Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1181 avis et 223 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Jimmy Corrigan  posté le 20/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une œuvre relativement clivante, si j’en crois la dispersion des notations. Et je crois que je vais me ranger du côté des déçus.

Je vais commencer par ce qui m’a le moins rebuté. Je reconnais à Ware une certaine originalité quant à la construction de son histoire – j’avoue même avoir dû faire quelques efforts pour me faire au découpage de ses « cases », mais ça passe au bout d’un moment.

Hélas, cette originalité devient pour moi totalement vaine si elle n’est pas au service, ou tout du moins en accord avec une histoire, quelque chose qui me captive.

Et c’est là que le bât blesse ! En effet, si la grosse dose autobiographique (voir précisions données par Ware en postface) avait de quoi la nourrir, je n’ai pas du tout accroché à cette histoire, découpée en petites anecdotes plus ou moins longues (ceci étant dû à la publication en revue). Pas de rythme, peu de dynamisme, sur 300 pages, ça fait long ! Et surtout si comme moi vous n’êtes pas emballés par le graphisme (certes lui aussi très travaillé, volontairement terne et figé). Tout concoure à me rendre la lecture insipide. Il y a à la fois un travail d’épure, mais contrebalancé par une surcharge de cases, de toutes tailles, pour dérouler la vie d’un homme.

Et ce d’autant plus que le personnage principal, sorte d’alter ego de l’auteur, n’est pas de ceux qui déclenche l’empathie. Il y a trop de renoncements chez lui.

Bref, une mise en forme relativement originale mais dont certains aspects ne me conviennent pas, et une histoire dont je me suis désintéressé bien avant la fin : je n’ai fini que très laborieusement ma lecture, l’ambiance un peu oppressante, autour d’un personnage à la pauvre vie dépiautée sous nos yeux, achevant de me convaincre que je ne suis pas fait pour ce genre d’œuvre.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  L'Or et le Sang  posté le 20/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une bonne série d’aventure, sans trop d’esbroufe, mais qui fonctionne bien. Il y a un peu de Monfreid dans les deux personnages principaux, et leurs projets de ventes d’armes. Mais on retrouve aussi une proximité avec l’histoire de Lawrence d’Arabie dans l’intrigue. Et surtout dans le personnage de Calixte, en particulier lorsqu’il cherche à rallier les tribus : si les tribus arabes sont encore au centre des débats, ce sont ici les Français et les Espagnols qui jouent le rôle des Anglais et des Turcs ! Il y a aussi quelque chose de « L’homme qui voulut être roi » de Kipling, avec ses deux bonhommes partis pour se faire de l’argent en vendant des armes, et qui se retrouvent chefs de guerre, emportés par l’élan du hasard et de l'Histoire.

Bref, des sources d’inspiration qui lorgnent toutes vers la grande aventure, avec des personnages qui s’habillent du manteau de l’histoire – parfois trop grand pour eux – pour sortir d’une vie toute tracée (de malfrat pour le Corse Léon ; d’héritier d’une famille des beaux quartiers pour Calixte).

L’intrigue s’inspire de la guerre du Rif, durant laquelle des tribus du Nord Marocain s’étaient révoltées dans les années 1920 contre les Espagnols (Franco y a fait ses armes) et les Français. Cette guerre avait d’ailleurs provoqué l’une des premières prises de position politiques des Surréalistes (alors parmi les rares à s’intéresser à ces « causes indigènes » et à prendre parti contre les violences coloniales).

Defrance et Nury marient très bien la grande et la petite histoire, chacune se nourrissant de l’autre pour embarquer le lecteur dans ces aventures racontées sous forme de flash-back à son petit-fils par un Léon vieillissant.

Une chouette série d’aventure, avec un dessin proche de celui de Brüno. A découvrir !

Nom série  Ardalén - Vent de mémoires  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas vraiment amateur de roman graphique pur, mais je dois dire que cet album épais m’a séduit, et, une fois entré dans cette histoire qui dévoile peu à peu ses dessous, j’ai été captivé.

Prado a construit une histoire pointilliste, qui traite de la mémoire, des souvenirs. De la manière de se souvenir, de la construction ou de la reconstruction des souvenirs. Du rêve et de la réalité, et de leur confrontation perpétuelle.

