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... a posté 731 avis et 125 séries (Note moyenne: 3.14)

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Nom série  Orgies barbares  posté le 12/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Surprenante série que voilà ! Un mélange d'héroïc fantasy et de porno, voilà qui est peu commun.

Avec "Orgies barbares", Erich Hartmann m'a ramené d'une certaine façon quelques années en arrière, du temps de mes longues nuit Donjons&dragonnesques à pourfendre bestes & autres malandrins. A cela près que ce n'est point à coups de vits qu'on se la collait !
Car ici, on est plutôt chez Donjons&Tabou, alors forcément, les règles sont quelque peu différentes...
Nous partons à l'assaut d'histoires courtes où les protagonistes, qu'ils soient sorciers, chevaliers, apprenties, démons ou hommes de foi, ont du côtoyer les dragons d'un peu près car ils ont tous un peu le feu au cul. Le sexe s'avère ici l'arme la plus redoutable pour parvenir à leurs fins ! J'ai bien aimé le fait de retrouver certains personnages dans différentes de ces histoires ce qui donne un petit côté "feuilleton" intéressant à la série. Ajoutez à cela une touche d'humour assez efficace, et ces fabliaux d'érotic fantasy se laissent plutôt bien lire.

Surtout que le dessin de Erich Hartmann dans une veine assez classique et réaliste fonctionne très bien. Ses mises en pages relativement classiques elles aussi sont plutôt efficaces et nous donnent une narration fluide.

Alors, si vous aimez ce genre et que l'heroic fantasy est également un genre qui vous plait, cette série est faite pour vous !

Nom série  Rédemption (Soleil)  posté le 11/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est derrière une couverture plutôt banale que la bonne surprise se cache parfois. Et c'est effectivement le cas avec cette nouvelle série de chez Soleil, qui voit l'association de Nicolas Tackian au scénario et Lajos Farkas au dessin.
Je ne connaissais pas le travail de Nicolas Tackian, qui a pourtant à son actif près d'une dizaine de séries (dont la majorité chez Soleil), et encore moins Lajos Farkas. Avec ce premier tome, l'association semble pertinente, car on sort un peu frustré de ce premier opus très prometteur : on attend le second tome, qui devrait clore cette aventure historique, avec impatience !

Sans révolutionner le genre, Nicolas Tackian nous propose un récit historique qu'il sait rendre captivant. Celui-ci prend corps au sortir de la 2e croisade qui verra la prise de Jerusalem par les musulmans. Le Pape Grégoire VIII lance alors la IIIe Croisade, et un peu partout on cherche à recruter de façon pas toujours très catholique pour grossir les rangs de ceux qui iront délivrer Jérusalem.
C'est sur cette trame que les personnages de Tackian vont venir petit à petit se poser et (re)former cette équipée d'anciens croisés qui cette fois-ci, ne partiront pas pour se battre et mourir pour le Christ, mais plutôt tenter de se racheter. Car ces vétérans de la seconde croisade n'ont pas la conscience tranquille après les massacres perpétrés lors de leur précédente croisade. C'est en devenant mercenaires pour quelques villageois du Rouergue qu'ils comptent alors expier leurs crimes en quête d'une rédemption...

L'histoire est bien conduite, avec quelques flashbacks bien gérés qui recontextualisent de façon efficace le passé de nos protagonistes, et le dessin de Lajos Farkas est des plus réussis. Moi qui ne suis pas spécialement un adepte du dessin réaliste, j'avoue avoir trouvé dans son trait et ses compositions beaucoup de plaisir dans cette lecture, surtout que la mise en couleur est parfaitement gérée et donne au récit les ambiances adéquates : tensions, ambiances sombres, personnages ténébreux... du bon boulot !

Alors, espérons que le deuxième tome qui doit clore ce récit sera d'aussi bonne facture et ainsi confirmer la bonne surprise de ce premier tome

Nom série  Garrigue  posté le 05/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cette série, et j'en ressors avec un gros "mouais, mouais, mouais... tout ça pour ça..."

Car si le début de ce diptyque est tout bonnement excellent (je ne connaissais pas le pitch avant d'attaquer ma lecture), la suite traine en longueur, s'étiole et se clos par une résolution d'enquête qui ne m'a pas convaincu plus que ça. Du coup, le contraste entre les attentes suscitées par l'entrée en matière et la fin du récit explique ma déception en refermant cette série.

Dommage car le dessin d'Olivier Berlion est agréable même si ce n'est pas un style que j'apprécie particulièrement (le réalisme et moi, c'est pas fusionnel ).

Alors, oui, on passe un moment sympathique, tant par ce dessin agréable à l’œil que par l'ambiance et les personnages qu'on nous campe d'emblée. Mais la chaleur ambiante de cette garrigue aura sans doute eu raison du coup de harpon de départ pour nous endormir doucement au fil des pages...

Nom série  Les 47 Ronins  posté le 04/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec ce troisième album de cette collection manga que j'ai eu le plus de mal. Ce qui peut paraître étrange, car c'est sans doute le plus "simple" au niveau du contenu.

Si les deux autres titres (Le livre des cinq roues et Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux) abordent et nous donnent à voir des concepts liés à la pratique des arts martiaux, "Les 47 Ronins" est plus historique et nous relate la vengeance de 47 samouraïs devenus ronins après la mort injuste de leur maitre.

Le soucis, c'est que d'une part j'ai trouvé la mise en place de l'intrigue un peu longue, ce qui en soi peut s'entendre vu la préparation que cette vengeance nécessita, mais c'est surtout le dessin qui a gêné ma lecture. J'ai vraiment eu du mal à distinguer les personnages. Il m'a fallu être très attentif aux détails : c'est grâce aux imprimés des kimonos que j'ai réussi tant bien que mal à discerner qui était qui au fil des pages. Du coup, la fluidité de lecture en prends un coup...
C'est d'autant plus regrettable, car les recherches de composition des planches et de cadrages sont plutôt bien vus et donnent du rythme.
Au delà des soucis de reconnaissance des personnages, j'ai trouvé le dessin un peu figé, ce qui est également frustrant quand on sait combien le manga peut briser le côté rigide d'une planche en usant de codes assez connus et utilisés maintenant. Les scènes de batailles sont ici trop confuses et statiques à mon goût.

Dommage, car l'histoire en elle même est intéressante et permet de mettre en valeur le code d'honneur des samouraïs de l'époque.
Dernier bémol, j'ai trouvé que le résumé de la 4e de couverture était beaucoup trop explicite et donnait au lecteur toutes les clés du récit... Je ne vois pas trop l'intérêt...

Je reste donc un peu déçu par cet album, qui malgré une histoire intéressante, pêche par un dessin un peu trop rigide et qui demanderait à être travaillé pour ce qui est des personnages pour faciliter la fluidité de sa lecture.

Nom série  Le Livre des cinq roues  posté le 04/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga adapté par Dean Michael Wilson et illustré par Chie Kutsuwada, nous propose une version d’un autre classique des écrits sur les arts martiaux « Le livre des cinq roues ». Ce texte écrit sur cinq rouleaux par Miyamoto Musashi, célèbre samouraï japonais du XVIIe siècle, pose les bases de la Voie qu’il s’est efforcé de suivre et de forger jusqu’au bout de sa vie.

Cette figure emblématique de l’histoire japonaise a déjà donné lieu à de très nombreuses déclinaisons et adaptations de sa vie, notamment le très bon manga « Vagabond » de Takehiko Inoue. Mais ici, plutôt que de s’attacher à la vie vagabonde et tumultueuse du personnage, les auteurs s’en tiennent au texte laissé par Miyamoto Musashi pour présenter les préceptes qui ont construits et conditionnés son existence. Cette Voie qui explique sa façon de concevoir les arts martiaux s’articule en cinq chapitres : La Terre, l’Eau, le Feu, le Vent et le Vide. Au fil de ces chapitres qui se complètent, Miyamoto Musashi tisse son témoignage et expose ses idées pour produire cette vision globale de son art martial inspiré du bouddhisme Shingon.

Ne vous attendez donc pas à de grandes batailles ou des duels de samouraïs, on nous propose ici d’essayer de saisir les préceptes de cette figure légendaire, à partir du texte original. Sans connaitre celui-ci la comparaison est difficile, mais les grandes lignes semblent respectées. Le travail graphique de Chie Kutsuwada est efficace, même si on décèle certaines faiblesses par moment : dessiner un cheval n’est pas donné à tout le monde ; j’ai aussi trouvé ses cases un peu rigides par moment, même si d’autres pages présentent un découpage intelligent et très réussi.

Alors, au final je pense que cet album est plus destiné à un public curieux ayant déjà quelques notions sur les arts martiaux et/ou connaissant le personnage de Miyamoto Musashi. C’est aussi un support sans doute intéressant et attrayant pour un public ado pour une approche des concepts qui régissent la Voie des arts martiaux.

Nom série  Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux  posté le 26/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les éditions Budo, spécialisées dans les arts martiaux, développent leur catalogue en proposant des adaptations fidèles des grands classiques de la littérature japonaise en version manga.

Ayant pratiqué judo et aïkido pendant plusieurs années, j’étais curieux de voir ce que pouvaient donner ces versions illustrées de grands textes japonais sur le sujet car tout en méconnaissant les textes originaux, les préceptes et les idées philosophiques qui fondent ces pratiquent ne m’étaient pas inconnues.

C’est donc avec cet album que j’ai attaqué mes lectures, attiré par une couverture intrigante. Et cette adaptation de l’œuvre de Issai Chozanshi proposée par le scénariste écossais Sean Michael Wilson et illustrée par la japonaise Michiru Morikawa m’a fait plutôt bonne impression. A travers l’enchaînement de courtes histoires de personnages croisant la route d’animaux ou de créatures fantastiques, on (re)découvre les préceptes et les bases qui fondent la voie qui devrait servir de fil rouge aux pratiquants de ces arts martiaux. Si certains passages pourront sembler plus clair à quelqu’un possédant déjà quelques notions des sujets abordés, l’ensemble reste très accessible et permet au débutant ou au non initié de poser les premiers jalons d’une voie à suivre pour parfaire son développement personnel.

Il est d’autant plus aisé de se laisser bercer par ces petites histoires que le dessin de Michiru Morikawa est vraiment bon et agréable. On sent beaucoup de recherche dans le découpage des planches et un souci de s’accorder au texte pour produire une narration fluide : une quête là aussi d’un équilibre plutôt bien réussie, surtout quand il s’agit parfois d’illustrer des concepts ou des idées loin d’êtres figuratifs… Le découpage de cet album comptant quand même 160 pages en courts récits est aussi agréable, car il permet de fractionner sa lecture, de prendre le temps et de laisser à ces idées et ces préceptes le temps de faire leur chemin avant d’attaquer le suivant.

Enfin, la postface qui clôt ce recueil (qui aurait eu à mon goût autant sa place en préface) est très bonne. Courte, concise, elle remet en seulement 3 pages tout ce qui nous a été développé en image en perspective en apportant des précisions historiques et sociétales qui peuvent échapper aux occidentaux que nous sommes.

Vous l’aurez compris, ce « Sermon du Tengu » est donc une très bonne surprise parmi mes lectures de cet été. Je ne peux qu’en recommander la lecture, que vous soyez pratiquant ou non d’un art martial.

Nom série  Blast  posté le 18/12/2009 (dernière MAJ le 31/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'ai toujours été amateur de Larcenet, que ce soit pour son humour (avec des séries comme Nic Oumouk, Bill Baroud ou La Loi des Series), ou sa série la plus connue Le Combat ordinaire. Bon y'a bien quelques accidents de parcours du genre Guide de la survie en entreprise, mais dans l'ensemble ça se tient, tout en travaillant sur une large palette, tant dans les genres, les publics (Superbes Cosmonautes du futur !) que graphiquement, avec le surprenant Presque de 1998.

C'est là que "Blast" tombe.

On croyait connaître l'étendue du talent de Larcenet, et voilà qu'il nous pond une œuvre hors norme. Hors norme, oui c'est vraiment l'expression qui me semble coller parfaitement à cet OVNI.

Tout d'abord l'objet. Une couverture qui interpelle et qui est un véritable appel à la lecture. Vient ensuite le traitement graphique : tout simplement sublime ; un encrage qui convient à merveille à l'ambiance sombre et profonde de ce récit, avec ce Blast et ses bulles de couleur qui font véritablement l'effet d'un arc-en-ciel un jour d'orage : à n'importe quel âge, ça reste magique ! Et puis, il y a ces planches pleine page qui jalonnent le tout et ajoutent encore à sa beauté.

Ensuite, réaliser un premier tome de 200 pages où au final il ne s'y passe pas grand chose, ce n'est pas donné à tout le monde : quelle narration ! On ne quittera pas cette salle de garde à vue, et pourtant quel voyage dans ce récit... C'est l'incertitude qui nous tient en haleine et sera le moteur de ce premier tome. Quel est le crime de notre prévenu ? Nous n'en sauront rien pour le moment... mais on s'en fout, même si on ne sait que penser de ce personnage parfois sympathique, parfois dérangeant. Rien n'est pour l'instant définitif...
Hors norme enfin, de par le fond même de cette BD : son protagoniste Polza, bien sûr, mais aussi tous les étranges personnages qu'il va croiser. Sans tomber dans la sociologie de bas étage, Larcenet nous propose à travers Polza une vision acérée et décalée de notre société qui ne supporte pas les écarts et de ce qui ne rentre pas dans ses cases. Fondus dans notre quotidien, une part de ce qui nous entoure nous échappe... ou plutôt, fermer les yeux sur ce qui nous dérange est souvent plus facile. La meute ne supporte pas la différence : soit elle l'abandonne, soit elle l'achève. C'est le constat de la vie de Polza, qui à la mort de son père baisse la garde et décide de lâcher prise face à ce combat ordinaire des personnes qui ne rentrent pas dans les modèles imposés par nos sociétés.

On ne sait pas où nous mènera ce Blast, mais il est certain que ce premier tome très déroutant est une des grande BD de cette année, et que Larcenet a décidément beaucoup de talent. Sans s'assoir sur une renommée établie, il sait se renouveler et apporter beaucoup au 9e art : chapeau !

***Après lecture des 3 autres tomes***

Voilà c'est fait. Je viens de me relire les trois premiers tomes et le dernier que je n'avais pas encore lu. J'ai fini "Blast"... Et quel coup de massue !!!

Je crois que rarement une série BD m'aura autant travaillé, retourné et emmené aussi loin. Que ce soit graphiquement ou dans le récit qu'il construit, Manu Larcenet nous hypnotise sur plus de 800 pages. Il sait appuyer là où ça fait mal, sans faire semblant. A chaque tome on se dit que ça ne pourra pas être pire ; on se dit qu'il ne pourra pas nous entraîner plus loin... Si.
Cette descente en enfer ou dans les abîmes de la folie d'un homme et de tout ce qui l'aura conduit à tout ça est juste hallucinante... N'est-ce pas d'ailleurs ce que recherche Polza ? Ce Blast. Cet instant où son corps ne lui appartient plus et où il n'est plus qu'esprit et ne fait plus qu'un avec la nature... Sauf que cette quête n'est pas gratuite, que ce soit pour lui ou les rares personnes qu'il va croiser.
Moi qui après son premier tome me demandait vers où Manu Marcenet allait nous embarquer, j'avoue ne pas avoir été déçu... On frôle le traumatisme là ! L'adage dit que c'est le voyage qui compte et pas la destination... Yep ! Larcenet nous prouve ici qu'il a tout compris du bad trip...

Alors, oui je comprends que certains resteront définitivement hermétique à cette série, que ce soit à cause de son graphisme si marqué ou de son contenu à la noirceur sans nom, mais rien que pour être allé jusqu'au bout de cet enfer, moi je dis chapeau m'sieur Larcenet !

"Blast" rejoint donc tranquillement le petit panthéon de mes quelques BD que je considère comme "cultes" et dont je ne peux évidement que vous conseiller la lecture, tout en sachant que beaucoup se demanderont certainement pourquoi et comment on peut apprécier un tel album. Ca ne s'explique pas ; ça se vit dans les tripes.

Nom série  L'Etranger  posté le 29/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais qu'un très vague souvenir de ma lecture de ce roman que j'ai lu il y a plus de 20 ans. Pas spécialement attiré par le dessin de Jacques Ferrandez, et pas spécialement fan des adaptations de romans, surtout quand elles sont estampillées "classiques de la littérature", c'est donc avec assez peu de ferveur et pas plus que ça de motivation que je me suis lancé dans cette lecture.

Comme quoi, passer au dessus de ses a priori, ça a du bon.
Car même si effectivement j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, passé l'enterrement de la mère de Meursault (le personnage principal), Ferrandez a réussi à me faire rentrer dans son récit. D'une part, grâce à son dessin tout en aquarelle qui rend à merveille la chaleur écrasante qui domine cette histoire qui se déroule en Algérie, mais aussi grâce à l'histoire écrite par Albert Camus que Ferrandez retranscrit de façon plus que concluante. S'il est difficile de mettre en image et en page un roman, Ferrandez le fait ici avec art et manière, en restant fidèle à ce qui fait l'essence du roman de Camus.

C'est donc une bonne surprise et une très bonne lecture que cet album, dont je recommande la lecture, qu'on ait lu ou non le roman de Camus.

Nom série  Freaks' Squeele - Funérailles  posté le 30/05/2013 (dernière MAJ le 29/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nouveau spin off à la série Freaks' Squeele, "Funéraille" donne dans le lourd : du tout bon, du tout cru et vas-y qu'j'en r'demande !

Rien que l'objet vous cajole la rétine. Ankama et son Label 619 savent nous prendre dans le sens du poil et ont le chic pour ce genre de "petit plus" qui fait le bonheur de tout amateur de BD qui se respecte :p
Magnifique couverture qui concentre et exprime très bien ce que le flacon va nous servir ; Fonds de page noirs, et détail qui fait la différence, tranche de la BD aussi ; 4e de couverture magnifique et énigmatique et qui prends tout son sens à la clôture de ce premier opus. Bref, voilà une BD qui a déjà de la gueule, avant même d'en avoir fouillé les entrailles.

Après cette mise en bouche, la descente continue. Maudoux nous la joue cul-sec sur cet album. On plonge : Univers sombre qui nous relate l'origine de Funérailles. Tout est ici construit sur une société qui repose à la naissance sur la survie du meilleur. Très bonne idée autour de laquelle tous les principes sociétaux et les clans qui composent ce monde vont s'articuler, avec quelques surprises en primes...
Ce premier tome de 80 pages se dévore, tant la narration et le dessin de Florent Maudoux sont captivants. Il a toujours ce sens du rythme et de la construction qui font l'efficacité de son style. Seul bémol à mon goût, ses personnages féminins ont un peu tendance à se ressembler (Fallait bien trouver quelque chose).

Alors, je n'ai qu'un conseil à donner à ceux qui ont déjà apprécié ses précédentes productions, allez-y les yeux fermés (histoire de tricher un peu comme tout le monde dans ce monde pour quand même en profiter...) et foncez chez votre libraire acquérir ce magnifique premier tome de "Funérailles" !

****Après lecture du second tome****

Après un départ sur les chapeaux de roues, Maudoux enfonce le clou et ne déçoit pas !

Son intrigue avance toujours sur le même rythme soutenu, n'ayant pas peur de faire bondir son récit de plusieurs années quand c'est nécessaire, sans perdre un instant son lecteur.
L'univers qu'il nous dépeint s'étoffe et continue de prendre corps de façon toujours aussi cohérente et ses personnages n'en sont que plus à l'aise pour évoluer et mener à bien leurs intrigues ou pousser leurs pions. J'ai également beaucoup apprécié le soin apporté aux personnages secondaires qui apportent une profondeur et une richesse supplémentaire au récit.

Quant au dessin, j'en suis toujours fan
C'est bien construit, c'est beau et toujours aussi bien présenté !
Alors vivement le 3e tome ! En espérant que la fin soit à la hauteur de ce qui jusqu'ici n'est que réussite et bonheur pour les yeux !

Je continue de recommander chaudement !

Nom série  La Bête  posté le 23/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon cru que ce Chabouté. Ça a du corps, ça tient en bouche voire en haleine, dommage que la chute soit si brutale...

Car, ce qui est plaisant dans cet album c'est comment l'auteur installe doucement ses personnages et son intrigue dans ce huis clos à ciel ouvert. Reclus dans ce village à cause de conditions météo exécrables, ce flic blasé en impose de par sa nonchalance face à une populace rurale des plus brute et rugueuse. Le mystère fait tache d'huile pour finir par occuper tout l'espace et... se résoudre en une planche.
C'est là que le bât blesse... Dommage de construire un récit si consistant pour nous en dévoiler les tenants si rapidement. Cela n'enlève rien à la qualité de l'histoire mais m'a quand même laissé une impression de déséquilibre flagrant dans la narration.

Sorti de cela, le dessin est toujours aussi magnifique, et le noir et blanc auquel Chabouté est toujours fidèle colle parfaitement à cette histoire noire et profonde.

Un 3/5 qui aurait mérité un 4 si je n'avais pas trouvé la fin trop abrupte.

Nom série  American Born Chinese  posté le 22/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait un moment que je croisais cet album sans arriver à me décider à en attaquer sa lecture. Si le dessin m'attirait, j'avoue que le sujet un peu moins ; mais bon... il faut parfois se laisser prendre par la main par sa curiosité.

Sauf que cette fois-ci, malgré une curiosité affutée, ma lecture fut un peu morne et sans réel passion. Oui, ça se laisse lire... J'ai même failli m'ennuyer... J'ai persévéré pour le principe... et c'est la fin qui fait se recouper les 3 récits qui a sauvé la mise et redonné un peu de sens et de couleurs à l'ensemble.
Alors oui, ce récit d'un jeune immigré chinois et ses difficultés d'intégration a de l'intérêt en soi et les touches d'humour qui ponctuent la narration ne sont pas mauvaises, mais pas plus que ça non plus... La partie avec le Roi des singes est amusante... Enfin, celle avec le jeune américain et son cousin Shin-Tok est assez insupportable en donnant trop dans la caricature ; ça a beau être voulu, j'ai trouvé ça lourdingue.
Bref, pas de quoi pour moi récolter le Will Eisner Award 2007. Même si c'est correct et bien fait comme album, ça casse pas trois pattes à un canard laqué (pour rester dans le ton de l'humour de l'album qu'on nous caricature...)

Nom série  Une Histoire de Cerebus  posté le 28/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ouch ! J'ai tenu... 50 pages... sur 500...

Alléché par une superbe couverture, c'est sans connaître du tout de quoi retournait cette BD que je me suis lancé dans cette lecture. Et là, j'ai vraiment l'impression de m'être pris un mur. Rarement un album m'aura paru à ce point rebutant, ennuyeux et fastidieux dans ma lecture. Et si je compte heureusement sur les doigts de la main les albums que je n'aurais pas réussi à finir, celui-ci vient malheureusement s'ajouter à cette courte liste.

Dommage, car si le dessin en noir et blanc de Dave Sim est bon, ses découpages et mises en page recherchés, c'est l'histoire et l'humour pincé qu'il développe que je n'ai pas supporté.

Tant pis...

Nom série  Une Vie sans Barjot  posté le 19/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon 3.5/5 pour cet album dont je n'attendais pas grand chose.

Pas franchement séduit par la couverture que je ne trouve pas des plus réussies, c'est plus pour le graphisme et les couleurs sombres qui dominent l'album que je me suis lancé pour faire mon curieux. Et puis j'ai bien aimé le travail d'Apollo avec Hervé Tanquerelle dans le récent Les Voleurs de Carthage.

Ici, point de péplum en vue ou de Carthage à piller, juste une bande de grands ados sur le point de rentrer dans la vie d'adulte. Les auteurs nous proposent de suivre les errements, les bonnes et mauvaises rencontres le temps d'une nuit : c'est la dernière nuit de Mathieu dans cette ville avant de partir pour Paris...
J'ai franchement apprécié l'ambiance que les auteurs ont su retranscrire. Que se soit celle des bars avec les concerts qui trainent, les rues désertes de la nuit, les ambiances un peu glauques des apparts chez certains potes et les soirées hallucinantes dans un endroit qu'on ne maitrise pas... Ça m'a rappelé pas mal de souvenirs de mes années facs où les nuits avaient un début géographiques et temporel, mais pour le reste, on a du découvrir pas mal de failles spatio temporelles pour ce que j'arrive à m'en souvenir...

Alors, rien de transcendant dans cet album, mais juste une parfaite retranscription de ces nuits aux ambiances si particulières, jalonnées de rencontres improbables et de lieux qu'on apprends à redécouvrir sous le couvert de la nuit...

Nom série  9/11  posté le 13/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"9/11" se révèle une série plutôt bien montée et efficace pour traiter d'un sujet que tout le monde pense connaître plus ou moins et qui a tout aussi bien alimenté les conversations de comptoir que les hautes sphères de nos dirigeants et de la haute finance...

Bartoll et Corbeyran font ici preuve en 6 tomes d'une très bonne maîtrise de leur sujet en nous racontant les quelques 10 années qui vont précéder l’attaque terroriste du 11 septembre sur le sol américain. C'est habilement traité, quoique légèrement bavard par moment pour nous faire comprendre tel ou tel point précis, mais on a pas vraiment le temps de rechigner ou de s'ennuyer car la narration est très bien menée.
Seul petit coin d'ombre me concernant, c'est qu'à méler fiction et réalité pour réaliser ce projet, on en arrive à se demander ce qui tient de la fiction ou de la réalité... Tous ces protagonistes ont-ils réellement existé ? Il faudra que je pose la question...

Quant au dessin, moi qui ne suis pas un adepte de style réaliste, j'avoue ne pas avoir été plus séduit que ça par celui de Jef (Jean-François Martinez). Je suis toujours à me demander si c'est d'après ou sur photo qu'il dessine directement, ou bien encore d'une autre façon... Bon, ça fait le boulot et plutôt bien dans l'ensemble (malgré quelques visages un peu étranges, surtout chez les personnes politiques connues) et je n'en demande pas plus.

Au final, une bonne série, intéressante et bien construite sur un sujet qui ne livrera sans doute jamais tous ses secrets, mais qui ouvre de nouvelles façon de lire l'histoire et ces tragiques événements.

Nom série  La Goule  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà longtemps que je n'étais pas tombé sur un OVNI pareil...

Attiré par un graphisme plutôt atypique qui me faisait penser à du Loustal, en plus pictural encore, j'avoue sortir très perplexe de ma lecture.

Voilà un long album de plus de 80 pages qu'on dévore en un petit quart d'heure sans trop comprendre de quoi il retourne vraiment. Pas mauvais, pas captivant non plus. Très beau quand on aime ce style... Chaque planche est un véritable tableau expressionniste.
Mais il ne suffit pas de flatter les yeux pour en faire un bon ouvrage, et là, j'avoue que l'histoire m'a plus dérouté qu'autre chose. Cette histoire de Goule dans un village du sud peuplé d'hommes (à l'exception d'une femme...) sur laquelle on met un contrat et qui vire au surréalisme total n'a pas réussi à me faire adhérer au projet. Dommage, car si le parti pris graphique m'a beaucoup plu, la narration et l'histoire en elle même n'ont pas su captiver suffisamment.

Nom série  Doggybags  posté le 24/02/2011 (dernière MAJ le 06/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhhh ! Retrouver Run et son univers décalé et déjanté, quel bonheur !
Moi qui attends avec impatience la fin de Mutafukaz, j'avoue que ce petit trou normand est une vraie bénédiction, faute de mieux dans le genre. Surtout que les deux compères sur lesquels il s'est appuyé pour ce premier opus de "Doggybag" ne font pas non plus dans la dentelle ! (Quoique Masiko sur certaines planches, niveau lingerie... )

Bref, Run nous propose, à nous lecteur, de le soutenir dans cette série, d'y contribuer, même, et surtout d'y prendre notre pied dans une débauche d'horreur, de violence et un brin d'érotisme, pourquoi pas.
Trois auteurs, trois histoires, le tout dans un packaging coup de poing, entrecoupé de fausses pubs tirées du même fût loufoque et sous pression ! Ce format m'a rappelé l'autre délirante série qui tient presque du même tonneau : Lucha Libre. Des histoires de catcheurs allumés dans un format adulé imitant les comics américain des années 50', avec de fausses pubs dedans, enrobé de cho... STOP ! Là, j'm'embale... (comme la marmotte...).
Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Run n'avait pas intégré ce projet, lui qui cadre complètement dans le genre, tant graphiquement que dans ses récits.

Mais revenons à nos bargeots.
"Doggybag" s'ouvre sur un premier récit court mais haletant mené par Guillaume Singelin, dont j'avais adoré le King David. Honnêtement, ce récit est à mon goût le moins puissant des 3. Ok, ça s'ingurgite aussi vite qu'un épisode des Contes de la Crypte auquel fait référence Run dans son préambule, mais comme pour Mac Do, quand t'as fini, t'as encore faim...
Ici heureusement les ingrédients ne tiennent pas du fast food. Le trait est bon, nerveux, dynamique, l'idée du récit intéressante et menée à fond de train, mais... mais je ne sais pas. Peut-être un peu court.

Vient ensuite la seconde histoire, et ma préférée : "Masiko" de Flaurent Maudoux. C'est avec cet album que je découvre le talent de cet auteur, car je n'ai pas encore eu le temps de mettre le nez dans sa série principale Freaks' Squeele.
Et là, c'est du tout bon ! L'histoire est un peu plus développée que la première et nous permet de plonger littéralement dans l'univers que Maudoux nous peint. Et ce qui nous prend vraiment aux tripes et nous colle aux planches, c'est la puissance du personnage. Voilà exactement ce que j'attends dans une BD : être harponné par la force de caractère et l'aura qu'ils dégagent. Une fois captivé, le talent de l'auteur doit faire le reste.
Et là Maudoux a de quoi faire. J'aime beaucoup son coup de crayon et je trouve ses cadrages et ses découpages vraiment réussis. Quelle énergie dans ses planches ! La retranscription graphique de la vitesse de déplacement de ses personnages est un modèle du genre !
Pour couronner le tout, une fin ouverte, pour notre plus grand plaisir, et pourquoi pas un retour de Masiko dans un prochain opus !

Et pour clore enfin ce petit festival de coups et blessures : Run himeslf avec "Mort ou vif".
Un vrai plaisir pour moi que de retrouver son trait et son verbe. Toujours aussi mordant, incisif, sur le fil du rasoir dans la dérision et le énième degré : j'adore !
Cette histoire de casse foireux qui tourne au cauchemar pour ce braqueur looser est une petite perle ! Des personnages trempés et forgés à coup de légende américaine, un décor qui vous laisse la gorge sèche et une intrigue qui nous fait de venir vautour : ça claque ! Car tel ces morbides volatiles, nous voilà à suivre jusqu'à cette fin inéluctables et pourtant inattendue la fuite pathétique du plus grand looser de l'Ouest !

Alors messieurs, un grand merci pour ce "Doggybag" ! J'attends les prochains avec empressement, en espérant qu'ils soient du même tenant et pourquoi pas passer cette série en culte tant j'adore ce genre de BD, qui a travers un travail formidable savent ne pas se prendre trop au sérieux ! Et comme j'aime à dire : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière".

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Après lecture du 2e opus…

Saut dans le temps et de tome (le second ne m’est pas encore tombé entre les mains), pour découvrir cette troisième mouture de « Doggybags ». Et cette fois-ci, road to Mexico ! Un Mexique mafieux et sanglant où seule la mort et son icône de la Santa Muerte sortent leur épingle du jeu.

Le format de l’album reste le même. Trois histoires réalisées par des auteurs différents entrecoupées de fausses pubs et de pages documentaires sur la terrible réalité du Mexique d’aujourd’hui.
Le bal s’ouvre avec « Room 213 » réalisé par Run et Neyef ; Maudoux reprend du service, avec un retour de Massiko (qui m’avait tant plu de par le rythme et le personnage que l’auteur avait su imposer dans le premier tome de cette série) dans « La Danza de los 13 velos » ; et enfin, dernière histoire « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro, que je découvre avec ce récit.
Et alors, au final, ça nous donne quoi ce nouvel opus version Téquila Frap’ ? Et bien un sentiment mitigé, loin de l’emballement qu’avait suscité chez moi la première tournée. Alors oui, l’effet de surprise n’est plus le même, mais c’est surtout à mon goût du à des scénarios moins puissants et soutenus.

Run m’avait donné l’habitude de récits plus rebondis, où le lecteur, même embarqué dans ses délires, se laissait prendre dans les rets de son imagination et des surprises qui pimentaient sa narration. Ici, l’histoire est sympa, cruelle à souhait, mais sans véritable ressort détonnant : La Santa Muerte sème et récolte. Rien à redire graphiquement par contre, j’aime beaucoup le style.

Pour Maudoux, c’est pareil. On en prend toujours autant plein les yeux ! Très fin, couleurs chaudes, courbes généreuses, découpages et cadrages : la danse de Massiko crève les planches. Par contre, le rythme qui faisait la qualité de sa première apparition est ici bien ténu et la chute, mis à part la nature réelle des mafieux qui se rince l’œil devant la belle, est assez prévisible.
Enfin, « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro. Sympathique mise en scène de la fête des morts mexicaine qui donne lieu à des règlements de compte entre mafieux, héros improvisés et policiers véreux. Comme pour les deux récits précédents, je n’ai rien à redire au graphisme que je trouve vraiment intéressant, par contre, je ne suis pas un grand fan de ce genre d’histoire commando…

Bref, vous l’aurez compris, c’est un peu déçu que je referme ce tome, malgré un travail éditorial et graphique excellent. Mais un bel objet et un bon projet ne font pas tout. Encore faut-il que les récits aient du coffre pour encaisser les attentes hautes en cris et en couleurs des lecteurs alléchés par un si bon premier numéro.

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Mise à jour après les lectures des tomes 2, 4 & 5

Sans rentrer dans le détail de chaque récit après 5 tomes, la série semble avoir trouvé son rythme de croisière, avec sa ligne -snifffff- son style et ses auteurs fétiches. RUN continue de mener son petit monde pour nous proposer un tout cohérent, avec il est vrai quelques histoires un peu moins bien senties et d'autres qui se démarquent pour sortir du lot, le tout servi sur un plateau d'argent. Ankama continue à travers le Label 619 de nous proposer des maquettes soignées qui en font une vraie marque de fabrique.

Petite mention spéciale pour le tome 2 qui pousse la violence bien loin et nous donne quelques scènes assez hallucinantes !
Petite déception avec le tome 4, mis à part la seconde histoire "Lady in white"de RUN.
Le tome 5 est une réussite aussi, avec Aurélien Ducoudray au scénario de 2 des histoires proposées ; si j'ai moins aimé "Rampage", les 2 autres récits m'ont beaucoup plu.

Doggybags s'impose donc aujourd'hui comme une série assez incontournable dans son genre et qui ravira tous les amateurs de série B un peu vintage.

Je repasse donc ma note à 4/5

Nom série  L'Île de Puki  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série jeunesse qui a contre toute attente réussi à me surprendre et plutôt en bien.

C'est sans véritables attentes que je me suis lancé dans la lecture de cette série qui se tient en deux tomes, attiré par un graphisme lumineux. Je ne connaissais ni le scénariste (Ludovic Danjou) ni le dessinateur (Djet), mais au final le duo se révèle efficace, tant dans la narration que dans la qualité et le soin apportés au graphisme. Mention spéciale pour la colorisation qui est vraiment très réussie à mon goût ; Djet a fait de ce point de vue des merveilles aidé de Maëlle C.

Alors, oui, les influences sont multiples et faciles à apprécier, que ce soit le côté jeu vidéo ou l'animé japonais (Miyazaki n'est jamais très loin...). Mais ça fonctionne très bien ! La narration est très fluide et rythmée. Le choix de réaliser cette série sur deux tomes est très judicieux car il permet de développer un peu l'univers et les personnages sans tomber non plus dans une série à rallonge qui ne saurait s'arrêter. Et la fin que l'on pense deviner assez vite quand on a déjà quelques lectures au compteur réussit même à nous surprendre par le final qu'elle réserve.

"L'Île de Puki" est donc une courte série jeunesse que je ne peux que recommander vu les nombreuses qualités dont elle fait preuve !

Nom série  Big Man  posté le 05/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ai découvert et adoré David Mazzucchelli avec Asterios Polyp, j'avoue avoir été intrigué en tombant sur cet album édité chez Cornelius quelques 12 ans auparavant. Il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité et me plonger dans sa lecture !

Et c'est là qu'on saisit tout le travail et l'évolution de l'artiste. Car ces deux albums n'ont pas grand chose en commun. Le trait de "Big Man" est assez épuré, il est gras, charbonneux et tranché, avec de lourds aplats de noirs qui retranscrivent parfaitement l'impression que donne le personnage central de cette histoire. Ce géant arrivé de nulle part et recueilli par une population de paysans ne trouvera jamais sa place (en a-t-il une quelque part ?) et se veut le révélateur d'une humanité confrontée à la différence et à sa difficulté (incapacité ?) de s'en accommoder.

Sans être vraiment novateur que ce soit par sa forme ou son contenu, cet album n'en reste pas moins efficace et agréable à la lecture. Le soin apporté à l'objet par les éditions Cornélius est toujours aussi appréciable. Le seul reproche que je lui ferais consiste en sa brièveté. On en arrive effectivement rapidement au bout du fait de ces grandes cases (qui sont pourtant une merveille pour apprécier le dessin particulier de l'auteur) et du peu de texte qui ponctue la narration.

Un bel album à découvrir.

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 03/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime pas souffler dans le sens du vent, mais là j'avoue que la déception est à la hauteur de mes attentes...

Moi qui avait un faible pour le dessin de Civiello, même si je suis bien conscient de ses faiblesses scénaristiques quand il s'y est collé ; moi qui jusqu'ici avait plutôt adhéré aux différentes adaptations de Stefan Wul proposées dans cette collection, c'est avec le premier tome de cette série une sacrée déconvenue :/

Déjà le scénario est loin d'être passionnant, et sans connaitre l’œuvre originale, j'ai trouvé l'adaptation de Valérie Mangin confuse et un brin décousue. Quant au dessin de Civiello, pffff, si certaines planches sont magnifiques, le tout est un peu fatigant pour la rétine... Avec le recul je me rends compte que Civiello est à mon goût beaucoup plus appréciable en tant qu'illustrateur que dans le cadre de la bande dessinée. En tout cas, ce n'est pas avec cet album qu'il remonte dans mon estime, moi qui possède pourtant une bonne partie de ses albums.

Déception donc, et je ne pense pas que le second tome pourra changer la donne.

Nom série  Le Temple du passé  posté le 30/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui avait beaucoup apprécié le coup de patte de Etienne Leroux dans L'Education des assassins (A quand la suite et fin d'ailleurs ?), j'étais curieux de le voir évoluer cette fois-ci dans un univers SF et non plus fantasy.

Je ne connaissais pas ce roman choisi pour cette adaptation, mais j'aime l'univers de Stefan Wul, et Ankama lui rend un bel hommage avec cette collection plutôt très bien réussie jusqu'ici.
Ce premier tome de "Le Temple du passé" ne déroge pas à mon impression générale, même s'il m'a fallu un peu de temps pour me mettre dedans et commencer à l'apprécier. Si l'on met de côté le côté assez peu crédible de la solution envisagée pour se sortir du "mauvais pas" dans lequel ils se sont fourrés -mettons ça sur l'origine "old school" de la trame scénaristique-, l'ensemble se tient très bien. La narration est bonne, avec quelques flashbacks bien gérés qui permettent de bien appréhender la structure sociale que développe Wul, et cette idée de norme sociale fluctuante que j'affectionne tant est bien mise en évidence. Etienne Leroux quant à lui s'en sort très bien avec quelques planches vraiment magnifiques et très réussies.
J'attends donc avec curiosité la sortie du second tome qui devrait clore ce récit afin de valider cette bonne impression que m'aura laissée ce premier opus.
A suivre donc !

(3/5)

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