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Nom série  Extases  posté le 18/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Parfait cet album pour mon 1000e avis !

Ou comment allier plaisir personnel et plaisir de partager.

Car par certains aspects c’est un peu tout l’objet de cet album de Jean-Louis Tripp qui à travers un récit des plus personnel (sa vie sexuelle), s’interroge sur la notion de plaisir et sur la façon de le partager. Car s’il est bien un sujet universel par excellence, c’est bien la sexualité ! Mais s’il concerne chacun d’entre nous, aborder et traiter ce sujet sans tabous de façon intelligente et sans verser dans le vulgaire n’est pas à la portée de tout un chacun ; Jean-Louis Tripp s’en sort quant à lui à merveille !

Reprenant tout depuis le début, des simples émois amoureux du petit garçon qu’il fût, à la partouze entre amis, Jean-Louis Tripp n’occulte rien de ses expériences et de ce qu’elles ont provoqué chez lui. Car en effet, quel plus grand choc que celui de la découverte du plaisir lié à l’orgasme et par la suite sur la façon d’y conduire sa partenaire. Il nous parle avec simplicité, humour et sans pudeur de toutes ces découvertes qui jalonnent tout compte fait l’existence de chacun d’entre nous. C’est frais, sincère drôle et efficace, tout ce que devrait être la sexualité en somme !

Son dessin tout en noir et blanc, à la limite du crayonné par moment, gardant le trait de « Magasin général » sied parfaitement à cet album, qui malgré ses 272 pages se dévore d’une traite. Voilà un album que je donnerais d’ici peu à lire à mon fils histoire de palier à ce que nous avons appris de nos froids et scientifiques cours d’éducation sexuelle, à savoir pas grand-chose !

Merci Jean-Louis, et bonne bourre à tous !

Nom série  7th Garden  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
7th Garden nous plonge dans un univers de dark fantasy dominé par la religion. Mais si des similitudes avec nos conceptions manichéennes, anges et démons, semblent importantes on s’en éloigne assez vite.

Awyn, jeune jardinier plutôt renfermé est au service d’une famille importante. Il libère un jour un peu malgré lui Vyrde qui prétend être une démone et qui veut absolument lui faire signer un pacte. Celui-ci refuse jusqu’au jour où celle qu’il aime se retrouve en grave danger lors d’une attaque de leur village.

Après deux tomes de lus j’avoue avoir encore du mal à tout cerner tant Mitsu Isumi semble vouloir raconter beaucoup (trop ?) de choses. Certaines scènes me sont apparues très confuses, et non des moindres. Pour tout dire, sans le résumé initial je n’aurais pas compris qu’il avait délivré Vyrde la démone (j’ai même cru avoir loupé des pages…).

Malgré ce gros défaut narratif, il se dégage quelque chose de cet univers foisonnant et les mystères qui subsistent du côté des anges et d’Awyn attisent ma curiosité. Je vais donc attendre de voir comment tout cela évolue au fil des prochains tomes pour me forger une opinion définitive.

(2.5/5)

Nom série  Androïdes  posté le 15/07/2016 (dernière MAJ le 17/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien en voilà de la bonne SF comme je les aime !

Jean-Luc Istin lâche un peu l'univers fantasy qu'il développe en ce moment avec ses séries comme Nains ou Les Maîtres Inquisiteurs (pour ne citer qu'eux) et s'attaque à une nouvelle série concept (ça, il aime ) avec un duo d'auteurs par tome. Et on peut dire que ça démarre sur les chapeaux de roue !

"Androïdes" nous plonge dans un univers très marqué par les lois de la robotique développées par Asimov et s'inspire des ambiances de Philip K. Dick pour nous lancer sur une enquête qui mènera nos protagonistes bien au delà du simple meurtre qui sert d'ouverture au récit.
C'est prenant, grisant, beau et adroitement mené grâce à une narration percutante et un dessin des plus réussi (chapeau à la colorisation au passage ! ). Le duo Istin/Hervás Millán s'ajuste parfaitement pour nous servir un album franchement très réussi qui met la barre assez haut et nous promet une série à suivre avec attention si la suite relève le défi de maintenir le niveau.

Un très bon moment de lecture alliant un scénario bien ficelé et un dessin magnifique dont je ne peux que fortement conseiller la lecture pour tous les amateurs de SF !

*** Tome 2 ***

Après le démarrage sur les chapeaux de roue proposé par cette série, j'étais curieux de voir ce que le second opus allait donner, surtout que celui-ci, tout en référence à Ulysse, ne pouvait que titiller ma curiosité... Verdict ? Un bon album, mais un ton en dessous du premier.

En effet, le dessin de Geyser est bon, surtout dans ses décors et ses mises en scènes, que ce soit dans l'espace ou sur Terre. J'ai adoré toute la première partie qui se déroule à bord du vaisseau. Par contre j'ai un peu plus de mal avec ses personnages que je trouve un peu trop "dessin animé" dans le style à mon goût.
C'est du côté du scénario que l'album pêche légèrement. Tout se tient, les idées de base qui constituent la trame sont bons et fonctionnent, c'est juste que j'ai trouvé l'ensemble un peu trop linéaire. Trop peu de surprises pour l'amateur d'ovni en papier que je suis.

L'ensemble donne tout de même un album agréable à lire, mais qui à mon sens reste un brin en dessous du premier qui avait mis la barre très haut.

*** Tome 3 ***

Après un second tome qui avait mitigé mon engouement pour cette série partie sur les chapeaux de roue, ce troisième opus m'a plutôt séduit.

D'une part parce que j'ai largement apprécié le dessin d'Emmanuel Nhieu qui donne au scénario de Sylvain Cordurié un visuel tout à fait raccord avec ce récit, que ce soit dans les décors post apocalyptiques, ou les extraterrestres contre lesquels vont lutter nos protagonistes. D'autre part, parce que le récit qui nous est proposé et la révélation finale tiennent plutôt très bien la route. Si le personnage principal et son côté vanneur vu le contexte pourront en énerver certains, moi j'ai bien aimé ce caractère un peu revêche et "casse-couille" qui compose un caractère particulier à notre "héros malgré lui".

Ce nouvel épisode sonne en tout cas très juste dans cette série dédiée aux androïdes. Un bon moment de lecture qui me fait remonter ma note globale à 4.

*** Tome 4 ***

Avec ce quatrième tome d’Androïdes, l’accent est fortement porté sur la question de l’humanité. Vaste question me direz-vous… et pas novatrice de surcroit. Mais si elle n’est pas nouvelle, elle a le mérite d’être assez finement traitée au travers d’un scénario tirant sur le polar.

Kielko est un androïde domestique au sein de la famille Morgan en charge d’à peu près tout, y compris de leur fils Kylian. Tout semble aller pour le mieux dans cette famille aisée jusqu’à ce que le père se retrouve compromis dans une affaire de chantage. Kielko témoin oublié de beaucoup de choses va petit à petit mettre son grain de sable dans cette affaire en outrepassant ses droits élémentaires d’androïde.

Car c’est là tout le fond de cette histoire où l’intelligence artificielle de notre androïde, témoin d’actes délictueux, va d’une part lui aussi passer certains interdits fondamentaux pour, d’autre part, essayer de comprendre ce qui fait notre spécificité, ce qui fait de nous des humains.
C’est cette réflexion et la façon dont elle est traitée que j’ai trouvé réussie et que j’ai apprécié. Surtout que le dessin réaliste de Viska concoure parfaitement à nous embarquer dans cette histoire. Je suis par contre un peu moins fan de la colorisation qui tire un peu trop à mon goût vers le comics américain, mais bon, l’ensemble est quand même très efficace.

Voilà donc un quatrième épisode réussit qui ne fait que confirmer la très bonne tenue d’ensemble de la série.

Nom série  Magenta, Noir Fatal  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce polar sexy nous entraine dans une enquête menée par Magenta et son acolyte Lucrèce, deux top modèles et photographes, détectives privées à leurs heures perdu faut-il croire… Dans le Londres des années 60 un certain nombre de top modèles disparaissent mystérieusement. La police piétine, nos deux pin-up sont un peu en manque de contrat et décident donc de proposer leurs services à l’agence qui a vu ses modèles disparaitre.

Si le graphisme de Nik Gerra est des plus réussi dans un noir et blanc très esthétique et sexy, j’ai trouvé la trame scénaristique trop mince. Avec cette édition de la série chez Graph Zeppelin, oui les filles sont belles et sexy sans verser dans le porno comme cela pouvait l’être quand elle était éditée chez Dynamite ; on sent le gout et le soin porté par l’auteur aux détails qui concourent à ce rendu : coiffures sophistiquées, regards enjôleurs aux longs cils, effets des matières des tenues vestimentaires (lycras, nylon, cuir…). Tout cela est maîtrisé et efficace, mais ne fait malheureusement pas tout.

Car pour ce qui est de l’enquête, elle est résolue deux temps trois mouvements de façon assez peu, ce qui enlève quand même une grande part du charme général qu’aurait pu avoir l’album.

A lire donc pour découvrir le trait et le savoir-faire sensuel de cet auteur, mais n’y attendez pas une grande enquête derrière

Nom série  Splatoon  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Adapté d’un jeu vidéo (que je ne connaissais pas), Splatoon nous entraîne dans les péripéties mouvementées d’une équipe de loosers qui va pourtant faire des miracles.

Dans ce monde de Chromapolis, les équipes s’affrontent à coup de pinceaux, rouleaux et autres armes spéciales capable d’étaler de la peinture. Leur objectif ? Sur un territoire changeant à chaque manche qui oppose deux équipes, la gagnante sera celle qui aura recouvert le plus de surface possible de peinture…

Autant la première manche laisse-t-elle place à la découverte de l’univers et des quatre protagonistes de notre équipe, mais la suite a rapidement tourné à l’ennui profond ! J’ai déjà eu du mal à distinguer par moment qui était qui, et le scénario d’un vide abyssal n’a rien arrangé. Le dessin toonesque et assez caricatural dans les expressions n’est pas ma tasse de thé non plus et ce n’est pas la "richesse" des décors qui remontera mon appréciation du tout…

Bref, je ne vois pas l’intérêt de pousser l’expérience plus loin, la suite se fera sans moi.

Nom série  Orcs et gobelins  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après les séries « Nains » et « Elfes » le monde des Terres d’Arran s’étoffe et prend des couleurs virant sur le vert : voici venir « Orcs & Gobelins » dont le premier tome va nous trainer sur les pas de Turuk. Jean-Luc Istin continue d’assurer le scénario de cette nouvelle série avec cette fois-ci pour comparse Diogo Saito que je ne connais pas. Moi qui appréhendais un peu ce nouvel arc ajouté à cet univers, je sors plutôt conquis par ma lecture : job done !

Turuk, orc de son état se réveille complètement sonné dans les ruelles d’une ville, sans trop se rappeler ce qui lui est arrivé la veille. Cette cité semble abandonnée, et comble de tout celui-ci va rapidement devenir la cible d’un archer « invisible ». La mémoire va lui revenir petit à petit, mais ce n’est pas ce qui va le rassurer et le permettre de s’échapper du bourbier dans lequel il s’est fourré...

La première bonne surprise tient d’abord au coup de crayon de Diogo Saito. Que ce soit, les personnages, les créatures fantastiques ou les décors, ça claque plutôt bien ! Et en fantasy ça compte pour moi si je veux me laisser surprendre et pleinement immerger dans l’univers dans lequel on m’entraîne. La seconde, c’est le rythme haletant de ce tome. Pas le temps de reprendre son souffle !!! De déconvenues en péripéties, de bastons en rencontres inattendues, Istin sait captiver son lecteur ! Alors, oui, la grande partie des ingrédients ne sont pas nouveaux, mais savamment dosés et agencés. Et moi, pour ce genre de lecture, je n’en demande pas plus. Car quand ces deux éléments fonctionnent aussi bien de concert, je passe un très bon moment de lecture.

Alors, avis aux amateurs du genre, ce nouveau cycle s’annonce pour le moment des plus prometteurs !

Nom série  Le livre des livres  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici donc la dernière production de MAM ! C’est toujours avec intérêt et curiosité que j’attends ses albums, tant j’apprécie son jeu sur le fond et la forme qui font la marque de fabrique de son travail.

Le Grand Entrepôt Des Albums Imaginaires conservant toutes les couvertures de livres attendant leur histoire a brulé. Ce recueil nous présente sous forme d’un livre les rescapées d’un trésor disparu…

Une nouvelle fois, l’objet surprend de par sa forme. Grand format, une cinquantaine de pages épaisses et cartonnées, présentant en face à face sur deux pages la couverture et la 4e de couverture d’un livre imaginaire… Comme à son habitude MAM prend plaisir à jouer avec les mots et le sens tout en laissant libre court à son imagination graphique qui illustre chaque livre.

Alors oui, l’idée est intéressante mais je me suis rapidement ennuyé… Ok, j’ai pris plaisir à retrouver les maisons d’édition cachées dans les anagrammes et les multiples références qui fourmillent au fil des pages, mais sorti de là, tout cela s’éloigne trop à mon goût de la BD pour flirter avec la branlette intellectuelle. Enchaîner des phrases fourbies d’un vocabulaire abscons ça peut être drôle une fois, mais à la longue cela risque plus de lasser le lecteur qu’autre chose : ce fut mon cas.

C’est donc très déçu que je sors de cette lecture, moi qui suis plutôt un fan du travail de l’auteur. Et puis à quasi 28€ l'objet, je pense que je ne serais pas le seul ; l'option d'achat mérite en tout cas réflexion...

Nom série  Serum  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fan du travail de Pedrosa, j’étais curieux de voir ce qu’il allait résulter de cet album, qui loin des terres de prédilections intimistes de ses derniers albums, nous emmène du côté de la dystopie. Il lâche aussi le dessin pour l’occasion et c’est un inconnu, Nicolas Gaignard, qui s’y colle et de façon très réussie.

Nos deux auteurs nous embarquent dans le Paris de 2050, dans une France dirigée d’une main de fer par une présidente qui a sorti son pays de la Fédération Européenne… Oui, on n’en est pas passé loin pour ce qui nous concerne, et c’est tout l’intérêt de cet album, qui sur fond de thriller dystopique nous fait réfléchir sur notre apathie et ce laisser-faire ambiant face à tout ce qui petit à petit se met en place et permettrait entre les mains d’un dirigeant malveillant de mettre notre pays au pas et de l’enfoncer dans une forme de totalitarisme.

C’est d’emblée l’ambiance imposée par le dessin et la mise en couleur de Nicolas Gaignard qui m’ont marqués. Son graphisme qui m’a rappelé par certains aspects celui de Frederik Peeters nous plonge dans une noirceur appropriée qui sert parfaitement le récit de Cyril Pedrosa. C’est en suivant Kader, personnage taciturne et secret que va évoluer l’intrigue. Soumis au Sérum, produit psycho-actif administré à tous les justiciables dans le cadre du programme Sécurité-Vérité, celui-ci est dans l’impossibilité de mentir… On comprend mieux son mal-être, surtout qu’il vient de divorcer…

Petit à petit, on découvre ce qu’est devenu notre pays à travers ce personnage et son quotidien. Et tout cela monte doucement en puissance et en tension, car derrière cette façade qu’il impose Kader a beaucoup de choses à cacher…

Un album fort et efficace qui met en lumière le savoir-faire de ces deux auteurs : à lire !

Nom série  Quand le cirque est venu  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Wilfrid Lupano a décidément le talent de me surprendre et toujours de la meilleure des manières !
Avec « Quand le cirque est venu », Lupano propose aux enfants un album drôle et intelligent (mais que les adultes prendront grand plaisir à lire aussi !), servi par un graphisme atypique. En effet, la pâte de Stéphane Fert que je découvre avec ce titre, rappelle l’illustration jeunesse qu’on retrouve plus facilement dans les albums pour enfant ; passé la surprise des premières pages, son style est un régal et fait des merveilles avec le sujet abordé ici.

Car derrière l’humour et la farce des situations imposées par cette confrontation d’un cirque et d’un dictateur, nos auteurs distillent tranquillement mais surement des messages sur la tolérance, la différence, la démocratie et la force de la création artistique.
A faire lire et à lire de toute urgence !

Nom série  Qu'ils y restent  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loin des sentiers battus qu’on croise dans les rayons BD jeunesse, « Qu’ils y restent » est un album magnifique. Format hors norme, une thématique fantastique, un dessin sublime : les éditions de la Gouttière nous mettent les petits plats dans les grands pour régaler petits et grands !

Ce conte écrit à quatre mains par Régis Lejonc et Pascal Mérieux nous replonge dans nos cauchemars d’enfance, ou tout du moins leur personnification, à travers quatre créatures fantastiques. Un court chapitre pour chacun, le tout se concluant par la rencontre de nos protagonistes.

Si tout cela est parfaitement conçu et magnifiquement illustré par Riff Reb’s, judicieusement inspiré par l’illustrateur russe Ivan Bilibine (que j’admire aussi), tout cela se lit malgré tout un peu trop vite à mon goût. L’album s’avale en 5/10 minutes maximum en prenant soin d’admirer chaque planche et ses détails, et m’a laissé un gros goût de trop peu.

Oui c’est très beau ; oui l’inspiration est magique ; oui cela regorge de subtilités et de détails… Mais cinq minutes de lecture pour un album à ce prix-là, je comprends que cela puisse faire tiquer.

Nom série  SHI  posté le 07/08/2017 (dernière MAJ le 17/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand deux auteurs de talents du moment se retrouvent pour la première fois pour une nouvelle série, forcément, ça laisse rêveur... Restait à savoir ce que le duo Zidrou/Homs allait nous concocter.

SHI nous entraîne dans un récit où la vengeance et les femmes mènent la danse. L'histoire qui nous est présentée se situe à deux périodes distinctes ; on commence par un attentat chez un fabricant d'armes aujourd'hui, pour revenir en plein milieu du XIXe siècle, toujours en Angleterre, au moment de la grande Exposition Universelle de Londres de 1851, période phare du grand Empire Britannique. Là, suite à un événement tragique au cours de la visite de l'exposition, deux jeunes femmes que tout oppose vont nouer des liens et construire un destin commun qui fera le lien entre les deux périodes de cet album.
Le récit est juste haletant, prenant, on n'a pas le temps de souffler, et cette Angleterre coloniale que Zidrou nous fait redécouvrir est captivante, malgré les horreurs qui en découlent.

D'autant que le dessin de Homs fait aussi des merveilles. Il n'a pas son pareil pour nous rendre les ambiances des bas fonds du Londres de cette période ou par contraste les ors de la noblesse et bourgeoisie qui mènent cet empire. Finesse et justesse des détails dans ces décors variés, que ce soit l'architecture ou les costumes, tout concourt à nous immerger dans cette histoire.

Ce premier tome introductif est donc une vrai réussite qui laisse encore pour l'instant beaucoup de questions en suspens... Il ne nous reste donc qu'à prendre notre mal en patience pour connaître la suite du destin de ces deux jeunes femmes...

*** tome 2 ***

Voilà un deuxième tome comme je les aime : le soufflé ne retombe pas, loin de là, le rythme est toujours aussi soutenu, l'intrigue avance bien, et le dessin est toujours aussi magnifique.

Zidrou enfonce le clou et nous dévoile de nouveaux pans de son intrigue et des machinations qui s'installent au plus haut niveau dans ce Londres de la fin du XIXe. On comprend également mieux l'origine de ce mouvement, le SHI, que nos deux jeunes protagonistes vont créer et qui va perdurer jusqu'à aujourd'hui. Car c'est le deuxième point important dans cet album, la partie contemporaine du récit occupe plus de place...
Quant au dessin de José Homs, il reste toujours un régal pour les yeux, tant dans l'expressivité de ses personnages, des décors qu'il plante ou de tous les détails qui y fourmillent. Certaines planches sont tout bonnement magiques !

Vivement la suite !

Nom série  Betty Boob  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
J’avais découvert le talent de Julie Rocheleau avec l’excellente série « La Colère de Fantômas » scénarisée par Olivier Bocquet et j’étais donc assez impatient de retrouver son coup de crayon si singulier. C’est cette fois-ci sur un scénario de Vero Cazot qu’elle laisse libre court à son savoir-faire et c’est de nouveau plus qu’une réussite !

« Betty Boob » aborde pourtant le thème difficile du cancer du sein mais de façon intelligente et subtile. Fi d’un pathos qui aurait pu plomber le sujet, Vero Cazot réussit le tour de force de nous faire rire d’un sujet grave et d’une façon plus générale de traiter de la différence et de son acceptation sociale, le tout sans un mot ! Vive la magie des BD muettes quand tout cela est conduit avec brio !

C’est là que le talent de Julie Rocheleau rentre en jeu, il n’y a qu’à voir cette magnifique couverture qui donne le ton. Et la suite n’est pas en reste ! Que se soient les découpages, les trouvailles graphiques pour souligner le propos ou l’expressivité des personnages, tout concoure à une fluidité narrative des plus efficace et ravit nos mirettes ! Et puis quel bonheur de retrouver ce style si particulier de Julie. J’adore son trait et son utilisation et la palette de couleurs qu’elle manie qui donnent à son dessin un style si particulier et une identité graphique reconnaissable au premier coup d’œil.

Bref, c’est une nouvelle fois conquis que je sors de cette lecture que je ne peux que chaudement vous recommander !

Nom série  Traquemage  posté le 23/04/2016 (dernière MAJ le 06/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec "Traquemage", Lupano et Relom nous la jouent pizza trois fromages !

Prenez une belle pâte prête à modeler en la personne de Pistolin, notre berger aspirant chevalier (bon, ok, y'a du boulot...), une bique acidulée répondant au nom de Myrtille et ajoutez une fée plus Pochette que Clochette tant son penchant pour la boutanche la rend ridiculement efficiente. Saupoudrez de hordes de monstres à la solde de sorciers se livrant bataille sans se soucier le moins du monde du reste du monde. Touillez très fort, et n'oubliez surtout pas une laaaarge rasade d'humour pour pimenter le tout ! Y'a plus qu'à enfourner et servir chaud !

Ce savant mélange labellisé "Rural Fantasy", s'il peut paraître surprenant expliqué comme ça se laisse plutôt bien digérer à la lecture. Cela tient en grande partie à la brochette des personnages plutôt truculents imaginés par Lupano qui évoluent dans un univers bien pensé ; ajoutez à cela son sens du dialogue bien rôdé et vous avez tout pour passer un très bon moment de lecture.
Surtout que tout cela est très bien mis en image par Relom dont je ne connaissais pas le travail. Son trait précis et son sens du détail dans les décors donnent à cette aventure foutraque l'élan et la subtilité nécessaire pour que la farce prenne et donne corps à cette recette improbable.

Reste à voir ce que la suite de cette série donnera après un démarrage sur les chapeaux de roue !

*** Tome 2 ***

Et voici le tome 2 tant attendu ! Oui, car après un premier tome parti sur les chapeaux de roues, cette suite se faisait cruellement attendre.

Et c'est ma fois un bel essai de transformé. Car si trop souvent les deuxièmes tomes de séries démarrées en trombe on parfois tendance à jouer les soufflés foireux, ici rien de tout ça. Alors oui, on pourra toujours dire que l'effet de surprise n'y est plus (et encore)... mais l'esprit reste et c'est ce qui compte ! Car ce qui fait le sel de cette série c'est la galerie truculente de personnages tous plus déjantés les uns que les autres, les dialogues aux p'tits oignons, et les rebondissements de cette quête farfelue de notre bon Pistolin.
Car celui-ci va devoir affronter son premier mage... chaud les marrons ! Mais je vous laisse découvrir tout ça et je l'espère passer un très bon moment de détente et de rigolade !

Vivement la suite !

Nom série  Le Fulgur  posté le 03/05/2017 (dernière MAJ le 06/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une couverture intrigante réussie qui donne envie d'aller plus loin, je sors de cette lecture une nouvelle fois assez déçu par ce récit concocté par Christophe Bec. A force de creuser toujours le même sillon et les mêmes veines, la surprise et sa façon de ficeler ses récits font rapidement pschittt !

Surtout qu'ici, cette "revisitation" des deux opus les plus connus de Jules Verne ("20.000 lieues sous les mers" et "Voyage au centre de la Terre") situés cette fois au début du XXe siècle ne m'a pas convaincu une seconde. Fan de ce précurseur de la SF que j'ai découvert ado, j'ai eu l'impression de lire un récit empruntant tout l'arsenal épique du maître du genre sans jamais réussir à convaincre pour autant ; au mieux, c'est un hommage maladroit que nous propose Christophe Bec.
Quant au dessin de Dejan Nenadov, s'il très est correct dans ce style semi réaliste, il ne casse pas non plus des briques et reste somme toute très emprunté aussi.
Enfin, dernière remarque, les passages narratifs en voix off utilisent une police "manuscrite" qui n'est pas des plus heureuses tant elle est parfois difficile à lire.

Alors, rien de bien neuf chez Mr Bec, et ce premier tome de Fulgur n'est pas encore celui qui me réconciliera avec l'auteur dont j'ai l'impression qu'il tourne malheureusement en rond depuis quelques temps.

*** Tome 2 ***

Dans ce deuxième tome nous retrouvons notre équipe d'explorateurs et de scientifiques dans les méandres de notre bonne vieille Terre. Toujours perdus, aux prises avec des créatures toujours plus fantastiques et impressionnantes les unes que les autres, ce n'est pas le côté épique qui manque et pour ce qui est de la dramaturgie nous sommes servis !

Mais voilà, peut-être qu'à force de toujours vouloir renchérir, j'ai fini par ne plus trop y croire. Déjà que le premier tome m'avait sérieusement fait tiquer, là, je n'y crois plus. Car sans dévoiler ce qui se passe, la rencontre qu'ils font aux fins fonds des galeries souterraines parait complètement invraisemblable... Ok, on est dans un récit fantastique/SF, mais ce sont justement les pseudos explications données pour rationaliser tout cela qui ne me convainquent pas du tout...

Bref, le dessin quant à lui reste égal et correct, mais quand une histoire ne tient pas la route c'est dur de ne pas lâcher.
Je lirais quand même la conclusion du tome trois par curiosité mais je n'en attend pas des miracles...

Nom série  Chansons de Barbara en bandes dessinées  posté le 26/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec curiosité que je me suis lancé dans la lecture de cet album car si je n’ai jamais été un fan de Barbara, l’un de ses titres passant, on se retrouve comme tout un chacun sans s’en rendre compte à chantonner un bout de refrain ou de couplet qu’on a intégré malgré soi. On connaît tous un petit peu Barbara à l’insu de notre plein gré comme dirait l’autre, et cet album était donc l’occasion d’essayer d’en apprendre un peu plus sur le personnage.

Sorti à l’occasion des 20 ans de la disparition de Barbara, cet album nous propose 11 chansons illustrées par un collectif d’artistes, avec entre chaque titre une double page documentaire sur un moment de la vie de Barbara.

Si pour être franc je n’ai pas été plus emballé que ça la mise en image des chansons de Barbara, j’ai par contre apprécié ces pages documentaires qui m’ont permis d’appréhender l’univers de cette chanteuse, son parcours et ses expériences douloureuses. Car ce sont des clés indispensables pour comprendre ses chansons, dont la mise à plat sans musique de cet ouvrage valorise les textes.
Reste que si les dessins des différents auteurs sont de qualité je n’ai pas trouvé qu’ils apportaient grand-chose aux textes de notre diva. En même temps, dur d’imposer un visuel sur des chansons aussi évocatrices et qui ont déjà une place aussi importante dans notre culture commune.

Petit bonus intéressant : un flash code permet d’accéder à une play-list deezer de Barbara pour profiter de sa lecture au son des titres illustrés.

