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... a posté 556 avis et 95 séries (Note moyenne: 3.31)

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Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 23/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien décidé à ne pas me faire enfler,
J'ai enfin terminé cette série depuis longtemps commencée.
Cette oeuvre créée par Masbou et Ayroles
Aurait-elle à son terme pris les lecteurs pour des guignols ?

Contre toute attente et après 12 chapitres,
Nous ne sommes vraiment pas volés par sa qualité.
Si l'aventure et les bons mots vous font rêver,
Vous serez ravis par le destin de ces pitres.

Car en mêlant romance, gags et animalerie,
Le pari était risqué mais le succès au rendez-vous.
Grâce au progrès constant au dessin de Masbou,
Et du rythme soutenu des rimes de Maupertuis.

En résumé, j'adresse un merci aux deux auteurs
Pour cette saga intense à nulle autre saveur.
Et pour ne rien gâcher, nous apprendrons enfin
Par la fin en deux tomes des galères du lapin !

Nom série  Snuff  posté le 30/11/2010 (dernière MAJ le 01/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connaissais rien des auteurs de cette petite série assez estimée qu’est Commando Torquemada et qui a plutôt bonne réputation ici et là.

C’est simplement la promesse d’une histoire tarantinesque en 3 tomes ainsi que le dessin anguleux et aux couleurs dictées par les événements que cette œuvre m’a réellement attiré.

En effet le style si particulier de Lemmens reste avant tout autre argument le point fort. C’est à la fois dynamique, sanglant, coloré, bi-chromique et tout simplement beau. Les premières pages m’ont mis l’eau à la bouche avec la présentation en voix off d’un personnage atypique et pas forcément sympathique qui n’attend plus rien de la vie et déteste le golf et les oiseaux. Ses réflexions très cyniques sur son environnement ainsi que ses pulsions suicidaires changent amplement la donne que l’on peut se faire d’un héros classique de bande dessinée.

Rien que les deux premières pages d’exposition plantant le personnage donc d’Ethan Fargo dans le décor valent leur pesant de cacahouètes. Et il va devenir le spectateur involontaire d’une vidéo dite snuff dont on ne comprendra (pour le moment) strictement rien. Et c’est parti pour une aventure sanglante rythmée au gré des pages par des rencontres improbables avec au choix, truands à la petite semaine, tueur psychopathe et fonctionnaires de police véreux !

Bien sur tout se règlera à coups de flingue et de bons mots dont notre zéro se fera le partisan absolu. Bref tout serait parfait dans le plus improbable des mondes s’il n’y avait un sérieux manque de rythme car on a l’impression de lire une succession de petites saynètes dans une histoire qui n’avance guère et dont la fin du premier tome tombe comme un cheveu sur la soupe sans véritable grosse information sur la trame principale.

Gageons que l’histoire va prendre son envol dès le second tome et que les différentes mécaniques vont enfin s’emboiter car on ne sait pas où les auteurs veulent nous emmener… Et pourtant cette histoire ne manque pas d’intérêt. Le personnage du pasteur rappelle curieusement Samuel L. Jackson et ses tirades bibliques lors de ses mises à mort dans Pulp Fiction. Le dessin a des airs lointains de celui de Conrad pour Les Innommables et l’univers évoqué reste relativement intéressant, le caractère désinvolte du principal protagoniste n’y étant surement pas étranger.

A suivre donc et je l’espère bientôt recommandable car il serait dommage que de tels potentiels ne soient pas mieux exploités dans les suites attendues de ce premier volet mi figue-mi raisin.

Après relecture des 2 tomes :

Paradoxalement il m'arrive très rarement de relire des séries dites abandonnées dans un souci évident de ne pas en sortir frustré. C'est avec l'annonce de la réédition d'une intégrale comprenant le dernier tome (et dessiné par Bastoche remplaçant Lemmens) que la curiosité me piqua de nouveau...

Si les dessins de Xavier Lemmens semblent moins travaillés avec un encrage moins présent notamment, c'est surtout les dialogues de Philippe Nihoul qui s'envolent vers les cimes avec des joutes verbales de haute volée entre Ethan et la jolie révolutionnaire Ines.

Partis en pleine jungle inhospitalière dans l'objectif de trouver les clés de l'énigme suscitée par le fameux "Snuff" du premier tome, ce duo atypique ne cesse de se défier ou de se culbuter.

Cette curieuse odyssée ressemble finalement aux aventures de Tintin époque Oreille Cassée sous acides, le regard cynique et désabusé de Ethan offre un contrepoids d'humour noir bienvenu face à des personnages délirants.

Encore une belle réussite d'une oeuvre qui semble hermétique au premier abord mais qui se lit avec facilité dans une ligne claire dépouillée mais originale.

Je croise très fort les doigts pour connaître la conclusion (google est votre ami si vous tapez "Snuff Sandawe") mais si par malheur elle ne se ferait pas, je vous encourage à emprunter les 2 tomes existants pour vous faire votre propre opinion sur un titre maudit mais pas dénué d'intérêt.

Nom série  Dragon Ball  posté le 22/08/2007 (dernière MAJ le 22/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dragon Ball est devenu assez rapidement au fil des années un monument commercial. Qu'il s'agisse de la série d'animation ou des nombreux produits dérivés, retour sur ce que l'on peut raisonnablement appeler en 2018 le grand père du Shonen.

Dragon Ball, c'est l'histoire classique d'un petit garçon aussi mignon que naïf et doté d'une force considérable dans un monde parallèle ressemblant à notre planète mais dans une époque indéterminée où les technologies sont assez avancées mais où l'on peut également croiser dinosaures et influences japonaises médiévales.

Son Goku possède une boule de cristal (parmi 7 disponibles) héritée de son grand père adoptif et qui va attirer nombre de convoitises car selon une légende ancestrale, celui qui les réunit invoque Shenron un dragon capable de réaliser les voeux les plus fous.

Rapidement rejoint par Bulma qui recherche ces boules puis par une pléthore de personnages les plus dingues, le manga va s'attarder sur les aventures de tout ce petit groupe ainsi que l'évolution de Son Goku qui deviendra au fil des tomes un adulte de plus en plus puissant face à des adversaires coriaces.

Le mélange des genres, humour, aventures et bastons, ne sera pas toujours d'une grande finesse mais la capacité de Toriyama pour imaginer un univers simple mais cohérent et rebondir d'une situation à une autre sans se prendre les pieds dans le cordon va faire de ce récit une légende.

Car les dessins au style rond sont de toute beauté et les cadrages des nombreux combats sont d'une lisibilité sans égal. Bien sur, les ficelles sont grosses et nombreuses, les arc même parfois répétitifs mais il émane une telle originalité dans l'univers de Dragon Ball qu'il est franchement difficile de décrocher tant on s'attache à tous les personnages.

Si la première époque reste ma préférée pour l'humour grivois et rocambolesque, la seconde partie (ou Dragon Ball Z) captive tout autant par l'intensité de ses combats et de l'escalade des pouvoirs invoqués.

On y remarque aussi quelques allusions misogynes pas très futées et qui ne passeraient plus aujourd'hui (les premiers tomes datent quand même des années 80 à une époque où se moquer des homosexuels était encore toléré) et la gent féminine reste encore cantonnée à des rôles de potiches mais si on passe outre ces reproches et que la montée en puissance constante des différents protagonistes ne lasse pas, Dragon Ball reste encore aujourd'hui une lecture des plus recommandables avec un plaisir de lecture sans cesse renouvelé.

Nom série  Cosmik Roger  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans les années 80, nous avions comme "héros" X-Or, le Shérif de l'Espace. Depuis les années 2000, place à Cosmik Roger le Pochtron de l'Espaaaaaaaace !

Conçu à l'origine et en solo par Julien-CDM comme une parodie de Valerian (sans Laureline) puis rejoint au scénario dès le second tome par Mo-CDM jusqu'à l'ultime tome 7 de la série, Cosmik Roger fait partie des rares bds de Fluide Glacial trouvant grâce à mes yeux.

Roger est un looser incompétent envoyé dans les étoiles par le Président de la Terre, une planète au bord de l'asphyxie due à un énorme souci de surpopulation. Roger a pour mission de trouver une nouvelle planète dans la galaxie prête à accueillir tous les Terriens mais ses préoccupations sont toutes autres : il n'aspire qu'à tirer des gonzesses et se foutre minable au bar local tenu par son meilleur ami : l'alien barman Xub.

Constitué de petites histoires de 2 à 8 pages, Cosmik Roger aurait pu rapidement tourner en rond mais il n'en est rien grâce à la foisonnante imagination de leurs auteurs pour tourner en dérision ce pauvre Roger, un être frimeur, cupide et râleur dans des aventures riches en péripéties diverses, absurdes mais variées.

Le dessin de Julien-CDM déjà apprécié pour ma part dans Zumbies est juste superbe et fourmille de détails aussi bien mis en valeur par le noir et blanc du premier tome que les couleurs des suivants. Son bestiaire alien est impressionnant de variété et prête à la rigolade en permanence.

Les histoires sont dans l'ensemble toutes d'un très bon niveau de poilade. Il y a effectivement quelques gags qui tombent à plat notamment dans les chutes mais ils doivent se compter sur les doigts d'une main tant l'ensemble prête à rire et sourire tant dans la construction habile de récits (avec parfois même quelques twists ingénieux) que dans les dialogues savoureux.

Qu'il s'agisse de la vengeance du Général Gore dans le troisième tome, de son obsession pour s'accoupler avec toute créature possédant des gros seins ou de faire revivre Elvis Presley au travers d'un groupe rock intersidéral, les mésaventures de Cosmik Roger sont trash, inventives, drôles mais surtout divertissantes et le remède parfait à toute déprime.

Très peu connu du grand public visiblement, il est temps de profiter des belles intégrales pour découvrir ou redécouvrir ce loser magnifique !!!!!

Nom série  Fatale  posté le 19/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas vous mais il m'arrive d'avoir un amour et un respect total pour certains auteurs, c'est à dire d'acquérir naïvement sous prétexte presque chacun de leurs titres sans prêter un oeil aux différents retours et de s'imaginer avoir aveuglément encore un chef d'oeuvre de leur part.

Le duo Brubaker et Philips en fait assurément partie. Fatale étant présenté de surcroit comme un mélange de polar noir comme ils ont su si bien en concevoir depuis Criminal et un soupçon d'inspiration lovecraftienne et pourtant il s'agit ici d'une semi déception.

Tout n'est pas à rejeter dans cette histoire complète en 5 tomes et le pitch de départ reste super alléchant, pensez donc : utiliser une beauté fatale genre les actrices de l'âge d'or d'Hollywood comme Ava Gardner plongée dans un univers mystique et traversant les époques sans prendre une ride renvoit autant à la Féline de Jacques Tourneur qu'à Highlander pour le côté malédiction mais je m'égare un brin

Jo traverse les époques munie d'un drôle de pouvoir de séduction sur les hommes les poussant à lui obéir aveuglément pour les plaisirs charnels qu'elle leur procure. Elle est également la convoitise d'une secte maléfique qui tente de l'utiliser par un sacrifice pour amener chaos et destruction sur terre. Ah et j'oubliais une chose essentielle : Jo possède un pouvoir particulier : elle est immortelle et ne vieillit pas.

Chaque tome raconte peu ou prou la même chose : la rencontre de Jo avec un homme sur une époque bien précise, de l'après guerre WW2 à nos jours. Le hic c'est qu'on sent que Brubaker n'est pas pressé à faire évoluer l'intrigue qu'il étire un maximum par époque et que Sean Philips n'est pas toujours au maximum de son talent par certains dessins qu'on jurerait bâclés.

Le premier tome mélange d'ailleurs flashbacks et multiplie les personnages secondaires sans saveur ce qui rend la lecture parfois pénible et inintéressante.

Conscient de son introduction laborieuse, Brubaker rectifie néanmoins le tir dès le second tome en retrouvant sa verve habituelle et un rythme bien plus régulier. Fatale devient dès lors beaucoup plus agréable à lire même s'il n'a finalement pas grand chose à raconter.

Il s'agit donc d'une série presque générique dont l'intrusion du fantastique et de scènes gores arrive presque trop tard mais l'ensemble bien qu'indigeste retient beaucoup l'attention.

Je suis sorti de ma lecture presque satisfait en dépit d'une fin presque banale.

On a vraiment la sensation que Brubaker et Philips n'étaient pas au mieux de leur forme pour un récit bancal mais malgré tout accrocheur.

Fatale reste une bonne lecture satisfaisante mais qui manque finalement cruellement d'ambition.

Nom série  Blind Dog Rhapsody  posté le 07/04/2014 (dernière MAJ le 09/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
2 pitchs, 2 accroches pour ce premier tome d’une trilogie annoncée : Hanna, le scénariste du délirant Bad Ass d’une part et secundo le récit classique d’un chambara tourné en dérision, vous savez ces histoires de vengeances sanglantes à l’ère du médiéval japonais entre samouraïs.

Premier constat et sévère celui-là : on ne retrouvera jamais la réussite complètement décalée des Bad Ass dont ce Blind Dog Rhapsody se veut le pendant asiatique. Secundo si le récit se veut référentiel en citant « Zatoichi » et autres « Sabreur Manchot » avec son héros aveugle, le récit est bien moins sanglant malgré une petite touche de gore dans le dernier acte.

Pour autant ce récit pop-corn à foison ne manque pas de qualités qui lui sont propres à savoir dessiner et définir un univers original à grosses lampées de grotesque (la voix off), grivoiserie (les gros seins de la belle serveuse) et de clarté (difficile d’être perdu dans le découpage clair et ordonné du prometteur Redec).

L’histoire parle d’une énième histoire de vengeance par un jeune disciple aveugle maitrisant un tas de combinaisons martiales aux noms complètements idiots. Chemin faisant il va croiser celui d’une jeune serveuse particulièrement bavarde mais possédant de sérieux arguments mammaires et capable de voir et d'entendre le fantôme d’un maître kung fu représenté sous forme de panda !

C’est complètement con ? Oui et encore vous allez être servis… Redec signe une première œuvre graphique joliment mise en scène et aux couleurs chatoyantes dans un style cartoonesque entre manga et école classique franco-belge. Si l’on peut déplorer l’absence de certains décors, nul doute est fait sur l’avenir prometteur de ce jeune dessinateur. Hanna se lâche à fond les rouleaux sur le thème de la gaudriole (les références sont discrètes et pas nécessairement stabylotées au jaune) mais n’évite pas certaines facilités malgré un rythme soutenu.

En résulte une lecture en accordéon alternant du fun et du moins fun car c’est parfois subtil comme lourdingue. Néanmoins il subsiste un véritable fil rouge scénaristique construit par flashbacks adroits et approfondissements de certains personnages croisés ici et là. Quelques touches de fantastique parsèment également l’univers et chaque chapitre est construit comme un jeu video avec ses protagonistes, monstres et combats.

Qu’il s’agisse de l’entrée en matière des 9 péchés capitaux, (l’équivalent des 7 samurais à la sauce Hanna), d’un monstre marin ou des états d’âme du grand méchant (mais petit par la taille), ce premier tome constitue un délire permanent, une succession de sketches mis bout à bout enveloppant une histoire dont on se demande bien à l’image de la dernière page où elle va nous amener !

Suffisamment en tous cas pour nous donner envie d’en lire davantage en espérant que les quelques erreurs de jeunesse seront rapidement corrigées mais au vu de l’énergie positive qui ressort de cette lecture, tout cela semble en bonne voie !

Tome 2 :

Le maillon faible de la série. Malgré un début prometteur avec une jolie baston et le développement d'un "grand" méchant qui sera présent jusqu'au bout et pas ou peu de surprises pour une histoire qui n'a finalement pas plus d'ambitions que de distraire le lecteur.

Tome 3 :

Après la semi-déception du second tome, les auteurs remettent les bouchées doubles pour un final qui se veut explosif. Les premières pages sont aussi nerveuses que drôles et les révélations sur le disciple et son maître mais également la serveuse "qui ne sert à rien sauf à montrer ses gros seins" sont plutôt réussies. Redec affine son style même si on déplore parfois des décors assez vides lorsque d'autres planches laissent ressortir beaucoup de détails.

En conclusion, voici une série fort divertissante même s'il est assez difficile de savoir quel public elle est censée toucher. Les amateurs de Shonen resteront sur leurs oeuvres japonaises et le public franco-belge préfèrera la rigueur et la poésie d'un Okko chez le même éditeur bien plus ambitieux mais cette agréable récréation ne mérite pourtant pas de rester dans l'oubli.

Nom série  Le Rayon U  posté le 06/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Considéré comme le Tome 0 de la série Blake & Mortimer, ce Rayon U n'en constitue que la préquelle, à savoir l'exercice de chauffe pour un Edgar P. Jacobs pas encore maître de ses dessins ni de son histoire.

En effet comme lu plus bas, la bd en était à ses balbutiements et Jacobs se contente surtout d’égrainer une page par semaine dans un périodique des années 1940 sans savoir où son imagination le conduirait ce qui produit un effet haché désagréable pour qui lit ceci aujourd'hui d'une traite.

Il faut surtout considérer cette histoire comme un péché de jeunesse ou un essai aux allures d'images d'Epinal avec nombre de personnages qui seront retravaillés par la suite pour devenir Blake, Mortimer et Olrik.

Pas réellement indispensable mais à posséder davantage que les inepties que sont devenues les aventures contemporaines de Blake & Mortimer.

Nom série  Blake et Mortimer  posté le 06/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Afin de ne pas s'épancher inutilement sur une œuvre que beaucoup connaissent pour l'avoir lue, aimée ou même détestée, je ne vais donc ici parler que des tomes d'origine de Edgar P. Jacobs, les autres tomes m'ayant tout au plus diverti mais pour la plupart saoulé par intérêt absent.

Car ce qui fait effectivement le charme de ces aventures, c'est ce côté kitsch mais divertissant, ces dialogues pompeux mais nécessaires et des histoires au charme incroyable tant d'années après leur première publication.

Mon premier Blake, je m'en souviens encore comme si c'était hier... SOS Météores m'avait été offert alors que je ne voulais rien savoir de cette série Sous-Tintin alors que j'étais ado et bien plus attiré par Batman ou l'héroic fantasy de Loisel.

Passé un petit temps d'adaptation, le bouquin fut dévoré avec l'envie irrésistible de tout lire depuis l'Espadon et la sensation d'être passé toutes ces années à côté d'un sacré monument.

Car oui, B&M reste encore de nos jours une de ces œuvres impérissables qui se suffit à elle-même avec un univers oscillant du fantastique au policier et vice-versa et soutenu par une ligne claire rigide mais riche de détails et superbe à l'oeil.

Effectivement la gent féminine n'est pas à l'honneur (mais c'est l'époque qui ne permettait pas le mélange des sexes) et Olrik reste invariablement le seul méchant disponible mais malgré tout cela, le charme du Professeur Mortimer et l'inventivité des histoires rendent des bds contemporaines encore bien obsolètes.

A lire et à relire sans déplaisir pour voyager dans le temps, les saisons et les continents.

Nom série  Madumo premier, seul & unique  posté le 05/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Marin, un quinquagénaire à l'apparence banale, revient dans son village natal où il n'a plus mis un pied depuis presque 30 ans.
C'est pour lui l'occasion idéale de retrouver ses parents, sa soeur ou la fille pour qui il en pinçait grave lorsqu'il n'était qu'un gamin.

C'est aussi surtout pour lui le moment idéal de leur expliquer en quoi il a réussi sa vie car Marin s'apprête à devenir Madumo, soit le MAître DU MOnde.

Malgré ses dessins rigolos, Fabrice Erre construit à l'instar de son collègue Fabcaro, une drôle de carrière avec un quasi sans fautes et développe un univers propre là où on ne l'attendait pas forcément.

Car si Madumo distille de pleines pages de fou rire surtout dans sa première partie, le récit n'oublie jamais de lever un voile sur la nostalgie, le temps qui passe, les regrets et la possibilité ou non de tirer un trait définitif sur le passé, qu'on le souhaite ou pas. C'est même en cela que le récit se pose sur une frontière aussi mince que fragile que l'auteur balayera d'une façon abrupte et surprenante dans une toute dernière partie qui donnera beaucoup à réfléchir à son lecteur.

Divertissement hors norme avec une bichromie rose et grise des plus agréables, ce petit bouquin à la couverture gaufrée et réussie permet donc de mélanger les genres et de surprendre constamment. Quels sont les différents espions poursuivant Marin comme son ombre et cette organisation cocasse préparant l'avènement du Maître pendant qu'un gugusse banal se promène dans les rues de son village et se souvient qu'avant de devenir l'être le plus redouté, il n'était qu'un gamin des plus ordinaires.

La suite est à découvrir dans ce conte inclassable, drôle et cruel et au final terriblement émouvant. Fabrice Erre se joue des conventions, se moque de lui-même (notamment sur les profs d'histoire, son job d'origine) et livre ni plus ni moins son oeuvre la plus personnelle et également la plus percutante.

Nom série  Bad Ass  posté le 28/01/2013 (dernière MAJ le 02/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si on se souvient bien pour peu que cela ait un impact ou intéresse quelqu'un par ici, j'avais rédigé un avis portant sur une note maximale de 5/5 avec coup de coeur.

Il s'agissait vraisemblablement d'un coup de folie et d'un avis sincère sur le premier tome d'une série qui ne demandait alors que de s'épanouir, étant prévue à l'origine en 4 tomes.

Cette relecture un peu trash et vulgaire des mythes de superhéros à la française possédait un "je-ne-sais-quoi" d'irrévérencieux et de délicieusement référentiel des plus réjouissants.

Le tout porté par un scénario malin de Hanna et de jolis dessins du papa de Zorn et Dirna ne pouvait que donner une série des plus ambitieuses.

Oui mais voilà, mon intérêt n'a fait que de décroitre au fur et à mesure des tomes. Hanna a voulu donner de l'épaisseur à son récit en développant toute une panoplie de super héros à la française et en étendant l'histoire de Dead End, super villain sévèrement burné à toute une équipe de justiciers des plus improbables.

Se disperser c'est bien mais l'intérêt s'étiole au fur et à mesure au point de ne plus reconnaître l'intérêt d'origine de cette bonne lecture. Attention, ça reste drôle et parfois même culotté mais à trop vouloir en faire, Hanna a perdu le côté réjouissant du premier tome qui peut néanmoins se lire comme un One-shot sans aucun problème.

Ajoutez à cela une colorisation informatique aux couleurs vives et pas du tout naturelle qui enlaidit le pourtant très chouette travail de Bessaidi et on obtient un ensemble copieux mais finalement indigeste. Espérons donc que les one shot complémentaires à partir du tome 5 vont rattraper l'excellente introduction sans l'alourdir davantage....

Nom série  Et si l'amour c'était aimer ?  posté le 29/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans les années 2000 était alors diffusée une série québécoise hilarante parodiant de façon absurde et grotesque les Soap Operas comme "Les feux de l'amour" et autres "Santa Barbara".
Ce petit bijou portait le doux nom de "Le coeur a ses raisons", un joli titre qui ne veut rien dire du tout tout comme le présent ouvrage de Fabcaro avec cette jolie lapalissade et cette couverture signée B-Gnet (l'auteur de Santiago) avec ce clone de Bernard Tapie jeune, joue contre joue de sa bienaimée.

Bref Fabcaro n'a fait ni plus ni moins que reproduire Le coeur a ses sentiments en poussant le curseur de l'absurde et du ridicule encore un peu plus loin dans cette franche déconnade proche du roman photos avec ses personnages figés et agominés dans des poses proches de la nature morte.
Par contre le talent de Fabcaro n'est ni mort ni tari car il n'a pas son pareil pour raconter de façon improbable cette rencontre amoureuse entre Sandrine, petite bobo oisive et Michel, livreur de macédoine et grand fan de Jean-Pierre François et son "Je te survivrai" à ses heures perdues.

Effectivement le décalage entre les dialogues nonsensiques et les personnages de papier fait des étincelles et provoque des éclats de rire. Autant le style graphique semi réaliste épuré de l'auteur me plaisait moins dans Zai Zai Zai Zai, autant il trouve tout à fait sa place dans cette histoire d'amour contrariée.

Et tout y passe, visite d'un zoo aux animaux démonstratifs, photos volées ou coup de poing sur être de papier, Fabcaro revisite la bêtise humaine et l'art du vide en racontant quelque chose d'hilarant sur des personnages sans intérêt. Chaque chapitre se termine par une scène figée du quotidien où les spectateurs de cette passion navrante y vont de leur petit commentaire. C'est tout simplement à mourir de rire !!!!

Nom série  Mars !  posté le 29/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la bonne poilade réservée par la lecture de Z comme Don Diego, il n'en fallait pas plus pour choper aveuglément dans ma crèmerie préférée ce One Shot tout carré des mêmes auteurs sur un sujet diablement différent pensez donc : la France a reçu le feu vert et le budget pour lancer toute seule comme une grande sa propre fusée pour l'exploration de la planète Mars, rien que ça dite donc !

Le seul souci c'est que les coupes budgétaires se font ressentir et qu'il va falloir composer avec toute une belle bande d'incompétents pour mener à terme cet ambitieux projet !!!
Mais c'est bien mal barré vu que la fusée refuse de décoller alors que tous les regards sont tournés vers ce moment historique !!!! Ce léger incident sans gravité (martienne) va être observé de différents points de vue : le Général en charge du projet et tout le staff technique de la base, le Président de la République Hollande 1er himself et son assistant, une famille de bons français scotchée devant sa télé ne loupant aucune minute du direct de cet enfoirage euh décollage et surtout les 3 astronautes persuadés d'être en route vers la planète rouge !!!

Quel bon moment de déconnade ! On retrouve ici Fabrice Erre et son style tout en rondeurs à la Jacovitti dans des strips de 3 cases pour la plupart tous hilarants sur le comportement crétinoide de haute volée de la plupart des protagonistes ! Il faut dire qu'il est aidé par le redoutable Fabcaro qui est en passe de devenir le roi absolu de l'humour absurde que n'auraient surement pas renié les Monty Python ou les Nuls, les maîtres anglo-saxons et français respectivement en la matière !

Parsemé de bons gags et jamais à l'abri d'une panne d'humour, ce petit bouquin élégant est truffé de dessins rigolos et de bons jeux de mots. Si on déplore rarement quelques effets mécaniques imposés pour faire rire (3 cases c'est peu pour produire le sourire), Mars! ne souffre d'aucun défaut ou baisse de rythme tant et si bien qu'on se demande où Fabcaro va trouver autant d'inspiration. En regardant surement ses congénères pour n'en garder que le ridicule. Objectif Nul complètement atteint avec ce petit bonheur d'absurde !

Nom série  L'Homme gribouillé  posté le 29/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Visiblement je n'étais pas le seul à attendre le nouvel album de Frederik Peeters, auteur précieux et discret à qui l'on doit de jolies pépites originales.
Depuis l'annonce de ce projet avec l'exigeant Serge Lehman, il me tardait de mettre la main sur ce généreux récit de plus de 300 pages au titre mystérieux et dont on pouvait déjà deviner qu'il allait nous entrainer dans des contrées sans autre limite que celle de l'imagination fertile de ces 2 auteurs.

De ce côté, on n'est guère déçu avec le portrait d'une génération de 3 femmes, de l'ado espiègle à la grand mère protectrice et sans oublier le rôle principal de Betty, quadra célibataire mal dans sa peau et un peu paumée. Sublimé par un Paris noyé sous une pluie constante, le quotidien présumé banal de ces trois femmes va être bousculé par une menace surnaturelle surgie du passé. Betty et sa fille Clara vont mener l’enquête et apprendre à se connaitre dans une seconde partie surprenante qui les emmènera au delà de la capitale et de la pluie vers une province remplie de brume et d'amertume.

Toujours aussi à l'aise, les dessins de Peeters sont superbes, une constante chez cet auteur qui retrouve le noir et blanc de son chef d'oeuvre Lupus tout en parvenant à insuffler un rythme plus rapide qu'à l'accoutumée malgré le confort apporté par les nombreuses planches de l'Homme Gribouillé.

Son sens du découpage fait également mouche lors d'une scène d'action dans un lieu public où certains protagonistes sont occis à la vitesse de la lumière par un assassin méthodique et redoutable; Mais c'est surtout une fois de plus dans la construction de ses personnages principaux ou secondaires que l'on prend le plus de plaisir au point où l'on pourrait presque lire ce pavé sans se rendre compte que Serge Lehman est aux manettes. Au scénariste de lancer les thèses de sa légende urbaine et à Peeters de brouiller les pistes par ses cases poétiques. L'ensemble serait presque parfait si la dernière partie n'était aussi brusque et maladroite dans son raisonnement. Rien de bien méchant au contraire mais on a l'impression d'être passé à côté d'un conte gigantesque en refermant le livre puis en repensant finalement que l'histoire importe peu mais que le traitement du quotidien est croustillant et qu'on a passé un beau moment.

Et comment ne pas tomber amoureux des héroïnes notamment Betty, si expressive dans ses regards profonds qui confinent au silence.

Nom série  The Haunt of Fear  posté le 27/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un titre exhumé par Akileos dans sa grande collection EC Comics.
A priori rien ne diffère beaucoup de la série phare Tales From The Crypt mais à l'origine Haunt of Fear venait relayer une publication western du même éditeur et s'est mué en cette série d'horreur tellement voisine qu'elle en reprend les mêmes narrateurs "stars" (sorcière, gardien etc...) et que les histoires sont identiques.

Comme le rappelle Gaston, on entre en terrain vraiment connu avec ces histoires dont on devine les ficelles assez rapidement mais il ne faut pas oublier le contexte de l'époque avec la révélation de dessinateurs cultes comme Wally Wood entre autres et des intrigues vraiment culottées.

L'ensemble possède un charme kitsch et une morale hors norme. En effet, ici la justice se fait par outre tombe avec quelques surprises plutôt bien amenées (la vengeance de l'homme marié dévoué défiguré par acide ou le sort du psychopathe voulant vivre son enterrement risquent d'en choquer plus d'un par exemple) mais également quelques histoires convenues.

L'intervention des conteurs de l'histoire est souvent drôle. Brisant régulièrement le 4ème mur ou se renvoyant la balle à qui racontera l'histoire la plus horrible, ils sont constamment présents pour nous rappeler que toutes ces histoires malsaines sont avant tout ici pour nous divertir et passer un bon moment. Et en cela c'est vraiment réussi même si ma préférence va tout comme Gaston aux séries "Suspenstories", les Schock comme les Crime.

Notez que les couvs des deux premiers tomes ont été réalisée par le grand et génial Mezzo <3

Nom série  Le Petit Nicolas  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Annoncé à grands renfort de publicités et vendu comme un scoop avec le stick un brin pompeux "Un trésor retrouvé", c'est entre le nouveau Astérix et Corto Maltese qu'on peut piocher cet album.

Après avoir déterré tout ce qui pouvait se trouver en histoires inédites sur le Petit Nicolas et ses réjouissantes histoires courtes sur l'enfance d'une France insouciante des défuntes 30 Glorieuses, voici la bd jamais publiée à ce jour, tiens donc...

Car malgré l'intérêt que je porte aux livres qui ont bercé ma jeunesse et se cachent encore fièrement dans ma collection, non je n'étais pas au courant que le projet initial avait vu le jour sous forme d'une bande dessinée publié dans le périodique Moustique, on en apprend donc encore tous les jours.

Goscinny de par ses multiples contrats utilise le pseudo "Agostini" durant cette petite trentaine de strips illustré par un Jean-Jacques Sempé encore débutant.

Le succès ne sera pas au rendez-vous, Sempé n'étant pas trop à l'aise pour la Bd et on oublia le Petit Nicolas avant de le réadapter dans les histoires que tout le monde connait.

Et la bd au final ? Et bien contre toutes attentes et sans aucune ironie de ma part, c'est une jolie Madeleine de Proust qui n'aurait comme seul défaut que de se lire bien trop rapidement. En effet, toutes les bases de la série illustrée sont déjà bien rodées par un Goscinny facétieux qui reprend le principe du gag en une page dont le dindon de la farce sera inévitablement le père de l'enfant.

Le dessin a un charme fou (alors qu'on est encore loin du trait précis que l'on se fait de Sempé) et les histoires sont désuètes ? Et alors ? Goscinny maitrise parfaitement son sujet et expérimente timidement mais avec un bon sens du rythme ce qui fera la saveur de toutes ses créations cultes suivantes.

Le Petit Nicolas n'est donc pas un trésor retrouvé mais une bd légère à lire avec beaucoup de plaisir tout en assistant à la naissance de deux monstres sacrés en devenir. Goscinny est un génie et Sempé un dieu de l'illustration. La bd du Petit Nicolas est un formidable laboratoire expérimental mais avant tout une œuvre légère et amusante.

A noter la très belle édition au contenu sympathique malgré la brièveté de l’œuvre (moins de 30 gags) et une couverture pas des plus jolies.

Nom série  Old Skull  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Suite à la lecture enthousiasmante de Santiago du même auteur, parodie décalée et inspirée également sur le thème du Western, c'est par ce biais tout naturellement que je me suis laissé séduire par Old Skull.

Les premières minutes de lecture sont déstabilisantes au possible avec des pages sans suite logique et une multitude de personnages sans présentation.
Il est question ici d'un chasseur bredouille, d'une traque au yéti par un duo de bras cassés, d'une femme fantôme et de son mari psychopathe et dérangé le tout au milieu d'un décor unique : l'Ouest, le vrai comme le vend si bien la 4ème de couverture.

B-Gnet a publié ce récit à l'origine par épisodes dans le périodique Psykopat ce qui peut expliquer la perte de repères initiale de ces strips assez courts. Si quelques gags font mouche, ils interviennent malheureusement bien trop tard dans le récit qui s'abstient presque d'une conclusion notable.

Le tout se lit assez vite et la saveur ni la verve de Santiago dont on a l'impression de lire une esquisse lointaine. Les dessins de B-Gnet en lavis et noir et blanc sont en demi teinte passant de l'agréable au franchement raté.

Il est fort dommage que son humour si particulier et apprécié pour ma part ne se retrouve pas de façon continue tout au long de ces pages trop rapidement lues.

Une relecture s'impose mais la déception est de mise, Old Skull ne restera malheureusement pas dans les mémoires, sautez malgré tout directement le pas vers Santiago qui reste surement l'une de mes plus belles découvertes en terme de poilade assurée.

Nom série  Dragon Ball SD  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comment vouloir faire du neuf avec du réchauffé ? La recette est simple et doit être efficace car ça a l'air de "fonctionner", enfin commercialement car l'intérêt est quasiment limité voir nul pour qui apprécie l'oeuvre originale ou souhaite la lire.

Akira Toriyama est un artiste génial et incontestable avec ses deux perles que sont Dr Slump et Dragon Ball mais là trop c'est trop.

Histoire de relancer les ventes avant l'annonce du projet Dragon Ball Super, Shonen Jump a publié une relecture enfantine et "Super Deformed" (ou SD pour les intimes) tout en couleur de son titre phare.

Ohishi Naho fait de son mieux pour reproduire les dessins du maître et coller au plus proche de son style mais la pilule ne passe pas. Quel est dont l'intérêt de relire en condensé comme les extraits du Reader's Digest une histoire culte qui n'a pas perdu de son charme depuis sa création ?
On accélère le rythme sensiblement et on y ajoute un humour téléphoné pour les vétérans comme moi (par exemple Bulma fait référence au souhait de se trouver un petit ami et paf, on ajoute 2 vignettes de Vegeta qui quelque part dans l'espace, se sent observé, private joke !), Trunks fait aussi quelques apparitions en estimant être arrivé trop tôt dans l'histoire, même mécanisme... On secoue le tout et on obtient donc ce Dragon Ball SD ni honteux ni mémorable.

Les couleurs informatisées sont là pour plaire aux plus jeunes qui n'ont connu que la série animée, les décors sont extrêmement dépouillés et on obtient au final un curieux objet de collection pour les fans les plus hardcores mais ne vous laissez pas surprendre : novices comme vétérans, la copie ne vaut pas un kopeck de l'original.

Nom série  Prison Pit  posté le 21/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de parler de Prison Pit, un petit rappel est nécessaire pour rappeler l'auteur indépendant Johnny Ryan encore peu connu en nos contrées.

Considéré à juste titre comme le Pape Underground du Trash indépendant Outre-Atlantique, Johnny Ryan est un peu le fils naturel d'un Robert Crumb avec l'esprit des publications Mad Magazine dont il aurait poussé les curseurs "provocation" et "politiquement incorrect" dans le rouge.

En effet, ses strips peuvent être autant appréciés que détestés d'où une étiquette d'auteur indomptable...

Néanmoins apprécié et reconnu, Prison Pit représente son premier essai en histoire longue et jouit d'une grande notoriété en étant même adapté en cartoon.

Cet ouvrage représente le premier sur les 2 tomes prévus et compile 3 numéros sur les 6 que comporte la série dans cette jolie édition française.

Cannibal Fuckface (si si c'est son nom ) est un redoutable bagnard spatial recherché par toute la Galaxie. Tel un Snake Plissken en son temps, il est condamné à passer le restant de ses jours sur une planète prison où d'autres congénères du même acabit vont venir lui chercher des noises.

Amateurs de baston, de coprophilige et de grosses giclées de sang qui tachent, ne chercher plus, ce bouquin est pour vous !!!! ^_^

D'une subtilité à toute épreuve qui ferait presque passer Paf et Hencule pour un chef d'oeuvre (niark niark), Fuckface va tomber dès les premières pages sur une bande de rigolos pas beaux à qui il va littéralement défoncer la gueule par tous les moyens offerts sur cette planète sauvage.

On assiste donc médusé ou amusé selon l'humeur à tout un ensemble de mutilations, décapitations et autres mutations diverses entre formes humanoïdes de tous azimuts. L'ensemble se lit assez rapidement et nul doute que les dialogues ne seront pas la partie la plus développée dans cette belle intrigue.

Afin d'éviter le côté répétitif de la chose, Ryan ajoute une petite intrigue supplémentaire dont l'issue m'échappe encore (mais que j'attendrais probablement dans le tome suivant) afin de lier le tout. L'arrivée d'un nouveau super pas beau costaud et méchant sera donc le pic de ce premier tome qui s'arrête hélas un peu brutalement mais est-on ici pour chercher une quelconque finesse ?

Le trait underground charbonneux de Johnny Ryan s'adapte parfaitement aux situations qu'il traite. On peut regretter la raideur des personnages ainsi qu'un vide assez sidéral pour les décors (mais on évolue sur une planète aride et pas plus détaillée que les champs de bataille d'un Dragon Ball Z dont Prison Pit pourrait être une réponse hardcore) mais l'étiquette Underground Trash est respectée à la lettre.

Je regrette juste le choix de ne pas avoir utilisé une bichromie notamment pour illustrer les nombreuses flaques de sang qui parsèment ce livre et lui auraient donné un cachet supplémentaire.

En résumé, amateurs de beaux dessins et de subtilité, passez directement votre tour. Pour les autres amateurs de curiosités trash sans prise de tête (ni de risque ?), jetez donc un oeil à ce bouquin OVNI dont on ne sait que penser à l'issue de la lecture. Est-ce clairement de la merde ou est-ce un chef d'oeuvre d'humour noir et de bastons ? Je n'ai pas la réponse mais j'ai le bouquin

Nom série  Dr Slump  posté le 20/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de croire qu'une telle série comme Dr. Slump ait réussi à tenir sur 15 tomes (dans son édtion dite Ultimate) tant le pitch d'origine tient sur un ticket de métro. Et pourtant...

En 1980, Toriyama n'est pas encore l'auteur confirmé (et milliardaire) que tout le monde connait par Dragonball.

Non c'est un jeune auteur qui publie de petites histoires de 6 à 8 pages environ dans Shonen Jump de façon hebdomadaire sur un Savant pervers et génial qui crée un robot autonome parfait par pur ennui.

Ainsi nait Arale, androide féminin de 13 ans à la fois candide et myope mais dotée d'une force surhumaine que le fameux Docteur fait passer pour sa fille et qui va enchainer les gaffes et les bévues en tout genre.

Et ? Et c'est tout ! Toriyama profite de ce postulat à la Léonard (de Turk et de Groot) pour imaginer un village rempli de personnages les plus dingues possibles et d'un humour nonsensique propre à Gotlieb ou aux bouffonneries des Monty Python.

S'il est difficile de comprendre le but réel de toute cette histoire, Toriyama en fait le laboratoire idéal pour ses nombreux délires... Sur base d'humour scato (Aralé a une fascination pour le Caca), pervers (Dr. Slump ne pense qu'à mater des petites culottes) et idiot (tout le reste), Dr. Slump est un sacré mélange d'écriture automatique où tout peut basculer d'une case à une autre.

Brisant régulièrement le 4ème mur entre ses personnages de papier conscients d'être dans un manga et son lectorat, l'auteur se met aussi régulièrement en scène en n'hésitant jamais à fustiger son manque d'imagination ou ses limites graphiques (il confesse ne pas savoir dessiner les demoiselles de façon disctincte et variée d'où un gag récurrent où les personnages échangent leurs rôles).

Jamais méchant et constamment inventif en faisant évoluer ses personnages dans la durée et en créant de nouveaux mémorables qui interviennent régulièrement dans ce beau bordel de village Pingouin, Dr. Slump a rapidement acquis un statut culte mérité rafraichissant pour qui sait abandonner ses préjugés sur ce genre d'ouvrages vendu pour adolescent décérébré mais taillé pour divertir et surprendre.

Le style bien caractéristique de Toriyama avec ses arrondis cartoon rend l'ensemble hautement fréquentable et la série ne souffre pas trop d’essoufflement en cours de route même s'il est préférable de lire par doses homéopathiques l'ensemble comme tout récit humoristique prépublié dans un hebdomadaire.

Le seul reproche à l'ensemble serait pour ma part certains conclusions bien trop hâtives (dont l'auteur a souvent conscience, en rappelant parfois au lecteur qu'il ne lui reste plus qu'une case ou deux pour conclure ) mais pour une œuvre aussi inclassable et irracontable, il aurait été dommage de rester dans la normalité ! King Nikochan forever !

Nom série  Spirale  posté le 18/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Considéré à juste titre comme l'un des mangas phare de l'horreur, Spirale propose dès le départ une ambiance particulièrement malsaine dès les premières pages.

Une petite ville côtière japonaise voit ses habitants subir la Malédiction de l'Uzumaki de façon presque sournoise. Coupé du reste du monde géographiquement, c'est le lieu idéal de succomber aux obsessions de la Spirale, à ses mutations et au réveil même d'une nature dangereuse, capable de réveiller ses morts ou de posséder des femmes enceintes.

Si les quelques phénomènes énumérés ici et là vous semblent grotesques, il faut dire qu'ils sont remarquablement intégrés dans un découpage en chapitres distincts sans lien commun au premier abord mais dont tous les mécanismes vont converger vers un troisième tome en guise de finalité et de recoupements.

Tous les protagonistes semblent attirés ou révulsés par tout ce qui ressemble de près ou de loin à une Spirale avant de mourir dans d'attroces souffrances.

Sans être gore, le récit est éprouvant car il distille malgré tout quelques images de souffrance physique ou mentale assez fortes pour que le lecteur s'en souvienne longtemps après sa lecture.

Junji Ito fait preuve d'une imagination souvent débordante et insuffle une certaine poésie macabre dans des dessins détaillés de toute beauté.

La ville de Kurouzou ressemble à celle de Twin Peaks avec une touche de grotesque supplémentaire. Le tout aurait pu être ridicule mais l'auteur surfe avec intelligence bien au delà des apparences pour livrer une œuvre sociale anxiogène très forte au visuel incomparable.

Pas nécessairement accessible pour tous les publics, cette curiosité possède néanmoins tous les atouts pour mériter son statut culte.

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