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... a posté 284 avis et 32 séries (Note moyenne: 2.69)

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Nom série  Watchmen  posté le 01/08/2009 (dernière MAJ le 16/11/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Watchmen n’est pas un comic mainstream de super-héros. Ce n’est pas que ça ! Arrêter sa pensée à cette conclusion serait lui faire injure.
En effet, à partir de ce qui pourrait n’être qu’une banale histoire de meurtres en série de super-héros, Alan Moore nous livre une vertigineuse réflexion sur quelques sujets essentiels comme le sens (et l’intérêt ?) de la vie et de la mort, le destin (hasard ou déterminisme), l’illusion du temps et quelques considérations de macro-économie et de géopolitique tout-à-fait intéressantes.
Pour avoir déjà lu From Hell, je savais que Moore est un auteur puissant qui livre des histoires riches, de la lecture desquelles on ressort marqué et admiratif.

Ici, chaque personnage (super-héros) semble représenter une certaine façon d’appréhender le monde :
- Froidement analytique et calculatrice (Ozymandias)
- Prédatrice, soumise à ses plus bas instincts, opportuniste et sans scrupules (le Comédien)
- Romantique et sentimentale (le Hibou)
- Détachée des considérations affectives, purement cérébrale (Doc Manhattan)
- Manichéenne mais nourrie d’une perception biaisée de la réalité (Rorschach)
Le personnage de Laurie Juspeczyk (sorte de super-héroïne malgré elle) enfin, échappe à une description aussi concise, et pour cela peut-être, il est très attachant.

Mais à mes yeux le plus fascinant, le plus charismatique, le plus intéressant est Doc Manhattan, que Moore présente comme “une certaine forme d’organisation électromagnétique ressemblant à une conscience”. Ce personnage, qui n’est pas sans rappeler l’homme floristique de Swamp Thing a, comme lui, subi une violente et irréversible mutation tant mentale que physiologique. Cette mutation, à l’origine de ses super pouvoirs va transformer sa vision du monde. Assez ironiquement, Moore inflige à ce personnage qui se destinait initialement au métier d’horloger, une expérience qui va lui faire ressentir au plus profond de lui-même la relativité du temps !
Fort de cette révélation, et de ses super pouvoirs bien pratiques pour survivre sur Mars, et parce qu’il n’est plus un être humain, mais une sorte de Deus ex-machina, Doc Manhattan assis sur un rocher tel Le Penseur de Rodin, tient des propos d’une grande pertinence sur la nécessité (ou non) de la vie humaine (“un phénomène bien surestimé” selon lui) et sur le miracle que constitue le-dit phénomène, un authentique et improbable miracle, dont Moore pointe cependant la banalité.

Le débat métaphysique entre Laurie et Manhattan dans ce chapitre-là est l’un de mes passages préférés.
Outre qu’il rappelle quelques vérités salutaires sur l’apparition de la vie sur terre, ce qui fait du bien en cette période ou les théories créationnistes refont surface, ce passage est assez fascinant, poétique et, tout simplement, beau.
La Terre, pas plus que Mars, n’a besoin de la vie humaine. Mais chaque être humain est un miracle hautement improbable. Merci monsieur Moore pour cette audacieuse vision des choses !

Il y a encore beaucoup à dire sur ce monumental album. En effet, Moore -formidablement secondé par Dave Gibbons au dessin- n’est pas avare de trouvailles en tous genres. Il affectionne les métaphores visuelles pour caractériser ses personnages. Le chapitre consacré à Rorschach en est truffé, Moore glissant par exemple habilement d’une parodie de scène d’amour aux taches du masque du super-héros. Je pense aussi à la scène dans laquelle Dan rêve qu’il fait l’amour avec Laurie après un déshabillage mutuel riche de sens. Il use aussi abondamment (comme déjà largement mentionné dans les précédents avis) de la mise en parallèle de deux récits a priori sans lien. Mais chez Moore, le concomitant n’est jamais fortuit : la BD que lit le gamin fait écho aux propos désabusés du vendeur de journaux sur la marche du monde
Moore est un homme qui a beaucoup d’idées à exprimer, il se sert de son histoire pour nous livrer sa vision pessimiste du monde (et accessoirement de la mort), de l’équilibre précaire entre les super-puissances et de la façon dont cette période de guerre froide (une époque “sur [laquelle] pèse l’ombre d’une guerre sans après-guerre”) a agi sur ceux qui la vivaient.

Parmi les défauts qu’on lui reproche : son exécrable mise en couleurs. C’est vrai que dans les premiers instants de la lecture, on se dit “beurk, c’est immonde !” mais l’intrigue et l’atmosphère particulière ont vite fait de reléguer au second plan les horribles couleurs flashy. Ceci dit, je pense que le magnifique coup de crayon de Gibbons serait magnifié par un sobre noir & blanc.

