Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 128 avis et 9 séries (Note moyenne: 3.24)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  L'Appel de l'Espace  posté le 01/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est assez impressionnant d'être devant un tel ouvrage. On ouvre une page au hasard, n'importe laquelle ... et on prend une grosse leçon de Bande dessinée.

Le dessin est sensationnel (du Will Eisner quoi ..), mais surtout, la composition des planches est hallucinante : l’enchevêtrement des cases, les noirs et blancs, les négatifs, le jeux de lumière, la fusion entre les lignes.

On a carrément l'impression d'être dans un exercice de style, comme si sur chaque page il fallait en faire le maximum, pour montrer un talent, pour en mettre plein la vue.

Il y a réellement du génie dans le dessin, c'est rare et incontestable. Les planches sont de vrais tableaux. C'est de la GRANDE bande dessinée.

Et pourtant je dois dire que je n'ai pas particulièrement adoré cette BD. En fait, comme souvent avec Will Eisner j'ai du mal à me placer ...

Ce n'est pas vraiment drôle, et pourtant le scénario alambiqué est de fait ... plutôt cocasse.
Ce n'est pas tout a fait cynique, même si tout le monde en prend pour son grade (le gouvernement, les religieux, la mafia, l'entreprise).
Ce n'est pas vraiment de la science fiction car le concept de départ n'évolue pas vraiment.

Ca reprend par contre quelque codes du polar mais sans qu'on ne s'attache réellement aux personnages, ni à une ambiance forte.

Finalement j'ai adoré le style mais n'ai pas vraiment besoin de lire toute l'histoire pour me délecter des planches.

J'ai même l'impression d'avoir lu une démonstration graphique qu'on aurait pu coller sur n'importe quel scénario. Du coup cette BD souffre d'un réel manque de parti pris, et donc de saveur.

Nom série  Cinq mille kilomètres par seconde  posté le 07/02/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette année le Fauve d'or d'Angoulème nous offre un très joli coup de pinceau.

Le dessin est très beau, les ambiances sont vraies, et le trait a vraiment quelque chose de peu commun. En fait la couleur donne au chapitrage toute l'assise nécessaire: On change de temps et de géographie comme on change de tons.

Là où je suis plus mitigé c'est que l'ouvrage est découpé comme un bouquin. Le chapitrage est celui du texte, et rapidement on n'a plus l'impression d'être dans une bande dessinée, mais bien dans un roman graphique, très joliment illustré.

On peut trouver de l'intérèt dans cette romance mais ce n'est pas vraiment inoubliable. Et c'est même parfois un peu langoureux.

Finalement il ne m'en reste pas grand chose sur le fond, mais en revanche quelques très beaux souvenirs d'aquarelles sur la forme.

Quant à récompenser un tel ouvrage dans le cadre d'un prix dédié au 9ième art j'avoue être incapable de le comprendre !
Car sur le plan Bd-istique cet ouvrage n'apporte finalement ... pas grand chose: Il ne se passe pour ainsi dire rien de transcendant entre les cases.

Le langage à l'échelle des planches ne passe pas vraiment. Il est ici enfermé dans des bulles, certes très bien décorées.
Mais une suite de joli dessin fait elle une bonne BD ? Pour moi non.

Nom série  Le Fils de l'ours père  posté le 06/02/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Époustouflant !

Le Trait d'abord: tellement difforme mais surtout si déterminé. Car Presl sait exactement où il va.
Cet ouvrage est muet mais nous dit énormément. et c'est très vite affolant d'être emmené si loin.

Le fils de l'ours père est une BD sensationnelle, et terriblement profonde. Elle est une prise directe avec une des questions les plus existentielles, celle de la paternité, de l'héritage, de l'individu.

Plus loin encore elle aborde le malaise de cette condition humaine (qui ici ne l'est pas tout à fait) dans laquelle certains trouvent parfois cette souffrance maladive, ce décalage, ce regard.

De l'ours on passe à l'artiste bien sur, lui aussi en marge des hommes, lui aussi presque fou. Mais cette terrible souffrance, cet état de crise, cette folie créatrice n'est heureusement pas une finalité.
Et rapidement la douceur le reprend. Comme si Oedipe décidait, pour une fois de prendre un autre chemin.
Presl trouve ainsi une issue là où certains n'en sont pas revenu (je pense à Van Gogh entre autres ...)

