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... a posté 900 avis et 186 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  OSS 117  posté le 08/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop là ! Encore une adaptation d'un "classique" de la littérature... Ok, ok, mais j'ai mis des guillemets, hein ! Par "Classique", on est loin du Zola ou du Hugo, mais plutôt dans le classique de gare. Car OSS 117, avec ses plus de 250 romans et ses 75 millions d'exemplaires vendus dans le monde, ce n'est pas rien non plus !
Notre héros, Hubert Bonisseur de La Bath, avait déjà repris des couleurs avec les adaptations au cinéma par Michel Hazanavicius (avec Jean Dujardin dans le rôle phare). Pour ma part j'avais bien aimé ce côté décalé à la limite du parodique.

Ici, on se retrouve au final un peu dans un ente deux. Ce n'est pas une adaptation fidèle, mais pas non plus une parodie. On est plus proche du scénario Jamesbondesque avec action, rebondissements, trahison, jolies femmes qui tombent forcément dans les bras de notre héros, tout ça sans les gadgets le tout avec quelques petites saillies humoristiques. Les amateurs du genre espionnage devraient s'y retrouver sans trop de problèmes.

Pour ce qui est du dessin, j'ai préféré le trait d'Andrea Cuneo dans le second volet que celui de Rinaldo Pino (ainsi que la mise en couleur). On se retrouve avec un dessin réaliste assez académique (voire un peu figé dans certaines séquences - j'ai trouvé un peu ratées dans le 2nd tome les scènes de baignades par exemple -) mais qui sied bien à cet univers et au genre. Mention spéciale aux très belles couvertures très vintage et 70' qui m'ont un peu fait penser à l'illustrateur Rober McGinnis.

Alors si vous avez envie de passer un petit moment de détente et que vous aimez le genre espionnage, cette série fera parfaitement l'affaire !

Nom série  Grippy  posté le 11/07/2015 (dernière MAJ le 08/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et un nouveau spin off ! Un !

Avec le succès de la série principale Les P'tits diables, Duddo relance la machine à gags en une planche, avec cette fois-ci Grippy, le chat de nos deux petits monstres, pour tenir le haut de l'affiche.

J'avoue m'être lancé dans cette lecture avec une certaine circonspection, un peu dubitatif quant à l'humour qu'on allait nous servir. Si j'aime bien la série mère, je ne voyais vraiment pas ce que l'auteur allait trouver pour nous donner un peu de personnalité et d'originalité à ce personnage secondaire...

Et ma fois, ça finit pourtant par prendre. J'ai eu un peu de mal à me faire à ce duo et à ses habitudes culinaires monomaniaques, mais les différents personnages secondaires qui viennent égayer le quotidien de cette grand mère et de son chat finissent par faire monter une mayonnaise acidulée qui nous les rends attachants. Moi qui suis d'habitude plutôt du genre réfractaire au gag de répétition, j'ai par exemple adoré dans le second tome cette histoire de croco' squatteur de boîte au lettre qui mange/a mangé tout ceux qui lui passent sous les crocs

Bref, plutôt une agréable surprise que cette série dont je n'attendais pas grand chose, mais qui au fil des pages a su tisser et partager une tendresse entre une mamie pas si gâteau que ça et un chachat qui cache bien son jeu.

Un bon 3.5/5

*** Après lecture du 3e tome ***

J'ai eu un peu peur en attaquant ce 3e opus. On retrouve avec joie notre petite smala de personnages loufoques, mais justement le début de l'album commençait à sentir le "déjà lu" malgré l'entrée en jeu de cette "nouvelle voisine".
Heureusement, l'entrée en scène de nouveaux personnages - et non, ce n'est pas la voisine... (qu'on ne verra d'ailleurs jamais ^^ ) va relancer la dynamique qui m'avait accroché dans les titres précédents.
Grippy reste donc une série efficace et drôle qui plaira aux enfants (et aux amateurs de cookies), même s'ils ne connaissent pas forcément la série des P'tits Diables.

Nom série  La Petite Mort(e)  posté le 05/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est sans connaître la première série de l’auteur « La petite mort » que je découvre ce nouvel album, qui sans être une suite, en reprend les personnages principaux (mais la lecture de la 1ere série n’est pas indispensable). Sauf que cette fois-ci, Julien, le fils de la petite-mort qui a repris le flambeau de pôpa va lui aussi être père… mais d’une fille… Alors forcément machiste comme il est, c’est juste impensable et c’est le drame.

Si le pitch est plutôt drôle et permet à l’auteur de fourbir un humour acerbe sur le thème des relations homme/femme, j’ai trouvé l’ensemble assez inégal. Entre l’humour parfois (très) noir – qui lui est loin de me déranger – un autre plus scato’ – qui lui m’ennuie plutôt qu’autre chose – et un dernier volet d’intermèdes publicitaires déjantés, le spectre est un peu fourre-tout et assez inégal à mon goût. Si certains gags m’ont bien fait marrer, d’autres m’ont plutôt fait souffler qu’autre chose.

Et graphiquement on retrouve un peu le même décalage. Mention spécial tout d’abord à l’objet : une très chouette réussite ! Format moyen peu commun et une première de couv’ très réussie qui donne envie d’ouvrir l’album. Ensuite ça se complique. Fi du noir et blanc qui caractérisait la série mère et qui a mon sens collait très bien avec ce personnage de la mort ; là, même si celui-ci domine, il s’émaille de couleurs assez tranchées qui ne sont pas toujours très heureuses. Si le violet des cheveux de la Petite Morte ou le rouge de certaines scènes sanguinolentes sont pertinents, les intermèdes publicitaires ou certaines planches jouant avec la couleur sont pour moi sans trop d’intérêt.

Malgré un bel objet et les bonnes idées qui s’égayent au fil de l’album je sors donc de ma lecture un peu déçu et pas franchement conquis. Dommage.

Nom série  Dead Body Road  posté le 03/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une lecture qui ne restera pas forcément dans les anales, mais qui a au moins le mérite de jouer son rôle de divertissement quand on est amateur de ce genre un peu bourrin. Je comparerais volontiers cet album à un épisode d'une quelconque série TV genre polar/thriller qu'on se cale sous la dent creuse en mode digestif quand on a pas envie de se prendre la tête en fin de soirée.

En effet, Justin Jordan nous propose un oneshot qui, s'il est efficace, manque tout de même cruellement d'originalité. Prenez un ex-flic dont la copine policière se fait buter lors d'un casse foireux, qui décide de se venger... et voilà, merci, au revoir... Bon, ok, les méchants sont méchants, les gentils sont gentils... ah non, ils cognent dur aussi... et l'album mâtiné de rencontres allègrement saupoudrées de gnons et de bastos impose son rythme et ses cadavres pour arriver à son terme sans véritable surprise.

Côté dessin, Matteo Scalera maîtrise son sujet et sait mettre en forme cette violence et cette énergie que lui sers Justin Jordan. C'est efficace et stylisé, dynamique à souhait, je regrette juste que le personnage principal soit aussi caricatural.

Alors, si l'envie de poser votre cerveau le temps d'une lecture avec une ch'tite infu' d'hémoglobine pour bien dormir vous tente, cette lecture fera parfaitement l'affaire, sinon, faudra passer à autre chose.

(2.5/5)

Nom série  Tourne-disque  posté le 03/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui m'a laissé plutôt indifférent... ou plutôt sans vraiment trop savoir quoi en penser. Ni très bon, ni mauvais, son équilibre trop parfait tant au niveau du scénario que du dessin est à la limite de l'agaçant.

Benoît Zidrou qui pourtant dans ses dernières productions m'avait épaté par son sens des personnages nous propose ici un récit qui me donne l'impression de rester le cul entre deux chaises. A trop vouloir suggérer, on manque parfois de mordant, surtout quand certains sujets pourraient comme ici s'y prêter.
En effet, cette histoire d'une amitié entre un grand musicien belge et un esclave noir travaillant dans la famille de notre violoniste comme "tourne-disque" est touchante dans un certain sens, mais manque un peu d'aspérités ou de regard critique quant à cette situation coloniale. Alors oui, cet album ne cherche justement pas à ce positionner en tant que critique frontale du colonialisme tout en cherchant par les suggestions à montrer la bêtise ou l'insouciance des colons de l'époque, mais du coup c'est quelque part un peu dérangeant.

Quant au dessin de Raphaël Beuchot, s'il est juste, je l'ai trouvé un peu trop épuré. De plus la colorisation un peu fade accentue cette impression de manque de contraste ; quand l'action se déroule au Congo, on pourrait s'attendre à un traitement plus solaire et contrasté pour donner à voir un pays du continent africain.

Bref, l'histoire se laisse lire sans mal mais sans vraiment vous accrocher ; non pas que cet album soit raté, mais plutôt qu'il manque un peu de chaleur et de contrastes tant dans le dessin que le récit qui nous est proposé.

Nom série  Satanie (Voyage en Satanie)  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec la version intégrale publiée dans la toujours aussi magnifique collection Métamorphose de chez Soleil que je découvre cette série. Une nouvelle fois, l'objet est très réussi et donne énormément envie de se lancer dans sa lecture (surtout quand on voit la couverture ratée à mon goût du premier tome qui était sorti chez Dargaud...)

Après la belle claque prise il y a quelques années par le même duo d'auteurs avec Jolies ténèbres, j'attendais pas mal de cette série, mais j'avoue être cette fois-ci un peu resté sur ma faim. Autant dans Jolies ténèbres j'avais été scotché par ce contraste violent entre le fond et la forme, autant là le dessin de Kerascouët n'a pas le même mordant. Et même si le récit concocté par Fabien Vehlmann fourmille d'idées originales, de créatures extraordinaires et de moments truculents, la globalité de l'histoire ne m'a au final pas plus emballée que ça et ce ne sont pas les quelques longueurs qui s’accumulent au fil du récit qui remontent mon impression globale.

Alors, malgré de bonnes idées, de très bonnes scènes et une imagination impressionnante, le tout reste pour moi en deçà de ce que j'ai pu apprécier dans les autres productions de ces deux excellents auteurs. Dommage.

(2.5/5)

Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Se lancer dans la lecture des "Ogres-Dieux" c'est retrouver le plaisir ambigüe des contes cruels de notre enfance. Et quel plaisir ici, tant l'univers proposé est riche, tant dans le contenu que dans la forme !

En effet, la collection "Métamorphose" de chez Soleil cultive l'art du bel objet, et cette série ne fait pas exception à la règle. Il n'est qu'à voir le format de ces albums ! Rien ne semble assez grand pour faire rentrer ces ogres-dieux dans les cases. Ensuite, le trait remarquable de Bertrand Gatignol et sa somptueuse gestion des noirs donne à cette série toute la force et la noirceur nécessaire pour parfaire ces sombres histoires. Enfin, le découpage narratif en chapitres entrecoupés de courtes récits écrits nous relatant l'histoire ancienne de personnages ayant eu un rôle important dans cet univers apporte encore un plus à cette série en étoffant de manière originale l'histoire de ces ogres tout puissants.

A ce jour deux tomes constituent cette saga dantesque. "Petit", le premier tome, piochait allègrement du côté du Petit Poucet avec l'histoire de ce fils d'ogre qui nait "tout petit" et dont le père veut se débarrasser. Tous les ingrédients sont déjà là, du graphisme soigné aux décors majestueux où s'égayent ces ogres-dieux consanguins tous plus ou moins dégénérés à la cruauté sans pareil. Après un tel premier tome, la suite se faisait forcément attendre au tournant, et "Demi-sang" relève allègrement le pari de faire encore plus fort que "Petit". En effet, on retrouve ces décors démesurés alliant baroque et gothique qui confère à cet univers toute la noirceur et la grandeur, tout en attachant encore plus d'importance à la psychologie des personnages que l'on découvre ici, notamment celle de Yori, le personnage principal. Si le scénario est à mon sens encore plus affuté que le premier, le dessin n'est pas en reste et gagne lui aussi en puissance.

Tout cela conjugué nous donne au final une série d’une rare richesse et puissance graphique comme on en lit trop peu souvent à mon goût. Un "must have" qui frise à mes yeux la perfection ; si la suite prévue est du même tenant, cette série basculera sans aucun doute dans mon petit panthéon des séries cultes.

Nom série  No body  posté le 05/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un thriller qui m'a vraiment accroché ! D’emblée j'ai été scotché par cet album vraiment bien foutu !

De Metter nous immerge très rapidement dans ce thriller construit à la manière d’une série télévisée. En fait, il compte réaliser des saisons sans personnages récurrents. Ce premier volume sera suivi de trois autres pour composer la première saison. Trois autres saisons suivront avec des contextes et des protagonistes totalement différents.

Dans ce premier tome, on est tout de suite saisi au colback grâce à un personnage principal qui a de la gueule, une psychologue qui m'a doucement fait penser à la jeune Clarice Starling du Silence des Agneaux et une plongée en flashback dans l’Amérique de la fin des années 60. Tout ça s'enchaîne parfaitement et on est très rapidement plongé dans cette histoire où tout semble être construit et tourner autour de l'identité, des apparences, la confiance, la trahison et la disparition.
Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte totale qui fait la saveur du genre, mais pour ce qui me concerne j'ai vraiment hâte de lire la suite.
Surtout que côté graphique, le style très personnel de De Metter qui peut surprendre au début, m'est de plus en plus agréable à l'oeil et colle parfaitement à ce récit noir et très bien structuré.

Un des meilleur thriller en BD lu ces derniers temps, en espérant que la suite soit du même tenant !

Nom série  Sangre  posté le 04/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une nouvelle série de "Planet-Fantasy" d'Arleston me direz-vous... tout comme moi en attaquant cette lecture. Au bout de 4 pages je me suis dit que j'allais avoir droit à un triste mix piochant allègrement dans Lanfeust, Alim le tanneur et je ne sais quoi encore...

Heureusement, passé une introduction des plus classiques et l'installation de l'univers où va évoluer notre jeune héroïne, l'intrigue a commencé à prendre corps et à titiller ma curiosité. En effet, après le massacre de sa famille, la jeune Sangre va découvrir en intégrant une école réservée aux classes supérieures de la société qu'elle est la dépositaire d'un pouvoir lui permettant de stopper le temps pendant quelques secondes. Malheureusement cette vie de château ne va pas durer. C'est à l'école de la rue qu'elle va grandir, accompagnée de son chien, de son pouvoir et de son désir de vengeance qu'elle entretient savamment...

Le dessin d'Adrien Floch est agréable et efficace mais manque un peu d'originalité à mon goût (Les amateurs de Tarquin et de ses séries hybrides autour de Lanfeust s'y retrouveront pleinement). Partir sur une nouvelle série aurait pu être l'occasion de donner un petit coup de frais et de lifting à ce genre.

Alors, au final, je sors de cette lecture plutôt agréablement surpris par ce que laissent entrevoir les tomes à venir. Rien de révolutionnaire, mais un agréable moment de lecture. Alors, ne boudons pas notre plaisir, et j'attendrai la suite avec curiosité pour affiner ma note.

Nom série  Androïdes  posté le 15/07/2016 (dernière MAJ le 02/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien en voilà de la bonne SF comme je les aime !

Jean-Luc Istin lâche un peu l'univers fantasy qu'il développe en ce moment avec ses séries comme Nains ou Les Maîtres Inquisiteurs (pour ne citer qu'eux) et s'attaque à une nouvelle série concept (ça, il aime ) avec un duo d'auteurs par tome. Et on peut dire que ça démarre sur les chapeaux de roue !

"Androïdes" nous plonge dans un univers très marqué par les lois de la robotique développées par Asimov et s'inspire des ambiances de Philip K. Dick pour nous lancer sur une enquête qui mènera nos protagonistes bien au delà du simple meurtre qui sert d'ouverture au récit.
C'est prenant, grisant, beau et adroitement mené grâce à une narration percutante et un dessin des plus réussi (chapeau à la colorisation au passage ! ). Le duo Istin/Hervás Millán s'ajuste parfaitement pour nous servir un album franchement très réussi qui met la barre assez haut et nous promet une série à suivre avec attention si la suite relève le défi de maintenir le niveau.

Un très bon moment de lecture alliant un scénario bien ficelé et un dessin magnifique dont je ne peux que fortement conseiller la lecture pour tous les amateurs de SF !

*** Tome 2 ***

Après le démarrage sur les chapeaux de roue proposé par cette série, j'étais curieux de voir ce que le second opus allait donner, surtout que celui-ci, tout en référence à Ulysse, ne pouvait que titiller ma curiosité... Verdict ? Un bon album, mais un ton en dessous du premier.

En effet, le dessin de Geyser est bon, surtout dans ses décors et ses mises en scènes, que ce soit dans l'espace ou sur Terre. J'ai adoré toute la première partie qui se déroule à bord du vaisseau. Par contre j'ai un peu plus de mal avec ses personnages que je trouve un peu trop "dessin animé" dans le style à mon goût.
C'est du côté du scénario que l'album pêche légèrement. Tout se tient, les idées de base qui constituent la trame sont bons et fonctionnent, c'est juste que j'ai trouvé l'ensemble un peu trop linéaire. Trop peu de surprises pour l'amateur d'ovni en papier que je suis.

L'ensemble donne tout de même un album agréable à lire, mais qui à mon sens reste un brin en dessous du premier qui avait mis la barre très haut.

*** Tome 3 ***

Après un second tome qui avait mitigé mon engouement pour cette série partie sur les chapeaux de roue, ce troisième opus m'a plutôt séduit.

D'une part parce que j'ai largement apprécié le dessin d'Emmanuel Nhieu qui donne au scénario de Sylvain Cordurié un visuel tout à fait raccord avec ce récit, que ce soit dans les décors post apocalyptiques, ou les extraterrestres contre lesquels vont lutter nos protagonistes. D'autre part, parce que le récit qui nous est proposé et la révélation finale tiennent plutôt très bien la route. Si le personnage principal et son côté vanneur vu le contexte pourront en énerver certains, moi j'ai bien aimé ce caractère un peu revêche et "casse-couille" qui compose un caractère particulier à notre "héros malgré lui".

Ce nouvel épisode sonne en tout cas très juste dans cette série dédiée aux androïdes. Un bon moment de lecture qui me fait remonter ma note globale à 4.

Nom série  Otto, l'homme réécrit  posté le 31/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et voilà le dernier Marc Antoine Mathieu ! Après avoir marqué la BD avec Julius Corentin Acquefacques, il est un peu toujours attendu au tournant.

L'objet est déjà magnifiquement présenté dans un étui cartonné qui révèle un album formaté à l'italienne. Moi qui suis assez fan de ce format, ça partait plutôt bien. Deuxième bon point, MAM prend pour personnage principal un artiste. Chouette, on va parler art ! Et en effet, c'est en se basant sur les performances artistiques de cet homme que MAM va développer toute une réflexion sur l'identité. Une quête universelle et intemporelle qui trouve un support approprié avec l'art et les performances de cet artiste : Otto.
Comme souvent chez MAM, mots et images vont jouer un jeu de miroirs, d'images et ici tisser l'Oeuvre à laquelle Otto va finir par vouer sa vie.

Alors si l'objet est beau et bien pensé, j'ai trouvé la narration un peu pesante. Cette voix off quasi omniprésente tout au long de l'album finit par être un peu lourde ; on est quasi à la limite du livre illustré par moment. Dommage car j'ai trouvé que ce déséquilibre faisait perdre de la force au propos et aux réflexions qu'il développe. La bande dessinée est un art où l'équilibre récit, réflexion et dessin doit être subtile pour pleinement fonctionner ; ici j'ai eu l'impression que MAM se perdait un peu dans ses réflexions philosophiques sur l'art et l'identité au risque de voir le lecteur décrocher.

Alors, malgré cette remarque, je pense que je relirais cet album et qu'il mérite le détour même si ce n'est pas pour moi le meilleur que MAM ai pu produire.

(2.5/5)

Nom série  Chronosquad  posté le 26/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et voilà que Gregory Panaccione nous revient dans un registre dans lequel on ne l'attendait pas forcément, et de façon plutôt convaincante pour notre plus grand plaisir.

En effet, c'est avec Match que j'avais découvert cet auteur, puis avec Toby mon Ami et enfin plus récemment avec Un océan d'amour. Ces trois albums ayant la particularité de ne pas utiliser de texte pour la narration, j'étais curieux de voir ce que cela allait donner dans un genre auquel il ne nous avait pas habitué : la science-fiction.
Et ma fois, c'est à mon sens une franche réussite. Le trait de Panaccione, si expressif, se marie parfaitement avec le scénario concocté par son compatriote Giorgio Albertini. Ce premier tome réussi à piocher dans des registres variés ce qu'il faut pour construire une histoire qui nous embarque petit à petit pour monter en puissance et en suspens pour nous accrocher définitivement. On referme cet album avec une seule envie : lire la suite !

Car ces quelques 240 pages se laissent dévorer sans attendre. Que ce soit l'humour qui se glisse de façon omniprésente, l'aventure et les voyages dans le temps, le côté épique et les mystères qui se dévoilent petit à petit, on trouve un malin plaisir à suivre ce bleu de Bloch qui intègre la Chronosquad, équipe de choc prévue pour réguler les problèmes pouvant survenir lors de ces vacances temporelles devenues monnaie courante.

Voilà un premier tome très réussi qui ne demande qu'à confirmer la donne dans les trois autres tomes annoncés !

Nom série  Sept Cannibales  posté le 26/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Sept cannibales" s'affiche pour moi comme le plus réussi des derniers albums de cette collection.

En effet, Sylvain Runberg nous propose un scénario dur et sans concessions dans un environnement contemporain qui accentue encore le malaise que peut susciter certaines scènes. Cette bande de mâles accrocs à tous les excès possibles qui une fois l'an se retrouve pour faire (t)ripaille fait légèrement froid dans le dos...

Au fil des nombreux flashbacks qui jalonnent la narration, on reconstitue petit à petit l'escalade de violence qui conduit ces 7 là à ces orgies annuelles qui ne sont que le prétexte à ce festin final. Sauf que cette fois-ci, rien ne va se passer comme prévu...
Le trait de Tirso que j'avais déjà bien apprécié dans Les Chroniques de Légion cadre parfaitement avec ce récit. Son dessin semi réaliste riche en détails, tant dans les décors que par exemple dans les tenues vestimentaires, donne corps et tenu à une histoire campée dans notre quotidien. Et c'est d'ailleurs ce contraste entre cette réalité que l'on connait et la monstruosité des actes de nos sept lascars qui donne cette force à ce récit.

Un album qui donne un bon coup de nerf à cette collection inégale à mon goût.
(3.5/5)

Nom série  Les Brumes de Sapa  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album qui tout comme notre jeune protagoniste vietnamienne se laisse apprivoiser lentement mais surement.

"J'étais partie me chercher et je l'ai trouvé elle" : voilà la phrase qui résume parfaitement ce parcours de vie. Lolita, jeune parisienne de 22 ans, ne sait pas quoi faire de sa vie et décide de faire un voyage au Vietnam pour tenter de donner un sens à sa vie et de se trouver. C'est à cette occasion qu'elle va faire la rencontre de Lo Thi Gôm, une jeune vietnamienne issue d'une des minorités opprimées du pays. Tout les oppose, mais pourtant cette rencontre va être le point de départ d'une relation durable qui va mine de rien changer la vie de chacune de ces jeunes femmes.

Appuyé sur un dessin assez minimaliste, tout au trait, sans couleur ni aucune case, le récit de la vie de Lolita et de ses allers-retours au Vietnam pendant dix années a fini par accaparer ma curiosité et mon intérêt. Ces deux destins emplis d'incertitudes, mais pour des raisons complètement différentes, se retrouvent liés de façon improbable que ce soit de par leurs relations amoureuses ou leurs parents. A ce sujet, l'album a d'ailleurs pris un éclairage encore différent quand, rendu aux trois quart de sa lecture, j'ai réalisé qui en était "véritablement" l'auteure ; la quête identitaire, moteur de cette BD, prend alors une nouvelle dimension.

Alors, si quelques menues longueurs peuvent se ressentir à sa lecture (vite oubliées par ailleurs), cette BD reste des plus agréable à lire grâce à la qualité de la retranscription des questionnements et des rencontres proposés, tout cela dans un style graphique épuré qui colle parfaitement au récit.
Je recommande !

Nom série  B.P.R.D. - Origines  posté le 16/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette nouvelle série tournant autour de Hellboy, Mike Mignola élargit encore l'univers qu'il a créé en s'entourant d'une prestigieuse brochette d'auteurs de comics. Il retrace les origines de ce fameux B.P.R.D. et nous propulse dans une suite d'histoires courtes où l'occulte et le fantastique sont les ressorts de cette nouvelle série.

Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, le Pr. Trevor Buttenholm, détective de l'occulte et tuteur de Hellboy, fonde le Bureau de Recherches et de Défense sur le Paranormal. Il va s'entourer de soldats aux parcours atypiques et se lancer dans des missions toujours plus périlleuses.
Le premier volume de cette série le lancera sur les traces du Projet Vampir Sturm développé par Hitler quand celui-ci, conscient de sa défaite imminente veut lâcher à la surface de la Terre une armée de vampires pour éradiquer le genre humain. Quitte à perdre, autant ne pas être le seul... Pour ce faire, Mignola aidé de Joshua Dysart au scénario, s'entoure de trois dessinateurs, Paul Acaceta, Fabio Moon et Gabriel Ba, qui nous livrent un dessin dans la droite lignée de l'univers composé par Mike Mignola, tout en y apportant leur patte personnelle.
Le second tome, parachève d'installer un univers complexe, fantastique et riche en personnages charismatiques, secondé cette fois-ci de John Arcudi à la plume. On retrouve au dessin Ba et Moon ainsi que Max Fiumara. La série s'installe tranquillement mais avec assurance. J'ai été littéralement happé par ce récit et ces aventures fantastiques dans tous les sens du terme. La narration impeccablement construite autour d'un dessin parfaitement adapté au genre lui donne force et caractère pour faire de cette série une lecture qu'on a du mal à lâcher avant la dernière page.

J'attends donc la suite de ces aventures avec impatience, et même sans connaître Hellboy on se laisse facilement prendre par ces histoires pour peu qu'on soit sensible au genre. A lire !

Nom série  La Manufacture des belles enveloppes  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon bon bon... Que dire...
Si ma note parle d'elle même, je vais quand même tenter d'argumenter cet avis défavorable.

Loin d'être réfractaire aux BD un peu borderline ou qui sortent des sentiers battus, j'avoue qu'avec cet album de Chris Oliveros, je suis resté complètement hermétique au récit qu'il propose.
Cette histoire de fabrique d'enveloppes dans les années 50' qui coule doucement suite aux évolutions technologiques de l'époque m'a ennuyé profondément. La narration m'a paru un peu poussive, du fait d'un dessin que je n'ai pas apprécié. Les personnages sont fatigants et je ne vois vraiment pas où veut en venir l'auteur dans son histoire...

Je me suis quand même forcé à finir cet album, des fois que la fin aurait offert une surprise de taille pour relever le tout... mais non...

Un album que je ne devrais pas avoir de mal à oublier rapidement

Nom série  La Grande Guerre des Mondes  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une uchronie qui démarre plutôt bien, mêlant pour le moment habilement la Grande Histoire et le célèbre roman de H. G. Wells 'La Guerre des mondes'.

Les ingrédients sont habilement dosés, donnant au récit ce petit côté épique propre aux récits d'aventure de la fin XIXe/ début XXe siècle. Bien sûr H. G. Wells est ici omniprésent, mais cela m'a aussi rappelé Conan Doyle et son roman 'Le monde perdu'.
J'ai toujours eu un faible pour ces premier récits fantastiques ou de science fiction, et c'est avec assez de curiosité que je me suis lancé dans cette lecture.

Ce premier tome prend le temps de poser les pièces d'un échiquier étriqué autour des tranchées de Verdun. L'Histoire suit son cours jusqu'à cette explosion d'un fort français qui libère à cette occasion cette machine incongrue pour l'époque protégée par un champ de force... Les deux camps sont bien en mal de donner un sens à cette "chose" et la bêtise militaire n'est pas prise au dépourvu face à l'inconnu... Richard D. Nolane joue habilement des faits et de l'imagination de Wells pour nous proposer un premier tome qui trouve le juste équilibre pour installer son récit ; reste à savoir ce que la suite nous proposera.

Le dessin de Zeljko Vladetic colle plutôt bien à cette histoire en nous proposant un trait semi réaliste assez classique mais bien maîtrisé. Je poserais juste un petit bémol à la colorisation d'Aurore Loyvet dont je ne suis personnellement pas super fan.
A remarquer aussi, la belle couverture de Pierre Loyvet.

En tout cas, je suis curieux de lire la suite pour voir comment va évoluer cette uchronie.

Nom série  Seraphin Cantarel  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je poursuis dans ma lancée des adaptations de romans en BD avec cette fois une nouvelle série policière tirée de l’œuvre de Jean-Pierre Alaux.

Je ne connaissais pas les romans de cet auteur, mais l'originalité du personnage principal a titillé ma curiosité. En effet, loin des privés classiques ou flics véreux qu'on recycle à toutes les sauces, notre enquêteur est quant à lui conservateur en chef des Monuments nationaux dans les années 70'.
Ce premier tome de cette série se déroule donc du côté de Royan où notre conservateur accompagné de son collaborateur Théo viennent inspecter le vieux phare de Cordouan qui domine l'embouchure de la Gironde. A l'occasion de cette visite, ils vont se retrouver malgré eux plongés dans une sombre histoires de meurtres...

Si l'ensemble est plutôt de bonne facture, j'ai quand même eu un peu de mal à me faire embarquer dans cette histoire. Et si il y a bien quelque chose que je n'aime pas dans les histoires policières, c'est de rester en retrait d'une enquête et de ne pas y trouver un attrait particulier.
Là, le dessin loin d'être mauvais, n'est simplement pas ma tasse de thé et manque de régularité dans le traitement des personnages surtout. D'autre part, le côté patrimonial du récit qui nous retrace l'historique du phare prend à mon goût trop de place dans la narration et casse le rythme de l'enquête dans ce format BD. Enfin, la résolution de l'enquête est à mon sens un peu trop facile tout comme la reconstitution des événements que trace Théo pour résoudre ces deux meurtres.

Bref, une BD qui part d'une bonne idée mais qui à mon avis perd de sa puissance après être passée à la moulinette de l'adaptation.

(2.5/5)

Nom série  Wonder  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
François Bégaudeau et Élodie Durand nous livrent avec "Wonder" un album assez surprenant, tant par la forme que par la façon d'aborder mai 68.

C'est au travers du regard de Renée, jeune ouvrière à l'usine de piles Wonder que nos auteurs vont poser leur regard et nous faire partager sa progressive émancipation. Sans s’attarder plus que ça sur les événements, les manifs et les aspects politiques de ce moment historique, c'est plus sur les enchainements inopinés dans le quotidien de la jeune femme qu'on va ressentir et partager son cheminement progressif vers ses nouveaux choix de vie. Elle va en effet se voir entraîner dans tout ça un peu de façon imprévue et côtoyer des gens qu'elle n'aurait jamais rencontrés si mai 68 n'était pas passé par là.

C'est fin, subtil, tant dans la narration que dans le traitement graphique soigné d'Elodie Durand. On se laisse tranquillement embarquer, comme notre jeune "héroïne" rebaptisée Wonder par ses compagnons d'émancipation, et tout comme elle, on passe de cette vie toute tracée, morose et noire, à une vie où tout semble possible et à conquérir. Les découpages et les partis pris de la colorisation donnent à cet album toute la force nécessaire pour soutenir pleinement ce récit avec une originalité des plus appréciable.

Nom série  La Bande à Renaud  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les éditions Delcourt remettent le couvert et rééditent dans un seul tome l'ensemble de ces chansons illustrées par des grands noms de la BD déjà éditées en 1986 et 1988, agrémentées de trois nouveaux titres.

Au delà du personnage grand amateur de BD, cet exercice de la mise en image est plus ou moins réussi selon les auteurs qui auront selon l'inspiration pris plus ou moins de liberté ou simplement collé aux textes des chansons. Il est vrai que la brochette d'auteurs ici réunie est impressionnante ; Cabane, Loisel, Margerin, Vicomte ou encore Boucq pour ne citer qu'eux, s'en donnent à cœur joie, chacun dans son style, et rendent un hommage réussi au grand amateur et collectionneur de BD qu'est Renaud.

L'album se lit tranquillement, et s'apprécie d'autant mieux quand on connait déjà les chansons. Un achat à conseiller aux amateurs du chanteur ou aux curieux.

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