Sabela cherche à connaître le passé de son grand père, Fidel cherche à faire surgir son passé. Leur rencontre va les mener à reconstruire un présent qui partait en loques.
C’est vraiment une chouette histoire, qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser, car c’est assez poétique, contemplatif.

Le dessin est très beau, comme la colorisation d’ailleurs ! Et les souvenirs, les rêves de Fidel, qui se mêlent à la réalité, avec des baleines, des poissons « nageant » dans le ciel, m’ont fait penser à un album de Broussaille, mais surtout à certaines planches de Bilal (il faut dire que le bleu domine dans ces dessins de Prado, comme chez Bilal), en particulier dans Le Sommeil du Monstre.

On retrouve ici le côté graphique de Trait de craie du même auteur. Même si je préfère ses œuvres d’humour absurde, regroupant des histoires courtes, il faut dire que ses romans graphiques ont vraiment de quoi séduire les amateurs !

Nom série  Le Château des étoiles  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le dessin d’Alex Alice est vraiment très bon. Différent de ce que je connais de lui (Le Troisième Testament), mais réellement beau, avec une palette de couleurs plus apaisée. Le visuel est déjà un chouette atout pour cette série.

Série qui puise à plusieurs sources. D’abord les nombreux clins d’œil/hommages à Jules Verne (la couverture déjà), à Méliès ou, pour citer des références plus récentes, à l’univers de Miyazaki ou au cycle lunaire de De Cape et de Crocs. Et le choix de l’année 1869 pour le grand départ dans l’espace de Séraphin et de ses compagnons, un siècle exactement avant l’alunissage d’Amstrong et Aldrin, est aussi plus qu’un clin d’œil.

Dans ces années 1860 de l’apogée de la première révolution industrielle, au moment où l’Allemagne se construit dans la douleur sous la férule de la Prusse, avec des personnages comme Ludwig de Bavière, et sa cousine Sissi (qu’Alice a quand même fait ressembler quelque peu à Romy Schneider, non ?), Alex Alice a trouvé matière à construire une intrigue mêlant espionnage, guerres européennes, inventeurs de génie et roi fou et poète. Un bonne touche steampunk habille le tout, pour le plaisir des yeux, mais aussi de l’imagination du lecteur, prêt à oublier le possible pour accepter le probable, et se laisser porter par une histoire aux petits oignons.

Le deuxième tome est plus proche de Méliès que de Verne, avec une aventure dans l’espace et sur la Lune, avec peut-être moins de péripéties et plus d’onirisme.
En tout cas, Alice arrive à nous captiver, à nous faire croire l’incroyable, avec une histoire simple et de beaux dessins, et un Louis II qui trouve enfin le château de ses rêves.
Un cycle se finit, mais Alex Alice veut nous emmener plus loin dans son voyage, vers Mars. J’en serai.

Nom série  Paradis Perdu  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, ben là, je dis non ! J’ai failli mettre deux étoiles, en arrondissant, pour le dessin, mais, vu comment je me suis fait ch… en lisant l’intégrale (heureusement empruntée – j’ai une petite pensée pour ceux qui l’ont achetée !...), et bien ce sera une étoile et un conseil très appuyé pour éviter de perdre son argent (c’est sûr), mais aussi son temps avec cette série ratée.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas compris grand-chose de cette histoire, et le peu que j’y ai discerné m’a paru hautement indigeste.

En effet, ces histoires d’anges, de démons sont d’emblée obscures (ceci étant aggravé par un découpage, voire une explosion des cases) : le lecteur est perdu.
Et quand on retrouve la trace de l’intrigue, on tombe alors sur les dialogues, qui sont souvent affligeants, lourds, redondants et/ou sans intérêt. On ne peut s’attacher ni aux personnages ni à l’intrigue !

Reste le dessin, convenable. Le changement de dessinateur – que je n’aime généralement pas au sein d’une même série n’est ici pas trop préjudiciable, même si je préfère le dessin des personnages de Xavier. Le dessin est en tout cas l’aspect le moins raté de la série (même s’il n’est pas non plus génial).

Je suis très étonné par les quelques « bonnes notes » recueillies par « Paradis Perdu » sur ce site. Comme quoi, les goûts et les couleurs…

Dispensable !!!

Nom série  Vive le foot !  posté le 18/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le battage médiatique en France autour de la coupe du monde de football de 1998 a inévitablement donné des idées aux éditeurs, qui voulaient surfer sur la vague. Cet album en est l'une des conséquences.

