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Nom série  Blankets - Manteau de neige  posté le 03/10/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Indéniablement "Blankets" est une oeuvre à part dans le monde de la BD. Pour moi, jeune initié à la BD intimiste autobiographique, cet ouvrage a été l'objet de la découverte du vrai sens du terme souvent usité par certains de mes congénères : "roman graphique" et qui avait su jusque là préserver une opacité digne d'une oeuvre de Faulkner.

Pour tout dire j'avais l'impression que ces deux mots étaient en fait un oxymore. C'est vrai, comment peut-on relier dans une même expression deux termes qu'on tache depuis toujours de dissocier dans la bande dessinée. Celle-ci, souvent considérée comme un hybride, nage entre deux eaux. D'un côté le dessin, qui sans être de l'art est au service du texte, qui n'est pas de la littérature.

Craig Thompson dans "Blankets" tente de faire oublier à son lecteur qu'il lit une bande dessinée (ma foi bien épaisse). Son style d'écriture se détache de la prose platonique, sèche etn n'ayons pas peur des motsn stylistiquement pauvre et laide qu'on peut couramment lire dans des mangas ou BD. L'auteur se permet d'introduire une part de contingence indispensable (moi aussi je fais dans l'oxymore) à sa narration. Effectivement, il y quelque chose de dispensable qui devient indispensable pour élever le texte à la hauteur de la littérature. Ce qui peut paraître inutile, c'est bien sûr la narration à la première personne qui alterne avec les dialogues et les silences. Mais cette dernière installe une dimension lyrique digne d'un romantique du XIXe siècle. Ces paysage de neige qu'il contemple, c'est René de Chateaubriand qui observe la nature. C'est tout le mythe de la végétation qui est à nouveau développé à travers cette histoire d'amour moderne.

Car si la narration peut paraître fraîche, salvatrice, et savoureuse, on peut en dire autant pour la justesse dont fait preuve l'auteur pour raconter une histoire en somme assez banale. Evidemment, certains pourraient dire qu'on tombe parfois dans des clichés : l'ado solitaire, rêveur, artiste... Vivant dans un monde fantasmagorique, reflet d'un désir d'échapper à la réalité. Je ne nie pas tout cela, mais Craig Thompson fait continuer le rêve durant 6 chapitres. On pourrait croire qu'en rencontrant la belle jeune fille, il s'épanouirait, sortirait de ses rêves. Cependant il rentre dans une autre dimension onirique où Raina devient sa muse. Les deux derniers marquent les esprits tant ils sont durs. Le réveil est brusque et douloureux !

A travers Craig, on retrouve un petit bout de soi. On se rappelle de ces moments heureux qu'on a vécus. Ces moments qu'on savourait et dont on connaissait l'issue, mais qu'on s'évertuait à oublier. On laisse quelques marques sur la neige, on les croit immuables. Elles disparaissent immanquablement... Mais aussi, ces moments qui vous changent d'un jour ou l'autre, qui laissent une trace. Thompson souffle toutes les saisons, il nous fait frissonner avec son air glacial, ses paysages enneigés et il nous réchauffe avec une histoire d'amour allant au-delà des saisons, qui permet de ne pas sentir les effets de cette saison morte.

Enfin, l'originalité du personnage de Craig vient de sa passion pour la religion. On a l'impression qu'à travers sa BD, l'auteur cherche à exprimer le cheminement de sa pensée. Celle d'un ado élevé dans une famille ultra catholique, enfermée dans une petite ville des Etats-Unis où les préjugés priment. Ses rêves sont dans un premier temps le moyen d'exprimer sa foi. Mais avec l'arrivée de Raina c'est une émancipation qui s'opère, aussi bien envers sa famille qu'envers la religion. D'un point de vue assez terre à terre, le jeune homme se rend compte que le péché de luxure ne l’a pas encore foudroyé. Ce qui est peut-être décevant c'est qu'il condamne finalement totalement la religion. Il renie totalement sa foi, qui aurait pu selon moi être préservé avec un bémol. Car renier aussi rapidement la religion c'est comme partir d'un coup de tête, sans véritable argument. Effectivement la Bible est un vieux texte qui à travers ses différentes traductions à perdu de sa véracité mais il n'en demeure pas moins qu'elle pose les piliers d’une possibilité de l'existence humaine, voire de l'univers !

Le dessin est plus que jamais au service du texte et de l'idée. Le côté onirique est parfaitement exprimé avec des apparitions farfelues. Le trait gras, généreux, sensible de Craig Thompson est enchanteur. Il nous permet de se plonger dans le monde bien particulier qui est le sien. Un mélange de poésie, de rêve, de douce cruauté... Le cadrage est époustouflant d'ingéniosité. Il fait la liaison obligatoire entre le texte, l'image et les sentiments. Ainsi je me vois tomber en larme dans les derniers chapitres avec un découpage inattendu. On glisse d'une vignette à l'autre en cherchant à faire le lien avec les mots, les phrases. Il y a une réciprocité entre les deux éléments distincts que sont le texte et l'image : l'un permet d'expliquer l'autre et de le compléter.

Ma lecture de "Blankets" fut éprouvante et ludique.
Je sors comme j'aime sortir d'une oeuvre : époustouflé, ayant l'impression d'avoir ouvert une porte, d'avoir découvert quelque chose de nouveau.
Cette lecture et cet avis sont ma foi épisodiques, mais je fais comme Craig Thompson, « Quel plaisir que de laisser des traces sur une surface immaculée. De tracer une carte de mes pas… peu importe si c’est temporaire. »

Nom série  Suprême  posté le 05/10/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Pas la peine de vous présenter Alan Moore, le génie venu de l'autre côte de la Manche. Après avoir dévoré les pavés que sont les génialissimes From Hell, V pour Vendetta et "WWatchmen" j'étais curieux de voir ce que donne "Suprême", le dernier album traduit en France. Moore nous plonge totalement dans l'ambiance comic (que je ne connaissais d'ailleurs pas ou très peu) : une narration bien particulière, tout comme le graphisme. "Suprême" c'est en quelque sorte le comic vu par ce scénariste hors-norme, c'est un superbe hommage à l'ensemble des époques qui l'ont constitué.

Pour lire cette série il faut totalement se plonger dans l'univers mis en place, c'est la principale difficulté (surtout pour un novice dans le comic pur et dur). Le premier chapitre est étrange, dans le sens où les trois premières planches nous donnent l'impression d'une histoire totalement sérieuse d'un brâve super héros perdu dans la galaxie qui sort d'une période d'amnésie. Vient ensuite l'arrivée d'autre Suprême, quand on voit arriver un Mouse Suprême avec une tronche de Mickey Mouse et le corps bodybuildé on a vite compris qu'Alan Moore s'amuse.
Au début on patauge, on est comme le héros, on comprend pas grand chose, on est dépassé, on se dit presque :"qu'est que c'est que cette histoire de fou là ?". Et puis on retombe sur terre...aux côté d'Ethan Crane. Alors, avec lui, on découvre son passé, ses histoires, sa naissance à travers des styles graphiques impressionnants. Le puzzle commence à se former petit à petit, sous peine de lasser le lecteur. Une multitude d'épisodes, qui ont de l'importance, batissent la personnalité du notre super-héros.

Moore utilise une narration bien particulière : celle des comic que l'ont peut trouver dans notre librairie, du genre : "Mais que va-t-il donc arriver à notre super-héros, vous le saurez à la page suivante". Lourdingue ? Pas vraiment, on rentre dans le jeu, on se laisse porter par cette ambiance. On glisse d'épisode en épisode avec l'espoir d'en apprendre toujours de plus en plus. Les nostalgiques de Superman et autres super-héros adoreront cette série ! Moore essaye de penser comic américain, il fait alors preuve d'une imagination débordante, de nombreux personnages qui viennent pimenter l'histoire...Cette série n'a aucune prétention, et le scénariste s'amuse à recréer ses lectures d'enfance.

Autant dire que pendant plus de 150 pages je suis resté dubitatif face à un tel scénario, je m'attendais à du Moore, moi ! Avec un scénario ingénueux et tout le tralala que j'adore chez lui. Et au fur à mesure de la lecture je me suis laissé allé. Une bonne histoire de Super-héros sans premièrement une jolie demoiselle et deuxièmement des méchants très méchants ça n'existe pas. Les dernières pages ont fini par le captiver avec le réveil de Darius Dax. C'est tout les alliés de Suprême qui interviennent, on assiste alors à un duel digne de nom. Je reste sur un accord parfait, qui est ce que j'attendais, c'est-à-dire, quitte à ne pas avoir du Moore, et bien du grand comic...

"Suprême" est un hommage à la BD américaine, scénaristiquement ET graphiquement. Dans cet album : "l'âge d'or" on assiste essentiellement au passé de notre super-héros, ainsi Moore et ses amis ont eu l'intelligence d'utiliser le style graphique du comic des années 40. Les pages sont jaunies comme si le temps était passé par là. A côté de cela des illustrations ultra-modernes qui utilisent l'informatique etc. C'est ce qui m'avait séduit (en plus du nom de Moore) et m'avait poussé à acheter cette série.

Une semi-deception donc, ce qui est bizarre c'est que j'attends la suite avec impatience...J'aimerai vivre d'autres aventures aux côtés de "Suprême". Un super hommage au comic !



MAJ 07/01/05
Après relecture, à peu près un an après mon avis a totalement changé. Entre temps j'ai découvert bon nombre de comics, les premiers Spider-man de Stan Lee, les oeuvres de Miller et beaucoup d'autres oeuvres avec des super héros.
Et là je dis : MOORE est un GENIE. C'est la plus belle série que je connaisse qui arrive aussi bien à rendre hommage à la "mythologie" des comics.
Les dessins sont intelligents.
La narration parfaitement choisie et maîtrisée.
L'humour distilée comme il le faut.
Une perle rare
(excusez mon changement d'avis assez extrême mais on peut passer à côté d'un chef d'oeuvre parfois)

Nom série  Quartier lointain  posté le 14/09/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Jirô Taniguchi et l’art de la narration.
« Quartier Lointain » sort largement des sentiers du manga. Pour l’instant mes lectures s’étaient limitées à du fantastique, humoristique et policier, mais pas encore au roman graphique. Je découvre avec grande joie (une fois de plus) une nouvelle face du manga qui n’a pas finit de m’impressionner. A la lecture de cette série on se dit « Que c’est beau ! Comment ça se fait que dans notre bonne vieille BD nous n’avons pas des histoires comme ça ? », c’est alors que l’on se rend compte que seul les japonais sont capable de maîtriser une telle narration. Selon moi (et Taniguchi dans une interview dans « Bang ») les européens se focalisent sur le dessin, la peinture, avec une multitude de détails, ils cherchent la perfection graphique. Et tout d’abord ? Qu’est que la BD ? La rencontre du texte, de l’image et de la peinture alors que le manga se contente des deux premiers. Les prouesses graphiques de la BD sont impressionnantes, tout comme celles, scénaristiques, du manga !

L’histoire en elle-même n’est pas d’une grande originalité : qui n’a pas rêvé de revivre un petit bout de sa jeunesse ? Mais la façon dont elle est développée est plus qu’intéressante. Taniguchi fait preuve d’une grande sensibilité pour donner vie à ses personnages. Les sentiments nous sont livrés tels quels grâce à une narration interne du héros. Ainsi le lecteur se retrouve dans la tête d'Hiroshi Nakahara, non pas celui de 14 ans, mais de 48 ans. Le héros cède à la joie de la jeunesse et se laisse emporter par l’amour. Mais ce n’est pas pour rien que ce quadragénaire retourne dans le passé : pour comprendre, pour empêcher son père de partir comme il l’avait lorsqu’il avait 14 ans. C’est alors qu’on découvre une famille heureuse qui malgré cela a ses petits secrets… L’incompréhension règne pendant tout le premier tome et il faut attendre la fin du deuxième pour enfin avoir la réponse.

Certains trouveront la fin décevante, je la trouve époustouflante ! Une construction cyclique qui donne une dimension utilitaire à ce voyage dans le temps. Hiroshi sait maintenant pourquoi son perd est parti, il sait si sa mère a été heureuse, il peut enfin rentrer. Au long de l’album nous avons pu découvrir comment était Nakahara adulte : prêt à quitter sa femme, ne portant que peu d’importance à ses enfants, sévère. C’est en étant enfant qu’il devient adulte ! C’est exactement ce que je trouve sublime dans cette série. La fin n’est pas vraiment une fin ? Peu importe maintenant que l’on sait le héros prêt à assumer sa vie de père…

Les illustrations de Taniguchi sont d’une grande clarté. Il avoue lui-même s’être inspiré de la BD pour se forger son style. En effet le lecteur pourra remarquer les détails fortement présents. Les expressions du visage sont parfaitement dessinées. Son trait porte la marque du soleil levant et nous emmène dans un petit village du Japon dans les années 60. Je ne pense pas que le dessin soit vraiment le critère le plus important de cette série, mais il mérite de s’y pencher…

« Quartier Lointain » est comme le titre le suggère loin devant d’autres productions japonaises et il mérite largement son prix à l'Alph Art du meilleur scénario d'Angoulème. Je suis d'ailleurs fort content que cette série soit le premier manga à être primé dans notre festival... A lire absolument selon moi…

Nom série  Archipel  posté le 10/09/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Y'a pas à dire : il carbure en ce moment Corbeyran !
Encore une nouvelle série : "Archipel" et qui dit nouvelle série dit aussi nouvelle tête dans la BD : Barbay. Si en ce moment le scénariste des Stryges a de l'inspiration, la qualité, elle, n'est pas toujours au rendez-vous. Je pourrai citer les soporifiques et banales "Weena" et "Asphodèle". "Archipel" a tout de même un avantage : le dessin qui est stylisé et intéressant, même s'il est vrai qu'il montre un manque de maturité.

Commençons par le moins bon : le scénario. On se retrouve avec l'archétype du personnage principal : beau, jeune etc. Celui-ci fait étrangement penser à Spirou avec sa petite bestiole. L'écureuil a été troqué pour un petit monstre et le tour est joué. Attention : les premières pages sont véritablement ennuyeuses à mourir. On a l'impression de lire une encyclopédie. Toutes les deux bulles on se retrouve avec une note pour avoir une explication de ce mot bizarre. Il y a plus de lecture en bas de la page que dans les bulles ! Personnellement c'est le genre de chose que je déteste, ça entrave la lecture. J'aime lire tout d'une traite, avoir l’œil qui glisse de case en case. La suite se révèle plus intéressante lorsqu'on se retrouve dans une ville déserte et que l'histoire à proprement parler commence.
On se rend alors compte que le fantôme de Jules Verne plane sur la série : un peuple marin, énigmatique, des scaphandres etc. Ce qui est surtout regrettable c'est que le personnage nous paraît distant, cela est peut-être dû au ton adopté par Corbeyran, on suit alors avec peu d'intérêt son aventure. J'ai l'impression qu'on est parti dans une histoire à rallonge : le héros cherche sa copine mais à chaque fois il y a surenchère des évènements. Faudra voir ce que ça donne dans le prochain tome, et il faut tout de même avouer que ce premier album est assez vide, il ne se passe pas grand chose. Tenir 46 pages avec une énigme aussi fine, ça tient du miracle !

Barbay a le mérite de s'illustrer et d'illustrer parfaitement cet "univers". Son style est intéressant car il sort de la norme. S'il n'est pas très précis et qu’il ne tient pas encore parfaitement en main les personnages, la couleur est parfaite. Dans les tons marins. Petite déception : la couverture qui est selon moi trop en retrait par rapport au contenu. Des tonalités que l'on a pas l'habitude de croiser à l'intérieur de l'album. Que cela soit dit entre nous, "Archipel" m'est un peu égal, mais Barbay est une agréable surprise...

Nom série  Monster  posté le 16/08/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Que les anti-mangas, les défenseurs de la BD franco-belge coûte que coûte, qui les nomme "japoniaiserie" se cachent !
Nous sommes loin des productions "ordinaires", qui peuvent (globalement) se résumer à baston, cul et j'en passe et des meilleurs qui finissent par donner une mauvaise image du manga. "Monster" est (selon moi) LE manga adulte par excellence ! Après avoir lu la totalité des tomes on ne peut que se dire "Wouha ! mais ce Naoki Urasawa est un génie, et je n'en suis qu'à la moitié de la série !". J'irai même plus loin en poussant le vice et clamer que "Monster" est l'un des plus impressionnants ouvrages policiers qui m'ait été donné de lire.

Le scénario est à n'en pas douter l'atout principal de cette série, ficelé, impressionnant, et humain. Comment ça humain ? J'expliquerai ça après.
Le lecteur est transporté en Allemagne, aux côtés du Docteur Temna, le plus grand neurochirurgien du pays. On y découvre dans un premier temps les petites magouilles des hôpitaux qui restent tout de même basées sur la renommée et par la même occasion le caractère de Kenzô Temna : sérieux et humain. En effet celui-ci se rend bien vite compte qu'un tel système ne peut pas se préoccuper des patients. Pour lui une vie humaine est ce qu'il y a de plus important. Vous voyez ? Uniquement dans les premières pages on arrive à se faire une idée du personnage principal qui est intéressant.

L'intrigue est elle-même captivante et originale, mais ce qui est surtout époustouflant c'est la façon dont elle est menée. Le lecteur participe à l'enquête, Naoki Urasawa n'hésite pas à temporiser les évènements pour créer une part de suspense. Morceau par morceau l'enquête se complète, s'intensifie. Si le tome 1 est légèrement plus lent que les autres c'est certainement parce qu'il fallait poser les bases qui, on s'en rend compte ensuite, sont essentielles, le reste garde toujours la même force de captation grâce à des éléments supplémentaires qui s'ajoutent. Lorsqu'on termine un opus on commence par se poser une tonne de question, pour ensuite ne plus tenir et se jeter sur le prochain.

Revenons sur le côté humain. Naoki Urasawa crée une galerie de personnage impressionnante. Mais à quoi ça sert ? Et bien tout simplement à épauler les personnages principaux ! Une tonne de petites histoires viennent se greffer à la trame générale et à chaque fois on se rend compte que grâce à celles-ci l'histoire est relancée de plus belle. Ces petites histoires sont intéressantes car elles mettent en jeu des protagonistes humains, qui ont une certaine sensibilité. Toutes les réactions nous (me) paraissent naturelles. Seul un personnage se montre insondable (quoique...au fil des tomes...) : Johann.
Ah ! Johann est des personnages le plus charismatiques que j'ai pu connaître. Le rôle du méchant lui va comme un gant mais à aucun moment on n'a envie de le détester, on n'éprouve de la haine, tout ce qu’intéresse le lecteur c'est ce qu'il est ? Avec son air d'ange on ne peut pas le détester. Tous les protagonistes de l'histoire ont un côté travaillé, fourni, que cela soit Dieter ou Eva et j'en oublie !

Quant au dessin, personnellement j'adore, un mélange plus qu'intéressant du graphisme européen et japonais. Le seul élément qui puisse nous renseigner sur le fait que l'on soit bien dans un manga c'est les personnages et encore... Les visages se rapprochent du Japon alors que le buste s'en éloigne. Est-ce dû au fait que l'histoire se passe en Europe ? Toujours est-il que les décors sont époustouflants, quelle maîtrise du noir et blanc ! Et d'une justesse pas croyable. On sent qu'il y a derrière tout ça une recherche très importante de documentation, d'implication.

Il faut tout de même savoir que "Monster" a été nominé aux Alph'Arts d'Angoulême en 2003 dans la catégorie meilleur scénario. Je trouve que c'est une grande avancée dans l'histoire de la BD franco-belge que d'admettre enfin la qualité des productions japonaise et se rendre compte qu'elles sont dignes d'égaler, voire même de surpasser bon nombre de séries de BD !
La suite, vite ! Et je peux vous assurer que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Un scénario mené comme un maître, des personnages réalistes et sensibles, des dessins impeccables : je suis conquis par "Monster" et Urasawa...

Nom série  Les cercles d'Akamoth  posté le 16/08/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suspecte Delcourt d'avoir rangé cette série chez "Insomnie" dans le simple but de gonfler quelque peu le catalogue, parce que c'est loin de foutre la trouille et ça se rapproche plutôt de la collection "Machination" (le cycle des Stryges). "Les Cercles d'Akamoth" c'est dans un premier temps une série qui débute, donc forcément, difficile de se faire une idée fixe (sans aucun jeu de mot), et c'est aussi une série assez banale, peu originale. Le Galli au scénario nous mène dans un polar fantastique mis en image par Michalak, une paire toute nouvelle débarque dans la BD.

Soyons clair et ne tournons pas autour du pot : l'histoire ne casse pas des briques, mais plutôt des cailloux, c'est peu original et on a l'impression de déjà vu avec les deux inspecteurs de police américains qui ne peuvent pas se supporter et qui sont hélas obligé de collaborer ensemble. Dans les premières pages on se demande quand est-ce que ça va véritablement commencer et que l'on pourra lire une parcelle d'originalité. Il faut tout de même attendre l'arrivée d'un mec qui se ballade à poil sur une route pour que ça me captive un tant soit peu ! Pour qu'ensuite je me rendorme jusqu'à la fin de l'album. Je ne suis pas parti dans l'intention de descendre en flèche la série, mais c'est plus fort que moi. Mon but n'est pas de critiquer le travail des auteurs mais d'exprimer mon opinion. Je suis certain que l'on aurait pu commencer par la fin parce que le semblant d'enquête est soporifique sur les bords. Malgré tout cela j'attends le prochain album pour voir ce vers quoi on se tourne...

"Insomnie" ? Mais ? c'est pas la collection horreur de chez Delcourt ? Le Galli n'a pas réussi à me glacer le sang mais plutôt à me faire descendre la pression cardiaque. Selon moi la peur résulte d'un instant court, de surprise, inattendu. Comment voulez-vous faire peur avec une enquête de longue haleine ?

Le dessin est propre y'a pas de doute, mais tout comme le scénario, sans aucune originalité ! On n'a pas l'impression que Le Galli cherche un style bien particulier qui lui soit propre mais tout simplement à jeter un coup d’œil sur les autres pour avoir un style assez basique mais efficace. Mouais... c'est pas mal mais avec tous les dessinateurs qu'il y a en ce moment on pourrait se passer d'un "clone" de plus. Les couleurs de Fabrys sont pas désagréable à l’œil et collent bien aux illustrations. Attention ! je ne suis pas en train de dire que le dessin est mauvais, mais juste qu'il est banal...

La suite, je pense sera meilleure que cet album, et puis : ce n'est qu'un premier tome me direz-vous...

Nom série  Gunnm  posté le 16/08/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au risque de faire grincer quelques dents, j'attribue seulement un 3/5 à la série "Gunnm", ce n'est pas que je n'ai pas aimé la lire, que je n'ai pas adoré le personnage de Gally, ou que la baston me déplaise, c'est un genre comme un autre, mais plutôt la fin de la série. Si seulement ce tome 9 n'était pas comme ça je pourrais sans aucun remords mettre un joli 4/5 voire même plus, mais la pilule a du mal à passer. Je vois déjà vos gros yeux, qui ne comprennent pas ce que je suis en train de radoter, les explications arrivent ensuite, ne vous inquiétez pas..(Depuis quand je cause tout seul moi ?!? ) A côté de cela, un dessin sublime, dynamique comme vous ne l'avez jamais vu !

Le début est excellent, je suis avec beaucoup de plaisir les aventures de la ravissante Gally, la plus séduisante cyborg, après Noa (de "Sky Doll"). Yukito Kishiro crée dès le premier album un univers post-apocalyptique intéressant, très noir, un monde de chaos où la justice est faite par le peuple lui-même, où plutôt par les Hunter Warriors, où évolue un ange mécanique, Gally. Ce joli brin de ferraille au fil des tomes nous devient de plus en plus familière, attachante. Tout l'intérêt de la série (selon moi) réside dans le personnage de Gally. Celle-ci nous livre ses sentiments en tant que cyborg. Sa progression est touchante et intéressante dans le sens qu'elle devient humaine (du moins jusqu'au neuvième tome), même plus que certains hommes. Elle éprouve des sentiments (tels que l'amour, la jalousie, l'orgueil) comme nous, des angoisses, des complexes. Par exemple : est-elle capable d'aimer ? de pleurer ? N'est-elle pas dans un sens prisonnière de son corps ?

A côté de cela il y a la Gally machine de guerre, qui tue sans aucun scrupule. Comme beaucoup de mangas, "Gunnm" contient beaucoup de baston, des combats toutes les vingt pages pour des motifs parfois stupides (l'épisode du dossard par exemple). L'auteur crée même un jeu : le Motorball, bien sympathique, je vous promets des épisodes dynamiques à souhait ! Ce sport est à l'image de Zalem : violent, sans règle...

Revenons-en maintenant à ce fameux neuvième tome si décevant : Kishiro arrive à nous livrer tous les secrets de Zalem...Autant dire que cet opus est très (trop ?) condensé. Les avis diffèrent sur ce tome de personne en personne. Je fais parti des déçus (vous l'avez compris)... J'ai été énormément déçu par ce tome, non pas à cause du scénario mais plutôt par le secret de Zalem qui est bien en dessous de ce que je m'imaginais !
Si au départ le combat contre Desty Nova est passionnant il n'en demeure pas moins que la suite est ennuyante à mourir selon moi. Tout nous est jeté à la tronche, révélation, secret etc. en l'espace d'une centaine de pages ! Ca parait totalement paradoxal par rapport aux tomes précédents où l'auteur prenait plutôt son temps. Tout nous est jeté en vrac d'un seul coup. Le secret de Zalem en devient alors totalement confus et l'on ne peut pas savourer avec plaisir les dernières pages de la saga "Gunnm". Tout s'accélère ! Ce qui m'a surtout déçu, je me répète, ce sont les bases mêmes de l'histoire : c'est-à-dire celles de Zalem. La fin n'est pas du tout à la hauteur du reste, c'est bien dommage !

Heureusement qu'il y a les dessins ! Ils sont, pour ne pas changer, incroyables, époustouflants, à couper le souffle, admirables, fabuleux, prodigieux, effarants, fantastiques, phénoménaux, étonnants, surprenants, extraordinaires, stupéfiants... que cela soit dit entre nous une fois pour toutes : ils sont parfaits. Traits fins, précis et détaillés, Kishiro est un très grand illustrateur, il n'y a pas de doute ! Même les scènes de baston finissent par être un plaisir.

Petit bémol : "Gunnm Last Order" qui a l'avantage d'avoir tous les avantages de la série, sans les défauts.

Nom série  Nana  posté le 16/07/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Nana" c'est une histoire assez banale. Mais pas autant que ça, car elle a le mérite de plonger totalement le lecteur dans celle-ci. Les deux personnages principaux que sont Nana et Nana nous sont présentées totalement, toutes les étapes marquantes de leurs vies sont narrées pour étoffer le plus possible le personnage. Le premier tome, qui au départ devait être le seul, est en retrait par rapport aux autres : une présentation en parallèle des "Nana" qui décident toutes les deux de quitter leur village pour Tokyo : la mégalopole qui séduit tous les jeunes. Le scénario est finement mené, au rythme des sentimens, des protagonistes. Personnellement j'ai été séduit par ce shôjo, pour une simple raison : je découvrais ce genre (à savoir les mangas pour fille). Imaginez-vous, un jeune européen qui lit des BD's européennes ne peut-être que surprit par un tel changement. C'est alors que j'ai découvert qu'il y avait des choses très interessantes dans le manga comme par exemple un rythme lent, une mise à nue des héros, qu'il n'y a pas dans la BD franco-belge.

Ce qui est surtout appréciable dans cette série c'est le fait que les personnages soient attachants, interessants, sensibles et féminins ! Rares sont les BD où les héros sont en fait des héroïnes qui ne sont pas là pour décorer et montrer leur grosse poitrine mais simplement pour vivre le plus naturellement possible. On entre dans la vie privée de ces deux jeunes femmes pleines d'ambitions. Certains diront que la première Nana est un idiote sur les bords, et niaise. Pour ma part je la trouve terriblement touchante, mignonne, attendrissante, attachante. C'est peut-être son côté midinette qui me séduit, fille qui ne se doute de rien qui a besoin d'une seule chose : de la protection. La première Nana a le mérite d'être beucoup moins égocentrique que sa copine, ce qui est aussi touchant c'est l'amour qu'elle a pour Nana Ôsaki.
Cette dernière est aussi très séduisante, avec son côté rebelle, dure au coeur tendre. Au fur à mesure des pages on se rend compte que le véritable sujet n'est pas les histoires d'amours des Nana mais celle qu'il y a entre elles.

Le fais que nous sommes plongés dans Tokyo ne fait que contenter ma fascination pour le pays au soleil levant. On y découvre la jeunesse japonaise avec leurs moeurs. Vous l'aurez certainement compris, j'aime les Nana donc je ne peux qu'aimer la série, malgé ses nombreuses péripéties. Je dois avouer que les histoires à l'eau de rose m'ont toujours attiré, on pourra par exemple citer "Sambre", avec cette histoire basée uniquement sur les sentiments amoureux je suis comblé et je demande la suite avec impatience. Bon, je tiens tout de même à préciser que je suis un homme tout à fait normal !

Les dessins de Ai Yasawa sont originaux et sortent un peu de l'ordinaire. Elle se forge un style bien à elle, assez épuré. Caricatural à souhait, une pointe d'humour se glisse dans son trait. Peut-être un petit reproche : qu'est qu'ils sont longs les personnages !! des bras et des jambes immenses. L'auteur dessine un Tokyo le plus réaliste possible.

"Nana" c'est une histoire de goût !

Nom série  Gribouillis  posté le 25/06/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'attendais beaucoup de "Gribouillis" : une BD originale, intéressante, captivante... Tout ce à quoi on a droit, c'est de l'originalité, sinon le reste on l'attend du début à la fin. Turf, l'auteur de "La nef des Fous", que je vénère, s'essaye au noir et blanc histoire de sortir un peu de sa série principale et de passer moins de temps sur une planche. Je serais presque tenter de le classer dans les BDs jeunesse. Turf a essayé dans la sensibilité, dans la poésie, mais il faut croire qu'elle n'opère pas sur moi. Les aventures d'un petit Gribouillis qui se ballade dans un catalogue n'ont pas réussi à me surprendre.

Je reproche à cette BD :

Premièrement, l'écriture. La narration installée rend l'histoire bien monotone et lourde, c'est justement elle qui me fait dire que "Gribouillis" est une BD pour enfants. Le "héros" de l'histoire est muet, on croise alors des "Gribouillis était très triste" ou bien "Gribouillis était content". Simpliste, voilà, c'est le mot que je cherchais.

Deuxièmement, reproche de taille : l'histoire est ennuyante. Pour résumer, Gribouillis part à l'aventure dans un catalogue, il croise des objets, il rencontre le patron, se fait kidnapper et tombe amoureux d'une poupée... Ceci en 80 pages (N.d. modo : 120, pas 80...)! On ne peut pas dire que cela soit bien palpitant. Et la fin est plus que décevante, car on se rend compte que ça n'aboutit à rien. Turf adopte une construction cyclique, certainement pour donner encore un peu plus de poésie à l'album... mais après autant de pages aussi ennuyeuses je n'ai pas pu la voir.
Tout ce qui m'a séduit c'est l'originalité, aussi bien graphique que scénaristique, dans le sens que le cadre est intéressant. Turf, même en noir et blanc est talentueux !

Nom série  Dans la nuit  posté le 29/05/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais jamais lu auparavant une Bande dessinée dite d'horreur, certainement parce que c'est un style très difficile à maîtriser en BD et que ça demande un travail important pour justement être classé en tant qu'Horreur. En effet, prenons l'exemple du cinéma, les scènes défilent sans que le spectateur sache ce qui va arriver, il est alors facile de créer la peur par exemple par un cadrage inattendu ou le son. En Bande-dessinée, c'est deux exemples sont impossible, car premièrement il n'y a pas de son et ensuite parce que le format même ne le permet pas. Le lecteur ouvre une page et forcément il voit la totalité de celle-ci. C'est justement ce que Callede et Denys ont essayé de déjouer. Ils ont alors essayé de créer la surprise, de l'angoisse qui mènent forcément à la communication de la peur.
Le scénario n'est pas d'une grande originalité, c’est celle d’une jeune adolescente dont le père devient totalement taré, et serait possédé. Mais c'est drôlement efficace. Les scénarii les plus originaux ne sont pas forcément ceux qui nous procurent le plus de sentiments. L'histoire est peut-être simpliste mais qui n'a jamais fait pendant la nuit le cauchemar où vous vous faites tuer par un proche ? La narration est parfaitement choisie, laissant percer une pointe d'angoisse en plus de cela l'histoire ne souffre d'aucune lenteur. La lecture est plus qu'agréable et frissonnante...
Les dessins de Denys sont en accord avec l'histoire. D'une grande clarté, cela est certainement dû au fait que les auteurs voulaient faire transparaître ce côté réel, et ne pas tomber dans le fantastique. Le traitement graphique est réfléchi et ainsi lorsque le père de Samantha est possédé le style est différent, plus brouillon. Mais ce qui est surtout impressionnant, c'est premièrement les visages et deuxièmement le cadrage. Il est facile de voir la peur sur la tête de la pauvre Samantha qui doit affronter son père. Denys utilise énormément les éclairages, par exemple l'ombre pour donner une part de mystère, d'angoisse.
J'ai véritablement eut peur en lisant cette BD, surtout en me disant que je pourrais être à la place de l'héroïne.
Enfin, j'aimerais tout de même noter la qualité de la couverture et terminer sur une interrogation : vers où va cette série ? Va-t-on suivre Samantha ou le bon samaritain sera-t-il le fil conducteur de la série, donnant lieu pour chaque tome à une petite histoire terrifiante ?

Nom série  Ring Circus  posté le 04/05/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1 : les Pantres
Et ben moi z'aime bien "Ring Circus" ! Et ce fut une agréable surprise de découvrir cette série assez hors du commun. Et c'est d'ailleurs ça que j'aime en "Ring Circus", j'aime le fait qu'elle ne ressemble à aucune autre série, j'aime son côté à part, original. Donc, "Ring Circus", c'est Chauvel au scénario, le roi du polar et Pedrosa au dessin, qui signe là son premier album. Et ces deux allumés ont du style.

Nous sommes embarqués au sein d'une troupe de cirque avec nos deux héros, Jérold et Anthonin. On découvre alors une histoire haute en couleur, et sensible. Jérold y découvre l'amour entre deux tracas sur la route vers la Ruskovie. Ce qui est incroyable c'est la façon dont Chauvel nous fait rentrer dans cet univers. On ne peut pas dire que l'histoire avance énormément, mais on est littéralement transporté par l'atmosphère agréable de la série. Tout est d'une grande légèreté. Le scénario est adapté au dessin, très stylé et humoristique. Une fois de plus ("Arthur") Chauvel privilégie la narration, nous lisons en fait le carnet de bord d'Anthonin. Bref, je suis tombé amoureux de l'ambiance, des personnages !

Pedrosa ! Ah ! Qu'est que j'adore ses dessins ! (Soupir) Pour moi ce fût encore un coup de coeur. C'est rare de nos temps de voir un dessinateur qui sort du lot, qui a un style bien à part. Cyril Pedrosa, lui, fait partie de ceux qui aiment ne pas rentrer dans la ronde. On pourrait comparer ses dessins à ceux de Lebeault ("Horologiom"). Moi, dès que c'est original, j'adhère ! Pedrosa a passé quelques années à dessiner pour des dessins animés, ce qui lui a permis de se forger un style assez cartoon. Petit reproche : les couleurs qui sont trop sombres et qui ne collent pas pleinement à l'ambiance. Sinon que du bonheur !

Tome 2 : Les Innocents
"Ring Circus" c'est un mini coup de coeur pour moi. J'ai du mal à décrire pourquoi je suis envoûté par cette série, parce que quand on y réfléchit bien l'histoire n'est pas des plus palpitantes, y'a pas énormément d'action, le déroulement est assez lent. Mais je ne vois même pas ces défauts, tout ce que je vois dans "Ring Circus" c'est le côté sympathique, c'est l'ambiance agréable qui vous transporte au milieu des caravanes, c'est aussi les histoires d'amours, c'est le côté énigmatique, c'est dans un certain sens le déroulement lent qui vous permet de voyages, c'est la part de rêve qui se glisse en moi...Voilà pourquoi j'aime "Ring Circus". Dans ce deuxième tome une part de fantastique (minime) fait son apparition. Il y a toujours une part de secret aussi, qui nous intrigue, et nous captive.
"Ring Circus" est véritablement à part, et je dis bravo à Chauvel pour réussir à provoquer cela en moi...

Ainsi qu'à Pédrosa, qui y est pour beaucoup aussi. Ses dessins restent ancrés dans un style assez spécial, humoristique, sympathique, proche des dessins animés. Il fait preuve, avec seulement deux tomes, déjà d'une grande maturité dans le trait : il a trouvé son style et le maîtrise. Il y a encore le problème des couleurs trop sombres, mais selon Pédrosa lui-même, normalement sur les planches originales il arrive à mettre de la luminosité avec beaucoup de travail, mais tout cela est gâché par l'impression ensuite...Ce qui lui vaut d'ailleurs des belles prises de tête, un côté de mécontentement. Mais cela n'empêche pas que j'adore !

Nom série  From Hell  posté le 03/05/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le plus difficile avec "From Hell" c'est trouver la force pour l'acheter, car ce n'est pas tous les jours où on a quarantes euros à dépenser dans un véritabe pavé. Une fois l'Effort j'ai été plus qu'agréablement surpris. Je découvre alors la virtuosité de Moore au scénario et les dessins archi-noirs de Campbell.
Pour lire "From Hell" il faut du temps, il faut se prêter au jeu, rentrer dans Londres de 1888, rentrer dans les personnages torturés. Si le lecteur ne fait pas la démarche il est vrai qu'il aura du mal à apprécier cette série à sa juste valeur. C'est exactement un des points que j'ai adoré dans "From Hell", c'est ce que met en place Moore dans les premières pages (passage un tantinet long). Il prend son temps pour poser correctement le cadre et les sujets de son autopsie. Moore nous décrit parfaitement Londres d'antan, et surtout la partie la plus pauvre de celui-ci : Whitechapel. Nous commencons pas un prologue qui met en situation Abberline et M. Lee, je dois avouer qu'au tout début je me suis sentis perdu, même après les deux chapitres suivants, car ils traîtent tous d'un personnage différent. Tout s'entremèlent pour ne former plus qu'un. L'oeuvre se structure comme l'enquête mené par Abberline, on part d'un grand tableau découpé en multiples morcaux pour en arriver ensuite à un tableau final où tout est réuni.
Moore nous livre dans cet oeuvre une thèse sur Jack l'éventreur qui est un des plus grands mystères pour l'histoire, tout comme par exemple l'homme au masque de fer. Un secret d'Etat qui n'a jamais été révélé. Le scénariste dissèque le personnage du Docteur Gull (alias Jack l'éventreur), un être totalement fou qui poursuit une chimère. Ce que j'ai notamment apprécié c'est le chapitre sur l'enfance de celui-ci. A force des pages le personnage de Jack l'éventreur nous devient de plus en plus clair et l'on finit même par anticiper ss réactions !
Mais ce qui est surtout formidable dans ce chef d'oeuvre et c'est justement ce qui fait qu'il en est un, c'est la façon dont Moore décrit notre monde, ainsi que l'Homme. Tous les maux qui accablent la race humaine sont réunis dans "From Hell". L'Homme est un loup pour l'Homme. Il nous montre sous un jour plus que négatif ce que nous sommes. Le système est totalement sclérosé par un gouvernement corrompu qui à tous les pouvoirs. Une organisation de la société qui engendre une division : les pauvres et les riches. L'humain est abaissé à l'état de bête qui ne suit que ses instincts primaires, à savoir le sexe et la violence. L'homme devient qu'un rapace aux yeux de Moore, qui n'a pour seul désir que de s'engraisser sur le malheur des autres, près à tout pour gagner toujours plus d'argent, quitte à mentir : la puissance de la presse est déjà présente. Et ce qui nous attend n'est pas mieux Demain, c'est aujourd'hui en pire !
Après la lecture de "From Hell" je me suis dit que l'homme est en fait la pire bête qui existe sur terre, celle qui se dit intelligence, celle qui a le plus de pouvoir mais c'est aussi la plus vile, la plus dangereuse. Personnelement, j'ai vu en Jack l'éventreur un exemple de ce que peut devenir l'Homme, de la folie humaine, poussé par une chimère de pacotille !
"From Hell" est une BD qui fait réfléchir, une BD qui vous glace le sang même...bref, une BD à lire absolument !

Les dessins de Campbell ne sont pas géniaux, il faut l'avouer. Un coup de plume parfois hésitant et peu précis qui déforme les personnages. A la limite les décors, ça nous est égal, mais quand c'est les personnages que l'on n'arrivent même plus à reconnaître une case sur deux c'est assez gênant, vous en conviendrez ! C'est surtout au début où l'on a du mal, mais après une centaine de pages on ne fait même plus attention à cela et on dévore cet album. Mais quand j'y réfléchis bien : que serait "From Hell", avec d'autres dessins ? Et bien ça ne serait pas "From Hell". Je finis même par dire que les illustrations sont assez intelligentes car elles retracent parfaitement ce côté sombre, voir même mystique du scénario. Toute la noirceur mis en relief par Moore est dessiné dans le coup de plume de Moore. Les cases sont très travaillées et on peut voir de multiples traits à l'encre de chine. Ainsi on peut y voir le désir de noircir toujours plus la planche et retranscrit l'atmosphère. Les scènes de meurtres sont parfaitement mise en image : terrifiques (elles peuvent atteindre quelques fois une dizaine de pages). On pourra saluer au passage le travail de documentation de Moore et de Campbell."From Hell", ne s'est pas fait en un jour : presque dix ans.c'est dire à quel point Moore à chercher à être le plus juste possible et faire en sorte que sa thèse tienne debout.

Ce chef d'oeuvre de la BD est un incontournable pour moi. Au départ je désirais mettre 4/5 à cause des dessins. Mais je me suis apercus que tout d'abord ils étaient pas si mauvais que ça et ensuite qu'un scénario n'a pas forcément besoin de superbes dessins. Au final ça donne une BD Culte, et me donne envie de lire assez rapidement les autres productions de Moore...

Nom série  Sambre  posté le 29/03/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Lorsque je posais la question "quelle est votre bande-dessiné favorite ?" dans un groupe de fan il y en a toujours eut au moins un qui a répondu "Sambre", d'amblée. Les avis précédédents ne font que confirmer ce constat. J'en ai donc déduit que cette BD série faisait parti des "immanquables" et qu'il fallait absolument me l'acquérir. Remettant toujours l'achat un autre jour j'ai enfin franchie le pas.

Le premier tome m'a complètement captivé, envouté. Yslaire et Balac nous expose là un univers très fournis et compliqué. Dès les premières pages on peut se rendre compte que l'on tient entre nos mains un chef d'oeuvre de la BD franco-belge. En effet, rare sont les albums qui nous présente les personnages aussi rapidement et enchaîne tout de suite avec l'histoire à proprement dite. On découvre au fur à mesure les deux amoireux passionés que sont Julie et Bernard.

C'est alors que l'on se rend compte qu'Yslaire a réussis quelque chose que peu d'autres auteurs ont réussis auparavant, c'est-à-dire rendre ses personnages aussi humains, aussi touchants, aussi tourmentés, aussi atachants...Julie est d'une richesse incroyable : fille du femme de petite vertue, rejeté par tous, désespérement amoureuse de Bernard, accusé d'un meurtre dont elle n'est pas coupable...Bref tout y est pour en faire une héroïne attachante et étoffée. Exactement pareil pour Bernard. Personellement ce qui m'a le plus touché c'est le côté humain des acteurs de la série. Des scènes véritablement touchante.
Et n'oublions pas l'ambiance installée par Yslaire : noir, angoissante, tourmenté (tous comme Bernard). On a l'impression que tout est en parfaite symbiose !

Tout cela je l'avais vu dans un seul tome. C'est dire à quel point j'étais entousiaste de m'acheter la suite. Cela étant fait je me jète sur ces trois tomes. A noter que les couvertures sont d'une incroyable beauté. Environ deux heures de lecture intense, les yeux grands ouverts juste à la dernière page. Je rentre alors dans le Paris de 1848, en pleine révolution. Nos deux héros sont maintenant confronté à la dure réalité de l'histoire. Entre déchirure, tromperie, recherche de la vérité, révolution...Bernard et Julie resterons toujours liés, jusqu'à la révélation finale.

Que dire face à une telle perfection ? Le scénario est tout simplement sublimissime, monumentale ! "Sambre" est le seul album qui a réussi à m'arracher une larme. Yslaire nous écrit là une série aux airs poétiques et romantiques. L'histoire d'amour entre Julie et Bernard est digne d'une oeuvre d'Hugo ou Stendhal. En définitif, scénaristiquement je suis tombé amoureux : de l'hsitoire par elle même, de l'ambiance, de la profondeur des personnages, du rapprochement avec l'histoire et de la sensibilité dont fait preuve Yslaire...

Du côté des dessins c'est aussi remplis de superlatif. Il arrive à retranscrire la sensibilité de l'histoire par son trait. Le gros point fort d'Yslaire c'est selon moi le cadrage ! Il sélectionne, il dépiste ce qui est sensible de toucher le lecteur. Ainsi il donne beaucoup de vie à son dessin qui ne souffre pas d'une monotonie et glice une part de poésie dans l'image. Il n'a de cesse de progresser et le quatrième tome atteint le summum de l'esthétisme.
Les regards sont extrèmement travaillés, c'est La Guerre des yeux. L'auteur a compris que le texte n'ai pas le seul à faire passer des sentiments mais il existe aussi l'image. Celle-ci est une arme redoutable entre les mains d'Yslaire.
Les couleurs sombres participe bien sûr à l'établissement de l'atmosphère qui se déguage de l'album. Le travail de recherche qu'il y a derrière les albums est impressionant : on retrouve alors un Paris de 1848 très proche de la réalité.
En quelques mots : à l'image du scénario, et dieu sait comme c'est gratifiant de dire cela...

Lorsque j'ai refermé le dernier album j'ai eut la même raction que pour "Maus" ou "Le Grand Pouvoir du Chninkel". Remplie d'admiration pour cette série. Le regard heureux, la sourire au lèvre comme si je venais de découvrir une autre face de la bande dessinée, une sorte de révélation ! "Sambre" est tout simplement monumentale...

Nom série  Le combat ordinaire  posté le 07/03/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'ai véritablement été séduit par ce "Combat Ordinaire". Larcenet nous étonne de plus en plus et nous prouve là ce dont il est capable. Bien souvent on associe Larcenet à humour, maintenant ce n'est plus le cas et il nous prouve qu'il est dans ses possibiltés de toucher le lecteur.

Il crée là un album assez intimiste, on suit un petit bout de vie de Marco. Un photographe de la région parisienne qui décide d'aller à la campagne et de quitter son job qui a finit par le lasser. C'est dingue à quel point tout cela nous semble vrai, on a presque l'impression que l'auteur nous raconte sa propre vie. Ce qui est appréciable chez Larcenet c'est surtout son écriture : des dialogues travaillés et savoureux qui nous rappel des situations que l'on a peut-être déjà vécues et la narration qui est selon moi parfaite dans cet album. Nous sommes dans les pensées de Marco à part à la fin où c'est au lecteur de comprendre la démarche de celui-ci. Il glice alors une forme de philosophie dans les réflexions de son personnage, essayant d'interprêter des problèmes universels. Ce qui m'a surtout charmé c'est bien sûr l'histoire par elle-même. En une phrase : on assiste à la psychanalyse d'un mec pômé, angoissé. L'humour est présente sans non plus l'être e trop. Toujours quand il le faut. Certains passages m'ont bien fait rire ("Georges ! Gros pétards !"...Seul petit reproche : la fin où tout nous est balancé à la tête. Et où j'ai eut l'étrange impression que l'auteur appuyait un peu trop ur le message qu'il voulait faire passer.

Les illustrations de Larcenet sont toujours dans leur style bien particulier mais tellement efficace qu'il n'a pas de raison de le changer. Un dessin assez minimaliste qui accorde très peu d'importance aux détails : ça se laisse lire facilement et c'est parfait pour illustrer une histoire. Ona presque l'impression que le dessin passe en second plan. La mise en couleur est signée par son frère : Patrice Larcenet, qui est aussi son scénariste de temps en temps, tout comme les dessins les couleurs ne sont pas exceptionnelles, assez flashantes je trouve. Elle permet de mettre un peu de luminosité dans cette histoire assez sombre. Ici, Larcenet cherche tout de même à inover et nous prouve qu'il sait aussi maîtriser le noir et blanc (plutôt cépia)et adopter un style beaucoup plus travaillé et recherché.

Bref, l'un des meilleurs Larcenet à ce jour qui faut lire. Une histoire d'une grande profondeur, émouvante et touchante.
4.5/5 plutôt, mais bon, la balance penche plutôt sur le 5/5

Nom série  Akira  posté le 27/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour tout vous dire, "Akira" est le tout premier manga que j'ai lu. Il a permis de balayer tous mes préjugés sur ce genre de BD bien à part me prouvant que le manga peut aussi être un scénario très travaillé. Katsuhiro Otomo est très certainement un des meilleurs illustrateurs et je suis littéralement tombé en extase face à ses dessins... Avant de commencer je tiens à préciser que j'ai, quant à moi, lu la version noir et blanc, qui est beaucoup moins chère (il existe un très joli coffret pour l'ensemble des tomes de cette série bien pratique) et surtout plus belle à mon goût, car par pure curiosité j'ai été voir ce que donnait cette version couleur : no comment ! Ca ne colle pas du tout à l'univers que je me fais d'Akira...

Le scénario est, il est vrai assez compliqué, et je me vois alors forcé de dire que c'est de la très grande science-fiction. Ce qui est surtout plaisant c'est qu'il y a très rarement des moments plats. Otomo a créé énormément de personnages, et lorsque nous ne suivons pas les faits et gestes de l'un, on en suit un autre. En parlant des personnages, il est intéressant de remarquer qu'ils sont très recherchés et montrent une psychologie, un caractère propre à eux-mêmes. "Akira" comporte deux cycles, je serais tenté de dire : l'avant et l'après première destruction de Néo Tokyo. Pour ma part je préfère légrèrement le second, où le scénario est beaucoup plus dense et intéressant : moins d'action et plus de révélations, car on ne peut pas dire que jusqu'au tome 3 on en sache beaucoup sur ce qu'est réellement "Akira". C'est justement ceci qui est intéressant selon moi. On arrive "in medias res", ainsi des éléments (fondamentaux) nous sont cachés et c'est ensuite à nous d'attendre, de comprendre les évènements ultérieurs, des éléments sont donnés au compte-goutte. Autre point intéressant : c'est l'univers qu'a créé Otomo. Un monde post-apocalyptique : jugez plutôt, une troisième guerre a éclaté, la violence est partout, l'insécurité est omniprésente, ainsi que le vandalisme, et la destruction de la terre est proche. Les dialogues ne sont pas d'une grande finesse mais ils ne font que renforcer cette idée de non-respect. On pourrait même voir en "Akira" une vision assez juste de ce que devient notre monde, par exemple avec les Etats-Unis qui cherchent à tout prix à "désarmer" le Japon qui possède "Akira"... N'est-ce pas criant de vérité ?

Les illustrations sont, selon moi, époustouflantes : 6 tomes de pur bonheur, y'a pas à dire. Otomo n'a décidément peur de rien, les scènes d'actions sont très présentes, et il n'hésite pas à mettre en image une course poursuite d'une dizaine de page dans une ville à l'architecture des plus fournies. Son trait est intéressant, puisqu'il allie des traits gras et fins. Il ne va pas sans dire qu'Otomo est un génie du cadrage. La destruction du Néo Tokyo est une scène qui restera à tout jamais dans ma mémoire ! Avec tous ces bâtiments, ces débris... un travail de dingue ! Juste un petit reproche : parfois on a l'impression de revoir des scènes, parce que des immeubles en train de s'écrouler, c'est souvent pareil. Autre bon point pour Otomo : c'est bien sûr la recherche technologique qu'il y a derrière ses albums ! "Akira" n'est pas tout jeune non plus mais pourtant on peut y voir (même si des fois ça ne nous parait pas hyper-futuriste) une technologie assez particulière.

"Akira" s'affirme comme étant LE manga par définition !

Nom série  Bone  posté le 27/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Bone" est un petit comic bien sympathique à mon goût (c'est le premier adjectif qui m'est venu à l'esprit pour le qualifier). Si à premières vue, avec les deux premiers tomes on peut se dire que c'est une petite histoire assez banale et enfantine, lisez la suite et vous changerez bien vite d'avis ! Il y a tout de même à ce jour 9 tomes de "Bone" qui sont sortis ! Ce qui est surtout appréciable dans cette série c'est l'étonnante légèreté du scénario...Les dessins sont assez basiques mais dans son style Smith assure très bien, c'est dans la lignée du scénario...


Si l'on devez écrire un résumé intégral de "Bone" on remarquera assez rapidement que le nombre de lignes n'est pas proportionnels à celui de tomes, qui comportent tous au moins une centaine de page ! Smith prend son temps pour développer son histoire et ne veut surtout pas larguer son lecteur en cours de route avec des explications répétitives et nombreuses, c'est pour cette raison qu'il étale tout cela sur plusieurs tomes. Personnelement ça ne me dérange pas du tout et je trouve assez plaisant cette répartition. "Bone" c'est en quelques mots : une histoire assez compliquées, des gags, des gags et des gags. Je dois vous avouer que j'ai bien souvent le sourire au lèvre lors de la lecture d'un tome de cette série. Les trois Bones, qui ont tous leur propre caractère me font tous bien rire. Fone Bone est le petit un peu fleur bleu et niais, mais qui se montre tout de même comme étant le plus courageux et adulte. Smiley Bone, lui, ben c'est le gros débile qui fume tout le temps des cigares et qui ne peut pas s'empêcher de sortir une bêtise dans chaque case où il apparaît. Et enfin, Phoney Bone est l'arnaqueur de première classe qui est à l'affut de magouille en tout genre, qui se sent supérieur aux autres...Des épisodes sont bien marrants, notamment la répétition de mêmes gags avec les rats-garous qui courent sans cesse à près les Bone et qui veulent les manger en quiche (?). Le tome 4 m'a particulièrement impressioné car c'est à partir de là que l'histoire prend un tournant, elle devient ainsi une histoire fantastique impressionante, à la place d'une histoire bien sympatoche. Smith crée un monde très riche et n'hésite pas à nous cacher bon nombre de secrets...

Le dessin, ben moi je le trouve marrant Il est assez simpliste il est vrai mais d'une clareté époustouflante ! C'est agréable à lire et on se casse pas la tête à chercher des détails, son style est totalement épuré ! L'encrage est, quant à lui, en accord avec les illsutrations. Le trait de Smith est gras, mais précis. Vous n'aurez aucune difficulté à reproduire Fone Bone qui se résume en une tête, un corps, des pieds, des mains, des jambes et des bras Smith a tendance à tomber dans la caricature, tant mieux moi je dis, ça ne fait qu'intensifier le caractère humoristique de la série...

Bref, "Bone" est un très bon comic à mon goût et c'est un réel plaisir à lire...Je vous le reconseil (il existe deux coffrets de 4 tomes chacuns).

Nom série  Kabbale  posté le 27/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous l'attendions depuis longtemps (du moins moi), la première BD en solitaire de Gregory Charlet ! Personnelement j'étais assez curieux de voir qu'est que cela donnerait au final et je n'ai à aucun moment hésité pour me procurer cette nouvelle série. J'avais adoré ses dessins dans le "Maître de Jeu", je les aime encore plus dans "Kabbale".

Scénaristiquement, y'a pas à dire ce n'est pas exceptionnel, du moins c'est ce que laisse transparaître cet unique tome. Charlet ne fait que poser les bases ici : c'est-à-dire, les personnages, leur caractère, les lieux, et la situation. Il ne se passe pas grand chose dans cet album mais on en apprend tout de même beaucoup sur le personnage qui nous devient d'ors et déjà sympathique. Gaël n'est qu'un simple dessinateur de BD pour enfant qui cherche tout de même à révolutioner le monde à son échelle. Même si c'est assez vide pour l'instant moi j'ai assez bien accroché à la série, je sui intrigué de connaître la suite et voir vers quoi "Kabbale" se dirige.

Les illsutrations sont de pures beautés je trouve. Son style est plus qu'interessant. Un mélange de BD franco-belge avec des influences mangas. On pourra citer Otomo ("Akira") pour l'architecture et Yukito ("Gunnm") pour les personnages. Regardez le pote de Gaël pendant la manifestation vous verrez que la ressemblance avec Ido Daisuke est impréssionante. Je trouve son style vraiment sympathique, je sais pas pourquoi, j'aime bien sa façon de dessiner les hommes, c'est cool je trouve Et la couleur ne fait que renforcer cela : il utilise une palette assez limitée, qui utilise surtout des couleurs ocres. Charlet est un génie avec un peinceau à la main, je vous le dis !

Bon, le scénario est assez maigrelet pour l'instant. Mais graphiquement c'est parfait ! J'attend la suite (et les prochains album de ce grand illustrateur que j'adore décidément).

Nom série  Gunnm Last Order  posté le 24/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après un neuvième tome assez décévant de "Gunnm", Yukito Kishiro nous propose alors une autre fin, si je puis dire. On reprend l'histoire au moment où Gally, qui s'est fait exploser la tête par Desty Nova, se retrouve sur Zalem. Et avec un tout nouveau corps : l'imaginos. Ainsi est né "Gunnm Last Order", qui n'est qu'une fin altenative, plus qu'interessante !

ORIGINAL : ça ne fait aucun doute. Rares sont les séries où l'on s'amuse à reprendre une fin uniquement parce que l'auteur trouve ne pas avoir tout dit. Mais la grande nouveauté c'est en fait Gally, vous me direz elle était là aussi avant, mais elle est pour ainsi dire métamorphosé. Nous n'avons plus à faire à une Gally qui aime tuer uniquement pour son plaisir, une Gally très expressive, manipulable, encore insouciante. Elle semble avoir mûri. Ainsi les répliques de celle-ci sont divisées par deux. Yukito arrive à faire parler l'image ! Ici est la grande nouveauté.

ILLUSTRATIONS : celles de "Gunnm" était d'une grande beauté. Je me disais qu'il était alors impossibl de faire encore mieux. Mais bien au contraire, pour "Gunnm Last Order", Kishiro a totalement "relooké" ses dessins. Il profite alors beaucoup plus du noir et blanc, en se servant des différents gris qui s'offrent à lui. Le résultat ne peut être que meilleur, et ainsi on obtient des dessins d'un dynamisme incroyable. Des cases sont chargées de traits pour justement donner plus de pêche aux dessins, par exemple les scènes de baston qui sont un pur régal. A noter que le grand illustrateur qu'est Kishiro joue aussi sur les différentes épaisseurs de traits. Avant il se contentait d'un trait fin maintenant il varit selon les actions...Bref, le dessin est aboutit à tous points de vue !

SCENARIO : Avec ce retour en arrière il s'offre alors à Yukito Kishiro une miltiude de possibilité, toutes aussi interessantes les unes que les autres. Il semble avoir irrémédiablement décidé de traîter plutôt le problème des origines de Gally, ou plutôt de "Yoko". En reconstituant totalement le cerveau de la belle cyborg, Desty Nova a réussit à débloquer une partie des souvenirs oubliés par Gally. C'est alors avec beaucoup (plus ?) d'interêt qu'on la suit pour savoir ce qu'elle est réellement. En parallèle nous suivons les émeutes qui ont lieu sur Zalem suite à la révélation du secret de la ville flottante. Il se pose alors une quetion interessante, étons humain lorsque nous avons un corps mécanique mais un véritabl cerveau et la même question lorsque nous avons un corps humain mais un puce à la place de ce que nous sert de cerveau ? Voilà justement la question qui se pose suite à la lecture de "Gunnm Last Order". Ce qui est encore plus déroutant dans cette série c'est que l'on ne sait jamais qui sont les bons, qui sont les méchants. Il y a un total refus du manichéïsme de la part de l'auteur. Le scénario a le mérite d'introduire une touche d'émotion avec une Gally de plus en plus humaine...Il ne fait aucun plis : l'histoire repart sur de bonnes bases, vivement la suite !!

INTERET GENERAL : je dois dire que j'ai été emballé par cet opus qui balaye alors tous les préjugés négatifs que j'avais acquis suite au tome 9 de "Gunnm". Mon interêt pour cette série n'est pas des moindres et j'attends avec une grande impatiente le prochain tome, qui, à n'en pas douter, sera aussi bon. Ce que j'ai surtout apprécié c'est le fait que l'auteur est éprouvé le soucis de continuer par peur de n'avoir pas tout expliqué. Ce qui me passione depuis le début, à savoir le passé de Gally, est enfin approfondit ! A noter que l'impression de cette nouvelle série s'est faites en petit format, alors que la réédition grand format était en court...se serait-il rendu compte que les dessins de Kishiro gagnaient en beauté avec un format plus réduit. Bref, scénario passionant, dessins impéccables..."Gunnm Last Order" est à suivre de très près !

Nom série  Captain Perfect  posté le 24/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Capitain Perfect c'est sympathique de temps en temps dans un magazine : mais dans un album c'est l'overdose assurée ! Diaz qui déssine aussi Jerry Mail (encore une série géniale )change de style de dessin et de scénario. Il a trocé l'histoire d'aventure contre l'humour. Des dessins pas mal contre des immondes...Bref, il a perdu au change, enfin il y avait pas grand chose à perdre au départ.

Les dessins sont véritablement laids, quand je dis laid c'est immonde ! Son style est beaucoup trop caricatural même si la série le veut : des femmes avec des gros seins, des beaufs un peu partout etc.. C'est pas du tout agréable à lire. Il y a tout de même Stamboulis, le coloriste de "Trop de bonheur tente de remonter la barre et c'est quasi impossible...voire même pire avec ces illutrations.

Le scénario est classique de chez classique : le super héros qui fait tout le temps des conneries etc. C'est du déjà vu, je me rappel quau dos du "Journal Mickey" y'avait le même genre de gag, en mieux, c'est dire ! Et le pire c'est que l'on rigole même pas : on s'ennuie devant l'album : c'est pas normal pour une BD humoristique. Bref à éviter !

Nom série  Tonnerre Rampant  posté le 05/02/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avant tout il faut avouer que ce one-shot est vraiment particulier et les amoureux de Liberge, ceux qui avaient adoré "Monsieur Mardi-Gras Descendres" vont ne pas forcément aimer ce changement radical car c'est à l'opposée de cette série. Liberge adopte un style différent aussi bien au niveau graphique que scénaristique. Il cherche à inover, évoluer et tester les nouvelles possibilités qui s'ouvrent à la BD...

L'histoire n'est, il est vrai, pas des plus originale : une simple histoire de maison hântée, la plus hântée d'Angleterre. Il se base sur des faits réels et en fait l'amalgame pour créer son histoire : celle de Nunhead. Nous avons à faire ici à une histoire emboîtée dans une autre : d'un côté nous avons le héros, Alois Squire, qui se trouve en présence de Benedict et l'histoire de la maison hântée, les évènement ultérieurs. En fait il est interessant de remarquer que Liberge n'apporte pas autant d'importance au scénario comme il le fait pour MMGD, il s'interesse surtout aux personnages, la façon dont ils s'en sortent. On pourrait rapprocher "Tonnerre Rampant" à un film, où le but premier est en fait de donner du plaisir à celui qui regarde cela. Personellement j'aime beaucoup la façon dont est raconté l'histoire, narré par Alois Squire, j'aime les dialogues de Liberge et on peut retrouver la finesse de MMGD. C'est léger et ça se laisse lire facilement, les premières planches sont captivantes. J'ai bien aimé la fin donnant en fait très peu d'importance aux évènements, comme si c'était une enquête parmie tant d'autres, une simple routine. Les personnages ont leur caractère bien approprié, par exemple Squire est un homme très froid et Kate une libertine qui ne supporte pas son entourage, totalement paumée...

Il suffit d'ouvrir l'album pour se rendre compte que "Tonnerre Rampant" est une BD assez spéciale. Liberge cherche à pousser toujours plus loins son style. Il s'essaye aux couleurs et laisse tomber le temps d'un one-shot le noi et blanc. Il faut avouer que c'est très réussis à mon goût. Une véritable recherche des attitudes, des sentiments, par exemple la peur. Il adopte alor des planches totalement éclatées montrant des couleurs très sombres. Il donne alors comme on l'aurait fait pour un film une athmosphère très particulières à sa BD avec ces teintes. Il va même juste à utiliser la 3D, la photographie. Il mèle alors dessin et d'autres ingrédients pour donner naissances à des illustrations de toute beauté....

Vous l'aurez très certainement compris "Tonnerre Rampant" est un album assez particulier qui ne fait pas l'unanimité. Mais uniquement pour le style graphique il faut la lire !

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