Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5152 avis et 1061 séries (Note moyenne: 2.81)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA  posté le 18/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Zidrou est actuellement l'auteur à la mode et ce qui se fait de mieux pour certaines aventures tendre, hilarante et cosmopolite. Il s'agit de voyager au quatre coins de l'Europe et même de la Libye. Certes, il y a beaucoup d'humour mais également la description du combat que mène les clandestins pour trouver un peu de réconfort loin de la guerre et de la famine. L'auteur reprend en fait un roman à succès de Romain Puertolas en 2013 qui avait enflammé la critique.

On aura également une triste pensée pour les commodes et armoires IKEA qui ont fait tant de victimes parmi nos bambins au quatre coins du monde. On les surnomme à juste titre les armoires tueuses. Cependant, il n'en sera pas question dans cette bd malgré ce titre qui ne fera pas rire les parents de ces enfants innocents. Certes, il fallait les accrocher au mur avec des clous mais encore faut-il que les murs les acceptent...

Pour en revenir au récit plutôt dynamique, il est plutôt bien construit. On ne s'ennuie pas à la lecture. Le dessin assez coloré de Kyung Eun Park colle à merveille à ce type d'histoire un peu fofolle. En effet, je pense que ce fakir n'avait pas besoin de quitter son Inde natale pour venir acheter du mobilier chez IKEA à moins que cette enseigne planétaire soit absente de ce pays.

Comme à chaque fois, derrière l'humour se cache des situations plus pénibles comme le sort des immigrants ou le vol par les taxis ou encore notre consumérisme qui semble déranger. Il y a également l'introduction de certains personnages du show-biz comme Sophie Marceau. Bref, c'est un joyeux melting pot pour une aventure rocambolesque pleine de surprise.

Nom série  Perfect World  posté le 10/09/2017 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est la première oeuvre de la mangaka qui réussit son entrée en la matière sur un sujet très sensible. Il s'agit de la vie amoureuse de personne handicapée. Notre beau héros n'a par exemple plus l'usage de ses jambes suite à un accident de voiture. Le thème est celui d'une certaine forme de sensibilisation sur les personnes handicapée et les obstacles qu'elles doivent rencontrer dans une société qui les ignorent ou pire qui a pitié d'eux.

Je n'ai pas trop aimé l'entrée en matière de ce récit où l'héroïne retrouve son premier amour lors d'une soirée professionnelle. Fort heureusement, la suite sera fortement intéressante. La qualité graphique ne sera pas la première qualité de cette oeuvre bouleversante, poétique et sociale. Cependant, le dessin reste correct même s'il manque de précision notamment dans les décors. J'ai par contre bien apprécié le réalisme des situations car rien n'est occulté ou enjolivé.

En effet, on se prend réellement d'amitié pour le couple qui devra traversé bien des épreuves pour pouvoir vivre leur relation pleinement et sereinement. La belle héroïne qui travaille dans une société de décoration intérieure va t'elle sortir avec un handicapé ? Aura t'elle la force d'affronter avec lui le regard des autres et de la famille ? Pourra t'elle fonder une famille ? Va t'elle le regretter en vieillissant? Bref, de douloureuses questions qui se posent dans cette romance...

En conclusion, une belle série qui va en se bonifiant de tomes en tomes. Cependant, il faudra sortir les mouchoirs. Le public du livre et film Nos étoiles contraires apprécieront. Je voudrais également dédié cet avis à un collègue très sympa qui a malheureusement perdu également l'usage de ses deux jambes. C'est avec de telle lecture qu'on peut retrouver la force de se battre contre les préjugés sur le handicap.

Nom série  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  posté le 18/09/2011 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime le genre du western spaghetti dont semble s'inspirer ce titre. Il y a déjà une grande maîtrise du scénariste qui nous présente des personnages aux caractères bien trempés et donc différentiables.

On se souvient tous de la magnifique série culte Alim le tanneur. J'ai été agréablement surpris de voir le même auteur abordé un genre différent. Un petit mot également pour le dessinateur Paul Salomone dont c'est la première réalisation à ce niveau pour dire qu'il dessine très bien. La colorisation est également parfaitement réussie. Bref, la qualité est incontestablement au rendez-vous. Maintenant, il reste à savoir si cette aventure va continuer sur cette lancée. On l'espère en attendant le second tome.

Je n’avais pas trop compris la résonnance de ce titre car on voit un homme Byron Peck qui semble prendre son pied avec les armes à feu bien qu’il dit les détester. Le second tome va être une véritable révélation à défaut de révolution mexicaine. On va se pencher sur le passé récent de nos trois protagonistes et surtout découvrir le traumatisme de notre héros qui ne sera pas forcément aussi sympathique qu’on le croyait. J’ai beaucoup aimé le changement progressif de ce personnage avocat de métier. Bref, la psychologie sera de mise après l’humour dévastateur du premier volume.

Et puis, et surtout, il y a l’objet de la quête que l’on comprend. Il s’agit d’une interprétation de l’un des articles les plus litigieux de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. On aperçoit clairement quels sont les enjeux de ce petit bout de papier qui fut volé malencontreusement. De nos jours encore, le port d’arme est l’objet d’un vif débat dans ce pays pas comme les autres. Les récentes tueries n’ont pas eu raison des marchands d’armes représenté par le puissant lobby la National Rifle Association dont le but est de promouvoir les armes à feu sous couvert de protection des droits civiques. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la boutade de l’auteur au niveau des dédicaces sur la page de garde.

