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Nom série  Rumeurs sur le Rouergue  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une curiosité. D’abord parce que c’est probablement l’une des premières – si ce n’est la première – productions de Tardi (la première publication dans Pilote date de 1971). Et ce d’autant plus que son trait diffère nettement de ce qu’il sera dans ses œuvres postérieures. Ensuite parce c’est un reflet assez net de certaines aspirations de l’époque.

En effet, l’album baigne dans l’atmosphère post-soixantuitarde, avec la mise en avant et la valorisation du retour à la campagne, de l’autogestion, et la critique du grand capital, des CRS et de la grande bourgeoisie.

Hélas, si cela ne manque pas d’intérêt en soi, c’est ici traité de manière assez naïve et très datée. C’est parfois assez proche de ce que Christin va publier au même moment avec Bilal, comme La Croisière des Oubliés et Le Vaisseau de Pierre : l’ensemble a très mal vieilli je trouve ! C’est trop manichéen, cela manque de coffre. De plus, l’apport du petit monde des lutins n’est ici pas vraiment bien exploité.

Une curiosité donc, mais qui, 45 ans après, peine à trouver une seconde jeunesse.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Photos-BD  posté le 25/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand il m’arrivait de lire plus régulièrement Fluide Glacial, il y a maintenant assez longtemps, les romans photos de Léandri m’attiraient toujours. Je trouvais généralement très réussis ces exercices de déconne.

Cet album en regroupe une dizaine. Pas tous réussis, et avec un intérêt inégal. Mais l’ensemble est tout de même très recommandable.

En effet, Léandri renouvelle ses histoires, avec des scénarios très divers, même si l’absurde et le loufoque dominent largement. J’ai en particulier bien aimée l’histoire sur les clients de taxis, très drôle, et avec une bonne chute. La première, sur Cyrano, est par contre celle à laquelle j’ai le moins accroché.

Voir certaines stars de Fluide et accessoirement copains de Léandri jouer au con dans ces histoires à deux balles est un plus, et j’imagine les tranches de rigolades qu’ils ont dû se payer en prenant la pose !

Album sympa, à (re)découvrir).

Nom série  La Caste des Méta-barons  posté le 24/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis recoupe en grande partie celui d’Agecanonix à propos de ce Space Opéra contant (ce sont deux robots qui se racontent l’histoire) le destin tragique de la dynastie des Castaka.
En effet, j’ai été lassé au bout d’un moment par cette histoire qui ne se renouvèle pas trop au fur et à mesure qu’apparaissent les derniers entrants de la généalogie.

C’est vraiment du rentre dedans, de la grosse artillerie (dans tous les sens du terme !) que nous sort là Jodorowsky. Et cela passe trop souvent par des raccourcis qui assèchent un peu le récit, et lui ôte une partie de sa portée épique.

Le récit est toutefois aéré par quelques touches d’humour. Essentiellement dans les dialogues entre les deux robots (même si ce sont un peu les mêmes vannes qui reviennent). Et peut-être aussi dans cette avalanche de termes techniques, cette logorrhée emphatique et survoltée, dont use Jodorowski dans les dialogues et dans les commentaires hors phylactères : je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a là quelques second ou troisième degrés – même si Jodorowsky est coutumier d’une surenchère mystique, et qu’il ne connaît que rarement la demi-mesure.

Le dessin de Gimenez est globalement bon, voire très bon par endroits (superbes décors, jolis corps de femmes par exemple). Je mettrai juste un bémol pour sa propension à représenter les personnages la gueule ouverte, les dents en avant. Si ce n’est une publicité pour les dentifrices, on a l’impression que tout le monde crie tout le temps !
Et je trouve souvent la colorisation trop terne…

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Salade tomate oignon  posté le 24/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album sans prétention, mais qui est globalement sympa à lire.

C’est une suite de petites histoires au ton à chaque fois doux amer, flirtant parfois avec l’humour con et/ou noir. De l’humour qui ne déclenche pas forcément des éclats de rire, certes, mais qui réussit le pari de la déconnade, usant parfois d’un second degré un peu froid.

Sympathique à lire, donc, cet album bénéficie de l’aide de « copains » des auteurs, qui apparaissent par l’intermédiaire de certains de leurs personnages (Bouzard, Goossens, Fabcaro, Boris Mirroir, Erre…).

Petit moment de détente (vite lu quand même) recommandable.

Nom série  Les Mange-bitume  posté le 23/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album que je recherchais depuis pas mal de temps, en ayant beaucoup entendu parler – et en bien.

Publié au début des années 1970, cet album est par certains côtés sacrement « daté ». Et en particulier par le dessin et surtout la colorisation, typiques de cette période.

Le sujet ensuite. Dès le prologue, on sent le contexte de la fin des Trente glorieuses et des années Pompidou, avec la modernisation du pays, et en particulier les infrastructures de transport (c’est le moment de la construction du périphérique de Paris par exemple).

Ce prologue nous lance peu à peu dans une sorte d’anticipation « modérée » des développements de la civilisation de l’automobile, pour en arriver à une situation où tout ce passe sur la route, chacun errant sans cesse sur les rubans d’autoroute, vivant dans des « cars » (un peu comme dans un sketch de Raymond Devos).

S’ensuivent plusieurs petites histoires, montrant l’absurdité, la froideur de ce monde dans lequel nul ne sort plus du rang – et de sa voiture.

Je regrette juste des commentaires off trop verbeux, un peu lourds.

Mais pour le reste, c’est vraiment un album intéressant. D’abord par sa dénonciation – par l’absurde (et parfois quelques moments de poésie et d’humour un peu noir) de la civilisation de l’automobile. Mais cela va aussi plus loin, en s’attaquant à la société de consommation, plus généralement, chaque automobiliste n’étant plus qu’un consommateur captif, voyageant et/ou achetant, consommant sans état d’âme ni volonté propre.
Enfin, l’une des histoires (la plus longue) est une critique très bien fait du fonctionnement de la démocratie, qui écarte les vrais débats au profit d’autres complètement annexes, et qui fait croire aux électeurs qu’ils décident vraiment de choses que d’autres (ici des machines) décident en fait pour eux.

La prise de pouvoir finale par les machines est un amusant pied de nez à cette civilisation du consommateur automobiliste, sensé acquérir sa liberté (de déplacement entre autres) grâce à l’outil qui pourtant l’asservit.
Après un prologue faisant l’apologie (ironique) du progrès, la chute est un amusant contrepied !
Pas facile à trouver –et pas toujours en bon état, comme souvent pour cette collection de Dargaud, très fragile – cet album est clairement à redécouvrir.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Shangri-La  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album imposant, par le format relativement grand et la pagination (plus de 220 pages) que le label 619 des éditions Ankama (auquel Bablet fait un petit clin d’œil page 37…) nous sort ici.
Un album qui possède qualités et défauts.

Qualités et défauts se retrouvent d'ailleurs à la fois dans le scénario et la partie graphique.
En effet, on découvre de superbes planches, que ce soit des plans larges dans l’espace, certaines scènes sur des planètes ou les décors minutieux de la station spatiale, c’est souvent très chouette. La colorisation est elle aussi intéressante.
Par contre, le dessin des personnages m’a un peu gêné. Outre qu’il est parfois difficile de les différencier, je n’ai pas vraiment aimé les visages.

Pour ce qui est de l’histoire, elle est relativement bien fichue, influencée par « 1984 », « 2001 l’Odysée de l’espace » ou par l’univers de Philip K. Dick. On y retrouve aussi une critique de la société de consommation, et plus particulièrement de l’endoctrinement par la publicité (critique aussi de la démocratie et de sa « fabrication du consentement », pour citer Chomsky) par l’emprise tentaculaire des firmes transnationales. Les techniques de marketing des géants de l’immatériel (Google en tête), voire celles de firmes comme Apple (les campagnes de lancement des téléphones Tianzhu singent les arguments de « nouveauté permanente » des I-phones) sont ici clairement attaquées. Indirectement, mais aussi plus directement par la révolte de rebelles dans la dernière partie.

Intrigue intéressante donc, avec quelques faiblesses selon moi.
D’abord, le côté un peu facile et déjà vu de la critique sociale de Bablet – même si cela ne tombe pas dans le prêchi-prêcha.
Ensuite, j’ai trouvé certains passages confus. En particulier dans le dernier tiers.

Un album qui mérite le détour.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Murena  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n’ai pas toujours été convaincu par les productions de Dufaux – loin s’en faut ! –, mais là, je dois dire que c’est plutôt une réussite.

L’histoire romaine a déjà donné de l’inspiration à de nombreux scénaristes, qui se concentrent généralement sur le tournant entre la République et l’Empire. Si l’on met de côté Astérix, qui ne prétend pas à la crédibilité historique (en faisant par exemple de Jules César un empereur), la plupart des séries ont cherché à maintenir un verni historique pour enjoliver les libertés prises par les scénaristes avec la réalité. Bien souvent c’est bancal et la mayonnaise n’a pas pris.

Ici, bien au contraire, je trouve que le travail de Dufaux est équilibré. Il a cherché à « respecter » une trame historique, jusque dans certains détails (expressions, mœurs, personnages, événements), ce que confirme la courte bibliographie (allant du relativement érudit à la grande vulgarisation) qui clôt chacun des albums. C’est plutôt bien fait, mais en plus, cela ne nuit pas à la fluidité d’une intrigue vraiment bien fichue, centrée autour de Néron (il faut dire que les premiers empereurs romains, leur entourage et leurs mœurs offrent aux scénaristes un terrain de jeu fourmillant de possibilités).

La grande et les petites histoires sont ici habillement mêlées, avec le personnage de Lucius Murena comme fil rouge et catalyseur d’intrigues entremêlées. Du classique, mais bien fichu donc, une aventure que je vous recommande. Peut-être une légère baisse de régime dans le neuvième tome, mais je fais confiance à Dufaux pour relancer l’aventure après l’incendie de Rome et les persécutions contre les chrétiens.

Si la lecture est aussi plaisante, captivante, c’est aussi que le dessin de Delaby est vraiment très bon. Très réaliste, il réussit tous ses personnages, leurs expressions, voire leur évolution (Murena par exemple). Et il croque de belles femmes, Dufaux agrémentant les albums de quelques scènes érotiques – justifiées et non pas simples prétextes – qui font d’Eros un bon complément de Thanatos, très présent dans cette série.

Une série très recommandable donc, en tout cas une belle réussite du genre historique. J’espère que la suite se haussera au niveau des deux premiers cycles (même si je m’interroge sur le temps qui passe depuis le premier album du troisième cycle ?).

Nom série  Amours Volatiles  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà sûrement l’œuvre la moins connue de Ptiluc, si j’en crois le peu d’avis qu’elle a suscités. Et j'ai rapidement compris pourquoi ! En effet, j’avoue m’être fait gravement ch… en lisant cet album, que j’ai découvert récemment, par hasard.

J’ai en effet trouvés très lourdingues les questionnements existentiels de cette oie, avec des textes souvent en voix off d’un intérêt assez limité. Ce n’est jamais drôle (était-ce le but ?), ni même intéressant. Les humains qui la côtoient manquent eux aussi d’intérêt, dialogues et personnalités étant plus que fadasses.

Si Ptiluc semble apprécier de faire philosopher des animaux (des rats, des cochons généralement dans d’autres séries), il ne réussit pas ici à captiver le lecteur, c’est le moins que je puisse dire. Voilà clairement un gros ratage, et un album plus que dispensable.

Surtout que le dessin n’est lui non plus pas extraordinaire. Idem pour la colorisation, terne, délavée et somme toute bâclée.

Bref, voilà un album qui je pense va retomber dans l’oubli, sans que l’on puisse vraiment le regretter.

Nom série  Les Cahiers d'Esther  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un gros bof pour cet album, auquel je n’ai pas du tout accroché. Ce n’est pas nul, mais cela ne m’intéresse pas.

Et cela confirme mes réticences à propos des séries de Sattouf tournant autour des jeunes, de leurs relations aux autres, de leur scolarité (j’avais été déçu par la lecture de Retour au collège par exemple).

J’ai emprunté cet album en pensant y trouver ce qui m’avait plu chez L'Arabe du futur : le même éditeur, la même utilisation de la bichromie, j’en attendais le même plaisir de lecture. Hélas c’est une déception.

En effet, je n’ai pas réussi à m’intéresser à cette gamine et ses questionnements, dialogues et péripéties me laissant indifférent. Rien de drôle non plus, rien de l’autodérision présente dans L'Arabe du futur.

Je ne sais pas à quel public s’adresse ces « Cahiers d’Esther », mais je n’en fais visiblement pas partie.

Nom série  Poupée d'Ivoire  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne manque pas de qualités, d’originalité, mais qui pêche aussi par certains défauts, qui m’empêchent d’aller au-delà des trois étoiles.

Le sujet d’abord, qui sort des sentiers battus de la bande dessinée franco-belge, puisque l’on va traverser une partie des steppes d’Asie centrale et de l’Est, faire quelques incursions en Asie du sud-est, tout en nous intéressant au monde chinois, qui tente de dominer tous ces peuples.

C’est un choix osé de Franz, qui cherche à ancrer son récit dans un cadre historique précis (grosso modo fin VIIIème, début IXème siècles), en plaçant à plusieurs reprises de petites planches faisant allusion aux Carolingiens, aux conquêtes arabes…

Nous suivons dans cette série les aventures de Timok, héritier déchu d’un roi barbare, et d’une prostituée, Yu Lien : leurs relations amoureuses – pas toujours faciles ! – servent de fil rouge à ces aventures asiatiques.

Le sujet est original, et Franz s’est semble-t-il bien documenté. De plus, son dessin, s’il fait un peu « daté » (surtout dans les premiers albums), est vraiment bon. Il croque vraiment très bien les personnages et les chevaux, là-dessus pas grand-chose à redire.

Mais, si l’histoire se laisse lire plutôt agréablement (il y a là un petit côté Thorgal en Asie chez Timok !), quelques bémols m’ont un peu gêné.

Timok est passé trop rapidement du barbare sanguinaire qu’il incarnait lors de sa première apparition à la personne plus « raffinée », calme (même si cela reste violent) du reste de la série. Cette métamorphose ne m’a pas paru très crédible, même si Franz l’explique par son amour pour Yu Lien. Toujours est-il que de brute hyper virile et dominatrice, il en est presque devenu le sbire domestiqué par sa douce et tendre (j’exagère, mais pas trop), perdant un peu trop de sa « sauvagerie ».

Yu Lien, donc, à qui Franz a donné une personnalité très affirmée (n’est-ce pas le personnage principal au final ?) qui peut se défendre. Mais je n’ai pas non plus trouvé crédible la rapidité avec laquelle elle est devenue une combattante et une tueuse experte (genre ninja) après sa rencontre avec Shu Weï. Yu Lien qui, en plus de sa personnalité affirmée, dispose d’un corps très beau, et exhale une forte sensualité : à plusieurs reprises, elle exprime sa bisexualité et, plus généralement, son très fort appétit sexuel (et sa pudeur très discrète !) : là aussi c’est elle qui domine Timok (mais plusieurs fois, l’acte sexuel, pratiqué en pleine bataille m’a paru plus qu’incongru !).
Enfin, autre improbabilité, la faculté qu’ont Shu Weï et Kaliber – tous deux très vieux et blessés – à traverser une partie de l’Asie et retrouver comme par hasard vers la fin de l’épopée nos deux tourtereaux !

Malgré ces remarques, je le répète, cette histoire est un bon récit d’aventure, souvent ponctué de scènes de sexe (images soft, mais bien développées par le trait de Franz). Je regrette juste que la fin soit un peu moins réussie, voire bâclée. Si la mort de Franz explique un dernier album clairement moins bon (le changement de dessinateur est très gênant et le texte de Corteggiani n’est pas folichon), je trouve que l’intérêt baissait un peu déjà, depuis l’album « La femme lynx ».

Au passage, la réapparition de la Scythe Gorytuse au début du tome 8, montrait que Franz souhaitait lui redonner un rôle (un peu à l’image de Kriss de Valnor, la jolie et immortelle « méchante » dans Thorgal je trouve, pour reprendre ma comparaison précédente, mais la mort de Franz nous prive de cet ultime rebondissement).

A découvrir, à l’occasion.

Nom série  Le Désespoir du Singe  posté le 22/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui procure de chouettes moments de lecture, et que je ne peux que vous recommander.

D’abord parce que le dessin d’Alfred, très moderne, et bien accompagné par une colorisation elle aussi réussie, est tout à fait raccord avec cette histoire d’aventures (politiques et/ou amoureuses).

Ensuite parce que cette histoire justement, est rapidement captivante – même si la trame n’est pas toujours originale. On y retrouve (surtout dans les deux derniers tomes) un peu du roman de Pasternak « Le docteur Jivago » (les passages enneigés, l’histoire d’amour au milieu d’une révolution, et cet officier implacable circulant en train spécial et, plus généralement, ce beau et triste lyrisme).

L’histoire nous décrit une dictature aux prises avec une menace révolutionnaire. Rien n’est précisément situé, que ce soit au niveau chronologique (le XXème siècle ?) ou géographique : des noms à consonance magyare nous rattachent à l’Europe de l’est ou du centre ? Enfin, l’histoire de cette mer intérieure, asséchée par une dictature imbécile la sacrifiant aux productions agricoles n’est pas sans rappeler la mort de la mer d’Aral : là aussi on en revient à l’URSS ?

Une belle série d’aventure, des histoires d’amour (qui, comme on le sait, finissent mal, en général) : une belle réussite en tout cas !

Nom série  Hand  posté le 21/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
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J’ai laissé mon doigt appuyé sur la touche interrogation, et il m’a fallu du temps pour l’enlever ! En effet, je n’ai pas vraiment tout compris de ce scénario alambiqué, abscond, ce qui a rendu la lecture passablement pénible au bout d’un moment.

Pourtant, le début n’est pas désagréable, cela ressemble à de la bonne science-fiction assez classique, avec une société ultra contrôlée, policée, dirigée par une oligarchie en retrait. Et une chasse poursuite dirigée contre quelques déviants – plus ou moins malgré eux (quelques accointances ici avec « Blade Runner »). Pour le reste, ne m’en demandez pas plus, car ça m’est passé au-dessus de la tête…

En effet, rapidement, l’utilisation d’une flopée d’expressions, de termes technico-abstraits ralentit la lecture et l’intérêt : vers la fin du premier tome j’attendais que cela s’aère, mais en fait aucune amélioration n’est venue, bien au contraire, une sorte de bouillie, de charabia envahit les dialogues. Du coup le suspens instillé depuis le début peine à captiver le lecteur, qui se débat avec le texte, s’y noie.

Reste le dessin, qui n’est finalement pas trop mal – classique, même si un peu « vieillot » je trouve pour son âge (avec une colorisation hélas pas toujours réussie). C’est essentiellement le dessin qui me pousse vers la deuxième étoile, car c’est avec difficulté que je suis arrivé au bout de ces trois tomes.

Nom série  Guillaume le Maréchal  posté le 21/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Guillaume le Maréchal » est un grand livre d’un très grand historien, Georges Duby, et j’encourage tous ceux qui veulent en savoir plus sur la société du tournant des XIIème et XIIIème siècles à le lire.

Dans la préface qu’il accorde à cette « adaptation » en bande dessinée de son livre, Duby émet le souhait que cela permette de faciliter l’accès à son travail à un nouveau lectorat.

Je suis plutôt circonspect, et ne suis pas convaincu par le résultat.
En effet, le travail est très – trop – classique, et manque singulièrement de dynamisme, d’allant – tout le contraire du livre de Duby.

Le dessin d’abord, qui est de qualité, mais trop lisse, figé, et qui fait presque plus vieux que son âge ! Quant à l’histoire en elle-même, elle est contée de manière là aussi trop plate. Dialogues et commentaires hors phylactères sont parfois redondants, l’ensemble reste trop « pédagogique », sans que Ruffieux n’arrive à captiver le lecteur, alors même que le sujet s’y prêtait.

En effet, toute la force du travail de Duby consistait, au travers de la carrière de ce chevalier hors pair, à expliquer la mentalité féodale, les liens de vassalités, la construction des royaumes de France et d’Angleterre (du moins des dynasties des Capétiens et des Plantagenêt), en prenant comme fil rouge l’ascension de ce cadet de la noblesse normande arrivé aux sommets de la pyramide vassalique anglaise.

Alors, certes – et c’est ce qui justifie mes trois étoiles (note réelle 2,5/5), tout n’est pas inintéressant dans cet album : un peu de la personnalité de Guillaume transparaît, et l’honneur chevaleresque y est relativement bien retranscrit.

En fin de volume, plusieurs annexes permettent au néophyte de s’y retrouver (carte des deux royaumes, généalogies des deux dynasties, présentation de la chevalerie et chronologie, le tout relié à la longue vie de Guillaume [qui a quand même vécu – et souvent dangereusement ! – près de trois fois plus longtemps que la majorité de ses contemporains !]). Si vous n’êtes pas au fait des grands traits de cette période, je vous recommande fortement de lire ces annexes avant de vous plonger dans cette biographie de Guillaume le Maréchal.

Un beau sujet, pas forcément mis en valeur, c’est dommage.

Nom série  The Time Before  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album est bâti autour d’une idée vaguement fantastique: un homme a la possibilité de « revenir en arrière », il peut « refaire sa vie » en modifiant certaines circonstances de son passé.

Cette idée n’est pas forcément complétement originale, elle a déjà été plus ou moins exploitée ailleurs. Mais Cyril Bonin a choisi de ne pas exagérer le trait, de ne pas aller jusqu’au paroxysme de cette uchronie permanente, comme avait pu le faire génialement Harold Ramis dans « un jour sans fin ».

Bonin n’a pas ici exploité la veine comique, il s’est finalement contenté d’un roman graphique assez sobre, qui développe une histoire d’amour simple, avec juste un petit peu de questionnement moral en arrière-plan.

Le trait de Cyril Bonin n’est pas de ceux que je préfère, mais je l’ai trouvé ici plutôt bon (moins anguleux pour les visages que dans certains de ces autres albums). Là aussi la simplicité est mise en avant.

Pas d’esbroufe donc dans cette histoire fantastique, mais un album qui se laisse lire agréablement, et que je vous recommande.

Nom série  Jack L'Eventreur (Soleil)  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire célèbre, et qui a déjà donné lieu à pas mal d’adaptations, en particulier en bande dessinée.

Si ce diptyque n’est pas furieusement original, il se laisse lire agréablement. Rien de révolutionnaire, aucun ajout fantastique ou ésotérique pour dynamiser plus ou moins artificiellement l’intrigue. Que du classique, mais bien fichu.

Idem pour le dessin, lui aussi classique, mais vraiment bon, avec une colorisation très sombre, comme de bien entendu pour cette visite des bas-fonds, de la société et/ou de l’âme humaine.

C’est un peu plus (trop ?) alambiqué dans le second tome, autour de Charcot (remarque valable pour le scénario, mais aussi pour certaines planches), mais l’ensemble est quand même plutôt recommandable.

Nom série  Les Formidables Aventures sans Lapinot  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Trondheim est un auteur très intéressant, qui a produit et continue de produire une œuvre immense et variée. C'est donc un auteur que je suis particulièrement (d'autant plus que je m'intéresse énormément à ses travaux sur l'oubapo).

Bref, je suis d'autant plus navré de dire du mal de ces " aventures ", qui font partie clairement de ce qui m'a le moins accroché dans sa production.

Si je n'avais pas été enthousiaste après la lecture des aventures AVEC Lapinot, cela restait quand même une lecture sympa (même si très inégal). Mais je partais quand même avec un peu de recul sur cette série. J'avoue avoir eu du mal à finir le seul album qui me soit tombé sous la main ("Les aventures de l'Univers").

En effet, cela ressemble trop à des fonds de tiroir, de petites notes sur le quotidien, rassemblées sans que n'y soit ajouté un peu de sel: rien ici pour dynamiser une lecture plate, creuse et décevante. Quelques sourires, certes, mais c'est trop peu pour me donner l'envie de poursuivre la découverte de cette série.

Pour le dessin, tous les styles habituels de Trondheim y passent, des personnages animaliers aux crobards patatoïdes. Mais chez Trondheim, c'est surtout le texte qui importe, et ici cela n'équilibre pas la balance.

Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 19/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Je n’ai jamais lu l’œuvre de Cervantès, mais j’en connais – comme presque tout le monde – les grandes lignes. Mais il me semble que même si – ce qui semble être le cas d’après la préface – Davis n’a pas trahi cette œuvre, il n’est pas nécessaire de bien la connaître pour apprécier ce diptyque.

En effet, Rob Davis en a fait une histoire truculente, pleine de poésie, de folie douce, avec un personnage insensible au regard des autres, qui va au-delà de ses rêves, que des lectures ont alimentés.

Les passages loufoques alternent avec des moments plus intimistes, lorsque Don Quichotte et Sancho élaborent des plans sur la comète. La narration est excellente – avec des commentaires en voix off ironiques. Quelques passages (vers la fin du premier tome) flirtent avec le théâtre de boulevard à la Guitry.

Dans le second tome, une mise en abîme voit les personnages commenter le premier tome, ceci ajoutant à l’effet comique de ces aventures picaresques.

Le dessin est très bon, parfaitement raccord avec le ton brinqueballant de l’intrigue et avec les personnages ubuesques (Ubu me semble très proche de Quichotte finalement). Et la colorisation est elle aussi originale et très sympa.
La maquette des éditions Warum est très belle (je déplore quand même une dizaine de coquilles – essentiellement dans le second tome).

Bref, une courte série que je vous encourage vraiment à découvrir !

Nom série  Petite histoire des colonies françaises  posté le 18/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Même si j’ai déjà avisé la quasi-totalité de leurs autres productions, c’est par le premier tome de cette série que j’avais découvert le travail de ce duo très complémentaire, qui codirige les éditions Flblb, chez qui ils ont produit quelques belles pépites.

D’emblée, j’ai été captivé par leur travail, et je relis encore avec un très grand plaisir cette série, même si la surprise ne joue plus. Ma seule surprise en l'avisant est de voir le peu d'avis postés sur cette série, plus de dix ans après ses débuts !

Le principe – repris dans la plupart de leurs autres séries – est de mettre en perspective, en appui, le texte très corrosif et ironique de Grégory Jarry, avec le dessin minimaliste d’Otto T. Et cela fonctionne !

Sous couvert de nous conter, de manière badine, avec force second degré et tirades ironiques la colonisation, Grégory Jarry (qui s’est visiblement documenté) réalise un implacable réquisitoire contre cette même colonisation (ses justifications, ses méthodes, ses suites actuelles…), bien sûr, mais aussi contre son image, la propagande qui l’a idéalisée ou aseptisée : il joue des images d’Epinal, avec un ton faussement bonhomme, un narrateur (aux traits successifs de de Gaulle, de Mitterrand [et épisodiquement de leurs successeurs], tous les deux franchement décontractés et très cyniques) semblant nous faire des clins d’œil au milieu de sa présentation.

Un texte engagé donc, mais absolument pas rébarbatif. D’abord parce que l’ironie domine, Jarry glissant pas mal d’anecdotes absurdes, du n’importe quoi assumé, au milieu de faits réels. Mais ensuite et surtout grâce aux dessins d’Otto T.

Des personnages minimalistes donc, très souvent agités, nerveux, qui jouent des scénettes rigolotes, qui prennent tout leur sens en les confrontant au texte de Jarry (l’inverse est aussi vrai). Un travail en symbiose donc, très réussi, qui offre un bon moment de détente sérieuse, ou de déconne instructive, comme on veut.

C’est en tout cas une série que je vous recommande très chaudement (allez voir ensuite les autres séries du duo !). Un travail déjà récompensé, qui a donné lieu à des expositions (à Angoulême je crois) et qui mérite vraiment le détour !

Une intégrale a plus récemment paru, mais je ne sais pas si ce format à l’italienne est adapté à un unique album d’une telle épaisseur.

Nom série  Les Terres creuses (Carapaces)  posté le 17/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toutes les histoires qui composent cet album sont intéressantes – même si toutes ne sont pas du même niveau. Ma préférée est celle intitulée « Le tailleur de brume », dont l’univers est très proche de celui de l’écrivain Jacques Abeille (avec lequel François Schuiten collabore beaucoup depuis quelques temps), en particulier ses « jardins statuaires ».

Le dessin est très précis, très beau, développant des architectures plus ou moins alambiquées (normal pour les frères Schuiten), mais aussi un univers très poétiques, ceci étant renforcé par les tons comme apaisés de la colorisation, très pastel, avec beaucoup de bleu.

Les récits mêlent le fantastique et la Science-Fiction, avec, parfois, une petite pointe d’humour pour relever l’ensemble.

Les histoires contenues dans cet album ne font pas du tout leur âge, ne sont pas « datées », que ce soit pour le dessin (vraiment très bon je le répète), la colorisation (qui évite les couleurs criardes très en vogue dans les années 1970-80) ou les histoires (qui jouent plus la carte poétique que la Science-Fiction pure).

Album à redécouvrir, c’est certain !

Nom série  Duchamp Marcel, quincaillerie  posté le 16/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Benoît Preteseille, cofondateur et animateur des éditions Warum, publie une œuvre originale, dans une relative discrétion, puisque chez de « petits » éditeurs, même si Cornélius lui a déjà offert plusieurs jolis albums. Ici chez les Suisses d’Atrabile, il poursuit son œuvre sur son sujet fétiche.

En effet, l’essentiel des albums de Preteseille tourne, plus ou moins directement, autour de Dada et surtout du surréalisme. Aussi n’est-il pas étonnant de le voir consacrer un album à celui qui, lui aussi relativement discrètement (même si son influence a été reconnue par les plus grands artistes du XXème siècle), par ses créations – voire leur absence – et sa personnalité, a exercé la plus grande influence sur l’art moderne : Marcel Duchamp.

Pour qui s’intéresse à Dada et au surréalisme, Duchamp est incontournable – Breton a d’ailleurs dit à maintes reprises la dette qu’il avait envers son ami, qui n’a jamais cessé de le surprendre. Figure souterraine de Dada, dynamiseur et dynamiteur de l’art moderne, mais aussi lien entre les artistes européens et les Etats-Unis (où il a séjourné durant les années 1910 et durant la Seconde guerre mondiale, fécondant les deux rives de l’Atlantique), Duchamp est aussi une énigme. Plus que ses ready-made – qui posent encore question au quidam, ou que ses chefs d’œuvre qui n’ont pas encore livré tout leur potentiel éruptif (la Mariée…), c’est aussi quelqu’un qui, très tôt, au fait de sa « gloire », s’est arrêté, s’est mis en retrait, pour se consacrer aux échecs (il était un très bon joueur !), même s’il a continué à organiser aux côtés d’André Breton les expositions internationales du surréalisme.

Voilà donc l’homme auquel Preteseille consacre cette biographie, avec son dessin habituel, une colorisation bicolore et quelque peu terne et une absence du gaufrier classique : ce dernier point fluidifiant finalement la lecture, qui pourrait peut-être paraître sèche l’accumulation de détails sur ce grand monsieur de l’art moderne, aussi modeste et drôle (son « double » « Rrose Sélavy » produisant des jeux de mots poétiques et hilarants que Desnos poursuivra). Le titre est en cela très fidèle à Duchamp, qui ne s’est jamais pris au sérieux, même s’il n’a jamais fait « n’importe quoi », comme certains le pensent faute de pouvoir accepter cette œuvre et cette personnalité hors du commun.

C’est quasiment exhaustif, très clair, et l’on sent bien toute l’empathie – pour ne pas parler d’amour – ressenti par l’auteur à propos de son sujet. Toute la connaissance aussi, car c’est plus que solide (une petite bibliographie en fin de volume permet d’aller plus loin si on le souhaite). A lire avec les entretiens de Cabanne, les textes de Breton ou de Suquet par exemple.

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