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... a posté 958 avis et 215 séries (Note moyenne: 3.17)

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Nom série  Sonora  posté le 26/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Sonora" c'est d'abord une très belle couverture qui tape dans l’œil et qui m'a tout de suite donné envie de lire cet album ! Dommage, qu'il ne soit pas aussi percutant...

"Sonora" c'est l'histoire d'une vengeance... celle de Maximilien Bonnot qui débarque fraichement à San Francisco en pleine ruée vers l'or. Nous sommes en 1851, Maximilien a fui après la révolution parisienne ratée de 1848. Mais si tout le monde là-bas cours après le bon filon, c'est afin de venger son frère que lui s'est embarqué pour la Californie.

Si on sent le passionné d'histoire derrière le scénario de Jean-Pierre Pécau, j'ai trouvé ce premier tome assez plat. Alors oui, on nous émoustille en croisant des périodes historiques riches qui proposent des cadres et des décors alléchants pour tout amateur d'aventure (et d'Histoire) qui se respecte, mais le personnage central manque cruellement de charisme et ceux qui vont graviter autour de lui oscillent entre banalité et caricature. J'ai avancé tranquillement dans ma lecture au fil des pages sans cette étincelle qui fait le sel de l'Aventure et qui tient le lecteur en haleine.
Le dessin de Benoit Dellac s'il est bon manque un brin de régularité dans les traits de ses personnages (on trouve même certaines cases ou les visages ne sont même pas dessinés...). Dommage car ses décors et ses paysages sont réussis et emplis d'ambiances ; on sent bien ce côté Nouveau monde sauvage où tout est possible.

J'attends donc de voir la suite pour donner une note définitive à cette série, mais pour l'instant, si elle se laisse lire tranquillement, rien de très passionnant. espérons que le second tome saura nous étonner et donner du piment à une histoire de vengeance qui semble pour le moment toute tracée.

Nom série  La Malédiction de Rowans  posté le 14/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hey ! Ca vous dit un p'tit retour au rayon "horreur" ? Bon, vous inquiétez pas, pour les âmes sensibles "La malédiction de Rowans" ne donne pas dans le gore non plus, mais plutôt dans le mystère, le suspens et la tension nerveuse.

C'est la couverture de l'édition de Delcourt qui a titillé ma curiosité, je la trouve très réussie : pleine de mystère et de promesses en même temps. Et puis revisiter ce classique de la maison hantée c'est forcément tentant pour l'amateur de fantastique que je suis !

Katie, notre jeune héroïne américaine se voit proposer un échange de logement avec une jeune anglaise : on lui propose de venir loger dans une très grande propriété en Angleterre en échange de son modeste appartement... c'est forcément tentant... et forcément trop beau. Elle va rapidement se rendre compte que quelque chose cloche et à force de chercher déterrer un passé inquiétant qui va la conduire dans un vrai cauchemar. Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue...

Alors oui, on se laisse prendre par l'intrigue et même si au final j'ai pour ma part senti venir le fond de l'histoire cela fonctionne plutôt bien tout en restant somme toute très classique malgré le côté contemporain donné au récit.

Du côté du dessin, le parti pris graphique de Mike Perkins est assez étonnant. Ce côté daté de son trait gras et de la colorisation assez vintage de Andy Troy renvoient indéniablement aux séries pulp d'antan. Joli clin d'oeil qui fonctionne dans l'ensemble mais qui font parfois un peu bizarre vu le contexte contemporain de l'histoire, avec ses smartphones par exemple. Par contre, les ambiances et les expressions des personnages sont vraiment bien rendues et conforte la tension narrative de façon efficace.

Si l'envie de retrouver les frissons que vous avez pu apprécier dans votre jeunesse vous tente au travers d'une lecture, cet album vous fera passer un bon moment, mais n'attendez pas non plus quelque chose d'exceptionnel.

Nom série  Le Sauveur  posté le 14/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Étrange album que celui-ci... On est en effet rapidement tenu en haleine par un pitch de départ trépidant et intrigant mais qui au final s'essouffle rapidement et se perd en chemin.

Tout commence dans la petite ville de Damascus aux USA, où suite à un crash d'avion un mystérieux personnage fait son apparition. Amnésique, il semble doté de pouvoirs surnaturels et va rapidement attirer l'attention sur lui, bien malgré lui.
Viennent se greffer là dessus une succursale évangéliste radicale aux messages radicaux bien barrés ("200 morts = un bon début", "Dieu vous hait" et j'en passe...), des médias avides et rapaces prêts à tout pour LE scoop, et ce melting pot d'idées intéressantes finit malgré tout par devenir assez indigeste et surtout plutôt vide de sens.
A vouloir dénoncer tel ou tel travers de notre société nos scénaristes perdent un peu le lecteur et rendent leur message (lequel au final ???) illisible.

Dommage car le dessin de Crain Clayton est très agréable et réussi, tout comme ses découpages qui donnent à l'ensemble une réelle tenue, mais en refermant cet album je me suis réellement demandé où voulaient en venir les auteurs.
De belles planches ne font pas forcément un bon album...

Nom série  Demba Diop  posté le 31/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Demba Diop nous propose de nous raconter ce qu'ont vécu les tirailleurs sénégalais au moment de la première Guerre Mondiale.

Ce n'est pas le premier album à traiter de ce sujet, mais c'est ici un public jeunesse qui est visé en racontant les choses assez "simplement" mais sans rien omettre de l'horreur qu'ont vécu ces personnes. De l'arrachement à leur terre natale par la France colonisatrice, aux tranchées du Chemin des Dames, le choc est plutôt frontal pour ces soldats enrôlés de force au nom de "la mère patrie".
Demba Diop, simple berger, et son frère se retrouvent donc à courir sus à l'ennemi sous un déluge d'eau et de plomb, sans trop comprendre ce qu'on leur demande mais obéissant malgré tout aux ordres...

Ce sentiment d'incompréhension et le traumatisme vécu est assez bien rendu, ainsi que l'absurdité dans laquelle on a plongé ces personnes arrachées à leur continent pour servir de chair à canon. Si la narration est efficace, j'ai trouvé qu'on avançait un peu vite dans les faits, sans qu'on approfondisse vraiment ces sentiments ; mais le fait qu'il s'agisse d'une BD jeunesse explique sans doute cela.
Quant au dessin, s'il est juste j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'affirmation, même s'il permet efficacement de rendre les ambiances, chaudes ou froides en fonction des actions qui se passent.
Dernière remarque, je trouve que la couverture représentant un tirailleur sénégalais n'est pas des plus attirante pour un album jeunesse (même s'il s'agit d'un portrait réalisé par le peintre suisse Eugène Burnand)

Nom série  7 athlètes  posté le 29/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui suis et apprécie le travail de Kris depuis plusieurs années, j'étais assez curieux de voir ce qu'il allait nous proposer dans cette série assez inégale des "7".

C'est avec son comparse Bertrand Galic, avec qui il a récemment réalisé Un maillot pour l'Algérie, et David Morancho au dessin que la tambouille va se faire.
"7 athlètes" va aborder le sujet de la guerre civile espagnole par la bande. En effet, l'histoire commence au début de l'été 1936 en France du côté de Montreuil. Un groupe de 5 ouvriers également athlètes s’apprête à partir participer aux Olimpiadas populares de Barcelone, événement sportif qui doit contrer les Jeux officiels organisés par Hitler à Berlin. Mais dans la nuit du 19 juillet, la guerre civile espagnole va commencer et avant même que ces fameux jeux parallèles ne débutent, nos athlètes vont se retrouver embrigadés dans la lutte armée face à la menace franquiste...

J'ai beaucoup aimé la retranscription de l'internationalisme régnant de l'époque au sein de ces brigades ; malgré des origines très diverses, la force de leurs idéaux communs liaient ces personnes d'une manière assez unique. J'ai également apprécié la façon d'introduire la problématique du "cas personnel" au sein de cette lutte commune. Quel que soit son camp, quand on se retrouve touché personnellement par certains événements, comment réagirait-on ? La priorité va-t-elle à la cause, aux ordres ou à nos proches ? Difficile de savoir tant qu'on ne s'y retrouve pas confronté...
Reste que malgré une narration efficace, un récit plutôt bien trouvé et quelques rebondissements inattendus, quelques facilités finales ont quelque peu rafraîchis mon enthousiasme.
Côté dessin, le trait réaliste et expressif de David Morancho colle parfaitement à la série et à cet album. Les scènes d'action, sportives ou de confrontations, sont bien travaillées et donnent le ressort nécessaire à la trame générale.

Dommage donc que certaines facilités gâchent un peu le final de cet album globalement réussi, même si heureusement on est loin d'un happy end qui m'aurait très déçu...

(3.5/5)

Nom série  Perséphone  posté le 29/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec cet album que je découvre le travail de Loïc Locatelli Kournwsky, et c'est ma foi une entrée en matière convaincante, même si au vu de sa bibliographie cet album change de son registre habituel. Ses réalisations antérieures sont en effet destinées à un public adulte et abordent des sujets plutôt lourds, que ce soit en politique ou le suicide.

Ici, on est dans un album que je qualifierais de "tout public" tant il peut se lire à différents niveaux. Sans connaître le mythe grec de Perséphone les plus jeunes y verront une belle histoire d'aventure, quand des adultes plus férus de mythologie pourront s'amuser à comparer ce que Loïc Locatelli Kournwsky s'est évertué à construire autour de ces personnages et ces mondes qui imprègnent subrepticement notre culture.

Car du côté de l'histoire on est plutôt bien servi ! Loïc Locatelli Kournwsky nous a concocté une intrigue bien construite qui monte en tension jusqu'au dénouement final de l'album. La narration est des plus réussie et franchement on ne voit pas passer la lecture de ces quelques 130 pages.
C'est peut être au niveau du dessin qu'il faudra à certains un petit temps d'adaptation. Le trait de Loïc Locatelli Kournwsky est en effet assez singulier. Oscillant entre le trait épuré d'un Bastien Vivès pour les personnages et leurs expressions et le trait hachuré d'un Christophe Blain pour ce qui est des décors avec en prime un zeste d'inspiration manga, et vous obtenez ce dessin très personnel qui a réussi à me convaincre pleinement malgré ma surprise à l'ouverture des première pages. Le travail de colorisation très réussi y fait aussi pour beaucoup ; il reste très sobre mais d'une efficacité redoutable.

"Perséphone" m'aura donc permis de découvrir un auteur de la plus belle des manières, et m'encourage même à aller découvrir les autres titres qu'il a réalisé.
Un album à mettre dans toutes les mains (disons à partir de 9/10 ans) !

Nom série  Le Voleur de Souhaits  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après l'excellent Chaussette du même scénariste (Loïc Clément), je poursuis mes découvertes jeunesse avec ce "Voleur de Souhaits". J'étais curieux de voir ce qu'allait donner cette collaboration avec Bertrand Gatignol dont j'ai adoré le travail dans Les Ogres-Dieux. Surtout qu'on passe du mode "conte pour adultes" au plus classique "conte pour enfants".

Quand je dis "classique" je vais un petit vite en besogne, car on ne s'embête pas ici des traditionnelles formules propres au genre, tout en transposant dans un monde très contemporain des événements extraordinaires, fantastiques, au sens premier.
En effet, notre personnage principal, le jeune Félix, habite Paris et collectionne les souhaits des personnes de son entourage. Il suffit qu'ils éternuent, qu'il prononce à proximité sa formule "A mes souhaits !" pour qu'ils deviennent tangibles et qu'il puisse les enfermer dans des bocaux. Pouvoir formidable qui ravit l'existence de notre héros, jusqu'au jour où il croise le chemin d'une jeune fille dont il ne pourra capturer aucun souhait... Depuis ce jour, Félix se jure de trouver un moyen d'y parvenir... Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir la suite.

Avec cet album, Loïc Clément nous propose un récit empreint de poésie, et quoi de mieux pour nous parler d'amour. J'aime chez lui cette volonté de traiter de sujets aussi importants (comme de la mort dans Chaussette) mais dont on ne parle pas ouvertement au quotidien. C'est vrai quoi ! L'amour, la mort, ce sont des choses par lesquelles on passera tous un jour, alors pourquoi les éviter ?
Et c'est donc Bertrand Gatignol qui se charge de mettre ce conte en images. On retrouve son trait si caractéristique que j'avais apprécié dans Les Ogres-Dieux, la couleur en plus. C'est beau, le trait colle parfaitement au récit, et on retrouve tout son talent de mise en page pour servir le récit. Cadrages, découpages, pleines pages : tout est fait pour donner à cette rencontre le temps et l'espace nécessaire.

Le seul bémol à mon sens, c'est que cette mise en page très efficace donne au final l'impression d'un album un peu court. Non pas tant à cause d'une pagination différente de ce que propose un traditionnel album jeunesse, mais c'est la façon de composer de Bertrand Gatignol qui donne cette impression. En même temps, c'est ce qui fait tout le charme de son talent...

Un bon 3.5/5 pour un très bel album, sur un sujet trop peu traité en jeunesse, même s'il se lit très vite.

Nom série  Chaussette  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec "Chaussette" voilà sans doute une de mes meilleures lecture jeunesse de cette année !
Ou comment concilier de façon intelligente et de très belle manière poésie, sentiments, fraicheur, mais pour traiter d'un sujet toujours difficile à aborder avec les enfants : la mort.

En effet, Loïc Clément a su trouver un angle parfait et subtil pour traiter ce sujet en lui redonnant toute l'humanité et la place qu'il mérite. Car s'il y a bien un truc qui m'énerve dans notre société toujours plus aseptisée c'est cette mise à l'écart grandissante d'un tel sujet... alors qu'il serait plus simple de poser les mots sur quelque chose d’inéluctable ou au moins quelques menus cailloux pour baliser un sentier trop souvent inconnu.

Et c'est très justement ce que réussissent Loïc Clément et Anne Montel avec cet album en trouvant un cadre et des personnages bien campés qui, je pense, parleront à tout le monde. Cette "Chaussette" (Josette "pour de vrai") avec son chien Dagobert sont infiniment attachants et son jeune voisin Merlin qui va faire office de narrateur va nous faire découvrir son quotidien. Ce petit côté "Amélie Poulain" peut-être du à cette narration en voix off une bonne partie de l'album (j'suis pas plus fan du film que ça, mais c'est du côté "savourer les petits bonheurs du quotidien" dont je veux parler), nous transporte tranquillement jusqu'à ce que ce train train quotidien si bien huilé déraille... Qu'est-ce qui a donc bien pu pousser Chaussette à se comporter de la sorte ??? C'est ce que compte bien découvrir Merlin en allant trouver sa voisine... mais je n'en dévoilerai pas plus de l'histoire pour vous laisser le plaisir de le découvrir par vous même...

En tout cas, voilà un album très réussi, où l'équilibre entre le récit et le dessin est juste, chacun mettant l'autre en valeur. En effet, le dessin simple mais très expressif de Anne Montel rehaussé d'une colorisation dans les tons pastel colle parfaitement à l'histoire que développe Loïc Clément. J'ai beaucoup apprécié le soucis du détail dans ses planches ; on y trouve toujours un petit détail qui fait au moins sourire ou qui vous rappelle quelque chose. Mais c'est ce genre de chose qui fait la différence et donne vraiment corps à une BD.

Alors oui, le fond de l'album n'est pas ce qui se fait de plus gai (et encore tout ça n'est que culturel), mais quand on réussit à parler de la mort d'une si belle manière, je ne peux que chaudement recommander la lecture de cet album, tant pour les grands que les petits ; moi je me suis régalé !

Nom série  Pop Memories  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On a tous des morceaux de musique accrochés à notre mémoire, indélébilement reliés à des événements plus ou moins importants de votre vie. Forte de cette charge émotionnelle indéniable, Cathy Karsenty nous propose de nous retracer les temps fort de sa vie par le biais de l'anaphore amorçant chaque page "Je me souviens" suivi de ses souvenirs musicaux, disques, concerts ou autres événements.

L'idée est plutôt sympathique, surtout quand les références musicales vous parlent (je pense que je dois être de la même génération que l'auteure), et on se prend à sourire à ce catalogue d'anecdotes personnelles liées à des morceaux, des groupes ou des événements qu'on connait.
Mais voilà, les scènettes s'enchainent, plus ou moins drôles, plus ou moins parlantes (malgré une culture musicale que j'estime assez large, quelques références me sont complètement passées au dessus...) et l'effet de surprise initial laisse place à un feuilletage relativement rapide de l'album. Surtout que le dessin très minimaliste n'est pas franchement là pour retenir l'attention mais plus là pour tenir lieu d'illustration.

Alors oui, l'idée est sympa et parle je pense à beaucoup de gens, mais de là à en faire un album suffisamment universel et porteur, je ne pense pas que cela fonctionne, tout du moins sous ce format et avec ce dessin ramené à l'essentiel.

Nom série  Innocent - Rouge  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est sans connaître la série initiale Innocent que je me suis lancé dans cette lecture. On retrouve donc Charles-Henri Sanson et sa famille juste avant la Révolution française, officiant toujours en tant que "maître des hautes oeuvres de Paris", c'est à dire bourreau. Mais c'est cette fois par le prisme de sa soeur Marie-Josèphe que cette série veut nous engager. Après la mort de son premier amour qu'elle venait de retrouver, elle tient à mener sa vengeance et ne recule devant rien pour renverser le système qui lui a couté la vie...

Première surprise à l'ouverture : la qualité du graphisme de Shin'Ichi Sakamoto. Wow ! Que ce soit dans les décors, les costumes, les personnages ou les paysages, quelle richesse et quel soin du détail ! C'est indéniablement le gros point fort de cette série qui semble très documentée. Je poserais quand même juste un léger bémol quant aux personnages principaux de la famille Sanson que je trouve un peu trop ressemblants au niveau des visages, et leur côté androgyne n'est pas du genre à arranger les choses.
Du côté du récit, c'est assez bien construit aussi et on est rapidement pris par l'histoire. C'est parfois dur, sans concession, mais en même temps, bourreau y'a plus gai comme boulot. Là où je reste assez surpris au niveau de la construction du récit c'est que l'histoire de Marie-Josèphe qui devait être l'axe central de ce nouvel opus tient plus lieu de fil rouge qu'autre chose. J'en ai même quasi oublié que c'était l'histoire de sa vengeance que cette nouvelle série se voulait le témoin, jusqu'à la scène finale de ce premier tome qui remet en perspective des faits historiques mais par des biais et pour des raisons qu'on n'attendait pas...

Alors, au final, cette série nous propose une plongée dans la France de cette fin du XVIIIe par des personnages intéressants, tout cela porté par un dessin réaliste impressionnant. L'intrigue si ténue semble-t-elle se tisse tranquillement au fil des pages pour revenir en toute fin d'album se rappeler brutalement à nous... Notre chère Marie-Josèphe Sanson aurait été une parfaite adepte de ce précepte de Gandhi avant l'heure "Ne cédez pas à la colère, vengez-vous"...

Nom série  Empress of Flamme  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Empress of Flame" nous propose l'adaptation d'une série de romans en vogue au Japon. Il s'agit d'ici d'un oneshot réalisé par l'auteur lui même, Shin Araki, avec au dessin Takashi Minakuchi.

Blade, jeune héros "à la retraite" après avoir terrassé le roi du Mal n'aspire qu'à une chose : la normalité. Il se retrouve donc inscrit dans la plus prestigieuse académie de ce royaume formant les futurs héros de cette société, en espérant se fondre tranquillement dans la masse et se faire des amis. Mais "être normal" quand on découvre les codes de bienséance de la vie en société s'avère plus compliqué que prévu... Pourtant, c'est sa décomplexion qui lui vaudra de lier une amitié avec Arnest, l'élève la plus douée de l'Académie, que tout le monde craint et respecte de par ses pouvoirs et ses origines. Origines qui recèlent un lourd secret familial autour de l'épée que porte Arnest, mais que va percer sans ambages notre jeune héros...

Si la plupart des ingrédients utilisés pour ce manga n'ont rien de bien original, le point intéressant réside dans cette quête de normalité du personnage principal. Confronté au monde réel en débarquant de nulle part sans en maîtriser les codes, cela donne lieu à quelques scènes cocasses qui donnent au récit une touche d'humour efficace. Si d'un côté j'ai apprécié que ce manga soit un oneshot, je me demande si un deuxième tome n'aurait pas permis d’approfondir la psychologie des personnages et d'étoffer l'histoire. Car si celui-ci se lit très facilement, on arrive rapidement à son terme avec un léger goût de trop peu ou d'un récit trop vite plié.

Côté dessin Takashi Minakuchi s'en sort plutôt très bien, avec un travail très réussi pour les scènes d'action. La narration est quant à elle également impeccable, grâce à un très bon travail de découpage et de cadrages.

Alors au final, cette transposition en manga de ce light novel d'heroïc fantasy semble plutôt réussi, même si je pense qu'il aurait gagné en consistance avec un 2e tome.

Nom série  Carmilla (Croci)  posté le 13/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert cet album à Angoulême cette année en trainant mes guêtres du ôté du stand de chez Emmanuel Proust. Pascal Croci était en dédicace, et c'est en le regardant réaliser ses dédicaces que je me suis laissé prendre au jeu et que j'ai acheté cet album.

Et bien m'en a pris ! Car ce Carmilla m'a replongé dans mes lectures de roman fantastique du XIXe siècle que j'ai découvert il y a maintenant un bon paquet d'années, mais qui m'ont tant marquées. Que ce soit Edgar Poe, Mary Shelley, Lovecraft, ces précurseurs du genre ont profondément marqué mon goût pour ce genre de littérature ; cette libre adaptation de Sheridan le Fanu a donc eu l'effet d'une petite madeleine de Proust inattendue.

Car Pascal Croci maîtrise son sujet, et aidé d'un graphisme singulier, mais servant à ravir son sujet, il nous entraine dans les pas de cette jeune Carmilla, fille d'un notable des pays de l'Est résidant dans les campagnes reculées dans un sinistre château. Tout est ici question d'ambiance, sombre, romantique (dans le sens premier du terme) et de mystère. Il ne nous reste plus qu'à nous laisser bercer par ces personnages et le mystère entourant cette famille pour savourer ce moment de lecture très gothique.

A savourer idéalement au coin de la cheminée

Nom série  Les Solitaires  posté le 13/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ouyouyouyouyou !!! Voilà bien longtemps qu'un album ne m'était pas tombé des mains !!!
Désolé Mr Tim Lane, mais là je n'ai pas pu...

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, mais au bout de quatre tentatives et n'ayant toujours pas réussi à passer la moitié de l'album, y revenant à reculons, j'ai fini par baisser les bras.
Le tout était pourtant prometteur. Plutôt adepte du roman graphique ce bon gros pavé noir et blanc à la couverture intrigante m'avait fait de l’œil et j'en attendais plutôt du tout bon.

Mais c'était sans compter cette narration bien trop décousue à mon goût. Car cet album plutôt organisé comme un recueil d'historiettes se répondant plus ou moins, alterné de parodies de magazines et de publicités n'a pas su capté mon attention. C'était pourtant bien parti avec une première courte histoire sur les hobos et leur péripéties de voyages, mais la suite trop décousue m'a franchement déconcertée. Ajoutez à cela des pages dépliables à la limite du lisible de par la taille de la police et un texte étouffant, et s'en fut trop pour moi !

Dommage, mais un talent certain au crayon et une maitrise du noir et blanc ne font pas tout. Encore faut-il savoir tenir son lecteur en haleine et motiver sa lecture.

Nom série  I hate fairyland  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Huhuuuhuuhuuh !!! Le voilà l'album LSD de ce début d'année ! "I hate fairyland" nous sort l'artillerie lourde pour taper juste et fort !

Si le jeu du contraste entre un univers "flashypopguimauve" et un personnage principal hors cadre, bourrin et grossier n'est pas nouveau, quand c'est fait de si belle manière, on ne peut que saluer cette réussite. Car notre jeune Gertrude catapultée dans ce Fairyland du haut de ses 6 ans est aussi peu douée pour retrouver la clé qui lui permettrait de retrouver son monde qu'elle excelle à coller des coups de hache. Faut dire qu'au bout de 27 ans à rester coincée dans son corps de 6, on comprend qu'elle puisse jurer la "poupinette" ! Ce qui est d'ailleurs un des ressorts comique de la série, puisque tous les jurons sont édulcorés façon pâtisserie ou sucrerie, "petit monde féérique" oblige
J'ai également beaucoup apprécié son "ange gardien", une espèce de mouche défoncée qui lui sert de Jimini Cricket ; un excellent faire valoir du personnage principal à l'humour décapant qui permettent à l'auteur de nous gratifier de dialogues assez hallucinants !

Côté dessin Skottie Young accorde son trait et sa palette à cet univers à la Alice où "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... ou presque !". Couleurs flashies, trait marqué voire caricatural, tout est fait pour accentuer les contrastes nécessaires au ressort de son récit et c'est très réussi !

Alors si l'envie de passer un gros moment de détente dans un univers déglingué avec des personnages pas piqués des hannetons, "I hate fairyland" est fait pour vous ! Il y a longtemps que je m'étais pas autant marré avec une série BD ! Hâte de lire la suite !

Nom série  Le Bourreau  posté le 17/06/2016 (dernière MAJ le 03/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une série qui s'annonce plutôt bonne et dont j'attends la suite avec une certaine impatience. En effet tous les ingrédients sont là pour faire de celle-ci une série à suivre.
Tout d'abord, des personnages principaux qui s'imposent rapidement ; une trame de fond intéressante, bien maîtrisée et bien rendue : ici, c'est Paris au Moyen-Age ; enfin, un petit cross-over des genres assez original : placer des pseudos super héros dans ce cadre moyenâgeux.
Alors, non, faut pas déconner non plus, c'est pas Batman au Moyen Age, mais il est vrai que les attributs de nos deux personnages principaux ont un peu de ça malgré eux, avec une petite touche de fantastique en prime.

La construction de ce récit de Mathieu Gabella est efficace et rythmée pour poser dans ce premier tome introductif toutes les bases des personnages et de l'intrigue qui va nous accrocher. Les aller-retours entre le présent de notre héros et son passé son bien gérés et dévoilent progressivement l'histoire du personnage.
Notre bourreau, main impartiale de la justice de cette bonne ville de Paris, va alors se retrouver pour la première fois aux prises avec un adversaire mystérieux et à sa mesure. Cette rencontre va aussi susciter chez notre Bourreau un questionnement quant à son rôle et son pouvoir...
Reste à voir où tout cela va aller...

Pour ce qui est du dessin, ce sont trois auteurs qui s'y collent : Julien Carette, Jérôme Benoit, et Jean-Baptiste Hostache. J'ai eu un peu de mal avec le graphisme au début, surtout à cause de la très belle couverture réalisée par Jean Bastide. Si il y a vraiment un truc qui m'énerve en BD ce sont les couvertures réalisées par un/d'autre(s) dessinateur(s) que le reste de l'album. Le trio s'en sort pourtant très bien, mais quand on s'attend à un dessin vendu en couverture, je trouve ça gênant... Reste qu'une fois rentré dans l'histoire, on se laisse prendre par ce récit percutant et bien conduit.

Alors, en attendant la suite voilà un bon 3.5/5 très encourageant pour ce premier tome

*** Tome 2 ***

Ouch ! Mais qu'allaient-ils donc faire dans cette galère ??? C'est vrai quoi ! Autant le premier tome m'avait séduit par son dessin et titillé ma curiosité en distillant indices et mystères à bon escient, autant là ça part dans tout les sens ! Ça m'a même fait remonter en tête une phrase de Vincent Brugeas (Le Roy des Ribauds) rencontré ce week end : "un bon scénariste, c'est quelqu'un qui trouve 4 bonnes idées... mais qui en garde une seule".
Car à vouloir trop en faire, on noie le poisson... ou le lecteur. J'avoue que cet éclatement de la narration pèse lourdement sur la lecture et laisse juste un grand sentiment de frustration face au gâchis ressenti.
Alors oui, je pense que je terminerais ma lecture avec le ou les tomes à venir mais c'est cette fois-ci avec une grande circonspection, histoire de voir jusqu'où tout cela nous mène.

Je descend ma note à 2 en attendant de lire la suite.

Nom série  Vénosa  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aahh !!! Une nouvelle série d'Olivier Milhiet !!! Ça c'est une bonne surprise !
Surtout que ce premier tome de "Venosa" pose les bases d'une série qui s'annonce une nouvelle fois bien délirante et déjantée, comme sait si bien le faire Olivier !

C'est une nouvelle fois dans un univers médiéval fantastique que s'inscrit cette histoire. Venosa, capitale de la drogue et des poisons est assiégée par Janaris, souverain des humains. Déjà sujette à un équilibre précaire, une simple embuscade de voleurs va tourner à la boucherie et précipiter un chaos latent...
J'ai apprécié de retrouver le soucis du détail de l'auteur, dont les cases sont toujours un régal pour les yeux. Ajoutez à cela une touche d'humour et un récit qui ne badine pas en événements et rebondissements et vous bouclez votre lecture sans avoir eu le temps de vous ennuyer une seconde !
Il ne reste plus maintenant qu'à espérer que la suite de cette mise en bouche déjà bien garnie soit aussi efficace !

(3.5/5)

Nom série  Le Fulgur  posté le 03/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une couverture intrigante réussie qui donne envie d'aller plus loin, je sors de cette lecture une nouvelle fois assez déçu par ce récit concocté par Christophe Bec. A force de creuser toujours le même sillon et les mêmes veines, la surprise et sa façon de ficeler ses récits font rapidement pschittt !

Surtout qu'ici, cette "revisitation" des deux opus les plus connus de Jules Verne ("20.000 lieues sous les mers" et "Voyage au centre de la Terre") situés cette fois au début du XXe siècle ne m'a pas convaincu une seconde. Fan de ce précurseur de la SF que j'ai découvert ado, j'ai eu l'impression de lire un récit empruntant tout l'arsenal épique du maître du genre sans jamais réussir à convaincre pour autant ; au mieux, c'est un hommage maladroit que nous propose Christophe Bec.
Quant au dessin de Dejan Nenadov, s'il très est correct dans ce style semi réaliste, il ne casse pas non plus des briques et reste somme toute très emprunté aussi.
Enfin, dernière remarque, les passages narratifs en voix off utilisent une police "manuscrite" qui n'est pas des plus heureuses tant elle est parfois difficile à lire.

Alors, rien de bien neuf chez Mr Bec, et ce premier tome de Fulgur n'est pas encore celui qui me réconciliera avec l'auteur dont j'ai l'impression qu'il tourne malheureusement en rond depuis quelques temps.

Nom série  Histoire de la Bretagne  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi qui me suis longtemps pris d'affection pour la mythologie celtique et les légendes bretonnes (proximité oblige), j'étais curieux de voir ce qu'allait donner cette nouvelle série se proposant de retracer l'histoire de la Bretagne (Petite et Grande), le tout annoncé en 5 volumes.

Et bien ce premier tome m'a plus qu’assommé qu'autre chose... Non pas à cause d'un dessin mauvais, le trait de Daniel Brecht est tout à fait correct même s'il ne fait pas preuve d'une grande originalité ; les faits relatés semblent relativement objectifs ; c'est la quantité par page d'informations qu'on nous demande d'assimiler ou de connaître qui pour moi tue la narration ! Désolé mais quand je lis les 3 bulles suivantes, j'ai vraiment l'impression de regarder une série Tchétchène sous-titrée en thaïlandais :
- "La Legio II Augusta Britanica tint tête aux germains sur le Limes. Sous le Haut-Empire, on la trouvait à Villa Brittanorum, l'actuelle Bretzenhaim, près de Mayence."
- "La cohorte III Britannorum protégeait la région d'Abusia, en Rhétie, près de Ratisbonne."
- "Les Britonnes seniores veillaient sur l'Illyrie... et l'Ala Quarta Britonum était stationnée à Isius, en Thébaïde, aux confins de l'Ethiopie d'aujourd'hui, autant dire au bout du monde"
Ouais !!! Je connais l'Ethiopie !

Bref, malgré une volonté certaine de remettre à jour et de vulgariser l'histoire de tous ces peuples qui finiront par former la culture bretonne, j'ai eu l'impression de nager en plein océan où de trop rares îlots me permettaient de reprendre pied pour comprendre de quoi on me parlait. A moins de s'adresser à des passionnés d'histoire, je pense que cette trop grande richesse d'informations ou de précisions ne rend pas service à cette pourtant très honorable aventure. D'autant qu'il faut en plus jongler entre les nombreux Asterix et les renvois en fin d'album... Autant dire que la narration déjà pénible prend définitivement du plomb dans l'aile. J'ai donc survolé la moitié de ce premier album trop indigeste pour moi pour arriver en fin d'album à une période que je connaissais un peu mieux, celle du roi Arthur.

C'est donc une réelle déception pour ce premier tome, mais je lui laisse la chance du second pour espérer reprendre pied, en espérant que des périodes historiques moins éloignées me permettent de m'y retrouver plus facilement.

Nom série  Manifest destiny  posté le 27/06/2016 (dernière MAJ le 16/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en partant d'une des expéditions mythiques et fondatrices des Etats Unis au début du XIXe siècle que va s'inscrire cette histoire. On prend les personnages historiques Lewis et Clark mandatés par le président Jefferson de la toute jeune Amérique, et c'est parti pour une mise en image de cette aventure !

Sauf qu'histoire de pimenter un peu le tout, une grosse dose de fantastique vient s'immiscer dans cette avancée vers l'Ouest et que les "terribles" Indiens de l'époque ne sont au final que le cadet des soucis de notre expédition comparés aux créatures auxquelles ils vont être confrontés, ainsi que cette épidémie qui transforme toute forme vivante en espèce de zombie végétal...
Le pitch est plutôt original et intéressant, même si j'ai au début eu un peu peur de retomber dans un énième "zombie like" gratuit, histoire de surfer sur la mode du moment. Mais heureusement non. On a bien ce côté zombie, mais cette forme végétale maléfique trouve un écho intéressant dans ce Grand Ouest inconnu à défricher.

Après, c'est plus le dessin qui par moment m'aura fait tiquer. Autant j'ai apprécié le talent de Matthew Roberts dans ses décors, le soin accordé aux détails, autant je ne suis pas fan du style de ses personnages ; ou plutôt je le trouve assez irrégulier dans sa façon de les représenter. Mais bon, le tout reste de bonne facture et se lit très bien grâce à une narration efficace épaulée par un découpage en chapitres d'une vingtaine de pages propre à beaucoup de comics.

J'attends donc de lire la suite pour voir comment évolue cette aventure et peaufiner ma note ; en attendant ça sera un 3.5/5

*** Tome 2 ***

Après un premier tome intrigant me laissant partagé, j'attendais ce second tome avec curiosité histoire d'essayer de mieux percevoir où notre duo d'auteurs voulait nous entrainer.

Le premier tome imposait des plantes et une faune des plus terribles et menaçants, ce second tome intitulé "Amphibiens et insectes" suggèrait déjà tout un programme, vu ce que nous avions découvert avec le début de ce périple ! Et effectivement, côté bestioles, on est pas déçu ! Je ne m'étendrais pas davantage pour vous laisser le plaisir de la surprise, mais Matthews Roberts a le don pour représenter des bouffioles qu'on aimerait tout sauf croiser ! Ca, c'est le côté "plaisant" de la série.
Mais sorti de là, je trouve que tout cela piétine tranquillement, un peu comme leur bateau bloqué sur le fleuve. Je pourrais résumé ce tome en trois faits marquants ; ils coincent leur bateau et on va psser ce tome à trouver une solution pour repartir avec les péripéties qui vont aller de pair ; ils rencontrent des indiens ; on apprend le pourquoi et le comment de l'embrigadement de ces chers Lewis et Clark par le président Jefferson pour mener à bien cette mission. Le reste est plutôt prétexte à nous présenter un bestiaire monstrueux. Et même si celui est plutôt des plus réussi, le pourquoi de cette affaire reste encore bien ténébreux.

Je ramene donc ma note à 3, car si tout cela reste convenable, il manque un petit je ne sais quoi pour placer cette série au dessus du lot. Je lirais tout de même la suite avec attention, histoire de satisfaire ma curiosité.

Nom série  HellSpawn  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec la récente édition intégrale de cette série que je découvre le personnage du HellSpawn. Attiré par un graphisme assez singulier, sombre, à l'ambiance gothique et un superhéros qui m'intriguait depuis longtemps, je me suis donc lancé dans ce pavé de plus de 400 pages.

J'avoue que si j'ai vraiment apprécié le graphisme développé par des grands du comics US (BenTemplesmith et Ashley Wood), je me suis par contre perdu dans le récit concocté par Brian Michael Bendis, Todd Mcfarlane et Steve Niles... Quand au bout de 200 pages tu ne sais toujours pas où tu vas, qui est qui et pourquoi, ça commence à devenir aussi inquiétant que l'ambiance qu'ils imposent... J'ai pourtant persévéré et j'en suis venu à bout.
Alors oui, j'ai fini par y trouver un certain sens, mais tout cela est vraiment trop confus pour moi et surtout empli de longueurs et d’apartés dont je n'ai pas saisi l'intérêt. Dommage car certaines scènes sont magistrales, et appuyées sur ce graphisme impressionnant, j'aurais aimé que l'ensemble soit plus intelligible et constant.

Alors peut-être faut-il déjà être bercé par l'univers du Spawn pour se lancer dans cette série, mais dans ce cas je trouve ça bien dommage.

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