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Nom série  Les GnanGnan  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin de Bretécher est ici assez minimaliste, et quelque peu différent de ce qu'il deviendra dans ses séries suivantes, plus célèbres.
Ce n'est de toute façon pas grave dans ce genre d'album d'humour, et, surtout, cela m'arrange, car d'habitude je n'aime pas le style graphique de cette auteure.

Pour ce qui est de l'humour donc, c'est inégal et globalement décevant. Certes, il y a bien quelques petits moments rigolos, mais les dialogues entre ces gamins ne m'ont pas franchement captivé.
Il y manque du caustique, de l'ironie, du dynamisme ou de la surprise, je ne sais pas, mais en tout cas, ce n'est pas assez drôle pour moi.

Nom série  Sacré zoiseau et autres oiselles  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album que je ne connaissais pas – et qui visiblement n’a pas croisé la route de beaucoup de lecteurs du site, puisqu’encore non avisé près de 40 ans après sa publication.

Et c’est bien dommage, car si vous avez la chance de l’avoir entre les mains, il vous offrira une relativement courte (peu bavard, l’album est assez vite lu), mais très intéressante lecture.

C’est un album à grand format, qui regroupe des dessins, strips ou histoires courtes, en Noir et Blanc ou colorisées, souvent muettes, mais parfois avec quelques paroles.
Les lecteurs de Cinéma y retrouveront le dessin de Barbe, très bon, voire excellent !, sa propension à jouer avec les images, en décomposant/recomposant un mouvement, jouant sur les transformations.

Concernant les thèmes, on trouve pas mal d’érotisme, quelques images poétiques, un rien d’antimilitarisme (les premières planches par exemple) : il faut dire que Barbe publiait dans Charlie à l’époque.

Un chouette album à redécouvrir !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Petit-Renard  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pense évidemment à Yakari lorsque l’on lit cette série, plusieurs points communs les rapprochant (Petit-Renard et son amie Deux-Lunes étant les pendants de Yakari et de son amie Arc-en-Ciel). L’univers des deux séries est proche, dans la localisation, certains thèmes, mais le traitement est ici un peu plus « réaliste » (on ne parle pas aux animaux…).

Bizarrement, Régine Pascale invente les noms des tribus. Même si l’on situe bien la région où se déroulent ces aventures. Petit-Renard est membre d’une tribu Dakitos (qui ressemble beaucoup aux Lakotas), qui a parmi ses ennemis les Chonennes (Shoshones ?).

C’était publié dans Astrapi, et donc destiné à un jeune lectorat. Il faut donc prendre en compte cette donnée pour juger cette série. Ainsi les intrigues sont parfois un peu simplistes, et le dénouement – positif ! – n’est généralement pas difficile à deviner (mais ce n’est quand même pas mièvre).

Mais, pour le lectorat visé, c’est globalement assez bien fait, et peut mériter un emprunt.
Le dessin de Nadine Brass est lui aussi globalement assez bon. Comme les scénarios, il est un peu plus réaliste que celui de Derib sur Yakari (je n’ai par contre pas toujours trouvé la colorisation très heureuse).

Nom série  La Différence invisible  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A part quelques clichés – dont ceux véhiculés par le film « Rain Man » – je ne connaissais pas grand-chose de précis sur l’autisme. Et, bien sûr, absolument rien sur cette forme particulière qu’est le syndrome d’Asperger.

Cet album assez épais se laisse lire, et permet, en présentant l’expérience et la vie de Marguerite, d’en savoir plus, sans pathos ni ennui. En cela le pari des auteurs est réussi, à savoir faire connaître ce handicap, ses manifestations, et l’aveuglement ou le mépris de la société vis-à-vis des personnes qui en sont atteintes. Et le dossier final complète bien cet album, pour une découverte intéressante.

Ce n’est qu’après la moitié de l’album que nous découvrons – en même temps que Marguerite, ce qu’il en est de ce handicap. Avant cela, nous n’en avions que les symptômes, mais rien n’était nommé ni clair.

Les auteurs ont su avec cet album faire passer un message. Si je ne me vois pas y revenir – et donc n’en conseille pas l’achat, c’est quand même un album recommandable, et qui pourra sans doute séduire au-delà des proches de personnes autistes.

Nom série  Casting Bidochon  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De tous les albums « hommages » que j’ai pu lire, c’est sans doute un des rares qui ne m’ait pas déçu. Il faut dire qu’à propos de casting, celui des collaborateurs (pour la plupart des piliers de Fluide Glacial) de cet opus est quand même de haut vol !

Globalement, c’est donc plutôt réussi, et plusieurs histoires sont marrantes (Gotlib s’est fendu d’une préface – placée au milieu de l’album ! – mais j’aurais bien aimé le voir participer avec une histoire).
La plupart des histoires sont sympas donc, et les seules contributions que je n’ai pas trop aimées sont celles de Sattouf, de Hugot et de Lindringue. J’avoue que c’est aussi celles sur lesquelles j’avais le plus de doutes préalables.

En tout cas, c’est un album que les fans du joli couple, de l’humour Fluide Glacial – ou simples amateurs d’humour, pourquoi pas ? peuvent acheter, ce que j’ai fait, faisant moi-même partie de toutes ces catégories.

Nom série  Jacques le petit lézard géant  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’avais pas trop accroché à Animal lecteur du même auteur, seule série de Libon que j’avais lue jusqu’à présent. Mais j’ai quand même un peu plus apprécié les aventures de Jacques.

Jacques est imperméable à la réalité qui l’entoure, avance comme un somnambule dans une intrigue bien obligée de tourner autour de lui. Il est ballotté, comme une boule de flipper, par ses rencontres et, presque toujours en mouvement (le plus souvent pour retrouver « sa mamie »), il subit les événements – qui miraculeusement anticipent ses désirs.

Autour de Jacques, « petit lézard » devenu très grand suite à une bévue des militaires, gravite une belle brochette d’imbéciles, plus ou moins heureux. C’est que le ton est clairement à l’humour con, voire débile (ce qui n’est pas pour me déplaire), même si, Journal de Spirou oblige, cela reste quand même soft et ne sombre jamais dans le trash ou le total n’importe quoi.

C’est cet aspect trop « retenu », trop « gentil » qui limite ma notation, pour une série tout public, mais qui lorgne quand même davantage vers les grands ados je trouve.
Toujours est-il que le dernier tiers du second album est un peu poussif, on sent que Libon peinait à se renouveler et à maintenir l’intérêt – et qu’il était peut-être temps de conclure (le premier tome est clairement mon préféré). C’est en tout cas là que je me suis arrêté (je possède ces deux premiers tomes), n’ayant pas lu le troisième et dernier paru.

Nom série  Insomnies  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album au tout petit format, très vite lu (même si la lecture est plutôt agréable), et sur lequel je ne suis pas sûr de revenir (d’où l’absence de conseil d’achat).

Les deux histoires tournent autour du rêve, totalement loufoque pour le premier, plutôt planant pour le second.

J’ai plus accroché à la première histoire – la plus « longue » – qui joue un peu plus sur l’humour, avec un personnage plus ou moins mythomane et angoissé qui fantasme sur son « voisin du dessus ». La deuxième histoire, très courte, manque quand même davantage de consistance.

Une petite lecture sympa, mais qui ne marque pas assez à mon goût.

Nom série  Carnets de thèse  posté le 19/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé par hasard sur ce bouquin et, intrigué par le sujet, je l’ai lu, malgré le dessin, que je n’ai pas trouvé très chouette. Mais si vous êtes comme moi, passez outre ce dessin brouillon et souvent maladroit, zoomant sur les personnages en se passant généralement de décors. En effet, ce n’est pas ce qui prime dans cet album documentaire.

Même si l’auteur a quelque peu romancé le tout, c’est bien de son expérience de thésarde qu’elle parle, en usant d’un peu d’autodérision, d’un peu d’humour, pour faire passer les nombreux moments pénibles traversés. Et pas besoin d’être au fait de la recherche universitaire et de son jargon pour suivre, cela se laisse lire facilement.

Par-delà le marathon suivi par l’auteur, en arrière-plan, on voit aussi un certain nombre d’évolutions malsaine du système universitaire (qui existaient sûrement déjà pour certains, mais qui se renforcent avec les dernières réformes libérales).
D’abord, le parcours du combattant du thésard face à une certaine lourdeur administrative, mais surtout son utilisation par le directeur de thèse (qui sous-traite une partie de son travail à ses étudiants captifs) : ceci existe hélas depuis longtemps.

Mais on voit aussi poindre une paupérisation des étudiants (obligés de travailler en parallèle, au détriment de leur travail de recherche – voire de leur santé), une exploitation de ces chercheurs (payés au lance pierre – quand ils le sont ! – pour assurer des cours en fac).
Enfin, la baisse drastique des moyens (très bien illustrée par le dialogue entre une ministre et un directeur de cabinet en fin d’album) porte un coup fatal à la recherche « à l’ancienne ». Désormais cela doit être rentable, et si possible tout de suite : donc baisse des moyens publics, recentrés sur la recherche appliquée, et recours au privé : outre l’absurdité de ce principe (combien de recherches « dans le vide » ont abouti à d’importantes découvertes !), on imagine aisément – et cela a déjà commencé, que les Sciences Humaines, la Littérature, ne vont pas attirer sponsors privés et financements publics, les Sciences ouvrant davantage de perspectives, étant plus « bankable ».

Un album qui se laisse lire, rapidement d’ailleurs, l’auteur ayant su rendre attractif un sujet un peu aride pour le béotien. L'achat peut être envisagé.

Nom série  Pat Boon  posté le 19/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je possédais déjà la version Mimolette, mais j’ai craqué pour la réédition plus récente de L’Association, dans un format un peu plus grand (même si ça n’apporte pas forcément grand-chose pour le dessin). La couverture, un peu psychédélique, est plutôt chouette, et Winshluss a ajouté une nouvelle histoire de 8 pages en fin de volume.

Toujours est-il que c’est un petit album très sympa, que je vous recommande chaudement. Le dessin de Winshluss est classique pour lui, c’est-à-dire qu’il n’est pas « classique » du tout !, avec un trait underground un peu trash, que j’aime bien de toute façon.

L’album regroupe plusieurs histoires plus ou moins longues. Un petit nombre de personnages (dont Pat Boon donc) vivent diverses mésaventures, au départ indépendamment les uns des autres, mais peu à peu tous se retrouvent imbriqués dans une « intrigue » commune.

C’est Noir, parfois trash, avec des personnages qui pourraient avoir un look « disneyen » (une sorte de Clarabelle par exemple), mais le traitement s’éloigne carrément des canons de Walt ! L’humour noir distillé par Winshluss dynamise ces petits récits (parfois de simples strips).

De toute façon, Winshluss est un auteur original, créatif, qui sait très bien renouveler les classiques, en leur donnant une orientation, de la vie. Si vous ne l’aviez pas déjà remarqué, c’est bien sûr un auteur que j’aime beaucoup (je crois posséder toutes ses publications, et plusieurs sont parmi mes lectures préférées).

Nom série  On vit une époque formidable  posté le 18/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est ici dans du Reiser classique (les dessins ou histoires – plus ou moins longues regroupés dans cet album datent des années 1970).

Classique au niveau du dessin, des crobards moches, mais efficaces.

Classique au niveau des thèmes abordés aussi. Ancrés dans l’actualité, mais finalement intemporels.
Si l’Eglise, la police, en prennent plein la tronche comme d’habitude, Reiser tape ici aussi pas mal sur le quidam, le touriste, le citoyen, le consommateur : c’est la société de consommation et ses membres béats que Reiser moque, avec un style le plus souvent efficace.
J’ai en particulier bien aimé la dernière histoire, tournant en dérision un gros macho hyper viril, qui est vraiment ridicule.

En tout cas moi j’aime bien le bonhomme, en particulier lorsque, comme ici, il s’attaque à des sujets de société. Son regard ironique (voir le titre), cynique et noir, s’il ne fait pas forcément toujours rire, apporte sourires et réflexion. Reiser est un espace de liberté, un test : le publierait-on encore aujourd’hui ?

Nom série  Hantons sous la pluie  posté le 17/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ses séries « Fantastique » publiées chez Fluide Glacial, Foerster a à chaque fois su réussir à développer un univers assez original, que j’apprécie généralement. Cet album ne déroge pas à la règle.

Hormis la première histoire (la seule qui ne joue pas franchement sur ce registre Fantastique d’ailleurs !), que j’ai trouvée à la fois moins originale et moins captivante, j’ai bien aimé les autres histoires courtes regroupées dans cet album. Avec toujours quelques pointes d’humour noir pour relever le tout.

