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... a posté 198 avis et 14 séries (Note moyenne: 3.25)

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Nom série  Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon  posté le 08/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le nouveau cycle dessinée par Delaby propose un scénario beaucoup plus original, avec la jeunesse de Seamus et la traque de sorcières redoutables, les Moriganes, qui réserve son lot de surprises tout en étant beaucoup plus mystérieux : là, on peut le dire, c'est franchement bien !

Le dessin de Delaby est magnifique et beaucoup plus sobre que celui de son prédécesseur, clair (voire un peu trop élégant parfois), bondissant et virtuose : là aussi, c'est une très grande réussite.

Bref, le tandem Rosinski/Dufaux livrait un travail un peu classique mais solide dans La Complainte des landes perdues, tandis que le tandem Delaby/Dufaux parvient à exploiter le même univers tout en créant des situations plus inattendues : les deux peuvent se lire indépendamment mais dans les deux cas, c'est une oeuvre populaire et maîtrisée qui n'a pas finit de séduire une large public.

Espérons lire la suite bientôt.

Nom série  Ergün l'errant (Les nouvelles aventures d')  posté le 07/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette reprise d'Ergün l'errant par Peeters et Deubelbeiss mérite deux sur cinq.

Peeters signe des scénarios d'un classisme éprouvé, invente une mythologie totalement éculée à ce pauvre Ergün, développe des situations sans intérêt, use d'ellipses scénaristiques qui donne une impression de simplicité aux intrigues. Il a tout de même appris de son prédécesseur la création de personnages attachants, et fait preuve d'une belle plume dans l'écriture des dialogues, bref, ça se laisse lire, sans plus.

Deubelbeiss a un dessin qu'on pourrait dire publicitaire : on lui a dit de faire du Comès, il fait du Comès, sans l'usage d'aplats de noirs qui se font cruellement regretter, la transition en est ainsi particulièrement évidente. Sinon son trait et ses personnages présentent un étonnant mimétisme avec ceux de Comès, et il fait preuve d'un grand sens de la composition pour les détails et les reliefs. Dans les meilleures scènes écrites par Peeters, il montre une belle sensibilité, ce qui fait râler car le tandem d'auteurs pouvait sans doute faire beaucoup mieux. Quant au dessinateur, il ne lui manquait sans doute pas grand chose pour se forger une propre personnalité et donner la mesure de son talent.

La reprise Peeters/Deubelbeiss donne une série de science-fiction de routine, plutôt faiblarde quant au scénario.

Nom série  Rodric  posté le 11/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De l'action, de l'aventure, mais ne pas demander plus à cette brève série que l'on doit au prolifique William Vance.

Pour ceux qui connaissent l'oeuvre de l'auteur, "Rodric" est une sorte de brouillon de ce que sera Ramiro, autre série de Vance évoquant les nobles temps de la chevalerie, beaucoup plus étoffée et donc plus intéressante. Ici, les deux courtes aventures se laissent agréablement lire et font revivre avec un certain plaisir le temps des croisades, mais les caractères des personnages (héros droit et généreux, second couteau truculent, méchant crapuleux) restent trop schématiques pour donner un résultat difficile à oublier. Reste que c'est bien mené, et qu'il se dégage tout de même de ces histoires un brin caricaturales un charme naïf propre à une certaine bande dessinée de presse.

Le dessin de Vance est bien évidemment un atout, et on devine son plaisir à illustrer des récits de chevalerie, avec de folles chevauchées dans des décors sauvages, car il nous gratifie de compositions très soignées, ou la nervosité de son trait et l'efficacité de sa mise en page font merveilles pour mettre en images les nombreux rebondissements des aventures de Rodric.

Bref, très sympathique et agréable, admirablement dessiné, mais tout en n'étant guère original ni marquant.

Nom série  Pour toi Sandra  posté le 03/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un album assez décevant, où l'auteur se laisse dépasser par la générosité de son entreprise. La dénonciation de la prostitution est en effet une noble cause, et Derib s'est fait un spécialiste dans l'exploitation de sujets de société "chauds", mais il rate ici en partie son but par un excès de bons sentiments.

Bien sûr, les qualités sont là, les deux personnages principaux, Sandra et sa protectrice, sont attachantes et bien cernées, tout comme le contexte social. La narration est fluide et bien menée, en accord avec une mise en page inspirée et un dessin très maîtrisé et détaillé.

Mais à la différence de Jo, où Derib exploitait le sujet du sida, l'optimisme est de mise, et l'évocation de la prostitution manque trop d'originalité (mais la réalité est-elle originale ?) et n'est ainsi pas convaincante. Certains personnages restent trop schématiques pour apporter de la profondeur au sujet, et au final, nous n'avons pas l'impression d'une plongée en enfer, mais simplement d'avoir effleuré le thème de cette BD.

Si Derib s'était montré plus noir, et avait laissé son héroïne sombrer dans la prostitution à la différence de son aînée, l'auteur aurait présenté deux cas, l'un positif, l'autres négatif, et ainsi exploiter à fond les possibilités de son scénario.

Le ton reste trop naïf pour être convaincant, et même si le résultat est loin d'être désagréable à lire, on peut penser que l'auteur pouvait arriver à un résultat bien meilleur, notamment en créant des situations plus extrêmes. Dommage...

Nom série  Génération collège  posté le 29/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est le dessin de Denayer qui attire l'oeil sur les couvertures de cette série, et il faut dire qu'elle constitue précisément un véritable festival Denayer au niveau du dessin, l'auteur rendant à merveille les décors des Etats-Unis, des véhicules formidablement reconstitués et bien entendu d'adorables créatures.

Mais si le dessin est formidable, précis, lisible, conjugué à une mise en page très efficace et à une narration très rythmée, le ton est quand même vraiment trop naïf et fleur bleue.
Les personnages ne sont pas très intéressants et ont parfois des attitudes contradictoires d'un album à l'autre, mais surtout ces histoires de collège restent trop au niveau de bluettes, et lorsqu'elles tentent de flirter avec le polar, tout cela reste trop caricatural pour être convaincant.
Les caricatures sont d'ailleurs bien trop présentes dans les situations ou les personnages secondaires pour que cette série soit marquante à tous points de vue. Reste que Denayer sait rythmer son récit et ses dialogues sont suffisamment sobres pour que cela se lise sans déplaisir, mais cela manque quand même sérieusement d'intérêt pour être inoubliable.

Donc, à lire à l'occasion, mais mieux vaut ne pas trop en attendre... sinon un graphisme magnifique qui est toujours un plaisir à regarder.

Nom série  L'Ombre du Corbeau  posté le 29/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une des premières oeuvres de Comès, et qui comme d'autres l'ont dit, ne possède pas l'émotion des plus grands albums de l'auteur, mais une certaine maîtrise est déjà là, et le récit ne manque pas d'intérêt.

L'aventure de ce soldat allemand égaré au milieu d'un mystérieux domaine possède surtout un air de déjà vu, y compris dans ses symboles, ce qui gâche un peu une histoire pourtant très bien construite et rythmée, qui se lit sans déplaisir.

Le dessin est très différent de ce à quoi Comès nous a habitué, le style étant très clair, visiblement déjà préparé à une mise en couleur, chose inhabituelle chez le dessinateur. Nous sommes loin des planches où les larges aplats de noirs donnent une épaisseur et une souplesse magnifiques aux planches. Le trait n'en est pas moins bien construit même s'il possède une certaine raideur, et se suit agréablement.

Bref, un album qui semble être un curieux compromis entre un style classique et la patte encore en apprentissage d'un grand auteur, mais une oeuvre indispensable pour les amateurs de Comès.

Nom série  Domino  posté le 29/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série tout de même un peu décevante quand on voit le trio d'auteurs qui l'a animée. Certes, le premier tome est plaisant, Greg étant tout à fait à son aise dans un univers burlesque où l'on retrouve la magie de ses dialogues, et la conjugaison avec Chéret et son traitement réaliste est originale, mais la série s'essouffle sur cinq tomes.