En conclusion, ce second tome aura réussi l’exploit à faire mieux que le premier en prenant un virage inattendu. En effet, on avait été plongé au cœur d’une action tonitruante. Le second a une portée plus philosophique au risque d’un long flashback. Résultat : l’aventure s’éclaire. Pari réussi. Et puis, ce dessin est d’une incroyable vitalité. J’adore véritablement !

Le troisième tome nous offre la suite des aventures de Byron, Tim et Hoggart qui courent toujours après la méchante Margot détentrice des fameux documents pouvant changer la face de l'Amérique et sa législation sur les armes à feu. C'est une véritable course-poursuite avec ses nombreux rebondissements. On est au coeur de l'action sous le soleil de plomb du désert de l'Arizona. A noter que les dialogues sont plus rares pour laisser place à l'action.

Le quatrième et dernier tome marque la conclusion de cette sympathique série. A noter que l'humour sera beaucoup moins présente pour laisser place à une terrible tragédie. Cela ne se terminera pas forcément bien alors que l'on aurait sans doute attendu le contraire. Du coup, cela laisse un goût un peu amer. A chaque tuerie aux Etats-Unis, on ne peut s'empêcher de penser à ce fameux second amendement...

Juste un dernier mot pour dire que j'aimerais bien voir plus de titres dans le genre « western ». Cela me manque de ne plus voir de western à la télé comme dans le temps. Le genre a disparu même si régulièrement on trouve quelques œuvres ici et là.

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

Nom série  Mattéo  posté le 05/12/2008 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est vrai qu'on se dit qu'il est bien bête ce fier Mattéo de partir à la grande guerre pour épater sa Juliette qui a le coeur qui balance pour un autre homme issu d'une famille bourgeoise. Pourtant, avec un père antimilitariste et anarchiste qui a dû fuir l'Espagne, cela aurait dû le conduire à y réfléchir à deux fois. Même son ami qui revient estropié du front ne le fera pas changer d'avis. Il va vite déchanter notre Mattéo au fin fond des tranchées qui enterrent ses dernières illusions ! On nous promet une épopée époustouflante sur fond de passion romantique.

Ce 1er tome réussit parfaitement à faire son effet car nous avons deux personnages qui d'un premier abord ne sont pas fait pour s'aimer mutuellement. En effet, le beau et vulnérable Mattéo vit seul avec sa mère après la mort de son père braconnier disparu en mer. Juliette est une ravissante jeune fille issue d'un milieu plus aisée qui est vêtue de belles robes jetant un érotisme troublant.

L'auteur Jean-Pierre Gibrat possède une auréole particulière dans le monde de la bande dessinée depuis ses deux chefs d'oeuvre que sont Le Sursis et Le Vol du Corbeau. Ce n'est pas un auteur très prolifique. Du coup, ses productions sont très attendues par les nombreux fans. Graphiquement, c'est que du bonheur ! Une parfaite maîtrise des aquarelles ! Une colorisation qui sublime nos émotions. Il y a de la spontanéité dans son trait qui en fait oublier les petits défauts. Ce dessin est quasi-magnifique ! L'auteur parvient à conférer à ses personnages une véritable force tourmentée.

Je suivrai avec délectation les aventures guerrières de ce coeur perdu. La fin de ce premier tome nous promet une suite bien mouvementée. Et cette suite se produit dans un cadre qu'on n'attendait pas à savoir celui de la Révolution Rouge qui s'abat sur la Russie tsariste alors que l'Occident est toujours en proie à une horrible guerre de tranchée. On est totalement pris par l'ambiance de cette révolution jusque dans son idéologie et ses premières contradictions.

Dans le 2ème tome, Mattéo est en effet devenu un déserteur anarchiste. Il va côtoyer à nouveau l'amour et la mort. On commence à se dire que ce sympathique personnage se fourre toujours dans des conflits qui lui sont étrangers par dépit amoureux. Entre romantisme et échanges idéologiques, cette série offre bien des surprises. Personnellement, ce qui m'a intéressé était de découvrir le conflit qu'il y avait entre les néo-communistes et les anarchistes pour la prise du pouvoir. C'était quelque chose que j'ignorais jusqu'ici car on a souvent évoqué ce qui opposait les blancs aux rouges mais pas les noirs. Le travail de recherche historique apporte une dimension réaliste au récit avec également des personnages plutôt crédibles. Le trait est toujours aussi exceptionnel dans son réalisme grâce à une colorisation qui colle à merveille. Ce second tome est une réussite qui confirme le talent de l'auteur comme un des plus grands maîtres de la bande dessinée.

Le 3ème tome fait un bond dans le temps. On passe à l'année 1936, celle du front populaire alors que l'Allemagne et l'Italie se prépare à la guerre. L'écriture demeure toujours aussi riche. On regrettera cependant de ne pas savoir ce qui s'est passé pendant ces 18 dernières années où notre héros a dû purger sa peine d'emprisonnement dans les bagnes de Cayenne. Il ne semble pas avoir subi le poids des années malgré sans doute de dures conditions. C'est également le temps des ballades sur la plage après avoir traversé la révolution russe et la première guerre mondiale dans les tranchées. Bref, c'est l'album d'une pause sans doute nécessaire.