Je n’attends généralement pas grand-chose de ce genre d’albums collectifs, presque toujours très décevants. J’ai quand même voulu y jeter un coup d’œil, eu égard à certains des participants, nombreux, et pas que des inconnus!, qui plus est aux styles très disparates.

Autant le dire tout de suite, cet album reste vraiment anecdotique et décevant, car la plupart des histoires sont d'un intérêt très limité. Parmi les rares à tirer vaguement leur épingle du jeu, Edika (son gag en couverture est déjà plutôt marrant), Tronchet ou Luz. Pour les autres...

Album dispensable.

Nom série  Capitaine Mulet  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Une nouvelle fois, les éditions 2024 publient une œuvre originale et aboutie, en lui offrant un très bel écrin : c’est vraiment une très belle réalisation que celle-ci !

Le capitaine Mulet dont il est question ici défie la réalité, ou plutôt se construit une réalité qui tente de s’accommoder de celle des autres. En cela on a là clairement un démarcage de Don Quichotte, Sancho Panca étant ici remplacé par Bienvenu, le second de Mulet, à la fois souffre-douleur et suiveur d’un être sur lequel la folie laisse une empreinte à la fois indélébile et diaphane.

L’histoire est censée se passer en 1457 – c’est-à-dire, et ce n’est à mon avis pas un hasard, au tournant de la modernité, dans un long moyen-âge finissant. Pas très malin (c’est le moins que l’on puisse dire !), Mulet doit se racheter aux yeux du roi de France (et aussi, occasionnellement échapper à son courroux), et il se lance dans une expédition au long court, entouré d’un équipage (presque aussi crétin que lui !), dont son second, Bienvenu.

Rapidement, la réalité s’efface au profit de la volonté et/ou de l’imagination de Mulet, et l’expédition se transforme en voyage épique (beaucoup de l’Odyssée ici), coupé d’aventures comiques et absurdes (on retrouve ici son côté Don Quichotte).

C’est une douce folie humoristique (mais n’attendez pas de francs éclats de rire) vraiment chouette à lire. Et ce d’autant plus que Sophie Guerrive use d’un Noir et Blanc presque stylisé parfois, très simple à lire. L’iconographie est aussi souvent fidèle aux critères de cette fin du moyen-âge dans lequel elle souhaite ancrer son histoire. Ainsi de certaines cartes marines, des plans de cité en à-plat (la perspective n’était alors pas encore maîtrisée), ou d’une planche s’inspirant des « riches heures du duc de Berry ».

Une chouette histoire que je vous recommande chaudement. Et, pour ceux qui auraient aimé, jetez un coup d’œil à certaines œuvres qui devraient elles aussi vous plaire, car assez proches dans l’esprit je trouve : La Fille maudite du capitaine pirate ou certains albums de Clément Vuillier.

Nom série  Watertown  posté le 17/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est je crois le premier album de Götting que je lis, et j’en ressors avec un avis mitigé. Des qualités, mais rien d’inoubliable non plus.

Le dessin est classique (pas mauvais certes, mais pas de ceux que je préfère), avec un trait très gras.

L’album raconte – le plus souvent à la forme indirecte (le personnage principal, Philip, commentant ses impressions) le questionnement de Philip à propos de Maggie Laeger.

Philip, employé subalterne d’une petite compagnie d’assurances, menant une vie morne et dépourvue d’imprévus, va sortir de son quotidien sans surprise en se transformant en enquêteur, pas convaincu par une série de coïncidences.
Cette enquête, que je ne vais pas spoiler, est assez classique, mais Götting arrive à captiver le lecteur en même temps que Philip.

Par contre, j’ai trouvé la fin décevante : « tout ça pour ça » serais-je tenté de dire… En tout cas, si la lecture n’a pas été déplaisante, je ne conseille pas l’achat de cet album.

Nom série  Africa Dreams  posté le 21/03/2014 (dernière MAJ le 16/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien introduit dans le premier tome par la courte présentation de Colette Braeckman – dont j’ai pu apprécier les analyses dans le Monde diplomatique, voilà une série à charge contre les méfaits du colonialisme et de l’appât du gain – le « roi des Belges » pouvant finalement n’être qu’un archétype de l’entrepreneur dénué de scrupules.

Si le message passe, c’est que cette série est aussi une belle réussite graphique (j’ai trouvé les dessins beaux, pleins de lumière – dans un univers pourtant très « noir », dans tous les sens du terme !) et narrative. Rien ici de simpliste ou d’exagéré : la petite histoire nous dévoile la grande avec l’évidence que le talent des auteurs (dont c’est la première série que je lis) instille par petites touches, alternant les allez-retours entre l’Europe (essentiellement en Belgique, voire en Angleterre) et l’Afrique (le Congo belge donc).
Cette navette scénaristique met davantage en lumière le cynisme et les calculs d’épiciers de la bonne société européenne – et surtout du roi des Belges, et assombrit d’autant le sort réservé aux « colonisés ».

Le troisième tome reste sur la même ligne – graphique en tout cas. Pour ce qui est du message, on est aussi dans la dénonciation de l’horreur et de l’hypocrisie entourant la geste coloniale. Stanley se hisse ici au niveau du roi des Belges dans la catégorie des salauds se cachant derrière une façade plus que respectable.
Je regrette juste un peu que dans ce tome la petite histoire soit trop éclipsée par la grande, et que la lecture des (arrière) pensées des journalistes, du roi ou de Stanley rende l’ensemble un peu moins fluide. Le propos, toujours louable, est un peu moins subtil ici (mais je chipote sûrement !).
A noter l’interview d’un Stanley vieillissant réalisée en début d’album par un jeune journaliste à houppette ressemblant furieusement à Tintin (le chien de Stanley démarquant Milou…).

Globalement cela se lit très bien, et donne à réfléchir. A lire, pour aller plus loin, les reportages d’Albert Londres, ou certains livres de Joseph Conrad (comme « Un avant-poste du progrès » ou le très célèbre et excellent « Cœur des ténèbres »). Une réussite donc !

MAJ.
Je reviens mettre à jour mon avis après lecture du quatrième et dernier tome de la série, qui n'a fait que confirmer tout le bien que je pense de celle-ci.
Fonds et forme sont encore très bons, sur un sujet douloureux. Quant au roi des Belges, au cœur de cet album, il confirme que sa place serait plus parmi les grands salauds de l'histoire, et non au sommet du gotha: un criminel que l'histoire n'a pas encore jugé.
Voilà en tout cas une série hautement recommandable.

Nom série  Meteors  posté le 16/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si elle n’est pas furieusement originale, cette série arrive à plutôt bien traiter le thème de l’intelligence artificielle prenant le pas sur ses créateurs humains. L’histoire se laisse lire et est globalement bien construite.

Mais voilà, malgré ça, je n’ai pas trop accroché à cette série. La faute au dessin d’abord. Sans être mauvais, ce n’est pas trop mon truc (les visages en particulier, tirant trop vers le manga – ce qui n’est pas du tout ma tasse de thé !), et j’ai même trouvé qu’il devenait moins bon dans le troisième et dernier album (et ce dès le début : voir les chevaux sur les premières scènes). Je n’ai pas accroché non plus à la colorisation.

Cet ultime album, justement, ne m’a pas convaincu. J’ai trouvé un peu bancale et bâclée la fin de l’histoire.

C’est une série qui peut plaire, mais un emprunt suffit largement selon moi.

Nom série  Le Reste du Monde  posté le 10/01/2016 (dernière MAJ le 15/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une catastrophe naturelle (un violent tremblement de terre) bouleverse la vie (dans tous les sens du terme) des habitants, touristes, qui occupaient une région montagneuse (dans les Pyrénées).

Les destructions s’enchaînent – Chauzy en fait peut-être un peu trop pour le coup ! – il y a de nombreux morts, et les survivants se regroupent dans la ville la plus proche.

Passés les premières heures d’hébétude, et coupés de l’extérieur, les survivants s’organisent tant bien que mal. Mais peu à peu les jours passent, et l’énervement gagne, la tension monte, et les barrières légales, et surtout morales tombent, lorsque la survie est en jeu.

Et, au cœur de ce struggle for life, une mère avec ses deux enfants se bat pour échapper aux prédateurs, à la mort, voire à cette vallée coupée du monde. L’intelligence de Chauzy est justement d’avoir pris le temps, avant la catastrophe – mais il poursuit ce travail pendant aussi – de développer la psychologie de cette femme (qui vient de rompre avec le père de ses enfants, qui la trompait). C’est qu’ainsi on a de l’empathie pour cette femme, par les yeux de laquelle nous découvrons ce combat pour la vie.

Le dessin est vraiment beau, et très bon. Je mets juste un bémol pour les visages, pas toujours réussis, mais le reste est plutôt chouette.
Les dernières pages ménagent un suspens et donnent envie de découvrir la suite de ce qui s’annonce comme une bonne série.
Note réelle 3,5/5.

**********

Après lecture du deuxième tome, je suis un peu circonspect.
En effet, on retrouve les mêmes qualités que pour le tome introductif, mais je trouve que Chauzy ne se renouvelle pas assez, et que l'histoire se poursuit en roue libre.

Alors, certes, ça se laisse encore lire agréablement et rapidement, malgré l'importante pagination, avec une ambiance mêlant un peu de "Ravage" ou de "Maleville".

La fin de cet album est encore ouverte. Il faudra que Chauzy dynamise la suite, ou songe à bien finir pour ne pas lasser ses lecteurs. Je maintiens encore ma note, mais avec un peu plus de réserves.

Nom série  La Ligue des Gentlemen Extraordinaires  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’utilisation de personnages célèbres de la littérature, ici regroupés pour des intrigues policières et fantastiques (Hyde ; l’homme invisible ; Moriarty ; Allan Quatermain…) peut être intéressant, et donner du sel à l’histoire.

Mais j’avoue avoir été déçu par ce que Moore en avait fait ici. Je n’ai pas vraiment été captivé. Pire, rapidement j’en suis arrivé à lire l’intégrale – que j’avais empruntée à ma médiathèque – à reculons.

Et le dessin, parfois un peu stylisé je trouve, n’est pas non plus de ceux que je préfère. La colorisation, avec des couleurs très marquées, sans trop de nuance, n’a pas non plus eu mes faveurs.

Bref, c’est une expérience peu concluante, et je ne sais pas si le reste de l’œuvre de Moore saura me faire changer d’avis. J’avais quand même plus apprécié son "V comme Vendetta", mais je ne semble pas « être fait » pour ce genre d’œuvre…

Nom série  De Gaulle à la plage  posté le 06/01/2013 (dernière MAJ le 14/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans être tout le temps poilant, c'est quand même un album vraiment sympa, même si j'ai eu du mal à entrer dedans.

Mais après un temps d'adaptation, j'ai quand même bien rigolé à quelques bons gags (par exemple lorsque de Gaulle raconte ses conneries au haut-parleur, et quelques autres). Pas de franche hilarité le plus souvent, mais c'est tout de même pas mal !

Les strips s'enchaînent, et s'emboîtent dans l'histoire globale. Je regrette juste que le personnage d'Yvonne ne soit pas plus creusé - même si son illustre mari est le coeur du sujet.

Le dessin de Ferri est assez minimaliste, mais il colle bien au propos. Et il n'est pas si méchant que cela pour le grand Charles.

J'ai passé un bon moment à lire cet album. Et il n' y a pas besoin d'avoir trop de connaissances historiques pour l'apprécier.
Une nouvelle relecture me confirme dans l'idée que c'est un album sympa, et j'arrondis à l'étoile supérieure.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  La Lune est blanche  posté le 14/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« La lune est blanche » est la poursuite du voyage et du travail commencé avec Voyage aux îles de la Désolation. Mais j’y ai retrouvé aussi les mêmes qualités déjà pointées dans son très beau documentaire Un printemps à Tchernobyl.

D’abord, et c’est évidemment ce qui saute aux yeux, l’aspect graphique. L’excellent coup de crayon d’Emmanuel Lepage (que ce soit à l’aquarelle ou au crayon gras), qui fait passer dans ses dessins l’immensité désolée des paysages, mais aussi son empathie pour les chercheurs qui, tels des moines modernes, s’isolent pour servir la connaissance. Ajoutons que les photos de son frangin, François, sont elles aussi superbes. On a là une sorte de livre d’art vraiment réussi.

Mais, comme dans ses autres documentaires, Emmanuel Lepage insuffle beaucoup d’humain dans son projet. Dans sa manière de présenter et de se présenter aux membres de l’expédition (même si c’est un travail de commande et que, parfois, cela se sent – mais pas trop !). Dans sa manière de se présenter tout court d’ailleurs aussi !

En effet, on devine rapidement – et quelques moments de tension le rappellent, lorsque cela ne se déroule pas comme espéré – que cette expédition est importante pour Emmanuel Lepage et son frère, qu’elle met en jeu, tout en la revigorant (quoi de mieux qu’un vent glacé par moins trente degré pour cela ?), une amitié qui transcende les liens familiaux.

Enfin, autre réussite de cet album, par ailleurs plus personnel qu’il n’y paraît, ce sont les rappels historiques des diverses expéditions ayant marqué la douloureuse conquête de cette Terra Incognita (mention spécial à Shackleton, dont Emmanuel Lepage semble partager les valeurs).

Un bel album, épais et séduisant, à lire et à offrir. Ou à se faire offrir…

Nom série  Raoul Fulgurex  posté le 13/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tronchet est décidément un auteur assez éclectique, mais qui souvent produit des séries très intéressantes et originales.

Raoul Fulgurex fait partie de ses réussites. Une sorte d’administration des œuvres imaginaires (BD, cinéma) surveille le bon fonctionnement des intrigues, chassant les anachronismes, les erreurs de casting ou les dialogues inappropriés. Et, si nécessaire, envoie quelqu’un – comme Fulgurex donc – pour rétablir l’ordre.

L’idée de départ est fumeuse, mais elle est bien exploitée, dans un ton qui vire rapidement au loufoque, à l’humour con et absurde, voire parfois au n’importe quoi (dont je suis friand lorsque c’est réussi, comme c’est le cas ici).

Fulgurex et ses acolytes interviennent donc au milieu d’œuvre plus ou moins connues, même si le gros fil rouge est constitué par Tintin (ici éloigné du boy scout d’Hergé, puisque clope au bec et rêvant de bordel à Shanghai !). Mais, outre des clins d’œil à d’autres personnages de Tronchet, les séries B ou Z hollywoodiennes ou certains films comme King Kong ou Les révoltés du Bounty sont allégrement mis à contribution.

Au milieu de ce foutoir, Fulgurex sort de son rôle, éperdu d’amour pour Balmine, pin-up sortie d’un pauvre film noir, aux traits de Betty Page (il faut dire que dans ces trois albums, les femmes sont toutes des pin-up sexy, peu farouches et peu vêtues), sabotant les efforts de l’administration pour maintenir une certaine cohérence dans les scénarii proposés au public.

Trois albums jouissifs, souvent très drôles, et bourrés de clins d’œil et de détournements. Une série à lire !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Clockwerx  posté le 12/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le style steampunk, vaguement uchronique, se développe de plus en plus. Quelques belles réussites, mais aussi de l’anodin : si le thème attire des amateurs – dont je fais partie, l’originalité n’est pas toujours au rendez-vous.

Ici la série se situe dans une bonne moyenne – mais reste trop près de la moyenne à mon sens. La faute à un univers pas assez développé, la fin du second tome (et apparemment le dernier, alors même qu’un autre cycle semblait prévu d’après la dernière page) m’apparaissant un peu bâclée. Il y a avait matière à compléter cette histoire.

Nous devrons donc nous contenter de ces deux albums. Qui se laissent lire agréablement. D’abord parce que le dessin est bon (même si je n’ai pas trouvé très clairs les combats entre clocks à la fin), il est précis (avec un trait gras pourtant), avec une colorisation sombre et bien fichue.

L’intrigue elle-même est intéressante, même si ce n’est pas si original que ça, mais c’est quand même un diptyque recommandable. Molly Vane est séduisante, et ses relations avec Matt auraient mérité quelques développements.

Nom série  Maudit Victor  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Outre le fait qu’il codirige les éditions Warum/Vraoum, Benoit Preteseille est l’auteur d’une œuvre reconnaissable entre mille, et très originale. Une œuvre en tout cas très éloignée des canons du main stream, et qui mériterait une plus forte exposition.

Les éditions Cornelius lui offrent ici un bel écrin, après le déjà très intéressant L'Art et le sang. Si les deux histoires sont très différentes, on y retrouve tout de même quelques points communs.

D’abord des pages aérées, avec absence du gaufrier traditionnel, un dessin parfois à peine esquissé et une colorisation terne, comme insolée.