Et le trait laisse parfois place à la peinture: le chemin entre l'âme et le pinceau sont parfois si court, qu'on n'a jamais été si près de la "création". Les images ne racontent plus, elle expriment. On ne lit pas, on ressent.

Comment peu on dire autant sans un mot ? dans une langue si personnelle et pourtant si universelle.

Le fils de l'ours père est sans doute une des révélation d'angoulème cette année. (même si elle n'est pas primée)
Je ne connais pas l'oeuvre de l'auteur, mais ce premier ouvrage porte une énérgie considérable, celle du Talent.

Nom série  Wilson  posté le 14/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je dois avouer que j'étais bien impatient de lire ce Wilson.

En fait la dernière fois que j'avais lu Daniel Clowes c'était : Le rayon de la mort
... qui m'avait à la fois laissé sur ma faim et en même temps tout de suite éclairé sur le talent de cet auteur.

Ici, on est d'abord surpris. Il s'agit en fait de planches indépendantes avec une chute en bas de page, systématiquement. Et il suffit de 2 pages pour être déjà perturbé. L'angoisse est immédiate.
Car le thème est encore et toujours celui de la misanthropie.

Wilson est tout de suite drôle, c'est vrai, mais on ne peut pas parler d'humour. On est bien trop loin, on a passé les frontières de l'humour noir ou du cynisme.

On peut en rire bien sûr, car certaines planches sont hilarantes.
... On peut aussi se laisser emporter. Car plus Wilson remonte la pente plus on a l'impression d'une descente aux enfers. Son détachement est celui du sociopathe, il peut s'enfoncer à outrance, le plus difficile serait de le suivre.

J'ai encore du mal à comprendre ce qui m'a plu mais j'ai n'ai aucun mal à reconnaître un certain génie.
Le système Clowes est une fois encore extraordinairement bien foutu. Ça fonctionne vraiment. Et le graphisme porte toujours cet étrange décalage, capable de déranger un peu plus.

Tantôt réaliste et à fleur de peau ; tantôt caricatural, comme pour nous laisser souffler, Wilson véhicule le mal de vivre avec brio, et pour de rire en somme ...

Nom série  Tortuga  posté le 12/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'ai pas aimé... vraiment pas.

Autant je suis assez d'accord sur le fait qu'une histoire de pirates ça ne se refuse pas, autant je trouve celle-ci vraiment indigeste.

Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur le dessin, d'abord. Ça n'a pas grand chose à voir avec Risso, franchement.
C'est effectivement influencé par Mignolia mais, passé la couv’ et le dessin de préface, on tombe très vite dans le travail bâclé.

Alors oui ça a parfois la forme et l'envie de "faire comme" Mignolia mais ça s’arrête là. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure qu'on avance. Le trait souffre très vite mais les personnages surtout sont mal fichus, et les postures ne fonctionnent plus.

Côté narration c'est assez mal raconté, et mal séquencé. Le rythme n'est pas seulement mauvais, c'est aussi la musique qu'on nous sert qui sonne faux.

Les personnages sont proches de la collection de clichés : le capitaine imbuvable, la señorita, la vieille sorcière etc ...
Seulement, dans "Pirate des Caraïbes" on a un sens de l'humour et de l’esthétique. Ici on a juste la pauvreté du concept. Pas vraiment de patte, ni de second degré. La lecture devient caricaturale et insupportable. (Si si, j'en suis là ...)

Et finalement le capitaine espagnol est plus proche du gamin capricieux que de l'ennemi redoutable. Et ça ne marche pas.

Alors je suis à la fois assez désolé de faire baisser la moyenne et en même temps je trouvais nécessaire de le dire, ce Tortuga ne vaut vraiment pas grand chose à mes yeux.
A-t-on lu le même livre ?!

Nom série  Alias  posté le 22/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un Bendis j'ai envie de dire. Et encore franchement bien.

Et encore dans les même thématiques aussi ... Le super héros à lui aussi ses angoisses, et lui aussi une vie merdique et des vrais ennuis.

On pense tout de suite à Powers, et surtout à Daredevil qu'on croisera souvent dans Alias (et vis versa) puisque Jessica et Matt Murdock sont potes et elle est son garde du corps.

Ce qui est intéressant avec Alias c'est que Bendis s'attache ici moins à construire des enquêtes bien ficelées qu'à réellement nous imprégner de la psychologie de son personnage.

On a même du mal à s'attacher aux tomes qui ne commencent et ne finissent jamais franchement. On a par contre cet irrésistible plaisir de comprendre un peu plus Jessica, et il est finalement plus attachant de la voir évoluer dans sa tête que dans ses enquêtes.

Bendis oblige, Alias reste une très bonne série.
La narration est très bonne, parfois inégale, et toujours fondée sur les dialogues : l'interrogatoire au commissariat est mené comme jamais.

Le dessin est en revanche parfois limite, malgré des couvertures qui forgent une belle ambiance. Powers est bien plus abouti de ce point de vue là. Mais Alias reste un joli coup d'essai.

Nom série  Logicomix  posté le 21/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pschhhhhhhhht... Logicomix a tout du pétard mouillé.
Et pourtant j'étais très enthousiaste vu le sujet !

Objectivement, la lecture s'est faite dans la douleur. Non pas à cause du fond ; le sujet est très intéressant et aurait pu être passionnant ... mais bien à cause de la forme.
Ce qui me chagrine, en fait, c'est que l'intérêt BD-istique de Logicomix est proche de zéro.

Question fondamentale : le dessin apporte-t-il quelque chose ?
Je ne parle pas seulement du trait, qui est insipide (autant au départ ça fait juste de la peine, autant à la longue c'est insupportable).
Non ! Je parle du dessin. Je veux dire, est-ce que l'emploi du média "BD" se justifie ?

Du point de vue narratif la réponse est... non.
Le texte est découpé en bulles, puis en cases. Le livre est découpé en chapitres, et on a pris soin de rajouter quelques interjections envers le lecteur, quelques regards aussi, comme pour intéresser, ou s'assurer qu'on ne décroche pas. Il y a aussi quelques exercices de contre point entre les parties historiques et les narrateurs du présent.
Techniquement c'est une BD donc, ça en suit tant bien que mal les basiques, mais le système narratif est inexistant. Et le découpage n'apporte rien, si ce n'est de la longueur.

Du point de vue du graphisme la réponse est... non.
Là ou certains concepts méritaient évidemment une mise en image. Là ou un beau dessin vaut mieux qu'un long discours, on n'aura le droit finalement à pas grand chose.
Ce qui ne va pas c'est que ce qui est représenté n'a aucun intérêt. Les concepts restent enfermés dans le discours.
Ce n'est pas cette quête mentale et existentielle des fondements de la logique qui est mise en image, mais la vie des narrateurs et des protagonistes historiques.
Ca valait pourtant le coup je pense, de courber des droites, de contredire la géométrie, de former les concepts pour mieux les détruire ensuite, de dessiner l'indessinable en somme... Mais non.

On aura juste des semblants d'équations sur des tableaux noirs, derrière des barbus soucieux.
Le dessin est donc au niveau de "Martine fait des mathématiques" : j'écris sur un tableau noir et je dis à voix haute ce que je fais. Dessin et concept ne se marient jamais.
Et on ne rentre jamais dans la tableau.

Prenez L'art invisible, ou Alpha ... directions. En voilà des ouvrages où le graphisme et la narration apportent réellement.
En voilà des ouvrages où le média BD se justifie, en voilà des ouvrages où les concepts incompréhensibles finissent par prendre une forme graphique qu'on croyait impossible.

Reste alors le fond.

L'idée est intéressante, les cross over aussi, mais finalement c'est long, un peu lourd et surtout on n'avance pas vraiment.
On a sans cesse l'impression que la bonne idée va arriver mais elle est trop souvent fugace. Une petite phrase, des petits débats... les concepts sont souvent mal amenés et plus grave à mon sens, leur puissance n'est à aucun moment ressentie. Cette puissance conceptuelle est belle et bien énoncée, car le texte fait son travail, mais la BD, elle, n'y parvient pas.

Finalement on énumère, on contredit, on s'implique, mais les auteurs ont beau se démener, on est rarement remué. Ce n'est donc jamais révolutionnaire, ni haletant.

Finalement la démarche des logiciens est limpide, la démarche des auteurs de logicomix l'est beaucoup moins.

Mieux vaut lire du Stephen W. Hawking si vous aimez la vraie bonne vulgarisation.
Mieux vaut lire autre chose si vous aimez la bonne BD.

Nom série  Mort Cinder  posté le 20/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Culte ? sans doute ... Mort Cinder est un monument de la BD.
Et pourtant il faut bien avouer que ce n'est pas si digeste.

La narration hachée, correspondant à une publication en "feuilleton" est en fait, difficile à apprécier puisque dans cette BD recueil, tous les épisodes s'enchainent.
Le format ne rend donc pas vraiment service à la construction initiale.

Et pourtant lorsqu'on joue le jeux ça fonctionne vraiment. Haletant, Mort Cinder véhicule surtout énormément d'angoisse.

Le scénario d'Oesterheld, et son système narratif est comme à son habitude un peu lourdingue. Mais l'ambiance prend petit à petit et l'on finit pas entrer dans cet univers étrange, mélange de science fiction et d'histoire.

On ne comprend pas toujours où l'on va, et rapidement on ne cherche plus vraiment une finalité.
On se délecte par contre, car le trait de Breccia est fabuleux, et il déstructure encore un peu plus ce scénario déjà flou. C'est évidemment grâce à lui que la magie opère.

Le dessin est tout à fait expressionniste. Extraordinairement fort, il parvient à nous éloigner du texte et à suciter l'émotion, le ressenti.
Reste alors en marge de cette histoire racontée calmement, des images extrèmement fortes qui véhiculent angoisse, symbolisme et histoire.

Assez éloigné de l'image que j'ai de la perfection narrative, Mort Cinder est en revanche particulièrement convainquant du point de vue du ressenti, et à coup sur une BD immortelle.

Nom série  Les derniers jours d'Ellis Cutting  posté le 19/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ca faisait longtemps que je tournais autour puis j'ai fini par l'acheter.

C'est vrai qu'avec ces nouveaux auteurs qui débarquent par dizaines chaque mois on a souvent du mal à se lancer dans un achat et on fait finalement parfois plus confiance à l'esprit d'une collection ou à l'intuition.

Cette même intuition qui m'avais fait acheter Dog et moi, dans cette même collection justement. Comme quoi ...

Alors Franchement ? Et bien j'ai beaucoup aimé cette BD.

J'aime cette sérénité dans la narration. Le charme fou des personnages secondaires, la simplicité qu'ils dégagent.
Chacun dans leur rôle, ils jouent un théâtre d'une simplicité étonnante, avec quelques surprises de situation, et aussi quelques gags presque muets.

Et d'une page à l'autre les scènes changent, et c'est la couleur qui saute aux yeux. Toujours subtile mais tellement importante, et tellement bien vue.

La narration est un vrai plaisir, et c'est en cela qu'il s'agit d'une bonne BD.
Elle sait se passer du texte dès que possible. Elle sait aussi nous proposer de belles planches, où une action commence, puis se résout en bas de page page, comme pour changer d'acte.

Le découpage est donc à la fois simple mais surtout cohérent. Et du coup ça tient vachement debout, sans jamais en faire trop.

Car il y a dans ce dessin et dans cette plume en général une vraie fraicheur, et surtout une certaine légèreté.
A aucun moment on ne s'oblige à faire comme il faut ou comme il faudrait. C'est ce qui en fait le trait personnel, c'est ce qui en fait une chose rare, finalement. Non ?!

Cette petite histoire suit son cours donc, sans jamais prétendre au grandiose, puis s'arrête.

Tout ça passe finalement assez vite (peut être trop ?!), mais je dois reconnaître que j'ai passé un vrai bon moment.

Et que je suis plutôt content de mon achat :p
Et ça aussi c'est rare.

Nom série  Les Fils de la terre  posté le 15/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est bien sympa ce manga.

Le dessin est tout à fait correct, et a même un peu de charme.

Le côté ludique est une bonne idée, et on passe miraculeusement juste à coté de la bête leçon de morale ! Ouf !
Le plus étonnant c'est que malgré la naïveté du propos et malgré certaines lourdeurs (on a parfois l'impression de lire un livre pour enfant), et bien on a tout de même envie d'y croire.
Et de ce point de vue là c'est une réussite.

Tout ce qui traite de la compréhension de l'agriculture, des enjeux et des techniques est intéressant mais ça ne suffit pas à en faire le moteur de l'histoire, et finalement on aimerait en avoir plus.
C'est bien moins poussé que ce qu'on trouve dans les Gouttes de Dieu par exemple.

Il y a aussi quelques passages "too much" ou l'on passe très proche du crime ... Ce qui de mon point de vue n'a rien rien à faire dans cette histoire au demeurant bien paisible.
Sauver les agriculteurs est déjà un défi considérable, s'il faut aussi sauver des vies alors ce n'est plus du tout crédible ... et tant que j'y suis le commissaire s'est perdu dans cette histoire, je ne comprend absolument pas ce qu'il fait là ...

Enfin, finalement c'est gentil tout plein, mais bon, on s'y plait.
Et les 3 tomes sont un format suffisant.

Nom série  L'Eternaute 1969  posté le 12/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Franchement déçu par cette version de l'éternaute :'(

Le contexte historique, la fréquence du publication et les problèmes avec l'éditeur n'ont sans doute pas aidé ... On peut même penser qu'une BD construite pour une lecture hebdo passe tout de suite beaucoup moins bien dans un seul recueil.

Mais passé les excuses il faut bien avouer que ça ne marche pas. Ca va à toute vitesse, des chapitres entiers sont traités en une seule case : ce ne sont plus des ellipses mais carrément des omissions.
Du coup c'est très peu lisible.

Heureusement que le dessin de Breccia est (comme souvent) très précis mais très abstrait. On reste ainsi dans l'indicible, dans l'expressif.
La dominante est finalement cette belle ambiance plutôt que ce mauvais rythme.

Mais franchement, la version de Lopez est bien meilleure.
Moins fantastique, plus réaliste. Elle est surtout indispensable si l'on veut profiter du scénario d'Oesterheld.

Parce que là on n'a que la trame, c'est vraiment dommage et c'est très insuffisant.

Nom série  Léon La Came  posté le 08/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent.

C'est très bien écrit, caustique, poétique, engagé, jamais pédant.
Il y a dans cette plume la bonne dose de tout.

la BD est à la fois une grinçante satire sociale, et en même temps une belle poésie. Il y a en fait un vrai fond et aussi des choses vraies.

J'aime beaucoup Chomet pour ce qu'il produit en animé, cette BD respire la même sensibilité.
On est toujours à fleur de peau sans la théorie, sans le jugement. Et les choses transparaissent naturellement grâce au graphisme et grâce au rythme.

Finalement on ne nous explique pas tout mais on nous dit énormément.
Le dessin de Crécy habille à merveille les personnages. Les gueules sont fortes, les ambiances sont touchantes, et tout ça crève l'écran.

Cette BD est une très très belle symbiose, de 2 auteurs qui donnent le meilleur car ils vont dans le même sens.

Une vraie réussite.

Nom série  Daredevil - L'homme sans peur (cycle de Bendis et Maleev)  posté le 08/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connaissais pas Daredevil mais avais absolument envie de lire le cycle de Bendis.

Et c'est comme d'habitude un très bon polar. Bendis est fidèle à lui-même et mène la barque comme il faut.
Le dessin de Maleev est plutôt une bonne surprise, très noir, très "sale", il colle vraiment bien à l'ambiance et au thème de "l'aveugle" Daredevil.

Il y a par contre quelques passages curieux où le dessin change complètement, et qui dénotent pas mal avec le reste. On a changé de dessinateur pendant quelques pages ?!!

En tout cas, ça semble être un bon cycle pour les amoureux du personnage mais aussi pour les autres.
Moi j'étais juste ravi de retrouver un bon polar urbain, des intrigues très correctes et des dialogues bien rythmés.

Et sans connaitre la licence, on réussit à sentir un vrai virage dans l'approche du héros qui peu à peu nourrit et mûrit des reflexions plus ou moins graves quant à sa place dans cette ville et quant au rôle qu'il doit y jouer.

Nom série  Manhole  posté le 08/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce truc est sans intérêt. Pire : c'est ultra mal réalisé.

En gros, Tsutsui traite en 1 tome ce qu'un Urasawa peut vous amener en 20.
En fait au bout de 20 pages je trouvais déjà ça nul mais le fait d'aller au bout de ce premier tome m'a permis de confirmer définitivement mon avis sur l'auteur.

En gros il y a des types qui meurent et c'est super gore. Les 2 flics stéréotypés (un vieux bougon, une jeune débutante ... ) progressent de façon linéaire sur un chemin qui n'a rien d'une enquête mais ressemble plutôt à un parcours fléché.

Ils mènent des réflexions stratosphériques du type : " Et si c'était quelqu'un de très très méchant qui était derrière tout ça ?!! mmm ?!! "

Et le premier tome ne vous laissera de toute façon aucun suspense parce qu'on vous révèle tout de suite le pourquoi du comment.
... et là non seulement c'est pathétique mais c'est en plus tellement mal amené qu'on est presque heureux que cette purge s'arrête vite.

Apparemment c'est une constante chez cet auteur car j'avais lu Reset il y a quelque temps, pour lequel je n'avais même pas rédigé d'avis tellement ça n'en valait pas la peine.

Ce n'est pas la série qui est mauvaise, c'est l'auteur ... vous êtes prévenus.

Nom série  Printemps bleu  posté le 07/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant un inconditionnel de l'auteur j'ai trouvé ce Printemps bleu assez peu accessible.

C'est effectivement très déroutant.
On ne trouvera pas vraiment de fil conducteur. Pas non plus de question clairement exprimée, ou de morale simpliste.

Ce printemps bleu est assez peu construit mais tout de même très expressif. Matsumoto réussit toujours à provoquer des sensations même si rien n'est palpable a priori.

Reste alors une impression d'amertume de cette jeunesse perdue au printemps de la vie. De ces personnages qui n'ont pas passé le cap et qui n'envisagent pas vraiment le futur.

Le lycée est alors plus un lieu où l'on grandit mais plutôt un espace d'expression violente.
A l'âge où l'on est devant un choix de vie, les lycéens sont restés dans le présent, et paradoxalement dans des attitudes de confrontation à la mort.
Les jeux dangereux et les rapports de force cachent alors des questions existentielles d'une jeunesse complètement perdue, car à l'aube du changement.

Si vous aimez les choses construites passez votre chemin.
En revanche si vous aimez l'auteur vous trouverez une fois de plus cette ambiance si rare, mais ici terriblement décousue.

Nom série  Preacher  posté le 07/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien Preacher pour ce côté western moderne un peu crado, qui se prend pas vraiment au sérieux mais qui tout de même est très solide.

Il y a en fait un côté "Tarentino" dans l'approche, qui a son charme, même si pour l'esthétique on pourra repasser ... En fait le découpage est au minimum syndical, et le dessin est pas vraiment génial.
Les couv sont hyper kitch mais c'est bien comme ça.

Ce qui est interessant c'est que très vite c'est carrément halluciné : on est donc ravi de sortir un peu des sentiers battus côté scénario.
c'est très très ouvert, inattendu et le joyeux mélange n'est pas désagréable.

On peut y voir une mauvaise soupe, on peut aussi y trouver ce qu'on veut : du rire, du grinçant, de l'apocalypse, du western, du polar ...

Le premier tome est plutôt très frais, le ton est vraiment plaisant.
Dès le second par contre ça traine en longueur, et l'ambiance devient carrément masochiste. J'ai un peu déchanté donc.

à suivre ... ou pas, on verra ...

Nom série  The Authority (Warren Ellis)  posté le 01/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu la version "Soleil" et je suis passé complètement à côté...

Je n'ai absolument pas compris de quoi il s'agissait ou quels étaient les enjeux.
J'ai juste vu une bande de super héros au moins aussi débordés que le lecteur, qui traite les problèmes à toute vitesse sans prendre le temps de m'attendre et de m'expliquer ce qui se passe.

Les concepts ont l'air hyper fumeux, les pouvoirs ne le sont pas moins, et on est tellement déboussolé qu'on ne parvient parvient plus du tout à assimiler la base : qui est fort, qui est faible, quel est le risque de telle situation etc.

Du coup on assiste à des scènes hyper extraordinaires mais sans aucune émotion, et surtout sans percevoir les prouesses des uns et des autres.

Bref, non seulement je n'ai rien compris mais surtout je n'ai pas eu du tout envie de m'y mettre parce qu'il n'y a aucune densité dans cet univers. Tout est traité avec légèreté. Cela m'a fait l'effet d'un travail baclé.

Et la narration n'aide pas vraiment
Nextwave m'avait fait le même effet (mais beaucoup plus convainquant du point de vue du dessin !).

Nom série  Le Tueur  posté le 22/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Efficace, cette série.

Le plus étonnant c'est que le " grand banditisme " à la sauce française fonctionne réellement bien. Les histoires sont très réalistes et ne sonnent pas faux.
On a beau être à Paris, voir des voitures normales, on est tout de même dépaysés, comme de l'autre côté du miroir.

La narration à la 3ème personne type "les affranchis" fonctionne bien et permet réellement de se mettre dans la peau du tueur. Ca évite aussi les longueurs, et les dialogues inutiles.
En, plus le découpage est sympa et, mine de rien, on est bien dedans.

Finalement, ce qui fait le succès de cette BD c'est bien le point de vue.

Attention par contre ça se lit très très vite.

Nom série  Ultra Heaven  posté le 21/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh ben, ça commence fort.

D'abord très SF, le premier tome fait le point sur une société qui non contente de dépénaliser l'usage des drogues, a fini par en faire une science.
Désormais consommées dans les bars et administrées par des médecins elles permettent à chacun une décompression à la hauteur de ce qu'ils endurent au sein du système.

Saisissant par le scénario, brutal dans certains concepts, Ultra Heaven est aussi servi par un dessin hors norme pour du manga. C'est beau, et surtout c'est fort.

D'abord très dur, presque souffrant, Ultra Heaven nous emmène très vite dans un voyage halluciné et hallucinant.
Déstructurée, la narration réussi admirablement à nous faire perdre pied. Cela reste formidablement solide, et pourtant, on est absolument incapable de discerner le réel des voyages psychiques.
Le plus effarant reste que ce n'est qu'un début. On sent un crescendo. Sans vraiment savoir ou l'on va, on croise tout de même conflit personnels passés et élévation de l'esprit future.

Diablement perturbants ces 2 premiers tomes font à la fois d'Ultra Heaven un OVNI et en même temps le début d'une série qui s'annonce hors norme.

Il me faut le tome 3 !

Nom série  DMZ  posté le 19/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
" Incroyable ", " fascinant ", " révolutionnaire "
Qu'est ce qu'il ne faut pas lire au dos d'un Comics encore une fois.

En fait la nation américaine est tellement traumatisée par la guerre que DMZ a fait l'effet d'une bombe. Il suffit d'imaginer un scénario où le peuple américain vit une guerre civile pour que le traumatisme fonctionne à plein régime.

Seulement là ça tourne à vide. Complètement aveuglés par le concept, les critiques ont marché à fond. En réalité c'est largement dispensable.

D'abord ça manque pas mal de crédibilité : Le stagiaire super énervé d'être au milieu de l'enfer ne sonne pas juste ; sa relation avec son père n'apporte rien.
Ensuite la DMZ semble infestée par une jeunesse Punk ... pas de gens normaux, pas vraiment d'images de guerre réelle, pas de contradictions ni de réalité crue. Pas de profondeur surtout.
C'est pas mal foutu mais on ne sent aucune réelle tension, car ça n'est pas sérieux.

Quelques petites leçons de morale par-ci par là par contre, sans qu'on comprenne vraiment l'idée : les militaires qui butent tout le monde puis qui ont peur d'une plainte de harcèlement parce qu'ils bousculent une infirmière... les ghosts qui se tapent un gros délire et avec qui on aurait pu passer 2 tomes au moins...

Et très vite au lieu de travailler ce concept d'isolement ou de tirer une intrigue à tiroir avec toutes les forces en présence... et bien on finit par se noyer dans le complot journalistique douteux (encore une leçon de morale qui nous dit cette fois : Fox news c'est mal).
Le comble c'est qu'on finit par en sortir de cette DMZ. Et c'est là que tout s'écroule. .. Ce n'est donc plus un huis clos ?!!

Et notre stagiaire qui a soudain la maturité de l'espion ...
Mais son regard usé et ses pansements ne sont pas assez pour tenir la baraque... Il n'a en fait pas l'étoffe d'un héros. Alors pourquoi le traiter comme tel ?

1 2 3 4 5 6 7 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque