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... a posté 254 avis et 37 séries (Note moyenne: 3.12)

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Nom série  Jihad (L'Empereur-Océan)  posté le 27/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une BD qui m'a très agréablement surpris !
Le graphisme à priori banal, voire me semblant au premier abord un peu gras, m'a finalement extrêmement plu.
Très expressif, le découpage, les cadrages sont excellents et rendent cette série très vivante.
Les couleurs classiques se font discrètes et œuvrent avec efficacité.
J'aime beaucoup l'expressivité des personnages et le trait spécial de Baranko n'y est pas pour rien ; J'apprécie vraiment son style.

Le scénario est lui aussi surprenant, mélange de politique de fantastique, de mystique et de religion, l'ensemble aurait pu avoir beaucoup de mal à prendre tant cela semble disparate !
Et pourtant, la lecture est fluide, prenante même. Chaque pièce est bien dosée, nous apportant suffisamment de réponses et de questions pour nous donner continuellement envie de poursuivre la lecture.
Au fil des albums, Baranko nous fait entrer dans une nouvelle dimension en ajoutant plus de fantastique.
Le mystère que Baranko réussit à faire planer au dessus de bon nombre de personnages est extrêmement motivant dans le lecture.

Il est difficile de réellement parler de cette série tant son histoire, son contexte, son genre mêlent et emmêlent différentes trames et possibilités.

Une chose est sûre, le mélange est maitrisé et original !

La fin imaginée par Baranko est loin d'être linéaire et j'avoue qu'à chaque fois que je tournais une page je me demandais quelle surprise scénaristique allait survenir.

Je ne suis vraiment pas déçu d'avoir fait l'acquisition de cette série. L'univers graphique de Baranko, réaliste mais personnel est très plaisant, très expressif, et une mise en page et une composition maitrisée, tellement naturelle que l'on finit par l'oublier.

Le scénario original aurait pu partir dans du n'importe quoi, mais finalement, Baranko savait très bien où il allait et sait très bien comment nous y amener.

L'empereur Océan est mort, vive l'empereur ! Mais dans quelle vie ?

Nom série  Petite Geisha  posté le 27/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La culture Japonaise, sa mythologie et son histoire m'attirent toujours autant. Ma première série, Kogaratsu, nous faisait entrer dans un univers assez sombre, et difficile d'accès par le niveau de lecture proposé.

Isako, petite Geisha nous propose une lecture beaucoup plus légère, bien que le sujet soit extrèmement sérieux. La vente d'une petite fille par son père endetté, contre son gré, à une maison de Geisha. Commence alors le long et difficile parcours d'apprentissage pour Isako... Mais, son passé et celui de ses parents vont la rattraper, pour le meilleur, comme pour le pire !

Petit point positif dans cet album, j'ai trouvé tant le scénario que le dessin, faisait bien ressentir le sang féminin qui coule dans les veines des auteurs. Isabelle au scénario sait donner une touche émotionnelle tendre à ses personnages et Daniella sait donner de la rondeur et de la souplesse à son trait. L'ensemble est bien sûr, très agréable.

En refermant ces pages, je n'ai pu m'empêcher de repenser à "princesse Sarah", à Cendrillon, voire même Heidi, et à tous ces dessins animés qui ont bercé notre enfance à nous trentenaires actuels... Isabelle Plongeon, née en 1968, rentre parfaitement dans cette catégorie, et je serais tout prêt à parier que son inspiration vient de ces mêmes références.
La transposition au Japon du début 1900 est plutôt bien menée et la lecture est finalement un bonne surprise.

Nom série  French Kiss 1986  posté le 26/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon album. Si j’ai eu l’impression que l’auteur y mettait une vraie partie de lui, une vraie partie de son expérience personnelle, de son vécue et ben moi, je n’ai pas été happé. 1986 : Etienne a 9 ans : pas comme moi (j’en avais déjà 12, j’étais un super grand…). 1986 : Etienne aime les histoires de pirates. Comme moi. Etienne est dans la période post première trilogie Star Wars. Pas comme moi qui ai découvert ça presque 3 ans encore plus tard… Etienne aime "Les Goonies". Pas comme moi qui n’ai jamais vu ce film. Etienne a des converses au pied. Pas comme moi qui ai horreur de la tyrannie des marques. Etienne passe ses vacances d'été dans un bled et se chamaille avec les bandes adverses. Pas comme moi (mais rassurez-vous j’ai eu de super vacances !)
Bref, Etienne, c'est pas moi. Peut-être vous, mais surement pas moi.
Pourtant, je suis de cette génération "années 80", je l’ai adoré avec ce qu'elle a fait de très bon, je la garde précieusement dans un coin de ma tête, je ne peux la renier, elle a forcément contribué à faire de moi une part de ce que je suis aujourd’hui. MAIS, je n’en ai pas une nostalgie monumentale non plus.

Pour ceux qui ne l’auraient pas saisi, la majorité de l’album se pose en 1986. Au Québec.
Mais l’époque réelle de l’album se pose de nos jours. Un père se retrouve pris au piège par ses 2 enfants qui exigent qu’on leur raconte comment leurs parents se sont rencontrés. Et voilà le papa parti dans son récit et dans son retour en 1986.
On y découvre donc comment Etienne passait ses vacances dans un village où son quartier faisait « la guerre » au quartier voisin. Comment à 9 ans, Etienne voyait déjà sa vie envahie par 2 filles qui lui apportaient des sentiments bien différents.
Histoire d’amour et de rivalité, de joies et de peines d’enfants, c’est certains que cet album tente de jouer avec nos sentiments et nos madeleines de Proust. Malheureusement, je suis passé à coté tant je n’ai pas réussi à m’identifier dans cette histoire.
J’ai lu une jolie histoire de gamins, une histoire gentillette, bien racontée, bien découpée, bien montée, mais qui n’a rien déclenchée en moi.
Le fait que cette histoire ne m’ait pas parlé n’enlève rien à la qualité de l’histoire et de sa construction.
Je regrette aussi finalement que cette histoire Québécoise n’ait pas plus joué sur cette particularité. Les décors finalement pourraient être ceux de n’importe quel pays, les dialogues eux même qui auraient pu être si dépaysant non pas osé assumer leur origine et reste finalement, à mon avis, trop plat par rapport à toutes les expressions spéciales que ce pays aurait pu nous apporter.
C’est donc une autre déception, dans un sens, d’avoir une histoire dont le synopsis nous envoie loin et finalement dont le déroulement nous fait vite atterrir dans notre jardin et dans notre propre vie.

Personnellement, cette histoire qui ne me parlait donc pas forcément n’a pas gagné avec un dessin très personnel fort sympathique, rempli de qualités graphiques mais que j’ai trouvé par moment un peu brouillon, avec certains plans difficiles à décoder avec certains personnages que j’avais parfois du mal à différencier…
Mais le partie pris des couleurs minimalistes, le trait hyper fin, légèrement caricatural, avec une très légère tendance manga est extrêmement plaisant. Une vraie personnalité qui a malgré tout largement contribué au fait que j’aille au bout de cette histoire.

Au final, la lecture plaisante ne m’a pas transcendé.
C’est sympa, c’est original, mais ça ne m’a pas touché. Question d’histoire, question de passé, question de vie surement.

Nom série  Lover masqué  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite BD qui ne paie pas de mine et qui au final est bien divertissante.
Une petite BD qui sait ne pas se prendre au sérieux et qui en jouant souvent sur le second degré devient très vite atypique et mérite un coup d’œil.
Coup d’œil d'autant plus rapide que cette BD se lit vite, facilement et sans prétention.

Le lover masqué est la caricature même des super-héros aux pouvoirs tous plus stupide que les autres mais tous toujours aussi puissants et efficaces.

En fait, voici bien une fois de plus un héros franco-franchouillard, personnalisant l'anti héro en puissance.
Lover Masqué, quoi de plus français que l'aaaaamouuuuuuuur !
La langue française dans toute sa richesse ne pouvait qu'un jour devenir un outil de liberté, d'égalité, de fraternité ! l'outil parfait du super héros.
Le vers est dans les pages et à vers vaillant rien d'impossible.
Le héro en collant est, euh..., ridicule. Petit, grassouillet, avec un masque qui n'a rien à envier aux lunettes de Clark Kent pour garder son identité secrète...

Le scénario donc est léger, gai, enjoué. Jouant avec les codes, les clichés et les caricatures, jamais l'histoire ne se voudra moralisatrice, au contraire de certains comics et super-héro qui tentent régulièrement de faire passer de la morale Américaine lourdingue à 2 dollars avec un taux de change défavorable qui la rend vraiment pas rentable.
Aucun personnage n’est sérieux, aucune situation n’est sérieuse, j’aurai tendance à dire qu’aucun dialogue n’est sérieux. Tout est prétexte à la dérision et à l’auto dérision. Tout le prend subit de plein fouet la critique gentille de l’auteur. Villageois, policier, joueurs de Skroubeul, futur ex potentiel maitre du monde, et le héro, tout super qu’il soit.
Bref, ici, tout est fait pour sourire, pour se délasser et se décontracter.

Le héro lui-même expert es-lettre de combat (technique qui vise à déclamer des vers tout en tapant) est confronté à la disparition mystérieuse de jeunes femmes dans la campagne. La piste le mène rapidement sur les traces de joueurs de Skroubeul, jeu de lettres et de mots.
Le pouvoir des mots n’a jamais aussi bien porté son nom que dans cette BD.
Le Lover Masqué va devoir combattre une machination mondiale dont les lettres sont les premiers ingrédients.
En fait, cette histoire c’est tellement du n’importe quoi, tout en étant tellement simple, qu’il est difficile de trop en parler sans casser son efficacité.

Le dessin agréable, dynamique, bien découpé, n’est pas exempt de défaut, mais au vu du sérieux et de l’intensité dramatique de l’histoire, cela se transforme rapidement en le cadet de nos soucis.
Le trait et les couleurs sont bien assez efficaces pour ce que l’on demande. Le dessin porte le scénario sans jamais le ralentir ni le complexifier.

Tranquille Émile, te fait pas de bile.
Avec le Lover Masqué, c’est sûr que ta tête tu vas pas te casser.

A lire, si vous croisez sa route au détour d'une table de Skroubeul.

Nom série  Asterios Polyp  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors, non, ne vous trompez pas sur ma note.
En fait, cette BD est peut-être la première pour laquelle ma note ne reflète pas vraiment la passion ou l'intérêt que je porte réellement à cette œuvre.

J'ai attendu plus de deux mois avant de me décider à écrire cet avis en me demandant comment j'allais bien pouvoir m'en sortir entre mon avis objectif et mon avis subjectif.

Car, Astérios Polyp a été loin de créer en moi un élan de passion et d'intérêt qui m'aurait fait lire ce roman graphique sans possibilité de sortir ma tête de ses pages.
Si je me base sur le scénario, en fait, je me suis un peu ennuyé. L’histoire en elle même est à mon sens relativement banale. Une histoire d'amour qui tourne mal. Un homme égoïste, égocentriste, un peu trop sûr de toute sa théorie qu'il maitrise sur le bout des doigts. Un homme tellement inspiré par lui même qu'il a du mal à connaitre et reconnaître d'autres que lui. Comment dans tout cela, aurait-il pu trouver l'amour.
Alors forcément quand celui-ci frappe à sa porte, cet amour est son exact opposé. Son amie est instinctive, expérimentale, sentimentale, jouant de ses émotions et sentiments pour construire sa vie et son métier.
Jusqu'au jour où forcément cela ne colle plus et qu'Astérios se retrouve seul.

C'est à ce moment de sa vie que nous le retrouvons. Et c'est par flashback que nous apprendrons alors les détails de ce que je viens de raconter.

Bref, une histoire d'amour comme il y en a beaucoup.

En fait, Astérios Polyp, ce n'est pas l'histoire qui nous intéresse. C’est le sujet et c'est sa construction. Astérios Polyp, ce n'est pas une histoire, c'est une œuvre graphique à part entière, presque poussée dans certains de ces derniers retranchements.
Astérios Polyp, ce n'est pas le développement d'une histoire, c'est le développement d'un visuel et d’une réflexion. Rarement, une BD aura aussi bien porté la définition de roman GRAPHIQUE.

Je reviens donc sur le scénario qui par sa banalité première et quelque peu ennuyeuse, propose en revanche un découpage excellent. Le parallélisme de sa vie actuelle et passée est maitrisé de belle manière. A aucun moment je n'ai eu l'impression de manquer d'information et à aucun moment je n'ai eu l'impression d'avoir trop d'information ou d'information inutile. Le scénario, pour simpliste qu'il semble, est parfaitement maitrisé, pensé, conçu et rendu.

Mais le plus impressionnant encore est le dessin en lui-même et les inventions graphiques de David Mazzuchelli.
Le plus évident quand on feuillette ces pages est l’utilisation de la couleur minimaliste. Deux couleurs par page, me semble-t-il, je ne sais plus exactement (comme je l’ai dit j’ai lu cet album il y a plus de 2 mois). Des couleurs que l’on n’oserait pas toujours marier ensemble, jaune et bleu, rouge et bleu… les couleurs étant associées au temps de la narration et aux personnages. Cette couleur donne une âme à cette BD et des repères spatio-temporels inattendus mais terriblement efficaces.
Et puis, le trait de Mazzuchelli,, faussement naïf est d’une créativité déconcertante. En fonction des états d’âme de ces personnages, le trait utilisé variera, plus anguleux, plus doux, plus conceptuel comme le trait froid d’un architecte, plus rond comme l’inspiration rêveuse d’une artiste sculpteur. Ce n’est que vers la fin de l’album que je me suis aperçu que la forme même des phylactères variait en fonction des personnages : carré pour Astérios, rond pour Fleur sa femme et d’autres encore que je vous laisse découvrir.
Astérios est d’une imagination, d’une création et conception graphique hors norme.
Je suis sûr d’être passé à coté de nombreux détails.

Allez, et puis malgré tout, Astérios ce sont aussi des rencontres et des personnages atypiques aux caractères surprenants, des dialogues ciselés reflétant la recherche et la mentalité des locuteurs. Derrière Astérios se cache une approche philosophique et idéologique plutôt fine et jamais rébarbative.

Voilà, Astérios, c’est tout cela et plus encore.

Une œuvre déroutante par son apparente simplicité et la richesse qui la compose : richesse graphique, richesse philosophique, richesse scénaristique (ben oui quoi, ce n’est pas parce que je n’aime pas qu’il n’y a rien).

Astérios c’est aussi une fin surprenante, à l’opposé de l’approche trop logique et de la pensée froide de son héros.
Ce clin d’œil cynique et ironique nous montre bien finalement que quoi qu’on en pense, notre destin n’est jamais vraiment dans nos mains et que le bonheur n’est pas là où on le pense.

Sur ce, je vais continuer à chercher, moi…

Nom série  Douze raisons de l'aimer  posté le 04/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En prenant cet album, j’étais persuadé de mettre le pied dans un truc que je n’aime pas : la comédie romantique à l’eau de rose.
« Douze raisons de l’aimer », un titre qui associé à une couverture belle, sobre, mais représentant une fille seule sur un banc n’était pas fait pour me rassurer… Plutôt cliché, non ?

Et pourtant. Cette lecture fut finalement plaisante. Sans grande surprise, sans prétention, j’ai trouvé ces pages d’une belle justesse.
Amour, doute, scènes de vie, relation difficile. On y suit la relation de ses tous débuts jusqu’à un état avancée entre Gwenn et Evan.
Plutôt que de chercher à produire une histoire de bout en bout, l’auteur eu le parti pris de découper son livre en douze scènes, douze raisons de l’aimer, ou pas. Ce découpage intelligent évite de chercher des liens qui auraient été sûrement parfois trop lourds pour lier réellement chacune de ces scènes. Là, nous sautons allègrement d’un mot de vie à un autre, mais la logique de l’album nous permet aisément de nous y adapter.
La progression dans la relation devient simple, logique alors que chaque scène rajoute complexité et illogique dans ce couple.
En fait, cette histoire fait preuve d’une belle justesse dans son approche. Nombre de personnes se reconnaîtront à coup sûr dans une, voire plusieurs scènes. Sans vouloir rentrer dans une psychologie lourd-dingue, l’auteur joue plus avec les émotions avec les sensations et cela sonne vrai. Le développement de la relation semble crédible et l’attachement aux personnages s’en trouve renforcé.
Les personnalités sont efficaces, les personnages efficaces, l’histoire efficace.
Et puis, les dialogues sont plutôt bien traduits. Fluides, ils n'en font pas trop là aussi. Ils rajoutent à la crédibilité de l'ensemble à l’homogénéité de l'ensemble.

De plus, le dessin en noir et blanc est vraiment joli. Le style réaliste est maîtrisé, précis. Le découpage, la mise en page sobre mais efficace aide à rentrer dans cette histoire d’amour qui n’est finalement pas tant à l’eau de rose. Le trait légèrement épais, le trait légèrement anguleux fait ressortir les bons détails. Gwenn est craquante et le trait est alors arrondi pour elle.

Un album sans grande prétention, mais qui a su me convaincre de l’intérêt potentiel de sa découverte par d’autres lecteurs.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 07/01/2008 (dernière MAJ le 19/06/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les trois tomes lus, je ne modifie pas ma note.
L'avis suivant ne porte cependant que sur le tome1. Mais peut s'appliquer au t2.
Le T3, beaucoup plus porté sur l'action, clot de belle manière cette série, toujours avec un dessin magnifique qui vaut à lui seul le coup d'oeil.

Pour la petite histoire, David Munoz, n'en est pas à son coup d'essai en bande dessinée et il a même travaillé avec Guillermo Del Toro sur le scénario du film "L'échine du diable".
Sa dernière création que je viens de lire comme toute BD a du bon et du moins bon.

Ce qui m'a plu immédiatement dans le graphisme de cette BD ce sont les ambiances teintées de doute et d'angoisse dignes d'un bon "Alone in the dark", avec la neige, la nuit et le brouillard qui va bien. Les couleurs rendent parfaitement et nous plongeons facilement dans ce milieu hostile et inconnu où se cachent les bêtes. Et ça me coute de le dire puisque les couleurs sont 100% informatisées et qu'en général j'ai plutôt tendance à être 100% négatif sur l'emploi de cette technique quand elle me saute aux yeux comme ce fut le cas ici… La mise en page, le découpage sentent le travail cinématographique apporté par Munoz. Ce travail parfaitement maitrisé marie avec bonheur les deux mondes du cinéma et de la BD.
En revanche, le trait en lui-même est moins convaincant. D'inspiration manga là aussi croisée entre le manga et la BD plus classique le travail applique avec réussite les effets de mouvement rendant le dessin très dynamique. Là où je trouve que le bât blesse c'est au niveau de la restitution des visages qui m'a rebuté maintes fois notamment dans les expressions souvent trop froides et figées renforcées par une mise en couleur à ce niveau moins réussie du fait des plaquages informatiques manquant de grains et de vivants.

Pour le scénario, rien de nouveau. Les auteurs utilisent de nombreux filons déjà utilisés en les revisitant pourtant avec intelligence. La transformation des humains en ''lycanthropes'' suite à une expérience des nazis a déjà été vu dans Mens Magna et le mythe des vampires a déjà été usé jusqu'à la corde par de nombreux auteurs. Réussir à reprendre et faire revivre le mythe n'est donc pas chose aisée, mais ce premier tome dynamique est construit intelligemment.
Et c'est là sans doute que l'expérience cinématographique et scénaristique de Munoz prend le relai et propose une histoire rondement ficelée.
La vitesse à laquelle les évènements se basculent et s'enchainent m'a même laissé par moment me poser la question si je n'avais pas un one-shot entre les mains… Enormément d'informations sont lâchées maintenant notre intérêt du début à la fin. Arrivé à la dernière page, je me suis alors rendu compte que malgré cette avalanche d'informations, bien des points restaient à éclaircir et que ma patience allait être mise à l'épreuve en attendant le second volet !

Un très bon premier album qui demande cependant à confirmer pour le pas tomber dans les facilités et classicismes du style et des éléments invoqués et évoqués.

Nom série  L'Ile aux Mille Mystères  posté le 19/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malheur sur moi, je suis extrêmement embêté par cette BD. Mon avis tel que je vois que je vais le réaliser va sûrement, d’ailleurs, aller à l’opposé de ma note dans une majorité de ses points.
Globalement, je n’ai rien aimé dans cette BD. Je n’ai pas aimé le dessin, à mon sens confus, surchargé. Je n’ai pas aimé les couleurs toujours un poil trop sombres, et qui peinent à vraiment donner des ambiances intéressantes.
Je n’ai pas aimé l’histoire trop extravagante, sorte de patchwork, de bric à brac, de fourre tout reprenant énormément d’éléments d’autres histoires, donc remplie de référence pas toujours bien employées.
Je n’ai pas aimé le découpage du scénario trop brouillon, mal conçu, qui oblige l’auteur à régulièrement faire parler ses personnages afin de décrire ce qu’un bon dessin aurait pu nous faire comprendre visuellement et qui est pour moi, l’un des avantages de la BD : faire passer des émotions, des réflexions par le seul pouvoir de l’image. Les liaisons entre les différentes scènes sont souvent abruptes et j’ai eu l’impression de sauter régulièrement du coq à l’âne.

Maintenant que cela est dit, je dois malgré tout reconnaitre de nombreuses qualités à cet ouvrage.

Premièrement, la qualité de l’édition. Ouvrage broché à la couverture souple, le papier est épais et fleure bon la qualité de réalisation. J’ai eu plaisir à prendre cet album en main et c’est même l’une des raisons qui m’ont fait le lire.

Deuxièmement le dessin. Il est indéniable que l’auteur avec sa couleur directe s’est lâché et a donné de sa personne et de sa personnalité. Le dessin est d’une grande richesse et d’une grande originalité. La conception graphique est une vraie réussite et pris case par case, j’aurais pu trouver un vrai plaisir visuel. Malgré tout, je réitère mon impression que toutes ces cases mises côte à côte font surchargées et que cela est fatiguant à la longue.

Troisièmement son scénario. Là encore l’auteur a recherché l’originalité. Il remplit son histoire de références variées et hétéroclites, d’hommages sûrement à des personnages l’ayant marqué et influencé (Jules Verne, Retour vers le futur, des références historiques…). L’auteur indéniablement se livre encore et propose une part de lui-même dans ces pages. Malheureusement, à force d’en rajouter, cela devient lourd tout en manquant de fondation. Alors forcément, un moment ou un autre, tout s’écroule et je décroche.
De plus, le caractère de certains personnages m’a énervé, trop naïfs, trop too much.
Par exemple, je n’ai pas aimé la manière de parler de Clara, les phrasés en anglais sont mauvais et font complètement faux.

Un album tout en contradiction donc. Pris séparément de nombreux éléments sont excellents.
Juxtaposés, l’ensemble devient pour moi indigeste.

Nom série  Roberto Succo, coupable d’être schizophrène  posté le 14/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été agréablement surpris par cette enquête policière plutôt bien menée.
Basée sur des faits historiques survenus entre 1986 et 1988, nous retraçons l'aventure terrifiante de Roberto Succo, tueur en série italien ayant sévi dans le sud-est de la France.
Si les enquêteurs ont pu par recoupement déterminer l'enchainement de ses actes, la justice elle n'a jamais pu prouver ni juger quoi que ce soit. Je vous laisse découvrir pourquoi à la lecture de cet album ou à la lecture de la biographie du meurtrier que vous pourrez trouver facilement sur Internet.

Les personnages sont plutôt convaincants, la narration suffisamment détachée pour que nous ne prenions pas parti mais suffisamment documentée pour que l'évident le devienne à tous les lecteurs.
La lecture de la BD se satisferait à elle même, tant déjà, la vie et les évènements présentés nous semblent suffisants.

Pourtant, l'album se termine par le "dossier Roberto Succo", 20 pages de textes tirées du site tueursenserie.org et qui retracent en détails l’œuvre diabolique du tueur. On s'aperçoit alors déjà conséquent de 134 pages ne contient environ que la moitié des exactions perpétrées...
Les 2 années de cavale auront été largement suffisantes.

Le dessin en aquarelle est initialement surprenant et rapidement, comme souvent, je m'y suis habitué. Le dessin alors, réaliste, se fait oublier. Sans défauts majeurs, sans éclats particuliers, il joue son rôle afin de mieux nous faire comprendre les situations. Le découpage est bon, la composition maitrisée. Du bon boulot. Les personnages sont aisément reconnaissables, les postures, cadrages et autres sans problème.
Du bon boulot, presque trop sage et trop propre !

Cet album nous montre qu'il n'est nul besoin de chercher bien loin dans l'imaginaire ou l'extraordinaire afin de trouver des sujets intéressants, riches, complexes...et inquiétants.
Une fois de plus la réalité a rattrapé la fiction. En fait, est-ce que la fiction a jamais été au niveau de la réalité ?

Ma note tendrait plus vers un gros 3,5 si c'était possible.

Nom série  Hector Umbra  posté le 14/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Étrange ouvrage que cette bête là ! Un petit OVNI qui survole la planète BD.
Cet album, cette intégrale est composée de 3 volumes. Bizarrerie éditoriale, seul le premier tome a été édité en France. Pour découvrir les 2 derniers albums, il est obligatoire de passer par l’intégrale.
Ensuite, cet album est édité au format 18x25. Petit format compact donc, mais bien pratique à prendre en main.
De plus, ce petit format ne nuit nullement au dessin et à sa visibilité.
Le dessin déjà parlons-en. Personnel, les premières pages sont surprenantes, mais j’ai rapidement accroché à ce style. Les personnages sont typés, très bien identifiables, les décors sont corrects. Mais au-delà, du trait, ceux sont les couleurs qui font mouche. Avec des couleurs parfaitement choisies pour chaque environnement, des couleurs qui mettent parfaitement en relief les éléments importants.
Le passage dans l’entre monde en est caractéristique.
Visuellement, le trait de Uli Oesterle est donc trait agréable, dans sa tendance a tout légèrement déformer.

Mais, le scénario tient aussi parfaitement la route. Attention hein, ce n’est pas une route toute droite, encore moins une autoroute ! Il s’agit plutôt de route de montagne, avec de jolis lacets nous menant parfois à droite parfois à gauche et passant souvent au dessus de précipices, et de multiples chemins en sous bois qui s’y l’on n’y prête gare, risquent fort de nous perdre en route !
Le scénario est donc bien déjanté. Notre monde serait en proie à une invasion silencieuse et invisible. Une sorte d’Extra terrestre (mais je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même leur origines exactes) est en train de prendre le contrôle de nos esprits. L’effet visible est la folie.
Notre héros, un jour se met à voir ces envahisseurs. Il n’aura alors de cesse de les combattre et de faire stopper l’invasion. Bien sûr, il est difficile de combattre des êtres que nous sommes seuls à voir. Il est d’autant plus difficile de ne pas passer pour fou quand on essaie de faire accepter à son entourage une telle situation. Il est difficile aussi de ne pas sombrer soi même dans la folie réconfortante.

Le scénario est très bien construit. De multiples fenêtres sont ouvertes tout au long de l’album par lesquelles, certains évènements seront expliqués ou amenés logiquement par la suite à qui aura su regarder au bon endroit et comprendre les signes avec du recul.
Les différents personnages évoluant autour d’Hector Umbra ont tous leur importance malgré le fait que certains sont introduits de manière pratiquement anodine voire insignifiante.
L’introduction de cet album avec le passage dans le bar et le pote qui part en est un parfait exemple rapide à trouver dans la BD. Si je n’avais vraiment pas saisi la portée de ce passage à sa lecture, et que je m’étais même demander à quoi cela rimait, si ce n’était une introduction à la con vraiment ratée, ce n’est que de multiples pages plus loin que je faisais le lien avec le cours de l’histoire.
Le scénario va crescendo, augmentant progressivement l’implication du héros et l’énormité de l’apparente vérité ! En allant dans l’excès, l’auteur montre qu’il ne se prend vraiment pas au sérieux et l’explosion final est menée de fort belle manière.

Le scénario basé sur une analyse psychiatrique de notre cerveau (mais attention hein, rien de sérieux !!!) est au final pour moi un excellent moment de lecture qui demande au lecteur une bonne concentration et un certain effort pour rentrer dans le délire de l’auteur.
Du moment que j’ai franchi ce pas, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas lire cette BD d’une traite. Ce n’est que mon bus arrivant à son terminal (heureusement pour moi !) qui me permettait de décrocher et de revenir à la réalité.

Nom série  Cosmos Milady  posté le 13/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ah! Ah ! Ah!
Qu'est ce qu'on peut trouver comme truc étrange chez ses amis !!!
Scénario en 33 pages, développement inexistant, final affligeant...
L'une des premières BD de Crisse aux pinceaux. Il fallait bien manger que diable !
Cette BD érotico-comique, vraiment n'a d'autre intérêt que de montrer que dès le début de sa carrière, Crisse maîtrisait à la perfection son style que certains aiment tant et que d'autres ne cessent de décrier.
Personnellement, j'ai toujours aimé son style en rondeur, extrêmement lisible et surtout très personnel.
D'ailleurs c'est bien son nom sur la couverture qui m'a invité à me lancer dans cette lecture dont je n'attendais absolument rien.

Quelle surprise alors de découvrir ce scénario à 2 francs et cette arme terrrrrrrrrible qu'est l'extaseur, pistolet permettant à la cible de jouir quasi instantanément, tant et si bien que si l'on n'arrête pas de le viser elle peut finir par mourir de plaisir au sens propre du terme...

Du coup, chaque page a son lot de AAAAaaaaaaaaaaaaahhhhh Ouuuuuuuuuuuuuiiiiii !
Mais ne montre rien, très soft comme BD érotique. Seule la dernière page montre quelque chose de plus explicite, tout en restant tellement aberrant que ce n'en est même pas existant.

Je pense que les auteurs n'ont pas osé réellement, à l'époque, aller au bout de leurs désirs et qu'ils n'ont pu jouir d'une réputation encore inexistante pour vraiment accoucher d'un travail abouti.
Ils ont pris le parti de la comédie pseudo érotique pour réussir à faire imprimer leur ouvrage.

Aucun intérêt, si ce n'est comme je n'ai déjà dit de découvrir 2 auteurs à leurs débuts.

Nom série  Silver Surfer - Parabole (Moebius)  posté le 12/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Me voilà bien ennuyé de devoir mettre une mauvaise note à deux des élèves les plus emblématiques du 9ème art !
Moebius, Alias jean Giraud et Stan Lee sont 2 monstres sacrés de la bande dessinée, j'étais donc ravi d'avoir mis la main sur ce comics afin de profiter de l'association incroyable que représente cette oeuvre.

Malheureusement, rien dedans ne m'a vraiment emballé. Premier comics, que je lis concernant le Surfer d'Argent, je connaissais néanmoins son origine. Le scénario commence de manière assez intense, avec l'arrivée de ce vaisseau Extra-Terrestre immense sur la planète terre.
Malheureusement, la réaction des humains avant même de savoir le sort qui leur était destiné m'a interloqué. Pourquoi paniquer autant quand on a la chance de réaliser une telle rencontre ? Personnellement, je pense que si des E.T. venaient s'en prendre à notre planète, il n'essaieraient pas d'abord de se poser tranquilou en plein milieu d'une ville. Ils attaqueraient direct sans préavis. Sauf si ils désirent faire de nous des esclaves et dans ce cas vu leur avancée technologique, à quoi bon fuir ? Ils auront forcément le dernier mot.
Bref, ça commençait mal.
Malheureusement, la suite n'était guère mieux. Sur un ton platonique mais presque, une analyse d'une naïveté affligeante est faite de la race humaine, de ses croyances, de sa religion et de sa politique. cette pseudo analyse psychologique et philosophique m'a simplement laissée de marbre, d'un blanc et d'un lisse surement supérieurs à la peau argentée du surfer...
Malheureusement, tout le scénario se base sur cette analyse par le biais d'un pseudo prophète qui ne désire somme toute que la puissance et la gloire en profitant de la situation et de la naïveté des hommes.
Malheureusement, la fin est tout aussi attendue. Sans connaitre Galactus, sans connaitre le surfer, il paraissait évident d'entrée de jeu que rien ni personne sur terre ne pouvait vraiment battre Le Demi-Dieu et que son départ ne se ferait que de sa propre volonté.

Allez, j'avoue que la dernière pirouette du Surfer afin de ne pas prendre le rôle du Dieu m'a surpris, mais malheureusement, c'est bien la seule chose dans cette BD qui relève son niveau.

Peut-être que si j'avais lu cette BD 20 ans en arrière, ma réflexion aurait-elle été différente. Peut-être que si je l'avais lu adolescent, toutes ces questions existentielles m'auraient touchées, que je me serait reconnu dans ma recherche de mon identité personnelle et de ma compréhension du monde, peut-être qu'aujourd'hui, je suis trop vieux et déjà trop blasé par notre monde pour espérer y trouver une étincelle menant à un monde meilleur ?

Finalement, je retiens de cette BD le talent incroyable de Moebius pour s'adapter à des styles différents, pour la qualité de son trait, de son découpage, de sa mise en page.

Nom série  DareDevil - Guerre et amour  posté le 07/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je découvre ou plutôt redécouvre Daredevil dans cet album qui m'a emmené loin des sentiers battus et de mes classiques en matière de comics.

La plus grosse connaissance que j'ai du casse-cou s'est faite par le biais du film sorti en 2003...C'est dire mon niveau !

autant le dire tout de suite, cet album n'a rien à voir avec ce que j'attendais. Ceci explique aussi surement en partie pourquoi j'ai autant aimé cet album. Etre pris au dépourvu et se faire emporter sans pouvoir lutter est une sensation agréable.

le scénario n'a rien de très dynamique ; pas de grande bataille, pas de conflit, pas de bagarre. L'opposition ici se fait à distance entre Daredevil et le caïd.
Très peu de dialogues, mais beaucoup de voix-off nous faisant rentrer dans les pensées intimes des personnages. Du coup, les plus sombres pensées peuvent nous être livrées, nous emmenant sur des sentiers glissants, surtout par l'entremise de l'homme de main du caïd, drogué à mort, avec une tête effrayante, son affection pour une femme tourne à l'obsession, et avec Daredevil, il y a de fortes chances que cela soit une obsession mortelle...
C'est donc un drame auquel nous avons à faire, un drame plus psychologique que physique. Toute la violence est psychologique, les rares moments "physiques", finalement, deviennent banals et seules les pensées qui nous sont livrées prennent de l'ampleur.
Un scénario livré de main de maitre.

Ce scénario noir est porté par le dessin et les couleurs magnifiques de Sienkiewicz. Là encore, rien à voir avec les comics des années 70-80 en ligne claire et aux couleurs criardes. ici, le dessin est encore plus sombre, plus torturé que la santé mentale des personnages. D'une parfaite lisibilité malgré le style assez brut, la maitrise de son art est un plaisir pour les yeux.

Les 2 auteurs se sont parfaitement trouvés et parfaitement compris. Le travail final, pour ma part aux antipodes de mes connaissances des comics, est une découverte que tout le monde devrait expérimenter.

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 06/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est bourré de qualités ; Mais.
Coté qualité, en premier lieu, le dessin est magnifique, très cartoon, très jeunesse, fourmillant de détails. Avec des couleurs qui mettent bien en valeur le trait de l'auteur.
Les expressions des divers personnages sont très réussies, légèrement caricaturales, c'est un régal.
Le scénario forcément est propice à de nombreux quiproquos et retournements de situations.
Alice est simplement confondue avec Tarzan dans l'univers de Kippling ! L'ambiance est bon enfant, les personnages complètement barrés feront forcément sourire les plus jeunes.
Personnellement, j'aurai surement fait de même plus fréquemment si n'étaient les 2 critiques que je développe maintenant.

J'apporterai juste 2 critiques qui, moi, m'ont fait mettre 'que' 3 étoiles.
1/ le découpage
Oui, le découpage est souvent aussi déjanté que le scénario et j'ai parfois été surpris de devoir traverser une double page sur une ligne pour revenir à une lecture conventionnelle. J'ai aimé la double page représentant le monde originel d'Alice, j'ai aimé plein de choses.
Malgré tout, je ne suis pas sûr que cela soit parfaitement adapté aux plus jeunes. Il n'est pas toujours évident pour des enfants de s'approprier un nouvel univers graphique. Leur compréhension et leur perception dans l'espace est encore difficile. Pour eux, suivre une histoire linéaire est déjà parfois complexe, comprendre les raccourcis permis par l'image, par les expressions demandent un apprentissage parfois ardu. Je me base sur l'expérience de mes enfants, neveux et nièces...
J'ai donc peur que ce découpage ne soit un peu trop complexe pour les plus jeunes qui désireraient ouvrir cette album.

2/ le texte et le vocabulaire.
Personnellement, j'ai trouvé le texte trop simple. Même pour un album jeunesse, j'ai eu du mal à arriver à la fin et rien que ça c'est terriblement frustrant. Il y a plein d'autres séries jeunesse Boule et Bill, Yakari, Les Schtroumpfs, Seuls, Toto l'ornithorynque qui utilisent un langage simple, mais parfaitement maitrisé, pas tarabiscoté et aisément appréhendable.
Dans cet album, les auteurs ont essayé d'utiliser un langage alambiqué qui, à mon avis, ne s'adresse pas une fois encore à un public jeunesse. Je me trompe peut-être, je l'espère pour les auteurs, mais les tournures de phrases torturées ne me semblent une fois encore pas convenir au moins de 10 ans qui ont déjà du ma à lire un texte ''normal''.

J'ai même hésité au départ à mettre 2,5 à cet album. Mais espérant que mon avis négatif n'est dû qu'à un décalage de génération, je gonfle ma note d'une moitié de petite étoile.

Nom série  Après la nuit  posté le 05/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis bien fait avoir avec cet album !
Allez piger pourquoi, avec cette couv’ et ce titre, je m’attendais à une histoire de zombie…

C’est un bon western dans le style western spaghetti. L’ouverture de l’album est d’ailleurs vraiment choucarde et donne le la. Quand le charognard se pointe dans ce bled avec les adjoints à l’archer qui attendent, les cadrages, les dialogues avares, courts et percutants nous font rentrer dans l’histoire en moins de jouge.

Je m’attendais alors à ce que le babillard prenne le chemin classique de l’escalade, du bal ouvert et se termine pas une bonne baston, plein de coups de feu et des canés à tout va. Je m’attendais à une fin explosive où les héros seraient vainqueurs, fiers de l’être et portés en triomphe, libérant de l’oppression de pauvres pecos, voire une bourgade entière.
Ah ! Ah ! Que nenni, je m’étais enfoncé le canon de mon Smith & Wesson dans l’gobille jusqu’à la crosse !

Alors, malgré tout, ce western reprend bon nombre de principes classiques et joue énormément sur les ambiances, sur les caractères des personnages, sur le mystère les entourant et sur la découverte de leur passé tourmenté, secret et parfois bien sombre.
On pourra chercher l’action longtemps dans cette histoire. Bien loin d’un western d’action, C’est surtout une surprenante histoire intimiste dans laquelle chaque calebasse du trio principal (l’archer, la bête à puce, l’écrémeuse) va progressivement se livrer. Nous allons découvrir au fil des pages le vrai caractère de chacun et mieux comprendre leurs réactions et surtout, leurs émotions.

Le rythme assez lent de l’œuvre de bout en bout m’a bluffé, mais finalement j’m’affale que cela ne m’a pas chambardé et contribue même, à imposer cette ambiance oppressante dans laquelle tous les protagonistes sont pas franchement dans leurs petits souliers.

Si au final, il n’y a rien de bien novateur chez les personnages, la fin et le duel qui s’annoncent seront quant à eux bien surprenants. Tout en gardant le cap de la lenteur posé depuis la première case, le dénouement m’a cueilli tout frais et a fait que cette BD se retrouve finalement avec un ressentiment final positif.
Le conflit entre le matuche qui a ben les foies quand un revenant déboule dans sa town et ce revenant n’est pas nouveau mais est très bien traité.

Le dessin va parfaitement avec le scénario. Le dessin de Guérineau n’est plus à justifier. Je le connais depuis longtemps, notamment pour son excellent turbin sur la série Le Chant des Stryges.
Il prouve une fois de plus tout son talent en donnant dans le blanc à s’adapter à un nouveau contexte, à une ambiance et des décors radicalement différent. Son découpage et sa composition siéent parfaitement au scénario.
Les personnages ont des corgnolons bien choisies, identifiables du premier regard : le poulardin et sa tête de d’oiseau de proie, le salaud et sa tête un peu trop laubée pour être honnête et la gagneuse et ses limaces éclatées…
La couleur de Raphael Hédon, qui a aussi œuvré sur Le Chant des Stryges, sont très bonnes et collent là encore à la réussite de l’ambiance intimiste et lourde qui pèse sur l’ensemble du scénario. D’ailleurs, je trouve sa couleur nettement plus réussie sur cet album que sur les stryges.

Maintenant je me demande vraiment quel était l’intérêt de montrer aussi crument la scène de sexe entre 2 personnes que je ne nommerais pas pour garder le mystère. C’est un BD porno ce truc ? On voit un peu trop bien l’objet de monsieur et quand elle lui dégorge le chibre.
Et une fois de plus, je ne donnerai surement pas cette BD à mes chiares, neveux ou nièces avant leurs 18 ans…Ce n’est plus une BD ados/adultes, mais bien purement adulte.
On va encore me traiter de puritain et de coincé du slip, mais personnellement, je ne comprends pas cet engouement pour mettre des scènes aussi explicites dans une BD. C’est détestable. Et cela justifie ma note.

Nom série  Calypso  posté le 01/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Déjà en 1995, à sa sortie, je ne suis pas sûr que j'aurais apprécié cette BD, mais avec l'âge et le recul, mon avis est malheureusement négatif...
Pour commencer, le dessin, tendance ligne claire tentant de s'émanciper, n'est pas une franche réussite. Si les couleurs dans un premier temps et en compulsant l'ouvrage rapidement peuvent faire illusion un temps, rapidement le trait figé et manquant de vie étouffe toute l'histoire. Le dessin n'est pas non plus exempt de défauts, de proportions principalement et ajouté au manque de vie, les cases paraissent rapidement distantes et les héros s'éloignent avec elles.
La couleur, manquant aussi souvent d'harmonie (ce qui ne manque pas d'une certaine ironie quand Delphine est décoratrice/restauratrice et que la décoration est un sujet récurrent de l'album !), la lecture devient assez lourde rapidement.
D'autant plus lourde que de nombreuses cases sont muettes afin d'accentuer l'ambiance nostalgique, mélancolique de l'histoire.

L’histoire part pourtant d'un bon pied. Rapidement, j'ai cru à un hommage à Lovecraft, aux passages liquides entre les mondes, la possibilité de passer d'un endroit de la planète à un autre en utilisant les plans d'eau. Mais finalement, cela devient vite secondaire, mal exploité. On rentre dans une histoire d'amour impossible avec d'un coté, un directeur de piscine sans ambition et de l'autre une jeune artiste douée mais éprise d'une chimère. Leur relation trop sage est ennuyante, la course à l'amour inaccessible n'a pas de dynamisme la distance ne s'établit pas qu'entre les personnages, mais aussi avec le lecteur que je suis...
Le scénario n'est pas complètement dénué d'intérêt malgré tout. La fin est plutôt belle, empreinte de beaucoup de poésie.
Je referme cet album malheureusement avec un sentiment premier d’ennui et de déception.

Nom série  Le voyage avec Bill  posté le 29/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Etrange OVNI (Oeuvre Visuelle Non Identifiée) que cet ouvrage là.

Petit format compact, épais, je me suis dit que si je l'ouvrais, la lecture allait forcément me prendre du temps. 284 pages ! Pensez donc !
Malheureusement, la couverture ne m'inspirait pas, le trait, la couleur, la composition, tout dans cette page me repoussait. Un trait brouillon, des couleurs qui ne réussissent pas à cacher les défauts du trait et une composition qui ne lève aucune question particulière mais laisse plutôt entrevoir un sujet banal et soporifique.
Bon, mon ami me l'a prêté, voire chaudement conseillé sa lecture, je dois donc lui faire confiance.

J'ouvre.

Malheur ! Le dessin de la couverture est le même que celui à l'intérieur ! J'ai bien du mal à me convaincre...

Allez, je me lance. Et là, c'est la révélation, je comprends mon ami et son coup de cœur. Je comprends tout : le dessin, la couleur directe, la composition !

Ce père et sa fille parcourent les USA sans but, en vacances à la recherche d'une bonne surprise. Nous ne savons pas ce qui s'est passé exactement, mais nous avons l'impression que le père cherche à fuir une partie de son histoire récente. Il semble perdu, rempli de désillusion, légèrement amer.
Sa petite fille, toute mignonne, semble subir ce voyage en voiture où elle n'a rien à faire, surtout avec ce père distant, peu loquace qui ne sait pas donner de sens à leur voyage, à leur vie...
Alors, pensez donc ! Quand il croise Bill, un handicapé en fauteuil roulant qui cherche un magicien pour lui redonner ses jambes, la petite fille trouve enfin un but à son histoire. Un magicien ! Quoi de mieux pour faire rêver un enfant ?
Le père désabusé accepte de prendre Bill en stop.
Et l'aventure peut réellement commencer !

Le trio va parcourir les routes Américaines, rencontrer de nombreuses personnes. Bill va redonner de l'espoir à Tweety et Tweety va aider Bill à continuer d'y croire.
Le voyage physique prend alors une tournure, fantastique. Enfin... Jamais nous ne saurons réellement démêler le rêve de la réalité, le fantastique du mystique, le délire de la raison terrestre. Nous allons sombrer avec Tweety, son père et Bill dans un monde où tout peut se produire, où les rêves croisent notre réalité. Où un autre monde s'ouvre à ceux qui veulent l'accepter.

Progressivement cet état va augmenter, enfler et nous emporter sans même que nous ne nous en rendions compte. Comme les protagonistes, l'auteur Matthias Schultheiss, maîtrise son récit afin de nous emmener avec lui dans d'autres contrées. C'est brillant, c'est beau, c'est lyrique, c'est magique.

Et pour cela, il va s'appuyer sur son dessin si particulier. Je ne l'aimais pas au début, je l'adore à la fin.
Matthias Schultheiss maîtrise son art de manière très personnelle et cela fait mouche.
Si son trait peut paraitre brouillon, l'ensemble aidé de magnifiques couleurs directes et d'une composition au final excellente nous font plonger au cœur de cette histoire avec aisance.

Voilà pourquoi je lis de la BD.
Pour de telles réalisations. De la BD qui confine réellement à la littérature. Pour de la littérature qui sait utiliser le graphisme pour faire passer des émotions, utiliser les silences, faire comprendre les interrogations et les non-dits.

L'ambiance de cet album est aussi due à sa construction particulière. En effet, tous les dialogues sont détachés des cases. les seuls phylactères sont ceux de la voix off, minimaliste.
Les textes sont présentés comme dans un roman classique, lettres noires sur fond blanc, à côté des images.
Les images prennent donc plus de poids, débarrassées de leur contraignantes paroles. Les images donnent encore plus le sentiment de solitude, de lenteur. On sent d'autant plus le pouvoir des longs moments silencieux entre le père et sa fille. Chaque instant peint et dépeint donne l'impression d'un instantané, d'un moment de vie prit sur le vif dans l'histoire de ce père qui se cherche et de sa fille, Tweety, qui enfin a trouvé une raison à son voyage.

La fin, magnifique permet de clore ce livre sans regret, si ce n'est celui d'avoir déjà à refermer ce livre...

Nom série  Apprenti, Mémoires d'avant-guerre  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'apprenti est une belle BD. Une BD hors du temps. Ne cherchez pas d'intrigue, ce n'est pas l'idée ni le sujet. Cet album, un peu comme une histoire à la Pagnol, vise uniquement à nous faire découvrir un moment de vie, un morceau d'histoire et surtout des personnages ordinaires.
Bien contée, l'histoire devient intéressante, prenante, surprenante. On se laisse embarquer dans ces moments personnels et intimes, dans ces petits riens qui font toute une vie.
Bruno Loth raconte l'histoire de son père, Jacques. L'histoire d'une vie banale qui a tellement à dire. Jacques aurait pu faire des études brillantes, mais il décida de tout abandonner afin de devenir apprenti et de passer son C.A.P. sur un chantier naval.

Nous suivons donc 2 années de ses 16 ans à sa majorité, 2 années au final desquelles il sera affecté à la construction de ''l'indochinois''. Sa mise à l'eau coïncidera avec la fin de son apprentissage et de cet album.

Nous découvrons l'histoire de vies. La vie à l'atelier, dure, surtout quand on est apprenti, injuste, mal payée. La vie avec les copains adolescents et les balades des Week-End. La vie politique avec sous-jacent, l'arrivée d'Hitler à la tête de L'Allemagne, la montée de la crise en Espagne, l'arrivée de Leon Blum au pouvoir en France. Une vie sociale avec la semaine des 40 heures, et 2 semaines de congés annuels. La vie d'un homme et la découverte de l'amour...
Des banalités dirait-on, mais Bruno Loth sait nous captiver par un récit continu, un flot tranquille d'informations qui nous rappelle le bon vieux temps.
Bruno Loth nous raconte cette histoire sans parti pris, d'un œil relativement neutre, subjectif.
Comme disait Raymond Devos, une fois rien, c'est rien, mais trois fois rien c'est déjà quelque chose. Alors imaginez une foule de riens mis bout à bout dans cet album !

Le dessin a aussi sa part dans l'aspect nostalgique de cet ouvrage. Tout d'abord des couleurs dans les tons dégradés du bleus, pour éviter le noir et blanc ? Mais qui du coup nous ramène dans ces années où la couleurs n'existaient pas. Parfois au milieu de ce bleu, une pointe de couleur fait ressortir un détail, une personne et donne du relief alors à point de cet belle histoire.
Le trait très personnel est clair, lisible, aéré. La mise en page très sage laisse la part belle à un découpage efficace.

Voilà un album atypique mais qui a su sans conteste me séduire.

Nom série  Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)  posté le 15/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime mes amis qui me prêtent des BDs
Je peux leur faire confiance pour découvrir des albums surprenants !

Celui là ne déroge pas à la règle et si mes sentiments sont mitigés, c'est plutôt pour des bonnes raisons.

Je commencerai par le dessin, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui fait son office. Les personnages sont reconnaissables, même si les visages manquent de précision. Le trait est assez clair, manquant un peu de détails, mais l'essentiel y est et cela suffit à une bonne compréhension des lieux et des situations.
Seules les couleurs déçoivent réellement. Un peu ternes, ou au contraire trop flashy, il manque un juste milieu. J'ai trouvé que le graphisme s'approchait plus des comics des années 80 que du dynamisme et du style actuel. De plus, heureusement un moment que la voix off annonce qu'il fait nuit, parce que les couleurs n'avaient pas changé par rapport au jour et le ciel était encore bleu... Bref, un manque de précision et de cohérence, ma foi pas si gênant car là n'est pas le plus crucial de cet album.

Non, l'important est indéniablement le scénario qui nous plonge au milieu des arcanes supérieures et de la création de l'univers en particulier.
Si le scénario commence de manière classique presque trop classique, dès l'apparition de Raguel, l'ange vengeur de Dieu, le scénario décolle et prend une tournure beaucoup plus originale et il est alors difficile de lâcher la BD.
Nous nous plongeons au cœur de la création du monde avec une vision nouvelle de périodes où la terre et les hommes n'existaient même pas encore en pensée, où Dieu et ses anges travaillaient toujours sur les concepts et les sentiments...
Nous découvrons le premier crime de l'Histoire, celui de Carasel Ange créateur.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance instaurée, la vision de l'auteur sur la création du monde. En plaçant son scénario avant la création de la Terre et même de l'Univers, il aborde une période qui n'est à ma connaissance pas développée dans les livres sacrés que sont la Torah, la Bible ou le Coran. Je sais que dedans on commence à partir du Big Bang, mais là, dans cette BD j'ai l'impression que l'on est même dans une période antérieure...
L'auteur même, réussit à respecter d'assez belle manière les concepts religieux en donnant une vision pourtant très personnelle et vraiment en marchant sur un fil pour ne pas donner dans le sacrilège. La fin de l'enquête céleste surprenante me conforte dans ma pensée et donne réellement la force à cette bande dessinée.
Le retour à la réalité donne un écho au début classique du scénario.
Le développement intermédiaire permet pourtant de rajouter une touche mystérieuse et légèrement mélancolique qui fait refermer cet album avec regret.

Grâce à son originalité, je décide sur le fil de mettre 4 étoiles.

Nom série  Ma vie posthume  posté le 25/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Passant dans une grande surface et ayant quelques temps à tuer, je m'approchais du rayon BD. Mon regard fut rapidement attiré par cette couverture et ses couleurs particulières, à cette ambiance Tim Burton qui émanait de ce miroir et de la composition générale.
Saisissant l'ouvrage, je l'ouvrais et le reposais pratiquement dans la foulée.
La mise en page est simplement rebutante.
Un découpage principal en 3 lignes 4 colonnes, sans grande recherche et des couleurs qui, si sur la couverture aguichent le passant qui passe, rendent la première impression finalement beaucoup trop terne.
Et puis, je me disais, qu'au moins, cet album dénote dans la production habituelle à la composition semblable au maquillage trop lourd cherchant à cacher un gros problème de fond.
Ici, ce n'est pas un foisonnement d'effets spéciaux qui font remonter le scénario. Donc, si les auteurs ont pris ce parti, c'est surement qu'ils étaient sûrs de ce qu'ils proposaient.
Je reprenais l'album en main et commençais la lecture.

Assez rapidement, je me suis laissé embarquer dans cette histoire bien étrange. Emma, une vieille dame veuve, vivant seule dans sa maison est assassinée. Seulement voilà, elle ne meurt pas vraiment et se réveille morte-vivante, une zombie...
Commence alors un long retour sur elle même sur son histoire personnelle. Nous découvrons alors sa vie, mais aussi la vie de sa ville, de son quartier et de ses habitants... A travers ces flashbacks, l'auteur nous donne en réalité toutes les clefs de l'enquête que le lecteur va devoir mener afin de comprendre qui est le Colonel Moutarde et quel est son mobile. Pourquoi cette vieille dame tranquille a-t-elle été abattue d'une balle en plein cœur ?
A coup de petites phrases pertinentes, parsemées d'un humour tirant sur l'humour so british, convenant parfaitement à cette personne âgée de bon aloi, d'un dessin laissant souvent libre cours à des cases sans dialogue mais se suffisant à elles-mêmes, l'histoire prend corps et nous embarque dans ce polar délirant.
Emma va devoir réussir à passer inaperçue, maintenant qu'elle ne dort plus, ne mange plus et que son teint a pris un méchant coup de vert morbide...
Les questions existentielles se succèdent aux questions plus terre à terre des raisons de sa mort.

Finalement, ma réticence de premier instant est bel et bien envolée. Le charisme sincère des personnages, la vie quelconque représentée de si belle manière grâce à ce graphisme si personnel ont su me charmer. Pour l’instant, je mets 4 petites étoiles en espérant sincèrement les voir confirmées dans le prochain tome.

Annoncée en 2 tomes, cette courte série mérite le coup d’œil avant qu'Emma ne perde un bras pour de bon !

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