Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1984 avis et 323 séries (Note moyenne: 3.07)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Galipettes  posté le 25/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que le troisième album, « Capotages », et cela me suffira amplement. Je ne sais pas ce que les autres valent, et ne chercherai trop pas à le savoir.

En fait, il n’y a pas grand-chose à sauver de cet album.
Il est classé dans la catégorie érotique – eu égard aux très nombreuses scènes de sexe, mais il n’y a rien d’émoustillant ici. Les scènes s’enchaînent (rien de trash ni de hard !), dans un scénario à la fois naïf et sans intérêt, à tous points de vue.

Le dessin – et le scénario parfois aussi d’ailleurs, par sa naïveté – m’ont fait penser à celui de Pesch sur sa série « Sylvain et Sylvette ». Mais en encore moins bon, hésitant.

L’histoire en elle-même, autour des habitants d’un village, est assez vite oubliée.
En fait, cela s’adresse surtout aux amateurs de grivoiseries paysannes, et seules quelques petites touches d’humour, et un allant presque surjoué peuvent sauver l’ensemble.
Peut-être que les deux tomes précédents sont de meilleure qualité ?

Nom série  Coeurs de sable  posté le 25/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Loustal est assez particulier, et je ne peux pas dire qu’il fasse partie de ceux que je préfère. Et, par-delà les affaires de goût, je ne le trouve pas toujours réussi ici, quelques défauts pointent deci delà.

L’histoire m’a paru longue à démarrer, et j’ai peiné à y entrer. Elle se développe ensuite de façon nonchalante, mais n’est finalement pas intéressante.

Pas de bulles, mais un récit au style indirect, avec un texte en appoint, sous les cases. Cela accentue je trouve la lenteur du récit, ainsi que la froideur des rapports entretenus entre les personnages.

Le texte est je trouve un peu trop « littéraire » dans le ton, et peine à accrocher le lecteur. Même si c’est un récit d’aventure, aux décors exotiques très en vogue au début du XXème siècle, c’est aussi et avant tout une histoire d’ambiance, dans laquelle la noirceur des enchainements de situation, et la fatalité nous mènent engourdis vers une fin assez banale et aisément devinée.
A lire à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Blog de Frantico  posté le 24/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas qui est réellement l’auteur de ce Blog (Trondheim comme le voudrait la rumeur ?) ici publié. Il se laisse lire, mais je ne sais pas si j’y retournerais.

C’est le plus souvent très cru, avec de très nombreux passages scato et/ou tournant autour de l’obsession de Frantico : baiser. Cela pourrait être lourdingue (on est à la limite parfois), mais ça passe, le comique de répétition jouant son rôle pour que le lecteur ne se lasse pas trop de cette obsession, aussi ridicule que morbide.

Frantico, petit bonhomme un peu grassouillet, s’imagine donc ayant moult conquêtes, soumises à ses caprices et autres fantasmes (lorsque l’une d’elle veut mener la barque, il ne sait pas comment réagir).

Lorsque sa libido le laisse tranquille, Frantico cherche à manger gratuitement (en volant dans les magasins, ou en s’incrustant dans des cocktails d’éditeurs), ou se pose des questions existentielles sur ses potentiels super pouvoirs.

Bref, c’est souvent con, à la limite du beauf assumé, même si percent quelques petites critiques – du monde de la BD, des stéréotypes du mâle dominant, etc.

Amusant, mais sans plus. A vous de voir pour l’achat.

Nom série  Des méduses plein la tête  posté le 23/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne savais pas que Pécherot avait participé à des BD. Et, comme j’ai vraiment beaucoup aimé pas mal de ces polars parus dans la collection Série noire de Gallimard, c’est avec pas mal d’attente que je me suis lancé dans la lecture de cet album.

Alors, au final, j’en ressors avec un avis mitigé. Un peu déçu par rapport à mes attentes (mais Pécherot débutait, et c’est plus tard qu’il a écrit les polars qui m’ont séduit).

