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Nom série  Mamada  posté le 14/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qu’a donc fait Mamada aux divinités ? Suite à sa contamination par un agent mutagène inconnu, cette acariâtre et traditionaliste chef de tribu se retrouve projetée à Paris munie d’un pouvoir absolu dont elle ne sait pas se servir. Persuadée que son don est le fait de son gris-gris porte bonheur, elle l'utilise sans discernement, dézinguant animaux et citadins la contrariant ou, au contraire, ressuscitant une jeune suicidée qui décide dès lors de profiter des talents de l’africaine pour régler son compte à la société. Durant ce temps, en Afrique, un groupe de mercenaires recherche la mystérieuse substance et un oiseau multicolore ayant hérité des mêmes facultés que Mamada sème la terreur dans la savane.

Pas facile pour un auteur de trouver un sujet original et encore moins quand il s’agit d’écrire une comédie ! David Ratte l’avait pourtant réalisé avec ses cycles Le voyage des pères et L’exode de Jonas, mais sa nouvelle création n’est pas une aussi franche réussite. Après un premier tome introductif faisant songer, pour les amateurs du 7ème Art, à un croisement de Bruce Tout-Puissant et Les dieux sont tombés sur la tête, le lecteur espérait avec ce nouvel opus que la série prenne son envol et non qu’elle ronronne sur un rythme de croisière.

L'auteur utilise le ressort comique très usité de l’indigène projeté dans le « monde moderne ». Son innovation réside dans le fait que la chef Himba n’est pas uniquement une pauvre victime du choc culturel. Le regard qu’elle pose sur les Blancs est autant rempli de préjugés que l’inverse. Elle n’aime pas notre univers, ne se gêne pas pour le dire et n’hésite pas à faire disparaître, grâce à ses pouvoirs, les individus la défrisant. Ceux-ci sont alors projetés dans la savane africaine où leur arrivée semble tout aussi incongrue. De plus, par l’intermédiaire du personnage de Sidonie, le scénariste tape, au sens propre comme au sens figuré, sur énormément de travers de la société actuelle : les industriels, les politiques, les journalistes, les touristes occidentaux et enfin les vedettes de la télé-réalité et autres variétés.

Ratte a un style graphique semi-caricatural où l’effet comique est engendré par le contraste entre le réalisme des décors et l’aspect cartoonesque des visages des protagonistes. Les planches les plus drôles de l’album sont celles mettant en scène l’irascible volatile. La bande dessinée tombe alors dans le portnawak assumé, usant d’un humour visuel sans dialogue hyper efficace. Vous ne regardez plus les hippopotames de la même façon !

Mamada est donc loin d’être une mauvaise bande dessinée. Elle provoque même souvent l’effet premier recherché par sa lecture : le rire. Cependant, à cause de ce sacro-saint format quarante-huit pages cher aux éditeurs, le livre parait un peu court. Dix minutes maximum de « plaisir » pour un lecteur boulimique ! La série aurait certainement gagné à être un one-shot plus copieux, diminuant ainsi l’impression de vacuité de ce deuxième tome. C’est un sentiment que, à coup sûr, les acheteurs patients qui liront un jour d’une traite l’intégrale des albums publiés ressentiront beaucoup moins. Dommage qu’il faille conseiller l’attente plutôt que l’achat impulsif !

Nom série  Holly Ann  posté le 14/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louisiane. Fin du XIXe siècle. La Nouvelle-Orléans est en ébullition. Le jeune Gerbeaud, fils d’un riche propriétaire, a disparu mystérieusement depuis quatre jours. Madame Fontaine, elle, s’inquiète pour son grand garçon. Ce dernier est porté absent, comme le petit Georges. Apparemment, tout le monde s’en fiche. Il faut dire que Martin Fontaine est noir, handicapé mental qui plus est. Alors, la seule solution pour cette mère éplorée est de faire appel à Holly Ann. Cette belle jeune femme, intelligente et émancipée, est enquêtrice à ses heures perdues. Dans une Louisiane où la ségrégation raciale perdure, il est plus facile de voir en un noir un coupable qu’une victime. Rien ne sera simple pour la détective. Surtout lorsque le vaudou s’en mêle, que les défunts se réveillent en cognant sur leurs tombes et que la police ne voit pas d’un bon œil qu’une privée interfère dans leur affaire.

Quel plaisir de retrouver le dessin de Servain ! Après les remarqués Le Traque Mémoire et L'Esprit de Warren. ses autres séries ont peiné à trouver leur public. Ceux qui le suivent depuis des années déplorent l’abandon ou plutôt le report à une date indéterminée, de L'Histoire de Siloë. Le dessinateur revient très en forme. Plus de temps passe et plus son style se rapproche de celui de Rossi : l'ambiance n'est pas sans rappeler certains passages de Jim Cutlass ou de W.E.S.T et immerge pleinement le lecteur dans la beauté, mais aussi la moiteur de la Nouvelle-Orléans. Son trait réaliste et expressif,surtout au niveau des visages, est magnifié par une mise en couleurs qu’il assure lui-même. La couverture en est le parfait exemple : elle illustre de manière splendide le titre de l'album et lance le lecteur sur une fausse piste. En effet, pas trace de chèvre dans cette histoire car La chèvre sans corne renvoie à un rituel vaudou qui implique en fait un enfant blanc sacrifié pour le culte.

