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Nom série  Les Lames d'Âpretagne  posté le 17/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Les Lames d'Âpretagne", ne cherchez pas l'originalité, mais plutôt le divertissement facile. En effet, comme l'ont judicieusement fait remarquer plusieurs aviseurs, on est très proche d'un Lanfeust dans lequel on aurait mélangé moult ingrédients relativement classiques.

Alors oui, ça fonctionne plutôt pas mal, ça se laisse lire tout seul et quelques idées originales pointent quand même le bout de leur nez (j'ai bien aimé le temple construit en grimoires et autres vieux bouquins dans le tome 2 ) mais j'avoue ne pas être fan des jeux de mots à deux balles pour les noms de personnages ou de lieux de la série (Maitre Padbra de Patchacola, Faust d'Ortograf... ) ; ça fait un peu blagues carambar et pour le coup ça ne cadre pas trop avec l'ambiance ado/adulte que les dialogues plutôt crus voire vulgaires par moment et les scènes de nus/sexe suggèrent.
Pour ce qui est du dessin, c'est au diapason. Plutôt bien réalisé, très dynamique, mais cela reste assez classique dans le genre.

Il n'empêche que pour un bon petit moment de lecture pas prise de tête, cette série passe très bien pour peu qu'on fasse abstraction de cet humour de cour de récré et c'est avec plaisir que je lirai je pense le dernier tome de cette trilogie

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans avoir été un fan inconditionnel des aventures de Lapinot, j'avoue avoir passé quelques très bons moments de lecture avec certaines de ses aventures.

Ce fut donc une agréable surprise à Angoulême de tomber un peu par hasard le dimanche matin sur Lewis Trondheim un peu esseulé (3 péquins courant la dédicace) avec son dernier Lapinot. Ni une, ni deux, me voilà reparti avec ledit album le sourire aux lèvres !

Mais si ce fut un plaisir de retrouver la loufoque compagnie de Lapinot, Richard et leur équipe de choc, j'avoue avoir été un brin déçu. Sans doute en attendais-je un peu trop, surtout aux vues des dithyrambiques avis aperçus de-ci de-là. Alors oui le regard acéré sur les travers de nos contemporains est toujours bien là et intelligemment digéré et agrégé, mais il m'a manqué un brin de je ne sais quoi.
L'album reste agréable et rythmé, le dessin simple et efficace, les piques acerbes et les dialogues bien sentis, mais, mais, mais... je ne sais pas, j'arrive pas à trouver ce qui m'a manqué

Alors à vous de voir. Les aficionados s'y retrouveront surement, moi pas plus que ça.

Nom série  Akkinen - Zone toxique  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est en trainant mes guêtres du côté du stand de Sarbacane que je suis tombé sur cet album à la couverture intrigante. Le temps de le feuilleter, d'échanger quelques mots avec l'auteur Iwan Lépingle et zou! me voilà conquis !

"Akkinen" nous entraine dans le quotidien du Grand Nord où débarquent Gaspar et sa fille Tessie. Pas facile de se faire accepter dans ces rudes contrées même si pourtant c'est le frère de Gaspar qui gère LA grosse entreprise locale qui emploie la majorité des actifs du coin. Pendant que son père va travailler pour son frère comme chauffeur de camion, Tessie dont la rentrée scolaire n'est prévue que pour dans 15 jours, va faire la connaissance d'Aslak, artiste un peu simple d'esprit qui passe le clair de son temps à réaliser des sculptures avec les restes métalliques des chantiers, usines et carcasses qui trainent, et de Pekko, un ancien qui cherche à prouver que Géotrupe est responsable de la mort de sa femme à cause de la pollution de l'eau due aux rejets toxiques de l'usine.

On sent d'emblée que la relation entre les deux frères est loin d'être sereine et la disparition de Pekko va exacerber les tensions locales et familiales jusqu'au dénouement de l'album. Si la couverture pourrait laisser penser que le fantastique pouvait être de la partie, on est plutôt dans un polar socio-écologique qui prend son temps pour imposer ses personnages et une ambiance. Et côté ambiance, Iwan Lépingle sait y faire grâce à un dessin simple mais très efficace rehaussé uniquement d'un rouge symbolisant le poison que distille Géotrube. On se laisse doucement bercer et anesthésier à l'image de la population locale dépendante du groupe industriel qui fait vivre la communauté et l'intrigue monte tranquillement mais surement en intensité jusqu'à la fin.

