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Nom série  Cristal  posté le 19/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Au hasard d’un séjour dans un gîte, dans lequel quelques BD étaient à disposition, j’ai découvert cette série, totalement inconnue de moi jusque-là. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai visiblement moins accroché à ces aventures que les posteurs précédents – et je vais donc la noter plus sévèrement.

Le dessin de Marcello – pourtant assez classique et daté – est ce qui s’en sort le mieux dans cette série. Il est clair et relativement dynamique – dans la lignée de pas mal de séries des années 1980.

Pour ce qui est de l’histoire, j’avoue n’avoir pas vraiment accroché. C’est de mon point de vue beaucoup trop naïf (que ce soit pour les péripéties et les dialogues). Dès le départ, l’arrivée du vaisseau extra-terrestre, et la découverte de « Cristal » sont traitées de façon quelque peu légère par les autorités, cela ne provoque semble-t-il aucun « bouleversement ». Certains dialogues – au début surtout, m’ont carrément rappelé les albums de « Martine »…

Si le côté fantastique, SF (avec les pouvoirs de Cristal) peuvent passer, la narration m’a paru trop lente. C’est bien simple, à la fin du premier tome, j’avais l’impression qu’il ne s’était rien passé, malgré la traque dont font l'objet Cristal et Alain, le jeune homme avec lequel il est lié ! (la scène de l’arrivée du vaisseau sur l’Arc de Triomphe en tout début d’album est ainsi beaucoup trop longue !).
J’ai survolé l’album suivant en me détachant de l’histoire, dont je ne chercherai pas à découvrir le dénouement…

Nom série  Parodies (Voss)  posté le 19/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album regroupe une cinquantaine d’histoires courtes, la plupart publiées dans Métal Hurlant, généralement d’une page chacune qui, comme l’indiquent le titre et la couverture, s’ingénient à parodier des personnages du neuvième art. Les victimes en sont la plupart des personnages connus de la BD franco-belge et de la BD américaine. Quelques histoires en réunissent d’ailleurs plusieurs.

Aucune ne m’a franchement fait rire, mais plusieurs m’ont quand même fait sourire et ne sont pas si mal que ça.

En fait, si je vais jusqu’aux trois étoiles, c’est que Voss a réussi son pari du coucou. En effet, il reconstitue le plus souvent assez bien l’ambiance, le ton des séries parodiées. Idem pour l’aspect graphique, le plus souvent réussi – même si Voss peine à « copier » certains personnages (Blueberry par exemple, méconnaissable).

C’est donc de l’humour parodique, plus ou moins con. Mais avec une très nette préférence pour l’érotisme, puisque les trois quart des histoires nous montrent ces héros connus dans des postures et des tenues pour le moins osées, scabreuses (qui n’a jamais eu envie de voir Yoko Tsuno nue ?).

Un album méconnu, à emprunter si l’occasion se présente, à acheter, pourquoi pas ?

Nom série  Alex Russac (Les Aventures d')  posté le 19/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu le premier album de la série, « Le destin perdu d’Argentino Diaz », et c’est en l’avisant que je découvre qu’il a connu des suites. Etonnant, car ce premier tome donc avait tout l’air d’un one shot – en tout cas il peut se lire ainsi.

Cela raconte l’histoire (inspirée de faits réels, je ne sais pas ?) d’Alex Russac, qui débarque en 1935 de France dans une ville argentine, à la recherche de témoignages sur son grand père, Argentino Diaz donc. Le moins que l’on puisse dire est que ce dernier (devenu une sorte de bandit révolutionnaire) a laissé des souvenirs contrastés de son passage parmi les habitants, et Alex Russac doit tout au long de l’album lutter pour sa survie, sa quête tournant vite assez mal.

L’histoire se laisse lire, mais le déroulé est assez confus. D’autant plus que le dessin – moderne et ne manquant pas forcément de qualité, l’est tout autant !

C’est un album qui ne manque pas de qualités, mais celles-ci sont un peu étouffées par un scénario et un dessin manquant parfois de clarté.
Si j’en ai l’occasion, je regarderais la suite, mais ce n’est pas une priorité.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Tonton Marcel  posté le 18/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu les deux premiers tomes, plutôt avec plaisir. Cette caricature (mais finalement pas tant que ça, hein ?) de l’homme d’affaires et industriel Marcel Dassault est assez drôle, quelques passages savoureux faisant oublier ceux qui ne sont qu’anodins.

Le Marcel, qui se rêve maître de la France – avant le monde ? et qui, de son bureau, commente l’actualité, dresse des plans sur la comète, pérore, dénonce, éructe, se vante et assène ses vérités sur les autres et le monde est assez croustillant.

Son neveu parasite, sa femme futile, son « conseiller » aux dents longues mais obséquieux, bref, les proches, souffrent plus ou moins calmement les humiliations, tentant parfois de se rendre maître du maître.

Reste que les allusions à l’actualité de l’époque (années 1980) vont forcément passer au-dessus des lecteurs contemporains trop jeunes pour avoir connu cette époque et ce monsieur. Et son fils et successeur (qui vient de décéder), s’il avait les mêmes ambiations (économiques, politiques), n’avait pas l’étoffe de son père, le fondateur de l’empire…

A emprunter plus qu’à acheter je pense.

Nom série  Hemingway : Mort d'un léopard  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album au rythme assez lent, qui, plus qu’une véritable biographie d’Hemingway, nous présente deux moments de sa vie (une chasse en Afrique dans les années 1930, et une « rencontre » à Cuba en 1959), en entrelaçant ces deux passages de la vie de cet écrivain bourlingueur.

Le scénario de Dufaux ne joue pas sur ses artifices fantastiques habituels (même avec le léopard et les rites masaï), et reste sur un mode « retenu ». Les passages en Afrique font penser à certains films (« Mogambo » par exemple), tandis que la partie cubaine est un peu moins intéressante – et la fin, assez brutale, m’a un chouia déçu.

Le dessin de Malès est beau, plutôt bon. Mais la colorisation (le trait un peu aussi, en fait) est un peu datée. Et, malgré ce que j’ai dit précédemment, je trouve quelques défauts de proportion parfois pour les corps. Mais c’est quand même du bel ouvrage.

Nom série  Chiens de fusil  posté le 09/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album nous plonge en plein dans le conflit qui a ensanglanté l’Irlande du nord (ou Ulster) durant des décennies. On a en effet aujourd’hui oublié qu’en pleine Europe, il n’y a encore pas si longtemps, certains quartiers de Belfast ou autres localités du coin n’avaient rien à envier à Beyrouth à la même époque. Moins médiatisés pour nous (Le Royaume-Uni faisait en sorte que cela soit étouffé).

Si le récit que fait Lax des événements est parfois confus, on est quand même rapidement pris par eux, et on suit les chemins qui mènent certains jeunes Irlandais vers l’action violente. Lax suit ici des Catholiques (et donc ne nous présente que leur vision des événements – qui de toute façon ne sont jamais clairement expliqués ou contextualisés : c’est ça que je reprocherais le plus à l’auteur). Et la fin est un peu brutale.

C’est quand même un album intéressant, qui se lit facilement, même si les amateurs devront compléter ailleurs leurs connaissances sur ce sujet (pour la mise en perspective).

Nom série  Des maux pour le dire  posté le 09/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai parfois eu du mal à suivre ce récit, assez confus à certains moments, et peut-être aussi manquant alors de dynamisme.

Mais force est de reconnaître qu’on ne peut rester insensible à cette histoire. Lax raconte ici un pan de la vie de son frère, lourdement handicapé, qui se débat au milieu d’une société mal adapté à des personnes comme lui, et qui va se lancer un défi incroyable : aller jusqu’au bout du bout de l’Afrique du Nord (mais aussi au bout de lui-même), pour retrouver un ami, Medhi.
Un peu à reculons, Lax se trouve embarqué dans ce périple, pour l’amour de son frère.

C’est une histoire sympathique, à la fois hommage de Lax à son frère, mais aussi plaidoyer – même si ce n’était sans doute pas le but – pour modifier le regard des gens sur les handicapés.

Nom série  Récits de guerre  posté le 09/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il n’y a pas vraiment d’histoire ou d’intrigue dans cet album, que j’ai lu assez rapidement, et que je pense oublier tout aussi vite.

C’est surtout le nom de l’auteur qui m’a attiré : je suis en effet plutôt amateur du travail d’Hugo Pratt. Mais ici, je reste clairement sur ma faim.

Le dessin d’abord, que j’aime d’habitude, m’a paru ici décevant, assez quelconque pour lui.

Pour ce qui est de ou des histoires, on a là un enchaînement de combats, avec divers personnages (soldats australien, britanniques) durant la Seconde guerre mondiale, en Afrique du nord tout d’abord, puis sur d’autres théâtres d’opération, pour finir en Normandie.

Cela s’enchaîne sans liant, sans qu’on s’attache aux soldats que nous suivons – dont la personnalité n’est pas développée (mais dont on sait qu’ils sortiront toujours vainqueur, même lorsqu’ils affrontent des ennemis largement supérieurs en nombre : c’est trop naïf et trop manichéen), et sans qu’il y ait de réels « intermèdes » entre les combats.
Seuls les passionnés de combats (de chars en particulier) de cette période y trouveront un certain intérêt. C'est une sorte d’aventure « old school »…

C’est un Pratt très mineur à mon avis, et plutôt dispensable.

Nom série  Andy & Gina  posté le 09/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui, sans forcément déchaîner l’enthousiasme, se révèle être assez distrayante, marrante, en tout cas se place dans une très honnête moyenne des séries humoristiques.

Relom y développe un humour parfois bête et con, souvent noir, avec une pincée d’absurde, allant même jusqu’aux limites du trash (il fait de même dans d’autres séries, comme Dirty Karl par exemple).

Que ce soit dans leurs rapports avec leurs parents (adeptes de relations sado-masochistes et quand même assez barrés eux-aussi) ou dans leurs relations de frère et sœur, Andy et Gina nous montrent une version un peu déjantée de la vie de famille.

Les amateurs de ce genre d’humour (c’est mon cas) apprécieront de jeter de temps en temps un coup d’œil à ces histoires décalées.

Nom série  Le Fléau des Dieux  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Valérie Mangin possède une grande culture, particulièrement pour ce qui concerne l’Antiquité. Elle met ici ses connaissances au service d’une histoire intrigante, à savoir la transposition de la fin de l’Empire romain d’occident, des invasions barbares, et en particulier celle des Huns d’Attila (et de son combat contre son ex-ami Aetius).

C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup ! Mais voilà, après en avoir lu la version de Mangin, je trouve que c’était une fausse bonne idée. Le côté Science-Fiction, fantastique de l’ensemble n’apporte pas forcément grand-chose, si ce n’est parfois une bouillie pénible et décevante.

En fait, même si certains passages sont intéressants, j’aurais clairement préféré que Mangin « se contente » de traiter la « vraie » histoire – quitte à la romancer, du Vème siècle de notre ère.

Quant au dessin d’Aleksa Gajic (que j’ai découvert avec cette série), s’il est techniquement bon, je n’en suis pas forcément fan (idem pour la colorisation).

Bref, une série relativement décevante, que vous pouvez emprunter, éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Coeur des Amazones  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album épais (plus de 150 pages) qui se lit relativement vite et très agréablement. Et qui a très bien réussi à mixer le mythe des Amazones, ces femmes guerrières venues de l’imagination de quelques hommes, avec une Grèce plus classique, au moment de la guerre de Troie.

L’histoire en elle-même est fluide et claire, renvoie aussi à quelques questionnements actuels (sur le rôle de chacun des deux sexes, leurs relations, la notion d’égalité, de tolérance, etc). Je regrette juste quelques passages un peu longs, lents. Sans doute aurait-on pu élaguer l’ensemble ?

Par contre, ce qui ne suscite aucune discussion, c’est le dessin de Rossi, vraiment très beau. Avec des cases parfois proches de la simple esquisse, d’autres où le trait est plus travaillé, avec une colorisation fine, délicate. En tout cas c’est original et réussi, et est pour beaucoup dans l’attrait de cet album (c’est l’aspect graphique qui me fait arrondir aux quatre étoiles).

Nom série  Hauteville House  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis posté après lecture des quatre premiers albums (premier cycle).

Duval est un des piliers de l’éditeur Delcourt, et il produit souvent des « histoires de genre ». Il semble amoureux des séries B – et donc le voilà ici dans la collection Delcourt qui les met en avant.

Duval apprécie aussi les uchronies. Et ici, on est servi.
L’histoire se déroule durant la guerre de Sécession, le scénario mêlant cette guerre à l’intervention française au Mexique (Juaristes, Français, Sudistes et Nordistes sont donc impliqués dans des intrigues où tous les coups fourrés sont permis).

Mais ce fond historique est totalement revisité. Par l’uchronie bien sûr, mais aussi par un univers très steampunk – et là c’est un défouloir au niveau des machines de guerre – mais aussi du fantastique.

Malgré un titre et quelques autres allusions à Victor Hugo (l’un des personnages principaux se nomme Gavroche), c’est plutôt à Jules Verne donc que la série rend hommage, indirectement.

Le dessin de Thierry Gioux est à l’unisson du scénario de Duval : on vise davantage l’efficacité que la précision. C’est du travail relativement bien fait (je ne suis pas forcément fan, pas plus d’ailleurs de la colorisation, mais bon). Reste que les scènes de bagarre, combats sont trop souvent confuses.

Si ces quatre albums remplissent leur rôle – divertir le lecteur sans trop de prise de tête, je n’irai sans doute pas plus loin (mon conseil d’achat ne concerne donc que ce premier cycle). En effet, les personnages principaux (Gavroche donc et les deux femmes – une française et une américaine dont on se doute qu’elles vont se le disputer) n’ont pas de personnalité suffisamment développée, et le scénario, lui aussi superficiel, ne peut fonctionner sur un trop long terme (le rythme baissait un peu sur la fin). Ma lecture de ces albums a été agréable, mais je préfère en rester là.

Nom série  Le Condottiere  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Barbe est un auteur que j’aime beaucoup. Et d’abord, puisque son talent dans ce domaine saute aux yeux, c’est son dessin que j’apprécie.
Et c’est ici surtout – pour ne pas dire uniquement dans ce domaine – qu’il s’illustre (admirez le jeu de mots vaseux !).

L’album est joli. Mais avec son très grand format à l’italienne, il n’est pas franchement aisé de lui trouver une place dans sa bibliothèque !

Il se lit très très rapidement, car entièrement muet, chaque page (et il n’y en a pas beaucoup) n’étant occupée que par un seul dessin. Pour faire simple, cela « raconte » l’histoire d’un condottière donc, qui se lance à l’assaut d’une ville. Barbe joue ensuite, avec son trait délié, sur les images – il utilise souvent des transformations progressives des images (voir son Cinéma), ajoutant ici quelques notes purement artistiques ou poétiques.

C’est une curiosité en tout cas.

Nom série  La Dernière Séance  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’Association a récemment publié ou republié plusieurs œuvres de Francis Masse, et celui-ci s’est retrouvé sur le stand de l’éditeur au festival d’Angoulême, à dédicacer – ce qui n’est visiblement pas sa tasse de thé.

Cet album, publié dans la collection Patte de Mouche, reprend certaines de ces dédicaces, Masse ajoutant son côté caustique pour les habiller. Sur chaque page de gauche, Masse représente des lecteurs demandant une dédicace (avec des questions parfois surprenante, de – courts – dialogues où Masse se retient, même si l’ironie perce parfois). Sur chaque page de droite, une sélection des dessins réalisés par l’auteur durant la séance de dédicace.

C’est amusant à lire (et cela se fait vite, comme toujours dans cette collection). L’achat est sans doute à réserver aux inconditionnels de cet auteur, clairement en marge du « mainstream », mais qui a développé une œuvre très intéressante.

Nom série  Acqua Alta  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Schuiten se fend d’un petit texte en quatrième de couverture du premier tome, et il est vrai que les premières planches montrent bien que l’inspiration de Daria Schmitt puise aux mêmes sources que l’auteur de la très belle série Les Cités obscures. Même si, rapidement, elle s’affranchit de cette influence, et développe un univers relativement original.

Visuellement, c’est beau et intriguant. Cela se déroule dans une ville imaginaire, Ultréquinoxe, sorte de Venise futuriste, fantastique et fantasmée, avec une architecture très géométrique (et des dédales que ne renierait pas Marc-Antoine Mathieu). Toutes les couleurs sont comme atténuées, ces deux albums étant comme traversés par un brouillard.

Hélas, le scénario aussi. En effet, si le début, lui aussi intriguant, m’avait accroché, j’ai souvent du mal à suivre les déambulations de Mathieu et Luc, et je me suis comme eux perdu – moi dans l’histoire. Car c’est à la fois obscur (les personnages manquant tous de personnalité, le scénario de clarté) et trop nonchalant.

Résultat, même après une nouvelle lecture pour l’aviser, ce diptyque me laisse un arrière-goût d’inachevé. Je reste sur ma faim, alors que les promesses étaient quand même alléchantes. J’ai l’impression qu’un scénario retravaillé, plus dense et dynamique, mais aussi plus clair, aurait hissé cette série assez haut.

Nom série  Bad job  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les amateurs de cet auteur autrichien retrouveront dans cet album ce qui caractérise son œuvre : Mahler est un auteur minimaliste, qui construit une œuvre sur le fil du rasoir et qui, par ses partis pris esthétiques et narratifs, rebute sans doute pas mal de monde.

Ce petit album vite lu – et pour cause ! – narre les mésaventures d’un type inconnu, affublé d’un costume étrange (genre celui du KKK mais en vert), et qui distribue des prospectus (dont on ne nous donne aucune idée de la teneur).
Il erre, ne sait quoi faire, personne ne s’intéressant à lui et à ses prospectus. On peut lire pas mal de chose dans cette histoire, comme on peut ne rien y voir, c’est sûr.

Ce n’est en tout cas pas l’album de Mahler que j’ai préféré. Il est intéressant, sans plus.

A noter que cette histoire sera reprise quelques années plus tard chez le même éditeur dans l'album Bagatelles (avec Désir et des inédits).

Nom série  Forbidden Zone  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme toujours avec Mo-CDM, on est ici dans une veine d’humour crétin, très con, un humour dont je suis a priori friand.

Comme toujours aussi chez cet auteur, c’est inégal et pas toujours très drôle. Mais j’ai quand même bien rigolé sur certaines histoires (j’ai lu les deux premiers albums), franchement débiles, mais qui fonctionnent bien. Je pense par contre que Mo-CDM aurait dû parfois raccourcir un certain nombres d'histoires avant d’arriver à la chute, au gag final.

Alors, c’est sûr, ce n’est pas la série que j’achèterais en entier (je ne possède que le premier tome), mais c’est une lecture globalement amusante et recommandable.

Nom série  Comanche  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est devenue un grand classique du western en BD, alors même qu’au départ – en partie pour se démarquer d’autres séries (Blueberry en tête) –, Greg a pris le parti d’ancrer son univers certes dans l’Ouest profond (le Wyoming), mais de le centrer sur la vie d’un ranch et de ceux qui y vivent.

Autre particularité, la mise en avant de Comanche, héroïne féminine qui donne son nom à la série. Mais en fait le vrai héros est bien Red Dust, qui intègre son équipe au début du premier tome. C’est bien lui que nous suivons (parfois loin du ranch 666 d’ailleurs), et lorsque je lisais les albums, je me demandais quand lui et Comanche allaient s’avouer leur amour. Mais tout reste dans le non-dit (et donc le non consommé), c’est d’ailleurs en partie cette frustration qui fait partir Red Dust un moment (mais aussi le fait que lui, contrairement à Comanche, ne cherche pas à s’adapter à la modernité, aux nouvelles mentalités qui se développent dans la région en même temps que se développe la ville voisine du ranch, Greenstone Falls.

Autre curiosités, la constitution de l’équipe autour de Comanche. Outre Red Dust, nous avons un Cheyenne, un Noir, un vieux (mais ce vieux sage chaperonnant la jeunette est un grand classique). Improbable, mais la mayonnaise prend – même si parfois Greg frôle la mièvrerie (sans l’atteindre). Comme Blueberry, Red Dust et donc souvent accompagné de personnages typés. Et comtesse, la tenancière de saloon qui n’a pas froid aux yeux, est un pendant de Guffie dans Blueberry. Je trouve juste que Charlier réussit mieux ses « méchants » que Greg.

Les 4/5 premiers tomes sont les meilleurs, les scénarios de Greg étant bien réussis, la suite étant plus inégale (le dernier tome avec Hermann étant moins bon, les autres avec Rouge m’intéressant moins).

J’ai évoqué Hermann, mais il aurait presque fallu commencer par là. En effet, c’est je crois la première série où son talent éclate, mais alors vraiment ! Quel coup de crayon. Personnages, paysages, mouvements, tout est réussi, avec des cadrages très cinématographiques (plusieurs vues en contre-plongée de villes sont très chouette).
Et avec Comanche, il prouve surtout qu’il est capable de dessiner joliment une femme – même si je trouve que vers les derniers albums qu’il dessine, les traits, féminins en particuliers, commencent à tendre vers ce qu’il fera plus tard (et que je n’aime pas).
A propos de dessin et d’Hermann, on a vraiment l’impression que cette série lui pesait, et qu’il avait hâte d’en finir, car je trouve le dessin déclinant un peu sur le dernier tome (dans lequel en plus Hermann se permet de placer d’énormes anachronismes – comme ce touriste japonais !, sans je pense en avoir référé à Greg).

Voilà donc une série agréable à lire (que je place quand même bien en dessous de Blueberry), mais qui a quand même son charme), et que tout amateur de western se doit de connaître.

Nom série  Vanille ou chocolat ?  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y avait déjà eu des livres (des BD ?) qui se présentaient comme « le livre dont vous êtes le héros ». Jason Shiga nous livre un album dont le lecteur est le scénariste. Et qui s’inscrit dans une démarche de construction scientifique, finalement assez proche de certains travaux de l’oubapo.

Jason Shiga a réussi un véritable tour de force avec ce petit album ! Et je conçois qu’il a dû y passer du temps, pour que tout s’imbrique, pour que le lecteur ne soit jamais frustré par une faiblesse, une erreur dans cette mécanique vraiment bien huilée.

Le point de départ, qui donne son titre à l’album, est relativement anodin, et « l’histoire » elle-même pourrait le paraître aussi. Oui, mais voilà, Shiga, en la déconstruisant, en l’éparpillant dans tous les sens, la dynamise, en attisant la curiosité du lecteur.

C’est d’ailleurs ça le plus difficile, dans cette lecture : ne pas céder à la tentation de « tricher », et rester concentré sur ces petits traits qui nous mènent vers la suite de l’histoire, quelques pages après ou avant ce que nous venons de lire. C’est techniquement rudement bien fait, et du coup l’intrigue devient captivante. Surtout que c’est le lecteur lui-même qui doit faire des choix lors de bifurcations, Shiga le faisant ainsi participer à l’élaboration de l’intrigue. J’avoue n’avoir pas encore totalement épuisé les possibilités offertes ici par Shiga !

C’est un exercice de style, ludique et amusant, que je vous recommande.

Nom série  Les Chemins de Malefosse  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est clairement une des séries phare de la collection Vécu, chez Glénat, et elle est en tout point représentative de ce genre et de la « grande » époque de cette collection.

Tout d’abord le dessin de François Dermaut, que j’ai trouvé un peu brouillon sur le premier album (la colorisation ne l’arrangeait pas), mais qui rapidement s’améliore, pour atteindre un style léché, très bon techniquement (pour les décors et les personnages), même s’il est parfois froid – mais là c’est qu’il fait bien son âge sur les premiers albums. Il y a en tout cas un souci de réussir une belle reconstitution (gros boulot de recherche de documentation j’imagine) de la France du dernier quart du XVIème siècle.

C’est la même ambition qui semble avoir guidé Daniel Bardet pour développer son scénario, bien ancré dans les dernières années des guerres de religion, avec un Henri de Navarre tentant de revenir à Paris (le souvenir de la Saint Barthélémy en tête) pour être réellement et pleinement roi de France, malgré le combat acharné des Ligueurs et autres catholiques extrémistes.

Au milieu de ce décor sanglant, Bardet a placé ses personnages, en premier lieu Günther, mercenaire allemand embarqué dans divers complots.

Cela se laisse lire, mais j’ai assez rapidement arrêté de suivre cette série, qui m’a lassé. Si je loue les efforts de reconstitution (et le gros travail de documentation) de Bardet pour les dialogues, avec une langue tout à fait crédible, j’ai trouvé l’ensemble trop verbeux – mais c’est souvent le cas dans cette collection je trouve. Trop verbeux, et rapidement des longueurs pointent. Il aurait sans doute fallu élaguer.

En tout cas, je ne suis pas allé au bout de cette série fleuve, fleuron d’une collection qui n’a pas toujours bien vieilli. A emprunter éventuellement en bibliothèque.

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