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Nom série
Texas Cowboys
posté le
24/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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J'ai trouvé que ça commençait vraiment pas mal, avec une petite chute inattendue au vieux cliché du chasseur de prime qui arrache un avis de recherche cloué au mur, et je m'attendais à ce que tout le bouquin soit sur le même ton. Malheureusement, même s'il est vrai que les auteurs continuent à s'amuser avec quelques lieux communs du genre tout au long de l'album (par exemple, le redoutable hors-la-loi qui malgré sa réputation ne tue jamais personne), dans l'ensemble c'est finalement du western assez classique, pas mal fait mais qui ne révolutionne pas le genre. Et la narration dans le désordre fait un peu gadget, genre "je fais ça parce que les réalisateurs de cinéma cool font ça mais je sais pas vraiment à quoi ça sert".
C'était pas mal, je regrette pas ma lecture, mais c'est clairement pas indispensable à mon avis à moins de collectionner tout Trondheim. |
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Nom série
Garôden
posté le
23/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Pas spécialement fan de Taniguchi mais plutôt fan de catch, j'étais curieux de lire une BD sur le sujet qui ressemble à autre chose que les quelques produits pour enfants sortis il y a 2-3 ans pour surfer sur l'éphémère regain d'intérêt qu'a connu la discipline à l'époque...
Malheureusement, sous ses airs solennels de tragique quête d'absolu, c'est vrai que ça n'est jamais qu'une succession de bastons à la mise en scène pas toujours ni super lisible ni super fluide (un type est coincé dans une prise de soumission, à l'image suivante il se relève sans qu'on sache trop comment il s'est débloqué...). C'est un peu creux, et on ne sait pas trop où les auteurs veulent en venir au bout du compte (le catch c'est truqué mais les meilleurs catcheurs sont quand même super forts à la bagarre ? atteindre son but ultime dans la vie, c'est finalement frustrant ? les deux à la fois ? autre chose ?).
C'est pas nul, mais comme c'est pas vraiment bien non plus, ben, autant garder son temps pour lire un truc vraiment bien en fait. |
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Attiré par le titre un peu "choc" et le prix à Angoulême, j'ai lu ça alors que j'avais pas ouvert une BD depuis des mois...
Le dessin fait malheureusement assez amateur. Quand c'est des objets, on dirait des croquis de dessinateur du dimanche qui s'applique bien à reproduire tous les détails parce que les objets ça bouge pas, c'est pratique. Quand c'est des personnages on sent que les mouvements ou les proportions posent problème. Le style "ça fait un peu moche/crado mais c'est fait exprès, c'est pour l'ambiance", ça fonctionne mieux quand c'est maîtrisé.
Voilà, maintenant que c'est dit, j'avoue que ça reste une lecture intéressante, ça parvient à parler de l'enfance et de l'adolescence sans faire dans la nostalgie à deux balles ni la caricature, et à être assez dur sans tomber dans le misérabilisme larmoyant. Et c'est suffisamment bien raconté pour qu'on se plonge dedans comme dans une vraie histoire alors que concrètement ça n'est jamais qu'une petite collection d'anecdotes avec des personnages sans épaisseur.
Je reste d'un enthousiasme modéré dessus quand même, mais c'est plus réussi que Dernier étage du même auteur. |
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Même si j'ai été forcé de reprendre l'affaire familiale et de devenir forgeron pour faire honneur au glorieux nom des Enclume, moi au départ je voulais être artiste, parce que quand on est artiste c'est vachement plus facile avec les gonzesses. Vous n'avez qu'à aller sur une plage le soir traîner avec des fêtards, vous verrez que celui qui empoigne une guitare pour massacrer mollement Stairway to Heaven va se retrouver mieux entouré que l'honnête artisan qui sort son marteau et ses tenailles pour travailler un glaive. C'est triste, mais c'est comme ça.
Du coup, quand Superjé m'a proposé de devenir artiste en intégrant son groupe de musique de jeunes, les Tokio Hotel, j'ai dit oui tout de suite, parce que je voulais pouvoir draguer Alix, la patronne de BDThèque, qui comme chacun sait est une fille trop belle. Malheureusement, cette ordure de René la Taupe nous a piqué toutes nos gonzesses et il a fallu se résoudre à quitter le monde de la chanson et faire une bande dessinée à la place.
J'aurais voulu faire le dessin, j'avais créé une série de petits personnages bleus à bonnet blanc vivant dans des champignons que j'avais appelés Astérix et Obélix, mais Spooky m'a dit que l'idée avait déjà été exploitée dans un tome de Spirou et Fantasio (La Marque Jaune, de Morris). Du coup, à la place j'ai écrit un scénario. Ca m'a un peu vexé qu'au bout du compte Superjé ne l'utilise pas et se contente de changer les noms d'un scénario inédit de Bouchon le Petit Cochon pour dessiner son histoire de cowboys, mais c'est la vie.
Dans la grande tradition des dessinateurs en retard, on a décidé de ne pas être prêts à temps pour l'anniversaire BDThèque, rejoignant ainsi la grande famille des Franquin, des Gotlib, des Tabary. Probablement du mec qui fait Tungstène aussi. Je ne sais pas, il faudrait lui demander.
J'espère que vous saurez apprécier cette BD à sa juste valeur, soit environ 12,95€ TTC, parce qu'il faut savoir qu'on ne fera probablement pas de deuxième tome avant 2021. Vous devriez d'ailleurs en acheter plusieurs, pour pouvoir la relire en attendant la suite. |
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J'hésitais entre 3 et 4/5, finalement je mets 3 seulement, mais je le mets en coup de coeur parce que c'est vraiment chouette.
L'idée de départ est bien débile, c'est d'ailleurs ça qui m'a attiré vers le bouquin alors que je suis pas très branché manga à la base. Mais c'est ça qui est beau finalement avec la BD japonaise, ils osent tout et surtout n'importe quoi. Un jour quelqu'un sortira sûrement une série sur Adolf Hitler qui se réincarne en collégienne à gros seins et apprend la tolérance en devenant la star d'une équipe de water polo coachée par Moïse, et ce sera formidable. En attendant il faut se contenter de Jésus et Bouddha qui font du tourisme en t-shirts humoristiques et jeans, et c'est déjà beau.
Pour être honnête je m'attendais à ce que ce soit navrant, mais en fait, même si c'est gentiment couillon, c'est quand même vraiment drôle, on rit plus souvent avec la BD que de la BD. Bouddha qui se demande si Jésus va être vexé s'il accepte la demande d'ami de Judas sur Facebook... Jésus qui saigne à cause de sa couronne d'épines parce qu'il est triste mais qui dit "non non c'est rien, j'ai juste une poussière dans les stigmates"... Bouddha qui n'ose pas avouer à l'une de ses fans, qui lui envoie du riz au lait tous les ans depuis 25 siècles, qu'en réalité il déteste ça et que la seule raison qui l'a fait accepter la première fois c'est qu'il jeûnait depuis 6 ans... Jésus qui est flatté que des lycéennes l'aient pris pour Johnny Depp... Vous je ne sais pas, mais moi, je trouve ça marrant.
Il y a quand même quelques chapitres un peu pauvres en gags, et des gags qui tombent à plat, ce qui tempère légèrement mon enthousiasme. Mais dans l'ensemble ça parvient à être original et surprenant même sur un sujet aussi usé que "rigolons un peu autour des grandes figures religieuses" et c'est franchement rigolo. Je n'en achèterai pas forcément 25 tomes si la série se poursuit mais je ne regrette pas d'avoir acheté le premier.
MAJ après lecture du deuxième tome : finalement c'est toujours aussi drôle, ça se renouvelle bien, et en fait j'ai bien envie de monter la note d'une étoile. Donc je passe à 4. |
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Nom série
Halal Police d'Etat
posté le
28/02/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Eh bien ma bonne dame, même la bédé de merde n'est plus ce qu'elle était. Avant quand on bâclait un produit dérivé pour escroquer des fans naïfs et de pauvres mamies en quête d'un cadeau pour le petit-fils qui aime les petits miquets mais qu'on connaît pas ses goûts alors on achète le truc avec des personnages de la télé, on savait faire de la vraie grosse daube. Du mal dessiné, du gras, du bas-du-front, du minable. On savait insulter son lecteur/consommateur en ne faisant absolument aucun effort pour produire quelque chose de correct. Pour les amateurs de nanars, ceux qui aiment rire d'un truc affligeant, mettre en pièces un attrape-gogos honteux, y avait de quoi s'amuser. Du Joséphine ange gardien, du Taxi.
En allant lire "Halal Police d'Etat" à la Fnac, j'avoue, je n'espérais pas me marrer de bon coeur, mais me délecter du plaisir coupable qu'il y a à s'infliger un truc infect juste pour pouvoir s'en moquer ensuite. Je sais, c'est nul. J'ai été bien puni : ça m'a déçu.
Non pas que ce soit une bonne BD. C'est mauvais. Je ne la conseillerais à personne. Comme j'aime bien Eric et Ramzy, je crois que je peux me permettre de dire que même leurs fans n'y trouveront pas leur compte. Mais ça n'est pas du gros ratage catastrophique comme on était en droit de le craindre et de l'espérer. C'est banal dans sa médiocrité. Le dessin n'a pas beaucoup de personnalité mais c'est potable. L'humour tombe à peu près toujours à plat mais ne va pas se vautrer dans la beauferie complaisante des "Aventures de Bigard". L'intrigue policière n'est que paresseuse là où on l'aurait voulue débile et incohérente.
Je ne sais pas ce que vaut le film, je ne sais pas si c'est nul à la base ou si l'adaptation n'a choisi que les répliques pas drôles, une répétition excessive du même gag éculé (la police française harcèle les Arabes ! même s'ils sont eux-mêmes policiers !) et un découpage qui tue le rythme, mais qu'est-ce que c'est triste, qu'est-ce qu'on s'ennuie ! A la lecture de "Halal Police d'Etat", pas de "Non mais comment on peut oser sortir un bouquin pareil ?!" amusé, affligé ou enragé : on se fait chier, c'est tout. On s'endort. C'est mauvais mais insipide. Pour vous dire, ça m'a découragé de lire l'adaptation BD de "Rien à déclarer" avec Danyboon et Benoït Poelvoorde qui trônait à côté. Pour m'enlever ce goût de déception je me suis fait le dernier Goossens à la place, curieusement placé sur le même présentoir comme si les vendeurs de la Fnac savaient que j'allais venir exprès pour ça. Ils auraient pu me prévenir et m'éviter de perdre du temps.
Même la daube était mieux avant, les amis. Tout part à vau-l'eau. |
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Nom série
Paf et Hencule
posté le
28/02/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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-Je lis dans votre dossier que vous êtes pédé...
-Euh... Non... Je suis séropositif.
-Ne jouez pas sur les mots.
Voilà, résumé en 3 répliques, l'esprit Paf et Hencule. C'est trash, c'est navrant-mais-fait-exprès, et chaque fois qu'on pense que les anti-héros ont touché le fond, ils parviennent à faire pire.
Ils sont cons, ils sont cruels, ils sont racistes. Ils humilient leurs patients, ils tabassent des bébés phoques, ils pendent des Noirs, ils se mettent en uniformes nazis pour "commander" une pizza à la schlague ("obéis, chienne !"). C'est entre Patacrèpe et Couillalère en plus lamentable, et Les Sales Blagues de l'Echo en plus atroce.
Alors, c'est sûr, il faut aimer l'humour extrême. Certains seront choqués, certains seront agacés justement par cette volonté un peu puérile de choquer à tout prix juste pour le plaisir de faire dire des choses horribles à ses personnages. Personnellement, je pensais avoir passé l'âge de ces conneries, et pourtant j'avoue, j'ai ri comme j'avais plus ri depuis longtemps à la lecture d'une BD. L'effet de surprise joue sans doute beaucoup : on ne s'attend pas trop à ce que quelqu'un ose "j'encule un meuble" ou "j'ai l'impression que ces Nègres nous prennent pour des racistes", de nos jours, alors on rit. Bien sûr, d'autres auteurs essaient de faire du trash, mais généralement, soit ils se contentent de taper dans le registre pipi-caca-ultraviolence gratuite, soit il y a un message finalement bien-pensant derrière la provoc (regardez South Park par exemple). Ici, non, et c'est pour ça que c'est plus rigolo, du coup.
Bon j'arrête là parce que j'ai l'impression d'être un connard qui essaie d'expliquer comment ça marche l'humour. Et vous savez ce que c'est, une blague c'est comme une grenouille, si on la dissèque elle meurt. Donc voilà, Paf et Hencule c'est drôle. J'ai failli mettre 5/5. Si les blagues sur les enfants cancéreux qui meurent ne sont pas votre tasse de thé, laissez tomber. Sinon, c'est un peu cher c'est vrai pour un recueil de strips, mais achetez quand même, c'est drôle. |
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Nom série
South Park
posté le
23/11/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Bien que fan de South Park, j'ai failli mettre la note minimale... Finalement, comme à la base le contenu est quand même un vrai épisode de South Park, c'est vrai que c'est un peu rigolo donc on va dire 2/5, mais tout de même, quelle arnaque.
Les Simpson en comics, ça n'est certes pas aussi drôle que la série, mais au moins, ce sont de "vraies" bandes dessinées, des histoires inédites sur des dessins originaux. Ici, ce sont des images de la série transformées en cases de BD, avec des bulles par-dessus, qui reproduisent un épisode. Ca n'a évidemment à peu près aucun intérêt : si vous êtes fan de South Park, autant revoir l'épisode en question, et si vous ne connaissez pas encore, je ne dis pas que sous forme de BD ça n'a aucune chance de vous faire rire, mais là encore, autant regarder le même épisode à la télé plutôt que de dépenser 12 ou 13 € pour vous en procurer un ersatz de papier.
Bref, voilà, 2/5 parce que "Les Armes c'est rigolo" reste un épisode drôle. Mais n'achetez sous aucun prétexte ce produit dérivé minable. |
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Nom série
Pour L'Empire
posté le
29/10/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Pas vraiment fan (pas du tout même, en fait) de Bastien Vivès, je ne m'attendais ni à ce qu'il s'attaque à autre chose que les émois d'étudiants bourgeois propres sur eux, ni à ce que le résultat soit très passionnant. Et pourtant, à ma grande surprise, Pour l'Empire est un péplum réussi et intriguant.
On suit des hommes successivement blasés par leurs constantes victoires puis rendus à moitié fous par l'inaction, l'attente et l'absence d'objectif concret, à travers un voyage mystérieux. On suppose que c'est la légion romaine en incursion aux portes de l'Asie, ou peut-être découvrant l'Amérique, ou bien peut-être que ce sont les soldats d'un Empire fictif dans un univers d'heroic fantasy réaliste, on ne sait pas vraiment où ils vont et ce qu'ils cherchent, il faut espérer que le dernier tome amène une révélation vraiment intéressante et surprenante d'ailleurs, plutôt qu'un "tout ça pour CA ?"
En attendant, les deux premiers épisodes sont vraiment sympa, même s'ils valent surtout pour les personnages et l'ambiance que pour l'intrigue elle-même. Et pour ceux qui n'accrocheraient pas trop au premier, je dirais que ça vaut le coup de persévérer parce que le deuxième est meilleur, avec notamment un passage central vraiment fort (le village des Amazones avec une scène d'orgie puis une scène de bataille vraiment intenses). Ma note montera peut-être d'un point si la conclusion tient ses promesses, mais en attendant, ça vaut déjà 3/5. |
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Nom série
Le Système Dette
posté le
09/10/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Hey, ami djeunz, ça te dirait pas d'apprendre plein de choses sur l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee mais sans avoir à t'ennuyer devant des trucs chiants et ringards genre des livres d'histoire ? Deux profs trop cool et pas chiants et ringards, eux, ont justement ce qu'il te faut : une bédé !! Avec ça, tu vas pouvoir t'instruire en toute décontraction. Y a des images, donc c'est pas chiant et ringard, et le scénario ferait passer Jack Bauer et Jason Burne pour des lopettes, y a le Pentagone, la CIA et tout ça, des émirs louches, une héroïne à gros seins et des tueurs, y a même des poursuites en scooter ! Si avec ça t'es pas convaincu d'adhérer au CADTM, c'est que tu es madeliniste.
Non, allez, soyons sérieux. C'est donc un ouvrage à vocation pédagogique qui part d'un bon sentiment, raconter de façon simple comment les pays riches n'ont aidé financièrement le Tiers Monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale que pour mieux le "re-coloniser" en le rendant dépendant et criblé de dettes.
Mais de bons sentiments ne font pas automatiquement un bon livre, et la plupart du temps, je trouve les BDs éducatives ratées
-soit parce qu'elles sont écrites et dessinés par des amateurs avec largement moins de talent que de bonne volonté
-soit parce qu'elles sont ennuyeuses
-soit parce que les auteurs ne sont pas vraiment en phase avec la jeunesse et que leurs tentatives maladroites pour faire quelque chose d'à la fois divertissant et instructif donnent un mélange foireux
-soit parce que je soupçonne les auteurs d'avoir principalement cherché à se faire mousser genre "tavu je m'attaque à un sujet sérieux et je dénonce grave" par le biais d'un média qui leur permet de se contenter de rester superficiels plutôt que de se casser l'cul à écrire un vrai bouquin d'histoire compliqué, tout en passant pour de grands auteurs sérieux et engagés auprès d'une critique qui a tellement envie que sa passion soit reconnue comme le beau et noble Neuvième Art qui produit lui aussi de grandes oeuvres importantes comme ses grands frères qu'elle est prête à encenser n'importe quel petit miquet qui traite d'un sujet sérieux pour pouvoir dire au reste du monde "vous voyez, nous aussi on réfléchit, on n'est pas des ados attardés, on sait s'intéresser à des sujets graves". Le dernier exemple qui me vienne en tête dans ce dernier genre, là, c'est Une Histoire Populaire de l'Empire Américain.
Le Système Dette cumule un peu de tout ça à la fois. La qualité du dessin fluctue d'une case à l'autre, de "affreux" à "médiocre", et sur le plan de l'intrigue et des dialogues c'est catastrophique. Le scénariste a voulu éviter d'être trop scolaire et essayer de faire moderne, mais n'est parvenu qu'à un résultat assez ridicule en donnant la forme d'un thriller à un cours d'histoire sur l'endettement des pays pauvres.
Entendons-nous bien, c'est un sujet qui mérite d'être abordé et expliqué aux jeunes, mais autant assumer et pas se la jouer James Bond. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression de lire un mix de manuel d'histoire et de Gérard de Villiers. SAS contre la Banque mondiale à Bornéo. "Malko décocha un uppercut fulgurant à Dominique Strauss-Kahn avant d'aller trouver le réconfort entre les cuisses satinées de la sulfureuse Juanita, à qui il expliqua la création des droits de tirage spéciaux en 1969. "Vous êtes trop gourmand, Prince Malko, c'est tirage spécial ou 69, il faut choisir", susurra Juanita d'un air narquois avant de retirer son masque, révélant ainsi sa véritable identité : Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale depuis juillet 2007"...
Bref. On suit une héroïne qui parcourt le monde pour s'entendre réciter des faits historiques comme si c'étaient des scoops inédits, et recevoir de la part de contacts top secrets du Pentagone des ''révélations'' que vous avez forcément déjà entendues dans la bouche d'un de vos profs d'histoire au lycée s'il était de gauche. Et je pense pas qu'on se retrouve avec les tueurs de la CIA au cul avec ce genre de discours. Mais bon, je ne sais pas, il faudrait peut-être que je prenne des nouvelles de Monsieur P..., que j'avais en terminale. C'est vrai qu'il nous a forcés à regarder du Ken Loach mais ça ne méritait pas forcément une exécution par des assassins à la solde de la finance internationale quand même.
Et on se retrouve donc avec des scènes d'action sorties d'un mauvais Largo Winch qui succèdent à des entrevues du style "Juanita, mon vieil ami vous a envoyé ici pour que je vous explique que c'est en 1956 que Nasser a nationalisé le Canal de Suez, déclenchant ainsi un conflit avec la Grande Bretagne, la France et Israël, qui sera réglé par l'intervention blablablablablabla" ou "Mes anciens employeurs me tueraient s'ils savaient ce que je vous raconte là, mais il faut savoir que c'est la conférence de Bretton Woods en 1944 qui a donné lieu à la création du FMI, et qu'ils ont prêté des sommes énormes a des pays qui ne pourraient jamais les rembourser". Quel naturel dans les dialogues, et quel suspense incroyable ça créé ! On imagine déjà des ninjas se lancer aux trousses de la pauvre journaliste bolivienne qui a besoin d'aller jusqu'en Indonésie pour savoir que les pauvres travaillent pour pas cher.
Non mais pour vous dire à quel point les dialogues sont naturels : ils emploient le mot "Etatsunien" au lieu d'Américain.
Pour résumer, disons que ça aurait pu être un honnête outil pédagogique militant mais que c'est vraiment trop moche et con pour fonctionner. Ca pourra faire sourire un peu un amateur de couillonnade nanaresque, mais c'est tout. |
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Nom série
Loveless
posté le
11/05/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Le western classique l'a eue, le western spaghetti l'a eue, alors ce que je propose maintenant c'est qu'on accorde sa retraite au néo western, celui qui a une grosse moustache bien taillée, un long manteau sale, et dont les dents crissent en permanence sur la poussière du désert parce que la vie dans l'Ouest c'est l'enfer vu que tout le monde y est un gros pourri sans foi ni loi. Ca fait une bonne vingtaine d'années qu'on en bouffe maintenant alors je crois qu'on peut faire une petite pause, et vers 2030 on voit ce qu'on peut faire, peut-être du western réaliste avec juste des fermiers plus occupés à ériger des églises et s'occuper de leur bétail qu'à s'entreflinguer avec des desperados.
Bref, tout ça pour dire que je crois qu'on est arrivé au bout de ce que cette modernisation du western avait à offrir. En lisant Loveless je pouvais imaginer le brainstorming qui y a conduit... "Bon on a déjà fait des cowboys pourris, des shérifs véreux, des politiciens escrocs, mais est-ce que quelqu'un a déjà fait un western où c'étaient les yankees qui étaient autant des ordures que les sudistes pour une fois ?" -Euh ouais je crois que c'est un peu ça dans Josey Wales hors-la-loi déjà... "Bon ok mais alors si on disait qu'en plus, même les Noirs émancipés étaient des pourris aussi alors ? Genre ils violent des femmes et tout" -Ah ouais pas con, on pourrait faire ça ouais... "Ok on fait ça alors. Et puis on ajoute tout le reste aussi. Tout le monde est un gros pourri qui tue et viole et trahit tout le monde, même son frère. C'était ça le vrai Ouest sauvage, garçon, ouaip'. Tout le monde était tout le temps un gros pourri dégueulasse, t'as pas vu Deadwood ?".
Donc voilà Loveless est le 4.563ème western où tout le monde est un sale pourri parce que John Wayne était un gros menteur, dans le vrai Ouest il n'y avait pas de héros. Mais cette fois, tout le monde est encore plus pourri, parce que même les anciens esclaves noirs ils violaient des femmes, tu te rends compte ? Bref. C'est un peu du réchauffé, c'est un peu confus, et surtout c'est un peu beaucoup ennuyeux. Il n'y a pas vraiment de personnage intéressant et l'intrigue est assez pénible à suivre. En en plus apparemment la série est abandonnée. Autant dire que c'est vraiment pas la peine de perdre son temps avec ce tome unique. |
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Nom série
HP
posté le
27/04/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Un bouquin assez déroutant, qui démarre sur une première planche qui donne l'impression que le ton sera à la comédie noire, alors que finalement, ça n'est pas un recueil d'anecdotes tragicomiques mais des récits d'expériences souvent sans la moindre pointe d'humour (et souvent super sordides, même).
Déroutant aussi parce que comme le dit Spooky, ça n'a pas l'air très structuré, on passe d'une saynète à l'autre sans qu'il y ait de lien ou de progression de l'une à l'autre.
Cela étant dit, ça reste des récits intéressants, sur un univers peu connu, et racontés sans langue de bois. Je ne dirais pas que c'est un achat indispensable mais je suis vraiment curieux de lire la suite. |
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Nom série
Les Crossovers
posté le
02/03/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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La vilaine couverture ne m'a pas trop inspiré la première fois que j'ai vu cette BD dans un bac de déstockage d'albums Semic à 3 €, et puis comme les critiques ici étaient plutôt bonnes, j'ai fini par l'acheter quand même. Et je ne regrette pas, c'est une chouette petite BD, qui part d'une idée assez originale et rigolote et l'exploite plutôt bien. Sans vouloir trop gâcher l'intrigue, j'ai notamment apprécié la façon dont les univers des quatre membres de la famille, au départ tous bien séparés, finissent par interagir accidentellement les uns avec les autres et converger vers un final collectif. Dommage d'ailleurs que celui-ci fasse un peu bâclé et pas très intéressant, ça gâche. Ca reste un tome assez sympathique et comme il est soldé partout, à 3 € les fans de comics ne devraient pas s'en priver. |
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Nom série
Ken Games
posté le
22/12/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Une série qui me semblait avoir du potentiel, même si je n'aime pas trop le style de dessin, en tout cas pour les personnages principaux aux tronches abominables, et puis ça se casse la gueule petit à petit à force d'accumuler les boulets aux pieds... C'est un peu une écriture à la Lost, le scénariste n'a aucune idée d'où il va, alors il accumule n'importe quoi pour continuer à surprendre le lecteur. Le coup de théâtre de la fin du 1er tome marque vraiment pour moi le moment où on atteint le point de retour en matière de "ouais ok ça n'est pas crédible une demi-seconde mais avoue que tu t'y attendais pas à celle-là hein ?"
Après ça on a un tome 2 qui démarre par une leçon de poker parce que c'est encore un peu dans l'air du temps, le texas hold'em. Et histoire de rester dans l'air du temps le personnage définit même l'une de ses rivales comme ayant "une tête de zapping Youtube", ça ne veut rien dire mais hey, YouTube quoi. Attendons-nous à ce que le tome 3 nous case Facebook et les blogs au détour d'une phrase. "Ha ha TJ tu es incorrigible, un vrai profil Facebook !" -Ouais tu dis ça parce que t'as téléchargé mon blog !" (© Roland Emmerich, 2012).
Et puis y a évidemment des tueurs à gages trop stylés et infaillibles, et le truand noir s'appelle Ving comme Ving Rhames parce que les auteurs ont trop aimé Pulp Fiction et que les Noirs américains dans les BDs européennes s'appellent tous comme des personnages ou acteurs de Tarantino mais que "Samuel L. Snakes on a Plane" était un peu trop abusé quand même alors bon, Ving du coup. En tout cas ce qui est bien avec les tueurs à gages c'est que maintenant, quand on en voit s'introduire dans une histoire, on sait que la crédibilité de l'histoire vient d'être balancée aux chiottes et qu'à partir de là on part dans les fantasmes. Oh comme ils sont cool tous ces gens avec des flingues à silencieux et des combinaisons en latex, je parie qu'ils se font des missions comme dans Splinter Cell et qu'ils ont des noms de code trop cool, et sûrement aussi que ce sont des gens qui souffrent beaucoup derrière leur côté froid et impitoyable, et je parie que les filles sont sexy dans ce milieu, enfin vous voyez le genre quoi, vous avez déjà vu un James Bond.
Bon bref le début est pas mal, le personnage du boxeur mathématicien est à peu près intéressant et attachant (mais c'est le seul du trio), puis ça devient bidon, c'est un peu un gros gloubiboulga de portnawak de vieux djeunz' en fait, avec un type à coiffure "post-tektonik pour trentenaire", des boxeurs qui semblent sortis de Punch Out et du poker. Pas sûr que je me donne la peine de lire le tome 3 à sa sortie. |
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Nom série
Remains
posté le
15/10/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Allez hop, une histoire de zombies de plus, ça fera que la 375.000ème. Et celle-ci ne provient malheureusement pas du dessus du panier mais plutôt du fond du tiroir, là où moisissent les trucs tout nazes pondus par des opportunistes désireux de profiter de la mode des morts-vivants.
Les premières pages, qui expliquent l'origine de l'invasion zombie, insultent l'intelligence du lecteur quasiment à chaque nouvelle case. Si ça doit être débile, il faut que ça soit rigolo ; là malheureusement, ça n'est pas drôle, seulement con. Lorsque l'intrigue démarre pour de bon, on se dit donc qu'un bon conseil à de futurs lecteurs sera d'arracher les premières planches, de les jeter sans les lire, et d'accepter le simple fait que le monde est rempli de goules sans explication.
Malheureusement, au fil des pages, si la connerie apparaît plus diluée qu'au début, ça reste pas bien brillant. L'auteur bourre autant de clichés que possible (oh quelle surprise, un flash back pour montrer que le beau-père vicelard de la petite strip teaseuse "white trash" a essayé de la violer dans son adolescence !) dans un scénario bateau et crétin.
Graphiquement, je n'ai pas trouvé ça terrible non plus, le but semblait être de donner un aspect chaotique à tout ça, sauf que ça ne fait que fouillis et brouillon.
Bref, je suis content de pas avoir payé ça trop cher, au moment du déstockage de la collection Angle Comics, parce que c'est vraiment très mauvais. |
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Nom série
Dieu en personne
posté le
10/10/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Nouvelle déception pour moi de la part de MAM après Les Sous-sols du Révolu... Je comprends qu'il n'ait pas eu envie de faire du Julius Corentin Acquefacques toute sa carrière mais je trouve que l'inventivité de cette époque est complètement perdue aujourd'hui. Sur un point de départ finalement banal, Dieu parmi les hommes, j'espérais qu'il propose un traitement original, unique, mais je n'ai trouvé qu'une satire assez convenue, bavarde et faussement brillante sur la marchandisation de tout et l'omniprésence de la "communication".
Il y a quelques bonnes scènes, mais noyées dans un ensemble qui donne surtout l'impression que MAM a réécrit sans s'en rendre compte Le Messie est revenu et Sacré Jésus en moins drôle et en plus prétentieux. |
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Sans être particulièrement original, le point de départ de l'histoire reste intéressant, d'autant que son traitement dans ce manga reste un moment assez flou : on ne sait pas trop si ça va se diriger vers une quête de pureté et de liberté à la Into the Wild ou un pétage de plombs et règlement de compte contre la société entière façon Chute libre, et c'est pas plus mal finalement. Enfin du moins au début, parce qu'au fil des chapitres on continue à ne pas trop savoir où ça veut en venir vraiment, et là ça devient plus gênant. Disons que ça défend mollement le point de vue "la nature c'est chouette, la société c'est pourri", mais sans grande conviction.
Cela dit, ce n'est pas le plus gros problème de cette BD. J'ai été au départ séduit par le fait que c'était un tome unique et pas une énième série en 30 volumes, sauf que finalement, un seul tome pour cette histoire, c'est trop peu. Faute d'avoir la place de réellement développer ses personnages, l'auteur ne parvient pas à leur insuffler une vraie vie, on n'y croit pas, leurs réactions ne semblent destiné qu'à servir l'intrigue. Les raccourcis et les facilités s'accumulent, au bout de quelques pages notre ex-comptable sexagénaire est installé comme un prince dans la forêt avec cabane au sommet d'un arbre, élevage de sangliers, plantations, vêtements faits mains... Faut croire qu'avant d'être comptable il a eu un passé de Rambo/Robinson que l'auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, ou alors que soigner une plaie ouverte avec une vieille bouteille d'alcool trouvée dans une décharge avant de se recoudre avec un vieux clou est à la portée du premier venu.
Bref. Ca se lit vite, ça n'est pas ennuyeux, mais c'est vraiment trop peu plausible et trop basé sur de grosses ficelles pour être vraiment convaincant. |
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J'avais lu le roman pour le présenter à une classe de lycéens, je l'avais trouvé pas trop inintéressant par rapport à la moyenne de la littérature spécialement écrite pour les adolescents (mais il faut dire que la littérature moderne estampillée "littérature ado" est quand même assez indigente) mais pas complètement convaincant et réussi non plus. J'étais très curieux de voir ce qu'une adaptation BD pouvait apporter à cette histoire, d'autant plus que les critiques étaient très positives, et...
...eh ben, rien. Ca n'apporte absolument rien. Le texte abrégé du roman, des images qui illustrent ce qui est écrit sans inventivité aucune, voilà. C'est tout. Si vous avez déjà lu le roman, la BD est inutile, sauf si vous tenez absolument à voir quelle tête Alfred a bien pu faire au "pleu-pleu". Mise en scène plate, pas de regard nouveau sur l'intrigue et les personnages, juste une adaptation bien sage. C'est la mode maintenant, une adaptation trop audacieuse sera immédiatement condamnée comme "irrespectueuse", alors on préfère des transpositions superflues comme ça.
Bref. Je suppose que pour qui n'a pas lu le bouquin de Guéraud, il y a au moins l'intérêt de découvrir cette histoire pour la première fois, même si pour ma part je ne la trouve pas exceptionnelle quand même. Mais à la limite, autant lire le roman, un peu plus riche, et quand même suffisamment court pour que même les gamins qui n'aiment pas lire puissent faire le petit effort de se farcir 75 pages. |
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Avec "Lèche" écrit en gros sur la couverture, je m'attendais à une BD sur le cunnilingus, et avec un barbu en plus, ça promettait de ne pas manquer de piquant. Hélas, en fait c'est "Le Che" en deux mots et ça parle du type qui a fait la fortune de nombreux vendeurs de t-shirts et posters à travers le monde grâce au portrait "Guerillero Heroico" réalisé en 1960 par Korda.
Il y a un faux effet de mis en scène au début, quand l'histoire est lancée par deux types qui voit le Che partout dans la rue, et qui dès la deuxième page disparaissent complètement, pour ne plus revenir qu'à la toute dernière image, rendant leur présence dans la BD inutile et assez ridicule. Quant au reste du contenu, ben c'est une biographie tout ce qu'il y a de banale, à peu près aussi passionnante qu'un looooooong exposé de lycéen sur le sujet. Oh, un lycéen bien appliqué, hein, qui a recopié autant de choses qu'il a pu dans autant de bouquins sérieux qu'il a pu, mais qui au bout du compte n'arrive à produire qu'un résultat plat et soporifique. Certes, rendre aussi incroyablement barbante la vie d'un type qui a mené une existence aussi aventureuse n'est pas un mince exploit, mais je ne pense pas que c'était le but recherché.
En gros c'est une interminables liste de faits, le Che est allé ici, le Che a vu ça, le Che a attaqué à ce moment-ci, le Che a rencontré ce politicien-là, ornée d'illustrations médiocres. Ca veut caser tant de choses en 100 pages que ça ne s'attarde jamais sur rien. Toutes les péripéties semblent placées au même niveau d'importance, ça ne parvient à rendre aucune action palpitante ni à rendre le personnage sympathique ou héroïque ou mythique ou quoi que ce soit. Au bout du compte, le plus intéressant dans le bouquin est le texte de deux universitaires américains en fin d'album, et qui parle de l'utilisation de la fameuse photo. Pas de quoi donner envie de lâcher 15 € pour cette espèce d'hagiographie trop exhaustive d'un ennui mortel. |
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On m'avait dit le plus grand bien de ce manga et pour une fois je ne suis pas déçu, c'est effectivement excellent pour l'instant.
Réussir un bon récit d'anticipation, qui parvient à la fois à transporter le lecteur dans un futur proche ou une réalité alternative, tout en proposant entre les lignes un regard critique sur le monde d'aujourd'hui, n'est pas donné à tout le monde. Dans le même genre, je sortais juste de ma lecture de DMZ, qui à mes yeux cumule les tares : personnages sans substance et scénario bateau et mal foutu, prétention, immaturité, absence totale de finesse... Ikigami est à l'exact opposé, sans grosses ficelles ni gros sabots. L'auteur a certes des choses à dire sur la société actuelle, mais ne le fait pas comme un adolescent tout fier de lui qui cherche à faire le malin, il a l'intelligence de comprendre qu'une oeuvre qui prétend se doter d'une dimension supplémentaire par rapport à de la "bête" SF doit d'abord avoir de bonnes bases. Un postulat de départ pas trop invraisemblable, de bonnes intrigues, des personnages auxquels on puisse s'intéresser, il y a tout ça dans Ikigami. Il n'y a pas de gentils, pas de méchants, il y a juste une administration qui brise arbitrairement des vies en frappant à l'aveuglette, des gens qui la servent, d'autres qui la subissent, une majorité qui se sent à peine concernée par tout ça, et un gouvernement qui se félicite des résultats obtenus. Si vous avez déjà eu affaire à un système bureaucratique inhumain, mettons à la gestion de l'immigration en France, vous verrez que toute l'organisation présentée dans Ikigami est parfaitement plausible et réaliste, elle a juste une façon encore plus extrême de broyer ses victimes.
Les histoires ne finissent pas toujours horriblement mal puisqu'il y a parfois une petite note d'espoir, mais ça reste tragique (sans être larmoyant) et il n'y a jamais de happy end pourrie genre "Machin échappe à la mort à la dernière minute". Le personnage qui sert de fil conducteur, bien qu'il reste finalement un personnage secondaire des histoires, se révèle particulièrement crédible dans le rôle du fonctionnaire un peu critique de son boulot mais pas assez pour prendre le risque de se rebeller, qui démarre sérieusement puis commence à faire quelques entorses au règlement...
Bref, j'espère très fort que les prochains tomes garderont le même niveau de qualité parce que pour le moment, c'est vraiment l'une des meilleures séries que j'ai lues depuis longtemps. |
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