Le scénario concocté par Kid Toussaint n’est pas en reste. Il ne faut pas s'attendre à un concentré d'action, mais à un album d'ambiance qui ne lésine pas sur le texte. Tout se résout par des dialogues plutôt que par des coups de feu ou de poings. Pour comparer avec un autre média populaire, on lorgne vers une série à la HBO. Plus que l’enquête policière, qui s'avère relativement classique même si elle est très bien menée, l’intérêt se porte sur une caractérisation des personnages très réussie. C'est un polar avec une héroïne forte et mystérieuse, une mentaliste de son temps, possédant des capacités de déduction et des connaissances extraordinaires. Un festival de superlatifs est de rigueur pour la présenter : Holly Ann est belle, mystérieuse, charismatique, intelligente, indépendante et douée. . Les personnages secondaires ne sont pas oubliés et la faune cosmopolite de la Nouvelle-Orléans renforce le cachet de l'ensemble.

Il est perceptible que cet album a été clairement pensé comme un tome d'une série et non comme un one-shot. Chaque volume proposera une histoire complète, mais seule la série sur le long terme permettra de découvrir qui est réellement Holly Ann, avec la levée des mystères l'entourant comme probable fil conducteur entre les livres à venir. S'il fallait se contenter de ce one-shot un peu court, sans qu'aucune suite ne soit donnée, on pourrait regretter que le format de 48 pages provoque un dénouement trop rapide et vite expédié de l’intrigue. Cependant, le nombre de mystères qui restent en suspens concernant Holly Ann (l'avant-dernière planche pose notamment bien des questions) devrait éviter d'en rester là.

Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 14/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien n’est simple pour notre pauvre goupil. Alors qu’il aimerait tant goûter à la viande, il doit se contenter de betteraves et de navets. Impossible de se souvenir de la dernière fois où il a planté ses crocs dans de la chair fraîche. En effet, Renard n’effraie personne et il est la risée des animaux des bois comme des poules de la ferme voisine. Vilain petit Goupil, stupide et faible, se rêve en Grand Méchant Renard. Il prend donc des cours de cruauté avec le Loup qui lui donne ce conseil « Si tu ne peux saisir les poules, vole des œufs ! Tu n’auras qu’à manger ce qui en sortira ! » Seulement, de l’œuf à la poule, il y a les poussins. Et c’est attachant ces petites bêtes !

Grand Méchant Renard n’est pas la première bande dessinée de Benjamin Renner. En 2011, sous le pseudo de Reineke, la maison d'édition Vraoum ! publiait Un bébé à Livrer, œuvre déjà remarquée et sélectionnée à Angoulême. Après une interruption liée à la réalisation du long-métrage Ernest et Célestine, le créatif revient au 9ème Art chez Shampooing, sous son vrai nom, les éditions Delcourt surfant sur l’engouement public mérité du dessin animé.

L’influence principale de l'illustrateur est évidente : Tex Avery. Comment ne pas songer à Bip Bip et le Coyote, drôlissime jeu de massacre dans lequel Renner introduit, lui, de la poésie ? Quand les poussins sortent de l’œuf, ils découvrent Renard et le prennent pour leur maman provoquant ainsi maintes situations cocasses. Le prétendu prédateur sort de son rôle de punching-ball pour devenir un être attachant. Goupil découvre que son unique talent est de jouer le rôle de Papa, même si il s’agit d'oisillons. Sous des dehors légers, l’auteur fait référence, subtilement et sans didactisme, à quelques sujets de société. Pas sûr que l’idée de poussins ayant deux Mamans (une poule et un renard) ne fasse pas hurler les opposants au mariage pour tous. Confronté à ses turbulents et piailleurs nouveau-nés, l'animal s’adapte et compose. Quel parent n’a jamais dû céder pour avoir la paix ?

Graphiquement, le dessinateur conserve de son expérience du blog le rejet de la case et de bulles pour raconter son histoire. Il privilégie les personnages aux décors à peine esquissés, et le détail se porte sur le faciès et les mimiques des bêtes. De plus, le trait se joue de la perception innée que le lecteur a de certains animaux. Un renard devrait être rusé et pas un loser absolu alors qu’au contraire les poules sont à nos yeux de frêles victimes et non des matrones formées au close-combat. Le dessin rehaussé de très belles couleurs donne de la fluidité à l'aventure menée sans temps morts sur 192 pages. Plus que des grands éclats de rire, Renner réussit finement à faire sourire à chaque page. C’est un humour gentil, touchant tous les âges et finalement très rafraîchissant.

Le meilleur des prologues pour découvrir cette bande dessinée est d’aller sur le site des éditions Delcourt. L’auteur de la bd a réalisé un turbomédia dans lequel le joueur est amené à choisir la manière de faire rentrer le rouquin canidé dans le poulailler. Chaque choix entraînant une situation différente où Renard en prend souvent pour son grade. Un complément jouissif !

Nom série  Petites coupures à Shioguni  posté le 23/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Florent Chavouet avait déjà montré qu’il aimait le Japon avec ses carnets de voyage Tokyo Sanpo et Manabé Shima où il se mettait en scène. Il a maintenant passé le cap de la découverte du pays et s'est suffisamment imprégné du Japon pour raconter une histoire qui s'y passe sans chercher à "juste" faire un récit de voyage. Petites coupures à Shioguni est un « polar ». Pas un roman noir rempli de meurtres sanglants mais un livre qui préfère la description d’un quotidien perturbé. Tout est dans l’ambiance de ce quartier parfaitement retranscrit. Jamais l’impression n'est donnée d’un Japon fantasmé par un occidental. Tout paraît juste. Sans cliché.

Petites coupures à Shioguni narre plusieurs faits divers se déroulant dans un quartier japonais durant quelques heures d'une nuit. Toutes les histoires se croisent et s'entrecroisent. La trame prend la forme d'un dossier d'enquête où chaque protagoniste raconte sa version de cette nuit. L'intérêt repose sur le fait que, comme dans une enquête de police, la vérité de l'un n'est pas celle d'un autre. L'histoire ne suit pas un ordre chronologique et, selon les intervenants du récit, le spectateur migrera dans le temps à un moment donné de la nuit. La trame, éclatée, rappelle Pulp fiction. Le lecteur est quasi dans le rôle de l’enquêteur et doit lui-même démêler ce puzzle au cours des différents interrogatoires.

Ce jeu de fausses pistes, plutôt drôle, est renforcé par la mise en page de l’ouvrage. Formellement, c’est très fort. Le livre alterne cartes de quartier, coupures de presses, notes de dossier, rapports de police, illustrations et bande dessinée. Le dessin est semi-caricatural et les couleurs flashy ne plairont pas à tout le monde, mais cela sort de l’ordinaire. Florent Chavouet explose le format BD habituel, recourant rarement à des cases et des bandes. En feuilletant rapidement le livre, on pourrait croire à tort qu’il s’agit d’un récit illustré. Les magnifiques pleines pages sautent aux yeux. Pourtant, l’art séquentiel est bien en place. Chaque détail a son importance et, souvent, seuls un indice en arrière-plan, un mot dans un carnet ou un article de journal permettent de faire le lien entre les différents événements narrés. Un retour en arrière peut s'avérer nécessaire pour tout bien appréhender.

Le superbe boulot des éditions Philippe Picquier est à saluer: le livre est de toute beauté avec son format cartonné et une belle couverture résumant parfaitement l’ouvrage. Par contre, tout ce qui est beau se paie et les 21,50 € à débourser en rebuteront malheureusement plus d'un. Espérons toutefois que le prix du polar obtenu à Angoulême remette en tête de gondole ce livre passé relativement inaperçu lors de sa sortie.

Nom série  Sin Titulo  posté le 20/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai copieusement détesté. Au début la BD fait illusion. Il y a une ambiance oppressante. Le mec est-il fou? C'est effectivement proche d'une ambiance à la Lynch.

Et puis on bascule dans le n'importe quoi. L’île, l'arbre, le tableau. Pas d'explication ou quand il y en a, elles sont ridicules. Pour un cartésien comme moi, c'est insupportable et je ne peux m'empêcher d'y voir de la facilité. On sent que le mec improvise son histoire au fur et à mesure. Pas d'idée claire de où il doit diriger son personnage. Il navigue à vue.....
Pas de cahier des charges.
Cela me donne l'impression des histoires qu'on peut lire sur des forums : quelqu'un commence une histoire et chaque chapitre est écrit par un lecteur qui prend la suite etc.
C'est un exercice intéressant mais on arrive souvent à un ensemble boursouflé et non homogène. J'ai cette impression à la lecture de cet ouvrage alors qu'il y a un seul auteur crédité.

Le dessin est pas trop mal mais pas non plus de quoi crier au génie. Le pire est cette mise en page monotone. Gaufrier de 8 cases par page sur 160 pages. Avec des cases toujours de taille identique et disposées de la même manière.

On remarque trop qu'il s'agissait d'un web comics. Le procédé de mise en page pouvait être intéressant en lecture sur le web mais une fois en papier, je trouve qu'on en voit les limites et que le procédé parait plus être dû à une limitation technique qu'à une réelle volonté de mise en page.

Du coup le plaisir de lecture en est amoindri. On devine facilement à quels endroits se situaient les coupes de publications en web comics.


Cela me rappelle mon incompréhension face aux critiques dithyrambiques du Nao de Brown
Dans le genre ambiance lynchienne, Black hole de Charles Burns me parait un milliard de fois supérieur. Thématiquement et formellement.

1/5

Nom série  Alain Brisant - S.O.S. Bagarreur  posté le 27/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert par hasard cette bande dessinée dans la collection de "vieilleries" de mon beau père. Intrigué par le nom de ces deux "grands noms" de la bd franco belge réunis sur un même album, je m'y plonge.

Surprise. C'est vraiment bon. Maurice Tillieux nous livre au scénario un récit réaliste de marine. Le bagarreur est un navire de sauvetage pour bateau en détresse. Déjà j'ignorais l'existence de ces mercenaires indépendants du sauvetage qui risquent leur vie pour sauver celles des autres contre une prime non négligeable : un pourcentage de la valeur des marchandises sauvées.

Tillieux a toujours rêvé d'être un marin. Il nous livre un récit de la vie qu'il aurait voulu avoir.
On n'a pas ici de héros magnifique à la Gil Jourdan, Bernard Prince etc. Les personnages ressemblent plus à des anti héros. Héroïque mais uniquement pour l'argent. Ils sont même souvent antipathiques. Un récit intense. Concentré en 48 pages.

René Follet n' a jamais eu le succès mérité. C'est incompréhensible quand on voit le talent de son coup de crayon. On a ici un style réaliste plus classique que ses derniers albums proches de la peinture ( Terreur, Stevenson etc). C'est très proche de son style sur steve severin ou Valhardi.

Un must 4.5/5

PS: réédité bientôt en grand format en noir et blanc et version complète aux éditions de l'élan pour un prix malheureusement bien trop cher.

Nom série  L'Extravagante croisière de Lady Rozenbilt  posté le 13/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel plaisir de replonger dans l'univers de la cité 14 ! Encore une fois Pierre Gabus et Romuald Reutimann nous emmènent dans leur univers délirant ou des humains côtoient des humanoïdes chats, loutres, daims. Cette audace visuelle est la première chose qui saute aux yeux. Dans la même histoire, on peut croiser une ambiance Amérique style année folle, des extraterrestres, des monstres marins, des personnages avec des super pouvoirs etc. L'univers de la cité se base sur des archétypes connus de tous, les malaxe et les épice pour aboutir à ce résultat délicieux.

Il n'est pas obligatoire d'avoir lu les tomes précédents de la cité 14 pour pouvoir lire et apprécier ce one shot. L'histoire peut se suffire à elle même (mais je mets au défit quiconque n'ayant pas lu les deux intégrales de la cité 14 de ne pas courir les acheter après avoir lu cette extravagante croisière).


Ce "spin off" de la série va nous permettre de découvrir un événement traumatisant de la jeunesse d'Alfred (le commandant Bigoodee) et de ses sœurs (seuls personnages de la cité 14 qu'on retrouve ici). Le scénario alterne adroitement les sauts dans le temps.

On voit ici assez peu la cité tentaculaire. L'histoire se passe essentiellement sur une île exotique, en mer, ou dans un énorme avion cargo de Lady Rozenbilt. La croisière est ici aérienne. On a un mixte réussi entre ''Titanic'' (pour l'aspect opposition de classes sociales) et les séries B. Sur un ton léger, l'auteur brosse un portrait au vitriol de la haute bourgeoisie. L'argent permet tout même les loisirs les plus abjects. J'ai apprécié énormément deux scènes : le final ainsi qu'une belle scène d'amour.

Saluons encore une fois le dessin. J'ai d'abord regretté le choix éditorial de la couleur. Finalement c'est aussi une réussite qui permet de donner une identité propre à ce livre et de ne pas faire que pâle copie à la cité 14.

Dans mes bémols, je parlerai de la couverture assez ratée car ne donnant pas envie. Enfin, les humanoïdes associés vendent très mal l'ouvrage. Pas mis en devanture et sans un hasard je n'aurais même pas su que ce livre était sorti.

Du tout bon sur plus de 100 pages 4.5/5

Nom série  Cité 14 - Saison 1  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Pour un gros lecteur et collectionneur de bds comme moi, il est rare de découvrir une série dont il était totalement passé à côté. Outre ce plaisir déjà non négligeable quand cette découverte est brillante c'est encore mieux.
Pour être franc, cela fait longtemps qu'une série bd surtout écrite et dessinée par des français ne m'avait pas autant enthousiasmé. J'ai dévoré la première intégrale en une soirée et j'ai couru dès le lendemain matin acheter la deuxième qui fut lue le soir même.
Le gloubi boulga concocté par les auteurs m'a rassasié comme rarement. Il n'est pas facile de réussir une alchimie entre différents genres sans que cela paraisse indigeste, parodique ou vain.
Le tour de force des auteurs est d'avoir créé un univers cohérent à travers cette cité 14 qui semble être la cité de tous les possibles. Des personnages humains côtoient des personnages anthropomorphes. Des aliens échoués sur cette planète vivent pour la plupart dans un ghetto qui n'est pas sans rappeler celui du film District 9. On croise des chats qui lévitent et hypnotisent, un superhéros superméchant, un gangster cerf unijambiste, un crapaud mafieux et ses sbires têtards, des tueurs grabataires et séniles, un éléphant déformé etc. L'univers décrit est un mélange de polar à la Dick Tracy, un hommage à la Sf de sérieB , de comics de superhéros. On trouve même une tour gigantesque dont l'architecture totalement folle n'est pas sans évoquer les œuvres de Schuiten et Peeters.
Devant tant de folies, on pourrait craindre que les auteurs aient oublié de mettre un fil conducteur ou qu'ils ne sachent pas vers ou faire aller leur histoire. Et bien non malgré les différentes orientations prises par l'histoire, tout est maitrisé et on peut considérer que l'histoire est bien conclue avec la fin de la seconde intégrale bien qu'on espère une suite dans ce merveilleux univers.
Jusqu'ici il n'y avait que les comics comme Bone ou ceux de Kirkman qui me semblaient avoir réussi à tirer des histoires lisibles d'univers si barrés.

En conclusion un véritable coup de coeur. 4.5/5

Nom série  François sans nom  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup les poèmes de François Villon du moins ceux que j'ai lus ou entendus en autres par la mise en musique de Brassens. De même, j'avais beaucoup aimé le Je, François Villon de Jean Teulé.
Ainsi quand j'ai entendu dire qu'une bd avait pour thème d'explorer ce qui était advenu de Villon quand ce dernier a disparu sans laisser de trace, je me suis précipité.
On peut considérer cette bd presque comme une suite directe au roman de Teulé. Cependant pour l'instant si cet album n'est pas mauvais, il ne tient pas toutes ses promesses. Il s'agit encore d'un tome 1 de mise en place qui souffre beaucoup de son format 48 pages. De plus, si les auteurs tiennent selon moi un sujet en or, ils ne réussissent pas pour l'instant à sortir de situations et de caractérisation des personnages très stéréotypées. De plus alors que quand je lis une bd historique comme le Trône d'argile ou Cesare, je sens une érudition importante et un énorme boulot de recherche, ici pour l'instant et malgré la bibliographie conséquente du début, tout cela parait très léger et ne pas sortir du schéma archétypal de la bd historique.
Plaisant mais un peu court pour l'instant 3/5

Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouhalahlah la déception. C'est presque la débâcle sur tous les fronts. Passons vite sur le point fort de cet album : le dessin. Il n'est cependant pas sans défaut. Une variation importante existe par rapport aux tomes précédents. Je ne suis pas assez calé en dessin pour dire avec précision d'ou cela vient mais je trouve à première vue le trait beaucoup plus gras et la colorisation beaucoup plus terne. Rien de rédhibitoire mais c'est à signaler.
Non encore une fois si cet album est mauvais, cela vient du scénario de Dufaux. Le spécialiste du premier album réussi pleins de promesses et des suites qui se dégonflent comme un soufflet. Le deuxième album restait agréable grâce à la découverte de ce bois des vierges. Là il n'y a plus rien. On quitte le bois. On ne sera jamais ce qui s'y est passé. Ce n'est même pas logiques. Seule une chimère semble avoir survécu alors que c'est les faunes qui y ont mis le feu. Il ne se passe rien dans cet album à part du prévisible. Rien ne nous surprend. Ce qui pourrait être intéressant n'est qu'à peine esquissé ou l'art de l'ellipse narrative mal venue. Si vous trouvez qu'on s'ennuie dans la série game of thrones car toutes les batailles sont à peine visibles. Alors ici vous allez rire. La guerre semble se régler en un seul combat. Seulement dans la série de George R martin ( du moins l'adaptation télé), il y a des superbes dialogues. Ici ils sont risibles. Je me répète mais Dufaux se regarde écrire de plus en plus. Exemples en autres :

-" Vous semblez heureuse Aube."
-J'aime tout parait simple, alors."

"Elle se met nue car ainsi l'aimait la bête. Ses griffes lui manquent. La douleur lui manque. Le plaisir lui manque."

-" Seigneur Clam, vous connaissez tous mes secrets à présent.
-Je n'aurais pas cette naïveté. L'on ne connait jamais tous les secrets d'une femme. Et c'est bien ainsi. "

C'est de ce niveau très harlequin tout le long de l'album.
La morale est des plus simples : Il faut accepter la bête en nous pour pouvoir faire la paix. Comme c'est beau.

Bref promis juré, jamais plus je n'achèterai une série de Dufaux avant qu'elle ne soit conclue et sans l'avoir lue au préalable.

Nom série  Hotel Particulier  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup le dessin de Sorel, dessinateur que je suis depuis des années et ma découverte du Fils du grimacier. Cependant en général, je n'aime pas les scénarios sur lesquels il travaille. Comme l'année dernière, j'avais adoré les derniers jours de Stefan Zweig, je me suis jeté sur cet album oubliant mes réserves et déconvenues passées. Et bien pas de petit miracle cette fois ci, je retrouve le Sorel que je n'aime pas beaucoup. Le voir en scénariste aurait dû me mettre la puce à l'oreille. On a donc une histoire de fantôme qui passe de pièces en pièces d'un immeuble rencontrant les différents locataires. Seuls les chats la voient et lui parlent. Vous trouvez que c'est déjà trop fantastique pour vous. Passez votre chemin. Sorel retombe dans ces délires lovecraftiens à base de pièces fantômes ou les enfants disparaissent, de miroir à travers lequel on passe, de lecteur faisant apparaitre les héros et surtout héroïnes des romans, de sorcières etc. On passe du coq à l'âne sans réel fil conducteur ou logique autre que les errances de cette fantôme. De plus, il faut vraiment que Sorel se fasse soigner. Il a une vision du suicide idyllique. Jamais le suicide n'est montré comme quelques choses de glauque ou grave mais comme l'aboutissement d'une relation amoureuse ici. On avait déjà cela dans l'ouvrage précédent mais là c'est vraiment appuyé et malsain. On sent une attirance morbide de Sorel pour le suicide et il ne m'étonnerait pas qu'un jour on apprenne qu'il ait franchi le pas. Bref 2.5/5 pour le dessin

Nom série  Lomm  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Me voici enfin reconcilié avec l'héroic fantasy en BD. Merci TBC.

Après avoir dessiné (selon moi) le meilleur album de la série Le Décalogue (le 4), TBC revient à la BD en tant que dessinateur mais aussi scénariste. Le grand public sera peut être surpris et inquiet sur ce dernier point. C'est oublier que TBC est un scénariste accompli ayant déjà signé en autre "la cavale du lézard" superbe polar noir à la manière des frères Cohen.

"L'arbre des volants" est une relecture habile de Tarzan. Ici, pas de gorilles ni de chimpanzés ni de léopards mais des monstres ailés (les volants), ou d'autres aussi horribles (les sauteurs) ou encore les charognards. Toute cette faune n'a qu'un objectif : survivre. Pour cela pas de pitié. Seuls les plus forts et les plus rusés y arriveront.
Or le fils du plus puissant des volants est bien faible. C'est un humanoïde. Pourra-t-il résister à ce monde cruel ?

Le point fort du scénario et ce qui en fait son originalité c'est la violence qui se dégage de cette histoire. On a parfois l'impression d'être face à un documentaire animalier. Mangé ou être mangé. Pas d'autres choix. Les personnages principaux, excepté le petit Lomm, sont tous monstrueux (physiquement mais aussi moralement). La mère chérit sa progéniture mais n'hésite cependant pas à les laisser s’entre tuer. Le père est comme le lion. Il se reproduit, assiste la femelle à l'accouchement puis l'abandonne pour une autre. LOMM vit dans l'arbre des volants, l'endroit le plus sûr (et encore c'est relatif) de ce monde. Mais quand on est un vilain petit canard a-t-on réellement sa place dans cette hiérarchie ? N'est-on pas condamné à chasser au sol où le danger est omniprésent ?

Enfin un scénario de HF qui se prend au sérieux. Ceci n'est pas encore une énieme parodie de genre ou un clone de Lanfeust et autre. Non, le charme de cette BD vient que ce dépaysement qui nous est familier.

On ne connait pas ce monde mais on comprend ses règles. C'est celles de la dure loi de la nature. Rien n'est fait pour qu'on s'attache aux personnages et pourtant progressivement malgré l'horreur qu'il provoque en nous on se surprend à éprouver de la sympathie pour ces monstres.

Quant aux dessins de TBC, sans être magnifiques, (et encore, je pense que c'est les couleurs qui gâchent un peu), ils conviennent parfaitement à l'histoire. De plus, il surprend ses lecteurs en montrant qu'il sait dessiner autre chose que l'univers réel auquel il nous avait habitué (Fables de Bosnie).

En conclusion, mon coup de coeur d'août et probablement de la rentrée. Vivement la suite.
NDLM : a priori il s'agit d'août 2002 et l'avis semble ne porter que sur le tome 1

Nom série  Les Derniers Jours de Stefan Zweig  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'était la meilleure bd du début d'année 2012 pour moi (il faut dire que l'actualité n'était pas très riche). Tout d'abord, j'adore le dessin de Sorel. J'apprécie de le voir quitter les récits lovecraftiens (bien que j'adore le fils du grimacier). Il signe des planches d'une grande beauté formelle accentuée par de splendides couleurs qui rendent justice au Brésil.

Je n'avais pas lu le livre de Seksik dont cette bd est l'adaptation. Je ne peux donc que parler de mon plaisir de lecture et non émettre de jugement sur la qualité de cette adaptation.
Toute l'histoire peut se résumer au titre. Je pense que si on n'apprécie pas l'œuvre de Stefan Zweig on ne pourra pas apprécier cet ouvrage (d'ailleurs aura t'on envie de le lire ?)
Je trouve que le scénario fait bien ressentir le spleen si particulier de Zweig. L'ouvrage n'est pas particulièrement tendre avec lui. Son choix peut paraître d'une grande lâcheté. L'émotion vient du sort de cette jeune épouse qui par amour accepte de suivre son mari dans une voie où elle va à reculons.

Nous avons donc une belle histoire d'amour mais aussi la description d'une période dure pour les juifs ayant fui l'Allemagne nazie. Ils ont survécu mais toutes les horribles nouvelles de l'Europe les affectent au plus haut point.
Enfin, je n'avais qu'une envie à la fin de la lecture de cette bd : me replonger dans l'œuvre de Zweig. Je pense que c'était aussi le but des auteurs. Pari réussi.

Bref 85 pages de très bonne lecture : 4,5/5.

ps : Je pense cependant que cette bd pourra être un sommet d'ennui pour certains. On peut être hermétique à la beauté de cette œuvre. Il ne s'y passe pas grand chose, la fin est connue etc.

Nom série  La Grande évasion - Biribi  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté cet album pour 3 raisons : le titre m'a rappelé le livre de Georges Darien , la couverture m'a intrigué et j'aime bien Sylvain Ricard.

Soyons franc : cette bd n'a rien à voir avec le brûlot anarchiste de Darien. Ce n'est pas faire injure à Ricard de dire qu'il n'a pas la prose de Darien. Ici, Ricard a gardé le cadre pour faire un pamphlet antimilitariste (similaire en cela à Darien) mais il a oublié totalement le côté anar. Enfin cette bd n'est pas présentée comme une adaptation donc je peux juste signaler un regret et non un jugement.

Revenons à la bd en elle même. Le dessin m'a bien plu même si les persos sont parfois un peu figés. D'un point de vue scénario, on est ici dans du grand classique. On a déjà vu, lu cela mille fois. C'est un peu papillon dans l'enfer de Biribi. La lecture est plaisante, tout s’enchaîne sans fausse note (le final est peut être un peu moins réussi) cependant rien d'original. Ce défaut peut être aussi la qualité de cet album. Quand on aime les récits d'évasion et de prisons, c'est toujours plus ou moins la même chose. Donc si on y revient c'est en même temps que c'est cela qu'on veut. Des matons pourris, des tortures physiques et morales, un héros rebelle etc. Donc ici on a le quota sans plus mais sans moins non plus. 2.5/5

Nom série  Ascension (Delcourt)  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de m'enfiler les 11 tomes parus à ce jour du manga Ascension. Franchement c'est parmi mes lectures de ces derniers mois celle qui m'a le plus emballé.

On a ici un manga parlant d'un sport particulier, l'alpinisme sous toutes ses formes (escalades, solo, ascension etc). Est-ce parce que je n'y connais rien dans ce domaine que cette lecture m'a tant enthousiasmé? J'avais certes déjà lu Le Sommet des dieux de Taniguchi et le roman Paroi de glace de Inoué. Le thème doit me plaire car je souffre d'un vertige assez conséquent.

On a ici un seinen classique dans son déroulement : un novice au charisme d'huitre va se réveler dans l'escalade et devenir le meilleur. Rien de neuf. Mais ici tout est fait avec talent. Le graphisme et les couvertures sont splendides. L'histoire et les péripéties s'enchainent sans fausse note.

J'apprécie grandement dans les mangas la capacité qu'ont les auteurs de faire des ruptures de tons, des cassures temporelles, des retours en arrière. Ici l'auteur ose d'un album à l'autre sauter de 48 heures dans le temps puis par des flashbacks revenir sur les événements passés. Cela est fait avec brio sans créer de difficulté de compréhension. J'adore.

Ce manga est inspiré d'un roman l'homme impassible inconnu chez moi.

C'est la lecture la plus addictive découverte ces temps ci. Elle vient à point combler le manque d'Ippo. 4/5 (car il y a une légère baisse de régime à partir du 9ème tome)

Nom série  Sang noir - La catastrophe de Courrières  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressant et instructif même pour moi qui suis natif et vit dans le bassin minier. La catastrophe de Courrières est souvent connue de nom de tous les enfants scolarisés autour de Liévin mais mis à part qu'on sait qu'il s'agit d'un horrible drame minier ayant fait des centaines de morts, on ne connait cependant ni le contexte historique entourant ce drame ni les événements qui ont suivi.

D'un point de vue documentaire, l'ouvrage de Loyer est très riche et complet. Rien ne semble oublié. On nous narre les événements politiques et industriels ayant favorisé ce drame. Le déroulement de la catastrophe de ses prémices jusqu'à la réapparition tardive de survivants, tout nous est détaillé. De ce point de vue, c'est certainement une œuvre qu'on devrait faire lire à l'école quand on évoque l'univers minier au même titre que Germinal.

Néanmoins cette bd n'est pas sans défauts. Alors que Jean Luc Loyer réussissait parfaitement à faire passer l'émotion sur une histoire pourtant aussi simpliste que les mangeurs de cailloux, je trouve que le côté émotion est totalement absent de cet ouvrage. Jamais même quand on assiste aux descriptions détaillées des corps déchiquetés, de l'horreur de 21 jours sous terre etc , je n'ai eu la gorge serrée. On passe par des sentiments d'effarement et de colère face à cet événement mais pas par l'émotion. C'est certainement voulu par Loyer qui n'a pas voulu faire de misérabilisme mais même sur les gros plans des veuves pas de tristesse.

Autre point qui m'a étonné. Loyer n'a quasiment utilisé aucun patois chti. Les mineurs (sauf une exception) parlent tous savamment. On ne fait aucune différence de parler entre un intellectuel comme Jaurès, un industriel ou un mineur.
C'est certainement voulu par Loyer mais je m'interroge sur les raisons :

- Est-ce pour que l'ouvrage touche un plus grand nombre et éviter de mettre une tonne d'astérisques avec renvoi au glossaire de fin pour la compréhension?

- Est-ce pour éviter de faire passer les mineurs pour des débiles profonds aux lecteurs français actuels ?

- Est-ce pour éviter d'être catalogué comme ouvrage régional style les histoires de Cafougnette?

C'est d'autant plus étonnant que dans ses ouvrages précédents, Loyer ne se gênait pas

Je pense qu'il manque un fil conducteur, une histoire autre que celle de ce drame pour qu'on adhère totalement à l'histoire. Loyer n'a pas osé mêler la fiction au réel pour narrer cette catastrophe. On a donc un superbe documentaire mais pas une bd qu'on aura plaisir à relire juste pour l'histoire.

Ne pas oublier que la petite histoire est parfois aussi intéressante que la grande Histoire. 3.5/5

Nom série  Severed  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comics d'horreur qui s'avère être une rencontre improbable entre différentes influences : Huckleberry Finn, Fagin de Dickens et le mythe du croque-mitaine. Soit l'histoire d'un jeune adopté qui décide de partir à la recherche de son père et part sur la route dans l’Amérique vers 1925 et qui va rencontrer sur la route l'incarnation du mal.

C'est pas mal surtout dans la description de cette Amérique du début du siècle dernier. Le dessinateur fait des prouesses et retranscrit bien l'époque. Le problème pour nous lecteur européen avide de lecture, c'est que cette description tout aussi brillante soit-elle, on l'a déjà lue mille fois en romans (Yegg de Jack Black ou Huckleberry Finn) mais aussi en bds (O'Boys ou le rêve de meteor Slim). On a donc cette image des hobos sur la route allant de ville en ville en prenant les trains de marchandise, en mendiant etc. Bref la débrouille, la misère, la peur du viol et pire etc.

Se greffe à cela une composante horrifique à base de la figure mythologique du croque-mitaine. L'intelligence des auteurs, contrairement à des films comme Freddy ou Jeepers Creepers, est d'ancrer l'histoire dans le réalisme. Le croque-mitaine monstrueux apparait comme un taré fini, un serial killer de masse mais pas un être démoniaque irréel. Ce parti pris est bien respecté durant tout l'ouvrage. Le cliffangher final n'en est que plus décevant.

Le problème vient que le genre horrifique passe mal chez moi en bd. On n'a pas les effets de musique et de sons si angoissants qu'on y retrouve au cinéma ni l'aspect suggestif si intéressant du roman. Tout est trop brut, direct et laisse peu place à l'imagination.

De plus les auteurs ont vraiment suivi les principes à la lettre du genre horrifique. On a donc encore une fois une héros stupide, naif qui ne voit rien venir à 100 km à la ronde qui se jette dans la gueule du loup et qui à la fin s'en sort en se transformant en héros intrépide, vengeur venant à bout du mal même en étant largement diminué. Comme d'habitude, quoi. Je passerai sur le manque de réalisme de l'avant dernier chapitre car ce n'est que de la fiction mais quand même.....

En conclusion une lecture pas désagréable mais surtout valable pour le dessin 2.5/5

Nom série  Codeflesh  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien Adlard. Il a de nombreux détracteurs qui n'aiment pas son dessin. Je n'en fais pas partie. De ce point de vue là, ce travail de jeunesse, comprenez avant d'être célèbre et entièrement accaparé par Walking dead, est une réussite si on n'est pas allergique à son trait. L'univers urbain est bien glauque comme il faut. Les nombreux super méchants bien troussés etc.

Le défaut vient plus du scénario. Non pas qu'il est mauvais. Il est plutôt inabouti. Il y a même de très bonnes idées. J'aime cette vision du mec qui pourchasse les super méchants non pas parce qu'ils sont le mal mais parce que c'est son job et qu'il y a du pognon à la clé (il est garant de caution).
De même, il porte lui même un masque pas pour protéger son identité mais pour pouvoir castagner à sa guise comme il veut avec la violence nécessaire sans que les mecs bastonnés lui en veuillent au point de ne pas demander à son autre identité d'être garant. On n'est pas ici dans la vision à la spiderman qui gâche sa vie car "un grand pouvoir entraine de grandes obligations". Non ici le mec est prêt à tout sacrifier (ses amis, le sexe) pour le plaisir malsain qu'il a à tabasser les gens. C'est le meilleur aspect du bouquin qui apparait en filigrane.

Le problème est que le bouquin est très court. 9 chapitres écrits sur différentes périodes et je crois des éditeurs différents. On a un peu l'impression de lire un recueil d'histoires courtes parues dans des fanzines. Ce format ne permet pas de développer suffisamment l'histoire et les persos pour que le bouquin soit passionnant. C'est agréable mais léger. On a donc 9 gars tabassés et cela représente 80 % du livre. Le reste est la tentative de donner du corps et du relief au personnage. C'est peu de place.

Bref un petit 3/5

Nom série  Cinder & Ashe  posté le 07/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans le flot des nombreuses sorties comics tous éditeurs confondus, il est assez étonnant que Delcourt choisisse de sortir une "vieillerie" de 1990 inconnue même d'un gros amateur de bd comme moi. Suicide commercial ou bon feeling ?

En tout cas pour moi, c'est une très très bonne surprise que ce Cinder et Ashe. Graphiquement j'ai trouvé cela génial. Je ne sais pas pourquoi, cela m'a fait penser à du Mazzucchelli période Daredevil. Alors c'est sûr que si vous êtes allergique à la colorisation toute en couleurs très particulière typique des comics des années 90, passez votre chemin.
Moi j'aime. Cela agit sur moi comme une madeleine de Proust. J'apprécie aussi l'audace des cadrages, la fluidité du découpage etc. Je ne connaissais pas José Luis Garcia Lopez. C'est une belle découverte.

Le scénario n'est pas en reste. Il est dense et réussit un mélange de polar, de guerre du Vietnam, de thriller politique, d'histoire de vengeance sans oublier d'amour. Ce gloubiboulga fonctionne pourtant. On sent à la fois le caractère poisseux de la Nouvelle-Orléans mais aussi l'horreur du conflit vietnamien même post-guerre.

C'est certainement la relation très particulière entre Cinder et Ashe qui est le plus réussie. Subtil. Pas manichéen pour deux sous. Cette lecture m'a évoqué les héros Patrick Kenzie et Angela Gennaro, les héros emblématiques de certains romans de Dennis Lehane.

Bref, jetez-y un oeil.

Nom série  Le Nao de Brown  posté le 10/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai acheté la Nao de Brown suite aux bons avis avis lus ici et là. Je n'aurais pas dû. Je suis passé totalement à côté de cette BD.
Rarement une lecture aura été aussi fastidieuse. J'ai dû me forcer pour la finir et je suis très bon public.
J'admets que ce genre n'est vraiment pas ma tasse de thé. J'aime les BDs qui me font m'évader. Cependant, on est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Il faut parfois aller contre ces a priori. Sinon, jamais je n'aurais lu Pilules bleues, album que j'ai adoré.
Que n'ai-je pas aimé dans cet album ? Presque tout. Le graphisme et les couleurs sont beaux mais jamais je ne suis tombé à la renverse me disant " Whaou quelle planche". C'est surtout au niveau scénario. Je n'en vois pas l'intérêt. On n'apprend rien sur cette maladie qui jamais en plus ne m'a paru si horrible.
Si on enlève cela que reste t-il ? Rien.
Une BD style blog chronique de ma vie ordinaire. L'amour, la tristesse, l'alcool, l'amitié. Que des trucs lus, vus ou vécus.
Je ne comprends rien à l'objectif de cette bd. Ni d'ailleurs aux pages avec une histoire n'ayant rien à voir avec la trame centrale qui semblent segmenter le livre en chapitre. De plus, tous les personnages (je dis bien tous) sont horripilants. Aucune empathie pour eux. Juste une énorme envie de les baffer. Sans empathie, pas d'émotion ressentie rien.
Je passe sur les horribles pages sur la méditation bouddhiste. Si c'est pour celles-là qu'on nous renvoie dans la page de couverture aux récits d'Hermann Hesse. J'adore Siddartha et le loup des steppes. Rien à voir avec la vacuité du propos ici.
Je passe sur l'horrible couverture qui si elle a un sens par rapport au contenu est moche selon mes critères.
Qu'est ce qui est plus moche qu'une machine à laver ?
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