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Nom série  Batman - Year Two  posté le 16/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré son titre, "Year Two" n'a pas grand chose à voir avec le célèbre "Année 1" traduit chez Delcourt. Et même si les dessins de Davis & Mc Farlane se tiennent bien, ils n'atteignent pas la personnalité et le niveau de ceux de Mazzucchelli. De même, Mike Barr ne parvient pas à atteindre le niveau de scénario de Miller.
Qu'importe, on retrouve quand même un jeune Bruce Wayne qui n'est Batman que depuis peu. A ce titre il est encore un peu " Bleu " et on le voit hésiter, douter ... C'est bien là le plus intéressant dans cet album : la position de Batman face à l'utilisation ou non des armes à feu. Face à lui, "Le Faucheur" est un adepte de la justice aveugle et expéditive. Comme souvent chez Batman, l'ennemi a pas mal de points communs avec Bruce Wayne et les relations qui unissent l'homme chauve souris à ses opposants sont importantes.

On le voit de suite, le scénario et le personnage écrits par Mike Barr n'ont strictement rien à voir avec ceux développés dans le "Dark Knight Returns" de Miller. Bruce Wayne est toujours tourmenté mais il a ici des garde-fous, il ne craque pas, il se remet en question, flirte avec la ligne (comme souvent la ligne dans "Batman" est la frontière qui sépare le justicier de Gotham de la criminalité, le commissaire Gordon en étant le garant).

Bons, quelques points négatifs à présent :
- le peu de crédibilité que revêt le personnage de Rachel Caspian. On voit très bien qu'elle n'est là que pour étoffer la relation Faucheur / Batman. C'est fait de manière très maladroite, avec des raccourcis incroyablement mauvais.
- la seconde histoire ensuite avec Robin et le fils d'un homme qu'on a vu mourir dans la première histoire. C'est grotesque et inutile, mauvais et sans intérêt. Le scénario veut trop mettre l'accent sur l'histoire de famille et se perd complètement dans une fanfaronnade sans âme.

Au final, un album à réserver aux fans de Batman mais qui se tient. Le plus gros intérêt est encore une fois la question des armes à feu que se pose Batman, avec le retour éternel à cette nuit où en sortant de la projection du film "Le masque de Zorro", Thomas et Marta Wayne se sont fait tuer sous les yeux du petit Bruce.

(à signaler que cette édition française reprend les numéros #575 à #578 de la série régulière Detective Comics)

Nom série  Batman - Un deuil dans la famille  posté le 12/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Difficile de passer à côté de cet album qui reprend les publications parues aux USA dans les années 80 lorsqu'on demanda aux lecteurs de DC Comics quel personnage ils souhaitaient voir mourir.
Avant de commencer la lecture, on sait donc déjà que Robin va mal finir ce récit (et la couverture l'illustre très bien). Bref, le plus gros ressort dramatique de l'histoire est connu avant d'entamer la lecture... A partir de là, y'a t-il réellement un intérêt à lire "Un deuil dans la famille" ?

D'un côté c'est un épisode important pour la continuité de la série, car la mort de Jason Todd va hanter de nombreux épisodes à venir. Pas plus tard qu'en 2003, dans la série régulière, sur les épisodes "Hush" de Loeb & Lee (Silence en français qui seront compilés en album chez Semic fin 2004), on fait encore référence à ce moment phare de la série.

Mais d'un autre côté, c'est bien le résultat, la disparition de Robin, qui compte. Car pour y parvenir... Batman au Moyen Orient, c'est certes très exotique mais la dimension fantastique et mythique du personnage en prend un sacré coup. De même, si les dessins de Jim Aparo sont très classiques (on se croirait dans un Buck Danny), les couleurs sont franchement horribles.
Reste le combat éternel de Batman contre le Joker qui va même jouir de l'immunuté diplomatique au cours de cette aventure parfois vraiment trop tirée par les cheveux.

Bref, une lecture importante pour les fans mais très dispensable pour les autres...

Nom série  Spider-Man - Bleu  posté le 10/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un épisode en one-shot très sympathique des aventures de l'homme araignée. Peter Parker y apparaît humain et pas gnan gnan ni fleur bleue comme dans d'autres aventures passablement réchauffées.
Loeb signe là un scénario agréable et efficace avec une véritable intrigue. Bien entendu, il y a de nombreux personnages, comme toujours chez lui, mais il ne s'agit pas simplement d'une bête galerie de caractères plus ou moins réussis mais sans âme (rien à voir donc avec sa dernière intervention sur la série régulière Batman, avec Jim Lee)

Le dessin de Tim Sale colle parfaitement à l'ambiance, à la fois cool et appliqué, c'est assez difficile à expliquer, mais le résultat est classe et lumineux.
On pourra regretter que le bouffon vert n'ait pas un rôle plus important dans l'histoire et que finalement la présence de son fils Harry ne soit presque qu'anecdotique.
Mais Loeb place quand même quelques un des ennemis traditionnels du héros, pas toujours avec élégance ni finesse (c'est un peu le défaut récurrent de Loeb, quand même). Quoi qu'il en soit c'est efficace, et l'histoire, de Peter Parker elle, reste suffisamment bien racontée pour être toujours plaisante.

Nom série  Babel (Vertige Graphic)  posté le 07/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un nouvel album de David B. c'est toujours quelque chose de précieux, de rare et de savoureux, forcément. Quand en plus cet album est un prolongement de son titre phare, "L'ascension du Haut-Mal", on ne peut qu'être plus ravi encore.

Car "Babel" est une sorte de continuité dans l'analyse de la maladie de son frère que l'auteur a si bien mise en images dans les 6 tomes parus à l'Association. Continuité mais avec une faille évidente toutefois : ici David B. est plus serein, il a mis la distance nécessaire entre lui et son propos, le fond de son album est moins violent car moins direct. Avec la parabole sur la guerre tribale en Afrique, il parvient à sortir de la maladie de son frère pour ouvrir les yeux sur les misères d'ailleurs et les accepter comme un tout, comme une vaste folie humaine dont on n'est que les pantins. La maladie, la fraternité, les médecines parallèles, les ancêtres, les rêves, les guerres, pour la première fois David B. semble les affronter avec sérénité. Plus encore, l'auteur apparaît ici vraiment avoir vaincu les traumatismes qui l'habitaient. On assiste ici à la naissance d'un nouveau David B. qui est allé au fond de son histoire, au terme du haut-mal de son frère Tito.

Ajoutez à cela un dessin superbe avec des allégories surréalistes qui lorgnent farouchement sur les créations les plus inspirées des maîtres du genre (le trompe-l'oeil "Mae west" de Salvador Dali notamment), et vous obtenez un ouvrage excellent. "Babel" est assurément indispensable pour tous les amateurs de l'excellent David B.

Nom série  Spider-Man/Wolverine - Deux contre le monde entier  posté le 07/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une nouvelle rencontre entre Spider-Man & Wolverine, cela avait tout pour plaire. Couverture attrayante dans la nouvelle version de la collection 100% Marvel de Panini, dessins attirants en feuilletant vite l'album en librairie... Tout s'annonçait bien.

Hélas bien vite on se retrouve face à des personnages sans la moindre épaisseur psychologique (pour le gentil Peter Parker à la limite, why not mais pour Logan, quand même!..)
Ajoutez à cela des dialogues ridicules de puérilité et un dessin truffé d'énormes erreurs (horreurs même) avec des proportions rarement respectées, des disproportions flagrantes, et un trait brouillon, moche, sans âme ni éclat.

Les 10 dernières pages sont presque intéressantes quand même, mais bon pour tout le reste (et c'est long!) on nage en plein nanar !
Une rencontre à fuir donc, ou à réserver pour de très jeunes lecteurs…

Nom série  Daredevil - Renaissance (Justice aveugle)  posté le 02/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme il l'a fait pour Batman, Frank Miller se penche sur le cas de Daredevil le temps de plusieurs épisodes de Daredevil. Avec Renaissance traduit chez Bethy, il s'agit des épisodes #227 à #233 de la série régulière.

S'occupant du scénario, Miller confie le dessin à David Mazzucchelli, avec lequel ils avaient déjà fait le même genre de travail avec Batman sur "Year One".
Dans Renaissance ("Born Again"), Daredevil est atteint, il apparaît faible, désespéré, au bord de la dépression nerveuse. Son retour n'en sera que plus éclatant, comme souvent avec Frank Miller.

Le dernier épisode "Armageddon" voit l'intrusion de Captain America et d'Iron Man (vite fait) dans l'univers de Daredevil. C'est à mon goût un épisode un peu bancal mais qui termine l'arc-story "Born Again" et à ce titre, même plus faible que les autres (par la grosseur de son scénario et ses solutions trop faciles), il doit être lu. Dommage que même discrets, les relents patriotiques de Captain America viennent polluer cette très bonne histoire.

Le dessin de Mazzucchelli est réussi, davantage encore que dans "Year One" et on prend vraiment plaisir à lire cette aventure de Daredevil où on reconnaît vraiment la patte de Miller.

Nom série  Spider-Man - Perceptions  posté le 29/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Todd Mc Farlane, géniteur du fameux Spawn, a voulu être seul maître à bord dans cette mini-série consacrée à l'homme araignée. En 1990 pour promouvoir un nouveau magazine "SpiderMan" aux USA, il reprend seul en main le personnage. "Perceptions" sortira en 5 épisodes de mars 1991 à juillet 1991, et voici ici ces 5 épisodes regroupés par Bethy dans la version française.

Le dessin est grossier et le personnage de Spiderman est ici tout bonnement ridicule. Il est tellement ridicule qu'on se demande parfois s'il ne s'agit pas d'une parodie. Il faudrait vérifier avec la VO mais les paroles et les pensées de l'homme araignée sont franchement ras la moquette, niveau gamin de 12 ans.

L'idée de base est plutôt bonne, et l'apport de Wolverine est plus que salvateur pour éviter à cette série de prendre l'eau. Car Spiderman est parfaitement invisible, inutile, bref, on a l'impression que Mc Farlane a voulu détruire le mythe.
Et des mythes il en question dans cet album, encore une fois, les seules bonnes raisons de le lire tiennent de Wolverine et de son rapport au Wendigo et à la forêt. Ca fait peu mais c'est déjà ça...

Nom série  Wolverine - Jungle Saga  posté le 28/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un scénario très plat et complètement dans la mouvance du mythe comics de superhéros. Wolverine débarque un peu comme une fleur dans cette jungle, puis il se bat, puis il se re-bat, puis il se re-re-bat avec Apocalypse, le premier mutant de l'humanité.
Encore une fois, on pourrait en sourire mais c'est plutôt pas mal foutu et surtout les dessins de Mignola sont là... Et Mignola ben, c'est quand même un encrage à part (normal il a été encreur pro pendant 1 an au début de sa carrière) et un trait typique, très personnel. Le père de Hellboy a dessiné ces planches avant de créer son personnage fétiche et on retrouve déjà quelques idées directrices.
Apocalypse est bien à sa place dans son rôle de méchant, avec un petit parfum de science fiction cybernétique façon pulps (dans l'esprit tout du moins) pas désagréable du tout.
Pas aussi emblématique que d'autres one-shot mettant en scène Logan mais intéressant quand même

Nom série  Wolverine - Je suis Wolverine  posté le 27/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici les quatre premières aventures en solo de Wolverine, quatre épisodes de 22 planches chacun parus en 1982 : « I’m Wolverine », « Debts and obligations », « Loss » et « Honor ».
Ce comics correspond également à la période pendant laquelle Frank Miller découvre avec une véritable passion le Japon et la culture qui s’y réfère.

Les comics traduits chez Bethy sont vraiment bien foutus : rigides avec une couverture à rabats pour protéger, un gros dossier explicatif avant l’histoire en elle même… C’est là une très bonne façon d’initier le lecteur qui peut provenir d’horizons très divers et ne pas avoir la même connaissance du vaste monde des comics en général et des X-men en particulier.

Et à propos des X-men, c’est justement Chris Claremont qui signe ici le scénario, un scénario un peu bateau mais traité de façon efficace, et qui présente un Wolverine plus humain car moins intouchable. S’il a toujours le pouvoir de guérir de presque toutes les blessures physiques, il n’est pas à l’abri de se prendre des dérouillées et de subir les blessures de l’âme, invisibles pour autrui mais bien présentes.
Frank Miller lui, trouve là matière à un travail qu’il apprécie : le monde des ninjas et les bagarres avec les sabres. On le sent s’épanouir dans un style qui va le marquer et qui va revenir longtemps dans son œuvre. Certains mouvements, certains personnages, certains plans, semblent être ici des études préliminaires qui seront développées et lissées dans la série « Sin City ».

Un bon comics divertissant, avec ces couleurs flashy et ces aplats qui déplaisent aux détracteurs du genre (m’enfin, ça date de 22 ans aussi hein…).
Mais un comics certainement indispensable pour les fans du mutant aux longues griffes (ou de Miller…)

Nom série  Pour une poignée de polenta  posté le 26/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nouvelle incursion dans le domaine de l'autobiographie pour Vincent Vanoli. Là où "Sentiers Battus" était un album auquel on pouvait reprocher un manque de liant, "Pour une poignée de polenta" est en revanche une incontestable réussite. Vanoli y aborde avec une grande tendresse la question de ses origines italiennes en commençant par le souvenir d'une nuit d'enfance, à la mort d'un oncle. Des Abruzzes aux Appenins, on suit avec un réel plaisir l'évocation de ce pays à la fois si proche et si étranger dans le coeur de l'auteur.

Le format adopté est très simple : 2 cases par planche, et c'est parti sur cinq chapitres indépendants mais qui forment un tout, un ensemble homogène et construit. Avec son style inimitable, Vanoli sait faire naître des parfums d'Italie avec trois fois rien : une ombre, une forme grise rappelant un cyprès, un tunnel abrupt pour le bord de mer sur la route de la Spezia. C'est à la fois très personnel et commun à ce que l'inconscient populaire garde de l'Italie lorsqu'on en revient.

Reste alors la famille, les parents, la Lorraine pour Vanoli. Sentiments aigres-doux pour quelques jours passés en leur compagnie, qui va donner lieu à de savoureuses scènes. Comme si parents et enfants n'en finissaient jamais de se redécouvrir... tant qu'on n'a pas exploré complètement son passé, sa terre.

Un superbe album où l'on sent que l'auteur s'est vraiment fait plaisir, le ton est très mesuré mais sensible, poétique et tendre. Une fois de plus Vanoli démontre tout son talent.

Nom série  Col-Dee  posté le 24/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Col-Dee est une petite bande dessinée très attendrissante. Avec un dessin dans la droite ligne d'un Seth ou d'un Craig Thompson (comme références, on a vu pire ), Jordan Crane, 30 ans à peine, signe là un récit humain et touchant. Le thème ou plutôt les thèmes abordés ne sont pourtant pas faciles et il s'en sort malgré tout avec les honneurs.

L'histoire est toutefois un peu tumultueuse au niveau de l'enchaînement des scènes et de l'importance accordée à chacune d'elles. C'est en effet parfois un peu déséquilibré. Toutefois le fond reste bien fichu et le ton adopté par Crane est franchement poétique.

Voilà une petite BD qui ravira les fanas de comics indépendants.

Nom série  Les rois vagabonds  posté le 24/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Attention, voilà une bande dessinée qui est passée complètement inaperçue à sa sortie en France chez Vertige en novembre 2003. Après la lecture de cette œuvre, difficile de comprendre la raison de cette discrétion. Car « Les rois vagabonds » est sans nul doute l’un des meilleurs albums de l’année. Pavé de 200 pages bâti sur des faits véridiques et se terminant par un dossier très intéressant sur le sujet, cet album s’intéresse à l’une des périodes les plus passionnantes des USA : celle de la grande crise qui a suivi le crash boursier de 1929.
Avec Freddie, le lecteur pénètre dans le monde des hobos et y découvre ses codes, ses règles. Des nuits au milieu des cartons jusqu’aux essieux des trains pour fuir une ville bien peu tendre avec ces démunis, on retrouve une Amérique faible, refermée sur elle même, apeurée. C’est celle de Dos Passos, de Steinbeck, d’Hemingway, celle de la lutte entre Hoover et Roosevelt. Mais c’est aussi celle de la route, avec ce thème si cher aux américains et qui est peut-être l’une de leurs plus belles façons de vivre et de s’exprimer : celle-la même qui va façonner les plumes des Twain et London. Période incontournable des Etats-Unis, ici mise en lumière par la découverte des vagabonds, des luttes syndicales.

Après un début un peu lent, le récit se met en place et on est complètement absorbé par cette histoire et ces personnages vibrants d’humanité. C’est d’ailleurs ça l’incroyable force qui se dégage de cette bande-dessinée : la faculté de faire passer des émotions sans en faire trop, sans débauche de moyens, pas de scènes larmoyantes ni aguichantes… C’est un récit fort et digne, de la même dignité que celle de ces hobos, de ces vagabonds qui rejetés de partout, refusent d’être assimilés à des animaux et qui vont se battre pour le droit de vivre eux aussi. Le tout avec un dessin en noir et blanc s’appuyant sur des encrages de gris et des effets d’ombres très réussis, un dessin qui colle parfaitement à la nature du récit.

Un album extraordinaire par le fond et par la forme à ne surtout pas laisser passer !

Nom série  La digue  posté le 14/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Belle déception que cet album, peut-être que je m'attendais à quelque chose de plus fort... Bon, on ne peut pas critiquer Corbeyran sur l'intention, car il est évident que sur ce scénario il est plein de bonne volonté. Mais le problème c'est que passé le 1er chapitre introductif, ça part rapidement en vrille. Car le tout début de l'album n'est pas mal, avec l'univers de la digue, bonne idée de départ mais hélas l'enthousiasme retombe vite. Car hormis des redites d'univers graphiques déjà vus, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Pire, les seuls éléments qui m'ont vaguement intéressé étaient justement ces allusions aux créations d'autres artistes (M.A. Mathieu, Kafka, le Brazil de Gilliam, etc.)
Bref c'est léger. L'arrivée de la fille qui accompagne notre héros est largement téléphonée, et on n'échappe pas aux clichés. Il s'ensuit toute une histoire trop longue, avec des dialogues sans profondeur, des personnages sans épaisseur, et un album interminable, pénible à finir.

Le dessin ne rattrape pas tout, je n'aime pas spécialement ce type de trait, il est léger certes, mais aussi léger que l'intrigue. Bref, un album à éviter.

Nom série  Le croquemitaine  posté le 13/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une collaboration intriguante que j’avais hâte de découvrir : l’association d’un scénariste qui sait être inspiré et d’un dessinateur découvert dans Horologiom
Les dessins de Lebeault justement, constituaient une sorte de frein avant de me décider à l’achat de ce 1er tome. En effet, en feuilletant rapidement l’album en librairie, ceux-ci me paraissaient moins fins que dans le cycle d’Horologiom, mais aussi moins travaillés, bref, un ton en dessous. A la lecture du premier volet du « Croquemitaine », je suis rassuré et je ne regrette pas l’achat.

Alors oui, c’est vrai que le dessin de Lebeault est quand même assez spécial, pas un exemple d’expressivité pour les visages, à mi-chemin entre le super léché et le dégrossi, on ne sait jamais vraiment… Mais c’est peut-être justement ça qui fait son charme et en tous les cas il est reconnaissable entre mille, ce trait, et à mon sens c’est ça le plus important pour un auteur : avoir un style personnel.
Par ailleurs, on retrouve dans cet album pas mal des ambiances découvertes dans Horologiom. Par le dessin avec quelques véhicules, des rues, des architectures, des policiers, le tout bien évidemment transposé et adapté à la période et à l’univers décrits par Filippi. Mais quand même, on retrouve nettement quelques influences.
Du reste, dans le scénario de Filippi aussi, Lebeault retrouve une trame assez classique qu’il avait lui-même utilisée dans sa série SF chez Delcourt : l’intrusion d’étrangers dans une ville étrange, des hommes qui vivent dans une peur / une soumission à une entité extérieure à leur mœurs / à leur humanité.

Ici, Filippi s’en sort très bien, il déroule le fil de son histoire en toute tranquillité, ne cherchant jamais à faire de l’esbroufe.
Le croquemitaine apparaît peu mais il est omniprésent dans cet album d'introduction, on le sent partout dans la ville, sa présence inquiète...
Il y a une action omniprésente, le lecteur est emmené avec un tempo vif tout au long de l’album, si bien qu’à un moment de répit qui ne dure que deux planches, on a l’impression que l’histoire est arrêtée. Mais c’est pour repartir de plus belle. Alors oui, Filippi tombe parfois dans un cliché ou deux, mais tout le reste est construit sans faute et la lecture est réellement prenante.
Alors, lorsqu’on arrive à la dernière planche, on n’a qu’une envie : que sorte la suite pour connaître la fin de l’histoire. Et je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est déjà quelque chose de très bien lorsqu’on lit une histoire.

Nom série  Swamp Thing  posté le 12/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les épisodes de "Swamp Thing" traduits par Delcourt (respectivement 1997 et 1999 pour les tomes marqués 1 et 2 de la collection contrebande) correspondent aux épisodes #21 à #24 (Arc Story Woodrue) pour le premier et aux épisodes #25 à #28 (Arc Story Monkey King) pour le second. Ils correspondent surtout à la reprise de la série par le grand Alan Moore, celle qui l'a fait connaître de l'autre côté de l'Atlantique.

La lecture de ces deux tomes m'a procuré un bon moment de détente avec un noir et blanc peut-être plus judicieux que la version couleur. En effet, malgré l'apparent brouillon, les dessins de Bisette & Totleben sont plutôt réussis, et certains plans ou portraits rendent vraiment bien en noir et blanc.
Le scénario de Moore est riche, car il marie une réinterprétation personnelle du mythe de Swamp Thing à l'histoire de la saga. C'est là une série fantastique, de tout premier plan, qui vaut vraiment la lecture.

On peut toutefois faire un gros reproche à Delcourt, c'est de s'être arrêté là. Le choix de démarrer la traduction avec la reprise de la série par Moore est bien entendu un choix dicté par des impératifs commerciaux car le nom de Moore est vendeur. On ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur. En revanche, c'est bien dommage d'avoir arrêté la série en cours. D'autant plus dommage que l'épisode #28 (4° chapitre du tome 2 français) ne se rattache pas à la série principale jusqu'alors traduite (en VO, "Saga of the swamp thing" regroupe les deux Arc Story cités plus haut, soit les épisodes #21 à #27. Le #28 est un bouche trou qui souffre d'un dessin approximatif et qui n'apporte rien, dommage).

Par bonheur, Delcourt a récemment annoncé qu'ils allaient reprendre la traduction depuis les débuts et les épisodes signés de Berni Wrightson. Une bien bonne nouvelle et une nouvelle occasion de découvrir cette belle série.

Nom série  Retour Ecrémé  posté le 11/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une superbe découverte!

Acheté dans l'après midi, je l’ai lu sitôt arrivé chez moi et j’ai vraiment été conquis par cette petite bande dessinée qui, l’air de ne pas y toucher, apporte une fraîcheur et un plaisir de lecture qui m’ont enchanté. Le dessin minimaliste mais très expressif associé à des dialogues drôles et abondants, voilà qui apporte une personnalité et une force toute particulière à cet album. Cette fable sur la condition du Zombie est une petite perle d’humour qui se lit avec délectation tout au long des 6 chapitres. Et l’épilogue de cette fable tour à tour sociale et humaine se termine de bien belle façon.

Je n’avais jamais rien lu de Ibn Al Rabin jusqu’à aujourd’hui et je dois avouer que je suis vraiment sous le charme de ce petit album qui est à coup sûr un de mes coups de cœur de l’année. Enfin, même si ce n’est pas très passionnant d’en parler, il faut quand même remarquer que 10 € pour cet album constitue un effort louable de la part d’Atrabile. Je souhaite vivement à ce « Retour écrémé » de rencontrer le succès, car il le mérite vraiment.

Nom série  Les Enragés  posté le 07/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Du bon vieux nanar comme on les aime !
Précision en guise de préambule : j'ai lu la version "Encrages" en noir et blanc. Et franchement je me demande ce qui a bien pu passer dans la tête des responsables éditoriaux Delcourt pour décider de décliner cette série dans la collection Encrages. Parce que bon, je n'ai rien contre Erwan Le Saëc qui est peut être un gars très sympa et super bien mais alors on ne peut pas en dire autant de ses dessins sur cette série. C'est hyper réaliste, impersonnel, froid, et pour tout dire franchement laid (je ne parlerai même pas de certaines perspectives très… hum… chaotiques). Ce dessin n'évoque aucune émotion, il ne véhicule rien, on dirait du Jean Graton sous Tranxène.

Quant au scénario de Chauvel, je lui ai préféré et de loin, ceux de Ring Circus ou de Rails. Parce que là pardon mais en matière de clichés, de déjà-vu, et de ficelles élimées on fait difficilement mieux. Les personnages n'ont aucune épaisseur, on assiste à une suite d'évènements prévisibles et sans surprise. Le ton est plat, les commentaires de la voix off sont maladroits, sans saveur, mornes. Quant aux flash-backs, ils ne semblent servir qu'à meubler la maigreur effarante du scénario. Ils n'apportent vraiment rien d'original et gênent plus que ce qu'ils peuvent construire. Bref, rien de nouveau sous le soleil du polar, surtout sur une histoire qui s'étire sur 5 albums. Si vous recherchez un polar original et personnel, ou un dessin chargé d'émotion, ben faut pas lire cette série au titre plus que trompeur.

Nom série  Presque  posté le 06/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les albums de Manu Larcenet qui sont édités par Les Rêveurs n'ont à priori pas grand chose à voir avec ceux parus chez Dargaud par exemple. Et pourtant… On sait bien que même chez les plus grands humoristes, il y a bien souvent de véritables talents de critique social, de satiriste. Larcenet n'est certes pas l'auteur humoriste du siècle (ce serait le cantonner à un seul talent) mais avec les planches de son "Robin des bois" récemment rassemblées en album chez Dargaud ou avec la série des "Bill Baroud" chez Fluide, il y a quand même de bons morceaux de rire en perspective. Pour "Presque", on n'est pas vraiment dans le même registre…

Ici on a affaire à un Larcenet cynique et sombre, un Larcenet qui s'interroge tout le long, qui s'exaspère, qui s'impatiente, qui critique mais ce dernier point est un aspect finalement moins important, peut-être… En préambule à l'album, il le dit lui même : il n'a plus autant de haine, il n'en veut plus aux soldats qui lui ont fait tant baver durant son service. Reste la vie… Peut-il, faut-il en vouloir à la vie ? Il s'agit là du dénominateur commun des albums de Manu Larcenet parus chez "Les Rêveurs". A la différence d'un "On fera avec" plus facile (parfois proche de ce qu'on pourrait qualifier de "cynisme de gare") et moins personnel, "Presque" résonne avec fracas : l'autobiographie y côtoie une réflexion troublante sur le pouvoir, l'autorité et les strates qui régissent les comportements humains. Oh oui, pas de quoi révolutionner les traités de philosophie du siècle mais on s'en fout, la question n'est pas là. Non, dans le noir comme dans le burlesque, dans le sérieux comme dans le blanc, Larcenet reste avant tout un auteur plein de poésie et de tendresse. Le ton adopté est mesuré, juste, l'auteur ne cherche pas à faire des effets de manche, il se contente de s'ouvrir à son passé, d'y puiser la matière première d'un album sincère et direct. Et évidemment ça fonctionne. Lorsque l'auteur évoque ses tentatives de communication avec sa mère, on retrouve toute la violence d'un monde extérieur qui nous apparaît dangereux, éreintant. Sentiment universel que nous avons souvent connu lors de notre adolescence (celle de l'âme et du cœur qui n'a rien à voir avec celle de l'état civil). "Presque" évoque un passage entre son ancienne vie et une nouvelle façon de la voir, de l'appréhender, c'est un rite de passage qui a forgé un point de vue marqué au fer rouge dans l'inconscient comme dans le quotidien des 2 Larcenet : l'homme et l'artiste.

"Presque" est un album important, il complète superbement la vision que le lecteur peut se faire de l'œuvre de Larcenet. Il donne quelques clés pour embrasser l'ensemble de sa production mais aussi pour essayer de se faire une idée (forcément incomplète) de l'homme. Et surtout il porte de façon superbe toutes les directions et les aspirations que Larcenet a bien voulu nous montrer avec plus de réserve, moins de brutalité mais avec un regard toujours aiguisé dans des œuvres plus récentes.
"Presque" est un album précieux, avec un dessin à l'image du propos et de l'artiste qui l'a signé : touchant, paradoxal et poétique. Et donc rare, forcément.

Nom série  On fera avec  posté le 03/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la même veine qu'un Dallas Cowboy, cet autre album de Larcenet paru chez les Rêveurs est tout aussi sombre.
Il est même tellement sombre que parfois on pourrait se dire qu'il exagère un peu le Larcenet et que la paranoïa ça va bien cinq minutes.

Oui mais voilà le ton est juste et les situations sont bien réelles, en tous cas elles sonnent juste elles aussi. C'est là un album qui parle simplement de quelques angoisses humaines. C'est de plus illustré avec des strips très réussis, particulièrement expressifs.

Bon, pas la peine non plus de s'attendre à de la grande réflexion ou de l'analyse poussée. Les thèmes sont bateaux et les développements restent un peu poussifs.
Mais "On fera avec" reste tout de même un album de Larcenet, et au détour de certains strips la poésie apparaît, contradictoire et paradoxale, comme l'auteur.

Nom série  Dallas Cowboy  posté le 16/12/2003 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Larcenet... Un auteur étonnant qui confirme avec ce titre un pouvoir énorme pour une évocation sensible et profonde de la vie.
Plus encore que ses oeuvres récentes, j'ai adoré cet album, une perle autant sur le fond que sur la forme. Le dessin est magistral, sombre à souhait et qui se marie à la perfection avec un propos implacable. Car le ton employé est réellement superbe dans cet album. C'est puissant et angoissant à la fois, comme un cri au sortir d'un cauchemar en pleine nuit.

Profitant des heures du petit matin, lorsqu'on ignore si l'on rêve encore ou non, le narrateur se penche sur son passé, sur ses souvenirs. Les angoisses ressurgissent, à mi-chemin entre l'irréel et le présent.

Il est 7h38 et la cité se réveille peu à peu. La parenthèse se referme, la vie reprend...

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