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... a posté 724 avis et 120 séries (Note moyenne: 3.14)

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Nom série  La Bête  posté le 23/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon cru que ce Chabouté. Ça a du corps, ça tient en bouche voire en haleine, dommage que la chute soit si brutale...

Car, ce qui est plaisant dans cet album c'est comment l'auteur installe doucement ses personnages et son intrigue dans ce huis clos à ciel ouvert. Reclus dans ce village à cause de conditions météo exécrables, ce flic blasé en impose de par sa nonchalance face à une populace rurale des plus brute et rugueuse. Le mystère fait tache d'huile pour finir par occuper tout l'espace et... se résoudre en une planche.
C'est là que le bât blesse... Dommage de construire un récit si consistant pour nous en dévoiler les tenants si rapidement. Cela n'enlève rien à la qualité de l'histoire mais m'a quand même laissé une impression de déséquilibre flagrant dans la narration.

Sorti de cela, le dessin est toujours aussi magnifique, et le noir et blanc auquel Chabouté est toujours fidèle colle parfaitement à cette histoire noire et profonde.

Un 3/5 qui aurait mérité un 4 si je n'avais pas trouvé la fin trop abrupte.

Nom série  American Born Chinese  posté le 22/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait un moment que je croisais cet album sans arriver à me décider à en attaquer sa lecture. Si le dessin m'attirait, j'avoue que le sujet un peu moins ; mais bon... il faut parfois se laisser prendre par la main par sa curiosité.

Sauf que cette fois-ci, malgré une curiosité affutée, ma lecture fut un peu morne et sans réel passion. Oui, ça se laisse lire... J'ai même failli m'ennuyer... J'ai persévéré pour le principe... et c'est la fin qui fait se recouper les 3 récits qui a sauvé la mise et redonné un peu de sens et de couleurs à l'ensemble.
Alors oui, ce récit d'un jeune immigré chinois et ses difficultés d'intégration a de l'intérêt en soi et les touches d'humour qui ponctuent la narration ne sont pas mauvaises, mais pas plus que ça non plus... La partie avec le Roi des singes est amusante... Enfin, celle avec le jeune américain et son cousin Shin-Tok est assez insupportable en donnant trop dans la caricature ; ça a beau être voulu, j'ai trouvé ça lourdingue.
Bref, pas de quoi pour moi récolter le Will Eisner Award 2007. Même si c'est correct et bien fait comme album, ça casse pas trois pattes à un canard laqué (pour rester dans le ton de l'humour de l'album qu'on nous caricature...)

Nom série  Une Histoire de Cerebus  posté le 28/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ouch ! J'ai tenu... 50 pages... sur 500...

Alléché par une superbe couverture, c'est sans connaître du tout de quoi retournait cette BD que je me suis lancé dans cette lecture. Et là, j'ai vraiment l'impression de m'être pris un mur. Rarement un album m'aura paru à ce point rebutant, ennuyeux et fastidieux dans ma lecture. Et si je compte heureusement sur les doigts de la main les albums que je n'aurais pas réussi à finir, celui-ci vient malheureusement s'ajouter à cette courte liste.

Dommage, car si le dessin en noir et blanc de Dave Sim est bon, ses découpages et mises en page recherchés, c'est l'histoire et l'humour pincé qu'il développe que je n'ai pas supporté.

Tant pis...

Nom série  Une Vie sans Barjot  posté le 19/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon 3.5/5 pour cet album dont je n'attendais pas grand chose.

Pas franchement séduit par la couverture que je ne trouve pas des plus réussies, c'est plus pour le graphisme et les couleurs sombres qui dominent l'album que je me suis lancé pour faire mon curieux. Et puis j'ai bien aimé le travail d'Apollo avec Hervé Tanquerelle dans le récent Les Voleurs de Carthage.

Ici, point de péplum en vue ou de Carthage à piller, juste une bande de grands ados sur le point de rentrer dans la vie d'adulte. Les auteurs nous proposent de suivre les errements, les bonnes et mauvaises rencontres le temps d'une nuit : c'est la dernière nuit de Mathieu dans cette ville avant de partir pour Paris...
J'ai franchement apprécié l'ambiance que les auteurs ont su retranscrire. Que se soit celle des bars avec les concerts qui trainent, les rues désertes de la nuit, les ambiances un peu glauques des apparts chez certains potes et les soirées hallucinantes dans un endroit qu'on ne maitrise pas... Ça m'a rappelé pas mal de souvenirs de mes années facs où les nuits avaient un début géographiques et temporel, mais pour le reste, on a du découvrir pas mal de failles spatio temporelles pour ce que j'arrive à m'en souvenir...

Alors, rien de transcendant dans cet album, mais juste une parfaite retranscription de ces nuits aux ambiances si particulières, jalonnées de rencontres improbables et de lieux qu'on apprends à redécouvrir sous le couvert de la nuit...

Nom série  9/11  posté le 13/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"9/11" se révèle une série plutôt bien montée et efficace pour traiter d'un sujet que tout le monde pense connaître plus ou moins et qui a tout aussi bien alimenté les conversations de comptoir que les hautes sphères de nos dirigeants et de la haute finance...

Bartoll et Corbeyran font ici preuve en 6 tomes d'une très bonne maîtrise de leur sujet en nous racontant les quelques 10 années qui vont précéder l’attaque terroriste du 11 septembre sur le sol américain. C'est habilement traité, quoique légèrement bavard par moment pour nous faire comprendre tel ou tel point précis, mais on a pas vraiment le temps de rechigner ou de s'ennuyer car la narration est très bien menée.
Seul petit coin d'ombre me concernant, c'est qu'à méler fiction et réalité pour réaliser ce projet, on en arrive à se demander ce qui tient de la fiction ou de la réalité... Tous ces protagonistes ont-ils réellement existé ? Il faudra que je pose la question...

Quant au dessin, moi qui ne suis pas un adepte de style réaliste, j'avoue ne pas avoir été plus séduit que ça par celui de Jef (Jean-François Martinez). Je suis toujours à me demander si c'est d'après ou sur photo qu'il dessine directement, ou bien encore d'une autre façon... Bon, ça fait le boulot et plutôt bien dans l'ensemble (malgré quelques visages un peu étranges, surtout chez les personnes politiques connues) et je n'en demande pas plus.

Au final, une bonne série, intéressante et bien construite sur un sujet qui ne livrera sans doute jamais tous ses secrets, mais qui ouvre de nouvelles façon de lire l'histoire et ces tragiques événements.

Nom série  La Goule  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà longtemps que je n'étais pas tombé sur un OVNI pareil...

Attiré par un graphisme plutôt atypique qui me faisait penser à du Loustal, en plus pictural encore, j'avoue sortir très perplexe de ma lecture.

Voilà un long album de plus de 80 pages qu'on dévore en un petit quart d'heure sans trop comprendre de quoi il retourne vraiment. Pas mauvais, pas captivant non plus. Très beau quand on aime ce style... Chaque planche est un véritable tableau expressionniste.
Mais il ne suffit pas de flatter les yeux pour en faire un bon ouvrage, et là, j'avoue que l'histoire m'a plus dérouté qu'autre chose. Cette histoire de Goule dans un village du sud peuplé d'hommes (à l'exception d'une femme...) sur laquelle on met un contrat et qui vire au surréalisme total n'a pas réussi à me faire adhérer au projet. Dommage, car si le parti pris graphique m'a beaucoup plu, la narration et l'histoire en elle même n'ont pas su captiver suffisamment.

Nom série  Doggybags  posté le 24/02/2011 (dernière MAJ le 06/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhhh ! Retrouver Run et son univers décalé et déjanté, quel bonheur !
Moi qui attends avec impatience la fin de Mutafukaz, j'avoue que ce petit trou normand est une vraie bénédiction, faute de mieux dans le genre. Surtout que les deux compères sur lesquels il s'est appuyé pour ce premier opus de "Doggybag" ne font pas non plus dans la dentelle ! (Quoique Masiko sur certaines planches, niveau lingerie... )

Bref, Run nous propose, à nous lecteur, de le soutenir dans cette série, d'y contribuer, même, et surtout d'y prendre notre pied dans une débauche d'horreur, de violence et un brin d'érotisme, pourquoi pas.
Trois auteurs, trois histoires, le tout dans un packaging coup de poing, entrecoupé de fausses pubs tirées du même fût loufoque et sous pression ! Ce format m'a rappelé l'autre délirante série qui tient presque du même tonneau : Lucha Libre. Des histoires de catcheurs allumés dans un format adulé imitant les comics américain des années 50', avec de fausses pubs dedans, enrobé de cho... STOP ! Là, j'm'embale... (comme la marmotte...).
Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Run n'avait pas intégré ce projet, lui qui cadre complètement dans le genre, tant graphiquement que dans ses récits.

Mais revenons à nos bargeots.
"Doggybag" s'ouvre sur un premier récit court mais haletant mené par Guillaume Singelin, dont j'avais adoré le King David. Honnêtement, ce récit est à mon goût le moins puissant des 3. Ok, ça s'ingurgite aussi vite qu'un épisode des Contes de la Crypte auquel fait référence Run dans son préambule, mais comme pour Mac Do, quand t'as fini, t'as encore faim...
Ici heureusement les ingrédients ne tiennent pas du fast food. Le trait est bon, nerveux, dynamique, l'idée du récit intéressante et menée à fond de train, mais... mais je ne sais pas. Peut-être un peu court.

Vient ensuite la seconde histoire, et ma préférée : "Masiko" de Flaurent Maudoux. C'est avec cet album que je découvre le talent de cet auteur, car je n'ai pas encore eu le temps de mettre le nez dans sa série principale Freaks' Squeele.
Et là, c'est du tout bon ! L'histoire est un peu plus développée que la première et nous permet de plonger littéralement dans l'univers que Maudoux nous peint. Et ce qui nous prend vraiment aux tripes et nous colle aux planches, c'est la puissance du personnage. Voilà exactement ce que j'attends dans une BD : être harponné par la force de caractère et l'aura qu'ils dégagent. Une fois captivé, le talent de l'auteur doit faire le reste.
Et là Maudoux a de quoi faire. J'aime beaucoup son coup de crayon et je trouve ses cadrages et ses découpages vraiment réussis. Quelle énergie dans ses planches ! La retranscription graphique de la vitesse de déplacement de ses personnages est un modèle du genre !
Pour couronner le tout, une fin ouverte, pour notre plus grand plaisir, et pourquoi pas un retour de Masiko dans un prochain opus !

Et pour clore enfin ce petit festival de coups et blessures : Run himeslf avec "Mort ou vif".
Un vrai plaisir pour moi que de retrouver son trait et son verbe. Toujours aussi mordant, incisif, sur le fil du rasoir dans la dérision et le énième degré : j'adore !
Cette histoire de casse foireux qui tourne au cauchemar pour ce braqueur looser est une petite perle ! Des personnages trempés et forgés à coup de légende américaine, un décor qui vous laisse la gorge sèche et une intrigue qui nous fait de venir vautour : ça claque ! Car tel ces morbides volatiles, nous voilà à suivre jusqu'à cette fin inéluctables et pourtant inattendue la fuite pathétique du plus grand looser de l'Ouest !

Alors messieurs, un grand merci pour ce "Doggybag" ! J'attends les prochains avec empressement, en espérant qu'ils soient du même tenant et pourquoi pas passer cette série en culte tant j'adore ce genre de BD, qui a travers un travail formidable savent ne pas se prendre trop au sérieux ! Et comme j'aime à dire : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière".

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Après lecture du 2e opus…

Saut dans le temps et de tome (le second ne m’est pas encore tombé entre les mains), pour découvrir cette troisième mouture de « Doggybags ». Et cette fois-ci, road to Mexico ! Un Mexique mafieux et sanglant où seule la mort et son icône de la Santa Muerte sortent leur épingle du jeu.

Le format de l’album reste le même. Trois histoires réalisées par des auteurs différents entrecoupées de fausses pubs et de pages documentaires sur la terrible réalité du Mexique d’aujourd’hui.
Le bal s’ouvre avec « Room 213 » réalisé par Run et Neyef ; Maudoux reprend du service, avec un retour de Massiko (qui m’avait tant plu de par le rythme et le personnage que l’auteur avait su imposer dans le premier tome de cette série) dans « La Danza de los 13 velos » ; et enfin, dernière histoire « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro, que je découvre avec ce récit.
Et alors, au final, ça nous donne quoi ce nouvel opus version Téquila Frap’ ? Et bien un sentiment mitigé, loin de l’emballement qu’avait suscité chez moi la première tournée. Alors oui, l’effet de surprise n’est plus le même, mais c’est surtout à mon goût du à des scénarios moins puissants et soutenus.

Run m’avait donné l’habitude de récits plus rebondis, où le lecteur, même embarqué dans ses délires, se laissait prendre dans les rets de son imagination et des surprises qui pimentaient sa narration. Ici, l’histoire est sympa, cruelle à souhait, mais sans véritable ressort détonnant : La Santa Muerte sème et récolte. Rien à redire graphiquement par contre, j’aime beaucoup le style.

Pour Maudoux, c’est pareil. On en prend toujours autant plein les yeux ! Très fin, couleurs chaudes, courbes généreuses, découpages et cadrages : la danse de Massiko crève les planches. Par contre, le rythme qui faisait la qualité de sa première apparition est ici bien ténu et la chute, mis à part la nature réelle des mafieux qui se rince l’œil devant la belle, est assez prévisible.
Enfin, « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro. Sympathique mise en scène de la fête des morts mexicaine qui donne lieu à des règlements de compte entre mafieux, héros improvisés et policiers véreux. Comme pour les deux récits précédents, je n’ai rien à redire au graphisme que je trouve vraiment intéressant, par contre, je ne suis pas un grand fan de ce genre d’histoire commando…

Bref, vous l’aurez compris, c’est un peu déçu que je referme ce tome, malgré un travail éditorial et graphique excellent. Mais un bel objet et un bon projet ne font pas tout. Encore faut-il que les récits aient du coffre pour encaisser les attentes hautes en cris et en couleurs des lecteurs alléchés par un si bon premier numéro.

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Mise à jour après les lectures des tomes 2, 4 & 5

Sans rentrer dans le détail de chaque récit après 5 tomes, la série semble avoir trouvé son rythme de croisière, avec sa ligne -snifffff- son style et ses auteurs fétiches. RUN continue de mener son petit monde pour nous proposer un tout cohérent, avec il est vrai quelques histoires un peu moins bien senties et d'autres qui se démarquent pour sortir du lot, le tout servi sur un plateau d'argent. Ankama continue à travers le Label 619 de nous proposer des maquettes soignées qui en font une vraie marque de fabrique.

Petite mention spéciale pour le tome 2 qui pousse la violence bien loin et nous donne quelques scènes assez hallucinantes !
Petite déception avec le tome 4, mis à part la seconde histoire "Lady in white"de RUN.
Le tome 5 est une réussite aussi, avec Aurélien Ducoudray au scénario de 2 des histoires proposées ; si j'ai moins aimé "Rampage", les 2 autres récits m'ont beaucoup plu.

Doggybags s'impose donc aujourd'hui comme une série assez incontournable dans son genre et qui ravira tous les amateurs de série B un peu vintage.

Je repasse donc ma note à 4/5

Nom série  L'Île de Puki  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série jeunesse qui a contre toute attente réussi à me surprendre et plutôt en bien.

C'est sans véritables attentes que je me suis lancé dans la lecture de cette série qui se tient en deux tomes, attiré par un graphisme lumineux. Je ne connaissais ni le scénariste (Ludovic Danjou) ni le dessinateur (Djet), mais au final le duo se révèle efficace, tant dans la narration que dans la qualité et le soin apportés au graphisme. Mention spéciale pour la colorisation qui est vraiment très réussie à mon goût ; Djet a fait de ce point de vue des merveilles aidé de Maëlle C.

Alors, oui, les influences sont multiples et faciles à apprécier, que ce soit le côté jeu vidéo ou l'animé japonais (Miyazaki n'est jamais très loin...). Mais ça fonctionne très bien ! La narration est très fluide et rythmée. Le choix de réaliser cette série sur deux tomes est très judicieux car il permet de développer un peu l'univers et les personnages sans tomber non plus dans une série à rallonge qui ne saurait s'arrêter. Et la fin que l'on pense deviner assez vite quand on a déjà quelques lectures au compteur réussit même à nous surprendre par le final qu'elle réserve.

"L'Île de Puki" est donc une courte série jeunesse que je ne peux que recommander vu les nombreuses qualités dont elle fait preuve !

Nom série  Big Man  posté le 05/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ai découvert et adoré David Mazzucchelli avec Asterios Polyp, j'avoue avoir été intrigué en tombant sur cet album édité chez Cornelius quelques 12 ans auparavant. Il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité et me plonger dans sa lecture !

Et c'est là qu'on saisit tout le travail et l'évolution de l'artiste. Car ces deux albums n'ont pas grand chose en commun. Le trait de "Big Man" est assez épuré, il est gras, charbonneux et tranché, avec de lourds aplats de noirs qui retranscrivent parfaitement l'impression que donne le personnage central de cette histoire. Ce géant arrivé de nulle part et recueilli par une population de paysans ne trouvera jamais sa place (en a-t-il une quelque part ?) et se veut le révélateur d'une humanité confrontée à la différence et à sa difficulté (incapacité ?) de s'en accommoder.

Sans être vraiment novateur que ce soit par sa forme ou son contenu, cet album n'en reste pas moins efficace et agréable à la lecture. Le soin apporté à l'objet par les éditions Cornélius est toujours aussi appréciable. Le seul reproche que je lui ferais consiste en sa brièveté. On en arrive effectivement rapidement au bout du fait de ces grandes cases (qui sont pourtant une merveille pour apprécier le dessin particulier de l'auteur) et du peu de texte qui ponctue la narration.

Un bel album à découvrir.

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 03/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime pas souffler dans le sens du vent, mais là j'avoue que la déception est à la hauteur de mes attentes...

Moi qui avait un faible pour le dessin de Civiello, même si je suis bien conscient de ses faiblesses scénaristiques quand il s'y est collé ; moi qui jusqu'ici avait plutôt adhéré aux différentes adaptations de Stefan Wul proposées dans cette collection, c'est avec le premier tome de cette série une sacrée déconvenue :/

Déjà le scénario est loin d'être passionnant, et sans connaitre l’œuvre originale, j'ai trouvé l'adaptation de Valérie Mangin confuse et un brin décousue. Quant au dessin de Civiello, pffff, si certaines planches sont magnifiques, le tout est un peu fatigant pour la rétine... Avec le recul je me rends compte que Civiello est à mon goût beaucoup plus appréciable en tant qu'illustrateur que dans le cadre de la bande dessinée. En tout cas, ce n'est pas avec cet album qu'il remonte dans mon estime, moi qui possède pourtant une bonne partie de ses albums.

Déception donc, et je ne pense pas que le second tome pourra changer la donne.

Nom série  Le Temple du passé  posté le 30/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui avait beaucoup apprécié le coup de patte de Etienne Leroux dans L'Education des assassins (A quand la suite et fin d'ailleurs ?), j'étais curieux de le voir évoluer cette fois-ci dans un univers SF et non plus fantasy.

Je ne connaissais pas ce roman choisi pour cette adaptation, mais j'aime l'univers de Stefan Wul, et Ankama lui rend un bel hommage avec cette collection plutôt très bien réussie jusqu'ici.
Ce premier tome de "Le Temple du passé" ne déroge pas à mon impression générale, même s'il m'a fallu un peu de temps pour me mettre dedans et commencer à l'apprécier. Si l'on met de côté le côté assez peu crédible de la solution envisagée pour se sortir du "mauvais pas" dans lequel ils se sont fourrés -mettons ça sur l'origine "old school" de la trame scénaristique-, l'ensemble se tient très bien. La narration est bonne, avec quelques flashbacks bien gérés qui permettent de bien appréhender la structure sociale que développe Wul, et cette idée de norme sociale fluctuante que j'affectionne tant est bien mise en évidence. Etienne Leroux quant à lui s'en sort très bien avec quelques planches vraiment magnifiques et très réussies.
J'attends donc avec curiosité la sortie du second tome qui devrait clore ce récit afin de valider cette bonne impression que m'aura laissée ce premier opus.
A suivre donc !

(3/5)

Nom série  Vercingétorix  posté le 28/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, c'est vraiment par curiosité et suite aux avis plutôt favorables que je me suis lancé dans la lecture de cet album. Mais j'en sors plutôt déçu et pas franchement convaincu.

Alors oui, on a une construction narrative intéressante pour mettre en forme le destin de ce personnage historique hors norme de Vercingétorix. Oui, le dessin est plutôt bon, même si ce style n'est pas forcément ce que j'apprécie le plus. Oui, on nous gratifie en fin d'album d'un petit cahier historique pour faire le point sur ce personnage...
Mais tout ça ne pas pas emballé pour un sous... Je n'ai pas réussi à rentrer dans la peau du personnage. Je suis resté très en retrait à suivre les faits historiques qui s'enchainent au fil des pages avec 3 batailles en points d'orgue. J'ai même réussi à me perdre au cours de l'une d'elle en confondant qui tapait sur qui... bof quoi...

Bref, même si j'ai appris 2/3 choses sur l'histoire de ce personnage dont tout le monde connait le nom sans pour autant connaitre sa vie, j'ai trouvé cet album un peu plat.

A réserver aux amateurs de BD historiques sans doute...

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici : « Les vieux fourneaux » est sans doute une de mes meilleures lectures depuis ce début d’année !

Moi qui ai jusqu’ici toujours apprécié les scénarios de Wilfrid Lupano, cet album ne fait que conforter à mes yeux son talent d’écriture, tant pour ce qui est de la trame du récit que des dialogues. Il a ce don pour nous camper des personnages au caractère ciselé, qu’ils soient attachants ou imbuvables ; impossible de rester de marbre face à ces « gueules » qui vont forger l’âme et illuminer les récits qu’il nous balance. Car avec lui ça jette ! Ca balance ! Ca pulvérise dirait tonton ! Et cerise sur le gâteau, tout cela s’inscrit dans un cadre réaliste et contemporain qui sait aller s’appuyer intelligemment sur l’actualité tout en la détournant. C’est fin, ça se mange sans faim.

Et si ces trois vioques pas piqués des hannetons qui tiennent le haut de l’affiche de cette série ne sont pas des adeptes du flingue (quoi que…), ça ne les empêche pas de sabrer à tout va à coup de réparties cinglantes à pisser de rire. Car ce qui fait aussi la force de cet album c’est cet humour distillé sous les formes les plus variées. Que ce soit le ton décapant que peuvent prendre les dialogues, les jeux de mots qui viennent nourrir le scénario (cf. le coup du polichinelle) ou les détails nichés dans les cases et/ou les expressions que retranscrit Paul Cauuet par le biais de son dessin, on n'a vraiment pas le temps de s’ennuyer !

Mais ce n’est pas le tout d’amuser la galerie, encore faut-il avoir un comparse qui tienne la comparaison et le rythme au dessin pour porter bien haut ces tribulations épiques. Et pour une découverte, j’avoue avoir été servi ! Paul Cauuet que je ne connaissais pas du tout tient là un sacré coup de patte ! Son dessin a du style et autant de gueule que ses personnages ont de caractère. Sa narration est impeccable. Ses cadrages sont justes hallucinants par moments (j’ai scotché sur la même case que MacArthur, celle en contreplongée vu de l’intérieur de la camionnette). Sa colorisation est chaude et lumineuse et rend ses personnages encore plus vivants. Bref, j’arrête là avant que môssieur, un peu comme ces p’tits vieux qu’il croque si bien, ne se sente plus pisser.

Vous l’aurez compris, ce premier tome, qui aurait par ailleurs comme l’ont fait remarquer certains pu se suffire à lui-même, est un vrai petit bijou, et comble de bonheur pour nous,il devrait se poursuivre dans un second tome. Vivement la suite !

Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici.