Nom série  Le Cas Fodyl  posté le 25/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Le cas Fodyl" Lomig continue de poser son regard acéré sur notre société et ses absurdités. Après Vacadab et ses vendeurs d'aspirateurs, Magic Dream Box et ses vendeurs de rêve, c'est sur le chômage et le regard de la société à son égard qu'il pose le doigt.

Et il appuie fort ! Dans le monde qu'il nous dépeint, être chômeur est devenu une tare sociétale majeure : Ceux qui ne peuvent ou ne "veulent pas" travailler sont envoyés aux travaux forcés. Le travail est devenu une denrée rare et tout est bon pour garder sa place ou piquer celle de l'autre. Cette vision extrême de notre société pourra sembler caricaturale à certains, mais à bien y réfléchir, elle pourrait très bien n'être que le prolongement de ce que nous vivons. Maintenir une base populaire dans une dépendance profonde à cette société de consommation et son monde du travail. Travailler pour consommer ; éradiquer ceux qui ne rentrent pas dans le moule ou le remettent en question...

Si le propos n'est pas nouveau il est plutôt efficace et bien réalisé. Fodyl, notre personnage principal incarne bien cette charnière qui peut lâcher à tout moment. Le dessin de Lomig est quant à lui efficace et le choix de la colorisation monochrome gris/bleu renforce l'effet oppressant de la société que nous dépeint son histoire.

Voici donc une critique efficace de notre société à venir si on se laisse moutonnement glisser sur les pentes qu'on nous savonne...

Nom série  Olympus Mons  posté le 21/02/2017 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors voilà donc le dernier Bec... Toujours curieux de voir ce que cela donne... et ma fois, ba c'est du Christophe Bec...

En effet, notre scénariste des grands mystères ne s'aventure pas bien loin des sentiers battus qu'il nous propose depuis maintenant pas mal de temps. On reprend des vestiges monumentaux et mystérieux, on compose avec un découpage de l'histoire à travers différentes périodes et différents lieux, on ajoute des journalistes curieux, des organismes ou des états jamais très loin pour cacher tout ça et ça nous donne un récit qui tient bien la route mais qui ne nous dépayse pas trop de ce que Christophe Bec nous sert depuis quelques temps.

Côté dessin, là non plus on ne change pas une équipe qui gagne et c'est de nouveau Stefano Raffaele qui s'y colle. Efficace, avec un trait se prêtant à merveille avec ce genre d'histoire, c'est une affaire qui roule.

Alors, ce premier tome introductif sent le savoir faire et donne très envie de lire la suite malgré un manque d'une certaine originalité. J'aurais aimé me faire davantage surprendre par ce duo qui repart sur des sentiers peut être un peu trop rebattus. Mais attendons de voir ce que la suite donnera avant de porter un jugement définitif.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome introductif construit façon puzzle mystère, comme l'affectionne Chritophe Bec, restait donc à voir ce que cette suite allait apporter comme clés pour tisser les liens nécessaires entre cette myriade de lieux, de périodes et de personnages pour y voir plus clair...

Notre histoire avance bien et on en apprend donc un peu plus sur ces mystérieux artefacts géants disséminés entre Mars et la Terre, mais leur origine et leurs buts restent abscons ; la tension monte et les puissances mondiales ne sont pas loin de rentrer en conflit à cause de ceux-ci...

On appréciera la montée en puissance de cette dramaturgie. Ce deuxième album plutôt bien ficelé sait nous tenir en haleine, toujours soutenu par le dessin efficace de Stefano Raffaele.

Reste maintenant à voir comment tout cela va évoluer et se conclure...

J'attends donc la suite avec curiosité...

Nom série  Density  posté le 21/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens !? Du comics à la française avec au scénario notre cher Lewis Trondheim que je n'attendais pas vraiment sur ce registre. Quoi que... la récente série Infinity 8 me donne déjà tort :p Et c'est avec le duo Stan & Vince au dessin que cette nouvelle série prend son essor pour nous proposer un premier volume plutôt réussi, plein d'humour et de fraîcheur.

Le pitch de départ ? Une bande de copains/copines payent à l'un des leurs un voyage aux States pour participer à un congrès sur les OVNI, dont il est convaincu de l'existence. C'est en voulant lui faire une blague à cette occasion que dans le désert ils vont réellement tomber sur un extraterrestre qui va transmettre par erreur un super pouvoir à Chloé à la place de Gilles (son frère, notre mordu d'OVNI)... S'enchaîne alors toute une série de péripéties pour réaliser et apprivoiser ce nouveau pouvoir qui lui permet de changer la densité de son corps. D'autant que celui-ci ne lui est pas échu pour rien : il va lui falloir tout simplement sauver la race humaine...

C'est plutôt bien amené, souvent drôle, grâce aux situations et aux dialogues bien sentis. Tout cela est plutôt frais et contemporain grâce au dessin de Stan & Vince qui nous immerge rapidement dans ces aventures. Et même si j'ai un peu tiqué sur la représentation de notre extraterrestre, je me suis quand même laissé prendre par la trame générale et je suis curieux de voir où tout cela nous mènera.

A suivre donc...

3.5/5

Nom série  A la vie à la mort  posté le 21/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce premier tome de "A la vie à la mort" nous retrace la vie mouvementée de Pierre Loutrel, alias Pierrot le Fou, chef du gang de malfrats surnommé "Le Gang des tractions-avant" qui sévit au sortir de la seconde Guerre Mondiale. Dans une France à peine remise des outrages de la guerre, cette bande très organisée et efficace a semé la terreur et la mort au fil de ses forfaits.

Si l'album a le mérite de nous dépeindre un personnage sans foi ni loi, sanguin -môssieur a la gachette facile...- et pour qui tous les moyens sont bons pour soutirer des fortunes, j'ai trouvé le récit pratiquement aussi sec et froid que le personnage. Si on ne nous demande pas de prendre parti, il ne se dégage pas non plus grand chose à leur encontre, ni sympathie, empathie ou rejet vicéral. On est plus dans une succession de faits et de méfaits, qui, agrégés nous livrent petit à petit les moments importants et marquants de sa vie tumultueuse. Dommage, car si effectivement tout cela donne une matière riche pour construire un récit, je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire oscillant trop entre fiction et documentaire.

Dommage encore car le dessin de Gaël Séjourné est plutôt agréable et efficace allié à la mise en couleurs de Jean Verney. Les ambiances sont là, les décors et les personnages tiennent la route, mais il manque un je ne sais quoi pour faire la différence et donner corps et entrain au récit.

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 05/08/2017 (dernière MAJ le 21/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La famille "Soleil Celtic" est heureuse de vous faire part de la naissance d'une nouvelle branche fraichement poussée : "Brocéliande, Forêt du Petit Peuple" ! Le concept est simple, à partir de sept sites emblématiques de cette forêt légendaire, sept albums vont voir le jour pour nous conter les aventures du Petit Peuple.

Le premier tome à ouvrir le bal est donc "La Fontaine de Barenton". Cet album s'ouvre sur les difficultés que rencontre Orignace, le Teuz de cette forêt (sorte de lutin protéiforme que les bas-Bretons craignaient autrefois) pour inventer un récit dans lequel deux korrigans sont censés (pour une fois) avoir le beau rôle car ces deux drôles ont réussi à trouver un moyen de faire chanter Orignace. C'est en cherchant de quoi nourrir et composer son récit qu'il va assister à la rencontre de Merlin et Viviane...

Olivier Péru a su trouver un angle d'attaque intéressant pour mettre en valeur cette Fontaine de Barenton. D'autant que ces éléments introductifs et les personnages secondaires qui interviennent vont tous trouver une place judicieuse pour parfaire la cohérence du récit. Ajoutez à cela une bonne touche d'humour qui sied parfaitement à ce monde du Petit Peuple et vous obtenez une histoire qui se laisse lire plus que tranquillement.
Bertrand Benoit nous gratifie d'un dessin des plus agréable, surtout pour rendre la majesté de la somptueuse Brocéliande. J'ai adoré ses cases et ses planches où la nature domine, surtout que la mise en couleur d'Elodie Jacquemoire est très réussie. On est ici loin des albums aux couleurs flashiflash informatisées qui nous agressent parfois la rétine dans certains albums du même genre.

Ce premier album inaugurant cette nouvelle collection est donc plutôt une réussite, et c'est avec curiosité que j'attends le prochain sur le Château de Comper.

*** Tome 2 ***

Voici donc venir le 2e opus de ce cycle consacré à Brocéliande avec cette fois-ci le Château de Comper en trame de fond. Ce sont cette fois Stéphane Betbeder au scénario et Paul Frichet au dessin qui s'y collent.

Et c'est ma foi de nouveau une agréable surprise. Ce petit côté "Songe d'une nuit d'été" du petit monde de Brocéliande m'a beaucoup séduit. L'album retranscrit bien dans le temps cette volonté de l'homme et du christianisme de faire place nette en (im)posant ses pions et ses édifices pour réduire les croyances populaires au néant et s'imposer face à cette forêt.
L'histoire concoctée par Stéphane Betbeder est intelligente et bien menée ; j'ai beaucoup apprécié ce récit construit sur la longueur et plusieurs générations, que ce soit du côté du Petit Peuple ou chez les humains.
Le dessin de Paul Frichet sert quant à lui parfaitement l'histoire et la colorisation est également très réussie.

Un deuxième tome très concluant qui nous permet d'espérer toute une série de grande qualité.

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