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Nom série  Une mystérieuse mélodie ou comment Mickey rencontra Minnie  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ceux qui penseraient voir dans ce Mickey une aventure classique et virevoltante, il est préférable de passer son chemin. Cosey s'intéresse à comment Mickey a rencontré Minnie en 1927, un avant la starification de la petite souris. Mickey est alors à cette époque scénariste de cinéma des aventures du chien Dog, le futur Pluto.
C'est dans un train, un soir de pénombre dans des planches splendides que Mickey croise Minnie qui lui vole son prochain scénario. Pendant ce voyage, Mickey est comme obsédé par une mélodie dont il n'arrive à se défaire.
Cosey signe un travail remarquable au dessin notamment dans les clair-obscurs, montrant Mickey dans un style années 20 portant son short rouge et ses chaussures jaunes. On retrouve aussi Dingo, Horace et aussi Gus plus habitué au monde des canards de Donaldville…
Cosey a su recréer l'ambiance des bandes dessinées d'avant-guerre. Le dessin est splendide, mais le scénario est un peu fade. Certes, On y trouve une grande poésie, des références littéraires, mais pas ce petit plus qui fait les grandes histoires. Cependant, j'ai nettement préféré cette reprise à celle proposée par Trondheim et Kéramidas.

Nom série  Carnet de santé foireuse  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pozla raconte son combat contre la maladie de Crohn, cette maladie qui s'en prend à son intestin : une MICI (maladie inflammatoire chroniques intestinales) comme on appelle cela dans le jargon médical.
Dans un style très énergique qui prend la forme d'une sorte de blog au jour le jour ; Pozla dessine ses tourments gastriques, explose les codes, fait une introspection du plus profond de ses entrailles.
On aurait pu s'attendre à une chronique dramatique sur cette terrible maladie qui vous anéantit à petits feux. Mais, Pozla préfère raconter ça sur le mode humoristique, dépeignant les erreurs d'analyse médicale des médecins, ses problèmes post-opératoires, ses crises de diarrhée impromptues qui l'empêchent de sortir boire un verre, ses régimes alimentaires à base de soupes. Son dessin oscille entre une description très précise du système digestif et des moments empreints d'une réelle poésie
On est souvent ému, on sourit souvent sur les descriptions du milieu médical (le moment du rasage à l'hôpital est très drôle) et au final, on ressort de cette lecture soulagé qu'il ait pu s'en tirer.

Nom série  Jugurtha  posté le 16/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jugurtha est une série que je lisais jeune dans le journal Tintin dans les années 80. C'est un peu plus tard que j'ai découvert les deux premières histoires dessinées par Hermann qui datent de la fin des années 60.
Le début de la série suit une trame historique en se concentrant sur la vie du prince numide Jugurtha dans l'Antiquité. Celui-ci fut d'abord allié puis ennemi de Rome. C'est assez bavard, un brin didactique, comme beaucoup d'albums à caractère historique de cette époque. Hermann est à ses débuts et fera bien mieux après comme dans Bernard Prince.
Avec le passage de relais d'Hermann à Franz, lors du troisième album, le récit toujours écrit par Vernal (qui deviendra rédac chef de Tintin) prend plus de liberté avec l'histoire. Franz réalise un très beau travail, mais les dialogues de Vernal sont parfois un peu bancals. Le héros se ballade autour du monde, affrontant les tyrans en Asie, les magiciens en Afrique, toujours accompagné par la belle Vania.
J'aime surtout le cycle qui se passe en Afrique qui va de l'album du grand zèbre sorcier au feu du souvenir. Cette série ressemble à du Thorgal, dans ce côté héros balloté par les événements, victime de la folie des hommes.
La série avait des qualités, pourtant elle n'a pas connu le même succès et encore moins la même postérité que Thorgal. Peut-être que le côté systématique de certaines situations a fini par lasser les lecteurs. La série s'est arrêtée en 1986 dans le journal Tintin, puis s'est poursuivie avec deux autres albums dispensables. Néanmoins, je pense que cette série est à redécouvrir, notamment pour les dessins de Franz.

Nom série  Cher pays de notre enfance  posté le 07/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une nouvelle enquête journalistique en bande dessinée signé Davodeau et Collombat. Les auteurs s'intéressent aux eaux troubles de la Vème République et plus particulièrement au SAC (service d'action civique) chargé des basses besognes du parti gaulliste dans les années 60-70.
Les auteurs partent donc à la rencontre de ceux qui ont fait le SAC, trouvent parfois porte close et retranscrivent tout dans leur ouvrage. Une des grosses parties du livre concerne les manquements lors de l'enquête sur le suicide du ministre de Valéry Giscard d'Estaing Robert Boulin. Celui-ci est mort dans des circonstances fort étranges.
J'aime beaucoup les enquêtes politiques et Davodeau jusqu'à présent n'avait jamais traité de ce milieu, s'intéressant plutôt au syndicalisme ou au milieu rural. Il faut pour aborder cet album une bonne connaissance de la politique française des années 60-70.
Mais, je trouve qu'au final ce type d'album a des limites ; on cherche les témoignages qui sont parfois plus ou moins passionnants et on ne débouche au final sur aucune vraie révélation (mais ce n'est peut-être pas le but). De ce fait, on reste un peu sur notre faim.

Nom série  Wolverine - L'intégrale  posté le 29/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette intégrale reprend les aventures du X man le plus célèbre en l'occurence Wolverine le Canadien. La première intégrale revient sur la première apparition du personnage en 1974, où Wolvie affrontait Hulk dans un épisode historique, mais vite oubliable. On y trouve aussi une mini-série de 1982, signée par les prestigieux Frank Miller et Chris Claremont où l'homme aux griffes en adamantium est au Japon à la recherche de sa fiancée Mariko dans une intrigue où le psychologique tient une place importante.
Le reste des intégrales suit les pérégrinations de Wolverine dans sa série éponyme qui devient régulière à partir de novembre 1988. Au dessin, on retrouve entre autres Steve Buscema, John Byrne, Gene Colan et surtout Mark Silvestri qui restera un long moment sur le titre au début des années 90, avant de partir chez Image. Ce sont les arcs de ce dessinateur que je préfère.
Au niveau scénario, se succéderont Claremont, mais aussi Peter David, Archie Goodwin ou Larry Hama sur le plus long run avec Silvestri au dessin. J'aime particulièrement les histoires se passant au Canada.
Les histoires sont bien rythmées, surtout celles se passant dans l'ambiance mafieuse de Madripoor. On croise quelques méchants charismatiques: Dent de Sabre, lady Deathstrike, mais aussi d'autres x mens comme Jubilee, Tornade ou Forge dans les diverses histoires.
Cependant le rythme est décousu et souvent tout va trop vite, on regrettera une profusion de titres, à un moment la série délivrait deux numéros par mois. Cependant, j'aimais bien ce personnage et cette série a permis de le rendre encore plus mythique pour toute une génération.

Nom série  Le Trombone Illustré  posté le 28/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le trombone illustré, c'est l'histoire d'une légende. En 1977 à une époque, où le journal Spirou est un peu en-dessous au point de vue qualité par rapport à la décennie précédente, Delporte et Franquin (avec l'accord de M. Dupuis, cependant) lancent ensemble un journal à l'intérieur du journal qui deviendra culte par la suite…
Ce journal va servir de laboratoire d'expérimentation et d'innovation pour une bande dessinée en pleine mutation. La bd avait déjà amorcé sa mue dans Pilote, puis l'Echo, ou encore Fluide Glacial. Attention, par rapport à Fluide, on reste quand même bien plus sage, mais l'irrévérence, le ton libertaire sont pourtant de mise et constituent un vrai électrochoc pour le journal Spirou.
Plusieurs auteurs de la nouvelle génération bd y trouvent une place : que ce soit Bretécher, Bilal, Janin qui débute ici sa série Germain et nous, associés à quelques auteurs de la maison mère : Franquin en tête, mais aussi Sirius ou Hausman qui viennent faire quelque chose de différent.
Ce que je préfère dans le trombone c'est bien sûr les idées noires, où Franquin s'en donne à cœur joie dans l'humour noir et le cynisme, dessinant des planches de toute beauté. J'aime bien les chroniques de Delporte toujours sur le fil. J'aime un peu moins certaines séries, c'est pour cela que je me contenterai d'un 4.
L'expérience durera 30 numéros, avant que Dupuis signe le clap de fin. Cela préfigure un peu ce que Yann et Conrad apporteront dans les années 80 dans le journal Spirou avec "les hauts de page", mais ceci est une autre histoire.
On retrouve un très beau recueil chez Dupuis reprenant tous les numéros du trombone bien qu'un peu cher : 70 euros. A signaler que Delporte et Franquin ont remis le couvert dans "et pendant ce temps là à Landerneau" en 78-79 dans le journal A suivre, mais paradoxalement on ne gardera que peu de souvenirs de cette expérience. Peut-être, qu'A suivre était un journal plus ouvert aux nouvelles expérimentations que le journal Spirou qui lui gardait un côté très classique ; donc l'effet de surprise ne marchait plus…

Nom série  Fables  posté le 26/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une série vraiment originale qui pêche par un trop grand nombre de tomes : 25 et des intrigues qui ont oscillé entre l'excellent et le moins bon. Il est difficile de tenir sur une si longue distance.
Pourtant le postulat de départ est séduisant : les personnages de conte à New York vivent au milieu des humains. Ils ont été obligés de fuir ce que l'on appelle "les royaumes" à cause du bien nommé "l'adversaire" et de vivre dans le monde des communs (c'est-à-dire le nôtre), où ils se font passer pour des humains quelconques.
C'est l'occasion pour le scénariste Bill Willingham de montrer toute sa connaissance des divers contes et fables de la littérature mondiale et de bénéficier ainsi d'une source inépuisable de personnages. Il puise ses sources chez Grimm, Lewis Caroll, Kipling, mais aussi Orwell.
On croise donc Blanche Neige, la ferme des animaux (où sont cantonnés les animaux qui ne peuvent pas se montrer aux humains), Barbe bleue, Blue Boy, Jack du haricot géant, Gépetto entre autres… D'autre part, grâce à des sortilèges relativement chers, les animaux des contes et fables peuvent se montrer sous une fausse apparence aux humains si ils le peuvent financièrement.
Blanche Neige dirige Fableville avec l'aide de Bigby, le grand méchant loup avec qui elle a une portée de louveteaux. Ces personnages sont loin d'être tous valeureux et certains ont des défauts bien visibles : que ce soit la violence, la ruse ou la cupidité. Comme dans le monde des communs, l'argent est aussi le nerf de la guerre pour les "fables" qui cherchent à survivre dans une société totalement inégalitaire. Les histoires lorgnent aussi sur la politique en montrant certains affrontements avec des fables orientaux comme Sinbad qui ne sont pas sans rappeler la guerre d'Irak.
Le dessin des couvertures est magnifique, quant à celui des histoires, c'est aléatoire, le meilleur restant de mon point de vue celui de Mark Buckingham.
Je dois avouer que cette série m'a beaucoup plu, un temps ; puis, j'ai commencé à ne plus en voir la fin et je me suis lassé, je serai donc réservé sur l'achat, tant il y a de tomes, mais les 10-12 premiers sont vraiment très bons.

Nom série  Lefranc  posté le 25/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lefranc fait parti de ces vieilles séries historiques parues dans le journal Tintin et qui existent toujours après plus de 60 ans. A la base, c'est un peu un ersatz de Blake et Mortimer dessiné par Jacques Martin. Les trois premiers albums sont, de l'avis de beaucoup, les meilleurs bénéficiant de très bons scénarios policiers et d'espionnage et d'un méchant charismatique Axel Borg. Mais déjà on peut noter quelques défauts, notamment les dialogues qui aujourd'hui paraissent fortement désuets.
Jacques Martin ne pouvant pas assumer scénarios et dessins de deux séries à cause du succès d'Alix ; il confie le dessin de la série à Bob De Moor (du studio Hergé), avec lequel il signe un bon épisode le repaire du loup. Par la suite, c'est Gilles Chaillet qui se charge des dessins et cela devient très inégal avec des scénarios qui touchent au fantastique.
Enfin, je peux dire un mot des derniers albums signés Jacques Martin qui sont parfaitement ridicules que ce soit dans les situations (Lefranc devient un dragueur invétéré) ou les dialogues qui sont souvent risibles. Je n'ai pas lu la reprise post Martin et je ne pense pas le faire un jour.
Pour l'achat se contenter des trois, quatre premiers…

Nom série  Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)  posté le 22/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une série que je lisais jeune dans le journal Spirou dans les années 80. A l'époque j'aimais bien, j'ai voulu retenter l'achat de l'intégrale et je dois dire que les aventures de ce petit Tarzan sont loin d'être exceptionnelles.
Pourtant, j'aime bien le dessin de Mazel qui avait déjà oeuvré sur les mousquetaires, mais les scénarios de Cauvin sont comme toujours un peu répétitifs avec des histoires de trafics divers. A un moment les auteurs avaient rebaptisé la série les jungles perdues et avaient essayé de la rendre plus adulte en instaurant une bonne dose de fantastique. Mais ça n'a pas marché...
A priori le rédac chef de l'époque n'a jamais cru en la force de cette série d'où sa faible diffusion en albums et sa piètre médiatisation.
Encore une fois, il s'agit d'une série qu'on aimait retrouver dans le journal, mais dont il n'est pas du tout nécessaire d'acheter les albums.

Nom série  Spaghetti  posté le 18/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'intégrale m'a permis de découvrir la série Spaghetti que je ne connaissais que de réputation. Cette dernière est une des premières créations de René Goscinny alors que celui-ci travaillait au journal Tintin dans les années 50.
Cependant, je dois bien avouer que le travail ne m'a pas franchement emballé. Goscinny insiste sur le contraste physique et psychologique entre ses personnages, comme souvent dans ses séries. On trouve donc Spaghetti le malin et Proscuttio le cousin idiot. Les histoires se laissent lire et s'oublient aussi vite, aucune ne m'a paru meilleure ou pire qu'une autre. On retrouve par moment le talent de dialoguiste de Goscinny, mais le plus souvent le scénario manque d'épaisseur, de finesse et de second degré. L'auteur utilise presque tous les poncifs que l'on peut attribuer aux Italiens...

Le problème vient aussi du dessin. Attanasio est un honnête dessinateur, mais qui n'a pas le talent de Morris ou d'Uderzo ou même de Gotlib et Sempé. Les décors sont presque inexistants, les personnages se ressemblent trop.
Dernier problème, les dossiers de l'intégrale sont bien peu fournis, ce qui est dommage quant on voit le travail fait par les éditions Dupuis.

Nom série  Le Combat ordinaire  posté le 17/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans le combat ordinaire, on retrouve les thèmes chers à Larcenet : le rapport avec les enfant (en l’occurrence la fille de Marco) déjà traité dans le retour à la terre, les conflits sociaux, la politique, mais aussi les angoisses du quadra et la place de chacun dans une société de plus en plus globalisante.
Bien évidemment, la part d’autobiographie est très présente dans cette histoire, même si Larcenet essaye parfois de s’en détacher. Son dessin semble se faire plus adulte, moins caricatural que ce qu'il faisait pour Fluide Glacial.
Cette histoire oscille, sans arrêt, entre les moments d’émotion pure, les petits bonheurs familiaux et les phases de nostalgie. Une très belle série qu'il est toujours agréable de relire.

Nom série  Blast  posté le 17/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Blast est une vaste fresque de 800 pages signée Larcenet, où celui-ci se penche sur le destin de Polza Mancini au physique pour le moins singulier. Polza est gardé à vue suspecté d'avoir tué une jeune femme. Ce Polza est un homme qui ne s'aimait pas et pour qui la vie a été une lutte sans fin.
A travers de nombreux flash-back (raconté par Polza), on cherche à comprendre comment a pu se produire ce drame. Polza raconte une histoire, son histoire et l'on a bien dû mal à démêler le vrai du faux, tant les fausses pistes se succèdent. Et l'on en vient à se demander si peut-être la vérité n'est pas ailleurs et si elle ne se niche pas dans cet instant où Polza rentre dans une sorte de transe dans ce qu'il appelle le blast et où il voit les statues de l'île de Pâques…
Polza, c'est l'histoire d'un être défait, inadapté, qui fuit sans cesse, mais montre une indéniable force de survie. Au cours de ses dérives Polza croisera toute la lie de l'humanité, à commencer par son père agresseur sexuel…
Parfois, Polza se montre humain, plus souvent violent ; il est lui-même victime des autres dans des scènes parfois d'une extrême violence ; croisant plus dégueulasse que lui.
On sent que Larcenet a mis beaucoup de lui dans cette œuvre, y compris, ces propres névroses ; finalement je crois que l'on peut ressentir une certaine cohérence avec certaines de ces autres œuvres qui traitaient de manière plus humoristique de la difficulté de communiquer, ou de la solitude.
Cependant, jamais Larcenet n'avait traité d'un sujet aussi sombre. Le livre est presque entièrement en noir et blanc, hormis quelques effets de couleur qui montrent le moment où Polza atteint le blast. Ce dessin accentue la noirceur de l'ensemble.

Nom série  Undertaker  posté le 16/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dargaud a fait un grand plan marketing en annonçant la plus grande bd western depuis Blueberry. Bon, il est toujours difficile de confirmer ou d'infirmer surtout après seulement deux numéros.
Pour l'instant, je suis plutôt charmé par cette bd qui m'a plus fait penser à Bouncer qu'à Blueberry pour le côté "tous pourris". Ce que j'ai particulièrement aimé c'est le dessin de Ralph Meyer très expressif et soigné dans les nombreux décors et les scènes d'action.
Le personnage principal est assez intéressant et on n'en sait encore peu sur lui : salaud ou héros ? Il exerce le métier de croque-mort ce qui n'est déjà pas banal, mais semble avoir un lourd passé.
J'ai trouvé l'histoire, par contre, un peu trop énorme. On convoie un mort richissime qui a avalé son or et qui veut se faire enterrer dans sa mine sans rien donner aux autres. Undertaker, une certaine Rose Prairie et Lin deux des anciennes employés du défunt sont chargés de mener à bien ce très difficile parcours semé d'embûches. La fin du deuxième tome m'a paru un peu précipité dans la conclusion du diptyque.
La série n'en est qu'à ses débuts, Dorison s'est mené un scénario et connaît ses classiques. On verra dans quelque temps si Undertaker peut se hisser au panthéon de la bd (western déjà dans un premier temps).

Nom série  Snoopy & les Peanuts  posté le 12/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pendant 50 ans, de 1950 à 2000, Charles M. Schulz a publié ces strips quotidiens dans les journaux américains et Dargaud réédite intégralement la série dans une très belle édition. J'ai d'abord découvert les Peanuts par le biais des dessins animés, puis ensuite par la série Snoopy chez Dargaud qui ne reprenait qu'une infime partie des strips.
Je ne conseille pas l'achat de toute l'intégrale, mais juste de quelques uns pour se faire une idée.
Ce qui m'intéressait dans les peanuts, c'était bien sûr les personnages, Charlie Brown en premier ce perdant magnifique, Snoopy le chien "philosophe" et ses aventures imaginaires qui préfigurent celles que vivra le Hobbes de Calvin, Lucy qui prend un malin plaisir à faire souffrir Charlie Brown, Linus son frère, Schroeder le brillant pianiste. Le casting va s'étoffer au fil des années : on rencontrera Franklin, Woodstock l'oiseau, Rerun le petit frère de Lucy et Linus… On notera, cependant, la quasi-absence des adultes de ces histoires.
Le dessin de Schultz est très simple, construisant ses décors de manière minimaliste. Mais autour des Peanuts, c'est 50 ans de vie quotidienne américaine qui nous est proposée : un tableau simple mais parfois assez cynique de notre société contemporaine.

Nom série  Calvin et Hobbes  posté le 11/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une très belle série, moins enfantine qu'il n'y paraît et qui traite habilement de la solitude d'un enfant s'inventant un animal en peluche parlant du nom de Hobbes comme le philosophe anglais. Peut-être Watterson décrit-il son enfance ?
Il n'est pas nécessaire d'obtenir tous les albums, mais quelques uns tiendront une belle place dans une bibliothèque.
Hormis Hobbes, son tigre en peluche, le monde de Calvin est assez restreint, ses parents américains de la middle class un peu désabusés, surtout son père.
On trouve aussi quelques rares camarades de classe comme Susie Derkins, à la fois seule amie réelle de Calvin mais aussi détestée car étant une fille, Moe qui n'arrête pas de s'en prendre à lui ou encore l'institutrice qui s'agace de la flemmardise de Calvin.
Une très belle série qui a connu un grand succès pendant 10 ans et s'est arrêtée en 1995.

Nom série  L'Âge d'or de Mickey  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet avis est un peu contradictoire car l'oeuvre de Gottfredson mérite d'être redécouverte, c'est un peu l'équivalent pour les souris des canards de Carl Barks, mais elle est au final beaucoup moins connue en France que celle de ce dernier.
L'auteur a oeuvré plus de 40 ans sur le personnages de Mickey dans des strips quotidiens de trois cases. C'est de l'aventure sans temps mort. Certaines histoires sont parues dans les années 70, 80 dans le journal de Mickey. On y trouve ainsi le fameux Iga Biva l'homme du futur dans des histoires de science-fiction bien éloignées de ce que les Italiens ont fait du personnage de Mickey.
Le problème vient plutôt de l'édition : le format est trop volumineux (6 strips par page) 37 cm de haut ce qui est très difficile de caser dans une bibliothèque. Il eut été préférable de choisir un format à l'italienne pour ces strips. De plus, l'éditeur ne s'est intéressé qu'à une petite partie de l'oeuvre de Gottfredson les années 36 à 57 environ. Quant on sait que Gottfredson a travaillé 40 ans sur ce personnage, ce n'est donc qu'une infime partie de son oeuvre que l'on trouve dans cette intégrale.

Nom série  Mickey's Craziest Adventures  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'attendais peut-être un peu trop de cet album et au final j'ai été déçu. Peut-être que Trondheim a été brimé par le cahier des charges Disney et n'a pas osé suffisamment se lâcher, alors que je pensais qu'il ferait une déconstruction en règle du mythe Mickey.

Alors certes, le postulat de départ est original, puisque les auteurs nous disent avoir retrouvé des histoires de Donald et Mickey oubliées dans une brocante française. Cependant ils n'ont pas pu acquérir toute la collection. Cela leur permet d'avoir des ellipses à chaque page environ et de se concentrer uniquement sur l'action.
Mais passé ce procédé, que reste--t-il du propos ? A mon avis pas grand-chose, hormis une mise en page dynamitant tous les codes et des monstres lovecraftiens.

Je n'aime pas trop le dessin de Keramidas et je trouve que les trop nombreuses péripéties entraînent une certaine forme de lassitude ; ça va vite, trop vite, le scénario est mince et on finit par trouver ce bel objet un peu vain.

Au final, je conseillerai plutôt de relire l'intégrale de Mickey par Floyd Gottfredson éditée par Glénat, mais qui malheureusement n'a pas eu beaucoup de succès en France à cause de son format particulier.

Nom série  La Patrouille des Libellules  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà la version "trash" de La Patrouille des Castors série bien pensante des années 50 signée Charlier et Mitacq. Yann, scénariste des Innommables, et Marc Hardy au dessin, auteur de Pierre Tombal, montraient à l'époque une certaine irrévérence.

Le premier tome commence dans une abbaye cistercienne mystérieuse et rappelle les séries liées à des groupes d'enfants, que ce soit le Club des Cinq, le Clan des Sept, ou bien évidemment, la Patrouille des Castors. Mais cette fois, ce sont des filles aux caractères bien trempés qui sont les héroïnes.
L'intrigue rappelle les luttes des années 30 entre communistes et catholiques. Bien évidemment Yann ne prend pas parti et renvoie dos à dos le cléricalisme bien pensant du curé et des jeunes scouts et de l'autre côté les villageois athées aux ordres du comité central de Moscou. A cela se greffe une histoire d'héritier au trône de la Russie pourchassé par les Soviétiques.
C’est avec le deuxième tome de la patrouille des Libellules que la série est devenue vraiment culte. Les auteurs s'attardent sur la débâcle de 1940 à Dunkerque.

L’humour de Yann est parfois dérangeant, mais on doit bien admettre une certaine qualité dans l’analyse des comportements humains et la psychologie des personnages. Certains l’ont même taxé d’antisémitisme, d’homophobie et de racisme. Il est vrai que l’humour sur les camps de concentration est parfois très limite et que les Juifs et les Noirs ne sont pas dépeints avec une grande élégance.
L’auteur mélange allègrement la petite et la grande Histoire. Rainette et sa bande croisent, entre autres, De Gaulle, Churchill ou du moins son sosie ; mais aussi Hitler et ses lieutenants Goering ou Hess, ce dernier montrant une certaine inclination pour l’astrologie. Mais, on sait que Yann ne respecte rien ; il l’avait déjà démontré dans Les Innommables. Cette fois, il va encore plus loin. Il ridiculise les personnages historiques : que ce soit Churchill jugé comme un fou enfermé dans un asile depuis les Dardanelles en 1916 obligé de reprendre ses fonctions à cause de la mort de son sosie ; De Gaulle qui porte en lui une certaine idée de la France et qui refuse une fellation proposée par Léontine ; Rudolf Hess en adepte du yoga et Hitler qui a déclenché un génocide à cause de la haine qu’il portait à son instituteur juif. Le dessin d’Hardy est plutôt bon.

Au fil des trois albums les références sont multiples : on notera : entre autre, un clin d'oeil à Quick et Flupke, ou encore à la Guerre des Boutons et bien évidemment à Pierre Tombal le fossoyeur (création d'Hardy), Blake et Mortimer et leur créateur Edgar Pierre Jacobs ou encore au jeune pimpf Werther, ou à Charles Trénet en étrange résistant.

Nom série  Scalped  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis porte sur l'ensemble de la série. Ce comics est paru en 10 tomes entre 2007 et 2011. C'est déjà un premier point positif car on n'a pas affaire à une série interminable comme d'autres (style Walking Dead ou Fables, même si dans le cadre de la première, je trouve que les auteurs se renouvellent bien) et je suis assez étonné de ne voir que si peu d'avis tant à mon avis cette histoire mérite le détour.

Première originalité de la série : l'intrigue qui se déroule dans une réserve indienne du Sud Dakota (sur certains points, j'ai trouvé quelques ressemblances avec la série "Banshee" même si elle ne se déroule pas au même endroit), où la drogue, l'alcool et les crimes sont monnaie courante. On s'intéresse aux Indiens Lakota et à l'un d'entre eux en particulier Dashiell Bad Horse qui travaille en sous-main pour le FBI dans le but de confondre Red Crow le chef local qui dirige les casinos.
La galerie de personnages secondaires vaut aussi le détour que ce soit Red Crow l'étrange Catcher, ou la mère de Dashell qui cache de lourds secrets et était une ancienne activiste.

C'est un polar sombre, violent, sans concession qui joue à fond la carte des flash-back (comme beaucoup de séries récentes style Lost ou Orange is the new black), de ce fait cela rend la lisibilité parfois complexe. La continuité entre le tome 1 et 2 s'en est trouvée compliquée, ce qui a désarçonné certains lecteurs.

Le dessin de Guerra n'est pas ce que je préfère en bande dessinée, même si je trouve qu'il s'en tire très bien. Celui-ci s'occupe également de l'encrage des albums ce qui est assez rare dans les comics.
Pour conclure, une très bonne série que je conseille de lire d'une traite pour bien en saisir toute la puissance.

Nom série  Les Mousquetaires (Caline et Calebasse)  posté le 25/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le format des histoires de cette série varie entre le gag en une planche et le 44 pages, la majorité se situant autour de 22 à 30 pages. Les courts récits de 1 à 5 planches ont surtout un côté anecdotique, même si certains sont assez bien sentis et ont des chutes assez originales. Il est étonnant de voir que cette série n'a presque pas connu d'éditions en album. Cela serait dû à des problèmes relationnels entre Mazel et le rédacteur en chef du journal Spirou de l'époque : Thierry Martens.

Au scénario, on retrouve Cauvin dans l'une de ses premières séries, à peu près à la même époque, que Les Tuniques Bleues ou Sammy. Je dois admettre avoir toujours bien aimé retrouver dans le journal Spirou les aventures de Caline le gascon mousquetaire et de Calebasse sa jument dans cette parodie des aventures d'Alexandre Dumas.

Le dessin de Mazel est précis, dynamique, bien documenté, restituant fidèlement les décors du XVIIème siècle. Les scénarios sont un peu basiques, c'est du classique de chez Cauvin. On trouve du bon et du moins bon. De mon côté, j'ai bien aimé les histoires "à l'ombre de la Bastille" ou "le canon de la Rochelle".

Une intégrale reprend actuellement tous les épisodes de la série. Il n'est pas nécessaire de l'acheter. On retrouve dans le tome 3 les derniers épisodes signés Mazel au dessin et au scénario appelés "Les Mousquetaires" dans des histoires de 44 pages convenables.
Cette série fait sans doute partie de ces nombreuses bds que l'on retrouvait dans le Spirou des années 80, que l'on prenait plaisir à retrouver, mais qui ne sont pas faites pour l'édition en albums (voir dans la même veine la série napoléonienne au titre ridicule Godaille et Godasse ou encore des même Mazel et Cauvin Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)). La lecture des intégrales s'est révélée un peu fastidieuse alors que j'aimais bien le rythme de parution dans le Spirou de l'époque.

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