Nom série  Sherlock Holmes & les Voyageurs du Temps  posté le 16/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite immersion dans l'univers de Sherlock Holmes...
Personnage assez emblématique de la collection 1800 de chez Soleil, cet album me donne l'occasion de renouer avec le personnage plutôt en vogue ces derniers temps, et pas seulement dans la BD.

Passé cette couverture plutôt ratée à mon goût (Quel effet de lumière informatisé monstrueux !), on découvre un dessin réaliste qui, ma foi, colle plutôt bien au récit. Laci avec ce premier tome de Sherlock Holmes et les Voyageurs du Temps, en est en fait à son cinquième tome autour des aventures de ce personnage. On sent qu'il a pris ses aises et la narration qu'il propose est plutôt fluide. J'ai apprécié ce côté contrasté entre un trait fin et les aplats de noir dans son encrage qui fluctuent au fil des cases. Moi qui ne suis pas particulièrement un adepte du dessin réaliste, j'ai trouvé que son dessin faisait bien le boulot, sans être non plus remarquable.
C'est avec la colorisation que j'ai eu plus de mal. J'ai trouvé ça plutôt fade.

Du côté de l'histoire, le fantastique est omniprésent, et Sylvain Cordurié nous propose une histoire intrigante autour d'un des grands classiques des thèmes fantastiques : le voyage dans le temps. Les personnages sont intéressants ; beaucoup de questions restent en suspens avec ce premier tome... Vivement la suite qu'on sache à quoi s'en tenir !

Ce premier tome se révèle donc ma fois assez plaisant, sans non plus verser dans l'originalité. On se fait prendre par une histoire bien construite et portée par un dessin qui tient la route, sans pour autant sortir des sentiers battus. J'attends donc le second et dernier tome de cette série pour me faire un avis plus approfondi.

(2.5/5)

Nom série  Edgar Allan Poe - Hantise  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fan d'Edgar Allan Poe, à qui je dois certainement mon goût plus que prononcé pour le fantastique, c'est avec une certaine curiosité et une appréhension mêlée que je me suis lancé dans cette lecture. Si d'un côté je ne connaissais pas le travail de Louis (le scénariste), j'avais par contre plutôt bien accueilli le travail de Bastien Orenge et Thomas Verguet avec leur album Magellan sorti dans la collection Explora de chez Glénat. Restait à voir ce qui allait émaner de cet album...

J'avoue avoir eu un peu peur au fil des premières pages, ne saisissant pas où le récit voulait nous mener. Car si la mise en place est un peu longuette à mon goût, une fois les personnages et le contexte plantés, l'histoire s'installe, prends son rythme et nous accroche bien comme il faut, resserrant son étreinte au fil des planches, comme tout bon piège bien huilé. J'avoue avoir refermé cet album avec le sourire satisfait de celui qui vient d'être le témoin d'une machination parfaitement menée à son terme et dont heureusement, nous ne sommes que le spectateur... Louis a su de par son scénario insuffler à son récit l'esprit des écrits de Poe, en jouant sur les clins d’œil et les appels du pied à l'œuvre du maître.

Pour ce qui est du dessin, Thomas Verguet et Bastien Orenge confirment leur savoir faire et leur coup de patte. On retrouve leur coup de crayon marqué dans les traits mais moins tranchés que dans Magellan et les recherches dans le découpage. Le duo fonctionne parfaitement et nous transpose à merveille cette ambiance de la Nouvelle Angleterre du XIXe.

Alors si une petite virée mystérieuse dans la Nouvelle Angleterre du XIXe vous tente et que vous aimez Poe, vous devriez apprécier cet album.

Nom série  Freaks' Squeele Rouge  posté le 06/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est plutôt partagé que je referme le 2e tome de ce spin off de la série Freak's Squeel. J'ai vraiment été séduit par certains aspects de cette série, mais il y a aussi des choses que j'ai moins appréciées.

Tout d'abord, je trouve que les couvertures réalisées par Florent Maudoux sont pour le coup trompeuses quand on connait la série mère. Car on s'attend à le retrouver au crayon, mais pour peu qu'on n'y ait prêté attention, on est plus que surpris par le dessin de Sourya qui évolue dans un univers graphique complètement différent. Non pas qu'il soit mauvais, loin de là, mais c'est tout autre chose.
Sourya et Maudoux nous proposent en effet un dessin très inspiré par le manga pour ce qui est de l'humour, des personnages et des codes graphiques servant à marquer leurs expressions. C'est un peu le reproche que je ferai à cette série qui oscille entre le semi sérieux d'une intrigue et les moments limites humour potache à la japonaise, et qui ne sont pas forcément ma tasse de thé. Du coup, ça m'a un peu gâché la lecture.
Car le reste est plutôt bon. L'univers est bien campé, les brochettes de personnages et leurs pouvoirs intéressants et dans l'ensemble la narration est plutôt bonne, surtout dans le second album où le rythme est plus marqué et soutenu.

Alors avant de me décider sur ma note finale et d'en conseiller ou non l'achat j'attendrai la sortie du 3e et dernier tome annoncé.

Nom série  Kairos  posté le 30/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec un réel plaisir que j'ai découvert "Kairos". Une très bonne surprise dans un registre qu'on aurait pu croire un peu éculé de la part d'un auteur que je découvre avec cette série.

Du côté de l'histoire, tout commence tranquillement dans notre univers, avec Nills et Anaëlle qui semblent bien partis pour se passer un week end en amoureux à la campagne. Pourtant, on sent rapidement que la demoiselle n'est pas aussi enthousiaste que Nills et qu'il y a anguille sous roche... Et la nuit va être rapidement écourtée par l'arrivée de soldats dragons venus s'emparer d'Anaëlle sortis d'une sorte de portail magique apparu dans la cheminée. La vie de Nills bascule alors car pour sauver sa dulcinée, il va plonger dans ce portail et se retrouver dans un autre monde...

D'une part l'histoire que nous a concocté Ulysse Malassagne est vraiment sympa et rythmée, et par ailleurs, j'ai vraiment craqué sur son graphisme, à la fois très personnel et très inspiré. Ça transpire le Miyazaki ou l'animé japonais si on veut rester plus général, tout en distillant ce coup de patte nerveux, sombre et graphique qui donne sa marque de fabrique à cette série.
Car ce qui m'a plu énormément dans ces deux premiers albums, c'est la cohabitation de cette légèreté et de ce côté par moment très sombre, tant dans les ambiances qu'à travers les personnages. La couverture du second tome en est le meilleur exemple : j'adore !

Alors j'espère que le troisième et dernier tome annoncé pour clore cette série saura le faire de la meilleure des façons, car jusqu'ici, on a vraiment une petite pépite entre les mains que je conseille à tous, à partir de 10 ans.

Nom série  Doggybags présente  posté le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est bien du Ankama, c'est bien du Label 619, même format et codes graphiques que le Doggybags... mais ce n'est pas du Doggybags. C'est du "Doggybags présente", ok ?! Tout le monde suit ?!

"South Central Stories", entièrement réalisé par Neyef, avait tout pour rentrer dans un Doggybags classique, si ce n'était la très bonne trame scénaristique qui demandait plus qu'un bon tiers d'album que propose le concept habituel. Qu'à cela ne tienne, RUN emballé par le projet lance cette déclinaison du concept pour permettre à Neyef de nous proposer un récit complet et plus que réussi ! C'est comme si habitués à une excellente collection de courts métrages, vous passiez au format long. "Enlarge your Comics !" sic.

Avec "South Central stories" on plonge dans le L.A. des street gangs. Une fashion week assez peu recherchée sur les codes couleurs, des conflits de voisinages récurrents pour des bouts de trottoirs, des pharmacies particulières aux normes hygiéniques déplorables et des mômes très bruyants : South Central, c'est pas particulièrement "Ze Place 2 Be" si t'es pas né là-bas, que t'es un pâle de peau ou simplement si tu ne rentres pas dans le dichotomique code couleur local : rouge ou blanc ; 66 ou slain. Vouloir échapper à cette sordide réalité tient plus du miracle ou du vœu pieux et se paie chaque jour comptant comme le vérifiera Jacob, l'un des personnages centraux du récit.
Je ne rentrerais pas plus dans les détails de l'intrigue pour vous en préserver les bonnes surprises qui jalonnent ce récit. Je dirais juste que Neyef a su très malicieusement mêler ce bouillonnant univers du street gang avec un des ressorts classiques de la littérature, le tout de la plus belle des façons... On est dans le drame en trois actes rondement mené et digéré.

Graphiquement, Neyef s'en donne aussi à cœur joie ! Son style bien particulier, très inspiré par Guillaume Singelin ou Run quand même, a de la gueule et de la tenue.
Il prend de l'assurance par rapport au dernier Doggybags auquel il avait contribué. Il sait donner à son histoire toute l'énergie que requiert la violence et l'horreur qu'il nous balance. Un trait faussement simpliste et hyper expressif au niveau des personnages, rehaussé d’onomatopées et de codes graphiques souvent très bien trouvés lui permettent de nous faire claquer ses planches pleine poire ! Ajoutez à cela une mise en couleur que j'ai adoré. Il sait parfaitement jouer sur les palettes qu'il propose pour gérer les ambiances en fonction des séquences de son récit : juste parfait !

Alors, plus d'excuses pour les amateurs du Label 619 qui n'auraient pas encore plongé dans ce "Doggybags présente" ! "South Central Stories" c'est du tout bon ! A acheter les yeux fermés pour les amateurs de la collection et une très belle manière de rentrer dans l'univers de Doggybags pour ceux qui ne connaitraient pas encore.

Nom série  L'Or des Fous  posté le 29/09/2012 (dernière MAJ le 05/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Passé la très bonne surprise d'une couverture que je trouve très réussie, j'avoue avoir été plutôt déçu par le premier tome de cette série.

J'ai tout d'abord eu un peu de mal avec la narration, pour bien comprendre le déroulement des événements. Ça commence très vite, et en 6 planches, après une embuscade qui verra notre protagoniste gravement blessé se faire évacuer sur un navire (j'ai déjà du revenir en arrière pour comprendre qui, quoi et comment on se retrouvait sur un bateau) il revient sur le parcours de sa vie.
Bon, pourquoi pas. Sauf que déjà, on ne nous parle que de Francisco. Oui, vous voyez bien ! Ba si Francisco ! 'Cisco pour les potos ! Non ? ... Ba moi non plus. Et vu que j'ai la fâcheuse habitude de ne jamais lire les résumés des bouquins que je lis, il a fallu que j'attaque cette critique en jetant un œil à la fiche qui présentait cette BD pour comprendre de qui il retournait... Francisco Pissarro. Ahhhh je comprend mieux... Du coup, ça change quand même pas mal l'angle d'attaque de ma lecture ! Mais quelle idée aussi de faire une BD sur quelqu'un sans jamais citer son nom ! Si si, je vous assure ! J'ai repris le BD et épluché toutes les bulles et nulle part il n'apparaît !
Bref, passé cet aspect "négligeable" et quand même emmerdant du scénario, mis à part quelques scènes (notamment la tempête ou l'attaque du village Inca) j'ai trouvé ça un brin ennuyeux et figé. On arrive à la fin avec le cliffhanger que tout le monde attendait sans avoir vraiment eu le temps ni de s'attacher aux personnages, ni de prendre la mesure des intrigues qu'on nous promet... Pas vraiment folichon quoi...

Du côté du dessin, j'ai trouvé ça assez inégal. Autant, j'ai trouvé tout le début en Espagne assez figé et rigide, autant à partir du moment où l'action démarre vraiment avec cette tempête en mer (2 planches muettes magnifiques !) puis une fois au Pérou, le trait se lache. La végétation et les Incas donnent un autre souffle au trait de Olivares. C'est beaucoup plus vivant et on rentre plus dans l'histoire.
Je suis aussi assez déçu par la colorisation de l'album : c'est vraiment très inégal et irrégulier, comme pour le dessin. Et mis à part les scènes plus sombres de la tempête ou de la jungle, j'ai trouvé le reste soit trop fade et terne ou au contraire trop contrasté avec des oranges saturés dès que se pointe de moindre bout de téton de la femme de Pissarro, Illona... On a compris qu'elle avait le feu au cul...

Bref, je reste assez sceptique sur ce début de série, qui malgré quelques très bonnes choses, se vautre quand même dans pas mal d'autres. Je lirai sûrement la suite si j'en ai l'occasion, car j'aime assez ce genre de BD où l'aventure domine, mais va falloir mettre les bouchées doubles pour parvenir à quelque chose de beaucoup plus régulier et de palpitant.

*** Après lecture du tome 2 ***

C'est sceptique que j'avais refermé le premier tome de cette série, et la lecture de ce deuxième opus ne fait malheureusement que conforter mon sentiment initial.

On prend les mêmes qualités et (malheureusement) les mêmes défauts, et on relance ! Une couverture réussie et attrayante, un dessin agréable et réussi malgré quelques inégalités dans les planches, une narration en dents de scie et des personnages antipathiques sans réel charisme qu'on n'arrive même pas à ne pas aimer tant ils m'ont laissé indifférent... La construction de l'album en copié/collé du premier est aussi assez énervante... Aller/retour dans le temps des personnages (sans réels marqueurs chronologiques pour nous aider à nous repérer), passage à l'action, et cliffhanger de fin d'album pour nous faire patienter jusqu'au tome suivant...

"L'or des fous" rate la remise en selle sur laquelle je comptais pour raccrocher à cette course, mais le piètre cavalier que je suis commence à avoir le cuir du cul un peu irrité par une histoire qui peine vraiment à s'étoffer et prendre corps.

Nom série  Cercle intime  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si le dessin de Atilio Gambedotti est plutôt bon et agréable, j'ai eu plus de mal avec son talent de scénariste.

Je trouve l'idée de construire sa BD comme une série TV intéressante ; les personnages qui composent le groupe de potes collent bien au casting et les trames de chaque historiettes qui forment des épisodes sont plus ou moins bonnes (mais ça c'est comme pour une série TV, y'a des épisodes qu'on préfère...).
Par contre, là où je ne m'y retrouve pas, c'est au niveau des dialogues... J'ai trouvé ça plutôt caricatural et assez grossier dans les scènes de cul proprement dites. Les "Suce ma matraque !" du gars de la sécu ou les "Défonce moi la chatte !", "Tiens, salope !", bon ba c'est pas trop mon truc...
Dommage, car le dessin et la mise en couleur très peps de l'auteur donnent à cette série un côté attractif, et il est bon dans le rendu des scènes de sexe. C'est plutôt frais et excitant, dommage que les dialogues viennent à mon goût gâcher tout ça...

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