Un album subtil et intelligemment mené qui donne envie de découvrir le reste du travail d'Iwan Lépingle.

Nom série  TER  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, voilà une série de SF à côté de laquelle j'étais complètement passé. Plutôt fan du genre, ça fait toujours plaisir de tomber sur une bonne surprise comme ça (merci Sloane au passage) !

"TER" nous immerge dans un univers d'une grande richesse tant dans la structure sociale imaginée que dans les décors toujours très recherchés et travaillés que couche sur ses planches Christophe Dubois. Ajoutez à cela la touche mystérieuse voire mystique que nous propose le premier tome avec ce personnage de Mandor, et nous avons là tous les ingrédients savamment dosés pour captiver le lecteur. Notre duo d'auteurs Rodolphe/Dubois fait ici des étincelles qui fleurent bon les constellations les plus scintillantes !

Si le trait de Christophe Dubois n'est pas sans rappeler le réalisme d'un Bourgeon mâtiné de l'exubérance de la faune d'un Léo (faut bien lui reconnaître un point positif à ce dernier :p ), on est en tout cas très vite conquis par ce graphisme maîtrisé qui fourmille de détails.
Et puis ne boudons pas notre plaisir, car cette histoire sait nous tenir en haleine et nous donne envie d'en savoir plus et d'en connaître le tenant. J'ai dévoré le premier tome, jusqu'à la révélation de la dernière page qui relance le second vers de toutes nouvelles perspectives. Reste à attendre le dernier qui je l'espère saura conclure intelligemment ce qui pour l'instant s'annonce comme une très bonne série.

Nom série  Ailefroide  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est après un certain nombre d'échos plutôt élogieux sur cet album que j'ai fini par me laisser tenter. Connaissant peu la production de Jean-Marc Rochette (mis à part Himalaya vaudou que j'avais moyennement apprécié), je sors cette fois content de ma lecture. Cet album autobiographique qui nous fait découvrir les deux passions de l'auteur s'avale d'une traite malgré l'importante pagination.

Jean-Marc Rochette nous fait revivre ses années de jeunesse, sa découverte de la montagne, ses amitiés, ses rencontres et telle une voie vertigineuse à ouvrir vers un sommet encore vierge, son passage à l'âge adulte. Écartelé entre sa passion pour la grimpe et le dessin, il va pourtant pousser jusqu'au bout de ses ambitions pour finir par trancher, le destin aidant de façon quasi tragique. Car la montagne est un monde sans pitié et cet album nous le rappelle cruellement. On arrête vite de compter au fil de l'album le nombre de connaissances ou d'amis qui payèrent le prix fort la pratique de leur passion.
Moi qui avais eu un peu de mal avec son trait dans Himalaya vaudou, j'avoue qu'ici il colle parfaitement au récit et nous transporte de la plus belle des façons en haut des sommets qu'il gravit. On souffre avec lui, on a peur avec lui mais on jubile aussi de ses victoires !

Un album très réussi que je conseille forcément à tout amateur de haute montagne, mais également à tous les curieux.

Nom série  The Dream  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est après avoir lu l'avis de Ro que je suis tombé sur cet album et son dessinateur sur les stands d'Angoulême cette année. Le temps de remettre tout ça en ordre dans ma tête... 3/4 personnes uniquement à faire la queue... Zou ! Je me lance ! Bon ma pile de BD à lire ayant eu cette année un peu de mal à sortir la tête hors de l'eau, ce n'est que cette semaine que j'ai pu me lancer dans cette lecture. Et franchement c'est plutôt du tout bon !

Tout d'abord le dessin. Guillem March nous régale d'un trait réaliste très maîtrisé rehaussé d'une colorisation diaphane aquarellée. C'est beau et parfaitement raccord avec le récit qui oscille entre le fantastique ou le psychotique, on ne sait pas trop, ce premier tome gardant encore quelques cartes dans sa manche. Jean Dufaux en tant que maître de jeu a su doser intelligemment ses effets de manche pour nous tenir en haleine et piquer notre curiosité tout le long de l'album.
C'est aussi son astucieuse façon de jouer sur la beauté et les corps et la retranscription qu'en fait Guillem March sans que cela sonne faux ou artificiel, qui font la réussite de ce premier tome.

Notre duo signe ici un très bon thriller où le fantastique semble vouloir passer le pas de la porte... Le mystère reste encore entier sur cette fameuse organisation I.A.P., et c'est avec une certaine curiosité que j'attends la suite.

Nom série  Il faut flinguer Ramirez  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Ah Ramirez, Ramirez, Ramirez !!!

Tout le monde semble t'en vouloir et prêt à te payer un aller simple ad patres, mais moi j't'invite à la maison !!! Mais si, mais si ! Autant joindre l'utile à l'agréable ! Tu verras, tu pourras me faire tes démos d'aspiro de la mort tant que tu veux, moi et ma moitié on sera ravis, mes chats vont raffoler de ta moustache et de ta moumoute et en prime j'ai un paquet de connards que je serai ravi de te présenter pour que tu leur fasses ton numéro de crucifix à
ressort histoire que je puisse enfin profiter de mes grasse mat' sans me faire réveiller à coup de lapidaire !

Bref, j't'ai à la bonne et je sens qu'on va être copains tous les deux ! Parce que là, je sens bien que tu commences à tourner en rond et à t'ennuyer dans cette boîte d'aspirateur où tout le monde te prend pour un branque. Alors qu'avec toi, derrière tes airs de sainte nitouche, on n'est pas près de s'ennuyer ! Y'a qu'à voir l'aimant à embrouilles et à poulettes que t'es (quand c'est pas les deux ensemble) !!! Entre tes faux-cul de collègues, le cartel mexicain qui te court après et le remake de Thelma & Louise dans lequel tu te retrouves embarqué malgré toi, c'est tous les jours la fête du slip !

Allez quoi Jacquot, fais pas la fine bouche, j'te propose une p'tite place bien en vue sur ma bibliothèque, peinard, bien tranquille, et je suis sûr qu'en cherchant bien je peux même te trouver un vieil aspiro à réparer !

La biz, à très vite dans le tome 2, j'te garde une place bien au chaud !

Nom série  Gagner la Guerre  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une adaptation que je n'avais pas vu venir ! Grand fan de l'écriture de Jean-Philippe Jaworski et de son fabuleux roman "Gagner la guerre", j'étais donc curieux et un peu anxieux du résultat transposé en BD.

Et bien ma fois, c'est plutôt très bien réussi ! On retrouve toute la gouaille et la roublardise de notre personnage principal Benvenuto Gesufal, ancien soldat reconverti en tueur à gage dans la grande cité portuaire de Ciudalia, capitale du Vieux Royaume. C'est aussi cette ville, personnage à elle seule qui en impose, et son organisation politique très inspirée de la Rome Antique mais dans un style plus Renaissance, qui renforce cette fantasy douce que nous a concocté Jean-Philippe Jaworski.
Et c'est tout à l'honneur de Frédéric Genêt d'avoir réussi à coucher sur le papier le foisonnement, la richesse et la complexité de cette cité fabuleuse et grouillante, où populace et podestats (dignitaires de la ville) se croisent et tissent allègrement des liens ou des intrigues. Car question embrouilles et intrigues, Ciudalia n'est pas en reste en toute bonne capitale qui se respecte ! Et nos podestats locaux ne sont pas en manque d'imagination pour conquérir, reconquérir ou se maintenir en haut de l'estrade. Comme le caricature très bien notre très cher président Macouille "Le pouvoir ça ne se gagne pas, ça se prend !"...

Bref, même si comme pour toute adaptation de roman en BD des concessions et des coupes sont nécessaire, cet album introductif passe haut la main l'examen d'entrée et j'espère que la suite sera toute aussi efficace !

Nom série  Les Porteurs d'eau  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD surprenante. Moi qui suis plutôt du genre allergique à la petite reine au niveau sportif (pour une balade en bord de mer c'est pas la même :p ), surtout si on me dit "Tour de France", j'avoue avoir été très agréablement surpris par cet album.

Cela tient avant tout à la qualité de la narration concoctée par Fred Duval, qui en quelques pages captive notre attention avec son duo de bras cassés. Tout commence en effet par un deal foireux de produits dopants entre des malfrats et deux jeunes espoirs du cyclisme. Surpris par la douane, nos deux compères vont se retrouver avec la dope et le pognon sur les routes de France pour échapper aux force de l'ordre...

C'est frais, très contemporain et on est rapidement immergé dans ce road movies grâce aux dialogues cinglants et aux détails ambiants renforçant cet aspect tragi-comique du récit. Le dessin de Nicolas Sure, s'il m'a surpris au début se laisse rapidement apprivoiser, et son côté épuré renforce la fluidité de la narration. Seul bémol à cette histoire prenante et assez originale, la fin un peu trop vite expédiée à mon goût ; en quelques pages, pif paf pouf, tout est résolu et réglé alors qu'on nous a tenu en haleine pendant plus de 130 pages...

Malgré ce défaut à mon sens de fin d'album, "Les porteurs d'eau" reste de très bonne facture et j'en conseille la lecture pour passer un agréable moment.

Nom série  Davy Mourier VS Cuba  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon bon bon, que dire de cet album sans être trop désobligeant... Désolé Mr Mourier mais ce genre d'album "3615 MYLIFE", ça me passe carrément au dessus de la tête... J'ai même peine à y voir un quelconque intérêt. Ou alors c'est de la psychanalyse au rabais, voire qui pourrait rapporter quelques euros plutôt que d'aller s'allonger sur un divan ???

Je n'ai pas la réponse mais en tout cas la lecture de cet album nous racontant son voyage à Cuba pour accompagner sa mère m'a rapidement ennuyé. Ce catalogue d'anecdotes anodines avec le running gag de l'accès difficile/impossible au wifi n'a pas su m'arracher le moindre sourire...
Quant au dessin de David Mourier, on reste dans le minimalisme, avec un trait simple et proche de la caricature pour les personnages. C'est efficace mais pas transcendant à mon sens, surtout quand ce qu'on vous raconte vous laisse de marbre...

Bref, une lecture dispensable pour ce qui me concerne, à oublier rapidement.

Nom série  Crimes Gourmands  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pas spécialement adepte du style réaliste en BD mais amateur de polar je me suis laissé tenté par le second opus de cette série qui allie enquête et gastronomie... Pourquoi pas. Comme en cuisine, faut bien sortir de ses habitudes pour parfois découvrir des mets d'exception.

Mais là, la magie n'a pas opéré. Déjà que comme je le disais j'ai un peu de mal avec ce style réaliste assez passe partout que nous propose Denis Chetville, l'histoire adaptée des romans de Balen et Barrot ne pas emballée plus que ça, c'est rien de le dire. Car tout ça reste trop convenu à mon goût. La belle journaliste culinaire qui se retrouve toujours dans des histoires de meurtre et qui fait forcément mieux que la police, comment dire, je tique. Non pas que la police soit une institution tellement remarquable qu'il soit impossible de douter de ses compétence, mais là non, j'adhère pas. Pour moi on est au niveau des médiocres séries TV qui polluent le PAF et qui furent une des causes de mon divorce avec le petit écran.

Alors si c'est pour retrouver la même chose adaptée en BD, non merci. La production actuelle offre largement de quoi me contenter avec d'autres séries, je me passerai donc de celle là.

Nom série  Minivip & Supervip  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouhhhhh la grosse déception !!! Moi qui suis un grand fan de Gregory Panaccione et qui avait même eu la chance de réaliser une interview de lui à Angoulême l'an passé, j'avoue être complètement passé à côté de cet album.

Sans doute en attendais-je trop, ou tout du moins pas cela, surtout dans cette magnifique collection Métamorphose de chez Soleil que je suis avec assiduité pour la qualité de ce qu'elle propose et son ton un peu décalé et sombre qui font sa marque de fabrique.

Or là, point de tout cela. Enfin j'exagère un peu, car côté présentation rien à redire. Métamorphose sait toujours accorder un soin particulier aux albums qu'ils proposent et c'est encore le cas. Mais pour ce qui est de l'histoire j'ai eu l'impression de me retrouver face à un dessin animé pour enfants couché sur le papier. On est à mon sens ici loin de ses albums tout public avec ses différents niveaux de lecture auxquels il m'avait habitué. L'humour, les personnages, les situations, rien ne m'a emballé. J'ai presque trouvé ça grotesque, trop cartoonesque à mon gout.
Alors oui, on retrouve son trait caractéristique qui fait sa marque de fabrique et qui sied très bien à cette histoire malgré tout, mais quand on ne rentre pas dans une histoire et que l'ennui pointe rapidement son nez (surtout dans un album de 275 pages) la déception est inévitable. Dommage.

Nom série  L'Histoire des 3 Adolf  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec la réédition de luxe en 2 tomes à l'occasion des 90 ans qu'aurait eu Tezuka que je me suis penché sur cette série que je n'avais pas encore lu de lui. Si c'est une de ses séries les plus connues et les plus apprécié, ce n'est pour ce qui me concerne pas celle que j'ai préféré malgré toutes ses qualités.

Tezuka traite dans cette série de la seconde Guerre Mondiale et construit son intrigue autour de trois personnages prénommés Adolf. Hitler fait bien sûr parti du trio, viennent s'y adjoindre deux jeunes garçons vivant au japon. L'un est un juif, fils d'un boulanger, l'autre est à moitié japonais par sa mère et moitié allemand par son père qui travaille pour le consulat du Reich. Nos deux jeunes garçons vont forcément se rencontrer et lier une amitié malgré le contexte historique et la réprobation du père allemand. Ce dernier va d'ailleurs l'envoyer en Allemagne poursuivre ses études dans l'une des écoles des jeunesses hitlérienne les plus renommée.

Voilà pour la base, car à coté de ça, Tezuka étoffe très largement son récit avec une foule de personnages qui vont graviter autour de ces Adolf. Ce sont toutes ces petites histoires plutôt que la Grande Histoire qui font la force narrative de Tezuka ; car au lieu de nous raconter la seconde Guerre Mondiale, ses horreurs et la noirceurs de l'âme humaine, il nous dépeint tout cela judicieusement par ces petits rien, ces choix, ces convictions ou ces reniements qui permettent à de telles atrocités de voir le jour ou à quelques anonymes de nous permettre de croire encore un peu dans le genre humain.
Concernant son dessin, pas grand chose à rajouter, sinon qu'il est toujours aussi impressionnant d'efficacité de fluidité et d'avant garde pour l'époque.

"L'histoire des 3 Adolf" se révèle donc comme une oeuvre majeure d'Osamu Tezuka, même si je lui ai préféré Ayako ou encore Barbara.

Nom série  Red Sonja - L'autre Monde  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Autant Legenderry - Red Sonja, également édité chez Graph Zeppelin et qui m'avait permis de découvrir le personnage dans un univers Steampunk était plutôt raté, autant cet album m'a réconcilié avec notre farouche barbare en cote de maille légère.

Retour au fantastique donc dans cet album concocté par Amy Chu et dessiné par Carlos Gomez, où l'on retrouve notre Red Sonja face à l'un de ses vieux adversaires, le sorcier Kulan Gath. Et ce qui va faire le sel de cet album c'est que celui-ci téléporte notre héroîne au 21e siècle, en plein Manathan... Dur de passer inaperçue à notre époque en se trimballant en bikini en peau de dragon et qu'on ne parle même pas la langue de la contrée... Mais notre Red Sonja va finir par trouver des alliés et découvrir que Kulan Gath n'est pas bien loin dans ce monde puisqu'il évolue dans les hautes sphères financières et politiques de Manathan. La lutte va pouvoir reprendre !

Voilà donc un album d'assez bonne tenue, qui sans révolutionner le genre fait plutôt bien le boulot et nous permet de passer un bon moment de lecture. Le dessin de Carlos Gomez n'a pas été sans me rappeler celui d'Olivier Vatine, par contre j'ai toujours un peu de mal avec cette colorisation très flashy façon comics de base US. En tout cas cet album m'aura permis de découvrir Red Sonja sous un meilleur éclairage et si suite il y a, je suis plutôt preneur.

Nom série  Ghost war  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Ghost War" Soleil nous propose une bonne petite série d'anticipation bien musclée qui démarre sur les chapeaux de roue !

On retrouve au scénario Jean-Pierre Pécau que j'avais découvert dans un tout autre registre avec Cavalerie Rouge et Stefano Martino au dessin.
L'action prend place en Norvège en 2030 ; les réserves mondiales de pétrole réduite à peau de chagrin poussent les compagnies à forer toujours plus profond, aidé de bots, espèces d'exosquelettes qui permettent aux ouvriers d'être plus performants. D'autres bots ou robots surgissent soudain sur l'une des plateformes et massacrent tout le monde, tout comme dans le petit village côtier le plus proche. Terry, rare rescapé de la plateforme aidé de Lida la tenancière du bar local vont tenter de s'organiser pour résister à cet attaque mystérieuse...

C'est plutôt bien mené, très rythmé grâce à une narration très efficace et des scènes d'action en veux-tu en voilà et le dessin de Stefano Martino porte tout ça à merveille. C'est tellement prenant qu'on arrive pratiquement trop vite à la fin des 48 pages de ce premier album. Plus qu'à attendre les deux suivants pour voir comment va évoluer cette trilogie qui tire à boulet rouge dès le premier tome.

(3.5/5)

Nom série  Danger Girl - Opération Hammer  posté le 31/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Prenez un bon fond de tarte pétri dans une farine façon "Drôles de Dames", garnissez copieusement (très ! voire trop ?) de rebondissements, saupoudrez d'un zeste de James Bond par-ci par-là et d'organisation secrète, d'une touche de fantastique et vous avez un aperçu de ce que vous propose cet album initialement sorti en 2 tomes chez Soleil en 2010.

Alors oui c'est divertissant, c'est techniquement relativement bien réalisé (surtout que J. Scott Campbell semble aimer dessiner de jolies héroïnes bien pulpeuses et nous en faire profiter), mais à force de vouloir tout faire rentrer dans le même moule et de tendre vers la caricature, ce petit dessert acidulé pourra paraitre parfois un peu indigeste à certains.
Pour ma part j'ai pas cherché midi à quatorze heure et je me suis remis dans l'état d'esprit "ado fan de James Bond & consort", j'ai déposé le cerveau au frais et passé un moment de divertissement agréable, du genre parfait quand on a pas envie de se prendre la tête.

Alors, rien de bien transcendant, juste un moment de détente tonique qui m'a rappelé les kilos de séries TV américaines que j'ai pu ingurgiter à la naissance de la 5 (si la référence ne vous parle pas c'est que vous êtes trop jeune :p ) et les films d'aventure qui me faisaient tant rêver.

(2.5/5)

Nom série  Skybourne  posté le 30/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voilà un album qui envoie du pâté ! Frank Cho nous signe ici un album très punchy mêlant habilement supers pouvoirs et légende arthurienne.

La famille Skybourne, descendant directement de Lazare (le ressuscité biblique) a hérité de pouvoirs hors du commun : force surnaturelle, peau impénétrable et petit bonus, immortalité... Pas mal ^^
Au fil des siècles, ces descendants ont lutté pour le bien de l'humanité et nous les retrouvons aujourd'hui, œuvrant toujours dans ce sens. L'histoire s'ouvre avec Grace partie en Turquie pour récupérer la légendaire Excalibur auprès de malfrats locaux. Ça tourne forcément mal, et nous faisons rapidement connaissance avec cette plantureuse demoiselle aux pouvoirs impressionnants. Mais après avoir récupérée la Fameuse, Grace va quand même tomber sur un os, et pas des moindre. Une espèce de sorcier sorti d'on ne sait où parvient à récupérer l'épée et à la tuer, chose normalement impossible...
On missionne donc quelqu'un pour aller retrouver son frère, qui las de son immortalité s'est retiré en Asie dans un monastère. Pour lui c'est retour au pays et remise en condition dans une espèce de base secrète où sont enfermés et gardés précieusement tous les artefacts ayant des pouvoirs et les créatures fantastiques possibles. Il va falloir reprendre du service pour retrouver l'assassin de sa sœur et Excalibur.

Voilà un album surprenant, intense, drôle, où "supers héros" et créatures légendaires et fantastiques se tirent la bourre pour notre plus grand plaisir. Les répliques assassines fusent, les coups aussi et ça saigne à tout va dans cette histoire menée tambours battants servie par le dessin très maitrisé de Frank Cho. Un pur moment de bonheur quand on apprécie le genre et quand c'est aussi bien mené de bout en bout.

Nom série  Hillbilly  posté le 07/03/2018 (dernière MAJ le 26/07/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
N'ayant jamais eu l'occasion de lire la série phare d'Eric Powell, c'est tout d'abord avec Chimichanga puis Big Man Plans que j'ai découvert son travail. Si Chimichanga ne m'avait pas du tout emballé, Big Man Plans m'avait bien fait triper.

Avec "Hillbilly", on replonge dans les racines du fantastique avec un personnage central des plus troublant et impressionnant. Entre cow-boy et trappeur, les orbites noires et vides, muni d'un hachoir hors norme et d'un pseudo haut de forme, notre Rondel (oui, on aurait du mal à faire plus ridicule comme nom mais quand on voit le lascar, doivent pas être nombreux ceux qui se sont foutu de lui ^^ ) en impose d'emblée ! Mais il vaut mieux, car c'est un pourfendeur de créatures maléfiques et plus spécifiquement de sorcières (qui sont à l'origine de son état).

Découpé en chapitres formant une trame plus globale, les allez-retour entre flashback et quotidien de notre Rondel construisent petit à petit un univers d'une grande richesse. Lieux étranges, créatures malfaisantes, Rondel et sa fidèle Esther nous servent de passeurs dans cet univers de Dark Fantasy.

Le trait d'Eric Powell reste toujours aussi impressionnant. Expressif, fluide et au service d'une imagination débridée, j'ai vite été conquis par ce nouveau monde qu'il nous propose. J'ai juste hâte de voir ce hachoir reprendre du service avec le 2e tome annoncé.
De la très très bonne Dark Fantasy !

*** Tome 2 ***

Tout autant efficace que le premier tome, cette suite nous replonge le temps d'un coup de hachoir dans cet univers si riche et singulier concocté par Eric Powell.

Notre Rondell poursuit sa route et ses rencontres toujours aussi étranges, prompt à pourfendre les créatures maléfiques qui se mettent en travers de son chemin, surtout s'il s'agit de sorcières. On reste sur un découpage de l'album en courts chapitres façon nouvelles ou petits contes qui font le sel de cette série. Au fil de ces histoires, l'univers s’enrichit et prend de la consistance que ce soit à travers les rencontres de Rondell ou des révélations sur son passé.
Le dessin est toujours aussi magnifique, jouant sur les styles au fil des chapitres, Eric Powell lâchant même le dessin au profit de Simone Di Meo dans le chapitre 4 ; ce changement de graphisme est surprenant au début (c'est qu'on l'aime le trait de Powell !!!), on est vite raccroché par l'histoire que Powell a concocté. Seul bémol à mon goût, le chapitre 3. Powell nous gratifie d'une expérience hallucinogène avec un dessin en 3D pendant 13 planches... sans que les lunettes soient fournies. Et si comme moi vous n'avez pas gardé une vieille paire de lunettes rouge/bleu datant de la préhistoire de la 3D, vous l'avez dans le baba. Ok, ça reste lisible, mais très frustrant...

Cela n'en reste pas moins un très bon album, reste à trouver une fameuse paire de lunette pour relire ce chapitre et parfaire ma lecture. Vivement la suite !

Nom série  Kill or be killed  posté le 28/02/2018 (dernière MAJ le 26/07/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec Fondu au noir que j'ai récemment découvert la collaboration de ces deux auteurs. Si on reste du côté obscur, on quitte cette fois le polar noir hollywoodien pour un thriller fantastique contemporain percutant.

Dylan, étudiant de 28 ans a l'impression de passer à côté de sa vie. Il décide donc d'y mettre un terme en se jetant d'un toit d'immeuble. Mais rien ne se passe comme prévu et en réchappe "miraculeusement". C'est en fait grâce à l'intervention d'un démon qui va lui proposer un marché qu'il doit sa vie. Pour vivre, il doit assassiner un salopard par mois...

Dur réalité, surtout quand il faut passer à l'acte pour la première fois. Qui choisir ? Comment procéder ? La liste des interrogations s'allonge à n'en plus finir, avec pour ultime questionnement : tout ceci est-il bien réel ???

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome qui démarre sur les chapeaux de roue. Nos auteurs n'ont pas fait dans la dentelle, ici on joue l'efficacité, et ça fonctionne très bien. Tout se tient, entre la psychologie des personnages et le trait réaliste de Sean Phillips. Et l'ambivalence de notre Dylan sur qui tout cela tombe est aussi très réussie.

Reste à voir comment tout cela va évoluer, mais ce premier opus est en attendant très prometteur !

*** Tome 2 ***

Et bien ce deuxième tome tient toutes ses promesses ! Si le premier tome était partie pleine balle, la suite que nos auteurs nous propose appuie plus sur la psychologie des personnages et nous montre que s'improviser tueur à gage n'est pas forcément à la portée de tout le monde.

Notre Dylan qui jusqu'ici avait tenu tranquillement son engagement envers le démon qu'il a rencontré de tuer une "mauvaise personne" par mois va commencer à rencontrer quelques difficultés. D'une part parce que le trop plein d'assurance qu'il a acquis au cours de ses premiers assassinats va lui jouer des tours, mais c'est surtout qu'on n'élimine pas impunément des gens peu recommandables comme il l'a fait. Police et mafia commencent à resserrer leur étau autour de notre apprenti assassin et la presse va prendre le relais ce qui ne va pas lui faciliter la tache...

Bref, un très bon second tome qui confire la très bonne impression que m'avait donné le début de cette série.

Nom série  Ayako  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un moment que je n'avais pas replongé dans l'univers de Tezuka, et c'est la réédition en intégrale d'"Ayako" avec cette fin inédite en France qui m'en a donné l'occasion.

Et c'est une nouvelle fois une très bonne surprise. J'ai aimé retrouver son savoir faire pour construire des histoires très riches, bien développées et contrastées. Si c'est effectivement sa marque de fabrique, je suis toujours étonné de ce contraste existant entre ce dessin tout en rondeur, voire une certaine "douceur", des personnages et le fond du récit souvent dramatique. Tezuka bâtit encore ici une véritable tragédie que n'aurait pas renié Shakespeare.

Dans l'immédiate après-guerre de 39-45, le Japon vaincu doit se plier à la main mise américaine. Son système sociétal toujours plus ou moins resté engoncé dans un modèle médiéval va exploser petit à petit à coup de réformes, notamment en ce qui concerne les grands propriétaires terriens. Fini le monopole de la terre, ceux-ci vont devoir en donner une grande partie aux paysans locaux. C'est ce que va prendre pour base Tezuka avec la famille Tengé qui depuis 500 ans règne sur un domaine terrien dans le nord du Japon et où grandit la toute jeune Ayako.

C'est par ce biais que Tezuka nous plonge petit à petit dans ce Japon peu connu tout en nous dépeignant l'âme humaine de façon bien sombre, comme il sait si bien le faire. Ce petit monde resté relativement clos pendant des siècles ne va pas résister à cette transition historique, et l'immondice sur la quelle elle s'est bâtit au fil du temps va exploser au fil de la série.

Malgré ce dessin daté mais tellement maîtrisé, j'ai rapidement été pris par le talent narratif de l'auteur et j'ai dévoré cette intégrale de 700 pages en un rien de temps. Tezuka mérite pleinement le piédestal sur lequel il a été installé et la lectures de cette série ne fait que confirmer mon appréciation de cet auteur.

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