Les intrigues ne sont qu'un alignement de gags sans structures solides, et si Chéret est un auteur de très haut niveau, son style nerveux et ses mises en pages bondissantes s'accordent mal avec les dialogues touffus de ses scénaristes et des décors importants.
Les situations premier degré et les jungles luxuriantes de Rahan lui convenaient mieux.

Si Greg est à l'aise dans l'humour, Van Hamme lui succède avec un certain bonheur, mais le burlesque finit par succéder au surréalisme, et tout ce petit monde finit par tourner en rond sans renouveler l'intérêt, et à sombrer parfois dans la facilité.

Bref, même si certaines situations ne manquent pas de saveur, l'ensemble est assez inégal et seuls les tous premiers titres valent vraiment le détour, et constituent une curiosité. A lire à l'occasion, mais cela se laisse bien vite oublier.

Nom série  Jo  posté le 26/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que de sévérité pour un album généreux et humain, qui à défaut d'être révolutionnaire est mené avec un métier certain pour atteindre le plus simplement possible son but : dénoncer le sida.

Ce souci pédagogique enferme effectivement le récit dans un schéma très classique, mais il n'en demeure pas moins attachant car le dessin et l'humanité de son auteur apportent de la chaleur aux personnages et à l'entourage social de ceux-ci.
Les dialogues sont hélas un peu minimalistes, et de ce fait donnent une impression un peu artificielle, mais le processus de la maladie est tout de même très bien (et terriblement) rendu, d'autant que Derib a bien pris le temps d'installer son histoire pour faire surgir le virus qu'il dénonce, et il évite de ce fait d'être manichéen dans sa dénonciation.

Son dessin s'adapte à merveille au monde moderne, et il renforce la justesse de sa reconstitution. Le trait réaliste est même la grande force du récit, car sa virtuosité conjuguée à une mise en page inventive est très agréable à suivre.

Bref, cet album n'est pas sans faiblesses, mais ses bonnes intentions ne doivent pas masquer ses qualités, surtout de la part d'un auteur comme Derib. D'ailleurs, il touche son but, car il est instructif sans être excessivement moralisateur. Alors...

Nom série  L'Auberge du Bout du Monde  posté le 26/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bien belle histoire qui retrouve le ton de certaines légendes bretonnes, avec un climat à la fois prenant et angoissant.

Oger recrée un petit monde à la fois classique par son cadre et ses situations de départ, mais rehaussé par une vraie dimension sociale avec le réalisme de la présence d'une usine dans le bourg du récit, et des personnages tous très convaincants.
La narration avec un personnage qui raconte son expérience à un écrivain, permet de tenir le lecteur en haleine et donne une touche de nostalgie au récit, en même temps que plus de mystère à un scénario mené de main de maître, avec fluidité et inspiration.

Le dessin de Prugne, très élégant avec une belle gamme de couleurs sans effets inutiles, cerne parfaitement ce petit monde très intriguant, où les situations peuvent basculer à tout moment dans le fantastique, jusqu'à un dénouement que, personnellement, j'ai trouvé bien inspiré car plutôt imprévisible et dans la lignée d'un récit sans grandiloquence, qui prend le temps d'installer son climat et ne craint pas d'être parfois cruel.

Bref, une très belle trilogie, à découvrir sans hésiter.

Nom série  Le Jeu de Pourpre  posté le 26/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série formidable, tout simplement ! Elle se dévore d'une traite, et il est impossible de nier le talent des deux auteurs pour donner une oeuvre lisible et sans prétention.

Makyo livre des scénarios précis, denses, menés tambour battant pour créer un univers barbare et dépaysant, où les aventures d'un trio de jeunes gens s'enchaînent sans jamais être prévisibles ni ennuyeuses.
Pour ça, il faut dire l'intérêt que représentent les personnages, tous très bien croqués, et pour ce qui est des héros, attachants. Le scénariste possède un style très agréable à suivre et un sens du rythme décidément très habile. Son sens de l'imagination est à souligner, car la partie fantastique du récit est très habile et se marie à merveille avec l'ensemble très réaliste (et cruelle) de l'histoire jusqu'à un dénouement inattendu.

Le dessin de Rocco, dans une lignée très "Jijé-Giraud", se révèle aussi particulièrement efficace, et il donne corps sans défaillir à ce récit décidément passionnant et bien inspiré. Le trait est élégant, le graphisme maîtrisé et d'une grande beauté plastique, accompagné de couleurs agréables jamais envahissantes.

Au final, un très beau cycle de quatre albums qui mérite vraiment la découverte.

Nom série  Cranach de Morganloup  posté le 09/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite série très sympathique, qui mérite largement un détour, même si au premier coup d'oeil, les aventures de Cranach de Morganloup semblent assez déroutantes.

En effet, on devine d'abord que ces deux albums abordent différents genres tels que l'épopée, le fantastique ou la science-fiction. Et le dessin de Convard, très "ligne claire" d'un classicisme à la froideur redoutable, donne de ce curieux métissage une image à la fois naïve et désuète assez décourageante.

Pourtant, le travail du scénariste, Jean-Luc Vernal, est bien loin de cette image. Ce scénariste trop oublié à la faculté de construire ses récits avec un sens du dialogue qui, d'une part, procure un très grand plaisir de lecture, et ensuite donne de l'épaisseur à ses personnages, quitte parfois à laisser se disperser ses intrigues.
Ici, on retrouve ce grand sens du dialogue, mais l'histoire est suffisamment dense pour tenir sur deux tomes sans souffrir de faiblesses ou de temps morts. Mieux, le scénariste donne réellement corps à l'univers de Cranach de Morganloup (dont les repères temporels restent très vagues) grâce à une belle générosité et une solide imagination qui rendent attachants les personnages et agréables à suivre des péripéties qui pourraient être totalement artificielles sans une vraie dimension humaine.
Bien sûr, une pointe de naïveté (l'épée aux pouvoirs un peu trop excessifs parfois) rappelle que l'on reste au niveau d'une série de divertissement sans autre prétention que d'être plaisante à suivre, mais elle est réellement bien menée et totalement dépaysante grâce au style personnel de son scénariste, ce qui la place au dessus d'une simple production courante.

Las... Le dessin de Convard, non pas qu'il soit maladroit, non pas qu'il manque de savoir-faire, de qualités, etc... Mais ce dessin est d'une froideur qui fige un peu cette histoire d'une belle sensibilité, mais parait également très désuet au point que l'on a parfois du mal à penser que cette série date des années quatre-vingt. Tout ça reste vraiment au niveau de l'illustration appliquée, et il y manque son poids de chair et de sang pour être convaincante. Au lieu de cela, cela renforce le coté naïf de ce mélange de genres entrepris par Vernal.

Bref, nullement déplaisantes, les aventures de Cranach de Morganloup n'en sont pas moins inabouties par l'incompatibilité d'un essai d'héroïc-fantasy avec un dessin d'un classicisme éprouvé. A découvrir, pour y trouver de belles qualités, mais sans en attendre trop non plus.

Nom série  Tounga  posté le 30/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série d'aventure vraie de vraie, où dès la première page notre héros se trouve en difficulté avant d'affronter péripéties et péripéties pour parvenir à "tordre" ses quarante-quatre (ou trente-deux) planches et terminer son histoire dans les bras de sa compagne Ohama, sous l'oeil bienveillant de Noon-le-boiteux et d'Aramh-le-tigre !

On sent très nettement la structure de scénarios bâtis pour être suivis semaine après semaine dans les pages du journal "Tintin". De ce fait, les récits souffrent d'une construction un peu anecdotique souvent basée sur des éléments simplistes (enlèvement d'un des ghmours par une tribu agressive, nécessité de le délivrer, intrusion entre temps de fauves menaçants, etc...). Ces réserves mises à part, chaque récit, bien loin de former une saga d'une richesse inouïe, forment indépendamment une lecture agréable en proposant l'exploration d'un univers plein de dépaysement et d'action.

Les premières histoires évoquent d'ailleurs davantage "la guerre du feu" que Rahan, et leur seule vraie faiblesse est le graphisme très "cartoonesque" de Aidans, qui d'un trait tout en rondeur construit un dessin davantage semi-réaliste avec des caricatures d'hommes des cavernes plutôt qu'une reconstitution soigneuse. Le dessinateur rectifie rapidement le tir, et son style devient très nerveux et réaliste, bien souligné par des mises en pages pleines d'énergie. Les scénarios sont un peu répétitifs et souvent invraisemblables (les anachronismes apparaissent) mais Aidans fait preuve d'imagination et les albums des 70's et 80's de la série dégagent de belles atmosphères.

La vraie force de cette série, ce sont les personnages. Bien loin de Rahan, Tounga possède une intelligence assez limitée. Courageux et durs, mais tout de même sensible, il reconnaît son caractère impétueux qui a souvent besoin d'être tempéré.
Noon est son contraire : chétif mais intelligent, il est un secours indispensable pour Tounga et vole parfois la vedette au héros.
Ohama est une héroïne bien plus fade, d'une coquetterie toute déplacée, qui paye de sa personne l'émancipation de la bande dessinée au fil des épisodes, Aidans se plaisant souvent à la déshabiller(de son costume deux pièces en peaux très seillant).

Malgré certains détours peu concluants par la science-fiction ("la mort du géant"), cette série d'aventure séduit et distrait. Imparfaite mais sans prétention, secondée par un dessin de qualité et un charme naïf, dotée d'un scénario souvent imaginatif, elle mérite le détour.

Nom série  Les Aigles de Rome  posté le 30/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Evidemment, Marini est un grand dessinateur, un auteur dont la virtuosité et le goût pour le spectaculaire le poussent à explorer différents genres (aventure, western...) avec différents scénaristes pour leur apporter du sang neuf.

Marini chapitre péplum se conjugue avec l'arrivée de Marini scénariste, dans un genre sur lequel règne désormais sans partage Murena.
Les premières pages suffisent pour se rendre compte que cette nouvelle série ne se hisse pas à la hauteur de celle de Dufaux et Delaby. L'aspect réaliste de cette dernière est totalement négligé ici au profit de l'action et de l'aventure. Et force est de constater que Marini manipule à merveille ces deux éléments pour construire une intrigue qui sur le fond est peut-être convenue, mais se révèle tout de même chaleureuse, ce qui n'est pas la moindre des qualités. D'un classicisme éprouvé et assumé, le scénario contient en effet quelques personnages attachants, et le récit est suffisamment dense pour que l'on veuille lire la suite après une lecture agréable et sans temps morts.
Seul vrai bémol (déjà longuement évoqué): des dialogues d'une vulgarité parfois toute moderne, qui font un décalage désagréable et gâchent assez cette évocation de l'Antiquité.

Niveau dessin, qu'attendre de plus de Marini que ce qu'il a amplement prouvé : un style plein de souffle et de panache, lisible mais riche, rehaussé de belles couleurs chaudes. Et son graphisme s'adapte à merveille à l'univers du péplum, qui justifie en grande partie la découverte de cette nouvelle série.

Reste à savoir si Marini restera dans ce ton moderne pour animer ces "aigles de Rome" ou s'il choisira de jouer davantage sur la reconstitution réaliste. Alors, à suivre...

Nom série  Saria (Les Enfers)  posté le 30/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Certains albums évoquent davantage, dès le premier regard, un concept intéressant pour l'éditeur, avec l'association de deux "gros" auteurs, plutôt qu'une promesse de lecture palpitante. Ici, le tandem Dufaux/Serpieri soulève surtout une première question : Dufaux a-t-il ici basculé dans la bande dessinée pour adulte, ou bien est-ce Serpieri qui se laisse aller à une oeuvre plus commerciale ?

C'est la deuxième solution qui est la bonne : même si son album dégage une atmosphère malsaine et crépusculaire, le dessinateur se plie au style de Dufaux et livre un récit d'aventure plus classique qu'à son habitude, où l'érotisme est assez absent (une seule scène met en valeur la plastique d'une héroïne beaucoup plus naturelle que Druuna).
Sinon, mise en page ample pour un graphisme ultra-réaliste, où Serpieri prouve qu'il n'a pas perdu la main en ne plaignant aucun détail, surchargeant des planches qui mettent bien en valeur le récit de son scénariste.

De ce fait, illustré par un auteur plus besogneux, l'histoire de Dufaux pourrait sembler davantage déjà vue, comme le souligne Arzak, mais le scénario, bati sur une structure sans failles, se laisse agréablement lire.
Et pour être tout-à-fait juste, si le feuilletage de l'album donne seulement l'impression d'avoir dans les mains un "Serpieri" soft, la lecture de ce récit délirant, qui possède son lot d'originalité et de mystères, contient suffisamment de matière pour que l'on attende avec intérêt la suite, pour voir comment Dufaux va développer son histoire.

Bref, très solide sans être aussi convenu qu'on pouvait le craindre, une oeuvre qui mérite la découverte.

Nom série  Extra-Muros  posté le 17/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un premier cycle très intéressant, à défaut d'être -c'est clair- un chef-d'oeuvre, voilà ce qu'on peut dire "d'Extra-Muros". Le graphisme en couleurs directes de Hulet tranche résolument dès le premier coup d'oeil avec une production de série : teintes sans éclats pour un climat angoissant, dont le malaise ne cesse de s'accentuer de page en page.

De ce point de vue, il faut reconnaître que le scénario de Hulet, de prime abord assez lâche, prend son temps pour installer son climat et son intrigue, sans jamais se reposer sur des textes descriptifs pour expliquer ses sauts entre deux époques et une imposantes galerie de personnages, mais jonglant au contraire habilement avec ces éléments pour maintenir le rythme et étoffer le récit.
Ainsi, si le premier album laisse imaginer une future histoire policière ou d'aventure, on bascule peu à peu vers le fantastique grâce à des situations de plus en plus troubles, jusqu'à un dénouement imprévisible, preuve de l'imagination de Hulet. Son histoire est loin de laisser insensible, et possède son poids d'originalité, on peut donc la considérer comme une réussite. Le dénouement étant assez ouvert, espérons lire la suite bientôt.

Surtout pour retrouver le trait nerveux et précis de Hulet, qui s'épanouit ici sur des mises en pages très aérées qui font la part belle aux décors, sans rien perdre de leur lisibilité.

Bref, très très fréquentable, à découvrir sans hésiter.

Nom série  Mac Coy  posté le 05/03/2007 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mac Coy est une série indispensable pour qui aime le western. Créée parallèlement à Cartland (de Blanc-Dumont et Harlé), cette série en est l'exact contraire : elle n'adopte pas du tout le ton pessimiste ou réaliste des westerns récents mais choisit d'exploiter un aspect picaresque digne des meilleurs films de John Ford.

Ses scénarios classiques mais solides se suivent avec plaisir, grâce à un sens du dialogue hors pair qui préfère l'humour à la naïveté feuilletonesque de vulgaires plagiats de Blueberry, méchante catégorie où on a trop souvent rangé cette série. Certes, les emprunts sont nombreux (à des films comme "Jérémiah Johnson" , "Fureur Apache" , "Le Reptile" ou " Bandolero") mais le souffle est là, notamment grâce au charisme du sergent-major Alexis Mac Coy et de ses compagnons Charley et Maxi, personnages remarquablement typés et qui inspirent immédiatement la sympathie.

Il faut dire qu'ils possèdent des trognes inégalables, admirablement croquées par le dessin fort et complexe de Palacios. Si Alexis Mac Coy ressemble au départ à un Robert Redford sorti tout droit de "Butch Cassidy et le kid", il tranche avec son modèle rapidement par sa barbe de plusieurs jours, sa saleté et sa peau tannée par le soleil qui déborde des cases de Palacios. La mise en couleur fait partie intégrante de l'illustration, par ces teintes chaudes, achevant l'aspect graphique singulier de cette collection. Certes, le dessin de Palacios est moins bon sur les derniers albums, mais par son trait complexe et ses choix d'angles parfois étranges, il recréé un univers fascinant dont nul ne pourra nier l'originalité.

Bref, un série qui assume l'héritage de ses aînés, mais trouve aussi son ton grâce à la singularité de ses auteurs.

Nom série  Jim Cutlass  posté le 18/04/2007 (dernière MAJ le 04/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Comparée trop souvent à Blueberry parce qu'elle partage les même créateurs, cette série possède par son cadre une originalité indéniable comparée à son aîné: son cadre, la Louisiane, la sécheresse des déserts ayant ici fait place à la moiteur des marées, décor assez peu utilisé.

L'exotisme est une carte qu'a toujours su utiliser l'immense Jean-Michel Charlier pour y orchestrer toutes sortes de péripéties, il ne fait pas exception ici en mettant en scène un joueur impénitent, Jim Cutlass, qui se voit hériter d'une plantation de coton peu avant la guerre de sécession, partagée avec sa cousine Caroline. Cette dernière, possédant un caractère bien trempé, se sert de Cutlass pour se débarrasser de malfaiteurs et relancer l'activité de leur propriété avant de le déposséder par un subtil stratagème. Dégoûté, Cutlass retourne s'engager dans l'armée qu'il avait quittée après la guerre.

Giraud illustre ce récit avec toute sa virtuosité, avant que la série ne connaisse une hibernation d'où la tire Christian Rossi, qui, ne s'écartant pas du trait de maître Giraud, entreprend un second tome où Charlier a juste le temps d'opposer ses héros au Ku-Kux-Klan.
C'est finalement Giraud qui termine le scénario de cet album après la disparition de Charlier, respectant son complice en concoctant de solides scènes d'action remarquablement servi par le nouveau dessinateur.

La nouvelle équipe poursuit les aventures de Cutlass qui lui font croiser l'alligator blanc, le dirigeant d'une secte vaudou, ce qui fait basculer la série dans le fantastique et l'ésotérique, mais sans brusque transition.
Giraud a su enfoncer peu à peu Cutlass dans le surnaturel pour finir par le plonger dans des scènes grand-guignol. La qualité de son texte, et quoi qu'on veuille en dire, son sens du dialogue et du rebondissement lui permettent de mettre en scène des personnages solidement charpentés et d'emmener son lecteur là où il le souhaite. Ici, il s'éloigne des sentiers explorés par Jean-Michel Charlier, mais cela n'en témoigne justement que d'une ambition justement récompensée, et du meilleur hommage qu'il pouvait rendre à son ami en tentant de continuer à surprendre son lecteur en se basant sur une trame créée par un autre.
Rossi n'est pas en reste, son trait s'épaissit, et il atteint une virtuosité hallucinante (si, si), digne héritière d'une école franco-belge du noir et blanc, avec tout de même une mise en couleur appropriée au climat lourd et humide.

Bref, une série qui peut dérouter, mais qui pourrait aussi bien rallier les lecteurs amateurs d'aventures classiques que les passionnés d'ésotérisme, par son subtil mélange des deux styles.

Nom série  Thorgal  posté le 04/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série sans doute très inégale, qui brasse trop de genres -aventures, mythologie, science-fiction, fantastique, etc...- pour toujours plaire d'une façon équivalente, mais elle est portée par l'énergie du tandem Van Hamme/Rosinski qui ont su finalement construire un univers cohérent et attachant.

Action menée de main de maître, mais aussi des personnages soignés qui expliquent le succès de cette série : Thorgal perd rapidement tout idéalisme et ne songe qu'à s'éloigner des hommes avec sa compagne et son fils. Cette attitude de rejeter le monde plutôt que de chercher à le transformer, ainsi que la relation trouble du héros avec la redoutable Kriss de Valnor, font le piment de cette saga qui possède son propre caractère, et ça , nul ne pourra le contredire. Certes, passé une vingtaine d'album, on tourne en rond, et le départ de son rôle de scénariste de VanHamme coïncide avec la mise sur la touche un peu précipitée de Thorgal, ce qui signifie qu'il était bien temps de passer le relais.

Coté dessin, Rosinski commence sur un trait déjà très souple et réaliste, mais le graphisme deviendra bien vite plus détaillé, magnifiquement construit plastiquement pour atteindre une virtuosité et une beauté sans égales. Conjugué à la narration fluide et soutenue de VanHamme, on peut dire que les deux compères offrent des récits d'aventure de référence. Pour moi, deux titres sont intouchables : "les archers" et "le maître des montagnes".
Là aussi, on sent une lassitude chez Rosinski sur les derniers albums avec des personnages de plus en plus caricaturaux et des décors simplistes. Le passage à la couleur directe apporte un peu de nerf à tout cela, on sent le dessinateur beaucoup plus appliqué.

Et c'est là qu'arrive Yves Sente pour poursuivre la saga avec (un fade) Jolan le fils de Thorgal. Et puis bon, ça commence mollement, on subit pas mal de considérations humaines qui ralentissent un récit qui peine vraiment à décoller. Et puis... surprise ! Une fois digérées les informations laissées par Van Hamme dans les précédents épisodes, Sente donne un coup de fouet à son intrigue en jouant avec la mythologie de la série pour ouvrir des perspectives très intéressantes. Disons qu'il utilise un personnage précédemment apparu pour rajouter du mystère et du suspense à la série, et la surprise est non seulement de taille mais intelligente, ce qui est un plaisir pour le lecteur. Alors, à suivre...

Une série riche et distrayante, qui attend de beaux lendemains, alors pourquoi hésiter à la découvrir ?

Nom série  Colt Walker  posté le 20/04/2007 (dernière MAJ le 02/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très décevante quand on connaît ses auteurs, cette série peut être lue surtout à un titre, celui de curiosité. Suffisamment d'avis ont d'ailleurs été écrits pour prouver que l'association (prometteuse) Yann/Lamy ne fait pas d'étincelles.

Scénarios bâclés, dessins souvent maladroits, le ton peut parfois faire penser à une parodie, mais la série n'en possède en rien l'intelligence, ni même le style, tant certaines scènes se veulent sombres.
Uniquement vouée à une galerie de violence et de cruauté aussi gratuite qu'imbécile, sans réels enjeux dramatiques ni même rebondissements crédibles qui puissent emporter le lecteur, il faut bien reconnaître que la seule cruauté qui surpasse le lot, c'est celle de la déception.

Quelques fulgurances des auteurs qui se souviennent parfois qu'ils ont du talent expliquent l'indulgence de ma note.

Nom série  Les Passagers du vent  posté le 02/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Impossible de ne pas y aller de son compliment face à cette série, une du genre dont on ne se lasse de la redécouvrir à chaque lecture, tant elle est riche, une qui vous touche chaque fois d'une façon différente, tant sa sensibilité réveille des sentiments que l'on a connu ou souligne ceux que l'on éprouve : une oeuvre magistrale et humaine.

Elle s'ouvre en mer et s'achève face à la mer. Dès le départ, brutal, cruel, le verbe travaillé et réaliste (qui peut rebuter) conte une histoire qui commence dans un huis-clos sur un navire, nous entraîne vers l'Afrique en passant par les brumes anglaises, le tout avec une précision historique et un sens du détail qui font mouche.
La galerie de personnages est impressionnante, nourrie de personnages bourrés de contradictions et de faiblesses, entraînée par une Isa qui compose un magnifique portrait de femme, jamais caricaturée, jamais idéalisée : un être humain, simplement. Cette galerie offre une grande maturité à ce récit à l'atmosphère particulièrement réaliste, où violence et érotisme font bon ménage, le tout pour retracer sans fard des événements peu glorieux (la traite des esclaves, notamment). Bourgeon fait toujours preuve d'un style intelligent et maîtrisé, plein de malice et d'originalité.

Le dessin est lui-même précis, certaines images muettes sont plus explicites que de longs textes descriptifs, il retrace à merveille les ambitions du scénariste. Les personnages sont croqués dans des attitudes qui leur offrent beaucoup de crédibilité, ils sont typés avec talent, et le mouvement est parfaitement rendu par Bourgeon (on sent la houle dans les scènes se déroulant à bord des navires). Les couleurs ont une teinte particulière, que la patte d'un véritable auteur rend plus intemporelles qu'on ne le pense.

Bref, un grand classique qui ne vole pas sa réputation. Une oeuvre si attachante que la fin en deviendrait presque décevante tant on a du mal à quitter des personnages et un univers qui sont si fascinants et humains.

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