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... a posté 99 avis et 1 série (Note moyenne: 3.11)

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Nom série  Bételgeuse  posté le 12/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la planète maritime Aldébaran, nous voici donc logiquement partis pour une planète des sables, Bételgeuse, ou plus exactement Bételgeuse-6. Principe simple au départ, mais heureusement tout de suite compensé par une particularité : les longs et profonds canyons verdoyants qui sillonnent la planète, peuplés d’une faune toujours aussi originale et mystérieuse.

Dans ce second cycle, la Mantrisse semble, de prime abord, passer au second plan, et c’est évidemment bienvenu pour éviter une sensation de redite avec le premier cycle. On s’intéresse davantage aux Iums, des espèces d’ours/pandas arboricoles, dénués de bouche, qui semblent utiliser une pile énergétique organique placée sur leur ventre et posséder une forme d’intelligence, sans avoir toutefois développé la moindre technologie.

Et c’est là que réside une partie du problème. Parmi les premiers colons arrivés sur Bételgeuse, certains soutiennent que les Iums sont une espèce intelligente, ce qui, selon la charte de l’ONU, interdit la colonisation. Un autre groupe, bien sûr, soutient le contraire et défend la colonisation. Ce n’est peut-être pas la première fois qu’une telle thématique est exploitée, mais cela fonctionne fort bien.

Dans ce second cycle, on s’intéresse donc davantage aux relations de deux groupes d’humains entre eux, même si la découverte de la faune et de la flore de cette nouvelle planète gardent une place centrale. Au départ, il y a clairement un groupe qui est sympathique et l’autre non ; mais heureusement, la situation est finalement un peu plus nuancée que cela.

J’apprécie que ce second cycle commence par bien installer de nouveaux personnages, avant de faire rentrer en scène ceux du premier cycle. Cela lui permet d’avoir sa singularité, tout en maintenant la continuité.

Qu'on ne s'y trompe pas : cela reste de l'aventure, avec notamment l'exploration d'un environnement nettement plus hostile que dans Aldébaran. On ne s'ennuie pas une seconde et chaque tome, là encore, apporte son lot de découvertes.

Les révélations de la fin ne m’avaient pas plu en première lecture. En le relisant, c’est finalement assez logique, et ça ne m’a pas dérangé outre mesure. Mais globalement, la fin est un tout petit peu moins réussie que celle du premier cycle, et c’est peut-être pour cela que je mettrai une étoile de moins.

En tout cas, on reste encore dans le très bon. Si vous avez aimé Aldébaran, ne vous privez pas de cette excellente suite.

Nom série  Aldébaran  posté le 12/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
À l’occasion de la sortie du dernier tome d’Antarès, qui est le troisième cycle de cette saga, j’ai relu le premier cycle, Aldébaran. Lors de mes premières lectures, j’avais adoré. Entretemps, j’ai lu les diverses critiques de cette série, notamment sur les dialogues et les relations entre les personnages, un point sur lequel je suis habituellement assez exigeant mais qui ne m’avait pourtant pas spécialement dérangé. En ayant cela en tête, j’appréhendais un peu cette nouvelle relecture car je craignais de ne plus voir que ce prétendu défaut.

Eh bien, il n’en fut rien. Il est vrai que les relations entre personnages sont inhabituelles. Mais je le vois plutôt comme une évolution des mœurs, avec notamment un franc-parler beaucoup plus important sur les questions d’attraction sexuelle (ou de non-attraction) que ce à quoi nous sommes généralement habitués. Une fois acceptée cette différence culturelle par rapport à notre ici et maintenant, j’ai au contraire trouvé que les relations entre personnages étaient assez crédibles et sonnaient plus vrai que dans bien d’autres séries.

La relation à la nudité mérite également des commentaires. Il est intéressant que la nudité féminine soit déconnectée du tout aspect provocateur ou vulgaire ou de toute notion liée à notre bon vieux péché originel biblique. Mais je ne peux pas éviter de souligner que l’auteur met beaucoup plus souvent à poil ses personnages féminins que ses personnages masculins.

De manière générale, il y a beaucoup à dire dans cette série sur les questions liées au genre, en bon et en moins bon. D'un côté, j’apprécie beaucoup le fait qu’il y ait des personnages féminins forts, l’héroïne Kim Keller bien sûr, mais d’autres aussi, comme l’incontournable Alexia. J’apprécie, bien sûr, que leurs qualités premières soient avant toutes morales et intellectuelles, plus que plastiques (même si ce n’est pas exclusif). De l’autre, j’ai tout de même regretté quelques clichés de comportement, ainsi que le fait que toutes les femmes aient un corps quasiment identique, de même que la plupart des hommes d’ailleurs, comme s’il n’y avait qu’un canon de beauté possible.

Mais assez disserté. Aldébaran, c’est avant tout un univers d’une énorme originalité, ce qui n’est pas aisé dans un genre aussi exploré que la science-fiction. Ici la technologie n’est pas centrale, bien au contraire, puisque les colons d'Aldébaran, coupés de tout contact avec la terre, n’ont pas eu les ressources matérielles, les compétences et le temps de rebâtir une civilisation aussi avancée techniquement que celle de la planète mère.

On a également évité un autre poncif de la science-fiction, et en particulier du planet-opera, qui est celui de la planète hostile, dotée d’une faune et d’une flore menaçantes. Ici, rien de tout cela, ou presque : la plupart des zones d'Aldébaran sont dotées d’une vie plutôt amicale, à l’exception des marécages, des zones profondes des océans, et de quelques rares espèces ailleurs, comme les oiseaux nommés « javelots ». Ainsi, les personnages évoluent dans un paysage la plupart du temps paisible, émaillé de merveilles botaniques ou zoologiques.

C’est là que réside un immense talent de Léo : imaginer et dessiner des plantes et des animaux particulièrement beaux et originaux. Son dessin, d’ailleurs, est d’une rare pureté pour cela. Son style surprend davantage pour les têtes de ses personnages, comme certains l’ont dit, mais cela ne m’a pas dérangé et, en tout cas, le dessin est toujours d’une très grande lisibilité.

L’animal le plus fascinant, c’est la Mantrisse elle-même, qui est le centre de toutes les attentions. Chaque tome apporte son lot de révélations sur elle, au cours de ses « manifestations » qui sont toutes plus fascinantes les unes que les autres. Les parts de connu et de mystère restant sur cet organisme extra-terrestre sont très bien équilibrées : ainsi, elle conserve son aura mythique, sans qu’il s’agisse d’un pur nuage de fumée scénaristique (contrairement à ce qu’on trouve chez Lovecraft par exemple, dans un tout autre genre).

Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’univers imaginé par Léo. Par exemple, j’ai apprécié qu’il évoque le contexte politique (dictature, exploitation des femmes comme reproductrices) mais sans en rajouter des tonnes ; car cette idée, bien qu’elle ait parfaitement sa place ici, a déjà été exploitée de long en large ailleurs. Excellent choix, donc, de l’évoquer par petites touches : le lecteur est capable de compléter, et ce n’est pas le centre de l’histoire.

Bref, ce premier cycle est parfaitement construit. L’histoire avance en permanence, et de façon parfaitement logique, jusqu'à son dénouement. J’apprécie aussi que l’auteur donne une vraie fin à ce premier cycle, sans terminer sur un énorme cliffhanger comme c’est trop souvent la norme. Cette série a un grand succès, et c’est amplement mérité. Elle se pose en référence incontournable dans son genre, quoiqu'on puisse penser de ses petits péchés. Bref, c’est une série culte.

Nom série  Le Trône d'argile  posté le 12/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
(Après lecture des 6 premiers tomes)

Le Trône d’Argile commence très bien, avec un premier tome vivant, qui présente bien les personnages et la situation politique, tout en faisant bien démarrer l’action. Il se lit de façon très fluide, d’autant plus que le dessin et la colorisation sont d’excellente facture, ce qui se confirmera tout au long de la série. Certains décors, notamment, sont tout bonnement magnifiques.

Le deuxième tome laisse déjà entrevoir ce que seront, pour moi, les défauts majeurs de la série. C’est encore léger à ce moment, mais ces points négatifs s’amplifieront dans les tomes suivants.

Déjà, ça commence à être un peu bavard. Certains dialogues sont trop longs, avec finalement pas tant que ça d’informations nouvelles : ça ralentit la progression de l’histoire.

D'autres sont longs aussi, mais avec une avalanche d’infos historiques, généalogiques et stratégiques qui ne sont pas toujours très digestes. Plutôt qu’avoir ces infos de manière indirecte, il aurait souvent été plus habile de nous les donner de manière directe : au lieu d’un perso qui dit « Untel a fait ça, Untel a dit ça, Untel a pensé ça », autant nous montrer une scène où Untel fait, dit et pense, c’est tout de même plus simple. Par ailleurs, tout ce qu’on apprend n’est pas toujours crucial pour la suite, et il aurait été possible d’élaguer un peu les personnages et les rebondissements mineurs.

Pour plus de clarté, j’aurais aussi souhaité plus de « redondance » dans l’identification des personnages. Par exemple, quand un personnage (qu’on n’a pas trop vu avant) dit « mon frère », ça n’aurait pas coûté grand-chose de lui faire dire « mon frère Henri » pour rappeler que le locuteur est le frère d’Henri, roi d’Angleterre. Je me suis fait des remarques de ce type à de nombreuses reprises : c’est une toute petite différence d’écriture qui aurait grandement fluidifié la lecture, puisqu'elle aurait pu éviter presque totalement de consulter la liste des personnages en fin d’ouvrage.

Certaines scènes de bataille sont racontées lors de longs dialogues, alors qu’il aurait été plus naturel de les montrer explicitement (T. 5, p. 33-35, par exemple). Par ailleurs, des cartes n’auraient parfois pas été de trop, et il aurait été facile d’en laisser apercevoir lors des multiples scènes de conseil de guerre. Là, les batailles se succèdent (et surtout les conseils de guerre verbeux), sans que l’enjeu ou la spécificité de chacune d’elles soit toujours très bien mis en valeur.

En général, j’ai trouvé qu’il y avait une transformation insuffisante entre une encyclopédie qui présente les événements de façon très détaillée, à la troisième personne, etc. ; et ce que j’aurais attendu d’une telle BD, qui sélectionne des événements à décrire en détails et d’autres à passer rapidement, qui campe davantage des situations, des personnages, qui trouve un équilibre entre dialogues et scènes d’action, etc.

D'ailleurs, je n’ai pas du tout apprécié le découpage, avec des scènes qui commencent et qui se terminent à n’importe quel endroit de la planche. Ça n’a l’air de rien, mais j’ai trouvé que ça contribuait à ruiner de nombreux effets dramatiques. Par exemple, une saillie verbale qui clôt un dialogue aurait beaucoup plus de force en fin de planche qu’au milieu, parce qu’on a le temps de la tourne pour l’entendre résonner.

Bref, globalement, mon premier reproche concerne la narration.

Mon second reproche est bien plus simple : c’est une BD orientée, en l’occurrence en faveur du parti du dauphin Charles. Dans son camp, on a essentiellement des « gentils » (lui-même, Tanneguy du Châtel, Jeanne d’Arc, Pierre de Rieux et, dans une certaine mesure, Yolande d’Anjou). À l’inverse, chez les Anglais et les Bourguignons, on a des « méchants » (Jean sans Peur, Henri V, Pierre de Giac, Jeanne de Naillac, Philippe le Bon…). Par ailleurs, la présentation des événements est généralement assez favorable au camp du dauphin : par exemple, l’assassinat de Jean sans Peur, Duc de Bourgogne, est vu sous une hypothèse très indulgente pour Charles et Tanneguy du Châtel. Le pire reste quand même les résumés des épisodes précédents en début d’album, avec cette accroche : « Allons-nous devenir anglais » ? Bref, tout cela n’a simplement pas de sens. À la limite, ça pourrait se justifier pour une série plus légère, type aventure-historique, mais pour une série comme celle-ci, qui se présente plutôt comme historique-historique, je trouve que c’est un énorme faux pas.

Mon troisième reproche concerne les personnages. Malheureusement, je ne me suis presque attaché à aucun. Tanneguy du Châtel est le héros du premier tome, et c’est le seul personnage pour lequel j’ai ressenti une certaine empathie ; mais on le voit de moins en moins dans les tomes suivants. Le dauphin Charles est intéressant au début, mais son personnage devient rapidement répétitif (tout comme celui de son père, d’ailleurs). Henri de Lancastre, Jean sans Peur, Pierre de Giac auraient mérité d’être moins caricaturaux, pour qu’on ressente au moins une empathie coupable pour ces « méchants ». Yolande d’Anjou, présentée comme un des plus grands génies politiques de son temps, aurait pu être un personnage super, mais elle est victime de l’écriture un peu plate des dialogues et aurait mérité plus de traits d’esprit pour la mettre en valeur. Le personnage du fou, également, rappelle pas mal d’illustres prédécesseurs (la vieille dans Les 7 vies de l'épervier, etc.), mais je trouve qu’il tombe toujours un peu à plat.

À partir du tome 3, mais surtout du 4 et des suivants, on s’intéresse également au personnage de Jeanne d’Arc. Malheureusement, les auteurs semblent avoir eu du mal à choisir entre une approche historique et une approche légendaire. Ainsi, l’explication des « voix » est certes un peu tarabiscotée, mais pourquoi pas ; elle a au moins le mérite de ne pas être surnaturelle, ce qui est cohérent avec le style général de cette série. En revanche, plusieurs épisodes (la découverte de la croix dans la grotte ; la scène de reconnaissance du roi, déguisé, parmi les membres de la cour) cèdent au genre messianique, ce qui paraît parfaitement incongru par rapport au reste. Par ailleurs, les scènes de l’enfance de Jeanne ne m’ont pas convaincu : aussi bien pour l’écriture que pour le dessin, j’ai trouvé que le genre détonnait (avec, par exemple, ces bouilles d’enfants très caricaturales, qui surprennent un peu dans le contexte).

Ceci dit, globalement, jusqu'au tome 3, j’ai trouvé que ça se lisait relativement bien. À partir du tome 4, j’ai été un peu moins intéressé. Et dans le tome 5, l’ennui s’est franchement installé. Malgré tout, j’ai hésité à mettre 3 étoiles à cette série, parce qu’elle semble très sérieusement documentée, qu’elle est très bien dessinée et colorisée, et que j’ai sincèrement apprécié le début. Ma note réelle sera donc plutôt de 2 étoiles et demie.

Nom série  Les Ensembles contraires  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu ce récit en me basant sur les bonnes critiques qu’il avait reçues, et autant le dire tout de suite : j’ai été globalement déçu.

J’ai trouvé que le tome 1 est très plat. En gros : Christophe a des parents. Eric aussi. Des fois, l’un a une petite copine. Des fois, non. Ils entament une relation d’amitié, qui personnellement ne m’a pas convaincu plus que ça. Le récit de leur rencontre, puis du début de leur relation est entrecoupé de flash-forwards qui montrent que visiblement, il s’est passé des trucs pas cool dans la vie d’Eric, qui l’ont poussé à la dépression ; heureusement en un sens, car ça motive un peu de raconter le reste de l’histoire, qui m’a semblé assez banale. Dans l’absolu, pas de problème avec ce synopsis. Mais ce genre d’histoire nécessite une grande finesse dans l’analyse des personnages et dans les dialogues pour ne pas devenir simplement barbante. Juste avant, j’avais lu l’excellent De mal en pis, et la comparaison était un peu difficile…

Dans le tome 2, on se concentre davantage sur le contexte qui a mené Eric à la dépression. C’est un peu plus intéressant, et ça sauve un petit peu ce diptyque, mais ça ne m’a pas semblé vraiment décoller pour autant.

Alors voilà, il n’y a pas que des mauvaises choses dans ce récit, mais ça n’a pas vraiment su m’émouvoir, il m’a souvent manqué quelque chose. J’ai trouvé que pas mal de situations étaient un peu téléphonées, sans relief, malgré le caractère assez tragique des événements.

Je ne suis pas super fan du dessin, en gros trait épais, plus ou moins ébauché. C’est parfois expressif, mais pas toujours, et ça manque de lisibilité, au point que j’avais parfois du mal à distinguer les deux protagonistes. J’ai carrément détesté la colorisation : de nombreuses planches sont monochromes (dans les tons jaunes, ou verts, ou violets… mais surtout jaunes, beurk) sans qu’il n’y ait vraiment de raison. Je déteste ça : c’est laid et cela nuit à la lisibilité.

Au passage : parmi les avis très positifs ci-dessous, la majorité ne concerne que le premier tome, c’est-à-dire que les posteurs correspondants n’ont pas mis à jour leur avis après le second. Est-ce un hasard ou l’expression d’un désintérêt au final, je ne sais pas.

Nom série  La Fille du Yukon  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai très bien accroché au début de cette histoire, usant de ressorts, certes classiques, mais efficaces : en 1897, la fille d’une famille aisée de Seattle s’enfuit avec son amant vers le Klondyke, au Canada, pour participer à la ruée vers l’or au pays du froid… Alors que leur train démarre, une petite fille s’aperçoit qu’elle a été abandonnée par l’oncle qui prétendait l’accompagner ! Ils la prennent sous leur aile, tout en faisant connaissance d’un autre voyageur nommé Lew Frane. Malheureusement, leur train déraille, les laissant au milieu des étendues glacées…

Ça commence donc assez bien, et on a envie de connaître la suite. Une mention spéciale pour le contexte (surtout à partir de la fin du tome 1), qui est relativement original. Au niveau du dessin, c’est tout à fait sérieux. Les visages sont parfois un peu figés, mais j’avoue que je chipote.

Par la suite, j’ai trouvé que l’histoire se dispersait un peu. Alors je vois l’idée, et elle est louable : raconter des destinées croisées, sans se concentrer sur un personnage central en particulier. Mais chaque fil du récit manque un peu d’épaisseur, et on passe rapidement sur certains événements avec une légèreté un peu déconcertante. Bref, globalement, il en reste l’impression que la base n’était pas mauvaise, mais que la réalisation narrative n’en a pas exploité toutes les possibilités.

Nom série  21st Century Boys  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré un nom différent, cette série n'est autre que la fin de la série 20th Century Boys, et je la noterai comme telle.
Cette histoire avait énormément de potentiel, car Urasawa est très fort pour créer du suspense. Malheureusement, il a bien trop rallongé la sauce, et cette série finit en eau de boudin. Quel gâchis... J'ai décidé de mettre 3 étoiles d'indulgence à l'ensemble, car il y a des idées bien trouvées et marquantes.

Nom série  20th Century Boys  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Clairement, Urasawa a un talent exceptionnel pour raconter une histoire, croquer des personnages qui fonctionnent, imaginer des scènes marquantes, créer du suspense, tenir en haleine… Comme cela a été dit, les premiers tomes sont de véritables « page-turners » : une fois qu’on a commencé, il est impossible de s’arrêter !

Malheureusement, vers les tomes 13-14 environ, il apparaît de plus en plus clairement que l’auteur ne sait pas et n’a jamais su où il allait. Dans l’absolu, ce n’est pas rédhibitoire : c’est le cas dans de très bonnes séries (Walking Dead, le tout début de Rork) ; mais dans ce cas, il faut que chaque tome apporte son lot d’avancées dans le scénario, pour que le lecteur n’ait pas l’impression d’être payé en monnaie de singe. Hélas, dans 20th century boys, le scénario commence à faire des pas en avant et en arrière, et ça devient un peu n’importe quoi. J’ai eu une grosse baisse de motivation, puis c’est remonté un peu, et puis je voulais savoir la fin, tant qu’à faire… Mais la fin (c’est-à-dire la série-conclusion 21st Century Boys) ne justifie pas du tout la lecture de cette seconde moitié de série très décevante, et souvent à la limite de l’agacement, dû au sentiment que le lecteur est pris pour une vache à lait.

L’idéal serait, comme pour XIII, de pouvoir s’arrêter à la fin d’un tome précis, et de faire comme si la suite n’avait jamais existé (pour XIII, il y a une fin raisonnable au tome 8, intitulé XIII contre I). Malheureusement, ce n’est pas facile : à la fin du tome 12, peut-être ? Mais ce n’est pas totalement satisfaisant.

Il est très difficile de noter cette série. J’ai longtemps hésité, envisageant toutes les possibilités de « Vraiment pas aimé » jusqu'à « Franchement bien », voire plus. Finalement, mon verdict sera , « Pas mal », sans option d’achat. D'un côté, cette série est immensément supérieure à celles que je gratifie de 2 étoiles ; de l’autre, je ne peux pas mettre davantage à une série qui m’a agacé à tant de moments.

Nom série  Aya de Yopougon  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aya de Yopougon nous décrit les histoires d’Aya et son entourage, habitant le quartier populaire de Yopougon à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à la fin des années 1970. Il y a une jolie galerie de personnages : Aya, qui veut devenir médecin et travaille dur à l’université, Bintou la « gazeuse » (fêtarde), Adjoua la timide, leurs parents respectifs, la bonne Félicité, Hervé qui ne paie pas de mine mais dont le garage marche de mieux en mieux, Mamadou le dragueur, Grégoire le parasite, Moussa Sissoko et ses riches parents, le coiffeur Innocent qui prendra de l’importance en milieu de série, etc. Tout ce petit monde est fort réussi, et on s’attache réellement à chacun d’entre eux, malgré – ou grâce à – tous leurs défauts !

Le dessin, faussement relâché (dans un style proche de celui initié par les auteurs de l’Association), est parfaitement adapté à l’ambiance du récit. Seul bémol : au début, j’avais un peu de mal à distinguer les différents personnages féminins, mais cela s’arrange rapidement.

Avec ses personnages, l’autre grande qualité de cette série réside dans ces dialogues, qui utilisent de nombreuses expressions locales hautes en couleurs, tout en restant d’une grande fluidité et compréhensibles sans qu’il soit vraiment nécessaire de consulter le glossaire en fin d’ouvrage. Les répliques fusent, on s’engueule, on se réconcilie, bref, c’est très marrant. Ce qui n’empêche pas d’évoquer quelques sujets très sérieux, comme vous pourrez le découvrir à la lecture. Mais cela ne tombe jamais dans les poncifs ou dans le moralisateur plan-plan.

Globalement, tout cela « sonne » très vrai ; on est bien loin des représentations simplistes sur « l’Afrique ». Tout en nous faisant ressentir beaucoup de sympathie et de tendresse pour ses personnages, Marguerite Abouet livre parfois une description assez caustique aussi bien du mode de vie d’Abidjan que de celui de Paris (à partir du tome 4). Mais bien que caustique, ça ne sombre pas dans la caricature absolue, et tout reste toujours très humain.

Bref, une excellente lecture, qui rend un peu moins bête et qui donne la pêche ! À conseiller absolument !

Nom série  Mandalay  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici le pitch : en Birmanie, dans les années 40, le camp des Birmans reçoit l’aide de divinités anciennes et de forces surnaturelles contre le colon britannique. A priori, je me dis : pourquoi pas, ça pourrait être divertissant.

Mais voilà : déjà, le coup des deux frères jumeaux, l’un combattant du côté des Birmans, l’autre de celui des Anglais, bonjour la tarte à la crème… Et ensuite, c’est la narration qui ne m’a pas du tout convaincu. J’ai trouvé ça à la fois confus et plat. On ne sait pas vraiment où on va. Ainsi dans le troisième tome, il y a une espèce de long aparté sur la guerre elle-même, qui ne s’intègre pas bien dans la trame scénaristique globale. Le découpage semble avoir été fait à la va-vite, avec des scènes qui commencent et qui s’arrêtent à n’importe quel endroit de la planche.

Dans les trois premiers tomes, le dessin est extrêmement figé. Dans le quatrième, le dessinateur change et il y a une nette rupture de style. C’est un peu plus vivant, mais le dessin devient un peu caricatural, notamment pour les deux frères qui semblent quasiment sortis d’un comic de super-héros, et ça ne convient pas très bien non plus.

Bref, j’ai rapidement perdu l’intérêt et j’ai parcouru l’ensemble des 4 tomes en « pilote automatique », juste pour m’assurer que je pouvais mettre cette série de côté sans regret.

Au passage : à l’heure où j’écris ces lignes, les seuls avis sont basés sur un ou deux tomes seulement. Tous les avis postés ultérieurement sont moins bons. Ce n’est généralement pas bon signe…

Nom série  Love in Vain  posté le 28/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai acheté ce one-shot sur la base de ses très bonnes critiques. Malheureusement, j’ai été déçu. Si j’étais sarcastique (mais ce n’est pas mon genre), je dirais que cet album a tout pour plaire à Télérama : de très beaux dessins en noir et blanc, un format inhabituel (à l’italienne) qui « fait artistique », un sujet historique qui donne bonne conscience pour le fait de lire une BD, le tout sur un musicien de blues (pour que ce soit quand même cool) mais raisonnablement inconnu (pour que ce ne soit pas trop main stream).

Mais ça ne m’a pas convaincu. Pour moi, ce n’est pas de la BD mais du récit illustré, puisqu’il n’y a presque que de la voix off et qu’il n’y a pas vraiment de « narration séquentielle » entre les différentes cases. Et, plus prosaïquement, je me suis tout simplement ennuyé : des illustrations, aussi belles soient-elles, ne suffisent pas à rendre une biographie vivante.

Nom série  Le Grand Scandale  posté le 28/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié ce thriller. L’idée de départ est assez sympa : le dessinateur Al Jackson est embauché par des gens plus ou moins louches pour, au final, faire passer des dénonciations politiques (notamment révéler des affaires de corruption) dans des strips de bande dessinée assez légers, racontant les histoires d’une « petite bonne femme aux gros lolos », adjointe du District Attorney.

Évidemment, cela ne va pas plaire à tout le monde, et Al va devoir fuir de ville en ville, tout en essayant de comprendre exactement qui sont ses commanditaires et de se sortir du pétrin dans lequel il s’est fourré, tout en gérant ses relations compliquées avec son garde du corps / surveillant Aldo et sa petite amie et modèle Bernice, qui n'est sans doute pas l'innocence incarnée.

Godard et Ribeira (plus connus pour leur série Le Vagabond des Limbes, dont il faut avoir lu au moins les 12 premiers tomes) savent très bien raconter une histoire. Le type du héros un peu dépassé par les événements, qui s’intègre bien à une atmosphère à la frontière entre le polar mélancolique et le thriller politique, fonctionne parfaitement, au point que le côté un peu répétitif de sa fuite ne m’a finalement pas dérangé.

L’énorme défaut de cette série, c’est qu’elle n’a pas de fin, et n’en aura sans doute jamais. À la fin du tome 4, on nous annonce un tome 5, intitulé « Québec » qui n’est hélas jamais sorti… Quel dommage. Si je ne recommande pas l'achat, c'est bien sûr pour cette raison. Au Père Noël, je demanderais bien que les auteurs nous concoctent un dernier tome qui dénoue tous les derniers fils de l’intrigue et donne à cette série, injustement oubliée, le dénouement qu’elle méritait.

Nom série  Le Retour à la terre  posté le 28/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le retour à la terre est une suite de gags librement inspirés de la vraie vie de Larcenet et sa compagne, un couple de citadins qui ont décidé de s’installer à la campagne. Dans l’ensemble, c’est effectivement assez tendre comme humour, avec des moments crétins plutôt sympas.

Je suis très fan du style de dessin employé par Larcenet dans cette série, apparemment très simple mais parfaitement maîtrisé et toujours très expressif. Pour moi, c’est un des meilleurs dessinateurs dans ce style plus ou moins faussement relâché popularisé par la vague des auteurs de l’Association.

En ce qui concerne les gags eux-mêmes, c’est agréable à lire, mais ça ne m’a jamais fait plier de rire (en même temps, ce n’est sans doute pas le but). Et par ailleurs, je trouve la réflexion socio-philosophique beaucoup plus intéressante dans Le Combat ordinaire. Ici, il y a quand même assez souvent des idées un peu faciles et stéréotypées, qui par conséquent manquent un peu trop de surprendre pour faire rire, réfléchir ou les deux.

Cette critique paraîtra sans doute assez négative, mais c’est aussi parce que les points positifs ont déjà été soulignés de nombreuses fois par les autres posteurs. Et dans une certaine mesure, je suis d’accord avec eux : ça reste une lecture agréable. Cependant, dans un genre similaire, je vous recommande très vivement Le Combat ordinaire.

Nom série  Mister George  posté le 28/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je vais être rapide car mon avis recoupe pas mal celui des autres posteurs. À vrai dire, j'ai lu cette BD il y a quelque temps et j'ai un peu traîné avant d'écrire ma critique. Sur le coup, j'avais trouvé ça divertissant : clairement, les auteurs sont des vieux briscards et savent raconter une histoire. Mais à l'heure où j'écris ces lignes, je m'aperçois qu'il ne m'en reste pas grand chose en mémoire, à part la « clé de l'énigme », qui n'est d'ailleurs pas d'une originalité folle.

À emprunter à l'occasion en bibliothèque pour une petite soirée pas prise de tête, mais sans plus.

Nom série  Match  posté le 28/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Match est un exercice de style bien mené : pensez donc, relever le défi de raconter un match de tennis point par point, et le tout sans dialogue !

Côté positif, la narration graphique de Panaccione est toujours parfaitement claire. C’est toujours vivant et expressif.

[SPOILER] En revanche, j’ai été un peu déçu par le côté finalement un peu attendu des péripéties. Idem pour la trame scénaristique générale : Lacoste est un joueur de tennis à la papa, qui perd tous ses points jusqu'au moment où il prend un Ricard, une clope, et paf il commence à marquer point sur point. Heureusement, il ne finit pas par gagner le match ainsi et il y a une dernière péripétie qui renverse à nouveau le tout, sinon ça aurait vraiment été d’une linéarité désespérante. [/ FIN SPOILER].

Au final, je ne peux que saluer la performance de l’auteur qui, je le répète, est tout à fait réussie, mais je trouve qu’il manque un petit quelque chose pour me convaincre totalement.

Nom série  Walking Dead  posté le 27/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
(Après lecture des 24 premiers tomes)

Cette série est vraiment une réussite. Pourtant je n’étais pas un public acquis d’avance : a priori , je ne suis pas spécialement attiré par les histoires de zombies et j’avoue que l’engouement général me faisait craindre que la série soit surévaluée. J’ai donc été très agréablement surpris : j’ai dévoré les 24 premiers tomes en quelques jours…

Comme cela a déjà été dit, si Walking Dead fonctionne si bien, c’est parce que les scènes de baston avec les zombies ne remplissent pas toutes les pages, et qu’on s’attache davantage au comportement d’humains lambda en situation extrême, et leurs relations entre eux. Cela, Kirkman le maîtrise parfaitement. Malgré une série qui est maintenant relativement longue, il arrive à maintenir une multitude de personnages qui possèdent crédibilité et cohérence, même pour ceux qui ont évolué de façon importante au long du récit. De plus, il n’hésite jamais à faire avancer le scénario : en tuant des personnages, bien sûr, mais aussi en causant des changements de situation assez définitive. Ainsi, depuis le début de la série, on est passé d’un temps d’errance et de débrouille au jour le jour à un abri provisoire relativement protégé (la prison) puis à l’établissement d’une véritable vie en communauté (Alexandria). C’est toujours agréable de voir un auteur qui ne se contente pas de laisser toujours ses personnages dans la même situation, simplement parce que le début de la série a trouvé son public avec un certain schéma narratif.

J’ai parfois un peu tiqué sur l’idéologie sous-jacente de la série, qui me semble globalement assez conservatrice, mais les personnages sont suffisamment bien écrits pour que j’aie pu passer outre.

La période avec les Sauveurs (tomes 20 et quelques) m’a paru tirer un peu en longueur sur la baston, mais cela reste bien fait.

Dès le début de la série, Kirkman a été parfaitement clair : cette série ne va nulle part en particulier, elle n’a pas de fin prévue, il n’y a pas de « clé de compréhension » cachée à tout cela. Mais ça ne pose aucun problème ! Tant que chaque tome continue à nous passionner...

Ma note personnelle serait quatre étoiles, mais il est évident que Walking Dead servira désormais de point de comparaison pour toute histoire de zombie, que ce soit en BD ou pas. De mon point de vue, c’est précisément la définition d’une série culte.

Nom série  Mémoire de cendres  posté le 13/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire. Dans les deux premiers tomes notamment, la narration et le découpage manquent de technique, ce qui rend l'histoire un peu pénible à lire : qui sont ces personnages ? À qui parlent-ils ? Telle case est-elle la suite de la précédente, ou bien démarre-t-elle une nouvelle scène (t.3 pl. 31 par exemple) ?
Globalement, cela manque aussi un peu de scènes qui "plantent les personnages". Ça ne ferait pas de mal d'introduire au moins les personnages principaux par une scène un peu marquante qui permettent de les caractériser rapidement. Je sais que c'est un peu éculé comme technique de narration, mais ça a fait ses preuves...
Le contexte historique, également, pourrait être un peu plus expliqué au lecteur au début de la série. À l'inverse, vers la fin de la série, le contexte est largement mieux expliqué, mais ça force parfois un peu sur la voix off ou les longs dialogues (notamment dans les tomes 6-8 ).
Dès le début, le dessin est assez correct, malgré quelques erreurs de perspective ou de proportion sur certaines cases. Il s'améliore au fur et à mesure, et assez rapidement il devient même assez classe.
De manière générale, tout ces points s'arrangent au fur et à mesure de la série, mais je n'irai pas jusqu'à dire que ça m'ait jamais franchement fait décoller. Il manque un petit quelque chose, soit dans les personnages, soir dans les dialogues. Cela passe d'un "bof, sans plus" pour le début de la série à un "pas mal" pour la fin.

Nom série  Elle  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas trop accroché à ce diptyque. La faute en revient principalement à la ressemblance entre les visages masculins, qui rend un effort nécessaire pour suivre l'histoire. Et comme je n'ai pas trouvé celle-ci particulièrement passionnante, j'avoue ne pas avoir fait l'effort d'essayer de déduire qui est qui sur chaque case et je suis un peu passé en mode lecture automatique : tiens, il y des gens avec des jeeps, c'est sûrement des Allemands ; tiens, il y a des gens qui sabotent un train, c'est sûrement des résistants.

Le pitch d'une jeune fille qui est ou qui se prend pour un ange et qui cherche ses ailes dans les décombres d'un bombardement était pourtant une jolie idée au départ, et aurait pu donner lieu à un récit à la fois profond et nimbé d'irréalité. Au lieu de cela, on a affaire à une histoire de résistance plutôt classique dont les dialogues et le découpage ne sont pas spécialement bien réalisés. Les décors pastels ne sont pas désagréables, sans être d'une richesse inouïe.

Deux étoiles pour une certaine originalité dans l'ambiance, mais ça n'ira malheureusement pas plus loin.

Nom série  Namibia  posté le 29/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bien que j'aie passé un moment agréable avec Kenya, ce ne fut pas le cas pour Namibia. Plus je progressais dans cette série et plus l'intérêt laissait la place à l'agacement. Le premier tome commence de façon correcte, puis ça part en grand n'importe quoi et l'explication finale est d'un manque de crédibilité quasiment insultant pour le lecteur.

La baisse de qualité se traduit aussi dans le dessin : au début, je trouvais que Marchal s'acquittait fort bien de sa mission, à savoir s'inscrire dans la continuité de Léo, mais en voyant le changement de style et le basculement vers une certaine médiocrité dans les derniers tomes, je commence à soupçonner qu'en réalité Léo participait au dessin du début pour assurer le lancement commercial de la série. Par ailleurs les scènes de nu, qui étaient excusables dans Kenya parce que l'histoire était assez prenante par ailleurs, deviennent franchement énervantes ici parce qu'on a vraiment l'impression qu'elles servent uniquement à meubler.

Mais c'est surtout la dispersion des pistes, le manque d'explication cohérente et la grande impression de n'importe quoi qui m'ont prodigieusement agacé. Bref, je suis assez mécontent et je compte revendre cette série achetée avec une confiance un peu trop naïve.

D'ailleurs je remarque qu'à l'heure où j'écris ces lignes, il n'y a quasiment que des avis postés avant la fin de la série qui lui accordent trois ou quatre étoiles. C'est un signe, et pas un bon...

Nom série  Kenya  posté le 29/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kenya est une sympathique série d'aventure surnaturelle qui devrait vous faire passer un bon moment. L'histoire est bien menée et l'apparition des phénomènes paranormaux bien dosée. Léo utilise un dessin classique et je me suis fait la réflexion, en lisant cette série, qu'il a tout simplement un trait parfait, d'une clarté impeccable, pour les décors et la faune de ce genre de récit. C'est typiquement le genre de dessin qui s'impose comme une telle évidence qu'on ne remarque même plus qu'il est totalement maîtrisé, un peu comme celui de Juillard (Les 7 vies de l'épervier, etc.). J'aime un peu moins ses visages féminins, qui ont un peu trop tendance à être similaires quoique reconnaissables. Et comme d'habitude, les bestioles qu'il dessine sont très jolies. Le principal point négatif est que l'explication finale de tout cela est insuffisamment étoffée à mon goût et manque de cohérence et de crédibilité. C'est ce qui expliquera ma note un peu sévère pour une série somme toute agréable. L'achat n'est peut-être pas indispensable mais c'est une lecture distrayante donc un bon emprunt en bibliothèque.

Nom série  Les Epées de verre  posté le 20/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les épées de verre est un récit d'heroic fantasy qui nous raconte la fin annoncée d'un monde sous forme d'apocalypse climatique et la quête de quatre épées de verre qui sont censées sauver leurs possesseurs de cette fin prochaine.

Au niveau du scénario, j'ai apprécié qu'il n'y ait pas de héros mis sur un piédestal : ainsi, les scènes de dialogue permettant de planter le personnage de Yama au long de la série, loin de montrer sa grandeur d'âme et son élévation morale exceptionnelle comme dans un récit héroïque classique, montrent qu'elle reste un peu stupidement obnubilée par sa vengeance. De même, Tigran est un gars très ordinaire, motivé par un amour conjugal loin des grands stéréotypes romantiques mais plein d'une tendresse domestique volontairement un peu ridicule. Il est intéressant que les personnages restent avant tout guidés par ces petites motivations personnelles, myopes qu'ils sont du grand danger global. Cette métaphore de notre monde actuel, heureusement, n'est pas appuyée de façon trop lourdingue.

J'ai donc aimé ce contexte de changement climatique et ses "éco-réfugiés" (un thème actuel mais qui est bien intégré dans cet univers de fantasy). J'ai aussi aimé que chacun des quatre tomes ne corresponde pas platement à la découverte de chaque épée ; que la fin du tome 2 se joue plaisamment du lecteur ; que l'aventure soit bien pensée en 4 tomes, sans détours artificiels pour allonger la sauce comme dans tant d'autres séries.

Certes, la trame générale du scénario n'est pas de la plus grande originalité, mais cela fonctionne bien : une quête bien identifiée dès le début de l'histoire, des vilains dominants qui exploitent de pauvres dominés, une prophétie, une héroïne qui passe des années auprès d'un maître pour préparer sa vengeance, ce maître ayant lui-même des motivations secrètes qui vont apparaître petit à petit... La fin utilise un ressort également plutôt classique, mais toujours efficace.

Quelques dialogues relèvent d'une psychologie un peu naïve, et parfois les réactions de certains personnages paraissent trop rapides. Ou, au contraire, on se demande ce qui les amène à se dire certaines choses seulement maintenant alors qu'ils se fréquentent quotidiennement depuis des années. Le fait que Yama soit amoureuse de son mentor n'était peut-être pas nécessaire mais ça pourrait être pire, et cet élément évolue de façon logique à la fin.

Mais la grande force de cette série, c'est son graphisme. Quelle claque monumentale ! C'est tout simplement sublime. Dans un style inspiré de l'animation, les personnages sont typés et immédiatement reconnaissables alors que les décors sont ultra-réalistes. Certes, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'Achard ressemble un peu à une version plus réaliste d'Oumpah-pah et Miklos à Mel Gibson, mais ça ne m'a pas vraiment dérangé.

Les décors de nature et de forêt en particulier sont époustouflants. On a parfois des ambiances à la Miyazaki (par exemple T.1 pl. 12, 14, 16...). Les décors de ville sont aussi merveilleusement réussis. On peut s'attarder sur tous les détails du dessin, c'est impeccable. C'est déjà très joli à feuilleter et à regarder, mais quand on est en train de lire l'histoire, on est littéralement immergé dans les cases et on a l'impression d'y être.

La réflexion sur le découpage n'est pas oubliée pour autant : j'aime bien, par exemple, la mise en page des planches 20-21 du tome 3, où les hauts quartiers en page gauche sont mis en parallèle avec les bidonvilles en page droite. Cette intelligence dans le découpage confirme que Laura Zuccheri, non contente d'être une dessinatrice exceptionnelle, est une véritable auteure de bande dessinée. J'espère qu'on la reverra très vite dans cette discipline !

Cette perfection graphique, n'ayons pas peur des mots, participe fortement à rendre l'univers crédible et cohérent. Par exemple, les différentes coiffes des soldats laissent deviner un système bien établi de grades, sans qu'il soit besoin de le mentionner explicitement. À propos de l'univers développé, j'ai également trouvé géniale l'idée des montures qui, physiquement, ne sont autres que des humains géants se déplaçant à quatre pattes. C'est simple mais franchement original ! Ainsi, la scène de la planche 20 du tome 4 (désolé, no spoiler) se révèle poignante et plus dérangeante que bien des scènes sanguinolentes vues dans d'autres œuvres de fantasy.

Scénario :
Dessin :

Bien que j'accorde habituellement plus d'importance au scénario qu'au dessin, j'ai un véritable coup de cœur pour cette série et je sais que je la relirai plusieurs fois avec un plaisir chaque fois renouvelé. N'hésitez pas !

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