Le dessin en Noir et Blanc est très efficace, les décors sont eux-aussi très réussis et, comme toujours, Foerster nous présente une belle galerie de personnages à trogne – même s’il y a moins d’hydrocéphales que parfois !

Foerster a beaucoup d’imagination, et sait se renouveler. Même si ce n’est pas son meilleur album du genre, c’est quand même une lecture sympa et très recommandable.

Nom série  Buzz & Bell  posté le 17/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chaque gag est bâti sur une page (de quelques cases), et c’est la plupart du temps muet (seuls quelques onomatopées et quelques signes peuvent faire office de paroles) : c’est donc assez vite lu.

Rien de révolutionnaire dans ces gags, et je leur reproche quand même un manque de percussion, de noirceur, de tranchant (voir certains gags de Bilal dans « Mémoire d’outre-espace » pour rester sur le même thème).

Alors, c’est sûr, aucun éclat de rire franc à la lecture de cette série. Mais les mésaventures de ces deux astronautes (un homme et un singe) sont quand même sympas, et entraîne la plupart du temps le sourire. Gaffeurs, étourdis, ces deux personnages sont attachants.

Une lecture sympathique, et des albums que l’on peut envisager d’acheter (on les trouve assez facilement soldés – sur Paris en tout cas).

Nom série  Théodore Poussin  posté le 16/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série que j’avais vue il y a bien longtemps trainer dans des médiathèques, mais sans que j’aie jamais eu envie de la lire. Il faut dire que la tête du personnage, en couverture du premier tome, avait des airs de dessin au compas, comme « au brouillon » et qu’à l’époque (il y a une trentaine d’années maintenant), le feuilletage de cet album ne m’avait pas séduit.

En le recroisant il y a peu dans ma petite bibliothèque municipale, j’ai fait l’effort d’y retourner, et ai emprunté les trois premiers tomes – les seuls lus pour le moment, mais je pense en lire d’autres (je ne sais pas ce qui est dispo dans ma bibliothèque).
Il faut dire que ce qui m’avait freiné lors de ma première lecture est sans doute ce qui m’a séduit aujourd’hui. Entre temps j’ai muri, et j’ai lu pas mal de romans de Conrad (j’adore cet auteur !). Et c’est vers cet univers que penche cette série, davantage que vers « Corto Maltese ».

En effet, c’est de l’aventure un peu « mollassonne » – quoi que, dès le premier opus (outre Conrad, il m’a fait penser à certains passages du film « La canonnière du Yangstsé », plus qu’à Tintin, cité par plusieurs posteurs : le ton est radicalement différents, et Théodore n’est pas Tintin, même s’il y a plusieurs clins d'œil dans le tome 2 !), on meurt beaucoup, et Théodore Poussin se bat pour sa survie. Mais voilà, en arrière-plan, de la rêverie, de l’éperdue (le mystérieux monsieur Novembre rappelle par ses apparitions que le réel est là – et qu’il est menaçant). De l’aventure au grand large, presque plus pour l’ambiance générale que pour les péripéties qui l’alimentent.

Nom série  Le Contrôleur de Vérité  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une des premières productions de Vanoli – du moins aussi « longue ». L’album date de la même époque que La Comète, que j’avais plutôt aimé.

Ce qui saute aux yeux tout d’abord – et pourra sans doute indisposer certains lecteurs – c’est le style graphique de Vanoli. En tout cas, moi je l’ai bien aimé. Son travail du Noir et Blanc, très expressionniste, s’écartant des canons habituels – jouant sur des à-plats, refusant la perspective classique, usant de plongées et contre-plongées fantaisistes et brinquebalantes, tout ceci m’a réellement séduit.

L’histoire en elle-même n’en est pas vraiment une. En tout cas là aussi on s’affranchit des critères plus communs. De la poésie, une touche d’absurde (un chouia de Kafka quand même dans ce personnage de Contrôleur de Vérité !) et un peu de loufoque, pour une intrigue sans réelle linéarité ni fin, mais qui promène le lecteur au rythme de l’imagination de l’auteur.

A feuilleter avant d’acheter, mais je suis content d’avoir franchi le pas.

Nom série  Déconan le Barbaresque  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre et la couverture résument assez bien l’esprit qui va présider à cet album, qui donne dans la totale déconne. Au passage, la couverture n’aurait-elle pas influencé Coyotte, pour le personnage du père de Litteul Kévin, avec sa Harley ?