Mais tout n’est pas à jeter. Au contraire, cela se laisse lire – même s’il m’a fallu quelque temps pour entrer dans le délire du héros, dans la sorte de monde parallèle dans lequel il semblait vivre. Puis, lorsque c’est fait, eh bien l’histoire prend forme « normalement », avec une classique sortie de prison, et des anciens complices qui souhaitent retrouver un magot.

C’est un peu ça qui m’a un peu déçu : le manque d’originalité global. Mais c’est quand même un album recommandable (dans lequel pointe déjà le talent de Pécherot avec des dialogues où l’humour, l’autodérision et le langage populaire jouent un grand rôle).

Le dessin de Pourquié, assez proche de celui de Berberian je trouve, est plutôt sympa et n’est pas pour rien dans l’attrait que peut exercer cet album.

Nom série  My lofts  posté le 22/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Hocus Pocus, c’est la deuxième production de cette collection à bas prix de chez Futuropolis que je lis avec grand plaisir en quelques jours.

L’album se lit très vite, car il n’y a pas beaucoup de texte (qui est généralement mis au-dessus ou en dessous des cases, le récit étant au style indirect).

C’est en fait le récit des déménagements, ou plutôt des différents logements occupés par le héros, tous étonnants. En tout cas tous décrits avec humour, dérision et second degré, presque caricaturés.

Il faut dire que ce personnage (je ne sais pas ce que l’auteur a mis de lui dans son héros) n’est ni fée du logis, ni même suffisamment indépendant, mature ou concerné par le quotidien et ses astreintes, pour s’occuper d’un logement, qu’il se contente d’occuper. Et, pour le coup, le contraste est violent entre le premier – celui qu’il occupait avec ses parents, et ceux qu’il va ensuite hanter.

Vite lu mais agréablement, le sourire aux lèvres, c’est un album plutôt sympa que je vous recommande.

Nom série  Le Blaireau  posté le 22/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu les trois tomes avec quelque plaisir (et vous pouvez vous laisser tenter pour l’achat par les deux premiers, certainement les plus intéressants).

Le personnage principal, musicien dans un petit groupe de potes, qui vivotent et cachetonnent, avec leur langage argotique et populaire, voilà quelque chose qui sent le déjà vu. Mais Rodolphe pimente un peu l’ensemble avec les rencontres que va faire le Blaireau (le surnom du héros donc) avec certaines femmes. Une par tome donc, comme les titres l’indiquent.

J’ai préféré les deux premiers, avec une intrigue matinée de policier, alors que la troisième – qui se laisse lire – est plus quelconque et franchement moins originale.

Le côté un peu désabusé, ballotté par les événements – du héros est intéressant. Aucune esbroufe, rien d’extraordinaire, mais des petites histoires pas trop mal fichues.

Le dessin de Boëm est pas mal. Surprenant au début (le nez du Blaireau !?), mais finalement, cela reste quand même semi réaliste et efficace, avec une colorisation qui renforce elle aussi le caractère « ordinaire » du héros – comme le sont les décors et le milieu dans lesquels il évolue : le troisième tome fait ici exception, puisqu’ outre l’absence de côté policier, le Blaireau côtoie une femme riche : on s’éloigne du côté musicos plus ou moins raté et mouiseux – très « bluesy » (qui était quand même un côté attachant du héros).

Les deux premiers tomes peuvent être achetés (à feuilleter avant quand même !), le troisième peut-être moins.

Nom série  Grand Est  posté le 22/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai connu Denis Robert par ses reportages engagés, ses livres à charges contre certains aspects de la finance mondiale, et ses articles dans le Monde diplomatique.

On retrouve un peu de tout ça dans cet album, finalement assez noir, durant lequel Denis Robert, qui se met en scène, pointe les défaillances, certains défauts du système économique dans lequel nous vivons, ainsi que le mur qui se rapproche…

A ces aspects classiques pour lui s’en ajoutent d’autres. Car c’est aussi une sorte de road movie, Robert entrainant son jeune fils dans ses rencontres, celui-ci lui servant souvent de témoin neutre, de cobaye du système (même si cette partie est sans doute romancée et n'emprunte que quelques portions de la réalité). On est parfois proche de ce que peut faire Davodeau ailleurs, qui mêle critique sociale et roman graphique, vues personnelles et vues d’ensemble, passant du particulier à la société en général.

C’est un album relativement épais, mais qui se lit vite. Car peu de texte finalement (à part sur la fin où cela devient plus dense). Mais aussi parce que c’est intéressant – sans être non plus hyper original (d’où ma note relativement moyenne, alors que j’ai quand même apprécié ma lecture).

Nom série  Hocus Pocus  posté le 21/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album assez bien fichu, qui se lit assez vite, mais qui m’a bien plu.

Le dessin, utilisant le lavis apparemment, est plutôt bon, original, hésitant entre l’esquisse, le croquis et des passages un peu plus travaillés.

L’histoire et une sorte de crime parfait, d’un homme qui veut se débarrasser de sa compagne, avec laquelle il réalise des numéros de music-hall. La technique utilisée pour arriver à ses fins est originale. Comme l'est la chute finale que j’ai trouvée amusante.

Une bonne pioche dans cette collection de chez Futuropolis qui permet de découvrir certains auteurs sans se ruiner.

Nom série  Le Roman de Renart (Forest)  posté le 20/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est une adaptation assez méconnue d’une des œuvres les plus importantes du moyen-âge, et Jean Claude Forest y a glissé tout son talent.

L'album est découpé en plusieurs chapitres, reprenant certains thèmes de l’histoire de base, que Forest adapte, voire pervertit. Il utilise certaines tournures, certains termes « anciens », et les mélange avec une foule de mots et d’expressions argotiques : ce mélange est assez savoureux.

Les démêlés entre Renart le goupil, et Ysengrin le loup sont amusants, et Forest – dont on sait qu’il prise l’irruption de l’érotisme dans une histoire, et les femmes sexy, ne se prive pas de faire de la femme d’Ysengrin une vamp peu farouche et ayant une idée toute personnelle de la fidélité. Les personnages aux formes humaines portent juste sur la tête une coiffe représentant l'animal qu'ils incarnent.

Comme de bien entendu, Renart a le beau rôle, et le narrateur qui nous présente les chapitres (après une introduction revisitant la Bible et les personnage d'Adam et Eve !) et les malveillances du goupil en fait bien sa « vedette ». Quelques anachronismes ajoutent au côté décalé de cette adaptation.

Pour finir, le dessin de Cabanes est vraiment très bon, usant d’un Noir et Blanc classique, parfois proche de la gravure.

Voilà donc un album peu commun, publié dans un format atypique (très très grand !) par Futuropolis, et qui mérite un détour si vous le voyez à l’horizon.

Nom série  Johnny Hazard  posté le 20/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que l’album « Guerre en Orient » publié par Glénat. Au passage, je n’ai pas compris le titre, puisque les deux tiers de l’album se déroulent en Europe, mais bon.

La série possède essentiellement des qualités graphiques. En effet, le dessin de Robbins est bon, et use d’un Noir et Blanc proche de celui de Caniff.

Pour le reste, cela ne m’a pas vraiment convaincu et intéressé. C’est de l’aventure guerrière, avec un héros, pilote, qui décolle, se pose à peu près partout, redécolle (sous le feu ennemi), mitraille à tour de bras, atterri sur une route ou au milieu d’un champ, se tire à terre des griffes ennemies assez facilement, redécolle, etc.

Vous l’avez compris, et le lecteur itou, le héros est invincible, au-delà même du crédible, ridiculisant ses adversaires (souvent pas très futés). Mais les films de l’époque n’étaient pas beaucoup plus nuancés (et même plus tard, il n’y a qu’à voir les Rambo…). Et les amateurs de Buck Danny apprécieront sans doute davantage que moi cette série.

Du pif paf boum donc, avec quelques pincées d’humour dans les dialogues (chambrages entre pilotes, chamailleries entre Johnny Hazard et certaines femmes, etc), et une petite dose d’érotisme avec la présence de quelques donzelles qui n’ont pas froid aux yeux (et qui sont dessinées assez sexy) : cela s’adressait quasi uniquement à un lectorat masculin, mais fait un peu plus « propagande » que le Male Call de Caniff, contemporain (et que je trouve bien plus intéressant, indépendamment du personnage hyper sexy de Miss Lace).

Une série très datée (ancienne et publiée durant la guerre), qui manque trop de nuance, de profondeur pour aller au-delà d’un emprunt « découverte » en bibliothèque.

Nom série  Monsieur Jabot et autres histoires  posté le 18/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis conscient que ma note est assez bancale. Mais pour cette série – qui pourrait évidemment prétendre à être culte, j’ai opté pour cette côte mal taillée.
Comme pour beaucoup de séries pionnières du neuvième art, c’est par le biais d’un bel album des éditions Horay (qui agrémentent l’album d’une longue et instructive préface, la contextualisant et présentant le travail et la vie de Töpffer) que j’ai découvert l’œuvre de celui qui pourrait bien être l’inventeur, tout du moins le grand défricheur du médium Bande Dessinée.

Car si au départ on peut hésiter à classer cela dans la catégorie BD, rapidement le doute s’estompe. Ce n’est pas que la succession d’images, mais bien une bande dessinée, pour le coup très moderne pour certains trucs (comme le mouvement saccadé d’un personnage sur une même « case » marqué par ses contours répétés comme des cercles concentriques, ou alors le découpage d’une « case », déconstruite comme on le fera à partir des années 1970).

Si bien sûr on ne peut attendre d’un auteur du XIXème siècle d’être en phase avec un lectorat du XXIème, je dois dire que j’ai plutôt aimé la première histoire, celle de Monsieur Jabot, avec quelques passages bien vus et drôles (et surtout qui ne font pas du tout leur âge !). Sii cette histoire est ma préférée, plusieurs choses m’ont plu dans les suivantes, en particulier un humour de répétition dans l’histoire de Monsieur Crépin (dans laquelle au passage effleurent les idées pédagogiques de l’auteur, assez influencées par Rousseau).
Pour les autres histoires, c’est un peu plus laborieux, et sans doute moins captivant (mais tout de même rudement moderne pour son époque !).

Le dessin de Töpffer se rapproche des dessins de presse de l’époque, avec un trait fin et hésitant, proche aussi des gravures populaires en vogue dès la Révolution française. Mais cela passe plutôt bien.
Par contre, le texte (jamais de bulles bien évidemment, mais un texte en appoint, en bas de « case », commentant l’action au style indirect le plus souvent) est très – trop ? – abondant. Et surtout, manuscrit et très petit (avec une reproduction parfois juste, un encrage léger : c’est parfois difficile à déchiffrer.

Reste que l’œuvre de Töpffer est au moins à connaître pour tous ceux qui se passionnent pour le médium BD, son histoire. Et en plus, c’est tout à fait lisible, contrairement à ce que l’on pourrait craindre, pour des histoires qui vont bientôt avoir deux siècles !
Note réelle 3,5/5

Nom série  Buster Brown  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il faut évidemment lire cette série en ayant à l’esprit qu’elle a plus d’un siècle, que c’est une des ancêtres du genre. Que l’auteur, Outcault, publiait là un des premiers strips dans les magazines, et que les lecteurs n’avaient pas les mêmes attentes que ceux d’aujourd’hui.
Mais le lecteur contemporain que je suis n’a que très modérément accroché à cette bande.

J’ai lu le grand tome anthologique publié par Horay (qui a beaucoup fait pour faire redécouvrir ces vieilles séries, et qui le fait généralement dans un grand format épais, sans mégotter sur les moyens, avec une préface plutôt bien faite pour resituer la bande dans son contexte – un peu comme le feront aussi Futuropolis sur d’autres séries).

Les strips/historiettes sont tous bâtis sur le même modèle récurrent (la publication en magazine peut expliquer cela). Buster Brown, jeune garçon, commet maladresses, bêtises ou le plus souvent blagues de gamin, voire méchancetés gratuites, avec son chien Tiger comme complice, témoin ou victime de ses « aventures ».

Certaines situations font sourires, mais l’humour développé par Outcault est désuet, bien trop faible à mon goût le plus souvent (aujourd’hui un « sale mioche » comme lui serait plus méchant, et l’humour noir dynamiserait sans doute ses farces). Surtout que la plupart du temps, Buster est puni (par une justice immanente ou par ses parents) de ses facéties, et conclut lui-même l’histoire par une longue résolution : la morale est donc sauve, mais cela désamorce singulièrement le pouvoir potentiellement humoristique du strip, en le faisant virer à l’ « exempla » édifiant.

Du coup, l’intérêt de cette bande réside moins dans l’humour qu’elle développe, que dans les renseignements qu’elle nous donne sur les convenances, les choses tolérées par la bonne société américaine du début du XXème siècle (les habits qu’il porte montrent bien l’appartenance de Buster à cette société privilégiée), ou ce qui pouvait faire rire les lecteurs d'un journal au début du XXème siècle aux Etats-Unis.

Une curiosité à emprunter, « pour voir ».
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sept cavaliers  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-là. Adapté d’un roman de Jean Raspail (je crois n’avoir jamais rien lu de cet auteur), il m’a à plusieurs reprises fait penser à l’œuvre de Julien Gracq.

D’abord par la localisation, dans le temps et dans l’espace aussi précise qu’indéfinie. C’est-à-dire qu’à des jalons aisément reconnaissables s’ajoute d’autres repères destinés eux à nous égarer quelque peu. Cela se déroule donc vers le Sud-Est de l’Europe, mais dans la limite extrême de l’ancien Saint-Empire romain germanique, ou pas (mais certains décors pourraient tout aussi bien être inspirés des contreforts du Massif central). Vers la fin du XIXème siècle, ou au début du suivant, ou pas. Des détails historiques, des objets (armes entre autre) nous embrouillent par leur âge pas toujours compatible.

Mais c’est que tout ça n’est pas très important. Ou plutôt que cela participe de l’ambiance d’attente d’une fin (mais de quoi ?). C’est l’autre point commun de cette histoire avec certaines œuvres de Gracq : miser sur l’attente, étirer le temps.

Mais par contre il manque à ces albums, pour être vraiment comparables à Gracq, une force poétique, une langue à la fois classique et personnelle, qui font la grandeur de l’écrivain surréaliste.
L’histoire de Raspail, ici mise en images par Terpant se laisse quand même lire. Un roman d’aventure sans trop d’esbroufe, une fuite en avant qui nous happe par moments.

Le dessin de Terpant est globalement bon (je l’ai trouvé un chouia moins précis sur la fin), même si les personnages, leur visage, sont un peu trop figés.

Reste que seule la fin permet de ranger ces albums dans la catégorie fantastique. Cette fin justement que j’ai trouvée un peu facile et décevante. Les trois albums se laissant lire, jetez-y un coup d’œil si vous les rencontrez en bibliothèque.

Par ailleurs, un second cycle était annoncé, visiblement mort-né. Il faut dire que je ne vois pas comment enchaîner avec la fin du troisième album, et relancer l’histoire sur le même ton que ce « premier cycle ».

Nom série  Les Croqueurs de sable  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, ben je ne vais pas trouver beaucoup d’arguments pour défendre cette série, qui possède pourtant quelques qualités, mais dont j’ai arrêté la lecture au bout du deuxième tome.

L’univers de départ est relativement original : une région envahie par le sable, avec des bateaux menacés de destruction (le désastre de la Mer d’Aral a peut-être servi de modèle à l’auteure ?), des personnages utilisant un langage mêlant langage moderne et ancien, mais aussi usant de néologismes. Le trait est quant à lui original, relativement beau dans son genre (qui n’est pas celui qui m’attire forcément).

Mais voilà, ce dessin n’est pas très dynamique, et conviendrait mieux, à tout prendre à des affiches ou des tableaux. Et l’intrigue est pénible à suivre, pas toujours très claire (c'est le moins que l'on puisse dire, certains pans m'ont totalement échappé !), et parfois très – trop - naïve. J’ajoute que les textes surabondant plombent un peu cette lecture, et que j’ai finalement renoncé à poursuivre.

Du potentiel, mais très mal exploité je trouve. Une découverte concernant l’auteur, mais une déception hélas.

Nom série  Le Pélican  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album sans trop de prétention, mais qui se laisse lire assez agréablement. Qui ressemble à certains films, qui éclairent quelques tranches de vie (comme peuvent le faire dans leurs films Cédric Klapisch ou Agnès Jaoui je trouve).

Ici, nous suivons sur quelques jours les habitants d’un quartier, dont le point de ralliement est un café, Le Pélican – qui donne donc son titre à l’album.

Tous les habitués du bistro sont un peu fêlés. Dans tous les sens du terme d’ailleurs, certains cachent plus ou moins maladroitement une fêlure, une blessure intime, tandis que d’autres incarne une certaine forme de la folie, du dérangement, de l’inadaptation à la société, le microcosme du Pélican étant finalement le seul lieu où ils peuvent vivre sans craindre le regard des autres.

En tout cas, la galerie de personnages que nous dresse Jean-Claude Denis n’est pas un zoo, un freaks show : il y a de l’empathie pour chacun, et aucun n’est non plus complètement improbable. Ils sont juste un peu décalés.

C’est en tout cas une petite histoire sympa à lire, à emprunter. Voire plus si affinité.

Nom série  Le Vicomte  posté le 15/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les six histoires qui composent cet album nous permettent de suivre « Le Vicomte », escroc assez culotté, sorte de gentleman arnaqueur, qui use de son titre de noblesse (on ne sait s’il est vrai, ni d'ailleurs quelle est sa véritable identité, car il n’est nommé que par ce titre), de son air aristocratique et d’un bagout bien rodé pour attirer dans ses filets ses victimes.

Du début du XXème siècle aux années 1950, en Europe, aux Etats-Unis ou au Brésil, nous assistons donc à ses coups d’éclats, toujours réussis brillamment, malgré les risques encourus. Les arnaques du vicomte sont racontées de l’extérieur, par un « témoin » (qu’il ait été complice ou victime).

Mais voilà, si le dessin de Ferrandez (un Noir et Blanc classique et très clair) est plutôt agréable et aide à fluidifier la lecture, les histoires de Rodolphe, si elles se laissent lire, manquent de fond, de surprise. Peu de place ici pour les développer.

Pourtant, le point de départ n’est pas inintéressant, et ce vicomte n’est ni un super héros, ni un Robin des bois moderne (ses complices sont mêmes abandonnés à leur malheureux sort lors d’une arnaque). Et le mystère qu’il garde, le peu que l’on sait de lui est aussi un atout, qui titille l’imagination du lecteur.

Au final, c’est un album que l’on peut emprunter et lire avec plaisir, mais qui manque de coffre (un comble pour cette histoire de voleur). A vous de voir.

Nom série  Sudor Sudaca - Sueur de métèques  posté le 14/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ressors de ma lecture avec le même avis que Spooky, et ne vais pas franchement faire monter la note.

J'ai eu du mal à entrer dans ces histoires, et n'ai finalement fini cet album que laborieusement, rien ne m'accrochant vraiment.
Le dessin de Munoz d'abord, usant d'un Noir et Blanc gras et tranché, n'est pas de ceux qui me plaisent. En particulier les visages. De plus, sa manière de "barbouiller" ceux-ci de Noir, accentuant barbe, moustache ou autre ombre rend assez hideux et quelque peu ratés ces visages, comme s'il étaient peinturlurés.

Les histoires de Sampayo ne sont pas non plus transcendante je trouve. Traitant de faits sociétaux, de l'immigration, de l'exil, etc, mais de façon trop plate et creuse à mon goût ( à moins que certaines choses m'aient échappé), ces histoires manquent singulièrement d'accroches.

Bref, une lecture décevante me concernant.

Nom série  Brindille (Vent d'Ouest)  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui lance un diptyque, et qui le fait plutôt bien, en dosant assez bien les révélations sur ce monde onirique, et les questions restant en suspens concernant l’héroïne.

Sorte de fée perdue au milieu d’une forêt, et recueillie par un petit peuple sympathique, cette héroïne va se trouver confrontée à un monde violent, qu’elle doit affronter, pour en savoir plus sur son identité, son origine. Elle est accompagnée dans cette quête par un loup, qui la guide, tente de la protéger.

C’est qu’elle est menacée par des hordes parfois proches de celles des Orques du « Seigneurs des anneaux ». La fin de l’album ne livre pas de clé, mais donne juste envie d’en savoir plus.

Le côté graphique est plutôt réussi. Même s’il plaira sans doute surtout aux plus jeunes, tout le monde peut y trouver son compte. L’album se lit vite, car il n’y a pas beaucoup de dialogues, et de nombreuses planches (souvent très belles) sont muettes.

A voir comment les auteurs vont conclure leur histoire – j’espère sans ellipse improbable – dans le second et dernier tome. En tout cas celui-ci, qui ne révolutionne rien et qui n’est pas non plus hyper original, est plutôt de bonne facture.

A noter qu’un carnet graphique clôt l’album.

Nom série  Les Rameaux de Salicorne  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire simple qui se laisse lire très agréablement. C’est qu’elle est simple, certes, mais non simpliste.

En effet, si je craignais au départ quelque chose de trop linéaire, sans surprise, voire un peu gnangnan, il n’en a finalement rien été. Bien au contraire, Gabrion réussissant à surprendre, à sortir des évidences. Et ses personnages sont bien moins manichéens et monolithiques qu’ils ne le paraissent de prime abord.

Toujours est-il que cette histoire est assez sympa à lire, et que son dessin est lui aussi bien fichu. Sans prétention, mais lecture recommandée.

Nom série  Bloody Mary (Teulé)  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aujourd’hui auteur de romans à succès – souvent adaptés en Bande Dessinée d’ailleurs, Jean Teulé avait auparavant eu une carrière de bédéiste, montrant déjà quelque originalité dans son travail.

J’ai eu du mal à entrer dans cet album. D’abord parce que le travail graphique de Teulé – avec un rendu proche de la photo retravaillée – n’est pas facile à appréhender (je n’accroche pas forcément) et fait un peu daté, même s’il est relativement original. Ensuite parce que le scénario de Vautrin n’est pas franchement très clair. Ça part un peu dans tous les sens.

Cela ressemble parfois – souvent ? – à une suite de saynètes, avec des personnages qui finissent par vaguement se croiser, mais sans éclaircir le déroulé de l’intrigue. Au milieu de tout ça percent quelques thèmes : l’antimilitarisme, une vision pas forcément positive de la police et de la vie de couple, le racisme, etc. Bref quelques thèmes eux aussi très marqués par la fin des années 1970 et le début des années 1980 (et thèmes qui reviennent souvent dans les écrits de Vautrin).

Reste que cet album, si je lui reconnais quelques qualités, esthétiques, scénaristiques, ne m’a pas captivé. Je l’ai lu sans réel enthousiasme, et n’en conserverais sans doute pas grand-chose. J’ai cru voir sur un étal une réédition, sans savoir si les auteurs avaient changé quelque chose à l’originale.
Note réelle 2,5/5.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque