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... a posté 84 avis et 21 séries (Note moyenne: 3.37)

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Nom série  Lupus  posté le 17/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Il n’est pas nécessaire d’aimer la science-fiction pour apprécier Lupus. Ce qui ressort avant tout c’est la nature de l’homme et l’évolution de ses relations au fur et à mesure de la lecture. Point de grande histoire épique, de sentiments héroïques, d’exaltation face à l’aventure. Tout part très rapidement d’un road-trip psychotique à la Las Vegas Parano où deux potes s’entichent d’une charmante fugueuse totalement paumée. C’est là l’élément déclencheur qui fait basculer leur virée délirante en un voyage des plus dramatique.

L’histoire tourne alors au huit clos, et Peeters nous place en témoin privilégié des rapports entre les personnages, de leurs doutes, de leurs pensées, toutes les petites faiblesses quotidiennes y passent. Le passage dans la station spatiale abandonnée fait penser immédiatement à « Solaris », leur situation leur renvoie physiquement les objets de leur conscience, de leurs remords, de leur cœur. Lupus me fait vraiment penser à beaucoup de films ; dans la manière de raconter des personnages en s’attachant particulièrement à la nature brute de leur relation, aux dérèglements de conscience, dans le rythme aussi, très lancinant, mélancolique, on retrouve beaucoup d’éléments de la trilogie de Gus Van Sant (Gerry, Elephant, Last Days) où tout y est très contemplatif et où le réalisateur s’attarde avant tout sur le comportement humain. Personnellement j’adore ce genre d’œuvre très lente dans la construction où l’on se laisse totalement porter par les évènements.

Nom série  Quartier lointain  posté le 02/11/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Pas de super héros, de superbogossintergalactique, de supergrosméchantsdestructeursdeplanete, de combat d'arts martiaux... »

A la vue de certaines critiques, on se dit que les préjugés ont la dent dure, effectivement enfin un manga « intelligent », à croire que certains n’ont jamais décollé leurs gros yeux globuleux des « Saint Seya » et autres « Dragon Ball ». Ces mêmes personnes qui se plaignent d’un manque latent de considération envers le 9è Art, font preuve d’un dédain similaire envers le Manga, des choses m’échappent… D’autant plus que nombre d’entre eux, à défaut de faire confiance à cette culture nippone, tombe dans le piège inverse en faisant preuve d’une loyauté maladive aux productions européennes, c’est très con. Bref, je reste très étonné de ce manque de considération pour un genre qui n’en est pas un. Passons…

Je découvrais Taniguchi pour la première fois, son style, sa « philosophie ». Son trait est particulièrement réaliste, tant au niveau du graphisme des protagonistes que des décors et de l’environnement, au final c’est beau à regarder. « Quartier lointain » pose les questions existentielles banales, et nous plonge dans les déboires d’un homme en pleine crise de la quarantaine, qui suis-je ? Où vais-je ? Si c’était à refaire, referais-je la même chose ? Apparemment toutes les questions que l’on se posent au moins une fois dans sa vie (perso, je suis bien trop jeune pour me les être déjà posées). Le tout, teinté d’une pointe de nostalgie. Bref, toute la panoplie du quadra dépressif. Moi, ça me fout les jetons. Mais bon au final, l’auteur nous propose une belle réflexion sur le poids et les regrets de l'enfance, et ne tombe jamais dans une banale introspection ou autre délire psychanalytique. Il ne cherche pas, comme certains l’auraient sûrement fait, à embrouiller le lecteur dans de hautes considérations philosophiques sur la condition humaine, merci c’est sympa de sa part. C'est plein de douceur, de sensibilité et d'émotion. Taniguchi nous promène dans un monde simple et convivial à la banalité quotidienne et dont la dualité du personnage rend cette aventure très intéressante. Tout tourne autour du « père », ce qui semble être une constante chez Taniguchi, au risque peut-être de se répéter ? Enfin, je m’en garderai d’en juger, avant d’avoir lu ses autres livres.

Nom série  Balade Balade  posté le 28/05/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon coup de coeur du moment.
Avec une idée de départ originale, Kokor (Alain Koch) nous emmène dans une magnifique balade en compagnie de deux personnages dés plus attachant. Ce nouveau conte, drôle et tendre, caractérisé par sa grande poésie avance, alors, en roue libre et nous berce tout au long de l'histoire dans une atmosphère légère et absurde. Cette aventure, aux allures de road-movie, nous fera découvrir notre belle planète, sa faune, sa flore, son histoire, nous connaîtrons, d'ailleurs, la raison de la présence des grosses statues sur l'île de Pâques. On voyage donc de lieu en lieu, en profitant des commentaires éclairés de notre bon guide et des questions pertinentes de notre "futur" propriétaire, et on se surprend à se prendre réellement au jeu. Cependant, on découvre rapidement que cette histoire n'est qu'une simple histoire. On alterne, alors, réalité et fiction (vous comprendrez en la lisant), pour se rendre compte, à la fin, de toute la symbolique de ce conte d'un nouveau genre (arf; j'y vais p't'être un peu fort ). Une très belle Bd, simple certes mais vraiment belle, qui jouit, en passant, d'un graphisme on ne peut plus agréable. J'aime.

Nom série  Lincoln  posté le 28/05/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dieu a fait l'homme à son image, mais je pensais pas à ce point.

Aahh, c'est bon, c'est bon ... oui, c'est bon mais c'est trop court (bouuuh).
C'est drôle, fin, cynique, philosophique (par moment). Ca parle de cow-boys, d'attaques de banques, de Dieu, du diable, du sens de la vie, de la justice. Et tout ça sur le ton de l'humour. "Allez m****, juste une fois pour voir ce que ça fait."-"J'ai dit non... n'insiste pas..." C'est sûr comme ça, ça parle pas trop mais avec l'image je vous assure c'est bien marrant. Non, sans atteindre le génie, cette "quête" d'un nouveau genre arrive facilement à faire rire. Et puis ce Lincoln, son je m'en foutisme général, son cynisme, son sens de la répartie...l'Homme dans toute sa splendeur. En clair, vivement la suite !

Nom série  Le combat ordinaire  posté le 01/04/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Larcenet était pour moi un inconnu (plus précisément ses œuvres) je le découvre, donc, dans un album qui soulève, sans aucun doute, plus d’éloges que de critiques (au sens négatif). Bah oui, comme on l’entend partout il signe une œuvre touchante, sensible quelque chose de beau quoi. Et c’est justement là que je tilt, comment une œuvre qui est décrite comme intimiste peut-elle faire autant l’unanimité ? Non pas, que pour moi la sensibilité est propre à chacun (quoique), mais j’ai l’impression que tous ont été touchés par cette « authenticité » qui ressortait de l’œuvre, dans ce cas là pourquoi celle là et pas une autre ? Bien que sa lecture m’aie amusé et fait passer un bon moment, rien mais alors rien m’a véritablement touché. Il est à noter, que du haut de mes 17 ans, je ne possède pas les mêmes préoccupations (maturité ?) que notre héros ordinaire. Certains répondront (sic) : « Oh bah oui c’est sûr ! Si t’as 17 ans tout s’explique, tu comprendras plus tard. » Mais je comprendrais quoi ? Qu’on n’aille pas me faire croire que tout le monde se retrouve avec les mêmes obsessions, arrivé à la trentaine, parce que le mec qui flippe pour son chat, fume des pétards… c’est sympa mais ça s’arrête là.

Sinon, j’aimerais revenir sur deux points cités précédemment. Tout d’abord, les huit années de psychanalyse, qui semble déranger certaines personnes. Je ne vois pas pourquoi il aurait, au cours de sa thérapie, appris à mieux se connaître, généralement le but du traitement n’est pas là, il est plutôt de vivre avec ses angoisses pour les comprendre (comme le symbolise les crises dans l’album). La réponse à nos questions est apportée par le psy pas par nous, donc je ne vois pas pourquoi il posséderait le « don » d’auto-analyse, on ne parle pas, pour la psychanalyse, d’introspection personnelle mais bien d’un travail de groupe. Pour moi il n’y a pas d’incohérence car tout au long de l’album Marco se retrouve seul face à ses inquiétudes d’où une certaine difficulté à les résoudre (ce qui ne marque pas forcément la stupidité). Le deuxième point. Bien que violente et surprenante, la réaction finale marque la continuité (et donc la fin) de ce travail de thérapie, elle montre le changement de cap du personnage, sa nouvelle vision de soi. Il était dur pour l’auteur de symboliser ce passage (surtout sur un format 52 pages) d’où, forcément une impression mitigée pour le lecteur, mais pour moi il marque bien la rupture morale qu’observe Marco.
Sur ces points, je trouve l’album assez bien construit, et ceci va sûrement me pousser à acheter plus de Larcenet.

La lecture de cette Bd, m’a, donc, exposé le talent de cet auteur, et j’ai on ne peut plus apprécié le style narratif employé, très épuré mais (je pense) très travaillé (à l’instar du dessin). « Le combat ordinaire » ne m’a malheureusement pas plu là où il devait me plaire, au-delà de ce fait j’y ai pris beaucoup de plaisir à la lecture. Ce qui explique une note sans être mauvaise, un peu à la baisse.
A part ça, « Le combat ordinaire » reste un bon album, à lire, oui.

Nom série  Soda  posté le 06/03/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Soda est né de l'imagination de Tome et Warnant, et papa Tome est loin d'être un inconnu. Et oui il forme aussi avec Janry (rien à voir avec "Ca Cartoon") le dernier duo d'auteurs de "Spirou et Fantasio", donc le lecteur ne part pas en terrain inconnu. Cependant au troisième tome, 11è planche, 1ére case, c'est le drame... Warnant délaisse ses pinceaux et de même son jeune héros, heureusement Soda ne restera pas orphelin très longtemps, car se dessine déjà à l'horizon le talent du jeune Gazzotti, qui adopte sans hésitation la série... ouf. Et bien que ses débuts ne furent pas de tout repos, on peut dire qu'aujourd'hui il roule sur la route du succès (si,si), vu qu'ils en sont à leur 11é tome.

L'histoire diffère selon les albums, tout en suivant un fil conducteur, vous savez... pour sa mère Soda est un prêtre, pour les autres il est lieutenant de police à New York ou comme il aime le dire juste un "flic". Bien que récurrent, les problèmes existentiels de Soda ne font que pimenter et amener une touche originale au tout. Non, le véritable intérêt se trouve dans l'action, le rythme, ainsi on enchaîne au fil des albums, prise d'otage, crimes, fusillades, passages à tabac... Et le pire c'est qu'il en redemande notre jeune flic. Soda ?! Maso ? Non je ne pense pas, quoique. Et histoire d'en rajouter une couche, il se targue d'une coéquipière très en forme(s) sachant manier le flingue et la matraque avec douceur et fermeté. Pas étonnant donc que notre pasteur, sous le charme, entretienne une douce relation platonique avec celle-ci (enfin Platon est de trop dans le dernier tome, pfft j'suis fatigué). Bon bref, dans son genre, Soda (la série) est un bon petit polar, on s'en rend compte au cours du temps Tome, de part ses productions ("Spirou", "Soda", "Berceuse Assassine") se veut le Daeninckx ou le James Ellroy de la Bd (ça dépend des références), ou peut-être le Tarantino de la Bd (beaucoup, beaucoup de prises de vue style cinématographique), mais en fait il ne s'en rapproche plus par le genre (polar) que par le style (ça reste très gentil). Cependant, il faut rappeler que Tome ne compose pas à lui seul la série (hum,hum...), car comme dit précédemment Beau-Papa Gazzotti donne vie à l'ensemble grâce à un dessin vraiment sympa, à mi-chemin entre la caricature et le réalisme, et offre sous ses coups de crayon à Soda une tête "typique" (c'est le cas de le dire), proche d'un beau gosse dans la Bd mais plus proche de elephantman dans la réalité.

Bon, vous l'aurez compris, cette série est plus qu'honnête et réserve de bons moments de lecture, dû à l'humour décalé et à l'ambiance parfois noire. De plus, les albums sont selon moi de qualités constantes (mis à part le 10 un peu en deçà), en clair une bd à lire.

Nom série  Maus  posté le 10/01/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le traitement littéraire de l’holocauste peut paraître en de nombreux points de vue délicat, mais que penser d’une adaptation en bande dessinée. Eh oui, par un art qui en plus d’être mineur n’en est pas vraiment un, comment peut-on parvenir à une œuvre juste et poignante ? De plus, sur un sujet où il y a à la fois une injonction contre le fait de dire et de montrer, et une injonction de dire et de montrer.
Et c’est bien là la réussite de Spiegelman, d’avoir su évoquer l’enfer des camps, sans tomber dans la facilité, le tout malgré des dessins minimalistes et faussement simplistes (qui malheureusement en découragent plus d’un). Ses personnages ont des têtes d’animaux – les Juifs sont des souris, les nazis sont des chats, et les Polonais des cochons – une métaphore « visuelle » pour décrire des rapports déshumanisés et pour caricaturer la vision du Reich. Cependant au cours de la lecture il devient évident qu’il s’agit de masques.
Mais au-delà du témoignage d’un survivant, « Maus » nous apparaît comme une thérapie de l’auteur, il y évoque longuement ses rapports conflictuels avec son père, et c’est peut-être l’un des passages de sa propre vie qui m’a le plus ému, lorsque l’on découvre une Bd dans laquelle Spiegelman raconte le suicide de sa mère (ambiance très noire, très oppressante).
« Maus » n'est pas uniquement une bd sur la Shoa mais aussi sur la mémoire.

Nom série  Silence  posté le 15/11/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
L’histoire de Silence c’est notre histoire, c’est notre monde, notre vie avec ses joies, ses peines, ses illusions. Silence est de ces gens sans malices, profondément et naturellement gentil, il fait parti de ces gens qu’on oublie pas.
« Je mapel Silence é je sui genti » voilà comment commence l’histoire et voilà comment elle se finit.
Tout au long de ce conte d’une immense poésie, on suit Silence avec souffrance et tendresse, et parfois, à tort, avec compassion. Car quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense, non, Silence n’est pas ignorant et insensé comme notre monde voudrait bien nous le faire croire. Il est notre part d’insouciance, de bonté. Il est muet et simple d’esprit, il ignore le sens du mot haine, mais il l’apprendra, malheureusement à ses dépends, face au don que possèdent les gens à l’égard de la différence, celui de dénigrer. Silence, un véritable éloge de la différence, un combat contre l’intolérance. Il est l’innocence, la candeur que chacun a connue mais que personne n’a conservé. Triste ? Non, Silence est une ode à la vie.

Nom série  Bobo  posté le 23/10/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Salut c'est moi Nono, J'suis le robot héros, Cadeau...
Euuh ?! J'ai tout faux là ?? Argh, dommage

Bon, bref, Bobo moi je l'aime bien, il m'a toujours fait penser un gros nounours (allez savoir pourquoi) tout gentil mais un peu c**. Non, sérieusement c’est une série bien sympathique, très bien faite dans son genre, c’est simple, c’est léger, c’est frais, en clair Bobo c’est que du bonheur.
Cependant je me suis toujours posé une question existentielle sur notre ami, question jusque ici sans réponses. Mais qu’aurait fait Bobo s’il avait réussi à s’évader ? Sur ces bonnes paroles je vous souhaite une bonne réflexion.

Nom série  Auschwitz  posté le 05/10/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une Bd telle que Auschwitz, traitant d’une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’humanité, est pour le lecteur assez difficile à juger car elle fait appelle à notre conscience historique. Il est vrai, comment rester insensible à un témoignage (qu’il soit filmé, écrit ou parlé) relatant de tels événements ? La subjectivité, les émotions l’emportent bien souvent dans notre jugement, cependant il faut reconnaître qu’un témoignage n’est pas forcément pertinent.
Bien que ces actes barbares ne seront et ne devront jamais être banaliser, on a, en refermant ce livre, l’impression de rien avoir appris, de rien avoir compris, d’avoir déjà tout vu. Qui sont les juifs ? Qui sont les Nazis ? Pourquoi ? Où ? Comment ? Très peu de réponses pour tellement de questions.
L’auteur s’est contenté de lier des faits anecdotiques et quelques témoignages assez « stéréotypés » (je n’aime pas ce mot, mais bon) sans aller plus loin, sans chercher à expliquer (n’oublions pas que ce livre est destiné à des enfants), il a gardé un point de vue quelque peu étroit en ne se permettant aucunes perspectives. Croci a montré l’horreur, un point c’est tout. Alors qu’à mon avis ce sujet se devait d’être traiter avec tellement plus de pudeur, l’intérêt étant justement de montrer au minimum et suggérer au maximum, même si les mots ne seront jamais suffisamment forts pour décrire cette horreur. Personnellement des œuvres comme « Shoah », « La vie est belle », « Si c’est un homme » (quelques extraits pour ma part) ont provoqué chez moi de vives émotions et un réel intérêt pour cette période sombre de l’Histoire. L’auteur n’a donc pas su atteindre son but premier (si se l’était), touché son lectorat. Bien que l’intention soit bonne, le projet était trop ambitieux et le titre « Auschwitz » beaucoup trop symbolique.
Personnellement j’ai trouvé cette Bd fade, moyennement bien traitée (naïveté de l’auteur ?), on n’a du mal à s’attacher aux personnages qui n’ont aucune épaisseur, qui ne véhiculent aucuns sentiments, de plus l’auteur fait un rapprochement un peu douteux avec des faits passés de Yougoslavie. Bref une Bd, contrairement au sujet, à oublier.

Nom série  Garulfo  posté le 02/09/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout droit sorti de l’imaginaire de La Fontaine, notre ami Garulfo, batracien de son état, croit en l’homme. Cette grenouille des plus naïve fait, dans sa quête utopique, la rencontre d’une méchante et (il faut le dire) horrible sorcière qu’il prend pour une fée toute gentille et toute jolie (pourtant vu sa tronche on peut pas se planter). Bref, le voilà métamorphosé en beau prince, malheureusement (pour lui et pour les autres) il ignore tout du monde qui l’entoure ce qui va provoquer une cascade d’événements pas forcément bénéfique.
Ayroles nous conte, alors, avec humour les aventures (mésaventures ?) de ce Candide tout vert, dont le seul leitmotiv est de devenir un homme, homme qu’il admire tant. Nous voilà embarqué dans un véritable conte philosophique, où l’auteur pose un regard critique sur l’espèce humaine.
Cette fable décalée et loufoque, reste, dans sa forme et sa construction, dans l’esprit des contes de fées sans les parodier. L’auteur expose sa grande capacité à créer des dialogues plus croustillants les uns que les autres, en maniant langage soutenu et un langage plus contemporain, le résultat est excellent. Cependant l’humour « parlé » n’est pas tout, il utilise avec brio un comique de situation et un comique de geste, mis en valeur par le graphisme léger et très expressif de Maïorana (certaines cases deviennent alors irrésistible).
Vous l’aurez compris « Garulfo » est une série succulente à tout point de vue, à la fois simple et complexe.

Voici un extrait pour vous montrer la maîtrise de Ayroles à varier son type de langage, ce qui aboutit à des dialogues assez marrant. (en tout cas cette réplique me fait bien triper)

«Ô Dieux chagrins qui m’affublâtes de cette squameuse enveloppe, j’irai contre vos édits, car dussé-je franchir mille lieues, dussé-je vaincre mille périls, dussé-je pour cela perdre mon âme… JE SERAI UN HOMME ! »

Nom série  Tintin (Les aventures de)  posté le 20/08/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tintin c’est bien et c’est moins bien.
Si vous voulez Tintin c’est culte sans être extraordinaire.
Historiquement parlant Tintin est bien sûr culte pour tout ce qu’a apporté l’auteur et sa série au monde de la BD. (tout le monde le sait, donc passons)
Sentimentalement parlant Tintin est une série culte pour de nombreuses personnes qui, dans leur jeunesse, ont appris à lire sur ces albums.
Malheureusement pour les nostalgiques, l’explosion qualitative et quantitative des productions actuelles nous permet d’émettre de gros doutes quant à la qualité de la série (« c’est une autre époque » répondront certains, « une époque révolue » répondront d’autres ).
Bon, bref, on n’est pas là pour raisonner.

C’est vrai, faut pas se leurrer, on prend pas son pied en lisant Tintin.

Si vous voulez Tintin c’est un dessin des plus classiques et un scénario… euh … un scénario qu’on va dire des plus classiques. On va pas cracher dans la soupe non plus, ça reste bon dans l’ensemble. (D’ailleurs il m’arrive d’en relire avec plaisir.) Ah oui, il y a aussi une grosse polémique autour d’Hergé (autour de ses idées plus précisément) mais je ne pense que ça ait réellement sa place sur un site comme celui-ci, de toutes façons ça fera (de nos jours) plus rire le lecteur qu’autre chose. (Relisez un peu « Tintin au pays des Soviets », tordant, non ?)
Autre chose de plus ou moins « marrant », (tiens Tintin serait-elle une BD humoristique ? Non, non, je vous arrête tout de suite), dû au scénario très simpliste, essayez de remettre la main sur « Tintin en Amérique », vous remarquerez qu’au bout de 20 pages notre ami reporter arrive à se faire capturer 4 fois, se libérer… 4 fois, et à séjourner à l’hôpital. (Il est fort ce Tintin.)

En même temps Tintin ça fait bien dans une bibliothèque.

Nom série  Les Zappeurs  posté le 02/08/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une grande BD que voilà, qui nous emmène dans les méandres d'une dure vie d'un zappeur (trajet frigo-télé, trajet télé-frigo, programmes télés, plateaux-télés) que du bonheur en perspective. Cette BD étant humoristique (si, si, je vous assure), on se rend compte que le dessin n'est là que pour servir les gags (je vous laisse imaginer au vu de la qualité des soit disant gags).

En passant, une petite devinette : Qui est l'éditeur de cette série ? ... Eh oui !!
Allez une autre petite devinette : Devinez le nombre de tomes de cette série encore récente. …(Ça va vite, hein ?) Et je peux vous certifier que la qualité ne va pas crescendo.

Au cas où la volonté de lire un tome vous prendriez (et vu que je n'ai pas particulièrement un à vous proposer), je me permets de vous signaler que "Les Zappeurs" c'est comme une boite de chocolat avarié, on ne sait pas sur quoi on va tomber mais on sait déjà que ça va être mauvais.

Nom série  Snoopy  posté le 06/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon Snoopy c'est rigolo mais sans plus. C'est vrai que le petit chien et ses potes ils sont mignons et que certains gags arrivent à faire rire ou tout du moins sourire, de là à crier au génie je ne pense pas.
Une BD,tout de même, agréable à lire, cependant j'avoue n'avoir lu qu'un tome (si ça a réellement son importance).

Nom série  La Croisière des Oubliés  posté le 05/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Entre 4/5 et 3/5 mon coeur balance...
Premier album du duo Bilal-Christin, qui nous offre ici encore et toujours une critique de notre société. Ainsi, avant de s'être attaquer à la toute puissance de l'argent et au libéralisme, ils critiquèrent en premier lieu les autorités militaires mais de façon nuancée (ils n'ont pas dit, militaires = cochons). Nuancée, car ils dénoncent par le biais du fantastique donnant ainsi une toute autre approche à l'oeuvre, même si le thème reste identique. Nuancée, aussi, par une histoire tournée en dérision par les auteurs.
Graphiquement, c'est du bilal bien sur, cependant il n'a pas, à cette époque, atteint la même qualité qu'aujourd'hui (normal), peut-être un certain manque de maturité (?).
Bref, les auteurs présentent une oeuvre de qualité au lecteur, dans le ton de leurs futurs ouvrages.

Nom série  Le Réseau Bombyce  posté le 05/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est d’la bombe, Baby !! (désolé je m'emporte un peu)

Une excellente BD que voilà, de Cecil (principal auteur de la série, à la fois scénariste et dessinateur) et de Corbeyran (que l’on ne présente plus), qui est assurément l’un de mes gros, gros coup de cœur. Leur cohésion est, sans conteste, parfaite et permet d’immerger complètement le lecteur dans ce monde loufoque et imaginaire mais néanmoins très bien conçu. Je vous le dis on tient ici une future série culte (du moins je l’espère).

Cecil, aidé de Corbeyran, pose dans ce premier album les bases d’un monde plus ou moins étrange, dans un univers difficile à dater. Ainsi l’architecture mélange à la fois un style très 1900, un monde archaïque, où l’on ressent, cependant, une certaine modernité par un urbanisme qui, malgré cette apparence ancienne, rappelle, dans sa forme et sa structure, en de nombreux points l’art nouveau (je m’y connaît un peu, vu que je suis de Nancy (qui est connu pour « L’école de Nancy ») de plus l’auteur l’a dit ). Un monde tel qu’on a pu le voir chez Jules Verne, avec ce mélange ancien/récent, ou encore chez Peeters et Schuiten avec leur série « Les cités obscures ». De ce fait on constate dans cette ville (inspirée de Bordeaux à ce qu’il parait) un métro « aérien » dominant l’ensemble de la ville, un pavillon ascensionnel, beaucoup de bâtiments possédant de grandes verreries (typique de l’Art nouveau, justement) et l’on retrouve cette « modernité » jusque chez les personnages, équipés de multiples gadgets ou autres babioles.
On arrive au moment fatidique… le thème. Il est vrai que le sujet des « snuff movies » peut gêner, voir bloquer certains lecteurs (ce que je comprends dans le fond) cependant il est exploité et développer très discrètement dans la BD et on en parle plus qu’on ne le voit (heureusement). On a donc un scénario (non sans rappeler « 8mm » pour ceux qui l’auraient vu) bien ficelé qui peut paraître, à certains moments, quelque peu simpliste. Les auteurs présentent au lecteur deux personnages des plus attachants et, au passé et à la psychologie assez fouillés. On nous dévoile Eustache, grand et frêle, à l’enfance difficile dont on découvre le passé par petites étapes et Mouche, nain au visage de boxeur, assez mystérieux. Mais ces êtres que tout oppose (physiquement et moralement), à l’exception de leurs sentiments mutuels, éprouvent le même « mal-être ». Au-delà des principaux protagonistes de l’histoire on retrouve une multitude de personnages secondaires qui méritent notre attention (le baron, Zibeline, monocle…) de part leur importance dans l’histoire, bien sur, mais aussi de part leur psychologie encore une fois bien travaillée par les auteurs, même si je vous l’accorde certains sont quelque peu caricaturaux. L’intrigue est menée sans faux rythmes, alternant action et réflexion, pour notre plus grand plaisir.
Les dessins, quant à eux, collent parfaitement à l’ambiance noire et pesante (par moment) de l’histoire, ils sont accompagnés par des couleurs chaudes et élégantes, et le tout est enluminé par des prises de vues impressionnantes. Le graphisme donne à la fois une sensation de crédibilité, de concret par les bâtiments et les objets, et à la fois une impression de fictif, d’irréel de part la représentation des personnages (assez caricaturaux, sauf peut-être Zibeline). Les planches sont toutes très soignées et très fouillées (grâce au trait fin de Cecil) et elles desservent magnifiquement l’univers malsain de certaines séquences de la BD.
Un très bel ouvrage donc, fidèle à la qualité des séries des Humanos, qui n’est cependant pas à mettre entre les mains des plus jeunes.

NOTE : (vu sur un site Internet) Lorsqu’on enlève « AV » de « Maverdave » (expression qui revient plusieurs fois chez Eustache) on obtient une expression beaucoup plus répandu. (Ok, ça n’a pas grand intérêt)

Nom série  Le Vaisseau de Pierre  posté le 02/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le petit village portuaire de Lanouille mène une vie douce tranquille jusqu'à la venue d'investisseurs immobiliers aux dents longues et aux projets les plus fous. Le paisible village se transforme alors en véritable champ de bataille entre autochtones, dirigés par "le vieux", et les politiciens.

Les auteurs, Christin et Bilal, nous offrent ici (comme à leur habitude) une sorte de BD politico-fantastique, ancrée dans les valeurs de notre temps. Leur coopération aboutit encore une fois à un excellent ouvrage, très agréable à lire, où ils s'en prennent cette fois-ci à l'économie de marché et au problème de l'écologie, en nous opposant deux milieux complétement différents (logique). Ce tome reste dans la continuité de leurs précédentes collaborations, de part le thème (encore d'actualité) et le cadre de l'histoire, qui est toujours des plus étrange.
Bilal, qui signe l'un de ses premiers ouvrages (1976), montre une réelle progression de son graphisme que se soit le trait (plus précis) ou le choix des couleurs (plus vives). Il nous permet ainsi de retrouver le personnage énigmatique de "La croisière des oubliés" avec un grand plaisir (je vous assure).

Une bonne BD fidèle au duo Bilal-Christin, et qui ravira les lecteurs.

Nom série  La Ville qui n'existait pas  posté le 02/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dernier album de Bilal et Christin dans la collection " Histoires Fantastiques" (à l'époque édité chez Dargaud) et reprenant le même personnage énigmatique.
Cette BD est selon moi mieux réussit que les deux précédents, le scénario est plus mûre et s'attaque plus violemment à notre société. Christin critique intelligemment le capitalisme, avec cette famille au pouvoir presque absolue et avec cette ville entièrement tournée vers l'industrie où la vie des habitants et le rendement de l'usine sont indissociables. Mais il critique aussi l'utopie marxiste avec l'impossibilié d'aboutir à une ville parfaite (certains personnages ne le supporte pas). Une oeuvre qui nous présente donc cette France d'en-bas, cette France ouvrière typique des années 70.
Le dessin a lui aussi murit avec un trait plus vif et plus nerveux, mais c'est vrai que Bilal on adore ou on déteste.

Nom série  Ergün l'errant  posté le 25/06/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier ouvrage de Comes, qui ne s'en sort pas trop mal scénaristiquement et graphiquement.
Le dessin, il est vrai n'a pas très bien viellit, mais reste assez agréable à lire. Ce qui choque le plus, sans aucuns doute, ce sont les couleurs qui ne sont pas de premières fraîcheurs (en même temps, ça a plus de 20 ans), c'est donc bien dans l'histoire qu'il faut trouver le talent de l'auteur. Comes nous offre un scénario très riche, quoique trop riche, on se rend rapidement que le format "44 planches" est beaucoup trop court pour raconter cette histoire passionnante, il ponctue malgré tout sa BD par une excellente conclusion.
Un album qui a malheureusement vielli, et qui ne plaira pas forcément, au vu de ce que l'on peut trouver maintenant.

Nom série  Tom-Tom et Nana  posté le 24/06/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très loin, dans le style, de la production actuelle, Tom Tom et Nana a cette touche de fraîcheur que l'on ne retrouve plus aujourd'hui. On ne peut pas dire que la série brillait par son dessin et son scénar, mais bon ça ne m'empéchait pas de dévorer tous les J'aime Lire que je recevais pour les fermer directos aprés la lecture de cette mini-BD. Ah... Nostalgie quand tu nous tient.

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