Ensuite un univers où perce l’influence des romans feuilletons d’il y a un siècle, des débuts du cinéma. Mais surtout, un cheminement de conserve avec l’esprit dada ou du surréalisme de la grande époque. Cet album peut – et doit sans doute – se lire comme un poème noir. Et il est sûr qu’il faut être réceptif à cet univers pour apprécier cet album, et cet auteur, à la fois atypique et créatif.

L’histoire en elle-même semble n’avoir ni queue ni tête – encore que cela tourne autour des têtes de cheval qu’arborent les personnages, pour un « artiste par hasard » qui, malgré (ou à cause) d’une richesse mal acquise, reste un artiste maudit.

Album et auteur à découvrir !

Nom série  Villégiature  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album se compose de trois histoires, toutes bâties sur le même modèle, graphiquement : dessins minimalistes en Noir et Blanc, avec un trait très gras et quelque peu « brouillon », dans une longue suite de vignettes carrées.
De même, la construction narrative est commune aux trois histoires : une longue et lente présentation d’une situation, suivie d’un épilogue plus ou moins ironique et désopilant.

La plus longue histoire, qui donne son titre à l’ensemble est plutôt pas mal, avec une chute d’un humour très noir (même si le « cœur » de l’histoire aurait peut être gagné à être raccourci).
Les deux autres histoires (« L’entrevue » et « Précision ») sont plus courtes, mais elles aussi intéressantes (la dernière est un peu bizarre, et m’a un peu laissé sur ma faim).

En tout cas, cet album confirme que Leif Tande est un auteur original, qui aime les constructions atypique voire à contrainte : tous les albums de lui que j’ai lus méritent le détour. Je vous encourage donc à découvrir cet auteur canadien.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Complexe d'Intériorité  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans vouloir montrer un quelconque esprit de contradiction, ce sont les critiques – plutôt négatives – des deux avis précédents qui ont titillé ma curiosité, et qui m’ont poussé à chercher ce petit album pas facile à rencontrer.

Alors, certes, j’y ai retrouvé les côtés obscurs qui avaient gêné mes prédécesseurs. Et mon conseil d’achat ne vaut que si comme moi vous êtes friands de création expérimentale (feuilletage préalable fortement conseillé donc).

Dans un style graphique oscillant entre Thomas Ott pour la carte à gratter et parfois Marc-Antoine Mathieu pour certaines situations absurdes, oppressantes, cet album très fin se lit très vite car entièrement muet.

Résumer l’histoire – y en a-t-il vraiment une ? – s’avère impossible. C’est une sorte de poème surréaliste très noir, qui ressemble aussi à certains films expérimentaux.
Comme les aviseurs précédents je n’ai pas forcément tout compris. Mais j’ai tout de même apprécié l’ambiance générale de cet ovni onirique.

Album déroutant, très éloigné des caractères narratifs de la bande Dessinée franco-belge classique, mais qui mérite un coup d’œil, pourvu qu’on soit réceptif à ce type de création.

Nom série  Les Mémoires Mortes  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série qui semblait avoir un petit potentiel au vu du début du premier tome, en mêlant ambiance post-apocalyptique et Science-Fiction pure. Ces villages construits sur les ruines des immeubles de Manhattan offraient un décor intéressant (même si je ne comprends pas pourquoi les habitants portent des habits moyenâgeux ! En quoi une régression technologique engendrerait une régression vestimentaire ?).

A ces ingrédients de base, Bajram a ajouté ses petits épices personnels et classiques : un arrière-plan religieux, biblique. Et là je trouve que ça ne fonctionne pas du tout comme cela pouvait le faire pour Universal War One. Au passage, entre ces « Mémoires mortes » et UW1, on se rend compte que Bajram semble obsédé par la destruction des tours de Manhattan !? (Ben Laden sort de ce corps !)

J’avoue que l’intrigue m’a moins convaincu à partir de la fin du premier tome, et dans le second je n’ai pas vraiment compris où il voulait en venir. Et comme la série ne sera jamais complétée, il est évident qu’un achat n’est pas souhaitable (un emprunt comme moi est suffisant).

Pour finir, le dessin de Chouin est correct, mais pas toujours très lisible. Il lorgne en tout cas souvent sur celui de Bajram (c’était peut-être un critère de choix du dessinateur ?).

Série inachevée et décevante en l’état.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque