du héros, fin stratège mais légèrement instable, sachez simplement que les différents gangsters sont passés maîtres dans les braquages ou le maniement d'armes blanches et qu'ils doivent dérober une momie pour le compte d'un mystérieux commanditaire.

Jusque-là tout va bien comme dirait le personnage de Kassovitz. Comme il le dit aussi: "Mais le plus important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage" (surtout quand on tombe violemment sur le toit d'une voiture -ça c'est pour le tome 2). Et là, je dois dire que dans le tome 2, la musique n'est plus la même. Jusque-là, ça tenait la route, le scénario n'était pas d'une originalité renversante, la ruse pour tenter de dérober la momie ne soulevait pas l'enthousiasme mais c'était propre, bien fait mais avec le tome suivant, on sombre dans l'ésotérisme et l'histoire part vraiment dans tous les sens. Les auteurs arrivent quand même à boucler leur histoire et à retomber sur leurs pieds (plus ou moins) mais je me suis pressé d'achever ma lecture parce que tout simplement je m'ennuyais. Comme cela a été dit, le tome 2 aurait peut-être mérité d'être décliné en deux tomes mais personnellement, j'aurais aimé que les histoires de démon soient moins présentes. Un fantastique discret, à peine suggéré m'aurait mieux convenu.
Pour le tome 1: un bon 3,5/5 mais pour le tome 2, un tout petit 2,5.
A consulter et suivant vos goûts, vous serez peut-être conquis. Mais ce n'est pas mon cas.

Nom série  La Licorne  posté le 29/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je partage l'avis de Guillaumeru et celui d'Arzak.

Par principe, je ne veux pas mettre une critique négative à une série en cours. Je me dis toujours que les derniers tomes donneront peut-être une cohérence au récit. Mais là, je dois faire une exception. Je ne comprends pas l'engouement de la plupart des lecteurs.

Le dessin est plutôt joli mais sans chaleur je trouve, sans âme. Les créatures me rappellent vaguement celles d'un jeu vidéo d'une dizaine d'années (Nightmare Creatures qui déjà ne faisait pas dans la dentelle...) et les scènes où les têtes, les bras et les tripes volent, m'ont vite fatigué.

Mais ce qui m'a rebuté le plus, c'est le scénario: il n'est pas complexe, il est juste incompréhensible et fouillis à défaut d'être fouillé.
Certes le contexte, le renouveau de la médecine, le personnage d'Ambroise Paré, la Dame à la Licorne pouvaient nous faire saliver mais encore fallait-il mettre son ouvrage sur le métier et tisser une œuvre cohérente. Seul le postulat est intéressant et pour ça, on n'a pas besoin de la bd puisqu'il n'est pas exploité ou de façon très confuse.

Nom série  La Parenthèse  posté le 28/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Parenthèse est un récit autobiographique qui parle de maladie, d'espoir de guérison, de rechute et d'espoir.

Il est difficile de ne pas être touché par cette lutte, ce corps à corps éreintant avec la maladie qui bouleverse l'existence d'une jeune femme de vingt ans. Récit d'une souffrance, de moments de détresse, d'angoisses pudiquement cachées ou d'effronterie insouciante.

A noter que l'auteur était étudiante en arts plastiques et qu'elle arrive à saisir ce combat incertain dans un dessin sobre et élégant.

On ne s'ennuie jamais et la conclusion du récit est assez réussie mais les rayons de ma bibliothèque n'étant pas extensibles, je dois faire un choix et Pilules bleues de Peeters est pour moi la référence incontestable des récits intimistes qui évoquent au plus près le quotidien d'un malade. Pilules bleues est très riche, il propose des réflexions variées sur la rencontre amoureuse, sur le quotidien du couple, sur la place que peut occuper un enfant etc. C'est délicat de dire ça mais la parenthèse n'atteint pas ce degré d'intensité, ce mélange pénétrant d'humour, d'ironie, d'angoisse et de tendresse qu'offre Pilules bleues.

Si le cœur humain a des ressources infinies, je dois dire de manière beaucoup plus pragmatique que ce n'est pas le cas de ma bibliothèque. Alors je conseille la lecture si vous aimez ce type de récit, pour le reste, c'est à vous de voir.

Nom série  Lincoln  posté le 25/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai enfin fait la connaissance de ce cow-boy atypique et je dois dire que c'est une petite déception: Lincoln, c'est sympa mais c'est (juste) sympa.

Si j'ai apprécié le dessin qui est plutôt bien fichu, dynamique, voire un brin désinvolte à l'image de notre personnage principal impertinent et sans gêne, je n'ai pas vraiment été emballé par cette série.

Vu le nombre d'avis (très positifs d'ailleurs), je parlerai brièvement de l'intrigue:
à la suite d'un défi avec Dieu, notre cow-boy provocateur devient immortel. Accompagné De Dieu, personnage débonnaire aux buts obscurs, et de Satan en personne, forcément peu fréquentable mais finalement assez sympathique, Lincoln tente tant bien que mal de se glisser dans la peau du justicier, plus par curiosité que par conviction. Lincoln croise alors sur sa route des bandits, de pauvres indiens victimes des méchants blancs, un directeur de prison intégriste et l'inévitable révolution mexicaine incarnée par la Brune Paloma.
Rien de nouveau sous le soleil même si les divins personnages devront souvent composer avec Lincoln, "crâne en bois" qui n'en fait qu'à sa tête.
De plus, les conversations de notre trio, malgré le ton malicieux, sont assez convenues et le recours aux expressions anachroniques devient une facilité pour tenter de rendre les échanges plus percutants. Indiscutablement, je préfère l'univers des western à la Sergio Leone qui réunit avec un talent incomparable dérision et gravité. Dans l'univers des Western Spaghetti, les auteurs jouent à fond la carte du sérieux, de l'intensité dramatique ce qui confère à la fois à ces scènes cultes une dimension mythique (combats de titans) mais aussi une forte dimension humoristique que Lincoln ne peut atteindre.

En fait, la force mais aussi la faiblesse de Lincoln réside surtout dans l'utilisation systématique d'un seul gag: le corps de notre héros étant immortel, notre cow-boy est soumis à tous les chocs et distorsions possibles. Lincoln dessoudé à coups de barre en fer, Lincoln pendu et enterré, Lincoln projeté, Lincoln troué comme une passoire ou qui se fracasse le visage en trébuchant dans les escaliers. Si cet humour sadique fait sourire au début, il devient usant à la longue. Tex avery, A.Dupontel au cinéma ou Jackass à la t.v ont plus qu'exploité ces situations.


Lincoln est donc un divertissement agréable, léger, trop léger (les échanges sur le paradis et l'enfer sont prévisibles) et je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Vincent et Van Gogh  posté le 27/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'idée de départ semble sympathique: expliquer le génie de Van Gogh de façon originale et amusante et revisiter ainsi ses plus grands toiles.

Mais si le dessin est très réussi (indiscutablement, c'est l'atout de cette bd qui pousse le lecteur à l'acheter), le scénario lui se désagrège au fil des pages.
Non content de sa trouvaille (le chat génial à qui le peintre doit tout), l'auteur nous refait le coup avec Gauguin et ... son perroquet. J'ai rapidement décroché et me suis lassé des aventures vaines de ce chat turbulent. A l'arrivée, beaucoup de bruit pour rien, un léger mal de tête et une sensation de gachis...

L'idée était là mais il manque peut-être le plus important : le travail, l'écriture d'une histoire, une recherche plus fouillée encore sur l'artiste à l'oreille coupée.

Restent quelques planches qui retiennent l'attention par leur audace, leur poésie presque surréaliste, quelques apparitions fugaces d'artistes maudits ou excentriques, un peuplier isolé dans un champ et puis plus rien, le vide.

Nom série  Les Coulisses du pouvoir  posté le 01/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis portant sur le premier cycle uniquement.

L'avis de Mac Arthur notamment m'a donné envie d'acquérir l'intégrale à petit prix et je remercie notre général bédéphile pour son conseil éclairé.

La bd Les coulisses du pouvoir s'ouvre sur un entretien entre un journaliste et un ex-premier ministre. Abandonné, délaissé par son parti, ce dernier promet des révélations fracassantes. Mais très vite, notre homme un brin dépressif et désabusé est retrouvé mort. Suicide ou meurtre?

Passons vite sur le dessin qui sert efficacement un scénario très soigné. Le point fort de cette bd, c'est l'intrigue. Le lecteur croise des personnalités multiples et complexes et doit assembler patiemment les pièces du puzzle.

Un polar savoureux donc mais pas seulement.

Le plus intéressant dans cette bd, au-delà de la révélation finale maîtrisée, ce sont les intrigues en coulisse, les non-dits et les petits arrangements de chacun avec sa conscience.
A l'heure où la fracture entre élus et électeurs n'a jamais semblé aussi vive, Les Coulisses du pouvoir montrent subtilement les rouages de la politique et les intrigues politiciennes qui n'ont souvent (il faut bien le constater) que peu de rapport avec les aspirations du peuple voire avec celle des militants, car ces élus n'ont toujours en tête qu'une seule idée: remporter la partie (ou le parti). Comprendre comment un homme politique intègre en apparence franchit finalement la ligne jaune est toujours pour moi un spectacle sans fin.

Bref, les Coulisses du pouvoir tient vraiment la route.

Nom série  Lupus  posté le 22/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup le travail de F. Peeters : de Pilules bleues à RG, la justesse des émotions, le soin apporté aux dialogues m'avaient convaincu d'acquérir ce road-movie spatial.

Si Lupus est également une bonne série, je la trouve cependant un ton en dessous.
On reconnaît le style de cet auteur au premier coup d'œil et l'on suit le périple spatial des 2 personnages avec plaisir. Le tome 1 permet de planter un univers crédible et original à la fois mais la suite tourne un peu à vide.

A mon sens, il manque à Lupus cette émotion qui parcourt les autres albums de Peeters. Du moins, cette émotion est présente mais de façon intermittente. La toile de fond est convaincante, les personnages que croise le couple de fugitifs sont intéressants mais il manque ce je ne sais quoi qui vous touche et vous retourne l'âme dans des bds plus abouties. Peut-être que l'auteur veut justement forcer l'émotion contrairement à ses autres albums, je ne sais pas, mais un petit goût d'inachevé demeure à la lecture de cette tétralogie.

De plus, le prix prohibitif pourra vous faire hésiter au moment de l'achat. Pour ma part, je ne l'ai pas gardée.

Nom série  Omni-Visibilis  posté le 22/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Omni-visibilis était prometteur : l'intrigue allait permettre d'aborder des grandes questions philosophiques et sociales, traiter peut-être des difficultés actuelles à s’écouter, se comprendre en dépit d'une technologie sans cesse innovante. He bien, quelle déception !

Si le dessin est intéressant, l'histoire est d'un ennui profond et les auteurs n'abordent jamais le sujet de front. Le lecteur a juste droit à une succession de scènes plus ou moins cocasses mais qui sont la plupart du temps pénibles et vaines.
De plus, je ne suis pas contre les antihéros mais là, le personnage principal est idiot, vulgaire, et a un physique repoussant. Sa petite amie insupportable ne pense qu'à profiter de la situation (Mais peut-on lui en vouloir ?) avant de disparaître de l'histoire, ses amis se croient futés et montent un plan foireux qui a quand même le mérite d'offrir un petit moment sympa avec les fusées des ambassades.
Comme cela a déjà été signalé, l'histoire se résume à une course-poursuite peu palpitante avec son lot d'incohérences et ses longueurs.
Concernant l'humour scato, la scène des toilettes pourrait faire penser (dans la forme) à certains romans américains qui abordent crument les postures triviales et ridicules des êtres humains. Mais ce qui, chez Updike ou P. Roth est génial, drôle, touchant est ici surfait, laid et facile...
La pirouette finale clôt l'histoire de façon prévisible et donne l'impression que l'auteur a toujours été dépassé par son sujet (l'histoire qui s'achève dans un éclat de rire censé traduire le soulagement des personnages, comme c'est original...).

Nom série  Les Corsaires d'Alcibiade  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'aurais voulu y croire !

Avis portant sur les premiers tomes :

Des jolies couvertures, un titre accrocheur, des pépettes sexy, c'était un début sympathique mais à l'arrivée, j'ai juste eu un gros mal de tête en essayant de démêler les fils de l'intrigue.

L'ensemble, histoire et dessin, est très confus et ennuyeux. L'univers Steampunk semble ici une facilité qui permet aux auteurs d'avoir réponse à tout et il faut avouer que ça doit être bien pratique tant l'intrigue part dans toutes les directions.

Touché coulé...

Nom série  Miss Endicott  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un diptyque inégal.

Le premier tome est très convaincant : le dessin flatte le regard et le lecteur se laisse séduire par un début enlevé.
Miss Endicott, gouvernante atypique, trouve un nouvel employeur et va très vite être confrontée à des phénomènes étranges.
L'ambiance du tome 1 est vraiment réussie et pique la curiosité du lecteur mais hélas (je devais connaître la même déception avec la série Saint-Germain), l'histoire bascule dans le grotesque et les situations ridicules s'amoncellent dans le tome 2. L'univers de départ n'est pas du tout respecté et la fin est une grosse déception.

Comment un auteur qui réussit un premier tome peut-il saccager son œuvre à ce point là ? C'est bien le seul mystère qui perdure à la lecture de cette série qui était pourtant prometteuse.

Nom série  Le Décalogue  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Décalogue, série sympathique que j'ai découverte récemment.

Le tome 1, histoire d'un écrivain maudit, m'avait vraiment emballé, le tome 2 un peu moins et puis j'ai eu l'occasion d'acquérir la série complète et je ne le regrette pas (le tome 6 est un ton en dessous mais l'ensemble est très plaisant).

Au fil des époques, on suit l'histoire de personnages qui sont tous confrontés un jour à une légende mystérieuse.
Comme je l'ai déjà dit, je n'aime pas trop les séries qui font appel à un dessinateur par tome. Mais en fait, les dessins sont la plupart du temps de qualité et retranscrivent bien le passage d'un siècle à un autre. On suit donc cette histoire du décalogue à rebours (on part du XXème siècle pour aller jusqu'aux origines de la légende) avec beaucoup d'intérêt, et la conclusion, malgré la difficulté de l'exercice, est réussie.

Une série de qualité avec une intrigue soignée et un suspense efficace.

Nom série  Il était une fois en France  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il était une fois une bd franchement bien.

Malgré la formule bien connue des lecteurs contenue dans le titre, cette bd n'a rien d'un conte. Le lecteur est plongé dans la réalité sordide de l'occupation, ses règlements de compte mesquins, ses magouilles détestables et ses petits arrangements entre "amis" qui comptent parmi les pages les plus sombres de l'Histoire.

Il était une fois en France, c'est l'histoire d'un anti-héros Joseph Joanovici qui selon les mots de l'auteur "choisit le pouvoir plutôt que la vie". Toujours selon Fabien Nury, il fait partie de ces personnages "qui portent en eux-mêmes leur malédiction, qui sont prêts à tuer pour sauver leur famille mais qui sont incapables de vivre avec...".

Joseph Joanovici a de toute évidence une intelligence supérieure à la moyenne et une réactivité qui lui permet d'inverser le cours de son histoire pourtant toute tracée. Malgré les obstacles nombreux, ce personnage en apparence sympathique mais capable de colères terribles, n'hésite pas à employer les grands moyens pour parvenir à ses fins et sauver sa famille de l'anéantissement. Son arme principale est la matière grise, la ruse et le petit ferrailleur juif va bâtir tout seul un empire au cœur de l'occupation, une organisation tentaculaire qui n'hésite pas à rendre service s'il le faut à la gestapo pour mieux s'assurer de sa docilité. Mais J. Joanovici, grisé par ses exploits, perd pied peu à peu et les tomes 3 et 4 sont de ce point de vue ci, particulièrement réussis. Ce personnage qui avait toujours un coup d'avance voit les dangers se multiplier, les alliances se défaire et sa belle assurance se fissurer, ce qui l'oblige à prendre toujours plus de risques.

L'engrenage est diabolique, le scénario parfaitement huilé.
Messieurs les auteurs, svp faites une fin digne du destin de Joseph Joanovici.

Nom série  Mattéo  posté le 10/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Gibrat est partout, j'allume la tv (rarement) et j'entends un reportage sur la guerre de 14-18 illustré par Gibrat. Je mets la radio et j'entends une interview de Gibrat. A croire que je le fais exprès...

Mattéo, c'est franchement bien comme le Sursis et le Vol du corbeau. Paradoxalement, j'ai même le sentiment que Mattéo est plus abouti alors même que la série n'est pas encore achevée.

Je parlerai très peu du dessin, il suffit d'ouvrir l'album, prenez une page au hasard et tout est dit. Régalez-vous avec ces gueules d'anarchistes, celles des Bolchéviks, le minois de Juliette, le visage sec de la mère à qui on ne la fait pas, la bonhomie de Gervasio, l'effroi de la mort sur ces cadavres abandonnés... Mais toujours, le dessin de Gibrat est baigné de lumière même quand la mort n'est jamais loin. Gibrat se définit lui-même comme "un pessimiste sifflotant" pour expliquer cette luminosité.

Difficile de ne pas tomber sous le charme de son trait, difficile de ne pas succomber sous les traits de Juliette ou de Léa, troublante femme qui semble être le produit de ces contrées froides et chaleureuses à la fois. En une case, une pose, Gibrat évoque la sensualité féminine ou la perplexité de Mattéo qui décidément éprouve les pires difficultés à cerner les femmes ou à saisir le sens des révolutions qu'il accompagne pourtant avec une conviction admirable.

Car avec Gibrat, on voyage au gré de l'Histoire, Mattéo retrouve sa mère à Collioure le temps d'un dîner, partage les idées des anarchistes espagnols, part pour la Russie en 1917, revient à Paris le temps d'un bref sursis, mais tout cela est raconté de façon très fluide avec en toile de fond, Juliette, l'amour de Mattéo, parfois si lointaine, parfois si proche que Mattéo ne sait plus à quel saint (sein?) se vouer.

L'auteur atteint parfaitement son objectif, celui de "raconter l'Histoire par le petit bout de la lorgnette" et donne ainsi un souffle romanesque à son histoire car l'Histoire est toujours liée aux histoires personnelles, aux rencontres fortuites, heureuses ou malheureuses et le personnage Mattéo en est l'illustration.

L'oeuvre de Gibrat, c'est de la belle ouvrage: consciencieux, Gibrat soigne et cisèle ses dialogues qui ne sont pas sans rappeler le charme des films d'Audiard. On pourrait parfois lui reprocher une certaine outrance, une recherche mécanique du bon mot mais comment lui en vouloir lorsqu'une de ces répliques vous retourne l'âme en vous faisant ressentir toute l'amertume d'un Mattéo soudainement dépité. Pour un peu, on s'attendrait à lire une des répliques du célèbre réalisateur dans la bouche d'un ancien "poilu" et compagnon d'infortune de Mattéo: "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".

Bref, Gibrat c'est l'artisan talentueux et l'artiste perfectionniste, Gibrat c'est énorme et c'est tout.

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