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Nom série  La Dame, le Cygne et l'Ombre  posté le 23/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Faire tenir trois histoires dans un classique 48 pages est un pari rarement gagnant. En effet, bien souvent, la manque de temps ou de place (pour peu que ces histoires soient bâties sur de bonnes idées) corsette l’intrigue et crée de la frustration chez le lecteur.

Il y a un peu de ça ici. Les trois histoires sont censées être reliées entre elles par un thème général, Hollywood. Ce lien est un peu tiré par les cheveux concernant la première, se déroulant au Mexique. Cette histoire – la plus longue – n’est pas inintéressante, mais aurait clairement mérité d’être remaniée et densifiée, certains aspects à la marge du fantastique auraient pu être davantage exploités.

La deuxième histoire est relativement courte, beaucoup plus « légère » en matière scénaristique. Mais c’est celle que j’ai préférée. Les différents retournements de situation, et la pirouette finale, très ironique, amène une touche d’humour noir. Le ton, et la fin, m’ont fait penser à certaines histoires narrées par Hitchcock dans sa série de courts métrages « Alfred Hitchcock présente ». Pour le coup, le format court ne nuit pas à la construction de l’ensemble, bien au contraire.

La dernière histoire est sans doute la plus faible. Plus une affaire d’ambiance que d’intrigue à suivre. Vite lue et vite oubliée je trouve.

La narration des trois histoires voit dominer le style indirect, avec commentaires en voix off, sur un ton souvent désabusé (assez polar noir), un rythme nonchalant.
Le dessin de Berthet est un très classique ligne claire.

Distrayant, mais un emprunt peut suffire.

Nom série  Shelton et Felter  posté le 22/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rien de nouveau ni d’extraordinaire dans cet album, qui nous plonge dans une affaire louche dans le Boston d’il y a un siècle, au temps de la prohibition.

Le duo d’enquêteurs est constitué d’un journaliste, grande gueule et gros muscles prêt à s’affranchir des règles pour mener à bien son enquête et avoir son scoop, et d’un bibliothécaire quasi nain et méticuleux. Aux antipodes, leurs personnalités vont bien évidemment se révéler complémentaires.

Et le décalage entre les deux bonhommes (Shelton le journaliste bordélique, ancien boxeur, et Felter le bibliothécaire hyper méticuleux, quasi maniaque) est exploité pour injecter de l’humour dans l’intrigue.

Felter, avec ses fringues et ses méthodes d’enquête – mettant l’accent sur l’observation, la chasse aux détails – est une sorte de Sherlock Holmes (en plus petit). D’ailleurs l’intrigue elle-même est classique, et fait furieusement penser aux enquêtes d’Hercule Poirot (ou autres créatures d’Agatha Christie). La conclusion, dans laquelle Felter confond le coupable, en révélant à ce dernier et au lecteur tous les indices qui l’ont immanquablement conduit vers la résolution de l’énigme, ressemble à pas mal de fins d’Hercule Poirot (ou de Scoubidoo d’ailleurs !, avec Véra dans le rôle de l’intelligence éclairant les naïfs).

Du classique donc, rien d’extraordinaire ai-je écrit. Certes, mais Lamontagne fait prendre la sauce, et cela se laisse lire très agréablement.
Divertissant.

Nom série  La Mémoire dans les poches  posté le 21/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la lecture de ce triptyque, je me suis dit que Brunschwig avait dû mettre pas mal de son histoire personnelle dans l’histoire (le vieux pouvant être son père). Le ton et le « genre » d’histoire me paraissant différents des séries de lui que j’ai lues, mais aussi parce que transpirait une certaine « sincérité » (faute de mieux j’emploie ce terme, pas forcément clair ou approprié). Et c’est au moment où je rédigeais mon avis que je suis tombé sur des infos (sur le site marron) confirmant cette hypothèse.

Peut-être moins dans l’esbroufe ou la construction « compliquée » que dans certaines autres séries, « La mémoire dans les poches » est l’une des séries de l’auteur que je trouve les plus réussies.
Même s’il n’est pas beaucoup plus présent (directement s’entend) dans les albums que dans son couple de banlieue, c’est bien le père le personnage principal. Personnage dont l’histoire particulière va lui donner de la profondeur, au fur et à mesure que l’enquête de son fils lui permet de le cerner, de se rapprocher de lui – dans tous les sens du terme.

Il y a dans ce triptyque beaucoup d’émotion – même si ce terme est souvent galvaudé : mais ici elle accompagne la révélation d’êtres humains à eux-mêmes, avec leurs défauts, leur fragilité, et les choix qu’ils ont dû faire – ou qu’on leur a imposés. Révélation aussi de la complexité d’une trajectoire personnelle, d’une personnalité : on a là une biographie pointilliste qui n’exclut pas les zones d’ombre. Le fils se construit en même temps qu'il reconstitue le parcours de son père.

Le dessin d’Etienne Le Roux est vraiment bon, dans un style semi réaliste qui rend la lecture très fluide.
La colorisation, avec des tons passés, délavés – comme si les couleurs originelles avaient été délayées par des larmes – est bien raccord avec le ton de l’histoire.

C’est vraiment une série – qui est maintenant « terminée » - dont je vous recommande la lecture.

Nom série  Moby Dick (de la Fuente)  posté le 18/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si publié par Dargaud, cet album se veut avant tout un document pédagogique, à destination de collégiens. Un grand nombre de termes sont soulignés (et leur définition placée dans un lexique en fin d'album). De plus, plusieurs pages présentent la version hollywoodienne avec G. Peck en début d'album, et des jeux, questionnaires et autres "mises au point" historiques et culturelles le concluent.
Cette partie est globalement bien faite, même si un peu rébarbative.

Mais hélas la partie proprement BD est elle bien moins intéressante.
C'est De La Fuente qui se colle aux dessins (il a déjà participé à de nombreuses productions plus ou moins pédagogiques: les "Histoire de... en Bande dessinée"). Mais ici je trouve son trait moins bon, plus quelconque que d'habitude. Et la colorisation n'est pas des plus réussies.

Un résumé et des photos du film classique introduisent la BD, et je pense que, plus que le livre de Melville, c'est le film qui a servi d'inspiration. On ne retrouve pas grand chose ici du côté dramatique, épique de cette aventure hors du commun. Seule une suite de "passages obligés" du roman, qui s'enchaînent sans trop de saveur.

De plus, alors que le roman est foisonnant et propice à des degrés différents de lecture, c'est ici assez simpliste, et le dessin adopté par De La Fuente ainsi que certaines scènes humoristiques (mais en plus pas drôles) sonnent faux, ne me paraissent pas adopter le ton adéquat.

En cela Moby Dick (Casterman), et Moby Dick (Chabouté), malgré des défauts et certains raccourcis (mais cette œuvre est-elle "adaptable" ?), avaient su davantage garder ce ton plus noir.

Cet album est peut-être un outil intéressant pour un professeur et ses élèves (même si j'en doute), mais ce n'est pas une bande dessinée dont je saurais vous recommander la lecture.

Nom série  Dans la secte  posté le 16/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet est intéressant – et difficile à traiter je pense : raconter une expérience d’endoctrinement, de dépersonnalisation au sein d’une secte, en l’occurrence l’Eglise de Scientologie. Classé en Roman graphique, l'album aurait tout aussi bien pu l'être en Documentaire d'ailleurs.

Je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé. Le récit se laisse lire, plutôt fluide et relativement court (l’album est vite lu). Ni pathos ni cri de haine.

J’en viendrais presque à le regretter. En effet, je m’attendais à davantage de punch, et j’ai trouvé la narration un peu mollassonne, la jeune femme qui raconte son expérience n’arrivant pas à ma captiver au-delà d’une compassion ou d’un soutien de principe.

Le dessin – et surtout la colorisation sont peut-être à l’origine de cette frustration. Sans réel défaut, ils m’ont paru renforcer le ton neutre et dépassionné de l’ensemble, au détriment d’une certaine émotion.

C’est quand même intéressant à lire – et on ne dira jamais assez le danger que représente cette secte, qui use de la complicité de stars (Tom Cruise en tête) et de techniques roublardes (pseudo scientifiques, pour soutirer des infos sur les futures victimes et avoir prise sur elles) pour enrichir les dirigeants, comme une vulgaire entreprise hypocrite. Et qui détruit des individus, surtout.

Nom série  Péché mortel  posté le 16/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé le dessin bon voire très bon techniquement, même si j’ai eu du mal à m’y faire, le trouvant franchement daté – au-delà même de son âge réel. Idem pour certains aspects de la colorisation. La mode des 80’s est surjouée… Ce n’est clairement pas la partie que j’ai préférée.

J’ai été davantage convaincu par l’intrigue elle-même. Celle-ci use de plusieurs thèmes : une sorte de Sida qui frappe une partie de la population, un parti d’Extrême droite (franchement fasciste) jouant sur de prétendus mœurs pourris pour accéder au pouvoir, avec l’aide d’une milice omniprésente (et des résistants qui s’organisent en réseaux). C’est clairement une démarque des événements des années 1930 et de la Seconde guerre mondiale. Même si quelques excités actuels (fachos en tout genre plus ou moins opportunistes, Manif pour tous, etc) ne sont pas trop éloignés de certains personnages de l'album...

La narration est relativement bien fichue – en prenant soins de relancer le suspense en fin de chaque album. Une bonne partie de l’histoire (à partir du deuxième album en fait) est bâtie sur un long flash-back – alors même que nous sommes plusieurs dizaines d’années après le premier album – pour comprendre qui aurait trahi, à un moment crucial de la lutte contre la dictature instaurée par le parti fasciste déjà évoqué.
On a presque l’impression qu’un one shot (le premier album peut se suffire) a été complété à posteriori d’un nouveau cycle de trois albums.

Au final, cela se laisse lire – même si j’ai été un chouia déçu par la chute finale – et que l’interrogatoire pour pénétrer les secrets de vieillard – et ainsi découvrir la trahison, m’a paru un peu improbable.

Nom série  Mon Bataclan  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’auteur, Fred Dewilde (dont c’est je pense la première incursion dans le neuvième art), a eu la malchance de vouloir assister au concert des Eagles of Death Metal, un certain jour de novembre 2015, au Bataclan. Mais il a eu la chance de s’en sortir, quasiment sans séquelle – physique tout du moins.

Il nous livre là son témoignage, dans un album hybride. La première moitié de la quarantaine de pages est un raccourci de ce qu’il a vécu à l’intérieur du Bataclan, en bande dessinée, tandis que la seconde moitié regroupe de courts paragraphes (avec uniquement du texte) reprenant ce témoignage, en l’élargissant à « l’après ». Un après immédiat, mais aussi évoquant les heures, les jours, et les mois qui ont suivi.

Les derniers passages apportent aussi une analyse de l’auteur ces événements, lui qui cherche à comprendre – à l’inverse des médias qui ont abusé du sensationnalisme (sur le modèle BFMTV) – et qui nous livre là des propos assez intéressants (y compris sur la connerie des propos du leader du groupe évoqué plus haut).

Un témoignage « de l’intérieur », que ce soit de l’événement, mais aussi du crane de l’auteur/victime. Même si cet album doit sans doute jouer un rôle cathartique pour l’auteur, c’est aussi un témoignage intéressant pour le lecteur lambda.

Nom série  Le Procès  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Peu de dialogues dans cet album, qui se lit assez vite donc, mais qui, malgré la froideur du thème, se révèle aussi agréable à lire.

C’est une adaptation de l’œuvre de Kafka. Une bonne adaptation. En effet, on est d’emblée placé, en même temps que monsieur K, dans un univers absurde – qui flirte parfois avec le loufoque, pour tout aussitôt basculer vers une sorte de fantastique angoissant.

K ne sait pas qui l’accuse, de quoi il est accusé, où et comment se défendre, et son imagination échafaude des hypothèses, des antidotes à un poison qui agit de manière lancinante : il est forcément coupable !

Les décors, que ce soit les décors urbains ou les intérieurs, font la part belle à une géométrie labyrinthique, elle aussi manquant de sens, dans laquelle K se perd. La partie graphique est vraiment réussie.

Bref, voilà un album tout à fait recommandable pour les amoureux de l’univers kafkaïen (dont les Julius de MAM se sont un peu inspirés).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Alix Senator  posté le 12/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Valérie Mangin aime bien placer des sujets historiques (souvent de l’Antiquité) dans des univers différents, voire de Science-Fiction. Ici, elle laisse bien l’Antiquité à sa place, car reprenant un personnage emblématique de la Bd des années 1950-1960 et du Journal de Tintin, Alix. Mais un Alix vieilli, mature, père d’un adolescent – et sans Enak (quoi que…). Cela donne d’ailleurs de l’épaisseur au personnage (qui a donc eu des relations avec des femmes !).

Mais qui se retrouve toujours au cœur d’intrigues de cour. Non plus autour de César, désormais mort, mais d’Auguste, dont il est là aussi le confident et l’homme de confiance.

J’ai lu pour le moment le premier cycle de trois tomes. Si l’intrigue est plus aérée (plus de flot verbal à la Martin), j’ai trouvé plus qu’improbables, et parfois ridicules les attaques des aigles dressés, ainsi que la surprise et la réaction de leurs victimes : une ficelle scénaristique qui passe mal.
Heureusement, dans le troisième tome, cette mauvaise idée n’est plus exploitée, et l’on revient à un complot plus classique (il aurait sans doute fallu s’y tenir, sans ajouter cet artifice maladroit), autour de Césarion, prétendant prendre l’héritage de son père. J’ai toutefois trouvé les retournements de situations finaux un peu trop faciles.

Comme pour le scénario de Valérie Mangin, le dessin de Thierry Demarez est radicalement différent de celui de Jacques Martin. Beaucoup plus réaliste, il est bon. Mais je n’aime pas trop la colorisation, le tout semblant retravaillé à l’ordinateur et donnant parfois un aspect trop lisse aux visages (le traitement des contours des personnages me gênait).

Nom série  Wayne Shelton  posté le 12/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ma médiathèque possède une dizaine d’albums de cette série, et j’ai emprunté les cinq premiers, « pour voir ». Je n’ai finalement lu que les deux premiers (qui forment un cycle complet), et j’ai rendu les autres sans les lire – et sans regret.

Cela se laisse lire, c’est sûr, et certains peuvent y trouver leur compte, des moments de détente pas prise de tête, etc. Mais moi j’y ai trouvé un empilement de clichés, comme si Van Hamme avait placé ici tous les ingrédients qu’il distille dans d’autres de ses nombreuses séries à succès, et qu’il ne s’était pas donné la peine de leur donner un peu d’épaisseur.

Des clichés donc, et une flopée d’incohérences, de facilités scénaristiques. Alors, certes, tout le monde est joli (le dessin de Denayer est bon, même si je le trouve impersonnel), même le héros (qu’on nous présente au hasard d’une conversation comme un vieux baroudeur du Vietnam, connu dans les points chauds du monde entier – et du Proche et moyen orient en particulier – comme une sorte de roi des coups fourrés) est rudement bien conservé pour son âge et, mixe de James Bond et du chef de l’équipe de « Mission Impossible », il met en place, vite fait bien fait en plus, un plan abracadabrantesque.

Mais ce n'est vraiment pas mon truc, et la suite se poursuivra donc sans moi.

Nom série  SHI  posté le 10/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce tome inaugure une nouvelle série, et en particulier un cycle de quatre albums. Et il le fait franchement bien.

Le dessin d’Homs est vraiment bon, dans un style semi-réaliste efficace, avec des visages très expressifs et des décors bien fichus. J’ai aussi bien aimé la colorisation, très sombre.

Le scénario de Zidrou est lui aussi bien fichu – même si ce tome inaugural n’a évidemment pas livré toutes les clés : la dernière page, reprenant celles du début de l’album, donne envie d’en savoir plus, c’est certain.

L’histoire est un long flash-back censé nous expliquer pourquoi un vendeur d’armes a vu sa femme et son fils tués. Il faut remonter au milieu du XIXème siècle pour comprendre. Cet album pose les bases, nous montrant les liens qui vont unir une jeune héritière (plutôt rebelle) de la bonne société londonienne et une énigmatique japonaise.

Un album bien ficelé, une bonne introduction : on ne demande qu’à lire la suite pour confirmer ce début prometteur.

Nom série  Giant  posté le 09/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La première chose qui frappe lorsque l’on ouvre cet album, c’est la qualité du dessin. Je l’ai trouvé très beau – et le cahier graphique qui clôt l’album, regroupant des crayonnés, des essais pour les principaux personnages – confirme le chouette coup de crayon de Mikaël.
De plus, j’ai vraiment bien aimé la colorisation, très sombre, parfois brumeuse (beaucoup de scènes se déroulent au sommet des échafaudages de construction de gratte-ciel), avec des tons de rouille plutôt réussis.

L’histoire se déroule en 1932, à New-York, en plein dans grande crise qui frappe le pays (et le reste du monde) depuis 1929, l’année où Hoover va laisser la place à Roosevelt. Nous suivons des ouvriers irlandais, qui construisent un gratte-ciel, le Rockefeller center.

Parmi ces ouvriers, « Giant » est un taiseux, un gros costaud que ses camarades peinent à connaître. Un homme que les circonstances vont transformer en coucou (on découvre cela petit à petit, et un beau parallèle est fait avec le film de Chaplin « Les lumières de la ville »).

On découvre en parallèle, vers la fin de l’album, quelques pans du passé de Giant, en Irlande, au moment de la guerre d’indépendance contre les Anglais. Et l’on découvre aussi en dernière page les complications qui vont arriver pour Giant, qui va être confronté à la famille qu’il s’est inventé.

Très bel album je trouve, simple, avec une narration assez fine, peu de dialogues, une belle reconstitution du cadre social de la crise et de la grosse pomme en pleine expansion, avec les Italiens et les Irlandais qui essayent de se faire une place au soleil.

Un second tome doit conclure ce qui est annoncé comme un diptyque, et je l’attends avec impatience. Mais, en l’état, c’est déjà un album que je vous recommande.

Nom série  L'Homme qui croyait à la Californie  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quatre histoires en un seul album, ce qui finalement laisse peu de place au développement de chacune. Comme pour les recueils récents de Serpieri chez Mosquito, c’est quand même un peu frustrant.

Elles se laissent pourtant lire, toutes je trouve adoptant un ton plutôt sombre, amer. « L’homme qui attendait » est sans doute la meilleure, avec celle qui donne son titre à l’album (et dans laquelle on reconnait un John Wayne vieillissant).

Le dessin de Derib est classique – bien plus réaliste que la plupart de ses séries western – et techniquement très bon. Comme l’ambiance générale, il est aussi sombre. Parfois trop à mon goût, la colorisation n’étant pas toujours réussie.

Nom série  Gilles Hamesh  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai recherché quelques temps cet album, réputé pour être assez trash (je l’ai trouvé soldé il y a quelques années), et ai donc pu enfin découvrir cette mise en avant du bon goût. Je possède la version originale, qui minimisait dans son titre Gilles Hamesh, pour mettre en gras et en avant le sous-titre « polar extrême ». Et le fait est que c’est davantage représentatif du contenu que le titre de la seconde version !

Jodorowsky pond souvent des scénarios alambiqués, remplis de mystique. Ici, j’ai vraiment eu du mal à reconnaître sa patte. Quelques extraits de l’épopée de Gilgamesh scandent chacune des histoires composant l’album : voilà pour la touche mystique, mais je n’ai pas vu le lien avec les histoires, si ce n’est rappeler le jeu de mot sur le nom du héros.
Enfin, nous avons peut-être révélé là le côté obscur, noir et délétère de Jodo.

Toujours est-il qu’on est moins surpris de voir Durandur participer à cet album, lui qui a commis d’autres ouvrages poétiques assez rentre dedans (déjà les titres !). Plus Durandur que Jodo donc…

Un polar extrême disait donc le titre original.
Un polar certes, mais très noir, Gilles Hamesh, par sa fréquentation des bas-fonds, l’extrême nonchalance de sa démarche, le côté poisseux de ses aventures et la dégaine, le cynisme de ses réparties, ressemble à une sorte de Philip Marlow – mais alors après quelques cuites et nuits blanches !

Voilà pour le polar. Mais Hamesh, s’il mène vaguement des enquêtes, illustre surtout le côté extrême du sous-titre initial. Usant d’un langage argotique, fleuri et très ordurier, il ne fréquente que des endroits glauques, se complait dans la merde (dans tous les sens du terme d’ailleurs !), le scato, le crado, l’anthropophagie et autres « déviances » ne le révulsant pas trop.

Le dessin de Durandur, usant du Noir et Blanc, maintient volontiers du sombre, de l’indéfini. Là aussi, on oublie volontiers la finesse.

Là où Vuillemin avec Les Sales Blagues de l'Echo ou les excellents Paf et Hencule, tout en étant aussi très noirs, cons et trash mettaient une sorte de filtre en usant de l’humour, Jodo et Durandur ne se donnent même pas la peine de donner cette justification. Même si on arrive à déceler quelques touches d’humour (très noir bien sûr !) dans les dialogues outranciers, ou dans certaines situations finalement burlesques.

C’est donc une œuvre provocante, forcément dérangeante, une « curieuse curiosité ». En tout cas, pour amateurs « éclairés », ce défouloir mérite un petit coup d’œil.
Avec Paf et Hencule, Hitler=SS, cet album forme une sorte de trilogie du trash en bande dessinée, dont la rencontre n’est pas évidente dans les bacs des supermarchés – ou d’ailleurs…

Nom série  Hitler=SS  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui n’ai jamais rien lu sur tablette et ne jure que par la version « papier », voilà bien la première fois que je lis une BD en version PDF. Il faut dire que cela fait des années que je recherche cette œuvre poétique, et que je me suis toujours refusé à l’acheter au prix (plus que prohibitif et spéculatif) auquel certains libraires ou vendeurs occasionnels le proposent, sur le net ou ailleurs – en plus faut-il le trouver !
Bref, renonçant – momentanément ? – à ma quête, je me suis rabattu sur l’une des versions disponibles en lecture en libre accès sur internet, pour découvrir enfin cet album.

Alors voilà, je l’ai lu, et peut donc en tirer un bilan. D’abord, fidèle à Desproges, qui affirmait que « l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », je trouve dommage qu’un sujet – fut-il aussi horrible que la shoah – soit présenté comme « intouchable », tout rire à ses dépens étant assimilé à de la complaisance, voire de l’anti-sémitisme. Ici comme ailleurs, la liberté d’expression doit prévaloir, même si je ne rirais évidemment pas avec ça et de ça avec un nazillon !
Il est certain et dommage que notre époque politiquement correcte ne verra plus ce genre de chose publiée (ou alors, j’imagine le tollé, et les gros titres des journaux, pourtant plus complaisants, par leur silence, avec des horreurs bien plus grandes et réelles). Des gens comme le professeur Choron, à l’initiative de ce délire, manquent à notre époque d’autocensure.

Ceci étant dit, est-ce vraiment drôle ?

La partie roman-photo du début est dispensable, et c’est très inégal. Mais globalement, c’est quand même drôle : humour TRES noir et donc franchement trash bien sûr, mais un certain nombre de trucs sont franchement réussis (« encore en pyjama à cette heure-là ? » ; l’histoire « bonnes résolutions » ; le supplément jeux, atroce, etc.). Pas mal d’horreurs, mais qui arrachent sourire voire rire. Quelques ratages, certes, mais dans ces petites histoires (plusieurs pages chacune), il y a souvent du trash drôle.
Le dessin de Vuillemin – crado comme souvent, est plutôt raccord avec le sujet et le ton.

A noter, que de Porteere a, plus récemment – et de manière un peu moins frontale, mais franchement très réussie ! – fait quelque chose sur le même sujet avec son Dickie « Le fils d’ Hitler ».

Mon conseil de lecture est donc de principe (mais aussi parce que j’ai plutôt aimé ma lecture). Le conseil d’achat, étant donné le contexte, est purement virtuel : refusez en tout état de cause d’encourager la spéculation. En cela une bonne réédition calmerait certains spéculateurs, même si cela exciterait les censeurs. Elle trouverait en tout cas en moi un acheteur.

Nom série  Déserteur  posté le 07/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le posteur précédent, je remarque que le dessin n’est pas « parfait », il est même plein de défauts – de perspective, entre autre, paraissant parfois « amateur ». Mais je dois dire que j’ai fini par l’apprécier, et que l’utilisation qui est faite d’un Noir et Blanc tranché, presque stylisé parfois m’a plutôt plu.

L’histoire est très noire, et en fait pas très simple à suivre, en particulier pour situer précisément dans le temps et l’espace les événements retracés par le narrateur et personnage principal.
Il n’y a quasiment aucun dialogue, tout est narré de manière indirecte, en voix off, hors phylactère, par un personnage emprisonné, torturé, et qui, via des flash-back qui se mêlent aux séances de torture, va nous donner des explications.

Visiblement deux autres tomes sont prévus. J’espère qu’ils éclaireront davantage cette histoire – pas tant dans le ton, qui peut se comprendre, mais dans la narration. Pour le moment, la dictature en Turquie (l’auteur s’inspire de l'histoire de son père et cela se déroule en Turquie, près de la frontière avec l’Arménie), le souvenir du génocide arménien, et quelques non-dits au sein de la famille du personnage principal (entre lui, son frère mort et ses parents), tout cela reste trop obscure pour moi, et, même si cela se lit vite et sans trop de difficulté, je suis quand même resté sur ma faim.

Nom série  Bangalore  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans une courte mais très intéressante préface, Simon Lamouret présente Bangalore, ville en plein boom depuis quelques dizaines d’années, depuis que les hautes technologies indiennes s’y sont développées. Il y a séjourné trois années, et cet album est le résultat de ce « voyage ».

Lamouret nous présente une série d’ « observations », de petits événements de la vie quotidienne, diurne ou nocturne, événements qui le plus souvent font sens.
Chaque « événement » ou thème est illustré par une double page (découpée en de nombreuses cases), puis conclu par une pleine page : cette dernière est probablement l’observation elle-même, les pages précédentes constituant l’interprétation de Lamouret, la « reconstitution » d’un enchainement de faits et gestes ayant abouti à l’observation. J'ai en particulier bien aimé sa vision des castes au travers des véhicules circulant en ville.

C’est généralement muet – mais très compréhensible, avec comme « intermède » une rubrique récurrente (« Soussou ») plutôt humoristique. Cette rubrique, comme toutes les autres observations, sont « expliquées », mises en perspectives dans une conclusion.
Lamouret use d’Un Noir et Blanc, des nuances du gris, avec un trait très gras : j’ai bien aimé son dessin.

A noter que les éditions Warum ont réalisé un beau travail éditorial, avec un papier et une couverture épais, un grand format, une importante pagination (plus de cent pages) : c’est une belle prise de risque pour ce « petit » éditeur !

Une lecture sympathique et agréable, une sorte de reportage sans thème précis, mais qui nous fait découvrir une ville de manière originale.
Note réelle 3,5/5

Nom série  Pour l'amour de l'art  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, bof bof.
J’ai lu les quatre albums de cette série, et seuls les deux premiers m’ont vaguement intéressé. Les deux suivants sont très dispensables, et heureusement, la série s’est arrêtée là.

Même si nous suivons l’évolution (la stagnation en fait !) des relations entre les deux personnages principaux, Greg et Anthéa, chaque album peut se lire séparément des autres, car relatant une aventure, plus ou moins policière. Chacune se déroulant dans les milieux artistiques (peinture, théâtre, archéologie, etc.).

Les deux premières se laissent lire, mais les suivantes sont peu folichonnes donc. Surtout, j’ai fini par être un peu gonflé par les jeux de séduction des deux héros : Greg, dragueur invétéré, et Anthéa, issue de la grande bourgeoisie suisse, qui freine ses ardeurs une bonne partie de ces quatre albums. Au bout d'un moment, le procédé est un peu saoulant et artificiel. Comme l’est la vie de ces deux personnages, dont on se demande bien comment ils arrivent à vivre – et aussi bien ! (Greg ayant presque des airs de Largo Winch sur la fin).

Après le premier tome, le dessinateur change (ce que je n’apprécie généralement pas). Même s’il n’y a pas d’énormes différences, je préférais le trait de Béhé.

Bref, un emprunt suffit je pense (et plutôt les deux premiers albums alors).

Nom série  Go West  posté le 05/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album qui se lit rapidement, et plutôt agréablement. Sans plus ? Oui, mais pas mal quand même.

Graphiquement, c'est une sorte de mixe du style enfantin de Yakari et de celui des premiers albums de Buddy Longway, du même Derib, avec des personnages ou animaux aux traits encore arrondis (cela évoluera vers plus de réalisme dans Buddy Longway), proche aussi des "Tuniques Bleues".

Le scénario lui-même reste relativement traditionnel, s'inspirant des classiques du cinéma (Derib seul évoluera aussi ensuite vers plus de naturalisme), Greg n'ayant pas livré là son meilleur scénario. Même si la traversée du Far-West lui permet de développer plusieurs thèmes.

Une petite curiosité à emprunter, éventuellement.

Nom série  Terre à Chaos  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un pays d’Amérique latine indéfini, dirigé par une dictature, dans lequel plusieurs généraux et une rébellion cherchent à s’imposer, une troupe très hétéroclite fuit la répression dans un bus !?, au milieu de la jungle.

J’ai plutôt bien aimé le dessin, assez original. La colorisation l’est aussi, même si certaines cases sont trop sombres, rendant la lecture de certains textes difficile.

L’histoire elle-même se laisse lire agréablement, mélangeant avec un certain bonheur humour et drame. Les personnages rassemblés dans ce bus (un bourreau, quelques « filles faciles », trois mémés pétroleuses, un Indien, etc) ne sont pas « compatibles », et cela donne lieu à quelques échanges savoureux.

Mais malgré ces bons points, j’ai trouvé l’ensemble un chouia décevant. L’histoire se déroule de manière un peu trop nonchalante, ce road movie (sans route…) trainant parfois en longueur (par exemple le long passage dans les rapides dans le second tome).

Enfin, j’ai trouvé la fin bâclée, ou tout du moins incomplète. J’ai clairement l’impression qu’il manque une suite, une vraie conclusion (sinon, les dernières cases ne s’expliquent pas). Après avoir un peu levé le voile sur le conducteur du bus, son passé, on nous laisse en plan sans donner de réponse aux questions qui se posent immanquablement. Une série « abandonnée » ?

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