Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 843 avis et 160 séries (Note moyenne: 3.17)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Traquemage  posté le 23/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec "Traquemage", Lupano et Relom nous la jouent pizza trois fromages !

Prenez une belle pâte prête à modeler en la personne de Pistolin, notre berger aspirant chevalier (bon, ok, y'a du boulot...), une bique acidulée répondant au nom de Myrtille et ajoutez une fée plus Pochette que Clochette tant son penchant pour la boutanche la rend ridiculement efficiente. Saupoudrez de hordes de monstres à la solde de sorciers se livrant bataille sans se soucier le moins du monde du reste du monde. Touillez très fort, et n'oubliez surtout pas une laaaarge rasade d'humour pour pimenter le tout ! Y'a plus qu'à enfourner et servir chaud !

Ce savant mélange labellisé "Rural Fantasy", s'il peut paraître surprenant expliqué comme ça se laisse plutôt bien digérer à la lecture. Cela tient en grande partie à la brochette des personnages plutôt truculents imaginés par Lupano qui évoluent dans un univers bien pensé ; ajoutez à cela son sens du dialogue bien rôdé et vous avez tout pour passer un très bon moment de lecture.
Surtout que tout cela est très bien mis en image par Relom dont je ne connaissais pas le travail. Son trait précis et son sens du détail dans les décors donnent à cette aventure foutraque l'élan et la subtilité nécessaire pour que la farce prenne et donne corps à cette recette improbable.

Reste à voir ce que la suite de cette série donnera après un démarrage sur les chapeaux de roue !

Nom série  Les Savants  posté le 19/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Postulat de départ est pourtant intéressant : prendre des scientifiques importants de leur temps et construire une intrigue autour. Dans ce premier tome c'est Copernic qui est mis à contribution, avec pour cadre l'université de Ferrare en Italie, en 1512. Ajoutez-y un personnage plus turbulent et sulfureux, le jeune Paracelse porté sur les recherches autour de l'alchimie, et vous avez un duo hétéroclite qui se tire la bourre pour résoudre l'enquête de ces morts mystérieuses survenues dans cette université.

Le soucis, c’est que je n’ai pas réussi à éprouver suffisamment d’empathie envers les personnages qu’on nous propose de suivre. J’ai trouvé qu’il manquait une petite étincelle de vie qui crée l’attachement nécessaire. Du coup, cette malgré un dessin agréable de Stefano Carloni, je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans cette histoire.

Un album qui se laisse lire, mais qui ne me laissera pas grand souvenir

Nom série  Nom de code : Martin  posté le 18/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fred Duval et Stephane Crety se lancent dans un thriller façon espionnage avec pour terrain de jeu la ville de Constantine en Algérie. Leur héros, Martin est un membre de la cellule Alpha, un tueur du service Action de la DGSE, qui mène des missions officieuses commanditées par la République françaises.

Plutôt amateur du genre, je reste un peu circonspect au sortir de la lecture de ce premier tome. Beaucoup d'action, certes, mais aussi beaucoup de coins d'ombres et de points d'interrogations. Il reste à espérer que le second tome conclusif lèvera le voile sur ces aspects...
Car on se retrouve un peu largué en pleine action sans avoir les tenants et aboutissements de la mission de notre Martin. Si le rythme est bon, l'action au rendez-vous, certains passages sont un peu moins digestes ; je pense au dialogues à trois quand notre héros est planqué chez un ami de la personne qui accompagne Martin. On prend une volée d'infos sur la guerre d'Algérie et son histoire qui casse un peu le rythme.

Côté dessin, j'ai vraiment apprécié le style de Stéphane Créty, qui s'est bien imprégné de cette magnifique ville que j'avais déjà découvert au travers d'une autre bd, "Petit fils d'Algérie" de Joël Allessandra. Cadrage et découpage accompagnent parfaitement la dynamique du récit, et j'ai beaucoup apprécié le trait des personnages qui colle parfaitement à l'histoire. Les scènes d'action sont parfaitement expédiées et embarquent la narration à fond de train.

Alors, j'attends avec impatience la suite de ce diptyque pour donner une note finale à cette série. C'est bien parti, mais trop de questions sans réponses pour le moment pour me permettre de donner un avis définitif.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 18/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui malgré ses très grandes qualités graphiques m'aura laissé un peu sur ma faim quant au scénario.

En effet, si j'ai vraiment apprécié l'énorme travail graphique de Matthieu Bonhomme, que ce soit son appropriation du personnage, ses découpages ou même son utilisation des couleurs, j'avoue ne pas avoir été plus emballé que ça par son récit.
Alors oui, les codes et les clins d’œils du western et au travail de Morris sont bien là, mais tout en restant un hommage, il manque à mon goût une touche d'humour propre au personnage. Du coup, l'aspect enquête mis en avant dans l'intrigue m'est apparue un peu juste car dès le tiers de l'album j'avais en tête la solution.

Alors, c'est beau et ça se lit très bien (la narration est maîtrisée), mais il m'a manqué un petit quelque chose pour y trouver parfaitement mon bonheur.

Nom série  Star Wars - Icones  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Amateur de la saga j'étais plutôt curieux de voir ce que nous réservait cette nouvelle série consacrée aux icônes de cette série.

Après l'agréable surprise d'une couverture que je trouve plutôt réussie, la déception n'a ensuite été que plus grande. Comme malheureusement trop souvent dans le comics, la couverture est trompeuse et le graphisme intérieur n'a rien à voir. C'est ici d'autant plus vrai que la couverture est réalisée par Tsuneo Sanda, qui n'apparait comme auteur dans aucune des 6 nouvelles qui composent cet album...

Six nouvelles, avec des auteurs différents à chaque fois et une chronologie assez compliquée à situer malgré les titres un peu lourdingues de chaque chapitre "Ce récit se situe environ X mois avant/après Star Wars : Episode VI Un nouvel Espoir". Franchement, à moins d'être un inconditionnel, ces précisions me semblent bien superflues, surtout au vu de ce qu'il s'y passe...
Car outre le dessin très irrégulier, voire passable pour certains épisodes, les histoires ne sont franchement pas des plus prenantes, pour ne pas dire ennuyeuses. Mis à part la très courte dernière histoire de Haden Blackman illustrée par Sean Murphy qui m'a plu de par son originalité, j'ai vraiment pas accroché aux autres.

Dommage, car si l'idée d'approfondir certains personnages de la série en leur dédiant une tome était intéressante, le résultat est ici plutôt décevant ; trop de disparité entre les auteurs et malheureusement des histoires qui n'apportent pas grand chose à la légende qu'on semblait vouloir ériger...

Nom série  Dolorès (Loth)  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir déjà traité de la Guerre Civile espagnole avec sa série "Ermo", Bruno Loth revient enrichir son approche du sujet, mais en s'attachant cette fois-ci à l'immigration forcée de nombre d'espagnols fuyant la dictature franquiste qui s'installait dans le sang.

Avec Dolorès, Bruno Loth réalise un travail riche sur la mémoire et l'oubli, par le prisme de l'immigration et l'histoire de cette femme qui a complètement enfoui son passé et occulté cette tragique expérience à ses enfants. S'inquiétant des troubles et de ses soucis de santé, le personnel soignant qui s'occupe d'elle va pousser l'une de ses filles à s'enquérir du passé de sa mère ; car fait troublant, celle-ci s'est mis à parler en espagnol régulièrement depuis quelques temps et se fait appeler Dolorès... A partir de là, sa fille va petit à petit démêler l'écheveau du passé de sa mère, découvrir ses origines espagnoles et la fuite de son pays d'origine due à la guerre d'Espagne.

Bruno Loth nous propose ici un album très bien construit mêlant fiction et Histoire. Cette réussite tient aussi à son implication personnelle puisqu'il est parti passer plusieurs mois en Espagne pour étayer son récit et qu'il a habillement inclus dans cette quête les témoignages des personnes qu'il a rencontré.

Un très bon album sur un sujet qui résonne tristement avec notre actualité, servi par un dessin simple et efficace tout en noir et blanc coloré en sépia, ce qui à mon sens colle parfaitement avec cette reconstitution d'un passé qu'on a voulu effacé.

Nom série  Neska du clan du lierre  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir découvert Kanopé de la même auteure, c'est avec curiosité que j'attendais la sortie de ce nouvel album. On change un peu de registre, tout en gardant en fil rouge ce goût pour la nature et les animaux.
Ici point de monde post-apocalyptique où l'Amazonie est devenue sanctuaire, mais plutôt une histoire de fantasy où des créatures minuscules, regroupées en clans, essayent de vivre en harmonie avec la nature et les animaux qui les entourent et leur permettent de survivre. L'enlèvement de la mère de Neska, seule détentrice restante du secret permettant au clan de s'allouer les faveurs des escargots qui ont façonné le mode de vie de son clan va mettre celui-ci en grand péril... Avec son père et sa sœur, ils partent donc au Marché des Coccinelles pour essayer de trouver de l'aide ou une solution...

Avec le premier tome de cette série, Louise Joor pose tranquillement les jalons d'une série qui semble bien foutue. C'est tout à la fois frais et riche en rebondissements, servi sur un univers fourmillant mais bien pensé qui n'appelle qu'une chose : partir à sa découverte. Et c'est ce qui nous est proposé en suivant les pieds espiègles et innocents de la jeune Neska.

Le dessin sied quant à lui parfaitement à cette série jeunesse ; tout en ligne claire, rehaussé de couleurs très "nature", tout concorde à cette petite harmonie naturelle que cherche à faire transpirer l'auteure, tant dans son récit que graphiquement. Et cela fonctionne plus que bien ! J'ai vraiment été séduit par ce premier tome, et j'avoue attendre la suite avec une certaine impatience.

Nom série  Le Sculpteur  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si l'objet physique est impressionnant (un bon gros pavé de 500 pages), son contenu n'est pas en reste non plus ! Je me suis lancé dans cette lecture en me disant qu'elle me ferait la semaine... je l'ai dévoré dans mon après-midi dominical !

Car cette version revisitée du mythe de Faust, si elle a forcément un côté "déjà vu" a su trouver sa place en s'ajustant à la clé de voûte choisie par Scott McCloud : la création artistique. Après tout quoi de plus juste et tentant que de faire pactiser l'"artiste maudit" et la mort/le diable ? Le faire et le défaire liés par CDD...

Et c'est cette réflexion sur la création, habillement habillée d'une histoire d'amour plutôt bien foutue, qui m'a plu. Sans trop donner dans le didactique ni se contenter de survoler le sujet ou de s'en servir comme béquille pour son récit, McCloud questionne, tend des perches, réfléchit... tout comme son personnage. Nulle certitude... juste une échéance. Car l'art, comme David notre protagoniste, est de fait pieds et poings liés à cette notion de temps. Le temps pour faire ; le temps pour être reconnu de son vivant ; et objectif ultime, marquer l'éternité de son œuvre.

C'est tout ce questionnement que met en branle Scott McCloud à travers cet album. Grâce à des personnages riches psychologiquement et un savoir faire narratif impressionnant, il nous déroule son histoire comme si tout semblait aller de soi. Tout s'imbrique et se nourrit pour nous conduire vers la fatalité de cette fin impeccable. Graphiquement, la bichromie blanc/bleu choisie, si elle surprend de prime abord, fonctionne au final merveilleusement avec des compositions et des cadrages maîtrisés. Pour quelqu'un attendu au tournant pour sa théorisation de la BD, on peut dire que la mise en pratique est plus que probante !

Je viens tout juste de finir cet album, et je n'ai pourtant déjà qu'une envie : le relire !
Et je ne peux que vous inviter à en faire autant !

Nom série  L'Eté Diabolik  posté le 19/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse !

Après Souvenirs de l'empire de l'atome que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous !

Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise.

C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !

Nom série  Sugar (ma vie de chat)  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est des couvertures qui savent vous faire de l’œil et vous décider à passer le pas d'une lecture pas spécialement calculée. "Sugar" est de celles-ci : majestueuse dans son bleu nuit uni avec cette silhouette noire et le regard jaune de ce chat qui vous captivent.

La suite est tout aussi intrigante ; mention spéciale à ce découpage serré de 24 cases par planches sans espace entre les cases ! Serge Baeken, se joue de cette contrainte pour composer son histoire et une narration tout aussi imprévisibles que ses protagonistes à poils. Linéaire ou étalée sur plusieurs cases, voire sur toute une planche, mais toujours avec ce découpage, l'auteur joue avec nous et nos habitudes de lectures tout en maintenant une lisibilité irréprochable.
Ces vies de chats et de leur "famille d'accueil", croquées de leur point de vue, se font témoins de la vie et de ses aléas, bons ou mauvais, par le prisme de ces yeux de chat.

Voilà un album à découvrir pour tous les amateurs de matous forcément, mais qui pourra ravir aussi tous les curieux et amateurs de curiosité narrative.

(3.5/5)

Nom série  Sorties de secours  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un roman graphique par une auteure américaine encensée par Crumb, ça chatouille forcément ma curiosité ! Non pas que je sois un inconditionnel de Crumb, mais quand même... là on nous compare quand même l'album à Maus !

Sauf que voilà, je viens de passer la moitié de l'album et que cette "Sorties de secours" me tombe des mains. Voilà déjà plusieurs soirs que je me force à avancer, mais rien n'arrive plus à me motiver ni à capter mon attention. Je ne suis pas fan de ce dessin plus qu'imparfait, le récit piétine et se répète et la narration ponctuée de "1 semaine plus tard" commence à me fatiguer sérieusement. Quant à la triste fin de vie de ces deux petits vieux (les parents de l'auteure), je n'ai pas réussi à trouver assez d'empathie pour poursuivre cette lecture.

On est donc bien loin d'un Maus de Art Spiegelman... que ce soit de part le sujet abordé ou sur la manière de le traiter. Joyce Farmer y a sans doute mis beaucoup du sien pour nous proposer cet album sur la fin de la vie de ses parents, mais j'avoue n'y avoir trouver aucun plaisir et très peu d'intérêt malheureusement.

Nom série  Old Pa Anderson  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce dernier album, Hermann et son fils nous proposent une histoire sur la condition des noirs dans l’Amérique profonde des années 60'. Sujet mainte fois traité, il n'en reste pas moins toujours aussi sensible et intéressant.

Ici, il sera question de vengeance. Old Pa Anderson dont la petite fille a disparu 8 ans plus tôt, va finir par apprendre qui sont les responsables. La mort de sa femme va couper toute retenue ; sa vengeance va pouvoir prendre forme.
Rien de bien neuf dans cette histoire assez linéaire me direz-vous. Heureusement, l'absence d'un manichéisme trop tranché et de personnages caricaturaux donne l'élan nécessaire à cette tragédie. Le dessin et la colorisation toujours aussi efficaces d'Hermann font le reste.

Au final, un album qui se lit bien, mais qui pêche par un certain manque d'originalité malgré la terrible réalité d'une époque qu'il nous dépeint de façon très réussie.

Nom série  Ms. Marvel  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et alors, ça donne quoi cette série primée à Angoulême cette année ???
Du comics ? Bien, ça change ! Une héroïne ? Mouais... Musulmane ? Ah ?! Aux States ? Ça commence à titiller sérieusement ma curiosité

Et ma fois, c'est plutôt bien réussi ce petit cocktail inattendu dans le domaine du comics. Et si mêler super héros et islam au pays de l'Oncle Sam paraissait plutôt improbable, la scénariste G. Willow Wilson s'en sort plutôt bien pour cette réapparition du personnage de Ms. Marvel.
L'humour des scènes ou des dialogues fait mouche et permet de mettre subtilement en lumière les soucis qu'une jeune fille d'origine musulmane va forcément rencontrer dans un pays occidental. Un reproche ? J'aurais aimé que ça soit plus grinçant de ce côté là, mais peut-être que la suite le permettra ? Là, on est plus dans un tome introductif qui nous fait découvrir et l'héroïne et la découverte de ses nouveaux pouvoirs.

Pour ce qui est du dessin, Adrian Alphona s'en sort très bien je trouve. C'est frais, pep's, dynamique, en parfaite adéquation avec le personnage principal. Cadrages et découpages font le boulot pour renforcer cette impression, et la colorisation qui est souvent ce qui me refroidit un peu dans le comics est ma fois plutôt réussie, et pas trop flashie (le truc qui me gonfle...)

Un bon 3.5/5 pour ce premier tome, qui évoluera en fonction de la suite que j'attends avec curiosité

Nom série  La Déesse  posté le 21/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Belle petite surprise que cet album ! D'une part, parce qu'il est réalisé par deux femmes, ce qui pour le genre reste plutôt peu commun pour être noté. Mais aussi par la qualité du dessin de Néphyla et l'histoire plus "érotico explicite" que porno concoctée par Katia Even.

Nana, jeune étudiante un peu ingénue et coincée prépare une exposition pour son diplôme de fin d'année sur la calligraphie. Sa professeur va lui donner un étrange médaillon qui va lui faire vivre de drôles d'expériences...

Si j'ai trouvé la fin en forme de happy end un peu facile, le reste de l'histoire est plutôt bien mené, et surtout porté par le magnifique dessin de Néphyla.
Que ce soit ses cadrages ou ses découpages, elle nous gratifie de planches magnifiques, avec de très belles pleines pages. Et la colorisation que les auteures ont réalisée à quatre mains contribue pleinement à renforcer l'ambiance de l'ensemble. Et c'est cette ambiance liée au trait de Néphyla, proche du dessin animé, tout en étant très expressif, la colorisation, associés à ce récit plutôt soft qui m'ont fait apprécier cet album.

Une première expérience plutôt concluante et qui vaut le coup d'oeil pour les amateurs du genre !

Nom série  Yakuza Moon  posté le 17/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà l'adaptation en manga tiré du livre autobiographique de Shoko Tendo, fille d'un Yakuza d'Osaka. Et ma fois, c'est très bien foutu !

Je ne connaissais pas l'histoire de cette femme, mais j'ai véritablement été accroché par ce récit réaliste qu'elle nous fait de sa vie. Moi qui ne coure pas vraiment après les autobiographies, le travail d'adaptation de Sean Michael Wilson et de Michiru Morikawa a réussi à me tenir facilement de bout en bout de cet album pour nous retracer sans concessions et de façon originale la vie mouvementée (et c'est peu dire) de Shoko Tendo.

Car l'un des points forts de son histoire tient à ce point de vue féminin du monde des yakuzas, où les femmes sont vraiment peu de chose. Élevée dans l’opulence et l'argent facile, Shoko Tendo n'en reste pas moins stigmatisée dans son cursus par le fait que sa famille appartienne à un clan. Très vite, elle va basculer dès l'adolescence dans la violence et se retrouver déscolarisée. Commence alors lente descente aux enfers, où drogue, violence et sexe vont ponctuer son quotidien.
Sa vie amoureuse suivra le même chemin tortueux et dangereux. Ce n'est que sur le tard qu'elle parviendra à retisser des liens avec ses parents et finir par se retrouver pour faire peau neuve, et cela grâce à un tatouage qu'elle se fera faire.

Sans tomber dans le misérabilisme ou le voyeurisme, c'est la franchise de son récit qui en fait sa force. Le côté positif de cette femme qui finira par s'en sortir et s'émanciper de son ancienne vie force le respect malgré tout ce qu'elle aura subit.

Du côté du dessin, remarquons déjà une couverture que j'ai trouvé très réussie et qui donne envie de se plonger dans cette histoire. La suite n'est pas en reste, car malgré un dessin somme toute "classique", Michiru Morikawa (dont j'avais déjà pu apprécier le savoir faire dans Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux) nous propose des découpages vraiment intéressants qui rythment parfaitement la narration, avec de magnifiques pleines pages que valorise parfaitement le format de l'album.

Une lecture vraiment intéressante servi sur un album très réussi dont je ne peut que recommander la lecture.

Nom série  L'Apocalypse selon Magda  posté le 15/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La voilà la bonne surprise de ce début d'année ! Avec cet album de près de 200 pages, Chloé Vollmer-Lo au scénario et Carole Maurel au dessin m'ont scotchées sans que je parviennent à le lâcher. Deux auteures que je découvre mais que je vais suivre avec attention après une si belle première collaboration.

A première vu on se dit qu'on va partir sur un sentier bien balisé avec une fin du monde annoncée, avec un an à savoir quoi faire de ses derniers jours... Sauf que l'album s'ouvre sur LA nouvelle : cette fin du monde n'aura pas lieu... et que la jeune Magda que nous allons suivre tout au long de l'album ne semble pas participer à la joie collective qui s'est emparée de la population à cette annonce.
Commence alors le flash back de cette année écoulée, où Magda va vivre sa "dernière année".

J'ai vraiment apprécié la façon dont est traité cette dernière année, par le prisme d'une jeune fille qui, à peine devenue une femme se voit fermer toute porte d'avenir. J'ai trouvé que la psychologie de Magda et de son entourage était vraiment bien amené et donnait toute la force à cette histoire, ce qui se ressent énormément dans la narration.
On suit ses questionnements et ses choix face à cet inéluctable non-avenir, le tout de façon "évidente", que ce soit face à sa famille ou à ses amis.

Et puis il y a le dessin et la colorisation de Carole Maurel qui se fondent parfaitement à ce récit pour lui donner cette certaine nonchalance et cette ambiance si particulière. Son coup de crayon aiguisé pour retranscrire parfaitement les expressions de ces jeunes, allié à un découpage et des cadrages très aérés font merveille pour imposer cette atmosphère si singulière qui fait la réussite de cette BD.

Et puis il y a cette fin, que je ne vous dévoilerais forcément pas, mais qui claque comme comme une coup de revolver et finit d'assoir la force de cet album. Une bonne claque comme je les aime ! Un très bon album à mon gout dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !

Nom série  Birthright  posté le 11/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle bonne surprise chez Delcourt du côté Comics !
Avec cette nouvelle série "Birthright" et son premier tome "Le retour", Joshua Williamson au scénario et Andrei Bressan au dessin ont su titiller ma curiosité.

Côté rythme, on a pas vraiment le temps de souffler. D'emblée, le jeune Mikey disparait alors qu'il est train de jouer avec son père dans un parc... Cette disparition va faire éclater le reste de la famille, jusqu'à ce que, un an plus tard, celui-ci réapparaisse, mais sous les traits d'un adulte taillé comme un Conan, avec les attributs guerriers qui vont avec...
Commence alors un va et vient entre le récit de sa disparition dans un monde où sorciers, dragons et autres créatures maléfiques pullulent, et le présent. Car notre "nouveau" Mikey n'est pas spécialement rentré pour se la couler douce auprès de sa famille retrouvée, mais semble plutôt avoir des objectifs bien précis et plus en accord avec son nouveau costume. Mais forcément, se la jouer à la Conan de nos jours, ça passe pas inaperçu...

Si l'histoire concoctée par Joshua Williamson n'est pas des plus novatrice (le coup de la porte vers un autre monde fantastique n'est pas nouveau), c'est le retour du personnage devenu adulte en l'espace d'un an qui est intéressante. Car il permet à l'auteur de développer une narration en ping pong en passant d'un monde à l'autre, avec un temps dans le présent, et un autre nous racontant ce qui est advenu du jeune Mikey quand il a franchi cette "porte".

Le dessin d'Andrei Bressan porte parfaitement ce récit avec des créatures impressionnantes dans cet autre monde, et un semi réalisme réussi quand l'action se passe de nos jours. Si les cadrages ne sont pas des plus originaux, le découpage est quant à lui très efficace, avec de magnifiques pleines pages par moment qui renforcent l'intensité de certaines scènes.
Par contre, si dans son ensemble la colorisation est assez réussi, je ne suis pas fan des effets oranges ou bleutés pétants qu'on retrouve trop souvent à mon goût dans les comics.

Au final, un premier tome d'introduction qui démarre sur les chapeaux de roue et qui m'a donné envie de lire la suite, qui ne saurait d'ailleurs tarder. A suivre donc !

(3.5/5 en attendant de voir comment évolue la suite)

Nom série  Sledgehammer 44  posté le 10/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attiré par la couverture de cet album et l'univers de Mike Mignola que je ne connaissais qu'à travers de nombreuses illustrations de Hellboy glanées sur le net, j'étais curieux d'enfin découvrir cet univers.

Initialement réalisé par Mignola et John Arcudi pour le grand John Severin (The incredible Hulk, Craked) âgé de plus de 90 ans, celui-ci décédera avant d'avoir pu aller très loin dans le projet. Ce sont donc Laurence Campbell et Jason Latour qui vont boucler cet album en réalisant chacun un chapitre.
L'action (et c'est pas ce qui va manquer !) se situe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'armée américaine va littéralement larguer un homme dans une armure de combat ultra-sophistiquée en plein territoire français pour combattre le super-vilain des Forces de l'Axe : la Flamme Noire (cf. B.P.R.D.).
Pour ceux (comme moi) qui découvriraient l'univers de Hellboy, on ne perd pas de temps en présentation : place à l'action. Tout aussi déconcertés que les G.I. au sol qui voient cet "arme secrète" leur tomber dessus et assurer le taff, on se laisse bercer par la narration et les événements très rythmés et servis par le dessin de Jason Latour et le savoir-faire de Mignola.
Le second chapitre avec Laurence Campbell opposera notre Sledgehammer à la terrible Flamme Noire dans une opération lancée pour récupérer un prototype d'avion dérobé par l'armée allemande.

Si j'ai beaucoup apprécié le rythme et la qualité narrative de ces deux épisodes, j'avoue avoir un faible pour la première à cause du trait de Jason Latour. Ne connaissant le travail d'aucun de ces deux dessinateurs, j'ai trouvé le premier plus personnel et original de ce qui se fait dans la tradition du comics. Il valorise par ailleurs parfaitement toute la psychologie des différents personnages qu'a développé Mignola.
Il n'empêche que certaines planches des Laurence Campbell sont assez époustouflantes ! Je pense à celles de combat entre Sledgehammer et la Flamme Noire en plein ciel, c'est assez prodigieux !

Voilà donc un album que je recommande chaudement, tant aux novices de cet univers qu'à ceux qui suivent sont évolutions et ses circonvolutions autour de Hellboy.

Nom série  Les Maîtres Inquisiteurs  posté le 03/07/2015 (dernière MAJ le 09/02/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà que Jean-Luc Istin repart en selle pour nous proposer un univers complet qui sera développé dans 6 tomes. Chaque tome indépendant confié à un scénariste et à un dessinateur différent nous contera les aventures d'un des Maître Inquisiteur, ces mages guerriers, garants de l'ordre et de la justice dans ces terres tumultueuses et à peine pacifiées d'Oscitan. Le 6e et dernier tome verra le fil conducteur qui traverse chaque opus réunir nos cinq protagonistes dans un tome conclusif.

Et Istin a su réunir du beau monde pour son projet. Le tome 1 voit le retour du duo Olivier Peru au scénario et Pierre-Denis Goux au dessin. Le second, Nicolas Jarry et Paolo Deplano, un autre duo qui se connait bien.

Le premier tome nous raconte l'histoire d'Obeyron, Maître Inquisiteur austère, qui, de par sa droiture et son intransigeance, a su au fil des ans semer les graines d'une haine grandissante à son égard. Il manque y perdre la vie dans une embuscade où il est laissé pour mort. C'est l'enquête sur sa propre "mort" qui nous est ici raconté.
Le dessin de Pierre-Denis Goux m'a complètement séduit. Que ce soit ses architectures ou ses séquences en pleine forêt, ses planches sont d'un rendu impressionnant ! On est rapidement immergé dans cet univers complet et complexe. En même temps, on est pas non plus en terra incognita totale. Les races (elfes, nains, humains, orcs et consorts...) qui le composent ne nous sont pas inconnues, et tout cela est tissé de façon intelligente dans une intrigue qui au delà ce ce seul opus, va nous former une fresque dont on sent les prémices pointer au fil de l'album.

Le second tome s'attache à nous présenter Sasmaël à travers la nouvelle enquête qui vient de lui être confié. Si je préférais le trait de de Pierre-Denis Goux, Paolo Deplano a aussi du talent à revendre. Il est tout aussi à l'aise dans ces grandes citées marchandes ou ces port francs qui ponctuent le parcours de nos enquêteurs, et cela rends la narration agréable et fluide. On retrouve le caractère torturé de ces Inquisiteurs (un comble ^^), ce qui donne une profondeur psychologique intéressante aux personnages.
Espérons par contre que cela ne tourne pas à la marque de fabrique pour les trois autres qui nous restent si on veut espérer un peu d'originalité. Mais vu le très bon départ que nous propose ces deux premiers albums, restons confiants !

C'est donc avec attention que je suivrais la suite de cette série prometteuse et jusqu'ici plutôt bien réussie !

Et voilà le troisième tome !

Jean-Luc Istin garde donc les rennes du scénario de cette série, mais c'est cette fois-ci Augustin Popescu qu'on retrouve au dessin et je découvre son travail avec cet album.

Ce sont cette-fois-ci sur les pas de l'Inquisiteur Nikolaï qu'on va nous lancer. Particularité de ce troisième Inquisiteur, et non des moindres : il est aveugle. J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer pleinement dans l'histoire à cause de ce postulat... J'ai eu un peu de mal à me faire à l'idée qu'un mage guerrier puisse être aveugle... mais finalement, l'histoire nous expliquera pourquoi et l'intérêt et les avantages de ce handicape. Il permet par ailleurs à Istin de nous proposer un final très intéressant et une résolution d'enquête qui va en plus élargir la trame scénaristique et rebondir sur la suite de la série.

Malgré cela, ce n'est pas le titre que j'ai le plus apprécié de la série. D'une part à cause du manque de personnalité de l'elfe qui l'accompagne. Autant dans les autres albums, j'avais aimé ce côté faire-valoir de ces personnages secondaires, autant là, j'ai trouvé que le personnage de Boldween n'apportait pas grand chose. D'autre part je n'ai pas aimé la mise en couleur de cet album que j'ai trouvé trop informatisée, ce qui ne ne valorise pas le trait et l'encrage d'Augustin Popescu.

Au final, voilà un album qui s'il est plutôt correct dans l'ensemble, réussit à trouver grâce à mes yeux par une résolution d'enquête intéressante et des révélations finales qui permettent de redonner un intérêt à la série dans son ensemble. Je descends donc ma note à 3/5 en attendant de voir ce que donnera la suite que je vais continuer de suivre avec curiosité.

Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est frais, rythmé, drôle et loin de ce qu'on a l'habitude de trouver dans les bacs de nos librairies en rayons jeunesse, alors pourquoi bouder notre plaisir : petits et grands cet album vous tend les bras !

On sent que Benjamin Renner a le sens du rythme, (sans doute son expérience dans l'animation) car ce ne sont certainement pas les quelques 200 pages de l'album qui auront freiné ma lecture ! On dévore cette BD tant on est pris par la narration débridée de l'auteur ! Il faut dire que la brochette de personnages que nous cuisine Benjamin Renner est des plus efficace et cocasse ! Entre un renard qui se voudrait grand, fort et méchant, des poules hystériques ou encore un chien qui déborde d'énergie pour réussir à ne pas en branler une, on a de quoi se dérider sérieusement les zygomatiques !
Tout cela est renforcé par le trait souple et très expressif qu'il leur donne ; j'ai vraiment été impressionné par la finesse de ces expressions qui donnent véritablement vie à ces personnages.

Bref, une petite pépite à lire et à partager si vous avez envie de passer un délicieux moment de détente et de rigolade en toute simplicité !

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 43 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque