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Nom série  Marseil  posté le 24/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange album que celui-ci, qui possède quelques qualités, mais aussi, hélas, un certain nombre de défauts.

En Noir et Blanc à l’origine visiblement, il a été colorisé pour une réédition chez les Humanos (collection Métal Hurlant). Mais hélas le résultat est catastrophique je trouve. En effet, le dessin de Crespin est techniquement très bon, mais la colorisation qui a été ajouté le rend souvent illisible – et moche de surcroit, car cette colorisation donne un rendu « pas fini », « fait à la va-vite ».
Ce sont aussi les textes qui sont du coup difficilement lisibles parfois, comme si une couche de peinture les avait recouverts, alors même qu’au départ la police utilisée n’est déjà pas forcément très claire. Les Humanos ont plusieurs fois republié cet album : j’espère qu’ils ont amélioré le résultat ! Je pense que la version originale en Noir et Blanc est bien meilleure.

Pour ce qui est de l’histoire, elle se déroule dans un espace post-apocalyptique (dont nous ne savons pas grand-chose), dans le Sud-Est de l’ancienne France, entre Lyon et Marseille (d’où le titre).
Comme pour le dessin, le point de départ et son développement sont assez datés, et peuvent trouver des équivalents dans d’autres séries post-apocalyptiques, comme Simon du fleuve par exemple, le clin d’œil est même revendiqué page 9 (« tu parlas même d’un nommé Simon et d’un fleuve du sud… »).

Cela parle globalement de la lutte de quelques « résistants », contre des oppresseurs mal identifiés (comme dans Simon du fleuve d’ailleurs au départ).
Mais, hélas, la narration (la plupart du temps au style indirect – peu de dialogues et de phylactères), un peu littéraire, est elle aussi trop obscure.

C’est donc un album marqué par une époque, et qui pêche par manque de clarté. C’est dommage, car Crespin a un très bon coup de crayon, et il aurait pu développer une histoire moins alambiquée et plus simple.
A noter qu’il va développer cet univers quelques temps après dans sa série Armalite 16.

Nom série  La Diva et le Kriegspiel  posté le 23/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Goetzinger me fait souvent un effet assez bizarre. Et c’est encore un peu le cas ici. Il est assez stylisé, maniéré (il n’y a pas le léger souffle d’érotisme que j’y trouve parfois), avec quelques trognes « à la Bilal ». Mais c’est aussi un chouia trop appliqué, avec des personnages – et leur visage en particulier – trop statiques, avec parfois l’impression qu’ils portent des masques.

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Christin, elle se laisse lire, sans plus, et je pense que je l’aurais rapidement oubliée.
L’album est une sorte de long flash-back, la diva en question étant interrogée par des résistants (nous sommes vers la fin de la Seconde guerre mondiale) avant un éventuel peloton d’exécution.

Racontée en grande partie au style indirect (ce qui ici n’aide pas à captiver le lecteur), la vie de cette « diva » n’est pas inintéressante (elle traverse la première moitié du XXème siècle, et se trouve au cœur de ses évolutions, de la crise à la montée du fascisme, jusqu’à la mise en place de la dictature pétainiste – c’est d’ailleurs cet aspect qui est le plus intéressant dans cet album, Christin ayant pris le parti de montrer certains décors et marionnettes du régime).

Mais voilà, cette histoire n’est pas hyper originale, la narration n’est pas non plus très engageante, et les personnages ont une personnalité à l’image du dessin de Goetzinger, c’est-à-dire assez plate : il manque ici clairement de la profondeur, du rythme, quelque chose qui permettrait au lecteur de s’intéresser au sort de cette diva, ballottée par les événements, au cœur de l’album, mais dont on ne perce pas réellement la personnalité.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Oiseau noir  posté le 20/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album très lumineux, que ce soit pour le dessin de Dethorey (qui met en avant le soleil de Provence), mais aussi pour le scénario, qui privilégie certains bons sentiments, et un épilogue lui aussi plein de positif (même si cette fin m'a paru quelque peu brutale, un peu trop facile).

Alors, cela se laisse lire agréablement, la narration est fluide, et Le Tendre rend bien l'atmosphère "de clocher" de ce petit village perdu, dans l'immédiat après guerre (avec quelques rancunes nées de l'occupation allemande, qui vont être ravivées par l'arrivée de Manfred, soldat allemand marqué par l'horreur de la guerre).

Toutefois, les rancœurs entre villageois ne sont pas forcément bien exploitées, et ces mêmes villageois sont parfois un peu trop caricaturés, leur personnalité manquant de profondeur, d'aspérités.
Mais les auteurs ont cherché à positiver, et ont, malgré quelques défauts, réussi un album plutôt sympa.

Nom série  L'Ange de miséricorde  posté le 19/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un bien étrange album, dont l’histoire ne se laisse pas apprivoiser si facilement.

Le dessin de Theureau est beau, mais je trouve ses personnages trop statiques (les visages en particulier). Cela donne parfois un rendu stylisé, anguleux, le découpage des cases accentuant un peu cet aspect géométrique. Mais, comme je l’ai déjà dit, c’est un dessin original et réellement beau.

Pour ce qui est de l’histoire, elle n’est pas très simple à suivre. Du moins elle se complique singulièrement au fur et à mesure de son avancée, sans que la fin ne lève tous les voiles – bien au contraire !

Autour du personnage principal, plusieurs seconds rôles – des femmes en particulier – intriguent (dans tous les sens du terme d’ailleurs), et une petite communauté russe, égarée dans la forêt près de la petite ville où se déroule l’intrigue reste un mystère, même après le dénouement.

Si j’ai plutôt bien aimé ma lecture, je reste quand même un peu frustré, car, saupoudrée de thriller et de fantastique, l’histoire ne m’a pas livré suffisamment de clés pour la comprendre. Je ne sais pas où Dionnet voulait en venir avec cette fin très étrange ?

Nom série  Dickie Dare  posté le 18/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Male Call, je découvre une autre œuvre de Milton Caniff rééditée par Futuropolis. Et cette série m’a clairement moins intéressé.

Il faut dire qu’on n’y retrouve pas l’érotisme fétichiste autour de Miss Lace qui innervait Male Call. Pas d’humour non plus pour pimenter ces aventures.

« Dickie Dare » est probablement la première série de Caniff, c’est un ancêtre qui fait bien son âge. Le dessin est effectivement daté. Mais, à le regarder de près, il est quand même bien fichu pour l’époque (début des années 1930). Il n’y a qu’à le comparer avec celui d’Hergé à la même époque !

Les différentes histoires (une dizaine de pages à chaque fois généralement) commencent toutes de la même manière : un jeune garçon – Dickie donc – se plonge dans la lecture d’un grand classique, et rapidement se trouve projeté, avec son chien Wags (qui ressemble furieusement à Milou !), au milieu des aventures qu’il lit, et en devient presque le héros.
Dickie intervient donc successivement avec Robinson Crusoé, Robin des bois, les chevaliers de la table ronde, Custer, etc.

Cela mise donc sur une sorte de poésie, les rêves d’un gamin qui se réalisent (un petit peu de « Little Nemo » dans le personnage de Dickie ?). Le point de départ n’est pas inintéressant. Mais voilà, la narration est elle aussi datée. En effet, pour un lecteur contemporain, cela manque clairement de dynamisme et surtout c’est très naïf (en cela il n’est pas très éloigné d’Hergé période Totor). Et bien sûr (concernant Custer et les Indiens par exemple, c’est imprégné des préjugés de l’époque, qui semblent aujourd’hui – heureusement – dépassés).

A cette naïveté, cette lourdeur scénaristique (et le fait que Dickie, jeune enfant soit immédiatement adopté comme pair, voire comme chef par toutes les personnes qu’il rencontre), s’ajoute quelques autres trucs eux aussi un peu lourds. Comme certaines interjections (« Gee Hooligans » par exemple), reprises à tout propos.

C’est donc une curiosité historique, que l’on peut éventuellement emprunter, mais qui risque de rebuter un grand nombre de lecteurs (cela s’adresse plutôt à de jeunes lecteurs).
Mais, si j’ai été un peu dur, et pour poursuivre ma comparaison avec les premiers Hergé, je dois dire que c’est beaucoup plus intéressant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Jésus Sixte  posté le 17/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un habillage qui donne à ce petit album de faux airs de missel, les auteurs se lancent dans ce qui devient quand même une sorte de mode du moment, à savoir revisiter la Bible, et tourner en dérision, en les parodiant, le personnage du Christ et certains passages célèbres de ce livre sacré.

Il faut dire que la Bible – même pour ceux qui ne l’on jamais réellement ouverte (et qui forment statistiquement la majorité de la population) – fournit à tout le monde une foule de personnages, d’événements et d’expressions qui sont entrés dans l’imaginaire commun, il est dès lors plus facile et efficace de les parodier, cela « parle » au plus grand nombre.

La vraie difficulté réside en fait à se démarquer de la masse des parodies, de faire original, ce qui n’est pas forcément évident, car beaucoup de gags ont déjà été placés sur ce sujet.
C’est un peu là où le bât blesse ici (sauf pour le personnage de Sixte et ses parents assez spéciaux), même si cet album, qui est tiré d’un blog, n’est pas complètement mauvais, et que je l’ai trouvé globalement amusant.

Quelques bonnes idées donc, mais un ensemble inégal et pas assez original parfois. A noter que c’est un peu construit comme une suite de strips qui constituent une histoire.

Nom série  Question de nerfs  posté le 17/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un style qui m’a fait penser à Sempé ou Mordillo, mais en moins poétique. Car c’est un peu plus noir ici (cela se rapproche peut-être plus de Quino en fait). En tout cas, Pat Mallet a regroupé un grand nombre de gags dans cet album. Celui-ci est quasi muet (deux ou trois phrases tout au plus), les gags allant du simple dessin à un enchaînement de 5-6 dessins.

Contrairement à ce qui se passe pour beaucoup de productions du genre, l’ensemble est assez homogène au niveau du ton (gentiment noir), mais aussi et surtout de la qualité : c’est globalement réussi, amusant, et je vous recommande la lecture de cet opus. En effet, c’est vraiment un bon album du genre, et c’est assez étonnant qu’il n’ait pas déjà été référencé sur ce site.

Nom série  Nuits blanches (Foerster)  posté le 17/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est quand même fou comment Foerster réussit à se renouveler, en faisant pourtant toujours la même chose, hein !?

En effet, les huit histoires qui composent cet album reprennent les bonnes vieilles recettes de l’auteur.
A savoir un dessin aux petits oignons (je l’aime vraiment beaucoup), usant d’un beau Noir et Blanc, tout à fait raccord avec les ambiances gothiques développées dans ces histoires. Les personnages ont tous des trognes (et des noms – très « Groland » quand j’y pense) pas possibles, souvent filiformes (comme pour le décor avec des immeubles ou maisons qui s’élèvent bien haut, comme les plafonds, le tout plus ou moins brinquebalant), ou alors hydrocéphales.

Pour ce qui est des histoires, un peu d’humour noir saupoudre un fantastique qui ne mise jamais sur une surenchère, mais qui au contraire joue sur de petites touches, des transformations par étapes. Je me dis que Foerster devait aimer « Alfred Hitchcock raconte » ou « La quatrième dimension », car on y retrouve aussi parfois ce malaise instillé jusqu’à la chute finale. Et cette chute est le plus souvent réussie. Ici, plusieurs jouent sur le thème de l’observateur observé dans le retournement final.

Bref, voilà un auteur à suivre, bien sûr, et un album qui ravira ses amateurs – même s’il n’est pas tout jeune. D’ailleurs, je me fais la réflexion à chaque fois que j’avise les albums de Foerster, il ne semble pas avoir beaucoup de lecteurs. C’est vraiment dommage, car il a du talent.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Male Call  posté le 17/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album dont la rencontre n’est pas très courante, d’un auteur dont je n’avais pour le moment rien lu, mais qui m’intriguait, car loué par Pratt. Et force est de reconnaître que le trait en Noir et Blanc de Caniff est clairement une influence majeure de Pratt (période argentine, voire ultérieure). Pour le dessin un petit peu, mais surtout pour l’utilisation du Noir et Blanc, à « gros traits », se concentrant sur les personnages, au détriment du décor.

Comme la très bonne présentation en introduction du volume le précise (Futuropolis a de toute façon très bien fait les choses ici – comme pour d’autres albums de cette collection d’ailleurs), ce personnage et ces strips sont une commande de l’armée américaine, pour divertir les troupes durant la Seconde guerre mondiale. Ils n’ont donc été diffusés que dans des magazines pour militaires (sur tous les théâtres d’opération de l’armée américaine), et cela s’est arrêté avec la guerre.
J’avais un peu peur que cette « commande » n’implique que de la pure propagande sans aucun effort créatif. Eh bien en fait, je ressors de ma lecture bien plus satisfait que je ne le craignais.

Formellement, cela se présente comme une suite de strips (3 à 6 cases à chaque fois). Et on comprend que les soldats, parce qu’ils aspiraient à voir autre chose que l’horreur des combats, mais aussi parce que les strips se déroulent au milieu de soldats, aient été rapidement fans du travail de Milton Caniff.

Mais, évidemment, c’est bien l’héroïne, Miss Lace, qui devaient les attirer et les émoustiller ! En effet, cette femme (qui n’est pas militaire mais s’installe à côté de cantonnement, sans avoir d’occupation précise d’ailleurs), est rudement attirante ! Inspirée par la plastique de Rita Hayworth, elle en adopte aussi parfois certaines tenues légendaires : c’est ainsi que Lace est souvent vêtue d’une robe à fourreau et chaussures à talons (improbables évidemment dans une caserne militaire !), avec un décolleté pigeonnant qui produit de sacré effets sur les soldats des strips – et probablement sur les lecteurs.

Véritable pin-up, hyper sexy (lorsque ses jambes se dévoilent, elles sont gainées de bas à couture et jarretelles), elle n’est pas farouche, et n’hésite pas à réconforter les soldats par des baisers, ou des positions aguicheuses. Il faut dire qu’elle ne semble pas trop futée (une ingénue ?), mais qu’elle a aussi des côtés vamp et délurée, avec quelques côtés pervers aussi. Mais elle ne va pas jusqu’à coucher avec les soldats, et n’est quasiment jamais montrée nue : et alors n’est-ce qu’en ombre chinoise.

Bref, cette pin-up, véritable bombe plus ou moins naïve aux accessoires fétichistes (et le Noir et Blanc de Caniff renforce bien évidemment l’érotisme trouble qui entoure Miss Lace) a dû provoquer pas mal d’émois chez les lecteurs !

Et c’est là qu’on s’aperçoit que, lorsque le moral des troupes est en jeu, l’armée est capable de laisser passer pas mal de choses que la censure américaine de l’époque (et postérieure d’ailleurs) combattait : une femme aussi libérée, aux tenues hyper sexy, célibataire vivant au milieu de centaines d’hommes, et qui appelle tous les soldats « général », c’est assez atypique. Mais hélas la parenthèse va se refermer avec la guerre, et cette pin-up va perdre les libertés que la guerre lui avait octroyées, Caniff se tournant vers d’autres personnages.

L’humour bien sûr est pas mal daté – et devait rester (thème et commande militaire oblige) dans un certain cadre. Mais pour l’époque, c’est pas mal du tout, certains gags sont pas mal faits – en tout cas, sont largement du niveau voire au-dessus de certains comics postérieurs. Quant à la propagande proprement dite, elle n’est clairement présente que dans quelques strips, et n’alourdit pas trop la lecture de l’ensemble (qu’il faut sans doute lire à petite dose).

Pour ce qui est d’un éventuel conseil d’achat, étant donné la relative rareté de la chose… Mais pour sa qualité historique, et pour la découverte d’un auteur important des comics US, les amoureux peuvent se laisser tenter.

Nom série  Philipp Kradow détective privé  posté le 16/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Philipp Kradow, est détective privé. Privé de pas mal de choses en tout cas, dont l’intelligence (et d’une partie de son visage, toujours masqué par son chapeau). On est donc ici dans une ambiance d’humour con et/ou crétin.

Embarqué dans des enquêtes débiles et/ou farfelues, Kradow use d’un vocabulaire souvent ordurier (et les commentaires en off en rajoutent une couche, tout en donnant dans le stupide, le redondant ou l’absurde). Cela ressemble parfois à ce que faisait Larcenet avec Bill Baroud (surtout l’histoire où Kradow doit garder le chat de sa voisine).

Sorte de parodie de Philip Marlowe – et de tous les détectives des romans noirs et poisseux, mais alors parodiés au treizième degré !, Kradow étale sa connerie à longueur de pages et d’histoires, dont les intrigues s’étalent parfois un peu trop avant d’aboutir à la chute – qui généralement ajoute une dernière couche d’humour crétin.

Comme souvent c’est inégal, et ce n’est clairement pas un chef d’œuvre. Mais les amateurs de ce type d’humour débile peuvent y trouver leur bonheur (le conseil d’achat ne s’applique qu’à eux).

Sinon, même si cet aspect n’est pas le plus important dans ce genre d’album, je dois dire que je n’ai pas vraiment aimé le dessin. Et encore moins la colorisation, à l’ordinateur, qui donne un rendu assez hideux.

Nom série  Fort Wheeling  posté le 16/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Avec Les Passagers du vent (dans un autre registre), « Fort Wheeling » a été pour moi l’une des portes d’entrée vers la Bande Dessinée adulte. C’est en tout cas une série qui m’avait beaucoup marqué lorsque je l’avais découverte en bibliothèque – il y a bien longtemps maintenant, au début des années 1980.

Il faut dire que j’étais déjà intéressé, passionné par le monde indien, et que j’avais lu à la même époque le Cycle de Bas-de-Cuir de Fenimore Cooper : j’étais alors réellement passionné par ces coureurs des bois, à cheval sur plusieurs cultures et vivant une pleine mais sauvage liberté.

J’ai depuis acheté l’intégrale. Les albums ont été colorisés (je ne sais que penser de ce changement). Mais de toute façon cette intégrale est bien fichue, puisqu’aux deux tomes elle ajoute un dossier final présentant les biographies des principaux protagonistes, des cartes, et plusieurs cahiers graphiques : de superbes dessins à l’aquarelle de Pratt, dans un style différent de Wheeling.

Pratt s’est donc beaucoup documenté, pour nos narrer ces événements, qui se déroulent dans le dernier quart du XVIIIème siècle, au moment du début de la Guerre d’indépendance américaine. Au milieu de cet événement, pour lequel chacun doit choisir son camp, Pratt présente des protagonistes très divers, qu’ils soient Blancs ou Indiens.

Ceux qui ont déjà lu Sergent Kirk savent que Pratt s’est depuis longtemps intéressé à cette région et ses sous-bois, ainsi qu’aux liens unissant/désunissant Blancs et Indiens, mais aussi les progrès de son dessin ! Pratt a d’ailleurs traité certains de ces aspects (avec moins d’amplitude il est vrai) dans plusieurs autres albums, que ce soit Ticonderoga ou Billy James (je n’ai toujours pas pu mettre la main sur ce dernier !). Et les amoureux du sujet pourront se référer à L'Homme de la Nouvelle Angleterre de Battaglia, ou aux très beaux mais plus récents albums de Prugne.

Pour en revenir à « Fort Wheeling », si l’on fait abstraction du style graphique de Pratt (que je trouve ici très beau – mais qui semble faire débat), certains aspects de la narration peuvent dérouter. En particulier la volonté de Pratt de montrer « au plus près » les protagonistes, leurs relations, qu’elles soient amicales ou violentes, d’une manière dépassionnée. Il y a parfois un côté pointilliste, tout n’est pas expliqué ou développé : mais j’ai bien aimé cette narration.
Certes, on aurait pu avoir quelques personnalités davantage développées, ou alors l’accent mis sur des types marquants de ces « frontaliers » (comme le tueur d’Indiens Lewis Wetzel, aussi intrigant que flippant). Mais ce n’était pas la volonté de Pratt.

Mon seul réel bémol concerne essentiellement le second tome. Si celui-ci – réalisé quelques années après le premier est parfois plus « lisible » (cases plus grandes, avec un texte lui aussi moins dense et une police de caractères plus grande), j’ai trouvé qu’il était un chouia moins « enlevé » que le précédent. Plus linéaire, il prend moins les chemins de traverse, porte moins vers la rêverie je trouve. Par ailleurs le dessin a évolué – lorgnant parfois vers le trait de Tardi.
Surtout, j’ai trouvé la fin un peu abrupte, comme si Pratt avait décidé brusquement de mettre fin à une intrigue sans avoir eu le temps de réellement la conclure (une suite était-elle envisagée par lui ?).

Bon, sinon, le charme de ma première lecture n’est pas rompu, et je garde encore en tête le grand plaisir ressenti à découvrir cette série (d’où le coup de cœur). C’est probablement l’œuvre de Pratt qui m’a le plus marqué.

Nom série  Spoot & Nik  posté le 15/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs – et la NASA ! – envoient dans l’espace deux sombres crétins, qui prennent par là même contact avec des extraterrestres.

C’est une suite de gags d’une page généralement, qui s’empilent plus ou moins pour former une histoire. C’est un peu plus con que Buzz & Bell, et sur le même registre et mêmes thèmes que LFDU14 - Les Fils de l'Univers. A l'ouest de l'infini et Cosmik Roger sont aussi proches de cet album, par l’humour très très con développé, et la Science-Fiction débile présentée.

Mais voilà, si certains gags m’ont amusé (ce qui fait que je suis moins sévère dans mon appréciation que Spooky), c’est très inégal et globalement assez moyen (en tout cas moins bon que la plupart des séries évoquées plus haut).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Bonheur dans le Crime  posté le 14/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange album que celui-ci, duquel je ne sais pas trop quoi penser.
En partie prépubliés dans L’Echo des Savanes, les huit chapitres qui le constituent forment une sorte d’hommages aux bandits, aux loulous, à tous ceux qui vivaient en marge de la société, avec des codes qui leur étaient propres. Et un langage aussi !

En effet, l’intrigue – assez obscure et finalement ténue, suit l’enquête menée par un chercheur, Ernest Lacassade, sur les langages argotiques. Celui-ci évoque (et cite abondamment) Villon, Lacenaire, Sade, Jacob, Stevenson, etc. Bref, les marginaux, hors-la-loi et autres pirates de plusieurs époques, qui apparaissent dans plusieurs bouts d’histoires, entrecoupées de passages où notre Lacassade fait ses recherches, et paye même de sa personne avec les blousons noirs de banlieue (puisqu’il cherche la Cour des miracles moderne).

C’est assez loufoque, parfois dur à suivre (que ce soit pour l’intrigue ou ce qui en tient lieu, ou pour le flot de termes argotiques de toutes les époques), même si je trouve intéressantes les références qui abondent dans cet album.
Si vous avez l’occasion de tomber dessus (ce qui n’est pas forcément évident), feuilletez-le avant d’envisager l’achat.
Note réelle 2,5/5

Nom série  La Dernière Rame  posté le 14/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Milstein, un musicien qui enchaîne des petits cachets se fait virer et, suite à un concours de circonstances, se retrouve à la rue, sans papier. Il en profite pour changer radicalement de vie, pour faire totalement table rase du passé. Au propre comme au figuré d’ailleurs, puisqu’il joue à l’amnésique, coupant les ponts avec son ancien boulot, ses amis, sa compagnes, refusant la moindre contrainte, pour ne plus se fier qu’au hasard et refuser toute responsabilité. Il va intégrer les « Anonymes Anonymes », qui va se révéler être une secte.

On suit Milstein cherchant à échapper à la secte, mais aussi à sortir de l’impasse où il s’était fourvoyé. Même s’il y a des longueurs, et si ce n’est pas toujours très rythmé, l’album se laisse lire.

Le dessin, qui use d’un Noir et Blanc classique pour l’époque, avec des nuances de Gris, est plutôt bon.

Un album semble-t-il oublié, mais qui n’est pas inintéressant.

Nom série  Sasmira  posté le 14/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avise la série après lecture des trois premiers tomes. C’est-à-dire sans que mon avis ne soit influencé par la très longue coupure entre les différents tomes, qui a semble-t-il – et à juste titre – gêné la plupart des précédents lecteurs. Mais je suis aussi le premier à aviser la série après avoir lu le troisième. Ce qui va aussi modifier quelque peu le point de vue.

En effet, le gros point fort de cette série, c’est avant tout le dessin de Vicomte, vraiment très beau. Très fin, ciselé, presque maniéré, il donne dès le départ un chouette habillage à l’histoire. Que ce soit pour les décors, mais aussi les habits début XXème siècle. Et il fait de Bertille une femme plus que séduisante, dégageant un fort parfum d’érotisme – un peu, toute proportion gardée, comme la Coraline de Songes.
Hélas, le dessinateur change à partir de ce troisième tome (Vicomte a partagé son travail dès la fin du deuxième tome avec Claude Pelet, mais c’est à peine notable). Et je n’aime pas ce genre de changement en cours de série. Surtout qu’ici on y perd au change ! Si le dessin d’Anaïs Bernabé est sans réel défaut, je le trouve à la fois très différent de celui de Vicomte (au point que les traits de certains personnages ont trop changé par rapport aux originaux) et moins beau (avec une colorisation elle aussi moins réussie, plus aidée par ordinateur semble-t-il) : on n’y retrouve plus le rendu très « dentelle » de Vicomte pour les vêtements, et même Bertille, voire Sasmira m’ont paru moins séduisantes.

Pour ce qui est de l’histoire, elle est assez improbable, bien sûr, et pas forcément très originale. Mais le tome introductif se laisse lire très agréablement. Toutefois, le rythme est bien trop lent, cela ronronne, et les passages « égyptiens » qui arrivent ensuite sont eux trop longs.
Une partie des deuxième et troisième tomes, s’ils éclairent un peu le mystère originel (sans lever tous les voiles) sont ainsi décevants.

Je ne sais pas quand ni comment Vicomte va conclure cette aventure, mais il faudrait qu’il le fasse vite (et je ne parle pas uniquement du rythme de parution, mais aussi du scénario). Et si possible en reprenant lui-même le crayon !

Nom série  Le Cycle de Taï-Dor  posté le 14/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert récemment cette série, qui fut sans doute l’une des premières scénarisées par Rodolphe ou Le Tendre.

Le dessin de Serrano est plutôt bon, mais sans âme et assez daté je trouve. Et il n’est pas forcément mis en valeur par la colorisation, que j’ai très moyennement appréciée.

Pour ce qui est des histoires (j’ai lu les trois premiers albums), elles se laissent lire, sans être non plus inoubliables. Des mondes parallèles qui donnent des possibilités scénaristiques, ici exploitées honnêtement.

Mais je pense que c’est à réserver à un jeune lectorat, l’achat ne s’imposant pas.

Nom série  Dofus - Les Shushus de Rushu  posté le 13/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est par mon fils que j’ai connu le monde et les univers/extensions Dofus/Wakfu, lui qui était fan des publications (revues), des dessins animés et autres jeux (d’abord sur le Net, puis des jeux de plateau). Mais il n'a jamais réussi à m'y convertir.

Je lui ai emprunté ce petit album, pour voir ce que ça donnait en BD, mais je pense que je n’irai pas plus loin dans ces publications de l’univers Dofus.

En effet, je n’ai pas trouvé génial cet opus, c’est le moins que l’on puisse dire.
Le dessin d’abord, sorte de manga à l’européenne (c’est un style que je n’aime a priori pas, et ici c’est un peu les travers qui sont exacerbés – à savoir l’expression des émotions sur les visages, les mouvements du corps accentués, surtout lors des combats, etc). De plus, la colorisation (alternant plusieurs bichromies dans les divers chapitres) n’est pas de celles qui me plaisent. L'ensemble est assisté par ordinateur, je n'en suis clairement pas fan !

Quant à l’histoire – si je fais abstraction de quelques références à l’univers Dofus qui m’ont probablement échappé, c’est assez sans intérêt je trouve. Les jeux de mots (noms de personnages par exemple) sont aussi lourds que ceux de l’univers Lanfeust.

Bref, ces Shushus m’ont franchement déshu !

Nom série  La Croix de Cazenac  posté le 13/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur les 3 premiers cycles (8 premiers tomes de la série), que j’ai lus dans les trois intégrales en petit format.
Alors, si cela permet une découverte à petit prix, le format est souvent trop petit et ne rend pas forcément grâce au dessin de Stalner, qui est ici très bon. Et qui nous montre une Louise vraiment craquante. Mais les autres personnages et les décors sont aussi réussis.
Au passage, Stalner semble avoir recyclé le bordel du début de la série « Le Roman de Malemort » pour représenter le manoir des Cazenac : en tout cas les deux bâtiments se ressemblent franchement et un même modèle semble les avoir inspirés.

Pour ce qui est de l’histoire concoctée par Boisserie, elle se laisse lire. Avec la Première guerre mondiale comme fil rouge, avec ses boucheries, ses tranchées, on est baladé, au gré des cycles, en Russie pré-révolutionnaire, en Europe centrale et en Egypte.

La famille Cazenac, qui espionne et contrespionne de père en fils, est assez atypique ! Il faut alors faire abstraction de quelques facilités scénaristiques. En particulier tout ce qui penche trop vers la fantastique, autour des pouvoirs de chaman d’Etienne par exemple : en cela je n’ai pas trop aimé la fin du premier cycle et surtout le deuxième cycle et son affrontement avec Némésis. C’est un peu moins marqué ensuite, mais je ne suis pas fan de cet aspect de la série.

En plus du côté aventure, les auteurs ont su développer l’aspect romanesque, autour du personnage de Louise, que se « partagent » les deux frères Cazenac. Mais ils n’échappent pas à certains travers (scènes de cul pas forcément justifiées).

Cela reste donc une série qui peut s’emprunter, sans en attendre des sommets non plus.

Nom série  Sergent Kirk  posté le 12/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais acheté lors de leur sortie les trois premiers tomes de la réédition de cette série par Futuropolis (soit les 21 premiers épisodes).

C’est le nom d’Hugo Pratt qui est mis en avant – et en très gros ! – sur la couverture, et c’est lui qui a sans doute poussé Futuropolis à se lancer dans cette aventure éditoriale. Et à plutôt bien le faire d’ailleurs. En effet, nous avons droit à une couverture épaisse – comme le papier –, mais aussi, pour chaque volume, à une préface éclairante (celle de Giraud pour le deuxième tome est la seule décevante de mon point de vue, alors même que j’en attendais beaucoup). En fin de chaque volume, un historique des publications originales de chaque épisode (dans une revue argentine en 1953, puis dans une revue italienne dans les années 1960). Mosquito aurait pu faire de même pour ses récentes rééditions des travaux « indiens » de Serpieri !

Pratt donc, dans sa période argentine. Son dessin est hésitant, éludant quasiment tous les décors, se concentrant sur les personnages (surtout les visages). Pas exempt de défauts, malgré quelques belles planches. Un Noir et Blanc inspiré de certains comics américains (comme ceux de Milton Caniff, que Pratt admirait), mais qui s’en détache peu à peu, dans un style épuré, jouant sur les hachures (et qui s’améliore aussi peu à peu au fil des tomes).

Si Pratt est mis en avant par Futuropolis, il n’est ici que le dessinateur/complice de son compère argentin Oesterheld, que j’avais découvert avec L'Eternaute. On y retrouve ici sa patte : sans aller jusqu’à la mièvrerie, Oesterheld développe une intrigue qui fait la part belle à des questionnements existentiels, à la tolérance, à l’acceptation des différences.

Et c’est là que réside l’originalité de cette série, qu’il faut replacer dans son contexte. Oesterheld s’intéresse aux tribus indiennes, mais son scénario et ses dialogues sont toutefois parasités parfois par certaines approximations, généralisations et/ou erreurs factuelles (« manitou » et « sachem » par exemple, employés pour toutes les tribus). Mais au début des années 1950, le cinéma américain n’en était encore qu’au début de la réhabilitation des « Peaux-Rouges » (ou tout du moins d’une vision plus équilibrée, nuancée), et Kirk, le héros qui refuse le racisme et s’entoure indifféremment de Blancs et d’Indiens, qui préfère même vivre au milieu de ces derniers, préfigure certains westerns postérieurs.
Il n’est pas non plus interdit de penser que Charlier a pu s’inspirer en partie du personnage de Kirk pour développer certains aspects de la personnalité de Blueberry (tous les deux militaires en rupture de ban, attentifs au sort des Indiens, cherchant à éviter de faire couler le sang, et accompagnés de quelques fidèles malgré leur rejet de la hiérarchie…).

Malgré le côté brouillon, parfois naïf du dessin et du scénario, cette série – qu’il faut resituer dans son époque donc – possède un certain charme. Elle donnera aussi envie à Pratt de revenir vers les sous-bois nord-américains, quelques années plus tôt (dernier quart du XIIIème siècle), pour y situer certaines de ses plus intéressantes publications (Fort Wheeling en particulier).

C’est en tout cas une série à redécouvrir. Pour l’achat, à vous de voir, même si cela concerne essentiellement les fans de Pratt (ou du genre western peut-être).

PS : petite curiosité : parmi les fidèles compagnons progressivement agrégés autour de Kirk, un certain Corto…

Nom série  Une vie de Saint  posté le 11/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà deux auteurs et une série Fluide Glacial qui ne sont pas encore référencés sur ce site !? Et pourtant l’album n’est pas jeunot.

Comme les auteurs, le héros de la dizaine d’histoires courtes qui composent cet album, Apapucio, est espagnol. Mais, contrairement à eux, ils n’a qu’un objectif, qui guide ses pas : devenir saint (mais parce que c’est un marchepied pour la célébrité et la richesse !). C’est donc un moine plein de bonne volonté qui pérégrine, cherchant la reconnaissance divine pour atteindre au statut de faiseur de miracles.

Et il faut dire qu’il n’est pas aidé. Car autour de lui – dans un moyen-âge de pacotille et de clichés – gravitent à chaque fois les tentations. Sous forme de femmes girondes, de villageois voire d’ecclésiastiques dépravés – quand ils ne développent pas un tripot pour monnayer les sacrements.

Et dans un monde où les bonnes actions ne payent pas forcément, notre saint en devenir subit quelques déconvenues. Il faut dire qu’il est plutôt maladroit, lâche et sa morale n’est pas toujours canonique !

Le dessin de Lopez est original, même si je n’en suis pas fan. Mais son Noir et Blanc passe très bien en tout cas.
Quant à l’humour de Fontdevila (un peu noir, un peu con, un peu cynique), il n’est généralement pas assez marqué à mon goût (dans un autre registre, Maester donnait dans le même magazine une vision tout aussi iconoclaste mais plus déjanté avec sa "Sœur Marie-Thérèse"). Pas de francs éclats de rire, mais un ensemble qui est toutefois intéressant, et qui mérite d’être (re)découvert.

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