Les 7 histoires qui composent cet album sont toutes du même acabit. Coucho joue à fond le foutraque, l’humour con, très con, voire débile, Déconan lui-même incarnant cette bêtise crasse. A chaque fois, Déconan part à la recherche de son ennemi, Cruello, et ces aventures se finissent immanquablement par une baston géante, au milieu de personnages assez déjantés.

Coucho joue les anachronismes : Déconan est une sorte de mâle préhistorique, mais ses aventures se déroulent à toutes les époques, passées, présentes et futures (surtout dans une sorte de présent parodié et caricaturé).

Le dessin de Pailler est plutôt bon, en tout cas est efficace dans la caricature (des personnages et de leurs mouvements, tout est surjoué, grotesque). De plus, les dessins fourmillent souvent de détails, eux-aussi anachroniques, ou simples gags loufoques.

Avec le dessin de Pailler, le n’importe quoi, la déconne déjantée jouant sur anachronismes et parodies du présents (rapports patrons/syndicats par exemple ici), il y avait matière à faire quelque chose de bien.
Le problème, c’est que l’humour de Coucho n’est pas assez efficace, n’est le plus souvent pas drôle. Bien sûr, certaines conneries m’ont fait sourire, et je serai clairement moins sévère que dans l’avis précédent, mais je ressors déçu de la lecture de cet album.

Nom série  Lonesome  posté le 13/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les amoureux de Durango vont sans doute se retrouver en terrain connu avec cette série. En effet, les premières planches (avec l’apparition du héros dans un paysage hivernal) pourraient en être tirées – si ce n’est que ce héros a les cheveux plus longs et utilise un autre type d’arme.

Comme le titre l’indique, Swolfs nous présente un héros solitaire (qui, là aussi comme Durango, ne s’attache pas – y compris aux femmes qui lui font des avances, comme Lucy), implacable (il achève froidement ses adversaires) et relativement impassible (mais les autres personnages compensent – un peu trop à mon goût parfois – concernant les dialogues) : on est là dans une forme de western spaghetti, mais qui lorgne aussi vers quelques chose de plus classique. Par ailleurs, Swolfs réutilise une idée déjà vue dans son ancienne série James Healer (à savoir un héros doté de capacités médiumniques, ayant été adopté par les Indiens).

L’histoire se déroule juste avant la Guerre de Sécession, et au milieu d’embrouilles (assez classiques) de grands financiers ou politiciens de la côte Est, le héros devenant une sorte d’ange exterminateur. Son passé est distillé par bribes (il a des choses à éclaircir, à venger ?), et il est mal embarqué à la fin de ce premier tome (blessé, emprisonné – je suis d'ailleurs curieux de connaître son fameux gilet…).

Bref, un canevas très (trop ?) classique en général, et la crainte de redite de la part de Swolfs, mais pour le moment cela passe, et je suis a priori intéressé par la suite (en espérant que la petite touche fantastique – autour des visions du héros – ne soit pas trop développée).
Par contre, graphiquement, c’est vraiment du bon boulot, le dessin de Swolfs est parfait pour ce genre d’aventures.

Nom série  Le Petit Nicolas  posté le 13/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je suis tombé par hasard sur cet album. Etonné de le trouver au rayon BD – et présenté comme une nouveauté qui plus est, je l’ai ouvert.

La couverture n’est pas extraordinaire, et est peu représentative du contenu en fait. Elle essaye maladroitement de faire un lien entre le Petit Nicolas connu de tous, et cet « ancêtre » qui l’est moins.

Il faut dire que je ne connaissais pas du tout ce « premier essai », assez différent du suivant. Les deux auteurs étaient jeunes. Goscinny, débarqué des Etats-Unis, commençait à publier, sous divers pseudo, dont ici un improbable Agostini, et Sempé était inconnu.

Une trentaine d’histoires courtes (d’une page à chaque fois) ont été publié dans un journal avant que l’aventure ne s’arrête. Le dessin de Sempé est simple et chouette, l’humour de Goscinny tâtonne (du sympa, mais qui peine parfois à fonctionner).

Nicolas, ses parents (surtout son père d’ailleurs !), et un voisin sont les principaux protagonistes (certains « Achille Talon » ou « Modeste et Pompon » reprendront ce thème des voisins incompatibles et irrascibles).

Cela se laisse lire, mais sans plus. Le « reboot » réalisé par les deux auteurs plusieurs années plus tard, en misant sur une poésie, un ton différent, sera plus efficace et réussi. Il faut dire que Sempé aura alors trouvé son style (il n’aimait d’ailleurs pas spécialement la BD je crois), plus épuré, très adapté à l’illustration. Quant à Goscinny, devenu génie créateur, directeur de revue, il créera une nouvelle galerie de personnages autour de Nicolas, pour en faire un personnage universel.

Bref, cet épais album (j’ai dit du mal de la couverture, mais l’ensemble dénote un beau travail éditorial) n’est pas indispensable. Mais les fans du petit Nicolas, de l’un ou l’autre des auteurs, mais aussi ceux qui s’intéressent à l’histoire de la BD et à la genèse de ce personnage mythique de la littérature populaire peuvent se laisser tenter par un achat.

Nom série  Sacré Jésus  posté le 12/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai lu les deux tomes, mais j’ai trouvé le second plutôt dispensable. Mon conseil d’achat ne vaut donc que pour le premier, où l’humour fonctionne mieux sur des histoires courtes, généralement de quatre cases (une page). C’est en tout cas le seul que j’ai acheté.

Bon, c’est sûr, le dessin est moche (volontairement semble-t-il, car Tronchet a fait nettement mieux ailleurs), avec des personnages nus et bedonnants. L’humour n’est vraiment pas fin, c’est même parfois débile…

Oui, mais voilà, c’est généralement assez drôle. L’humour con, un peu noir, de Tronchet est souvent jouissif. Il revisite certains passages obligés de la geste christique, avec une bonne dose de dérision, voire de cynisme.

Bref, c’est con, mais c’est bon, donc, pourquoi ne pas jeter plus qu’un coup d’œil sur ce défouloir de potache ?
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Murge  posté le 11/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album bénéficie d’un format relativement grand (plus large qu’une BD classique en tout cas), pour mettre en avant la consommation sans modération de l’alcool, les beuveries et leurs conséquences – en particulier au niveau de la réflexion des consommateurs.

Même si je ne sais pas si j’y reviendrai, et si l’ensemble est un peu inégal, c’est quand même un album sympa – et assez loin du politiquement correct : son achat n’est pas remboursé par la Sécurité sociale !

Mais je dois quand même dire que c’est globalement une lecture agréable, avec un certain nombre de gags réussis, assez drôles.

Le dessin de Ptiluc varie un peu d’un gag à l’autre (en un peu moins crado, cela s’approche parfois du trait de Vuillemin). On a parfois un simple dessin, parfois c’est un peu plus élaboré, parfois c’est du pleine page, ailleurs c’est une vignette…

Mais cette défense et illustration de la murge peut être consommée sans trop de modération par les amateurs d’humour un peu noir et con !

Nom série  Le Singe  posté le 10/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album est semble-t-il inspiré d’une vieille histoire chinoise (« Le Roi des Singes »), que Pisu a adaptée à sa sauce (sa sœur se fend d’une introduction pour planter ce décor – même si je n’ai pas tout compris).

Le dessin de Manara, dans un Noir et Blanc classique, est plutôt bon – comme souvent avec lui, mais certaines planches sont bien trop remplies, et cela les rend difficiles à lire. En tout cas ce dessin est l’une des raisons pour lesquelles je mets trois étoiles.

Un dessin très beau, inspiré et très surchargé de Manara, qui habille cette histoire, l’accompagne aussi vers un délire improbable. Résumer cette histoire s’avère totalement impossible et, comme pour l’introduction, j’avoue ne pas avoir tout saisi des aventures de ce singe anthropomorphe, qui se rêve roi immortel.

Se mélangent des passages situés dans l’ancienne Chine, mais aussi des décors et des allusions à un monde plus contemporain (décors urbains, uniforme de soldat allemand, etc). Pour le reste, cela ressemble à un gros délire, une sorte de poésie lyrique parfois (avec des textes assez littéraires à certains moments).

Un album inclassable, et dont la rencontre est assez aléatoire. Si vous le croisez, feuilletez-le avant d’envisager l’achat. Récemment réédité chez Glénat, mais je n’ai lu que la version d’origine, dans la collection BD-Roman de chez Dargaud.

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