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... a posté 867 avis et 168 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Manifest destiny  posté le 27/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en partant d'une des expéditions mythiques et fondatrices des Etats Unis au début du XIXe siècle que va s'inscrire cette histoire. On prend les personnages historiques Lewis et Clark mandatés par le président Jefferson de la toute jeune Amérique, et c'est parti pour une mise en image de cette aventure !

Sauf qu'histoire de pimenter un peu le tout, une grosse dose de fantastique vient s'immiscer dans cette avancée vers l'Ouest et que les "terribles" Indiens de l'époque ne sont au final que le cadet des soucis de notre expédition comparés aux créatures auxquelles ils vont être confrontés, ainsi que cette épidémie qui transforme toute forme vivante en espèce de zombie végétal...
Le pitch est plutôt original et intéressant, même si j'ai au début eu un peu peur de retomber dans un énième "zombie like" gratuit, histoire de surfer sur la mode du moment. Mais heureusement non. On a bien ce côté zombie, mais cette forme végétale maléfique trouve un écho intéressant dans ce Grand Ouest inconnu à défricher.

Après, c'est plus le dessin qui par moment m'aura fait tiquer. Autant j'ai apprécié le talent de Matthew Roberts dans ses décors, le soin accordé aux détails, autant je ne suis pas fan du style de ses personnages ; ou plutôt je le trouve assez irrégulier dans sa façon de les représenter. Mais bon, le tout reste de bonne facture et se lit très bien grâce à une narration efficace épaulée par un découpage en chapitres d'une vingtaine de pages propre à beaucoup de comics.

J'attends donc de lire la suite pour voir comment évolue cette aventure et peaufiner ma note ; en attendant ça sera un 3.5/5

Nom série  Les Maîtres Inquisiteurs  posté le 03/07/2015 (dernière MAJ le 25/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà que Jean-Luc Istin repart en selle pour nous proposer un univers complet qui sera développé dans 6 tomes. Chaque tome indépendant confié à un scénariste et à un dessinateur différent nous contera les aventures d'un des Maître Inquisiteur, ces mages guerriers, garants de l'ordre et de la justice dans ces terres tumultueuses et à peine pacifiées d'Oscitan. Le 6e et dernier tome verra le fil conducteur qui traverse chaque opus réunir nos cinq protagonistes dans un tome conclusif.

Et Istin a su réunir du beau monde pour son projet. Le tome 1 voit le retour du duo Olivier Peru au scénario et Pierre-Denis Goux au dessin. Le second, Nicolas Jarry et Paolo Deplano, un autre duo qui se connait bien.

Le premier tome nous raconte l'histoire d'Obeyron, Maître Inquisiteur austère, qui, de par sa droiture et son intransigeance, a su au fil des ans semer les graines d'une haine grandissante à son égard. Il manque y perdre la vie dans une embuscade où il est laissé pour mort. C'est l'enquête sur sa propre "mort" qui nous est ici raconté.
Le dessin de Pierre-Denis Goux m'a complètement séduit. Que ce soit ses architectures ou ses séquences en pleine forêt, ses planches sont d'un rendu impressionnant ! On est rapidement immergé dans cet univers complet et complexe. En même temps, on est pas non plus en terra incognita totale. Les races (elfes, nains, humains, orcs et consorts...) qui le composent ne nous sont pas inconnues, et tout cela est tissé de façon intelligente dans une intrigue qui au delà ce ce seul opus, va nous former une fresque dont on sent les prémices pointer au fil de l'album.

Le second tome s'attache à nous présenter Sasmaël à travers la nouvelle enquête qui vient de lui être confié. Si je préférais le trait de de Pierre-Denis Goux, Paolo Deplano a aussi du talent à revendre. Il est tout aussi à l'aise dans ces grandes citées marchandes ou ces port francs qui ponctuent le parcours de nos enquêteurs, et cela rends la narration agréable et fluide. On retrouve le caractère torturé de ces Inquisiteurs (un comble ^^), ce qui donne une profondeur psychologique intéressante aux personnages.
Espérons par contre que cela ne tourne pas à la marque de fabrique pour les trois autres qui nous restent si on veut espérer un peu d'originalité. Mais vu le très bon départ que nous propose ces deux premiers albums, restons confiants !

C'est donc avec attention que je suivrais la suite de cette série prometteuse et jusqu'ici plutôt bien réussie !

Et voilà le troisième tome !

Jean-Luc Istin garde donc les rennes du scénario de cette série, mais c'est cette fois-ci Augustin Popescu qu'on retrouve au dessin et je découvre son travail avec cet album.

Ce sont cette-fois-ci sur les pas de l'Inquisiteur Nikolaï qu'on va nous lancer. Particularité de ce troisième Inquisiteur, et non des moindres : il est aveugle. J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer pleinement dans l'histoire à cause de ce postulat... J'ai eu un peu de mal à me faire à l'idée qu'un mage guerrier puisse être aveugle... mais finalement, l'histoire nous expliquera pourquoi et l'intérêt et les avantages de ce handicape. Il permet par ailleurs à Istin de nous proposer un final très intéressant et une résolution d'enquête qui va en plus élargir la trame scénaristique et rebondir sur la suite de la série.

Malgré cela, ce n'est pas le titre que j'ai le plus apprécié de la série. D'une part à cause du manque de personnalité de l'elfe qui l'accompagne. Autant dans les autres albums, j'avais aimé ce côté faire-valoir de ces personnages secondaires, autant là, j'ai trouvé que le personnage de Boldween n'apportait pas grand chose. D'autre part je n'ai pas aimé la mise en couleur de cet album que j'ai trouvé trop informatisée, ce qui ne ne valorise pas le trait et l'encrage d'Augustin Popescu.

Au final, voilà un album qui s'il est plutôt correct dans l'ensemble, réussit à trouver grâce à mes yeux par une résolution d'enquête intéressante et des révélations finales qui permettent de redonner un intérêt à la série dans son ensemble. Je descends donc ma note à 3/5 en attendant de voir ce que donnera la suite que je vais continuer de suivre avec curiosité.


Avec ce tome 5, « Aronn », on remonte le niveau d’un cran. Ce sont Sylvain Cordurié au scénario et Jean-Charles Poupard au dessin qui s’associent pour cet opus. Et ma fois, le duo fonctionne plutôt bien !

D’une part l’intrigue un peu plus poussée que les tomes précédents m’a bien plu, et les personnages tant principaux que secondaires donnent une autre dimension à cet album comparé aux précédents (mention spéciale à l’elfe Eldurin le compagnon de Aronn). Tout cela s’insère tranquillement dans la trame plus générale de la série et donne au final l’album le plus abouti à mon sens de cet univers.

Le dessin de Jean-Charles Poupard appuie pleinement ce ressenti et donne corps de façon très réussie à ce récit, tout en s’inscrivant dans l’univers déjà tracé par les tomes précédents.

Il reste maintenant à attendre le 6e et dernier tome pour donner une note finale à cette série ; en attendant, je passe ma note à 3.5/5

Nom série  Niourk  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est sans doute l'adaptation de Wul de cette collection que j'ai préférée. D'une part parce que j'avais lu ce roman dans ma jeunesse et qu'elle a eu son petit effet madeleine avec sans doute un de mes tous premiers romans de SF ; mais c'est aussi pour sa qualité intrinsèque, tant sur le plan de l'adaptation que de celui du dessin d'Olivier Vatine.

En effet, sans avoir pleinement en mémoire le roman de Wul, les trois tomes qu'on nous propose sont bien équilibrés et assurent une narration très agréable et progressive avec la montée en puissance de notre jeune héros. Surtout que la mise en page et le découpage proposés jouent parfaitement cette partition pour nous assurer un récit très agréable à la lecture et qui a su traverser les ans. Car il ne faut pas oublier que ce roman fut à l'origine publié voilà quasi 60 ans (en 1957) !

Alors, avis aux amateurs de SF, si vous souhaitez redécouvrir ce classique des années 50/60, voilà sans doute l'un des meilleurs titres adaptés dans cette très belle collection de chez Ankama.

Nom série  Le Bourreau  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui s'annonce plutôt bonne et dont j'attends la suite avec une certaine impatience. En effet tous les ingrédients sont là pour faire de celle-ci une série à suivre.
Tout d'abord, des personnages principaux qui s'imposent rapidement ; une trame de fond intéressante, bien maîtrisée et bien rendue : ici, c'est Paris au Moyen-Age ; enfin, un petit cross-over des genres assez original : placer des pseudos super héros dans ce cadre moyenâgeux.
Alors, non, faut pas déconner non plus, c'est pas Batman au Moyen Age, mais il est vrai que les attributs de nos deux personnages principaux ont un peu de ça malgré eux, avec une petite touche de fantastique en prime.

La construction de ce récit de Mathieu Gabella est efficace et rythmée pour poser dans ce premier tome introductif toutes les bases des personnages et de l'intrigue qui va nous accrocher. Les aller-retours entre le présent de notre héros et son passé son bien gérés et dévoilent progressivement l'histoire du personnage.
Notre bourreau, main impartiale de la justice de cette bonne ville de Paris, va alors se retrouver pour la première fois aux prises avec un adversaire mystérieux et à sa mesure. Cette rencontre va aussi susciter chez notre Bourreau un questionnement quant à son rôle et son pouvoir...
Reste à voir où tout cela va aller...

Pour ce qui est du dessin, ce sont trois auteurs qui s'y collent : Julien Carette, Jérôme Benoit, et Jean-Baptiste Hostache. J'ai eu un peu de mal avec le graphisme au début, surtout à cause de la très belle couverture réalisée par Jean Bastide. Si il y a vraiment un truc qui m'énerve en BD ce sont les couvertures réalisées par un/d'autre(s) dessinateur(s) que le reste de l'album. Le trio s'en sort pourtant très bien, mais quand on s'attend à un dessin vendu en couverture, je trouve ça gênant... Reste qu'une fois rentré dans l'histoire, on se laisse prendre par ce récit percutant et bien conduit.

Alors, en attendant la suite voilà un bon 3.5/5 très encourageant pour ce premier tome

Nom série  Piège nuptial  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Shutter Island, "Piège nuptial" est sans doute une des meilleures adaptations de la collection Rivages Noir de chez Casterman. Mon seul regret concernant cette adaptation du roman de Douglas Kennedy, c'est qu'ils n'aient pas repris le titre d'origine, Cul de sac que je trouvais beaucoup plus pertinent et mystérieux que ce "Piège nuptial" que je trouve ridicule et trop bavard... (En même temps, c’est lié à la réédition du roman sous ce titre, mais ils auraient très bien pu revenir à celui d’origine)

Sorti de cette remarque, l’adaptation est très fidèle. Christian De Metter a parfaitement saisi l’essence de ce polar pour nous en restituer l’ambiance pesante et écrasante. Car entre ce décor du désert australien et les personnages tous plus tarés les uns que les autres cloitrés dans ce trou du cul du monde, on ne sait pas qui est le plus plombant. Et c’est dans ce merdier sans nom que Nick, touriste américain, va venir s’enliser…

Car il est vraiment mal barré notre Nick, et on se demande vraiment comment il va faire pour s’en sortir. C’est toute cette angoisse qui est parfaitement rendue par le dessin et la mise en couleur talentueuse de De Metter. On a mal pour lui, on sue à grosses gouttes pour lui et on s’accroche au récit comme lui à l’infime espoir qui le maintient en vie pour espérer sauver sa peau.

Une très bonne adaptation dont je conseille chaudement, Australie oblige, la lecture, une petite bière à portée de main.

Nom série  Pim Pam Poum  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pim Pam Poum, c'est une des séries qui ont marqué ma jeunesse quand je courais les vides greniers ou les brocantes avec mes parents pour récupérer des Mickey ou autres albums où je pouvais dénicher les aventures de ces joyeux trublions !

Ces Tom-Tom et Nana de l'époque me faisaient bien marrer, toujours au top pour trouver LA bêtise ou la farce à faire, même si cela se terminait inexorablement par une fessée administrée par Tante Pim !
En retombant dessus dernièrement, j'ai inévitablement fait mon curieux et remis le nez dans ces strips pour voir ce que cela donnait avec le temps. Forcément, j'ai depuis plus de bagage côté lecture, et plus le même âge non plus.
Cela ne m'a pas empêché de sourire aux aventures de Pam et Poum, un peu à la façon madeleine de Proust. Si ce n'est certainement pas ce que je préfère aujourd'hui, cela reste pour moi une étape importante dans mon approche de la BD qu'il faut remettre dans son contexte, et c'est surtout l'esprit malin de ces deux garnements qui me plaisait.

Nom série  Damned  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Damned" nous propose une plongée dans le polar noir, typique des années 90'. Delcourt ressort cet album paru à l'origine en 1995, et ma foi, pour du 20 ans d'âge, cet album vieillit plutôt très bien !

Si ce n'est pas par son extravagance que cet album brille, c'est plutôt par l'appropriation et l'utilisation intelligente des codes qui font le polar noir qu'on ira chercher notre plaisir. Le scénario de Steven Grant est bien ficelé, et nous tient en haleine jusqu'à la fin. Pour ça il s'appuie sur des personnages un brin caricaturaux, mais qui sont les marqueurs classiques de ce genre de récit : le taulard beau gosse qui sort de prison avec une promesse à honorer ; son agent de probation plus droit qu'un balai fiché dans le cul ; un truand et sa clique d'hommes de main toujours prompt à tailler dans le bifteck ; une ou deux pulpeuses et plantureuses demoiselles qu'il faut arroser de temps en temps... Et toute cette smala court bien sûr après la même chose : le magot perdu d'un casse...

Ça se lit très bien, le découpage en chapitres comme sait très bien le faire le comics donne un rythme agréable façon série et le dessin de Mike Zeck est dans la pure lignée des comics des années 90', avec tout de même une petite touche assez personnelle dans sa façon de dessiner les personnages. Mais ça a très très bien vieilli, ce n'est même qu'en rédigeant cet avis que je me suis aperçu qu'il s'agissait d'une réédition.

Alors s'il vous prend une envie de polar noir à l'américaine, pourquoi ne pas vous laisser tenter par cet album, qui remplit très bien son rôle, avec un scénario très rythmé et un coup de crayon efficace.

Nom série  Space boulettes  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne serai pas aussi sévère que pierig sur cet album.
Car oui, "Space boulettes" n'a rien à voir avec les albums auxquels avait pu nous habituer Craig Thompson, comme Habibi par exemple. Mais il faut recontextualiser : c'est un album qu'il a d'abord fait pour ses enfants. Bon, quand on voit le pavé, on se dit qu'il a encore gardé quelques habitudes liées à son goût pour le roman graphique pour adultes, mais ça n'empêche pas d'avoir un bon gros bouquin qui déborde d'aventures, de monstres et de péripéties, qui font la joie des plus jeunes, filles ou garçons.

Car si on retrouve le trait qu'on lui connait, cette fois, fi du noir et blanc pour une palette exubérante qui cadre ma foi parfaitement avec ces aventures spatiales et les délires que concocte Craig Thompson. C'est pep's, ça part un peu dans tous les sens, un peu comme un bon dessin animé bien déjanté d'aujourd'hui.

Le seul reproche et regret que j'aurais tient à la traduction (rien que le titre est plutôt mauvais à mon goût) et à la difficulté de retranscrire tous les jeux de mots et les références qui se glissent dans l’œuvre originale de Thompson. Il n'est qu'à voir l'importante postface de la version de luxe qui explique en détails tout ce travail de traduction et ces références pour prendre la mesure de ce que l'on perd avec la version française.

En tout état de cause, j'ai pour ma part passé un bon moment de lecture avec cet album jeunesse, et je ne doute pas que nos têtes blondes en mal d'aventures y trouveront leur compte !

Nom série  Les Olives noires  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Les Olives noires" Joann Sfar et Emmanuel Guibert nous proposent une immersion très personnelle dans la Judée occupée.

En nous mettant dans les pas du jeune Gamaliel et de son père, on s'embarque pour une aventure où vont se télescoper une ribambelle de personnages hauts en couleur et au langage fleuri. Car pour moi l'un des attraits principaux de cette série réside dans ses dialogues quelques peu anachroniques c'est vrai, mais qui donnent un élan et une vivacité à ce récit. Que ce soit ces deux gaulois qui désertent l'armée romaine et qui parlent plan cul ou le petit Gamaliel qui pose des questions pleines de bon sens mais embarrassantes aux adultes qu'il croise, on est pas en reste de bons mots et de situations cocasses.

Le dessin d'Emmanuel Guibert, très sobre mais très expressif, encadré par un gaufrier immuable sur les trois albums permet une lecture d'une grande fluidité.

C'est donc avec regret qu'on abandonne ces personnages sans avoir de fin à se mettre sous la dent tant on s'attache à ceux-ci. Si je n'en conseille donc pas l'achat c'est à cause de l'abandon de la série, mais j'en conseille tout de même la lecture, ne serait-ce que pour le plaisir des dialogues et les personnages qu'on nous propose de suivre.

Nom série  La Poussière du Plomb  posté le 06/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très largement inspiré de l'histoire de Cesare Battisti, aujourd'hui écrivain mais au passé trouble (il a été condamné en 1993 à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et complicité d'assassinat de 4 personnes), cet album nous permet de (re)découvrir une des périodes les plus troubles de l'Italie des années 70'.

Dans un pays à peine défascisé où la droite se radicalise, l'ultra gauche rentre aussi dans le cercle vicieux de la violence et du terrorisme pour imposer ses idées. C'est donc le parcours de ces jeunes pleins d'idéaux qui vont se retrouver pris entre les "bonnes intentions" de la lutte armée, la mafia et une police corrompue que nous plonge cet album.

C'est plutôt bien mené et le parcours de mal en pis de ces jeunes qui va les conduire de coups plus ou moins foireux à la cavale jusqu'à la case prison est prenant. On se laisse bercer par ce tourbillon d'événements qui s'enchainent et les mènent inéluctablement vers ce destin assez tragique.

Le dessin assez brut et semi réaliste d'Alexis Robin est agréable et sa colorisation monochrome alternant le vert pale ou un orange sépia donne aux planches un petit côté suranné qui colle bien avec cette fiction historique.

Nom série  Stern  posté le 04/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allez ! On ressort les sombreros et les pistoleros, les plumes d'indiens et le whisky qui a du chien, on saute sur son Jolly Jumper et.... STOP ! Stop ! On ne s’emballe pas ! On ramasse sa bite et son couteau pour retourner se poser dans le rocking chair avant de finir client chez monsieur Stern.

Car si le cadre posé est bien celui d'un western, avec (presque) tous les incontournables codes qui le composent, c’est plus à une enquête bien ficelée que les frères Maffre nous convient. Notre Elijah Stern, croque mort de profession (Et non ! Il n’est pas juif !!! :p ) va se retrouver bien malgré lui au centre d’une intrigue des plus efficaces et rondement menée de bout en bout.

En prenant comme point de départ un des travers de la Guerre de Sécession et les exactions commises par un de ses commandos sudiste, les Bushwackers, les frères Maffre tissent une intrigue solide et prenante en s’appuyant sur des personnages bien campés et intéressants.
Ajoutez à cela un dessin des plus agréables, lumineux, bien construit et nous proposant des planches très bien fichues, pour que la lecture de cet album vous accroche de bout en bout !

Un polar aux petits oignons se servant des codes du western pour plaquer son décor de la plus belle des façons : à lire !

Nom série  Frankenstein underground  posté le 03/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop ! Nouvelle plongée dans l'univers de Hellboy que je découvre petit à petit par la bande, grâce à ses séries connexes, car je n'ai jamais lu la série mère (mais ça va bien finir par arriver !). Ce titre là m'a d'autant plus tapé dans l’œil, qu'il revisite le mythe Frankenstein. En grand fan de la littérature fantastique du XIXe, je ne pouvais donc pas passer à côté !

Mike Mignola se contente ici du scénario en laissant le crayon à Ben Stenbeck. Il construit son récit après avoir déjà fait apparaitre Frankenstein dans Hellboy pour en faire une nouvelle mini-série qui enrichie l'univers et le bestiaire de son personnage principal.
Tout commence donc par l'apparition de Frankenstein dans un vieux temple (inca ?) où se trouve une vieille femme versée dans les arts magiques qui va le soigner et commencer lui faire quelques révélations mais malheureusement elle n'aura pas le temps de finir. Une créature envoyée par le Marquis de Fabre venu pour s'emparer de Frankenstein va tuer la vieille femme, et conduire notre monstre dans les profondeurs de la terre pour affronter de terribles créatures et y découvrir un monde intérieur...

C'est plutôt bien mené, le rythme est soutenu et la narration efficace, tout en donnant la part belle à l'action. Que ce soit les hommes, (scientifiques curieux ou dérangés, personnages avides ou amateurs de bêtes de foire, des faibles d'esprit que l'inconnu ou la différence repousse), ou les créatures maléfiques qu'il croise, Frankenstein en est réduit à tenter de se cacher, fuir et/ou se battre. L'enfer terrestre qu'il a vécu ne saurait être pire que celui qu'il découvre... et pourtant...

Mais malgré cette idée intéressante de faire se croiser les enfers, il manque le petit plus, l'étincelle qui fait la différence ente rune BD sympa et un mythe. Car Frankenstein reste une œuvre mythique, et si l'utilisation de son personnage est intéressante et donne lien à une aventure bien menée, elle ne mène guère plus loin.
Alors, oui on passe un bon moment de lecture, mais qui laisse malgré cela un gout de trop peu. Prendre appui sur ce genre de monument attise forcément le chaland, mais peut parfois se révéler casse gueule. Ici Mignola et Stenbeck s'en sortent plutôt bien sans en faire non plus quelque chose d'exceptionnel.

Nom série  The Wrenchies  posté le 02/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malheureusement je ne pourrais qu'aller dans le sens des précédents avis. Car oui, le graphisme de Farel Dalrymple est magnifique et l'univers qu'il nous propose des plus intrigant. Mais il ne suffit pas de susciter l'envie et d'aguicher son public, encore faut-il le mener à bon port.

Et là ça se complique... On a l'impression que l'auteur a fini par se perdre dans l'univers qu'il a composé. Ce monde post-apocalyptique gluant et repoussant où survivent des bandes de mômes affrontant les Shadowsmen, aussi fascinant soit-il, a finit par me lasser et me perdre. J'ai finit la lecture de l'album pour la beauté du travail graphique de Farel Dalrymple, mais j'avoue que l'intrigue et l'histoire m'ont finalement échappé. Alors oui, il y a bien cette quête : trouver Sherwood, celui qui serait aux origines de tout ça. Mais, le pourquoi du comment et les digressions scénaristiques finissent de diluer une trame manichéenne pourtant assez simple à la base, malgré quelques personnages assez atypiques et intéressants.

Alors, à vous de voir. Le voyage vaut le détour pour la qualité travail graphique et l'univers qu'on nous propose de découvrir, mais au délà de ça, l'histoire reste trop alambiquée pour moi. Dommage.

Nom série  Rua Viva !  posté le 27/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon ok, ok, j'suis plutôt du genre fan du dessin de Julien Loïs... et plutôt fan du boulot de scénariste d'ElDiablo aussi. Alors forcément, me servir sur un plateau un album haut en couleur et bien déjanté comme je les aime regroupant ces deux auteurs, forcément je fonce !!!

Avec "Noticias", premier tome de la série "Rua Viva !", nos deux compères nous plongent dans les méandres et grouillantes rues d'une favela, avec sa faune et ses codes... Personnages forts en gueule, victimes des gangs (ou de la police qui ne vaut guère mieux), habitant fraichement arrivé, chaque chapitre qui découpe cet album nous raconte l'histoire d'un des habitant de Là-en-haut.

Graphiquement, c'est juste magnifique ! J'adore le trait de Julien Loïs et ses personnages zoomorphes si expressifs. C'est clairement inspiré de ce que proposait Jano, mais avec un gros dépoussiérage. La recherche et le soin apporté au graphisme et au style de chaque histoire sont impressionnants ! Chaque case regorge de menus détails qui donnent cette ambiance si particulière et cette impression de vie grouillante qui sert à merveille ces récits sur cette favela.

Les histoires proposées par Eldiablo sont elles aussi aux petits oignons et collent parfaitement avec le style de Julien Loïs. Là aussi, on sent que Kebra et Keubla de Jano ont fait des émules. On retrouve donc ce format d'histoires courtes mais percutantes, teintées d'un humour noir et décalé que j'adore !

Alors, si vous aimez Jano foncez, vous ne serez pas déçu. Si vous ne connaissez pas Jano, foncez aussi ! Et si vous connaissez le travail de Julien Loïs et de Eldiablo, foncez aussi !!! Bref, vous voyez ce qu'il vous reste à faire !

Nom série  La Maison  posté le 27/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'avais jusqu'ici rien lu du travail de Paco Roca. C'est donc une totale découverte, et ma fois une très agréable.

Déjà, j'ai une affection particulière pour les albums au format à l'italienne. Cela donne presque toujours lieu à des mises en pages et des narrations originales. La couverture aux tons chauds pose tout de suite une ambiance et la première pierre de cette construction d'émotions et de sentiments qui vont transpirer de cet album.
Car à travers cette bâtisse, c'est l'histoire simple mais pourtant universelle de la vie d'un homme, de la maison qu'il a construite et des souvenirs de famille qui vont ressurgir. N'attendez pas d'action ; ici tout passe par le ressenti. Cette fratrie composée de deux frères et une sœur qui vont se retrouver un an après le décès de leur père va faire ressurgir tout un tas de souvenirs, oscillant entre joies et nostalgie. C'est subtil, les personnages sont criant de réalisme et on est très vite pleinement immergé dans cette histoire de famille pourtant des plus banale, mais qui nous renvoie à notre propre existence de façon percutante. Ça sent le vécu, le vivant, la vie avec ses tracas et ses petites et grandes tragédies.

Le dessin de Paco Roca, tout en ligne claire très épurée n'en est pas moins des plus expressif et appuie pleinement les intentions et les sentiments qu'il veut nous faire partager. Surtout que sa mise en couleur, très douce mais tout en contraste, va également appuyer cette volonté. Paco Roca s'amuse également du format à l'italienne quitte à parfois un peu brouiller les pistes narratives classiques dans sa mise en page, mais sans jamais nous perdre.

Bref, vous l'aurez compris, avec "La Maison", vous avez entre les mains un petit écrin de nostalgie, mais qui ne donne pas non plus dans le larmoyant, simplement dans le vivant et ce qui fait une vie.

Nom série  Trashed  posté le 24/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Toujours dans la même verve et trempé de son style graphique inimitable, Derf Backderf remet le couvert en abordant cette fois-ci le sujet des déchets... De prime abord, on se dit que cela va être beaucoup moins mystérieux que Mon ami Dahmer, moins rock'n roll et déjanté que Punk Rock et mobile homes, et c'est là qu'on se trompe.

Derf Backderf a le chic pour nous embarquer dans ses histoires improbables, toujours avec cet humour un peu potache et décalé des grands ados/jeunes adultes qui caractérise ses personnages principaux. Là, c'est en nous relatant son expérience d'éboueur qu'il réussit à nous donner un visu assez affligeant (mais en même temps peu surprenant) de ce que notre société produit, consomme et finit par (tenter de) se débarrasser. D'une anecdote liée au temps qu'il subissent, au contenu toujours plus farfelu ou dégoutant de ce qu'ils doivent évacuer, Derf Backderf tire cyniquement le portrait d'une société qui se moque de ce qu'elle laisse derrière elle et des conséquences de son mode de vie.
Heureusement, derrière ce message déprimant, non pas nouveau, mais traité de façon décalée, on s'amuse des situations et des personnages truculents qu'il fait apparaitre au fil du récit.

Encore un très bon cru, fidèle au talent de son auteur, dont je ne peux que recommander la lecture.

Nom série  Fight Club 2  posté le 23/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahhhh !!!! Fan du roman de Palahniuk et du film tiré de celui-ci, voilà un album que j'attendais au tournant, tant j'étais impatient de retrouver ce cher Tyler et le chaos taillé sur mesure pour tout GPS qui guide notre barjot de service. Surtout que là, c'est Chuck Palahniuk lui même (l'auteur du roman) qui reprends du service, avec le non moins très bon Cameron Stewart au dessin, dont j'admire aussi le talent (je vous renvoie vers son EXCELLENT Sin Titulo sorti chez Ankama).

Nous voilà donc 10 ans plus tard, Sebastian est sous traitement pour tenir Tyler bien rangé au fond de sa boîte crânienne. Il est marié à Marla, dont ils ont eu un fils, Junior, et sont petibougeoisement installés dans un petit pavillon de banlieue à tenter de vivre la vie de tout un chacun. Sauf que forcément ça ne va pas durer bien longtemps ! Marla va finir par substituer les médocs de Sebastian par du vulgaire sucre et ainsi rouvrir la boite de Pandor... Et le moins qu'on puisse dire c'est que ça va pas trainer à partir en live !

Et c'est là tout le paradoxe de cet album. C'est que ce chaos, inspirateur et feu primitif de Tyler Durden va petit à petit déborder sur le récit. Ça part un peu dans tous les sens, chaque personnage jouant sa partie. De Marla, qui aidée d'une armée de malades de la progéria, part mener son enquête pour retrouver leur fils disparu, à Sebastian qui lui aussi va mener ses recherches en reprenant les traces du fight club, et un Tyler qui poursuit son objectif de remise à plat du monde, on en prend plein la tête !
Surtout que graphiquement, Cameron Stewart, s'amuse lui aussi ! Les pages de cet album sont parsemées de médoc ou encore de pétales de fleur qui viennent en surrimpréssion des cases, masquant aléatoirement dessin et dialogues, dans un effet plutôt réussi et qui colle très bien avec cet univers.

Sauf que ce chaos ambiant finit par se manger un peu la queue et perdre un fil conducteur qui finit par se faire trop mince. Chuck Palahniuk, à force de jouer avec la narration et en finissant par se faire intervenir lui même, ainsi que les lecteurs dans le récit pour essayer de redonner corps et cohérence à cette histoire, en fait un peu trop à mon goût. Ok, le chaos est le chaos... Mais jusqu'où peut aller cette expérience sans perdre le lecteur ? Je ne suis pas sûr que cette façon de faire soit du gout de tout le monde. Même moi, fan de la première heure, j'ai du m'accrocher pour aller au bout de cette histoire.

Alors, attention. A vouloir trop en faire, les auteurs manquent de peu de perdre leur lecteur. Une lecture qui demande de la persévérance, un gout pour l'expérience et le bordel. Amis cartésiens, je ne pense pas que cet album soit fait pour vous !

(3.5/5)

Nom série  Sept mages  posté le 23/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plutôt amateur du travail de Serge Lehman (son très bon L'Esprit du 11 janvier avec Gess en est le dernier exemple), même si j'ai parfois un peu de mal à le suivre dans certaines de ses publications, j'étais curieux de le voir s'atteler à cet exercice un peu formaté de la collection "Sept" qui réserve du bon et du moins bon.

C'est Emmanuel Roudier qui se colle au dessin, dans un style semi réaliste très bien posé et efficace. J'ai également bien aimé le traitement qu'il accorde aux créatures fantastiques, que ce soit les goules de l'armée du nécromant qui veut envahit le royaume de Cocaigne, ou les différents mages qui vont œuvrer de concert pour tenter de sauver le royaume.

Mais sorti de cela, je n'ai pas réussi à rentrer vraiment dans cette histoire ou tout du moins à me faire happer. Car si la narration est bonne et si l'histoire se tient, rien de bien transcendant ni de vraiment bien original dans tout ça. Et si le fait de convoquer différents mages apparentés à des croyances ou références différentes est intéressante (chrétien, romain, grec, cartésien et paganisme), j'ai déjà trouvé que leur ralliement à cette cause se faisait un peu trop facilement, tout comme la fin du récit, mais là je ne peux rien dire.

On a donc un album qui tient la route, avec un bon traitement graphique, mais qui pêche par son manque d'originalité sorti de quelques idées qui relève légèrement le tout.

(2.5/5)

Nom série  Big Man Plans  posté le 21/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhhhhh !!! La voilà la BD complètement déjantée que j'attendais depuis quelques temps !!! Eric Powell est de retour, et il ne fait pas semblant avec cet album !

La couverture nous mets d'emblée au parfum : et y'a pas tromperie sur la marchandise ! Ça va saigner ! Car notre Big Man (un nain un peu véner' au passé douloureux) a comme une grosse envie de se soulager et de crier VENGEANCEEEEEE !!! Et comme tout artisan amoureux du travail bien fait (Môôôssieur est bricoleur...), on appréciera le soin qu'il porte à l'ouvrage et son abnégation.
Comme une grenade restée trop longtemps goupillée, ce récit nous pète à la gueule, tant par son histoire que par son dessin. Ici, pas de chichi, on ne joue pas avec la dentelle. Une dent est une dent ; une pince est une pince... Une promesse est une promesse...

Heureusement, ce récit ne se contente pas de se la jouer Boucherie Sanzot. L'histoire est tout d'abord sacrément bien construite, alternant les flashbacks et les petites révélations qui nous font avancer et comprendre les motivations de notre nain. La psychologie des personnages est solide et bien amenée, sans lourdeur, et l’alchimie de ce petit cocktail Molotov n’attendait qu’une étincelle pour inaugurer ce joli feu d’artifice.

Le dessin n’est pas en reste. Il soutient de façon percutante et sinistrement réaliste le parcours de notre demi-portion de service, sans être avare sur les détails. Eric Powell se fait ici plaisir en mettant en scène l’histoire qu’il co signe avec Tim Wiesch, et ma fois, le sieur est partageur, car on en prend nous aussi plein la gueule !

Une TRÈS bonne BD uppercut, comme je les aime, et dont je recommande plus que chaudement la lecture pour les amateurs du genre !

Nom série  Tyler Cross  posté le 04/10/2013 (dernière MAJ le 21/05/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec la revue numérique "Pr Cyclope" que j'ai découvert "Tyler Cross" en feuilleton.

Ma première surprise avec cette version papier fut donc de découvrir qu'il s'agissait d'une version colorisée ! Car la version numérique était proposée en noir et blanc, ce qui collait à merveille à cette histoire. Petite appréhension donc... mais vite dissipée. La mise en couleur assurée par Laurence Croix est efficace et donne chaleur et intensité au coup de patte minimaliste et contrasté de Brüno. (Bon après, j'aime tellement le noir et blanc... )

Et du côté du scénario, c'est Fabien Nury qui s'y colle. Cool, ça ! Moi qui suis ses différentes productions avec attention et plaisir, c'est tout content que je retrouve l'association de ces deux auteurs qui ont su me conquérir en douceur. J'avais déjà beaucoup aimé Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle et retrouver ce duo aux commandes d'un polar bien trempé, ça fait plutôt plaisir.
Surtout qu'avec "Tyler Cross" on n'est pas déçu. Les codes du genre ont bien été assimilés et nous sont restitués à merveille ! Ça sent le Tarentino, les frères Cohen et tout le tiroir caisse classique des bons polars et autres thriller US.
Une histoire au cordeau, bien sombre, avec des personnages tous plus retors les uns que les autres et prêts à tout pour mettre la main sur le grisbi qui sert de point de départ à cette histoire... Tous les ingrédients sont là et mitonnés avec soin pour nous proposer un album que vous ne lacherez pas avant d'en être arrivé à son terme.

Du très bon polar à ne pas rater pour les inconditionnels du genre et à découvrir de tout urgence pour les autres.

*** 2e tome ***

Fabien Nury et Bruno remettent le couvert pour un deuxième tome tout aussi percutant que le premier !
On retrouve cette fois notre Tyler Cross qu'on croyait plus ou moins rangé directement dans une de ces prisons paumées dans le trou du cul des États-Unis, où la loi se résume au bon vouloir de celui qui la dirige.
Comme dans le précédent opus, la brochette de personnages qui nous est proposée est des plus truculentes, tout en gardant ce côté classique en allant compter fleurette avec les codes établis du genre. C'est dur, impitoyable, violent et noir, comme tout bon polar qui se respecte.
Une nouvelle fois, la qualité du scénario alliée au dessin toujours aussi efficace et stylé de Bruno enfoncent les derniers clous d'une bière fraichement sortie de l'atelier d'un croquemort qui connait son boulot !

Une série à lire pour tout amateur de polar !

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