Dans le 4ème tome, Mattéo combat aux côtés des Républicains contre les Nationalistes lors de la guerre d'Espagne. Il a enfin un peu vieilli car on se retrouve tout de même en 1936 soit 20 ans de plus qu'au commencement du premier tome. Cependant, il est toujours aussi actif au côté d'Amélie, la belle infirmière. Rien à redire sur le dessin toujours aussi sublime de Gibrat. Les couleurs des paysages de la Catalogne (pour ne pas dire l'Espagne) sont très belles et assez marquantes. Au niveau du scénario, cela sera un tome assez lent où le récit prend son temps. D'un autre côté, il y a la qualité des dialogues ainsi qu'une certaine crédibilité de l'histoire.

Au final, une belle saga romantique sur fond de tragédie historique à découvrir de toute urgence !

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Murena  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Murena est produit par un scénariste très talentueux à savoir Dufaux et un dessinateur hors-paire: Delaby. Murena est un somptueux péplum riche en rebondissement tragiques. L'une de ses grandes forces est de coller scrupuleusement à la réalité historique et de la rendre palpable et émouvante.

Le premier cycle "celui de la mère" raconte l'histoire de la jeunesse de l’empereur Néron dans la Rome antique. L'empereur Claude est tombé amoureux d'une jeune femme, délaissant ainsi la terrible Agrippine et son fils adoptif, le futur empereur Néron. Agrippine n'aura de cesse que de faire reconnaître son fils comme unique héritier de l'empire et s'opposer à Brittannicus. Elle sera prête à tout même à tuer ceux qui barrent la route au chemin du trône.

Néron est un jeune homme écrasé par le poids de sa mère, il se soumet à tout ce qu'elle prévoit pour lui, jusqu'à être complice du plus terrible des actes. Devenu empereur, ce dernier prend conscience des véritables motivations de sa mère au point d'ordonner son assassinat. Mais avant de disparaître, Agrippine élabore une dernière machination: placer Néron entre les griffes de l'inquiétante Poppée.

Le second cycle "celui de l'épouse" explore les années où Néron est enfin parvenu à se soustraire de l'emprise de sa mère et où il règne sans partage sur l'Empire mais où il a succombé aux charmes vénéneux d'une femme encore pire que sa défunte mère. Son meilleur ami Murena apprendra à ses dépens qu'il n'est pas bon de rester près du pouvoir. Néron va sombrer petit à petit dans la folie que lui connaissons attisée par son épouse Popée.

Pour autant, l'auteur ne le considère pas comme un personnage tout noir. Il y a comme une espèce de réhabilitation à un moindre degré que l'on ressent par exemple dans le tome 7 où l'on découvre qu'il a véritablement de la peine après la mort de sa fille unique. On voit également qu'il n'a pas allumer le feu dans Rome ce que je croyais véritablement d'après ce qui en avait été dit jusqu'à présent. Oui, le récit de sa vie réserve quelques surprises de taille !

Le troisième cycle est "celui de la mort" et commence véritablement avec le tome 9 à savoir les épines qui sera le dernier dessiné par le regretté Philippe Delaby. On le regrettera beaucoup car il a porté cette série sur des sommets historiques.

Autant dire que le tome 10 était particulièrement attendu 4 ans après le dernier. Il fallait prendre la relève de l'excellent dessinateur Philippe Delaby. Pas facile vu le niveau graphique de ce dernier qui frisait avec la perfection. Je n'ai pas été déçu par Théo qui a repris le flambeau avec honneur. C'est la série qui en dépendait véritablement. Il apporte une autre touche tout aussi intéressante. Son dessin est certes un peu plus anguleux et sans doute un peu moins perfectionniste. Cependant, il y a une parfaite maîtrise des corps et des décors tout en assurant un cadrage digne de ce nom à cette production. Une bonne idée que cette tête de cochon pour un banquet assez prometteur. Le récit est relancé par la perte de mémoire de Murena qui va se retrouver mêler à un complot visant à tuer l'empereur.

Je considère cette série comme un réel chef d’œuvre tant par le dessin qui frise la perfection que par la psychologie de ses personnages. Les luttes intestines sont montrées dans toute leur dureté. Tous les coups sont permis pour des personnages dévorés par la passion du pouvoir, ce dernier les poussant à accumuler trahisons et crimes!

Une BD « culte » même si le personnage du héros portant le nom de la série pourrait être plus étoffé. Il est vrai que c'est le seul personnage principal de la série à être fictif. Murena est tout à tour témoin et acteur de l'existence mouvementée de Néron.

C’est du grand art! De loin, une des meilleurs BD historique avec un souci du réalisme qui imprègne chaque case des albums jusque dans ses moindres détails. Bref, Murena restitue dans toute sa splendeur, sa violence et son horreur le règne de Néron. Une captivante et prodigieuse leçon d'histoire!

Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.75/5



Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 04/12/2010 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Thorgal est MA série préférée, celle par qui tout a commencé dans ma passion pour la bande dessinée. C'est donc avec un grand intérêt que j'ai acheté le jour même de sa parution ce spin-off qui va faire la lumière sur différents personnages de la saga Thorgal de la même manière que Jean Van Hamme a procédé sur la série XIII.

On commence tout d'abord par l'un des personnages les plus charismatiques de la bande dessinée, celle qu'on adore détester à savoir la fameuse Kriss de Valnor. Il faut dire qu'on l'avait quittée en une bien mauvaise posture dans la série mère. Elle sacrifiait sa vie pour sauver toute la famille de Thorgal. C'était beau et presque incroyable. Au fond, on devinait que se cachaient de biens lourdes épreuves durant sa jeunesse. Devant le tribunal des Walkyries, nous allons enfin avoir des révélations. Au passage, on remarquera un raccord tout à fait remarquable entre les deux séries.

Je trouve que ce début est plutôt une réussite car nous retrouvons l'esprit même des mondes de Thorgal. Certes, le scénariste Yves Sente n'évite pas certains clichés. Cependant, l'essentiel y est, c'est à dire un scénario efficace, une mise en page intelligente et un dessin respectueux de Rosinski qui intègre ses codes graphiques. Que demander de plus ? Une suite du même acabit !

La seconde partie de ce diptyque est plutôt intéressante car il fait directement le lien avec le tome 9 de la série mère Thorgal à savoir l'album des archers où ce personnage emblématique apparaît pour la première fois. Il y a là une habilité scénaristique qu'on ne pourra que souligner. Pour autant, la fin se devine assez aisément. Qu'importe car les fans seront tout de même ravi !

La troisième partie est celle que je n'attendais pas car je pensais au début que nous avions un diptyque. Celle-ci se révèle très vite de très haut niveau. Le scénario est prenant et fait directement le lien avec le bateau-sabre (tome 33 de Thorgal). On a l'impression que cette série parallèle avance de concert avec la série mère ce qui renforce la cohérence ainsi que l'univers crée. Le dessin est réellement fidèle à l'esprit de Rosinski. L'évolution de Kriss devient assez intéressante car c'est un personnage qui passe du côté du bien et on apprécie qu'elle soit une véritable héroïne. Il est vrai que les puristes pourront crier au scandale. Par ailleurs, j'ai apprécié les méandres du pouvoir ainsi que le jeu politique auxquels se livrent certains protagonistes. On dévore cette aventure avec plaisir. C'est l'un des meilleurs tomes !

Le 4ème tome sera celui des alliances où Kriss tente de s’imposer dans un monde d’homme et de guerre. J’ai bien aimé la surprise de taille qui nous attend. L’intrigue est toujours classique mais parfaitement bien maîtrisée. On en redemande toujours ! Ces intrigues de trône renvoient à la désormais très célèbre série.

On va néanmoins assister à une baisse de régime dans les épisodes 5 et 6 qui ne sont au fond que des aventures transitoires pour allonger la sauce. Pourtant, changement dans l’équipe des scénaristes avec le tome 6. Quant au dessin, rien à redire car il reste conforme à l’univers graphique de Rosinski.

Le tome 7 est assez étrange car il commence en effet avec cette fameuse montagne du temps où les épreuves s'accumulent pour Kriss de Valnor qui souhaite sauver également son fils. La dernière partie de l'album est entièrement consacrée à Jolan qui est confronté à l'empereur Magnus qui ressemble étrangement à Charlemagne. Son intrigue est également assez intéressante mais on se rend compte que cela aurait pu faire l'objet d'une autre série dans les mondes de Thorgal qui lui serait consacré. En l'occurrence, il partage l'affiche avec Kriss pour deux récits totalement différents.

Au final, une bonne utilisation de l’univers des Thorgal.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Prométhée  posté le 15/01/2009 (dernière MAJ le 12/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette série qui nous entraîne dans une histoire fantastique aux consonances un peu apocalyptiques tout en renvoyant à la mythologie grecque. Prométhée a défié Zeus pour donner le feu aux hommes. Ce dernier lui a réservé un châtiment pour le moins cruel : avoir son foie dévoré par un aigle tout en étant enchainé sur un mont du Caucase. C’est une métaphore de l’apport de la connaissance aux hommes et de la folie de se mesurer aux Dieux pour s’élever de leur condition. Oui, il faut toujours payer le prix. Et il se comptera en millions de morts.

La scène d’introduction du premier tome avec les conquistadors dans la jungle est d’une formidable réussite. C’est vrai qu’il faut jongler sans cesse avec les nombreux retours en arrière. Il y a également une multiplication de personnages à l’image de films catastrophes où l’on suit les histoires personnelles de chacun tout en sentant qu’ils sont impliqués dans un tout. Parmi ces personnages, le héros prend les traits de Fred Ward, un acteur américain habitué aux seconds rôles dont l’évocation ne dit rien d’un premier abord mais qui a une gueule dont on se rappelle.

Au niveau du dessin, c’est très beau par moment. Je pense notamment à ces gros plans insérés sur deux pages qui donnent une dimension particulière. Cependant, quelquefois c’est moins bien dans le traitement graphique des visages des personnages. Cette irrégularité a d’ailleurs été soulevée par de nombreux lecteurs attentifs aux détails. Et puis, les planches aux couleurs informatisées restent tout de même assez froides. J’ai relevé que Bec a conçu tout seul ses premiers albums pour être rejoint par d’autres dessinateurs à partir du troisième volume dans le but d’augmenter le rythme de parution. Je ne suis pas contre.

Les deux premiers tomes restent purement introductifs. En effet, l’auteur pose à la fois le problème et met en scène les protagonistes. Néanmoins, il est dommage de se limiter aux 46 pages de rigueur. Cela aurait gagné en profondeur de dépasser ce quota absurde pour vraiment installer l’histoire. Maintenant, on va voir si cette série plutôt ambitieuse tiendra ses promesses. Si c’est le cas, cela sera sans nul doute un futur chef d’œuvre du genre.

Avec la lecture du second et du troisième tome, ma première bonne impression se poursuit fort agréablement. On voit que Bec maîtrise parfaitement son scénario. Les différents acteurs jouent leur rôle de composition comme dans un film hollywoodien. C'est d'ailleurs parfaitement assumé par l'auteur. Le suspense monte en créscendo. Pour autant, c'est également le temps des questions. En effet, on s’interroge sur le fait que l’action semble s’éterniser comme ses pendules qui s’arrêtent sur 13h13.

Il faut dire que le quatrième ainsi que le cinquième tome progressent beaucoup trop lentement. On a l’impression que ces chapitres ne servent finalement qu’à meubler l’espace en multipliant les mystères et choses insolites à travers le monde. J’apprends également que la série fera pas moins de 12 tomes et je me rends compte de la supercherie en tant qu’acheteur. Les scènes contemplatives sont légions et paraissent souvent inutiles. Les mini-intrigues morcelées rendent difficile la compréhension de l’ensemble. Cela gâche un peu la progression de l’histoire. Certes, on voit que la théorie des extra-terrestres ne tient pas la route pour expliquer les mystérieux phénomènes observés et que cela serait plutôt celle d’une expérience gouvernementale qui a mal tourné. Bref, la théorie du complot avec la fameuse zone 51 ou l’expérience Philadelphia: tous les clichés du genre réuni ! C’est dommage car le plaisir disparaît petit à petit. Le risque d’un énorme gâchis est réel à ce stade de l’aventure. On gagera que l’auteur puisse donner une nouvelle impulsion à une bonne idée de scénario.

Mon propos sera plus mesuré pour le 7ème tome qui avec la théorie du 100ème singe donne l’explication tant attendue ainsi que les enjeux. Cependant, cela ne veut pas dire pour autant que l’aventure est terminée. Il y a un compte à rebours qui se poursuit. L’avenir de l’humanité semble en jeu. On ne s’ennuie pas à la lecture. J’ai l’impression d’une véritable relance de l’histoire. Bec reste un très bon conteur d’histoire avec un mélange réussi entre science-fiction et fantastique. L’enjeu est de savoir comment va réagir l’homme face à une menace qui le dépasse.

Les auteurs nous disent en postface que le 12ème tome ne sera pas le dernier mais il clôt le récit amorcé dans le premier volume. Il y a une boucle qui se referme. La plupart des mini-intrigues trouvent leur dénouement. Et puis surtout, on a droit à un final apocalyptique qui ne fera pas dans la dentelle. Sur la longueur, j’ai apprécié ce récit de science-fiction qui pourra se révéler crédible dans le futur mais on ne l’espère pas. L’auteur est parvenu à nous rappeler les enjeux, puis la chronologie des faits avant de donner une explication. Il reste encore de nombreuses questions à résoudre. Je n’arrive pas à me satisfaire de l’hypothèse du test et du créateur destructeur. On verra que tout est de la faute des politiques. Le président français en fera les frais alors que le président américain totalement responsable de ce désastre se cachera bien sous un puissant abri antiatomique. La justice divine est très partiale.

Alors qu'on nous avait promis que le 13ème tome serait le dernier de la série, voilà un 14ème tome qui semble marquer un nouveau cycle ce que confirme d'ailleurs un tome 15 et un tome 16 un peu plus constructif et moins passif. Je ne dis pas que c'est mauvais forcément. J'ai plutôt apprécié cette lecture qui semble remettre l'aventure sur d'autres rails. Il est vrai que je n'étais pas entièrement satisfait de la fin de cette saga tout comme de nombreux autres lecteurs. Christophe Bec a visiblement tenu compte des remarques qu'il avait reçues à ce sujet. On va vers la résolution de certains mystères et une progression du récit. Cependant, il faudra accepter un nombre de tomes conséquents ce qui fait assez feuilleton. C'est une série qui se vend autour de 35000 exemplaires chaque tome en moyenne. Bref, cela fonctionne parfaitement car la demande est présente. Pourquoi s'en priver alors ? Il faut sans doute préciser qu'il faut également savoir conclure car toute bonne chose a une fin.

Je me suis également aperçu que c’est une série qu’il faut lire d’un coup pour faire le lien. On ne comprend pas grand-chose si on lit les albums séparément à chaque fois qu’ils paraissent. Il faut tout reprendre depuis le début pour apprécier cette lecture. Au final, on se rend compte que c’est diablement efficace. Bec a beaucoup progressé, c’est incontestable. En ce qui me concerne, une des meilleures séries de science-fiction de l'époque moderne de la BD.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Deux Hollandais à Naples  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas aimé pour plusieurs raisons. Je vais commencer par la forme. C'est une bd sur un tout petit format avec des cases très petites sur une trentaine de pages seulement. Si vous ajoutez une narration pesante et beaucoup de dialogues assommants, cela ne le fait pas. C'est ainsi et on ne peut que le regretter.

A noter que j'aime la Hollande ainsi que Naples mais cette bd ne leur rend pas vraiment hommage. On part sur l'idée que le fameux peintre le Caravage n'est pas mort. Deux hollandais partent à la recherche de la vérité. A noter un dessin qui a de l'attrait mais qui n'est pas bien mis en valeur sur un tel format.

Nom série  Sept macchabées  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu dommage que cette série concept autour du chiffre sept se termine avec cette histoire de macchabées hallucinante et très peu convaincante. Cela part par la volonté par les anglais de conquérir le pôle sud avant l'Allemagne du Keiser Guillaume II. Il n'y a rien de mieux qu'envoyer des Frankenstein par sept de préférence.

J'aime bien la critique un peu unanime ici et là pour dire que c'est un chef d'oeuvre irréprochable. Un pur produit marketing oui ! Cela ne trompera pas le lecteur un peu exigeant. Rien à redire par contre sur le dessin qui assure véritablement mais qui n'est pas au service d'une bonne histoire.

Nom série  Quatre jours de descente  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n'est sans doute pas facile de faire partie d'un jury d'assise qui doit juger un homme pour des actes criminels comme un meurtre par exemple. Chaque citoyen peut être un jour désigné comme juré ce qui permet de rattacher la justice avec la société aussi raciste soit-elle (comme nous le verrons en l'occurrence dans cette France des années 60).

C'est tout le processus d'être membre d'un jury qui nous est proposé. En réalité, l'un d'eux a des visions qui renvoie au meurtre ou à une certaine réalité. Il est persuadé de l'innocence du prévenu et il souhaite le sauver pour des raisons psychologiques liée à la disparition de son fils et de la culpabilité éprouvée.

Il y a eu des imperfections dans le déroulement de ce récit mais je pardonne au vu d'une conclusion un peu déroutante digne de ce nom. Le dessin en noir et blanc colle très bien avec cette ambiance un peu poisseuse à l'image d'ailleurs de la couverture. C'est une véritable descente aux enfers pour ne pas dire aux assises. Cependant, justice et vérité sont parfois contradictoires dans un profond jeu de manipulation...

Nom série  Prends soin de toi  posté le 11/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Grégory Mardon est l'auteur dont j'attends patiemment chacune de ses publications car il m'a bien étonné ces dernières années avec notamment Petite frappe ou encore Madame désire ?. Ces oeuvres sont résolument modernes et surtout elles me parlent. Rares sont ceux qui peuvent y réussir. Par ailleurs, le dessin est rempli de grâce jusque dans les décors ou les mouvements. Les personnages sont particulièrement réussis comme à son habitude.

Prends soin de toi est une sorte de fable morale sur un road-trip d'un homme dont la compagne vient de le quitter pour faire sa vie avec un autre. La rupture est toujours un moment délicat à vivre car on ne voudrait jamais se séparer et continuer à vivre ensemble comme si de rien n'était. la vie est fait également de ces grandes contrariétés.

J'ai bien aimé la mission prétexte que cet homme s'est assigné en voulant rendre une vieille lettre non ouverte à son auteur plus de 40 ans après. La conclusion fait du bien et permets de comprendre qu'il faut continuer à vivre coûte que coûte. C'est certes classique dans l'approche mais c'est une lecture agréable qui fait mouche. Bref, un récit d'introspection admirable et plein d'empathie. A déconseiller bien évidemment à ceux qui sont vieux jeux.

Nom série  Les Enquêtes du limier  posté le 10/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis actuellement très sensible au sujet qui touche la relation entre l’homme et le chien. Cet animal de compagnie est parfois assez surprenant dans ce qu’il peut nous apporter dans notre quotidien. Il est vrai que c’est une véritable relation d’amour.

Notre héros est un détective qui se charge de retrouver les grands chiens de chasse qui se sont malheureusement égarés en forêt montagneuse. C’est un service qu’il rend aux propriétaires de ces bêtes moyennant finance. Par contre, il refuse de vous retrouver le petit chien de compagnie car cela ne l’intéresse pas. Il faut dire qu’il peut se le permettre tant le nombre de chiens égarés dans ce secteur du Japon est impressionnant. Cela le fait vivre, certes pas confortablement car il ne possède pas de magnétophone ce qui peut apparaître comme un comble pour un détective mais le client paye royalement les frais professionnels.

Tout ceci pour dire qu’il fera tout de même une petite exception afin de retrouver le chien d’une jeune fille aveugle qui sombre dans la dépression depuis sa disparition. Cela sera l’occasion pour nous de découvrir l’apprentissage de ces labradors bien braves par des associations et des éleveurs qualifiés. A noter également une proportion non négligeable de yakuzas dans ces coins les plus reculés de la nature. Il y a certainement de la matière pour eux afin de s’oxygéner un peu.

Oui, il faudra passer sur beaucoup de choses pour apprécier cette œuvre de Taniguchi mais comme dit, l’amour des bêtes balaye tout sur son passage.

Nom série  Garôden  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est vrai que ce n'est pas ce qu'a fait Taniguchi de plus subtil. Il y a eu également des loupés dans sa carrière ce qui est relativement normal. On pourra reprocher une bestialité un peu trop grande malgré une approche différente des arts martiaux. Toujours rien à redire sur le dessin mais cela ne fait pas tout.

Les combats sont certes dynamiques mais il manque un peu de grâce et de psychologie plus poussé dans les personnages. Le héros n'a pas pu digérer sa défaite et se met dans une quête absolu de revanche. Il n'a toujours pas compris qu'il faut savoir se coucher surtout quand on n'est pas un professionnel face au meilleur du monde dans sa catégorie. On pourrait lui expliquer gentiment qu'il ne comprendrait toujours pas. Du coup, question crédibilité, il faudra repasser.

Nom série  L'Homme de la Toundra  posté le 08/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jiro Taniguchi est l’auteur qui m’a fait découvrir et aimé d’une certaine manière le manga. J’ai adoré son fameux Quartier lointain ainsi que Le Journal de mon père ou encore Le Sommet des dieux. Par la suite, ses publications en Europe ont été moins bonnes que ces purs chefs-d’œuvre. Il était sans doute difficile de faire mieux. On a l’impression d’avoir assisté à des publications de moindre importance en remontant loin dans son passé pour regrouper des œuvres dont certaines de jeunesse. Racler tous les fonds de tiroir pour surfer sur le succès d’un mangaka est chose courante et on ne dénoncera pas ce type de marketing. On n’est pas là pour cela.

Sur la forme, l’homme de la toundra est un recueil de six nouvelles assez diverses. Le thème est celui du grand nord, de l’Alaska ou du Yukon voisin et en général des déserts blancs. La première nouvelle va d’ailleurs donner le nom à cet album. C’est un vibrant plaidoyer pour la nature ou les dangers de la destruction par l’homme dans sa soif d’or. L’auteur a l’intelligence de se servir de ce qui a pu inspirer le célèbre romancier Jack London. Il y a une scène déjà empreint d’un peu de fantastique mais sans aller jusqu’au bout de la logique. On ne saura pas ce qu’était la vision de ce vieil homme traversant la porte comme un fantôme.

La nouvelle concernant le loup dévorant les chiens de traineau un par un est également assez effrayante mais souligne le danger de la nature à l’état sauvage qui peut s’avérer assez hostile. J’avoue avoir apprécié celle du vieux chasseur combattant l’ours solitaire ayant tué jadis son fils. Le sacrifice d’une pauvre bête défendant son maître m’a brisé le cœur mais bon. Sur le fond, on aurait aimé que les personnages soient un peu plus développés.

Le dessin est toujours aussi sublime notamment celui de la nature. Les montagnes sont magnifiques car elles sont criantes de réalisme. On comprend pourquoi l’auteur fera plus tard Le Sommet des dieux avec le succès qu’on lui connait. Bref, à travers cette œuvre, on perçoit mieux le travail de l’auteur dont les thèmes de prédilection émergent déjà. Option d’achat ? Oui pour les fans de l’auteur car le travail est plus qu’honnête.

Nom série  Valérian - Shingouzlooz.Inc  posté le 06/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Valérian ne faisait pas partie de mes lectures ou héros préféré de bd. C’est ainsi et on pourrait le regretter mais au vu du flop récent monumental du film de Luc Besson au cinéma, on se dit qu’il ne fait pas l’unanimité comme Tintin ou Astérix, pas de regret par conséquence. J’ai rien loupé.

Bien sûr, la mode actuelle est de surfer sur la vague des bd d’antan et de reprendre en ajoutant une touche moderne sans rien trahir le travail accompli à l’origine. Entre Achille Talon, Spirou ou Michel Vaillant ou encore Bob Morane, voici Valérian et sa partenaire Laureline qui sont retouchés.

Sur le récit, j’ai trouvé que Valérian faisait du surplace en réparant une machine alors que l’aventure était plutôt réservée à la délicieuse Laureline. C’est un choix audacieux que de l’avoir laissé sur la touche d’autant qu’il se passe quand même des choses assez marrantes. Quelle revanche quand même alors que ce personnage secondaire aurait dû disparaitre après le premier épisode et qu’il a fallu une réaction des lecteurs du journal Pilote pour la sauver. C’est dire sur le sexisme qui régnait en maître sur la bd. Mais bon.

Il y a certes une touche d’humour et de modernité car on n’aurait jamais parlé des RTT du temps de Christin et Mézières. Le dessin colle bien à cet univers particulier où il y a tout de même de bonnes trouvailles. On passe un agréable moment de lecture et le peuple n’en veut pas plus (sauf qu’au cinéma, cela ne prend pas). Il y a également des thèmes d’actualité comme l’argent caché dans les paradis fiscaux qui font d’ailleurs la Une de tous les quotidiens de la planète à l’occasion des "Paradise Papers". Visionnaire comme œuvre !

Nom série  Stabat Mater  posté le 06/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les vieux titres n’ont généralement pas ma préférence car ils sont vites dépassés. Il faut surtout vivre avec son époque et être un peu dans le vent pour ne pas tomber dans la ringardise. De toute façon, j’estime que la jeunesse est un état d’esprit.

Ce thriller se voulait certainement novateur à l’époque avec une narration peu conventionnelle et des images chocs. Aujourd’hui, cette lecture m’a paru totalement ridicule car le récit est totalement décousu. Oui, c’est bien une oeuvre de 2005 qui n’a pas dépassé l’épreuve du temps.

Un mot sur le dessin pour dire qu’il est à l’image de cette bd c’est-à-dire très dénué pour ne pas dire dénudé ou désuet.

Nom série  Petit manuel du parfait réfugié politique  posté le 06/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est pas facile d’être un réfugié politique. C’est tout le sens de ce petit manuel qui nous montre l’envers du décor. On n’a pas envie d’être à leur place, c’est certain. Alors, un peu de compassion est toujours le bienvenu.

J’ai découvert récemment cet auteur iranien avec l’excellent L'Araignée de Mashhad qui m’avait fort bien étonnée. J’apprécie le trait graphique qui est simple et lisible. La clarté du propos m’a également assez séduit.

Des lecteurs risquent de mal prendre certaines réflexions de l’auteur sur notre système qui encourage les aides sociales favorisant l’intégration de ces nouveaux migrants. Il y a des spécialistes qui jouent sur le système afin de maximiser le profit. Dans un climat social tendu, c’est toujours difficile à entendre mais cela a le mérite de refléter la réalité aussi imparfaite soit elle.

Cela pourrait pousser à la réflexion sur comment améliorer notre système d’aide à la planète face aux dictatures qui sévissent dans le monde. Cependant, je ne crois pas vraiment en une politique nouvelle d’ouverture en la matière. Tout sera fait pour compliquer le parcours afin de décourager les demandeurs d’asile.

Nom série  Love Addict - Confessions d'un tombeur en série  posté le 04/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est une chronique sentimentale des plus réussies par un auteur israelien vivant depuis de nombreuses années aux States. Cela fait de cette oeuvre quelque chose d'assez original à partir d'un récit tout simple d'un trentenaire n'arrivant pas à se fixer dans une histoire d'amour. Suite à une rupture, il s'inscrit sur un site. On va voir son évolution au fil des rendez-vous où il devient un véritable serial lover après avoir connu tant de déconvenues avec la gente féminine.

Je préviens simplement les féministes qui risquent d'y voir une oeuvre particulièrement macho où elles sont réduites à de la chair fraîche, ce qui ne sera pas pour les réjouir. Mais bon, l'expression de l'art et de l'histoire doit passer par ces quelques aspects un peu désagréables pour nous montrer la finalité qui reste dans une certaine moralité. Chasser les demoiselles en détresse est une véritable partie pour beaucoup d'hommes, c'est malheureusement assez courant.

Pour le reste, j'ai apprécié le trait graphique assez prononcé ainsi qu'une narration assez fluide. La lecture s'est révélée assez agréable malgré le très grand nombre de pages et de rendez-vous divers qui flirtent certes avec la répétition. A réserver toutefois aux adultes en raison de scènes à la limite. Une thématique intéressante à savoir les réseaux sociaux qui jouent un rôle manifeste dans les rencontres de nos jours. Bref, c'est très moderne dans l'approche.

Nom série  Edelweiss  posté le 03/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est une belle histoire d'amour d'après-guerre sur fond de montagne alpine. Il est clair que les edelweiss ne doivent pas être cueillies car ce sont des fleurs rares qui poussent dans des conditions extrêmes.

J'ai beaucoup aimé ce récit qui s'étale au fil des années comme une succession de petites séquences où nous retrouvons les mêmes personnages à savoir la belle et riche Olympe ainsi que son compagnon Jules issu d'un milieu ouvrier. Certes, il y a aura le monde de la mode mais également celui des alpinistes à travers tout d'abord les fameux chasseurs alpins. La passion peut nous dévorer totalement. Cela ne sera pas sans risque.

Une belle mise en page et un trait artistique qui convient parfaitement à ce type de récit empreint de romantisme mais également de grâce. Le dosage est très réussi avec ce qu'il faut de pointe de délicatesse. La crédibilité de l'ensemble en sortira renforcée. Une lecture en tout cas très agréable.

Nom série  Blast  posté le 13/11/2009 (dernière MAJ le 31/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'ai bien aimé ce dernier Larcenet qui sait se renouveler à chaque fois. C'est en effet un peu différent de ce qu'il fait d'habitude. L'humour est généralement son genre de prédilection. Là, nous avons droit à une enquête policière sur un mystérieux gros personnage qui a sans doute commis l'irréparable. Les deux policiers veulent connaître les causes profondes d'un tel acte. Le suspect raconte alors l'histoire de sa vie sur un mode éminemment subjectif et c'est bien triste...

La maîtrise narrative est parfaite. Les dialogues ainsi que les réflexions formulées sont du haut de gamme. Nous avons encore une oeuvre supérieure à la moyenne. Pas étonnant vu son auteur assez talentueux. Il excelle véritablement. En ce qui me concerne, il est devenu le maître incontesté de la BD en France. Le talent n'est même plus à démontrer. C'est vrai qu'il agace par son arrogance. Cependant, il n'y a qu'à juger sur pièce pour voir ce dont il est capable. Les plus grands ont souvent été critiqués.

Il est clair que la laideur est ici revendiquée. Il n'y a qu'à voir la couverture. Bref, les détracteurs ne manqueront pas pour descendre en flèche cette œuvre et qui nous expliqueront qu'ils se sont ennuyés. Mais comment peut-on s'ennuyer devant cela alors qu'on peut s'extasier devant des productions insipides ? Oui, il faut avoir un certain niveau pour juger et tout le monde ne l'a pas, c'est ainsi. Mais respect également pour la médiocrité qui fait également partie de ce monde et qu'il faut bien accepter. Ne vous laissez pas abuser car nous avons là l'ébauche d'un chef-d'œuvre.

J'ai été touché par cette œuvre qui parle de différence et de solitude, du mécanisme implacable qui explique le passage à l'acte. Il y a de la profondeur qui fait défaut à tant d'autres réalisations. Plus qu'une explosion, Blast est un véritable cri qui vient de l'intérieur !

A noter l'existence d'une intégrale qui est parfaite sur la forme malgré ses 800 pages. On a l'impression de lire un très gros roman. Inutile de préciser que j'ai acquis cet objet magnifique. J'en ai profité pour relire cette œuvre. Au sortir de cette lecture, il n'y a pas photo: c'est véritablement culte. Je rehausse par conséquent ma note.

Note dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 258 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque