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Nom série
Terreur Sainte
posté le
04/12/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Que je suis déçu.
Cette BD est à mes yeux une charge contre le terrorisme et une certaine idéologie, voire même contre une religion et une civilisation, contre le terrorisme et l'Islam qui tels qu'ils sont dépeints dans cette histoire semblent curieusement être liés. Rien que ça.
Il y a de quoi faire péter des polémiques avec un tel sujet. Le thème est brûlant mais l'auteur n'en a cure, il ne livre pas une analyse, il ne se justifie de rien, il part en croisade contre le terrorisme qui ici est donc un terrorisme fanatique et islamiste. Miller n'est pas à une controverse près. Mais le problème ce n'est même pas ça. Le problème est que cette BD est creuse, c'est une blague pourrie cette histoire... c'est mauvais, si mauvais, si simpliste et si boursouflé d'orgueil que ça fait pshiiiit. On a connu Miller meilleur, certains critiquaient 300 et les idées réac de Miller, mais au moins il avait du style, il développait quelque chose, il y avait une histoire, un côté épique. Là il n'y a rien. D'un point de vue narratif c'est pauvre et indigne de l'auteur qu'il peut être. D'un point de vue scenaristique ce n'est pas mieux, l'histoire c'est ça :
Alors qu'ils sont sur un toit en train de se battre et flirter joyeusement "L'Arrangeur" (nan mais sérieusement c'est son nom !) et la Chat-Pardeuse (mouhahaha bravo les mecs, on peut rire au moins avec une trad pareille) se rendent compte que la ville d'Empire City (oui il faut reconnaitre que le nom fait écho au côté impérialiste des US, comme quoi Frank Miller tape un peu sur les bons aussi, histoire de montrer que hein, il faut pas déconner non plus) qui aurait pu se nommer New-York, est victime d'attentats violents... De trucs qui font mal, des faits de guerre loin des combats funky de super-héros habituels. Et par la suite, l'Arrangeur arrange la situation en butant tous les méchants sans pitié. Voilà, fin, rideau.
Côté dessins c'est plutôt très réussi à mon sens, en format Italien Miller expérimente et régale de son style atypique, parfois cela semble bâclé, parfois fin mais c'est toujours recherché. On trouve les gros aplats noirs, les pages en bichromie et cette espèce de rage propre aux pages de Miller. Ce style qui semble brut de décoffrage mais beau. C'est inégal mais très bon, même si ça n'atteint pas la beauté de 300 ou Sin City.
Voilà. Déçu, déçu.
JJJ |
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Au vu des avis précédent, cher lecteurs vous aurez compris que ce Batman ne sert pas à grand chose, à part avoir tous les titres Batman parus chez Urban il n'y a que peu d'intérêt.
La série regorge de bons, moins bons et mauvais moments, là on est clairement dans un mauvais moment, on se demande pourquoi cette histoire mérite une parution en album dans nos vertes contrées, enfin bref... A la limite cet album peut servir de transition, peut servir de prétexte à mettre en scène le "vrai" Batman pour fêter son retour mais... Non en fait, je ne vois pas de vraie raison à son existance. Une enquête parmi tant d'autres, des méchants qui font le strict minimum comme Killer Croc ou qui passent pour des abrutis, loin de leur niveau habituel, n'est-ce pas le Pingouin ? Bon ok, le Pinguouin est toujours un peu abruti mais quand même... Et quand on voit Etrigan c'est le bouquet, il m'a carrément fait de la peine.
L'histoire part un peu dans tout les sens, au départ un banal kidnapping qui multplie les pistes, le thème ? Un polar qui tourne à la farce occulte avec un Batman musclé qui se demande aussi ce qu'il fait là...
Vraiment réservé aux complétistes, loin du niveau de "La Cour des Hiboux" par exemple qui parait actuellement dans Batman Saga du même éditeur (et aussi en album je crois).
Fan de Batman, vous pouvez éviter... pour moi c'est un loupé dans l'excellente collection proposée par Urban.
JJJ |
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Nom série
Batman - Proie
posté le
04/12/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un beau Batman ça...
C'est peut-être à cause de l'aspect dépassé et trop classique des illustrations que Proie n'a pas été réédité, pourtant cette histoire mérite d'être lue et connue. Il y a quelques bons Batman oubliés, Proie en fait partie.
L'histoire est accessible, situé au début de carrière du Batman post Crisis, soit peu de temps après Year One, que ce soit au niveau de la parution ou chronologiquement dans l'histoire du héros. A la lecture c'est très perceptible, pourtant rien ne lie ces deux histoires au niveau du scénario, si ce n'est les rapports "compliqués" que Batman entretient avec la police et Jim Gordon.
La trame est simple, on y trouve un Batman qui évolue comme une bête un peu maladroite, tel une chauve-souris bizarrement égarée dans un univers diurne. Le Bad, le méchant, la crapule de l'histoire est intéressant aussi, plutôt rarement utilisé dans les titres Batman parus en VF, pourtant il est l'un des ennemis historiques depuis le début de Batman, il s'agit d'Hugo Strange, un fieffé salopard qui en connait long sur le Chevalier Noir.
Le problème de ce type de personnage est que l'on ne peut guère les réutiliser une fois qu'ils ont perdu leur crédit aux yeux des gens qu'ils manipulent. Cette histoire, d'ailleurs, en rappelle d'autres plus anciennes entre les deux vieux ennemis, même si eux ne le savent pas. Oui hein, il s'agit de leur première rencontre depuis la réécriture des origines de Batman.
C'est classique, c'est bien, ça enquête, ça castagne c'est Batman comme on l'aime, même si son costume est un peu moins élaboré que ce que l'on voit aujourd'hui, si ses sens sont un peu moins affutés et si sa légende n'est que naissante.
Les dessins sont bons, même plus que ça ils sont très bons, le style Gulacy est propre et fluide, il ne colle juste plus avec ce que l'on a l'habitude de voir aujourd'hui. Ne pas oublié que cette BD est parue en 1992 et que les comics qui sortaient en VF de cette qualité, n'était pas légions à ce moment là.
Bref, Proie est rare, on a parfois le bonheur de lui tomber dessus dans les bacs des BD d'occasions pas chères, ceux que l'on glisse sous les étals et que personne ne fouille avec vraiment d'attention, ce qui est dommage, mais les petites pépites ne méritent-elles pas un peu de recherche ?
JJJ |
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Nom série
Stumptown
posté le
30/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Du Rucka classique, soit un polar agréable et maitrisé de bout en bout mais sans grosses surprises.
Le personnage principal, Dex, est une femme. Encore une fois c'est sans surprises de la part de Rucka, Dex ressemble par certain côtés à Tara de Queen & Country mais elle aurait aussi pu remplacer Carrie dans Whiteout. Les amateurs de ce style de personnage qui cumulent un tas de vices tous plus sympathiques les unes que les autres, apprécieront... Les mauvaises langues diront que c'est du réchauffé.
Personnellement j'aime bien Dex, un personnage un peu cliché, marquant avec son côté gueule cassée mais ça correspond aux codes du polar, sa place est naturelle dans l'histoire. Elle évoque aussi un peu Renée Montoya de Gotham Central (j'arrête les comparaisons promis), oh tiens il y avait aussi Rucka parmi les scénaristes...
Du classique, donc, une narration parfaite qui se déroule en flashback, où l'on découvre ce qui a mené Dex dans la sale situation qui est la sienne au début de l'histoire. Ça roule, c'est huilé, c'est cool.
Aux dessins Southworth assure, il a un style un peu crasse qui renvoie un peu aux traits de Sean Phillips, un style finalement assez contemporain mais qui colle bien au genre. Et il y a un joli travail de mise en situation, mention spéciale pour les cadrages, le travail subtil sur les visages qui en disent long. Cet effet narratif couplé à une économie de dialogues quand les situations virent au vinaigre fonctionne très bien.
Stumptown n'est pas le chef d'oeuvre de la décennie, c'est un polar sobre et honnête, un genre de retour aux fondamentaux pour Rucka, avec un peu plus d'actions que d'habitude, une trame que je qualifierai de fouillée et condensée.
Pour les fans du genre pas d'hésitations, puis y a une Ford Mustang aussi, et ça c'est juste classe...
JJJ |
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Nom série
Fatale
posté le
12/11/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Fan du duo Brubaker Philips j'ai abordé cet opus en ayant une petite crainte, tout de même.
Ce style noir, cet univers à la Chandler que Brubaker et Philips mettent si bien en images est une fois de plus parfaitement maitrisé, mais tant codifié ici que l'on frôle presque le stéréotype.
Le scenario a beau être réglé aux petits oignons, inclure du fantastique, superposer différents univers et utiliser différentes époques, cela ne surprend pas... Et c'est dommage parce que l'histoire reste relativement simple, la narration claire, que les éléments ésotériques ne jurent pas dans les cases toutes crasses de cet univers noir.
Oui mais voilà, je suis fan de polar, en tant que fan de polar je me préoccupe plus de la façon dont on me raconte une histoire que de la nature même de celle-ci. Le scenario est bon ? Ok, dis moi un peu comment il est écrit et mis en images plutôt.
De ce point de vue encore une fois on sent la maitrise et l'entende de ce duo d'auteur, des les premières pages, on sent arriver l'immersion dans la toile narrative, la belle mécanique fluide et l'osmose entre texte et dessins pour raconter une ambiance, mais malgré des qualités évidentes ça manque d'éclat. Pas de grosse surprise, juste un beau boulot de plus fourni par les auteurs... à ce compte là j'aurai largement préféré un nouveau tome de Criminal.
Fatale n'est pas une mauvaise BD, c'est bien écrit, bien dessiné mais il ne faut éviter de comparer avec Sleeper (oeuvre pourtant imparfaite) et surtout avec Criminal des mêmes auteurs. Car même si ce n'est pas le cas, une impression de redite se fait sentir à la lecture.
Sans être une mauvaise oeuvre "Fatale" ne parviens pas à être bonne ni excitante pour autant, ça se contente de ronronner gentiment. Dommage.
JJJ |
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Nom série
Garôden
posté le
17/09/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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J'ai lu l'histoire de ce catcheur lors de la parution de Garôden dans le journal l'équipe pendant l'été, je suppose d'ailleurs en version tronqué, car je n'ai point souvenir de scènes de sexe torride, tout au plus une ou deux cases érotiquement molles, pas de quoi faire frémir un téton.
Mais le sujet est ailleurs il s'agit d'une quête, un combattant veut en affronter un autre après une première confrontation blablabla etc blablabla qui est sa seule défaite.
Une impression de déjà vu en ce qui me concerne.
Les techniques de combats sont plutôt bien décrites (qu'il s'agisse des chopes ou des percussions, selon le style de la baston utilisée), la psychologie des personnages aussi. Les auteurs parviennent à nous faire percevoir une logique mentale qui nous échappe, sans toutefois être complètements convaincants. Mais l'effet est peut-être voulu.
Les dessins sont bons, le style est académique sans être totalement séduisant, comme si la sobriété était le but recherché des auteurs.
Il ne s'agit pas d'une mauvaise BD, il y a forcément un public pour ce type d'oeuvre, mais je n'en fais probablement pas partie...
JJJ |
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Nom série
Batman - Azrael
posté le
15/04/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ce titre peu connu, voir obscur par chez nous est pourtant le prologue à une épopée majeure dans l'histoire du Batman.
Sword of Azrael introduit le personnage de Jean Paul Valley, un des futurs alliés de Batman. Un des rares personnages à avoir porté le costume emblématique du protecteur de Gotham, pendant que Bruce Wayne avait la colonne vertébrale brisée suite à un combat contre Bane (dans la saga KnightFall).
Autre fait notable, il s'agit d'une histoire traitée par deux auteurs de renom, Joe Quesada et Denny O'Neil et elle se révèle riche et intelligemment pensée.
On peut néanmoins reprocher à l'ensemble une densité qui a de quoi rebuter. Le scénario est complexe, la narration n'est pas des plus fluide mais ces menus défauts n'empêche pas cette aventure de tenir la route.
Parce que mine de rien il se passe des choses dans cette histoire dépaysante pour le héros gothamite, on parcours le globe, on entend parler du mystérieux ordre sacré de St Dumas, le personnage d'Azrael ne manque pas de charisme, ça swingue bien au fil de l'histoire...
Et c'est plutôt bien dessiné, dans le style sobre, ce qui permet finalement à cette oeuvre d'accuser son age avec une certaine fraicheur.
Pas mal pour un comic de 1992 (un moment de crise créative pour les aventures de super-héros...) !
Bref, retenez ceci : Sans être extraordinaire, ce vieux bouquin vaut son pesant de cahouètes pour celui qui s'intéresse au mythe Batman.
A lire donc...
JJJ |
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Nom série
Love blog
posté le
30/07/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je me suis demandé si je devais classer cet album en strictement pour adulte (l'album leur est réservé, un macaron rouge posé sur la couverture le stipule d'ailleurs), mais à la lecture j'ai trouvé ça plus amusant qu'excitant... Même si sur plus d'une centaine de pages se déroulent l'une après l'autre des scènes de cul, à mes yeux il s'agit d'une BD à vocation humoristique avant tout.
Commençons par l'objet en lui même, le livre. Un contenu sensiblement différent du blog (je suis allé voir le blog après lecture du bouquin) du même nom même si l'esprit est similaire, un travail un peu plus "soigné", plus abouti en quelque sorte, un joli album souple au format plutôt petit. Idéal quand on veut le lire de façon décontracté, au lit par exemple. Sympathique.
Quant au contenu, il s'agit comme dit plus haut de scènes intimes, sexuelles, érotiques qui ont vocation à faire rire sourire et illustrer des sentiments. Les auteurs se sont affublés de becs en guise de bouche, de corps aux propriétés souples en guise d'anatomie. L'effet est décalé et amusant et crée une image relax, les protagonistes se permettent une certaine liberté de ton, tant dans les actes que dans leurs discussions, même leurs délires sur les odeurs semblent frais dans ce contexte.
En tant que lecteur j'ai été amusé de certaines situations, je me suis demandé quelles étaient les proportions de phantasmes de réalité et d'inventions pures dans ce délire à prendre au second degré (trop second degré ?). Certaines situations sont cocasses et bien pensées, ce qui prête à sourire quand on lit, un ou deux passages parviennent même à être carrément fendard.
Love blog est un album qui se parcourt sans déplaisir, dommage que ce type d'œuvre donne le sentiment de tourner en rond quand les pages défilent. Bien évidemment il ne s'agit pas d'une histoire d'aventure, juste d'un moment de détente mais même en le sachant je n'ai pu m'empêcher de ressentir un peu de lassitude.
Peut-être un peu trop de moments répétitifs ? Peut-être un concept de la sexualité simplement différent du mien pour arriver à m'émouvoir ?
Car, même s'il est fin, il s'agit surtout d'humour… C'est agréable mais peu bandant.
Love blog est bien foutu, on passe un bon petit moment de lecture, pas un grand moment. C’est sans prétention, c’est un petit carnet intime aux jolies images.
JJJ |
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Nom série
Chères Fraîches
posté le
07/07/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Album d'un autre temps -pourtant pas si lointain- par un auteur aujourd'hui presque oublié, Chères Fraîches mérite mieux que de prendre la poussière au fond d’une bibliothèque moisie.
D'emblée ça tape fort, le dessin qui illustre la préface est un autoportrait de Rand Holmes, on y voit l’Artiste une bite dans la bouche et les yeux hagards tournés vers des flics qui veulent l'embarquer. Il y a plus de finesse qu'il n'y parait dans cette simple case, quitte à fermer sa gueule autant choisir soi même son bâillon.
Dessinateur underground jusqu'au bout des ongles, Rand Holmes ne s'interdit rien ou presque. Les planches sont impudiques, scabreuses, choquantes, l'art de Holmes y explose. Loin des gribouilles sales souvent empruntées par des auteurs de ce type de courant, Holmes est un adepte du trait clair et précis, ses dessins rappellent ceux de Wally Wood.
Dans le présent recueil on trouve en vrac diverses histoires amusantes et salaces, parfois en seulement quelques vignettes, parfois en quelques planches, ainsi que de jolies illustrations pleines pages (souvent des couvertures) qui sont des histoires à elle seules, ce qui n’est pas si évident que ça à réaliser.
Il y a du noir et blanc et de la couleur, il y en a pour tous les goûts oserai-je dire.
Les scénarii sont simples, le but est de rire de tout en ne s'offusquant de rien. Holmes est un spécialiste de ce que l'on appelle le Trash et il en abuse parfois. Pourtant il est difficile de ne pas rire des aventures du Hippie déjanté Harold Hedd ou de ne pas pousser un beurk devant les cases baveuses du cradingue Scatoman. Mention spéciale du mauvais goût qui fait rire à Nip et Tuk : un couple de rats toxicomanes qui n'hésite pas à se hasarder dans une quête spéléologique pour dénicher un suppositoire chargé d'opium... L’auteur visite divers genres, de la SF à l’aventure, sans oublier d’instiller chaque fois une belle dose de pornographie.
Il y a également quelques petites surprises, comme un portrait amusant de Salvador Dali par exemple. Chères Fraîches est un joyeux foutoir en fait, une lecture sympathique qui n'est certes pas une œuvre d'art mais qui témoigne d'une certaine époque et d'une façon de penser.
A lire... ne serait-ce que par curiosité.
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Nom série
Kick-Ass
posté le
06/06/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Quelle esbroufe...
On se demande quel cul Millar veut botter cette fois, celui des méchants de son bouquin ? Celui des gentils de son bouquin ? Celui d'autres supers-héros ?
Il s’agit une énième fois d’une œuvre différente sur les super héros ?
Parce que fondamentalement c'est quoi la différence entre Dave Lizewski et Peter Parker ?
Peter s'est fait piquer par une araignée, ce qui lui donne des pouvoirs et le rend super cool, un jour il laisse filer un gars qui tue son oncle et le petit Peter devient adulte et responsable. Les grands pouvoirs, les grandes responsabilités... blabla. Mais au moins ça tient la route.
Pour Dave c'est un peu différent, il se définit comme un type normal (mais il a tout du nerd), il n'a pas de pouvoirs cool, il est finalement assez quelconque. Il a juste une tronche qui rappelle celle de Matt Murdock, un comportement assez antipathique et un tempérament de lâche.
Dave devient super héros parce qu'il le décide, vocation assez inédite et fortement improbable, parce que vous conviendrez qu'il est assez difficilement envisageable de décider d'enfiler un collant ridicule pour aller castagner de la racaille (dans Spider-Man on dit "Super Vilain").
Exit donc les responsabilités dues à des pouvoirs ou autres histoires de vengeance de parents assassinés, Dave veut juste s'éclater et il y parvient. Il se fait éclater surtout. Dave est un justicier dans la ville mais il n'a pas vraiment la carrure de Charles Bronson, ses escapades lui rapportent pas mal de gnons dans la gueule et de coups de pied dans le bide (La vision des comics adulte de Millar). Mais c'est une star sur Youtube, c'est cool ! Mais c'est n'importe quoi.
On est dans la vraie vie (celle ou il n'y a pas Galactus qui fait flipper le monde). Pourquoi personne n'enfile un costume pour aller se fritter dans les ruelles bordées de troquets mal famés ? Simplement parce qu'on a tous mieux à faire après une journée de boulot.
S’il n'y a pas de super héros dans la vraie vie, c'est qu'il n'y a pas la place pour qu’ils y soient. Millar semble se poser la question aujourd'hui mais certains auteurs y ont répondu il y a pas mal de décennies déjà.
Il commence à sérieusement tourner en rond cet auteur à force de répéter son discours d'une œuvre à l'autre, à force de transposer les mêmes questions dans différents univers. A se demander quand il va se décider à nous écrire une vraie histoire au lieu de déblatérer sur l’influence des comics dans la société.
Tout le monde sait que les super héros à la base c'est dans des fascicules pour les enfants. Tout le monde sait que les super héros dans la vraie vie ça tournerait au désastre.
Kick Ass c'est une soupe réchauffée et assez indigeste.
C'est John Romita Jr qui illustre cette histoire virile, il ne lésine pas. Il y va à grands coups de muscles bien carrés et d'éclaboussures de ketchup par litres. Il y a du spectacle, même s'il est assez exhibitionniste. La qualité artistique est plus que discutable. Les décors sont bâclés, les visages pas nets, il reste un certain dynamisme dans le mouvement mais c'est clairement en dessous de la production habituelle du dessinateur.
Le bottage de cul est plutôt léger, voir inexistant. J'ai tourné les pages sans passion, je n'ai même pas été surpris quand j'ai vu l'étalage de charcutaille faisandée en fin de volume.
Kick Ass est juste un des comics les plus nuls que j'ai pu lire ces dernières années, ça se lit en cinq minutes, c'est puant et malsain. La promotion de l'œuvre s’axe sur la différence et la nouveauté "Une redéfinition du Super Héros" ... Laissez moi rire, c’est une belle purge oui.
Quelle esbroufe...
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Fan des X-Men depuis leurs débuts, je ne lis pourtant leurs aventures que très rarement aujourd'hui.
Quels bons souvenirs avec la période Chris Claremont et ses "nouveaux X-Men" qui introduisaient des personnages comme Colossus, Diablo ou Tornade...
Aujourd'hui je vous parle d'un album dans lequel il n'y a aucun des X-Men précités, il n'y a même aucuns super-héros. Il s'agit de la jeunesse de l'un des personnages les plus emblématiques de cette série. Un personnage devenu iconique au fil du temps : Magneto.
Ce récit sort des sentiers habituellement battus par ce type d'histoire. On n'y verra pas Magneto coiffé de son casque usant de ses pouvoirs, on découvre juste le parcours d'un jeune juif allemand sous le régime nazi. En toile de fond l'Histoire, un fond si sombre d’ailleurs qu'il prend souvent le pas sur le destin du jeune homme.
Magneto a toujours été un personnage passionnant, méchant réellement charismatique, au comportement ambigu, à l'idéologie faisant froid dans le dos.
Face à lui, les X-Men, un groupe de héros pétris de faiblesses. Un groupe qui représente la lute contre les formes d’intolérance.
Un concept séduisant depuis le début, ébauché avec talent par Stan Lee, largement enrichi par Chris Claremont (il est le premier à évoquer le passé de Magneto !), un sillon continuellement creusé par les auteurs prestigieux qui ont par la suite raconté les aventures de ces personnages.
Les X-Men sont indéfectiblement liés à Magneto, il a même été leur chef...
Aujourd'hui Greg Pak ajoute une pierre sombre à la genèse de ce personnage, de belle manière, pas seulement parce qu'il raconte l'histoire d'un personnage aux super pouvoirs sans jamais vraiment les montrer, mais aussi parce que cette histoire est belle et émouvante, On découvre une facette cachée de ce personnage, on en apprend plus sur son triste sort, ça épaissi son caractère complexe.
J'ajoute que même si il eut été malvenu de faire débarquer des personnages en capes et collants dans le ghetto de Varsovie, force est de reconnaitre qu'il est rare que les aventures de personnages Marvel soient mises en images avec tant de sobriété.
Puisque l'on parle des images, un mot sur les dessins de Carmine Di Giandomenico, artiste au style assez singulier et rare dans ce type de production. Son trait sait rendre les personnages expressifs, jouant beaucoup avec les regards. Quelques belles images se laissent contempler avec plaisir au détour d'une page. Les couleurs sans être délavées semblent peu appuyées, mis à part pour le rouge, toujours éclatant, établissant ainsi le lien avec la couleur qu'arborera plus tard le personnage principal.
Quant à la narration et au découpage, c'est du comic pur jus.
Une BD intéressante, documentée avec assez de justesse pour prétendre traiter un peu de l'Histoire au sein du scénario.
On peut dire que ça n'a pas la force d'un Maus, néanmoins ceux qui aiment le personnage devraient apprécier.
Et quelle couverture...
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Nom série
Noir Tango
posté le
09/10/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Que de qualités dans cette œuvre...
Commençons par l'aspect de l'objet, il s'agit d'un livre sensiblement différent des piles d'albums lambda qui font crouler les étals de librairie, à peine plus grand que le format habituellement usité, doté d'un dos joliment arrondi, paré d'une illustration respirant la sensualité. Noir Tango attire l'œil, titille et intrigue. C'est du travail éditorial beau et soigné, qui annonce un contenu hors normes.
Et effectivement, les premières planches nous font sentir que l'on est plongé dans une histoire peu ordinaire. Très classique dans le fond, originale de par son traitement.
C’est un drame familial, une histoire d'amour impossible, représentée par un visuel marquant, racontée sur un ton chaloupé comme le tango.
C'est surprenant, à tel point qu'il faut en lire quelques pages en hésitant avant d'être happé puis séduit par la maestria graphique de Philibert.
Car dans cet album, le visuel prime. Des cases lumineuses habitées de personnages déformés par les mouvements, de personnages souples sans angles abrupts, de personnages dansants, aimants et tellement vivants. Les couleurs sont magnifiques, c'est du grand art.
Quand le texte sobre et juste donne la mesure aux dessins, que la narration s'en trouve sublimée, c'est beau comme un pas de danse, c'est l'élégance pure due au talent de deux auteurs travaillant en parfaite symbiose, c'est Noir Tango
Oui le scénario est classique, déjà vu maintes fois même, il est inutile de parcourir la moitié de l'album pour en déceler les tenants et aboutissants. Ce terrain connu permet une immersion immédiate dans l'ambiance chaleureuse que diffusent doucement les pages.
Le héros, Miguel, a une belle gueule, un peu trop belle peut-être et sûrement trop grande. Homme du peuple, il s'oppose aux dictats imposés par sa belle famille, les puissants Sendoval. Isabel aime Miguel, mais ils ne peuvent s'épanouir que sur une piste de danse, endroit ou ils ne font qu'un, lieu où les barrières sociales n'existent plus... tout le reste les sépare.
Isabel est une terrienne qui souffre en silence, Miguel rêve de voyages et tente d'oublier son destin en passant son temps au lit de Maria quand il ne se bagarre pas.
Comme une danse, comme une transe, ce récit ne cesse de gagner en intensité au fil des pages.
Noir Tango est une œuvre dramatique mais non dénuée d'espoir, à l'image de la fin de l'histoire, la dernière planche est magnifique. Un cahier de croquis est là, en toute fin d'album, pour prolonger un peu le plaisir.
Cette œuvre est forte, cette œuvre est différente, cette œuvre est à lire, il ne reste qu'à oser le faire...
JJJ |
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Nom série
Plus cool tu meurs
posté le
04/10/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Utiliser le voyage dans le temps comme postulat de départ pour conter une histoire n'est pas un fait nouveau ni original.
Après avoir pas mal parlé de la vie des adultes dans ses précédentes œuvres, Alex Robinson met en scène les errances de l'adolescence.
Pendant une séance d'hypnose qu'un homme, Andy Wicks, suit sans convictions, il se trouve ramené à ses quinze ans au lycée. Chance ou malédiction ?
Avec sa vision d'adulte, Andy, va revivre une partie de son adolescence.
L'auteur nous plonge alors dans un récit au ton cool et joyeux, il dépeint une adolescence ordinaire, loin de plomber son discours en usant d'exagération ou d'originalité malvenues. Les personnages de Robinson sonnent vrais et attachent immédiatement le lecteur à leurs histoires.
Les pages s'enchaînent avec plaisir, l'auteur nous mène en voyage. Son récit est ponctué de références eighties, qu'elles soient musicales ou culturelles sans que cela ne semble forcé ou artificiel. Tout semble naturel et permet à l'histoire de bénéficier d'une belle authenticité et d'une bonne fluidité.
Un vrai plaisir... jusqu'à la fin où on réalise que l'on a été mené en bateau... que ce récit n'est pas qu'un simple voyage dans le temps, que le but n'est pas de s'interroger sur le fait qu'un homme puisse changer sa destinée.
Ce récit si cohérent et bien construit n'a servi qu'à nous mener là, sur ce point culminant, cette fin touchante et magnifique. L'histoire en entier change de dimension.
Illustré avec soin par le trait précis de l’auteur, Plus cool tu meurs est un petit livre émouvant et surprenant. Une de ces petites bouffées de bonheur que l'on ne peut qu'aimer lire et vivre.
Un titre qui confirme qu'Alex Robinson, tout en ayant l'air de ne pas y toucher, sait parler avec une rare simplicité de la nature humaine.
Cette BD est une perle d'autant plus remarquable que la qualité de l'album est soignée.
JJJ |
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Un bandeau rouge arborant le nom Manchette est un atout qui capte l'attention. Sous ce bandeau une jolie couverture au dessin soigné.
Il s'agit de La Princesse du Sang une BD illustrée de main de maître par Max Cabanes, la force de son trait et le soin donné aux moindre détails font que les dessins de cette BD offrent une vraie beauté.
Tant mieux car les vignettes font voyager le lecteur en des lieux variés, une belle partie de l'aventure se déroule dans la nature sauvage des forêts Cubaine, c'est magnifique et contraste totalement avec les nombreuses insertions de scènes se déroulant dans des villes de France ou d'Angleterre.
Les personnages sont travaillés, le scénario est d'envergure. Du tout bon pour un polar qui s'annonce complexe et riche en ramifications. Sur le fond une toile géopolitique aux multiples intervenants.
L'intrigue est divisée en un jeu de pistes se recoupant au fil de la lecture. C'est du travail solide. Le jeu des révélations est soigneusement dosé, au bout des quatre-vingts pages de cette première partie, l'avancée de l'histoire est belle mais le mystère demeure, ce qui augure du meilleur pour la suite.
La première partie de La Princesse du Sang est réussie et va bien au delà de la simple introduction. Un diptyque qui s'annonce de la qualité. A suivre...
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Nom série
Punisher - La fin
posté le
02/10/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Excellent.
L'ultime aventure du plus brutal des justiciers est mise en scène par un duo d'anthologie.
Le monde est mort et brûlé et il ne reste que Franck Castle et quelques ordures à tuer. Je me souviens de ces phrases prononcées par Rorschach "Pas même en Face de l'apocalypse. Jamais de compromis"... En l'occurrence ces propos illustrent parfaitement la conduite de Castle, le Punisher.
Vieux et mourant mais classe quand même, Castle est le super héros de l'apocalypse. Cette aventure est la dernière expédition punitive du Punisher et il n'économise pas ses balles, c'est la fin du monde et ça n'est jamais allé aussi loin. Il faut le voir flinguer à tout va alors qu'un genre de liquide métallique lui coule du nez et des oreilles.
Ennis est fou, le scénario de cette courte histoire est simple et fun. J'aime ce qu'il a fait avec le personnage du Punisher, j'adore particulièrement cette histoire jubilatoire. C'est la fin idéale un point c'est tout, la fin du monde sans concessions, la fin rêvée pour Franck Castle.
C'est Corben aux pinceaux. Un artiste hors normes qui à tant dessiné de tas de pierres au cours des nombreux récits du genre qu'il a illustré, qu'il n'est guère surprenant que le monde post-nucléaire qu'il couche ici sur papier soit une totale réussite.
Nuages sombres menaçant de déverser du feu, routes encombrées de squelettes, fleuves morts, immeubles détruits, climat inexistant... voilà le monde d'après la bombe que dépeint Richard Corben. Les teintes sont noires et rouges, des particules empestent l'air. C'est absolument sinistre.
Les personnages ne sont pas épargnés, couverts de plaies, perdant les cheveux, ce sont des morts qui marchent.
Ennis et Corben se sont lâchés, ce n'est pas surprenant... c'est excellent.
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Nom série
War is Hell
posté le
01/10/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Après les histoires de Guerre de Garth Ennis, une autre histoire de guerre...
L'histoire de Karl Kaufman, un jeune pilote sympathique et candide, qui arrive de nulle part en France à bord de son Spad flambant neuf et va très vite participer à de nombreuses péripéties aériennes.
Au fil de l'aventure, Karl sera de moins en moins naïf et va découvrir pas mal de choses, le bordel, les morpions, la mort des copains, la violence des combats...
Le scénario est juste correct, sans génie, sans surprise, il met logiquement l'accent sur certains points noirs que l'on est susceptible de trouver en temps de guerre. L'absurdité des combats, les intolérables conditions dans lesquelles de jeunes garçons se trouvaient à bord de machines volantes expérimentales, le mépris des officiers envers les soldats...
Un peu moins de cynisme que d'habitude de la part de l'auteur, le ton semble trop rarement acerbe, l'ensemble est un peu mou.
Les dialogues eux sont al dente et même si c'est une constante chez Ennis, c'est toujours agréable, certaines séquences se voient heureusement rehaussées par un humour bienvenu.
Du côté des dessins c'est plutôt une bonne surprise, un aspect très crayonné que l'on voit rarement dans les bandes Marvel.
Les fans d'engins volants seront ravis de voir de nombreuses illustrations mettant à l'honneur biplans et triplans dessinés avec grand soin. Il y a des Spads, des Albatros etc. (vive le petit lexique en fin de volume pour les néophytes).
Sans souffrir de gros défauts, cette histoire est néanmoins loin d'atteindre des sommets, c'est sympatoche mais quand on pense qu'Ennis est capable d'écrire des trucs comme The Boys...
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Nom série
Après la Bombe
posté le
30/09/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Amis de l'humour noir, cette série est faite pour vous. Cet album conviendrait mieux tant il y a une différence de qualité entre les tomes un et deux.
Le format du premier tome est légèrement plus grand, appréciable pour profiter du dessin intégralement en noir et blanc de ce fumetto.
Au fil des pages se dévoilent des strips trash, les chroniques d'Après la Bombe. Sexuelles et gores ces bandes sombres sont réjouissantes. Pourtant il s'agit juste d'histoires courtes en deux planches, exceptés la première et la dernière qui en font respectivement trois et quatre.
Bonvi va loin avec ses mutants, ici pas question de montrer un monde dévasté dans lequel les quelques survivants tentent de s'en sortir, mais plutôt un univers glauque ou chaque être est la proie de l'autre. Les gags sont bien conçus, la chute est toujours cruelle. Les chroniques sont très peu pourvues en dialogues mais riches en onomatopées et bruits sinistre qui donnent vie à un monde horrible au mécanisme comique qui fonctionne. Ça fait souvent sourire, parfois même rire. L’impact visuel est privilégié aux textes et c’est tant mieux car le trait de Bonvi détaille méticuleusement cet univers composé de ruines, jonché d'ordures, de carcasses de voitures et de tas de pierres. Les personnages sont tout en rondeurs, le fond des cases sombres, même si pas mal de gris est utilisé les effets de contrastes entre noir et blanc sont saisissants.
Idéal pour dépeindre avec un humour méchant ce monde peuplé d'hommes mutants, de rats et de créatures dégénérées.
La lecture de cet album est agréable pour qui apprécie le genre, en revanche le deuxième tome montre très vite ses limites. Sous forme d'album classique, les gags semblent moins percutants malgré le fait que quelques bonne idées surnagent ici et là. Même les dessins semblent appauvris. Le concept narratif a malheureusement changé, les histoires s'éternisent parfois sur plusieurs pages. Même la couverture accuse un sérieux coup de vieux… une suite très dispensable.
Les chroniques sont sympathiques à lire à l'occasion même si elles ne feront certainement pas rire tout le monde.
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Les Mille et Une Nuits mises en images par Richard Corben… pas vraiment en fait. La dernière histoire que Shéhérazade conte ici à sa sœur est l'aventure fantastique que l'on retrouve dans ce livre.
Aventure, actions, rebondissements, le dernier voyage de Sinbad le Marin ne manque pas de péripéties. Si l'originalité n'est pas le point fort du scénario, force est d'admettre qu'il fait honneur aux grandes histoires d'aventure, tant il contient d'ingrédients habilement dosés propres à ce genre.
Sans grande surprise le voyage de Sinbad est une quête le menant à la perte ou sur la voie de la rédemption. Dommage que l'histoire souffre de longueurs et semble perdre son souffle dans sa dernière partie.
Parmi la multitude impressionnante de pages qu'a fournies Corben à la bande dessinée pour de courts récits, celles consacrées à la constitution d'une longue histoire sont moins courantes, Les Mille et Une Nuits fait partie de ces longues histoires. Un album d'images intéressant car il permet d'admirer l'art de Richard Corben à l'aérographe. Les dessins de Corben donnent aux corps une vraie complexité noueuse, il créé sur papier une masse tangible, les cases parfois monumentales pourraient habiller un écran de cinéma. La palette de couleur n'est pas ici saturée de couleurs trop vives, l'univers représenté en est sublimé. Le choc visuel n'est certes pas constant mais quel plaisir de contempler ces véritables tableaux opalescents que nous offre parfois Corben au détour d'une page, quand le trait sait magnifier un visage ou que les couleurs parviennent à forger le caractère onirique d'un paysage.
Sans être l'un de ses chefs-d’œuvre Les Mille et Une Nuits est un bon album de Richard Corben, plus appréciable pour son graphisme se jouant des deux dimensions imposée par la BD que pour l'aventure contée au fil des pages.
Plusieurs fois édité (la dernière édition est augmentée de huit pages), cet album est aujourd'hui épuisé comme la grande majorité des œuvres de l’auteur. Son style n'est plus dans l'air du temps, dommage...
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Une large période de l'Histoire des États-Unis est retranscrite en image : du massacre de Woundned Knee en 1890 à nos jours.
Un point de vue différent de l'Histoire officielle est donné par l'auteur ici adapté, Howard Zinn. Il s'agit du point de vue du peuple.
Howard Zinn est un professeur de science politique de l'université de Boston, il est un membre du mouvement des droits civiques, sa sensibilité politique est visiblement à gauche.
Cette adaptation de son livre est plutôt réussie, aux dessins simples et sans fioritures de Micke Konopacki sont adjoints un nombre impressionnant de photos et documents d'archives relatant les faits dont il est question.
La narration est fluide bien que la partie écrite tienne une place conséquente. En guise de fil rouge, Howard Zinn en personne fait office de narrateur, l'Histoire est racontée de sa bouche alors qu'il donne une conférence.
Passant d'un évènement à l'autre, les auteurs développent leurs thèmes à partir du choix d’un fait de l'Histoire. L'exercice ressemble à une véritable économie narrative très bien pensée et allant à l'essentiel. L'ensemble bien que dense se lit donc très bien, il s'agit tout de même d'un livre de plus de deux cent cinquante pages.
Au niveau des répercussions mondiales, nombre d'évènements sont racontés, le livre est divisé en douze grands chapitres et montre les dérives qu'a parfois occasionné l'interventionnisme américain, l’auteur parle sans langue de bois des intérêts financier qui occasionnent les guerres. Bien évidemment on y découvre parallèlement combien certaines personnes ont dû lutter et luttent encore pour faire valoir leurs droits aux États-Unis. Qu'ils s'agissent des noirs, des indiens ou des victimes de guerre entre autres.
En tant que lecteur Européen on regrettera que certains faits semblent survolés, comme la guerre froide ou les répercussions des deux guerres mondiales hors des frontières américaines, mais il ne s'agit pas de l'Histoire du monde.
La biographie de Zinn est judicieusement et naturellement insérée dans le récit, sa rencontre avec de jeunes communistes, sa participation à la seconde guerre mondiale, son implication politique et pacifiste, l’air de rien c'est un point fort appréciable.
Ce livre est très recommandable et instructif tant il contient nombre d'informations sur des évènements historiques connus et moins connus.
Si l'impérialisme américain est clairement démontré selon le point de vue de Zinn, il ne s'agit pas pour autant de cynisme de bas étage ou d'un discourt politique de pacotille, le propos est étayé par des faits recueilli en une vie de travail d'un homme érudit, passionné et engagé. On est loin de l'anti-américanisme primaire récupérateur.
Pour preuve, le livre s'achève sur une note optimiste, une foi en l'avenir et en l'homme de la part de l'auteur.
A lire.
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Nom série
Ouragan
posté le
29/09/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ouragan est un titre trompeur en l'occurrence car d'ouragan ici il n'est point question. Il s'agit d'un prétexte pour isoler, pendant une nuit, cinq personnes dans un hôtel.
Toutes ces personnes sont là plus ou moins par hasard, certaines ont entre elles des liens que l'on ne soupçonne pas.
Le sujet laisse à penser que l'on est parti pour se délecter d'une lecture s'apparentant à une bonne vieille partie de Cluedo, il n'en est rien, il s'agit juste d'un huis clos fade et creux.
L'intrigue linéaire est très vite percée à jour, les personnages se révèlent caricaturaux et inexpressifs au possible. La tension ne s'amorce jamais, l'ennui s'installe très vite. Les dialogues sont affligeants et semblent parfois carrément décalés par rapport à l'histoire.
Le scénario se déroule mollement jusque dans son final bidon.
Les dessins ne parviennent pas à insuffler de vie dans cette œuvre. Le trait de Baldazzini est appréciable, une ligne à la fois claire et épaisse, toute en élégance. Dommage que le style qu'il donne aux personnages soit si lisse, personne ne s'en sort avec une vraie gueule, les pus mal lotis (comme le dénommé Eye Cup et ses éternelles lunettes en plastoc) sont carrément ridicules. L'ensemble graphique manque cruellement de personnalité.
Ouragan est une œuvre fade, dommage qu'elle soit sans suspense, sans rebondissement et sans surprise. Des éléments juste indispensable pour qu'un thriller soit réussi. Bof.
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