On reproche aussi à Watchmen sa lenteur. Ca m’a rappelé une conversation que j’avais eue avec un copain à propos de Radiohead : il trouvait leur musique lente et pour lui c’était un défaut. Quelle idée absurde ! La lenteur est une caractéristique, pas un défaut !!! Il y a tellement de profondeur, de richesse, d’intelligence dans les scénarios de Moore qu’ils ont besoin de place et de temps pour s’exprimer pleinement. Ainsi, Moore dilate son scénario à l’envi, mais ce n’est jamais gratuit !

Je n’ai lu les textes de fin de chapitre qu’en deuxième lecture ; ils lui donnent un autre éclairage sur chaque personnage ou sur le contexte géopolitique. Ils permettent aussi de mesurer le colossal travail fourni par Moore, et l’ingéniosité de sa construction narrative.

J’ai dû rendre mon exemplaire de Watchmen avant d’avoir eu le temps de finir de les lire tous et je le regrette. Je reste sur l’impression d’avoir du quitter un riche musée avant d’avoir pu en visiter toutes les salles. Impression frustrante, mais promesse de futures relectures passionnantes !

C’est le genre de BD propre à susciter des échanges d’une grande richesse, des discussions passionnées à perte de vue, entre lecteurs- pour peu qu’on aime ça- sur les sujets les plus variés. C’est aussi ça, la grande force de Watchmen !

Une dernière chose : si vous l’achetez en français, préférez l’édition Delcourt, traduite par Jean-Patrick Manchette !

Nom série  Le Visiteur du Sud  posté le 01/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici un témoignage rare par sa nature (plus que par sa qualité à mon humble avis) sur la Corée du Nord. En effet, l’immense dictature est vue à travers les yeux d’un Sud-Coréen. C’est ce qui fait l’originalité de ce récit, mais aussi –pour nous, occidentaux- sa faiblesse.
En effet, l’auteur envoyé en Corée du Nord pour y superviser un chantier, confronte ce qu’il découvre du quotidien des Nord-coréens à son vécu… de Sud-coréen. Ce qui signifie qu’il occulte, dans ses observations, tout ce qui lui est familier... et qui aurait pu nous intéresser.

De ce fait, on en apprend aussi un tout petit peu sur la Corée du Sud, et surtout sur le fossé d’incompréhension qui sépare les deux Corées, mais pas de quoi apaiser la frustration croissante que l’on éprouve au fil de la lecture.
Ceci dit, au fil des anecdotes qu’égrène l’auteur, on se rend compte de l’absurdité de la vie quotidienne des Nord-coréens et du bourrage de crâne qu’ils subissent constamment.

L’auteur a pris aussi le parti de ponctuer chaque chapitre par des textes documentaires intitulés « Le regard de Monsieur Oh », sur des thèmes tels que "Les formalités à remplir par les Sud-coréens pour se rendre au Nord", "Importer des objets du Nord" intéressants et édifiants, mais aussi "Les campagnes pour l’augmentation de la production" de 1953 à 1999 assez barbant ou encore "Les transports en commun" lui aussi lourdement informatif. On y "apprend" ainsi que "le trolleybus possède un équipement électrique sur le toit. Il est alimenté par des lignes de contact aériennes. Grâce à son moteur électrique, le trolleybus ne fait pas beaucoup de bruit et il est peu polluant." Euhhh…. Ils n’en ont pas en Corée du Sud ? Parce que nous on connaît le trolley ! Voilà l’illustration de ce que je disais en intro.
Quant au dessin, hé bien… il est… spécial, à la fois très basique, très dépouillé, et en même temps assez particulier dans le traitement des visages, celui du narrateur ressemblant à un quartier de lune. Mais dans ce genre de BD, le style graphique compte peu, pourvu qu’il soit compréhensible et informatif.
A vous de voir, si le sujet vous passionne.

Nom série  2 soeurs  posté le 01/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD qui mérite (et nécessite ?) une relecture. Je m’explique : l’auteur adopte un découpage des scènes très particulier, alternant les flash-back et l’action en cours ; ajoutez à cela une économie de dialogues assez déstabilisante au début, et un dessin… pas spécialement précis, mais qui foisonne de détails qui ont leur importance pour bien tout comprendre.
J’avoue que ma première lecture m’a laissée avec des sentiments mitigés. D’une part je trouvais cette histoire assez palpitante et pas banale, d’autre part, le peu de dialogues combiné à un dessin que je n’ai pas du tout aimé et l’antipathie que m’inspirait l’héroïne m’empêchaient d’y prendre vraiment plaisir.
En effet, Ella parle peu, est constamment affublée d’une mine renfrognée et sa maigre chevelure en chignon désordonné achève de lui donner des allures de vieille fille grincheuse. De plus, elle paraît constamment comme étrangère à ce qui lui arrive. Cet apparent détachement trouve sa source dans son passé, qui nous sera progressivement dévoilé, mais il ne contribue pas à la rendre… attachante.
En outre, j’ai d’abord trouvé un peu maladroit le parallèle entre deux époques, deux femmes et deux histoires ayant pour point commun un objet antique.

Concernant le dessin, un noir et blanc constitué de traits sinueux, il donne l’impression d’avoir été griffonné à la hâte… mais avec une maîtrise certaine. Les effets de mouvements, la vitesse, sont très bien restitués. Simplement, je n’aime pas trop. Un détail en outre m’a heurtée : à un moment, l’héroïne, droguée se met à avoir plusieurs têtes, puis un visage tout déformé, alors que c’est plutôt son interlocuteur qui devrait lui apparaître ainsi !

Mais, en même temps, je me sentais encore comme immergée dans cette histoire si riche en événements, imprégnée de son atmosphère plutôt atypique mêlant drame familial et espionnage sur fond de conflit mondial.
Une seconde lecture, m’a alors permis de mieux comprendre certains faits que j’avais un peu survolés, et, de ce fait, toute la richesse de ce scénario. Matt Kindt est très talentueux en la matière, tout s’enchaîne et s’emboîte parfaitement. Sa construction du récit, avec parfois deux contextes différents qui vont ensuite converger vers le même événement, les flash-back, le tempo, tout est remarquable, chaque case sert la progression de l’intrigue. Par moment, on dirait même un film d’Hitchcock, tant rien n’est gratuit.
Malheureusement, je suis restée assez hermétique à son style graphique. Mais si ce n’est pas votre cas, et que vous aimez les histoires d’espionnage, cette BD est pour vous.
Une dernière chose : malgré plusieurs heures d’intense cogitation, je ne suis pas parvenue à déchiffrer le message codé (d’Alan pour Ella, vraisemblablement) avec le code livré dans les premières pages, et le site perso de l’auteur n’y fait même pas allusion !

Nom série  Le Grand Pouvoir du Chninkel  posté le 16/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, alors moi je n’ai pas du tout aimé. J’ai lu consciencieusement les 3 tomes mais sans le moindre plaisir, juste pour finir. Parce que c’est une série culte pour beaucoup. Parce qu’un ami (avec lequel à vrai dire je n’ai pas du tout d’affinités en matière de BD et ça, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille, quand même !) m’avait dit qu’elle était incontournable, que c’était le chef d’œuvre ultime, et parce que j’espérais qu’elle finirait par me plaire.

Mais non, rien à faire. Dès le début, j’ai détesté l’univers désespéré et violent dans lequel se déroule l’histoire. Ensuite, cette atmosphère de mysticisme et de religieux à la sauce fantastique kitsch dans laquelle elle baigne n’est vraiment pas du tout ma tasse de thé. Je trouve ça désespérant, étouffant.
En outre, je n’aime pas du tout le personnage principal, il m’exaspère en tous points. Je n’aime pas la façon dont Rosinski le dessine (avec ces énormes boules de verre noir opaque, beurk) et je ne le trouve nullement attachant.

Je reconnais que cette série a des qualités : un scénario bien construit dans lequel il se passe plein de trucs un peu magiques (comme dans un Thorgal, tiens ) et un dessin qui peut plaire. Mais pas à moi, voilà tout.

Je suis ressortie de ma lecture avec un gros besoin d’une bouffée d’air frais, une grosse envie de me replonger dans un tome des formidables aventures de Lapinot

Nom série  Loin d'être parfait  posté le 10/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Que de banalités, dans ce one-shot, quel ennui !
Certes, la narration est fluide, on ne décroche pas vraiment, mais… on ne ressent pas grand-chose non plus. J’ai vainement attendu le petit quelque chose, la petite étincelle qui m’aurait fait aimer cette histoire.
L’auteur brasse plusieurs thèmes (désir d’intégration contre fidélité à sa culture d’origine, bi- et homosexualité, etc…) mais au lieu de suggérer, il amène tout de façon très explicite, transformant les protagonistes en autant de sociologues verbeux.
C’est banal et bavard, bref chiant !
Ah oui ! J’ai oublié : aucun des personnages n’est attachant, on a envie de tous les baffer.
Bref, pour mon cas, c’est très loin d’être parfait. Dans le genre roman graphique américain indépendant, lisez plutôt Same Difference et plus encore, le génial De mal en pis !

Nom série  Sol Carrelus  posté le 10/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’étais impatiente de découvrir ce one-shot car son résumé m’avait alléchée : des gens se retrouvent à une soirée déguisée très spéciale, puisqu’après avoir bu une mystérieuse boisson, chacun des convives prend les caractéristiques de la créature (loup-garou, momie, bossu, etc…) qu’il incarne. Il y avait de quoi faire quelque chose d’assez délirant.
Malheureusement, ma déception a été largement à la hauteur de mon attente !
Certes, dès le début, on est plongé dans une atmosphère étrange, une sorte de menace semble planer au-dessus de la soirée, mais tout est gâché par une mise en scène maladroite à mon avis. Les personnages sont peu nombreux, les dialogues souvent grinçants et plein de sous-entendus ne permettent pas de s’attacher à eux, et donnent même l’impression d’avoir raté un épisode.
Plus gênant, le délire attendu n’arrive pas, car l’idée de départ est de mon point de vue très mal exploitée. Ca tombe le plus souvent complètement à plat.
Les chapitres sont séparés par de courtes séquences de 2-3 pages où deux personnages se trucident mutuellement, de différentes façons. Mouais.
La seule chose à sauver, à mes yeux, c’est le dessin, un noir et blanc très fin et élégant.
Bref, grosse déception.

Nom série  Tokyo Sanpo  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enorme, que dis-je, monumental coup de cœur pour ce carnet de voyage !

Pendant 6 mois, Florent Chavouet a silloné Tokyo à vélo ; sanpo signifie promenade en japonais. Il nous livre donc une vision de la ville à hauteur d’homme et en immersion totale dans le quotidien de celle qu’on qualifie paraît-il de plus belle des villes moches du monde.

De fait, étant donnés les moyens financiers limités de l’auteur, on est très loin de Lost in translation (merveilleux film, au demeurant). Chavouet promène son carnet de croquis dans les petites ruelles aux maisons à l’architecture improbable, dans les parcs, et parfois, le nez sur les étiquettes de fruits ! Il dessine aussi toute une galerie de personnages croisés au hasard de ses balades, se livrant au passage à ce qu’il appelle de la « sociologie facile » imaginant leur statut social et leur vie, à travers leur tenue vestimentaire.

L’album est structuré par chapitres, chacun se référant à un quartier. Chacun d’entre eux commence par un plan approximatif (mais riche de détails et d’annotations personnelles) et une vue de son koban (commissariat de quartier). Suivent des dessins de ruelles, maisons pittoresques, passants, objets du quotidien, etc… tous croqués avec talent et un grand luxe de détails.

L’autre force de ce carnet de voyage est sa mise en couleurs absolument sublime, réalisée aux crayons de couleur ! Chavouet excelle aussi bien dans le modelé d’un vêtement, le velouté d’un épiderme ou la mobilité des vaguelettes de la mer. Quasiment chaque planche est un régal pour les yeux !

Florent Chavouet décrit ce qu’il voit, de façon très spontanée, il parsème ses observations d’anecdotes amusantes tirées parfois de ses mésaventures avec la police locale ou simplement de son regard d’occidental « dans cet état d’éveil un peu con qui [lui] fait admirer un panneau de route tout simplement parce qu’il n’est pas comme chez nous ».

C’est dépaysant et jamais ennuyeux, car il sait faire preuve d’humour et d’auto-dérision. Je pense notamment à ce qu’il appelle des « blagues à 2 yens » de qualité inégale (forcément, hein, pour 2 yen…) qui m’ont souvent fait sourire ; l’une d’elle m’a même vraiment fait rire, mais … où donc ?*

Le seul reproche qu’on puisse lui faire (sur BDThèque, du moins) c’est de ne pas raconter une histoire à proprement parler. En effet, il y a peu de dialogues, on sait peu de choses sur son voyage et ses relations avec les Tokyoïtes, tout passe par le dessin, l’observation de lieux ou de scènes de rue. Vous êtes donc prévenus ! Mais si vous êtes attiré par le Japon, amateur de carnets de voyages ou… tout simplement de beaux dessins, Tokyo sanpo est pour vous !

Et si vous voulez approfondir votre découverte de l’univers du bonhomme, allez sur son blog et dégustez ses délires à base de sushis, ici : http://florentchavouet.blogspot.com/
Pour voir plus de planches (entre autre), vous pouvez consulter son site : http://www.florentchavouet.com/home.htm

* humour à un yen

Nom série  Shutter Island  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Quand on a déjà été à 3 reprises tentée de laisser tomber la lecture d’un album, est-ce bien raisonnable de continuer ? Est-on encore tenue de le faire ? La plupart d’entre vous je pense me diraient « non ».
Depuis le début, je ne prenais aucun plaisir à ma lecture, alors que je l’avais envisagée avec un a priori très positif.
Le dessin, que -suite à un rapide feuilletage- j’avais trouvé plutôt réussi, est en partie responsable de mon exaspération quasi immédiate et croissante.
Les personnages ne se ressemblent pas d’une page –voire d’une case !- à l’autre, au niveau de l’implantation capillaire ou de la forme des lèvres par exemple et de plus ils sont presque impossibles à différencier les uns des autres, si bien que je devais constamment m’arrêter, revenir en arrière pour essayer de comprendre QUI parlait !
Autant j’avais apprécié le style de de Metter dans Figurec, autant ici je l’ai trouvé inapproprié, tant l’intrigue est déjà suffisamment tortueuse. Du coup, ça m’a vite saoulée !
Mais comme je l’ai dit, j’ai persévéré.
Etant donné qu’il s’agissait d’un one-shot plutôt apprécié ici, et que je ne voulais pas le torpiller gratuitement,… j’ai poursuivi… jusqu’à la page où l’un des deux marshalls commence à s’embrouiller dans l’exposé de ses motivations et missions réelles, et là, je me suis dit « Non ! Trop, c’est trop ! ».
Page 55, donc.



Le lendemain, n’ayant rien d’autre à lire dans le bus, j’ai repris ma lecture. J’ai continué de pester contre le dessin et son auteur, et j’ai donc poursuivi ma lecture quasi indifférente, je voulais juste arriver à la dernière page. En outre, je dois avouer que je ne suis pas une adepte de ce genre d’histoire, ni de ce genre d’ambiance, bien claustro et pesante, et ce, d’autant moins quand le dessin ne me donne pas les moyens de comprendre ce que je lis !
J’ai atteint la dernière page, et la chute m’a laissée indifférente. C’est bien construit mais le dessin a tout gâché !
Selon moi, le scénario vaut 4, le dessin 1, ça nous fait 2.5 mais comme je suis de mauvaise humeur, ce sera 2 !



Une relecture (parce que je suis un peu maso et aussi que je voulais comprendre) m’a enfin permis de suivre l’histoire jusqu’à la fin, et là, je me suis dit qu’il y avait un truc incohérent dans les dates ; ça m’a énervée. J’ai re-relu les passages où sont mentionnées les deux dates qui me posent problème, et… rien à faire : soit il y a une grossière erreur, soit c’est encore plus tordu que ça en a l’air !
En tous cas, mes multiples lectures de ce one-shot ne m’ayant procuré aucun plaisir, je ne peux pas mettre autre chose que ce 1 pour lequel je vais probablement me faire lyncher.

Nom série  L'Accablante apathie des dimanches à rosbif  posté le 28/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il ne suffit pas de tenir un sujet potentiellement fort en émotions pour réaliser un album émouvant. Que sait-on de Brice Fourrastier (avec 2 "r" comme marrant, ouaf ouaf) ? Pas grand-chose, 40 ans, humoriste, il a fait souffrir presque toutes les femmes avec lesquelles il est sorti et... puis voilà, c'est tout. Je sais pas vous, mais moi ça ne suffit pas à me le rendre attachant. Alors l'annonce assez brutale de la réduction drastique de son espérance de vie, ça m'a laissée de marbre. De même que tout ce qui s'ensuit. Un humoriste qui meurt prématurément en raison d'un cancer, il se trouve que j'ai déjà donné très récemment, ceci explique peut-être cela... mais pas forcément.
Par ailleurs, un seul passage m'a fait rire, avec l'allusion aux cyclistes professionnels ; c'est peu pour un soit-disant professionnel de l'humour, je trouve.
Et la seule réplique qui m'a émue, réellement émue, hé bien il semblerait qu'elle n'était pas destinée à le faire, au vu de la réaction des deux personnages qu'elle relie. Un comble !
Parvenue à cette page, j'ai été à deux doigts de refermer l'album et de le sanctionner d'un 1/5 bien senti. Finalement j'ai continué ma lecture ; la fin est assez belle, l'émotion arrive enfin, ce sera donc 2.

Nom série  Okko  posté le 30/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de découvrir cette série ? A priori c’est vrai que je n’étais pas très chaude pour me coltiner une histoire de baston entre samouraïs, mais Okko est bien plus que cela, maintenant je le sais.

C’est d’abord une atmosphère particulière, rendue par des paysages, des décors (architecture extérieure et intérieure) et des costumes au dessin soigné qui nous restituent un Japon dont je ne sais s’il existât ou s’il n’est que pur fantasme, mais qu’importe, il me transporte loin de chez moi !

C’est ensuite, une galerie de personnages étonnants, aux contours psychologiques aussi finement dessinés que l’est leur silhouette.

C’est également un scénario bien construit nourri de légendes et de créatures fantastiques tels les pennagolans du premier cycle, ainsi que des dialogues intelligents et souvent émaillés mais sans abus (de mon point de vue) de termes japonais (dont la signification nous est de toutes façons toujours donnée). Tout cela contribue à nous dépayser.
Mais c’est aussi, surtout dans le second cycle, des scènes de combats, chose que je goûte assez peu. De ce fait, j’ai préféré le premier cycle.

En outre, je comptais en apprendre davantage au fil des tomes sur Okko, Noburo et Noshin, et découvrir entre autre, l’origine de leur histoire commune. Sur ce point, il faut bien avouer que l’on reste sur sa faim, en refermant le 4ème tome.
Sans doute l’apprendra t’on dans les prochains cycles d’une série qui pourrait bien devenir culte pour beaucoup (mais pas forcément pour moi), si elle continue à ce niveau de qualité.

En tous cas, on peut déjà dire que Hub sait tout faire : scénario, dessin, tout est d’une maîtrise impressionnante ! La seule chose que je n’ai vraiment pas aimée, c’est la mise en couleur. Après m’être extasiée sur les planches de Hyper l’hippo, j’ai eu un peu de mal avec ces couleurs froides et sans nuances. Dommage, vraiment dommage !
Mais je ne veux pas terminer cet avis sur une note négative, car j’ai vraiment été emballée par cette série. Aussi, je vous invite vivement à la découvrir !

Nom série  Hyper l'hippo  posté le 30/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est tout mignon, cette histoire ! J-D Morvan est vraiment un auteur très éclectique, et talentueux. Il nous livre ici une histoire d’amitié tendre et drôle entre un petit garçon, Arthur, et son « animal de compagnie ». En procédant par petites séquences (le bain, la classe, la récré, la piscine,…) il nous montre comment un enfant met en scène son imaginaire, et ainsi, affronte et domine ses peurs.

C’est mignon, plein de tendresse et d’humour, mais en plus, c’est merveilleusement bien dessiné et mis en couleur. Les expressions d’Arthur et de son hippo sont finement rendues. Les cadrages restituent bien la perception de son espace par un enfant par l’usage de la contre-plongée (la baignoire a des allures de piscine !) et du grand-angle. J’aime également beaucoup la façon dont Nicolas Nemiri a choisi de vêtir les personnages (même si ça risque de dater la série dans 10 ans).

L’autre gros point fort de cet album sur le plan graphique est sa mise en couleurs, tout en tons chauds et doux à l’aquarelle. Il se dégage de chaque planche une douce luminosité qui n’est pas sans évoquer les veilleuses des chambres d’enfants. C’est un régal pour les yeux et cela renforce l’impression de tendresse et de douceur qui émane de ce one-shot tout au long des pages.

Nom série  Brigade fantôme  posté le 30/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis assez dubitative quant à cette série. Les personnages sont bien typés sans être caricaturaux, il y a un certain humour, et, surtout, le dessin, dynamique et très maîtrisé avec une belle palette de couleurs, est très attractif.

L’idée de départ du scénario -bien dans l’air du temps- a aussi de quoi séduire les plus jeunes : un « commando » d’enfants fantômes part en mission chasser les spectres qui sévissent dans le monde des vivants. Il y a quelques petites trouvailles sympas comme le serpent-interphone…

Mais, alors que ces petites histoires sont censées être drôles, elles ne m’ont pour la plupart, même pas arraché un sourire. Je sais bien que j’ai largement passé l’âge du lectorat visé, mais quand même…

Ca se lit beaucoup trop vite, chaque mission est exécutée en un rien de temps, on a à peine le temps de se demander comment la brigade fantôme va s’y prendre que le problème est déjà résolu. Alors, il reste le comique apporté par le dessin, notamment des personnages aux bouilles très expressives, mais n’est-ce pas un peu insuffisant ?

Nom série  Largo Winch  posté le 29/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j’avais avisé cette série quand j’ai lu les premiers tomes d’affilée, c’est-à-dire jusque vers le tome 8, je lui aurais probablement mis 4/5. Las, j’ai continué avec application à lire ce qui devenait de plus en plus n’importe quoi, et maintenant, avec le recul, je ne me vois pas mettre mieux que ce 3/5 qui est en fait un 2.5

Au départ, le scénario est pas mal, le héros malgré qu’il ait tous les attributs de la réussite (beau riche et intelligent) se débrouille néanmoins pour être assez attachant (son pote Simon par contre est singulièrement horripilant). Les histoires, assez convenues pourtant, passent bien dans les premiers tomes, mais cette série étant devenue un filon d’or, ses auteurs ont cédé à la tentation de l’exploiter à outrance. J’ai décroché après le tome 13, mais le plaisir, lui, avait disparu bien avant.

Le dessin est à l’image des scénarii : pas original mais efficace à défaut d’être agréable à l’œil (mise en couleurs criarde).

Quant au conseil de lecture, il tient compte du fait que dans sa catégorie -le thriller financier pour faire court- Largo est plutôt dans la bonne moyenne.

Nom série  Fraise et Chocolat  posté le 06/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne vous dirai pas à quoi se réfère le titre ; je vous épargnerai ce détail peu ragoutant. Aurélia Aurita, elle, ne nous en épargne aucun et franchement, on s'en passerait bien !

Il paraît que l'aspect novateur de cette série réside dans sa liberté de ton et le fait que l'auteur en soit une femme. Mais l'audace du propos ne peut masquer la pauvreté du contenu. Ici, liberté rime avec vacuité.

Les scènes de cul succèdent aux scènes de cul ; dans le premier tome, il n'y a rien d'autre. Dans le second, l'héroïne nous fait une crise identitaire qui, pour moi du moins, tombe un peu comme un poil pubien sur la soupe, étant donné que jusque-là elle nous a davantage révélé les différents orifices de son anatomie, que les facettes de sa personnalité.

Quant au dessin ? Seul le visage de Frédéric Boilet est dessiné avec soin, tout le reste n'est constitué que de courbes et de petites croix ; ça a plus l'air d'avoir été réalisé à l'arrache sur un coin de table qu'autre chose !

Bref, moi non plus, je ne sauve rien de ces deux albums. Pour moi ils entrent de plein droit dans la catégorie "Encore des arbres abattus pour rien !"

Nom série  Mon pépé est un fantôme  posté le 28/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Coup de cœur pour cette nouvelle série jeunesse qui brasse avec bonheur les thèmes pourtant sensibles du deuil et du divorce. Napoléon Tran, petit garçon de 8-9 ans doit faire face à la mort de son grand-père bien aimé, et au divorce de ses parents.

Le retour inopiné de son grand-père sous la forme d’un fantôme que seul lui peut voir, va considérablement adoucir son quotidien.

On nous sert alors un cocktail pétillant et délicieux : des situations bien vues et pleines d’humour, des dialogues percutants, frais et spontanés notamment entre Napoléon et son pépé, et un dessin moderne et à la mise en couleurs soignée, dont le point fort réside dans les expressions des personnages (les mimiques du pépé sont à ce titre un pur régal).

Du point de vue de la narration, on a une histoire sur la durée de l’album, mais découpée en épisodes de longueur variable (2 à 9 pages) qui abordent avec justesse et humour des sujets aussi variés qu’une soirée père-fils, l’adultère et la fidélité, une partie d’échec, le culte des apparences,…

Le point fort de ce premier album réside dans la personnalité du pépé absolument inénarrable. Il est malicieux, touchant, complètement accro au jeu des « Chiffres et des lettres », mais aussi amateur de « Desperate housewives », ce qui nous vaut quelques scènes assez savoureuses.

On rit, on est ému aussi car la relation entre ce petit bonhomme et son pépé est très touchante, bref, on passe un excellent moment de lecture, et on aimerait bien pouvoir déjà lire la suite.

Nom série  Ernest & Rebecca  posté le 28/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« [Elle s’] appelle Rebecca, [elle a] six ans et demi et [ses] défenses immunitaires sont un peu faibles ».
Rebecca malgré tout est une petite fille délurée et pleine d’énergie, mais son système immunitaire défaillant la contraint à une vie plutôt solitaire. Elle passe donc le plus clair de son temps chez elle, entourée de ses parents qui ne cessent de se disputer, et de sa grande sœur, entrée dans son « âge rebelle ».
Comme tous les enfants solitaires, elle a développé une imagination débordante. Ainsi, elle va rencontrer un microbe, Ernest, et s’en faire un ami. Cet ami imaginaire l’aidera à affronter avec humour inhalations et autre visite du docteur, mais aussi la séparation de ses parents. C’est frais, mignon et bien vu, le tandem Rebecca-Ernest fonctionne bien, mais ce n’est pas non plus irrésistible, c’est juste une bonne BD, ce qui n’est déjà pas si mal.

Le dessin (signé Antonello Dalena) est plus que sympathique, dynamique, empruntant au manga les bouches et les yeux démesurés, et mettant l’accent sur les expressions des visages. De plus, les détails des décors sont soignés, c’est fin, mignon et rigolo. Dalena n’hésite pas à certains moments à supprimer le cadre afin de donner plus de liberté aux personnages, et c’est très réussi. Ce chouette dessin est rehaussé d’une mise en couleurs très inspirée de Cecilia Giumento. On a droit à des planches aux teintes délicieusement acidulées (qui évoquent un peu les couleurs de Lou !) faisant la part belle aux camaïeux de rose, d’orangé, de vert clair ou de gris bleu. Le choix des couleurs est toujours judicieux et le résultat, flatteur. Il est à noter que ces deux auteurs se sont fait la main sur la série Monster Allergy ; on sent un peu cette influence, mais ici le dessin est bien plus minutieux.

Une nouvelle série sympathique qui lorgne un peu du côté de Lou ! en plus déjanté et aborde comme Mon pépé est un fantôme le thème du divorce des parents, avec un peu moins d’humour.

Nom série  Travail rapide et soigné  posté le 28/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pourquoi abattre des arbres et consommer de l’eau et de l’énergie, si c’est uniquement pour produire ce genre d’album ? Vraiment, je me le demande !

En effet, qu’y a-t-il à comprendre à cette succession de petites histoires ? Elles n’ont toutes ni queue ni tête. Il y est question d’un colloque rassemblant des Jean et des Jeanne, venus célébrer le bonheur qu’ils ont à porter ce prénom. Super. Mais aussi, en vrac, un homme, qui par dépit amoureux, se jette sous la rame d’un métro, et les témoins de son suicide après quelques instants, reprennent le cours de leurs pensées ; une mamie qui détaille sa recette du pudding à son petit fils tout en commettant un hold-up, celui-ci tourne mal, elle expire en continuant d’énoncer un dernier ingrédient et à l’enterrement son petit fils déplore de ne pas avoir le temps de cuisson. Enfin, voilà, tout est à l’avenant.

Le dessin, c’est du noir et blanc, parfois de la bichromie, avec un travail des ombres assez réussi. Les visages sont expressifs, et les décors précis.

Il y a peut-être un lectorat pour ce genre d’humour absurde, mais je n’en fais pas partie.

Nom série  Humphrey Dumbar le croquemitaine  posté le 28/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En refermant ce superbe album, je m’interroge : à qui s’adresse t’il vraiment ? Le scénario est beaucoup trop léger et elliptique pour passionner au-delà de l’âge de 8 ans, on ne peut pas dire qu’il y ait la moindre tension narrative, que l’on soit un tant soit peu tenu en haleine par l’histoire ; notre curiosité est titillée, certes, l’histoire est plaisante, mais sans plus.

Par contre, le graphisme somptueux de Civiello risque fort de ne pas être apprécié à sa juste valeur par les plus jeunes, moins sensibles -à mon avis- à ce genre d’esthétique. Il en résulte le sentiment d’un certain gâchis, à cause de cette inadéquation de l’histoire à ce sublime dessin (et non l’inverse, hein !) et l’on se dit "Dommage ".

Ma note serait donc plus élevée si le scénario était plus dense, moins enfantin.

Nom série  Le Dessinateur  posté le 28/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé envers ce premier tome. En effet, le personnage principal nous est rendu attachant par le fait qu’on soit en permanence dans ses pensées, mais le but qu’il s’et fixé et qu’il poursuit imperturbablement ne peut que mettre mal à l’aise ; difficile d’y adhérer, en tous cas. Alors même si on comprend la souffrance de ce personnage, on ne peut pas le suivre dans sa quête obsessionnelle.

Ceci dit, le scénario est maîtrisé, les scènes d’action alternent avec des pauses bienvenues où le personnage, livré à ses sombres pensées nous est décrit dans ses contradictions.

Etant donné le titre, il y avait plutôt intérêt à ce que le dessin assure -notamment dans la représentation des visages- et c’est le cas, fort heureusement. Fin, expressif, précis aussi bien pour les architectures (sans être très fouillé toutefois) que pour les personnages, il est cependant un peu desservi (à mon goût) par la mise en couleurs informatique, donc froide et impersonnelle (et même assez laide). C’est un peu dommage.

En résumé, un premier tome de plutôt bonne facture, mais j’ai un peu de mal avec cette croisade meurtrière.

Nom série  Les Noyés  posté le 20/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album ; le scénario est bien ficelé, mais je n’ai pas trouvé cette histoire très passionnante. La faute peut-être au fait que Nabiel Kanan se montre plus soucieux de dénoncer les agissements d’une certaine société, que de nous raconter une histoire. Ainsi, ses personnages apparaissent froids, caricaturaux, car ce sont plus des archétypes (la paumée, l’homme d’affaire sans scrupules,…) que des êtres particuliers avec une personnalité, un caractère, un passé et des aspirations. Difficile de s’y attacher dans ces conditions, et difficile pour moi, de trouver de l’intérêt à ma lecture.

Quant au dessin, il est neutre dans mon appréciation.

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