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... a posté 746 avis et 134 séries (Note moyenne: 3.15)

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Nom série  Match  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mais c’est quoi donc encore que cette BD ??? Petit format ; couverture cartonnée souple façon manga… mais c’est pas du manga… Feuilletage rapide : pas de texte… mais ça fait quand même 280 pages ?! Et ça parle de quoi ? D’un match de tennis. Point par point. Et c’est avec un pitch et une présentation aussi sibylline que vous comptez me tenir en haleine ???

On parie ?

Car Grégory Panaccione a du talent à revendre ! Avec Match, tout va y passer : tirage au sort, service, ace, double faute, changements de côté, lob, passing shot, amorti, contre pied, volée, slice… Sans un mot (ah si ! Un “Vamos” d’auto-encouragement du joueur français vient se perdre inopinément lors de ce match !) l’auteur nous (re)fait la leçon du parfait petit tennisman qui se respecte, le tout avec un humour bien servi ! Sûr que connaître un minimum les règles du tennis aide à une meilleure compréhension du déroulé du match et permet d’en apprécier certaines subtilités, mais ce n’est même pas une nécessité.

Car ce qui fait la force de cet étrange album, c’est avant tout pour moi l’attention portée à la psychologie du joueur et de toutes les émotions qu’il traverse pendant ce match épique. Grégory Panaccione sait en une case ou en une onomatopée nous faire ressentir le désarroi, la stupeur, la joie furieuse ou la colère froide que traverse le français Marcel Coste au fil des échanges. Et comble de l’empathie, pour peu que vous ayez pratiqué ce sport, vous ne pouvez que compatir ou abonder dans ses (re)sentiments. Car Grégory Panaccione n’épargne pas son personnage ! Jusqu’au bout, physiquement et psychologiquement, Marcel Coste va devoir s’accrocher s’il veut porter bien haut ce trophée auquel il aspire.

Pour ce qui est du dessin, ici point de fioritures non plus. Sorti de cette couverture orange terre battue très efficace, le reste de l’album est en noir et blanc, servi par un coup de crayon nerveux et très expressif. qui sert à merveille le récit de ce match. Le découpage reste très classique, avec en moyenne 9 cases par planches, mis à part quelques exceptions pour mettre en valeur certains moments marquants du match. Derrière c’est fausse simplicité, Grégory Panaccione réussit ici à imposer une narration impeccable, surtout en l’absence de texte. A aucun moment il ne nous perd ; le dosage d’humour, de rebondissements et d’anecdotes est savamment dosé jusqu’à la conclusion surprenante de l’album…

La collection Shampooing de Delcourt est décidément toujours aussi étonnante. Un grand Match planqué dans un petit format !

Nom série  Magda Ikklepotts  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une bonne surprise chez Ankama avec cet album !
D’une part, le dessin de Krystel que ne connaissais pas est plus qu’agréable – et pas seulement pour ce qui est de la couverture – mais le scénario concocté par François Debois m’a agréablement surpris par son évolution au fil de l’album.

Moi qui avais un peu peur de me retrouver à parcourir les aventures revues et corrigées de « Ma sorcière bien aimée » moulinée sauce ados d’aujourd’hui, je reviens de loin !
Ça part tranquillement pour monter en puissance, en jouant même sur les codes et les talents du personnage principal. On découvre petit à petit les facettes de Magda, ses petites embrouilles pour survivre en tant que sorcière dans un monde contemporain, qui, s’il a admis leur existence, ne leur est pas moins hostile. L’intrigue évolue, se complexifie et prends de la profondeur. Le ton des dialogues très actuel est agréable et parsemé d’humour : ça fonctionne bien !

Quant au travail graphique de Krystel, on sent chez l’auteur une multitude d’influences. Mais l’histoire servie par François Debois lui permet d’évoluer aussi bien sur le terrain du réalisme que du fantastique, laissant à son imagination tout le loisir de se libérer sur certaines planches. Et tout cela est efficace ! Que ce soit le Paris actuel qu’elle dessine, celui du Moyen Age, où des scènes où la magie entre en jeu, on a une très belle cohérence graphique et un soin du détail qui fait la différence ; décors, paysages urbains ou soin des détails vestimentaires : on sent l'attention globale portée à tout cela.
Cadrages, mises en pages et colorisation donnent à l’ensemble une identité forte et servent parfaitement la narration. A titre perso, je me serais juste passé des petits clins d’œil humoristique façon manga ; non pas que je n’aime pas le manga, mais je ne vois pas trop l’intérêt de leur introduction, les dialogues apportant la touche d’humour nécessaire à l’ensemble.

En tout cas, ce premier tome m’a beaucoup plu, et j’attends donc la suite de pied ferme pour voir si tout cela tiendra la route jusqu’au bout de façon toute aussi convaincante.

Nom série  Paloma  posté le 24/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vous aimez James Bond et ses gadgets ? Vous aimez le côté vintage d'Austin Powers ? Ou encore l'humour d'OSS 117 ? Alors cette BD est faite pour vous !

Faites un joyeux mixes de tout cela, digérez-en les codes principaux et servez chaud ! A cela près, que le rôle principal est cette fois-ci dévolu à une jeune femme... Et la miss Paloma a du répondant !
Employée par le Global Italian Service, Paloma est espionne à temps complet et ne vit que pour ses missions qui la font voyager à travers le monde. Istambul, Venise, la Suisse, l'Inde... Comme pour la Légion, s'engager c'est aussi pour voir du pays ! On suit donc ses aventures sur un ton léger et débridé, le tout avec humour. Mais on est loin du côté potache d'un Austin Powers ou de la bêtise d'un Jean Dujardin ; Paloma est jolie, certes, mais intelligente et pleine d'imagination.

Voilà pour le cadre. Après ce que j'ai le plus apprécié dans cette nouvelle série c'est le graphisme soigné et pensé de bout en bout de l'album. Couverture, pages intérieures, pleines pages inter chapitres ou encore le petit dossier supplément de fin d'album : on nous sort le grand jeu !
Après, passé la découverte du style très marqué cartoon de Mojo, surtout au niveau des visages des personnages, j'ai vraiment apprécié le soin apporté aux détails, que ce soit dans les décors ou les paysages. Tout est finement pensé et stylisé pour qu'on soit immergé dans ces années 70'. Tout cela est en plus très bien mis en valeur par des couleurs et une attention portée aux éclairages et à la lumières ! On est presque dans une gestion cinématographique de tous ces éléments. D'ailleurs, la recherche des cadrages m'a totalement conforté dans cette impression.
Vous l'aurez compris, derrière cet aspect visuel apparemment simple se cache un travail graphique fouillé qui donne à l'ensemble une base solide pour constituer une bonne petite série que je vais suivre avec attention.

Attendons voir ce que nous réserve la suite...

Nom série  Fatale (Manchette/Cabanes)  posté le 23/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas lancé dans un album de Cabanes, et c'était en plus dans un tout autre registre : Dans les villages, qui m'avait plutôt laissé sceptique.

Cette fois-ci, en s'attaquant à une adaptation d'un polar de Manchette, je me disais que j'avais plus de chance d'accrocher... Mauvaise pioche...
Enfin, pas tout à fait. Car le début de l'album est plutôt réussi et accrocheur. Le dessin de Cabanes est juste parfait et nous plonge complètement dans l'ambiance de son récit ; l'immersion est complète... jusqu'à cette scène charnière où là, pour ce qui me concerne je décroche. S’ensuit une longue dernière scène d'action qui ne m'a pas convaincu et une fin d'album encore moins satisfaisante.

La faute au récit initial de Manchette ? A l'adaptation proposée par Doug Headline ? Je n'en sais rien car je n'ai pas lu le roman original. En tout cas, la frustration est grande, car ce long album (132 pages tout de même) au dessin soigné, aux couleurs recherchées et travaillées qui campent très bien les ambiances et les personnages présentés, se ramasse dans la dernière ligne droite.

2.5/5 pour le magnifique travail du dessin

Nom série  Le Vieil Homme et la Mer  posté le 21/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pari périlleux mais pari réussi pour Thierry Murat avec cette adaptation du roman d'Ernest Hemingway, maintenant classique parmi les classiques de la littérature, et dont la transposition en bande dessinée semble forcément ardue.

C'est donc avec curiosité que je me suis lancé dans cette lecture, un peu circonspect par l'ambition de ce projet. "Oser" s'attaquer à ce monument de la littérature, ça doit forcément faire peur à tout auteur, quel qu'il soit. Et en tant que lecteur un peu aussi, surtout quand on a tant apprécié ce roman... Mais en même temps, pourquoi pas. En tant qu'auteur, ça doit aussi être un vrai bonheur d'adapter ce genre de petit bijou...

Et ça ne partait pas forcément très bien... J'avoue ne pas être très fan de cette couverture pas très engageante, sombre, qui fait surtout référence aux moments nocturnes de cette histoire, alors que ce sont plus les moments solaires de ce récit qui m'avaient marqués.
Heureusement, dès qu'on passe cette couverture bleu nuit, on plonge dans la lumière et la chaleur de La Havane. Le temps d'un clin d’œil mesuré glissé sur un mur de la ville : "Cuando mas oscura esta la noche va a salir el sol", tout est déjà écrit, planté... Il ne reste plus à chacun qu'à jouer son rôle. Manolin le jeune garçon qu'on a fini par empêcher de partir pêcher avec lui ; Santiago le vieil homme qui ne pêche plus rien et dont tout le monde s'est détourné... sauf Manolin à qui il a tout appris.
Mais il sait qu'il lui reste un dernier combat à mener et c'est cette confrontation entre ce vieux pêcheur et cet espadon gigantesque qui va nourrir et constituer le cœur de ce récit.

Thierry Murat, dont je n'avais rien lu jusqu'ici, fait mouche. Son trait, noir, épais et rugueux quand il faut, contraste avec la sobriété des couleurs qu'il impose. Qu'il passe de la chaleur de Cuba et de sa lumière crue à ses nuits fraiches et sombres en mer, on est tout de suite en pleine immersion. On est avec ses personnages.
Murat joue très bien des alternances qui composent sa vision du roman d'Hemingway ; alternance dans le travail d'écriture, entre voix off et les bulles ; l'alternance couleurs froides, couleurs chaudes, du jour et de la nuit ; alternance enfin dans son jeu de composition de ses planches : cadrages, découpage, doubles pages, on sent qu'il a pris plaisir à nous rendre ce bol d'air et cette leçon de vie. Il nous restitue cet espace que la ténacité de ce vieillard va chercher à force de conviction...

Alors si l'histoire en elle même n'est pas une surprise (du moins pour moi qui connaissais le roman), l'adaptation que nous propose Thierry Murat en est une très bonne ! Une lecture que je recommande chaudement !

Nom série  NonNonBâ  posté le 18/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est complètement par hasard que je me suis retrouvé avec cet album en main, au détour d'un passage chez un ami. Il me dit, "Tiens, je sais que tu aimes bien la BD et je Japon, tu as lu ça ?" et me voilà reparti avec "NonNonBâ"...

J'aime la qualité de la production de Cornelius, même si j'ai parfois beaucoup de mal avec le côté "expérimental" des travaux qu'ils proposent. Mais j'avais le souvenir que l'album avait reçu un accueil plutôt favorable (sans pour autant savoir qu'il avait reçu le Prix du meilleur album à Angoulême en 2007, je l'ai découvert en écrivant cette critique). C'est donc curieux, mais sans à priori que j'ai attaqué ma lecture.

La première chose qui m'a frappé, c'est le contraste dans le dessin de Shigeru Mizuki entre ses personnages et les décors. Autant, ses décors et surtout les paysages, peuvent sembler très soignés, autant ses personnages sont à la limite de la caricature. Cet air bonhomme, tout en rondeur n'est pas sans rappeler le trait fluide de Tezuka, tout comme son traitement des yokaï, ces êtres fantastiques et divins. Mais une fois cette surprise passée, je me suis rapidement habitué à son style, très expressif, qui permet d'accaparer toute notre attention et de rendre ce récit très fluide et prenant.
Car cette histoire s'étire sur plus de 400 pages, et même si au final il ne s'y passe pas grand chose, on découvre un Japon d'avant guerre tout en contrastes. Shigeru Mizuki y distille de façon expressionniste, non pas en couleurs mais en sensations et en réflexions, les différentes facettes d'une société dans laquelle il a grandit, où modernité et tradition, campagne et urbanité, fantastique et dure réalité s'entrechoquent allègrement. Tout cela nous est merveilleusement retranscrit à travers le regard mur de l'auteur alors enfant et de cette pauvre vieille femme : NonNonBâ.

Si au début, je n'étais pas plus emballé que ça par cet album, je me suis vite rendu compte que j'étais content de reprendre ma lecture qui s'est étalée sur une bonne semaine. C'était comme de retrouver les personnages d'une série dont on partage le quotidien et qui mine de rien vous sont devenus familiers.

Un très bon album, qui derrière une apparente simplicité révèle une grande force grâce à des personnages marquants. A lire !

Nom série  Michel Risque  posté le 15/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avant tout curieux que je me suis lancé à l'assaut de ce monument de la BD québecoise.

Curieux tout d'abord, parce que malgré mes connaissances dans le monde de la BD franco belge, du manga et du comics, c'est en recevant la présentation de cet album par les éditions la Pastèque que j'ai pris conscience que je ne connaissais rien de la BD québecoise.

Monument ensuite, parce que Michel Risque se révèle être LE héros québécois, celui qui a marqué ce média et quelques générations de lecteurs outre Atlantique, car ses aventures ont vu le jour dans le milieu des années 70'.
Monument (bis repetita) enfin, car l'album que nous proposent les éditions la Pastèque est tout simplement magnifique. Bel objet au format racé de près de 200 pages, cette intégrale nous sort le grand jeu. Car si cette maison d'édition avait déjà eu la bonne idée de republier ces aventures en plusieurs tomes depuis 2005, la réalisation d'une intégrale en 2 volumes aurait pu paraître étrange, voire un brin mercantile, mais la qualité du travail et du résultat proposés clouent rapidement le bec à ce genre de considérations. Entre la préface de Sylvain Lemay et les archives présentées qui suivent, on est gâtés ! Franchement, moi qui ne suis pas spécialement un adepte de ce genre d'exercice, parce qu'on n'y apprend souvent pas grand chose ou que c'est également souvent du cirage de pompe en règle, on a là un véritable travail de présentation basé sur un contenu riche et des illustrations pertinentes.

Viennent ensuite (pour moi) la découverte du personnage en question et de ses fameuses aventures...
J'appréhendais un peu après une si belle introduction de m'ennuyer dans cette lecture ou de rester hermétique à l'humour proposé. Car, oui je peux être un peu difficile pour ce qui est de l'humour, surtout en bande dessinée. Mais au final je ressors plutôt conquis par le personnage, malgré un point ou deux que j'ai trouvés moins bien gérés, comme par exemple l'avalanche de références à des personnages rencontrés dans d'autres épisodes ou le résumé de l'épisode précédent qui introduit chaque épisode.
Car Michel Risque est construit comme une véritable série, qui ne prend jamais fin. Les épisodes se succèdent racontant une histoire en soi, et la suivante peut passer à tout autre chose. Si cela peut sembler déroutant au début, on s'y habitue rapidement, surtout que la récurrence de certains personnages secondaires étoffe cet univers particulier dans lequel évolue Michel Risque. On a finalement vite fait de se laisser happer par le rythme soutenu de ses aventures que valorise parfaitement cette édition en intégrale.

Pour ce qui est du dessin, Real Godbout nous propose une ligne claire très efficace et stylée dont on perçoit l'évolution au fil des aventures (encore merci l'édition intégrale). Son trait s'affirme et gagne autant en précision qu'en fluidité. Son sens du détail enrichit également ses planches pour lui donner plus de crédit et ajouter quelques petites touches d'humour discrètes pour qui saura prendre le temps d'observer chaque case.

Alors, vous l'aurez compris, c'est une TRÈS agréable surprise que cet album et la découverte de ce personnage atypique. Merci la Pastèque pour ce formidable travail, mais merci bien sûr aux auteurs Real Godbout et Pierre Fournier pour cette pépite !

Nom série  CRA - Centre de Rétention Administrative  posté le 11/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On a tous entendu parler des CRA (Centre de Rétention Administrative) si l'on suit un tant soit peu les informations et l'actualité, même sans être directement concernés. Mais tout ça est bien flou pour une grande majorité d'entre nous.

Jean-Benoît Meybeck nous ouvre donc un peu les yeux sur l'opacité et les conditions assez inhumaines dans lesquelles la France traite les migrants qu'elle détient en rétention. Cet album nous propose donc une suite de témoignages alternant deux points de vue ; celui de migrants confrontés à ce mur de l'administration française, et celui des associations qui militent en leur faveur. C'est d'ailleurs à la suite d'une manifestation dans le cadre de la campagne « Open access now, ouvrez les portes », qui depuis 2012 se bat pour pouvoir visiter ces prisons pour migrants, que naitra l'idée de cette BD.
Inhumanité, violences, absurdité administratives, politique du chiffre, racisme, condamnation par l'Europe et opacité de son fonctionnement : la liste des griefs contre ces centres est longue... mais pourtant, leur fonctionnement se perpétue...

Jean-Benoît Meybeck nous rend compte de tout cela de façon brute et percutante, avec un noir & blanc simple et parfois rocailleux. Le graphisme s'adapte à chaque récit, feutre ou crayon, traits fins ou noirs épais, mais restituant toujours ce sentiment d'incompréhension, de mal être ou d'impuissance.

Un travail militant fort et efficace, qui ne laisse pas indifférent au sortir de sa lecture.

Nom série  Hard Melody  posté le 09/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Wow ! Une bonne claque graphique que nous colle là Ming Lu !

Attiré tout d'abord par les premières planches qui nous font monter sur scène avec les membres d'un groupe de rock, j'ai très rapidement plongé dans ce récit que nous livre l'auteur.
D'une part parce que le graphisme est assez époustouflant, mais également parce que, loin de se cantonner à la banale histoire d'un groupe de rock, Ming Lu nous propose un regard incisif sur la société chinoise de la décennie passée.

Revenons sur le graphisme d'abord. Ming Lu impose un noir & blanc à l'hyper réalisme impressionnant. Et moi qui suis d'habitude assez peu réceptif à ce style graphique, j'avoue être cette fois-ci tombé en admiration devant son talent. Car si souvent cette façon de dessiner me laisse de marbre, Ming Lu sait ici insuffler vie et inspiration à ses planches, que ce soit pour ses personnages, ses décors urbains ou sauvages. Chaque planche est un petit bijou en soi... presque un piège dans lequel on tomberait facilement en contemplation si l'on n'était pas tenu en haleine par une histoire accrocheuse.

Car sans donner dans l'intensité et le suspense, l'auteur capte notre attention presque à notre insu, de bout en bout de l'album, jusqu'à son dénouement tragique. J'ai découvert une facette de la Chine que je ne connaissais pas, ou tout du moins que je devinais juste. A travers les trois membres de ce groupe de rock partis pour conquérir le monde et qui 10 ans plus tard baignent dans leurs désillusions, Ming Lu trace les contours d'une société chinoise où le libéralisme s'est taillé la part du lion. Le communisme de façade en prend pour son grade et nos protagonistes convergent inexorablement vers un destin qui ne semble pouvoir être évité. Celui d'un pays entier ?

Un album puissant qui monte tranquillement mais résolument en intensité, servi par un dessin implacable.

Nom série  Un homme de goût  posté le 09/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhhhhhhhh !!!! La voilà la très bonne surprise que j'attendais depuis la rentrée ! Moi qui cherchais quelque chose de croustillant à me coller sous la dent depuis quelques temps, me voilà servi ! "Un homme de goût" nous la joue fromage ET dessert en nous proposant un album aux p'tits oignons et au mordant bien senti !

Et c'est ElDiablo qui nous fait cette faveur, retrouvant pour l'occasion Cha avec qui ils s'étaient déjà fait remarquer dans la même collection avec Pizza Roadtrip. J'avais déjà également bien tripé sur la série Monkey Bizness toujours en cours avec Polza (et même eu la satisfaction de les interviewer à Angoulême en janvier dernier) ; cette fois, plaisir et saveur sont tout autant au rendez-vous, même si on change de parfum. Les relents d'une civilisation malmenée laissent place à une subtile sauce chasseur...

Jamie Colgate, ex-flic en retraite anticipée ne vit plus que pour mettre la main sur celui qui est à l'origine de sa situation. Laissée pour morte et mutilée 30 ans plus tôt par ce criminel hors norme, elle n'aspire qu'à une chose : coincer ce monstre ! Proies et prédateurs se cherchent, s'affrontent et se mélangent en flirtant avec le fantastique, l'Histoire et nos contes traditionnels, pour nous plonger dans un récit captivant et très bien menée... Tant et si bien qu'on débouche sur la fin de ce premier album pleine balle et que la frustration est ENORRRRRRRMMMEE de ne pas avoir la fin de l'histoire à se mettre sous la dent... On joue avec nos nerfs !!!

C'est vrai qu'on était bien, là, complètement plongé dans cet univers qui sors des sentiers battus ! Surtout que le dessin de Cha nous immerge rapidement et complètement dans les différents ambiances et périodes qui composent et s'enchainent dans cet album. Son travail sur le trait et les couleurs sont juste parfaits à mon goût ! Ils s'adaptent et s'ajustent à l'histoire à merveille, tout en préservant une unité à l'ensemble. Si certains qui s'y sont essayé se sont parfois perdu en route pour nous composer au final un patchwork miteux, ici on est loin de tout ça ; on donne plutôt dans la marqueterie !

Alors, si vous avez envie de vous plonger dans un album qui sors des sentiers battus, bien foutu et audacieux, allez donc de ma part vous faire servir chez votre libraire un menu Hostile Holster.

Nom série  Sherlock Holmes - Les Chroniques de Moriarty  posté le 06/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En voilà une bonne surprise ! Moi qui suis un amateur des univers fantastiques - et de ceux de Lovecraft au passage quand ils sont bien digérés et régurgités - me voilà servi !
De plus, l'idée de faire de Moriarty, l'ennemi juré de Sherlock Holmes, le personnage principal d'une série, est loin de me déplaire, bien au contraire ! Faire du "méchant" le pivot d'une autre série, je suis preneur !

Et pour les surprises, ça ne traine pas ! D'emblée on se retrouve plongé sur les pas de Moriarty qui semble errer dans un univers étrange et lunaire... On apprend rapidement qu'il est en fait prisonnier d'un autre plan où les Anciens Dieux règnent... Ceux-là même qu'il a empêchés de fouler la Terre (cf. Sherlock Holmes et le Necronomicon). Moriarty est en fait la seule clé possible pour ces divinités de revenir sur Terre, ce qui explique qu'elles ne l'aient pas éliminé rapidement ; les supplices s'enchainent pour tenter de lui arracher ce secret, mais le sieur est cabochard et n'entend pas s'en laisser compter...
Et hop ! Retour à Londres... où l'on retrouve Moriarty... Ça se complique ? On est perdu ? Non. Tout se tient et est même plutôt très bien géré au niveau de la narration. L'alternance des deux univers jusqu'à leur convergence est très bien menée et maintient une intensité narrative jusqu'à la fin de ce premier tome. La chasse au Necronomicon est ouverte !

Et pour nous servir sur papier cette histoire audacieuse, Andrea Fattori nous propose un dessin très efficace et soigné. Ses planches sont riches en détails, tant dans les costumes, l'architecture que les paysages. Même les scènes qui se déroulent dans l'autre plan, aride et désertique nous sont rendues de façon très expressives et denses : on sent la pesanteur de l'ambiance qu'impose un univers Lovecraftien.

Bref, un très bon premier tome dont j'attends la suite avec impatience !

Nom série  Avant mon père aussi était un enfant  posté le 03/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai beau savoir qu'avec Cornélius on peut s'attendre à tout et généralement surtout à ce que l'on attends pas, je me fais surprendre une nouvelle fois. Je ne connaissais pas Fanny Michaëlis, et j'avoue que si son univers graphique a su m'interpeller, j'ai par contre beaucoup plus de mal à la suivre dans sa phase narrative.

Alors oui, on sent bien l'influence du conte et des codes qu'elle réinterprète et se réapproprie, mais malgré cela, je n'ai vraiment pas réussi à être touché par cette histoire d'allégorie de la vie et d'éternel recommencement (je ne suis même pas sûr qu'il s'agisse de cela, mais c'est l’interprétation que j'en ai tiré...).

Pas de cases, une mise en page minimaliste (un ou deux dessin - voire aucun- par page), un texte quasi inexistant, tout est recentré sur le dessin pour lui laisser le champ maximum. Oui, son dessin tout en noir et blanc qui tient presque plus de l'illustration est intéressant... mais passé cela, le tout reste un peu trop abscons pour moi.

A découvrir pour le graphisme particulier.

Nom série  Poguri  posté le 03/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu par hasard que je me suis retrouvé en possession de cet album au format et au contenu plus que surprenant. Mais avec Cornelius, il ne faut pas non plus s'attendre à se la jouer pépère sur des sentiers battus. Ce qui m'a surpris également, c'est que je ne savais pas que Cornélius proposait des albums pour la jeunesse.

Ici, Isami Nakagawa nous propose de courts strips humoristiques sur le ton de l'absurde, avec la délicieuse idée d'intégrer à l'ouvrage sur les pages de gauche de petits flipbooks ! Rien que pour cette idée, l'album vaut le détour !
Car sinon, les strips en une page des "aventures" de Poguri feront plus ou moins sourire en fonction de notre degré d'appréciation de l'absurde. Et même si certains strips restent un peu nébuleux, l'ensemble est plutôt agréable, et le trait minimaliste au crayon noir de l'auteur sert parfaitement son propos.

Nom série  Voitures de légende  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec la DS que s'ouvre cette série dédiée aux voitures de légende, comme son nom l'indique. J'avoue avoir attaqué cette lecture avec beaucoup de scepticisme ; de là à n'y voir qu'une publicité déguisée pour certaines marques, c'était tentant...

Au premier abord on remarque un travail graphique soigné. Philippe Castaza que je découvre avec cet album a un trait efficace et précis qui cadre bien avec ce genre d'album. Les décors et les voitures qu'il dessine sont plutôt réussis (mention spéciale pour les paysages).

Après, c'est plus l'histoire que nous propose Laurent Moënard qui ne m'a pas accroché plus que ça. Pourtant, loin de se contenter d'une revue technique de la fameuse DS - même si certains passages font un peu étalage de mensurations- , il réussit à nous en raconter l'histoire et vanter ses mérites à travers une poursuite à travers la France qui débute pendant les événements de 68 à Paris et se termine à Nice. Un road-Movie avec rebondissements, mais qui manquait quand même sérieusement de piment à mon goût pour me captiver pleinement.

Un album qui ravira certainement les inconditionnels de la marque aux 2 chevrons, mais qui ne m'a pas plus touché que ça, même s'il se laisse lire tranquillement.

Nom série  Odyxes  posté le 24/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et revoici Arleston ! Après mes retrouvailles avec le sieur à travers Ekhö, monde miroir que j'avais trouvé d'assez bonne facture ma foi, j'étais curieux de voir ce qu'il allait nous concocter avec cette nouvelle série "Odyxes".

Cette fois-ci c'est le dessinateur Steven Lejeune qui vient s'y frotter pour mettre tout ça en images. J'avoue ne pas connaitre son travail, je découvre même qu'il a participé au tome 4 de la série Les Chroniques de Sillage. Et c'est ma foi plutôt une bonne surprise. J'ai apprécié son sens de la composition et son goût du détail qui donnent à ses planches énormément de vie et d’allant. Même si on pourra chipoter sur quelques raccourcis, ses planches tiennent parfaitement la route et font preuve d'une grande efficacité dans la narration. Ce qui est parfait au vu du rythme soutenu que veut imposer le récit concocté par Arleston.

Et comme on dit, "on ne se refait pas !". Car si "Odyxes" est à des lieues de Ekhö, monde miroir sur bien des points, la trame centrale de ces mondes parallèles ou qui se télescopent reste un sujet de prédilection pour le scénariste qu'il est. Ici, c'est le personnage Oscar Rimbaud, étudiant en médecine à Paris de nos jours, qui va se réveiller en pleine tourmente sur un navire grec en pleine antiquité... L'album se construit en va-et-vient entre ces deux temps où Oscar devient Oxydes et découvre avec ses yeux et son savoir du XXIe siècle la civilisation antique.
Jusqu'ici, rien de bien extraordinaire au niveau du scénario me direz-vous. Heureusement, au fil de son adaptation à ce monde, on découvre petit à petit certains éléments qui changent la donne et (re)donnent de l'intérêt et une touche de mystère à ce premier tome introductif.

Alors même si on reste un peu sur notre faim en refermant ce premier tome, Arleston a du talent pour nous donner envie de lire la suite de ces aventures et qu'il a la chance d'être très bien servi par le dessin de Steven Lejeune. Seul bémol à mon goût : la colorisation de l'album que je trouve un peu criarde ou contrastée par moment.

A suivre donc...

Nom série  Orgies barbares  posté le 12/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Surprenante série que voilà ! Un mélange d'héroïc fantasy et de porno, voilà qui est peu commun.

Avec "Orgies barbares", Erich Hartmann m'a ramené d'une certaine façon quelques années en arrière, du temps de mes longues nuit Donjons&dragonnesques à pourfendre bestes & autres malandrins. A cela près que ce n'est point à coups de vits qu'on se la collait !
Car ici, on est plutôt chez Donjons&Tabou, alors forcément, les règles sont quelque peu différentes...
Nous partons à l'assaut d'histoires courtes où les protagonistes, qu'ils soient sorciers, chevaliers, apprenties, démons ou hommes de foi, ont du côtoyer les dragons d'un peu près car ils ont tous un peu le feu au cul. Le sexe s'avère ici l'arme la plus redoutable pour parvenir à leurs fins ! J'ai bien aimé le fait de retrouver certains personnages dans différentes de ces histoires ce qui donne un petit côté "feuilleton" intéressant à la série. Ajoutez à cela une touche d'humour assez efficace, et ces fabliaux d'érotic fantasy se laissent plutôt bien lire.

Surtout que le dessin de Erich Hartmann dans une veine assez classique et réaliste fonctionne très bien. Ses mises en pages relativement classiques elles aussi sont plutôt efficaces et nous donnent une narration fluide.

Alors, si vous aimez ce genre et que l'heroic fantasy est également un genre qui vous plait, cette série est faite pour vous !

Nom série  Rédemption (Soleil)  posté le 11/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est derrière une couverture plutôt banale que la bonne surprise se cache parfois. Et c'est effectivement le cas avec cette nouvelle série de chez Soleil, qui voit l'association de Nicolas Tackian au scénario et Lajos Farkas au dessin.
Je ne connaissais pas le travail de Nicolas Tackian, qui a pourtant à son actif près d'une dizaine de séries (dont la majorité chez Soleil), et encore moins Lajos Farkas. Avec ce premier tome, l'association semble pertinente, car on sort un peu frustré de ce premier opus très prometteur : on attend le second tome, qui devrait clore cette aventure historique, avec impatience !

Sans révolutionner le genre, Nicolas Tackian nous propose un récit historique qu'il sait rendre captivant. Celui-ci prend corps au sortir de la 2e croisade qui verra la prise de Jerusalem par les musulmans. Le Pape Grégoire VIII lance alors la IIIe Croisade, et un peu partout on cherche à recruter de façon pas toujours très catholique pour grossir les rangs de ceux qui iront délivrer Jérusalem.
C'est sur cette trame que les personnages de Tackian vont venir petit à petit se poser et (re)former cette équipée d'anciens croisés qui cette fois-ci, ne partiront pas pour se battre et mourir pour le Christ, mais plutôt tenter de se racheter. Car ces vétérans de la seconde croisade n'ont pas la conscience tranquille après les massacres perpétrés lors de leur précédente croisade. C'est en devenant mercenaires pour quelques villageois du Rouergue qu'ils comptent alors expier leurs crimes en quête d'une rédemption...

L'histoire est bien conduite, avec quelques flashbacks bien gérés qui recontextualisent de façon efficace le passé de nos protagonistes, et le dessin de Lajos Farkas est des plus réussis. Moi qui ne suis pas spécialement un adepte du dessin réaliste, j'avoue avoir trouvé dans son trait et ses compositions beaucoup de plaisir dans cette lecture, surtout que la mise en couleur est parfaitement gérée et donne au récit les ambiances adéquates : tensions, ambiances sombres, personnages ténébreux... du bon boulot !

Alors, espérons que le deuxième tome qui doit clore ce récit sera d'aussi bonne facture et ainsi confirmer la bonne surprise de ce premier tome

Nom série  Garrigue  posté le 05/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cette série, et j'en ressors avec un gros "mouais, mouais, mouais... tout ça pour ça..."

Car si le début de ce diptyque est tout bonnement excellent (je ne connaissais pas le pitch avant d'attaquer ma lecture), la suite traine en longueur, s'étiole et se clos par une résolution d'enquête qui ne m'a pas convaincu plus que ça. Du coup, le contraste entre les attentes suscitées par l'entrée en matière et la fin du récit explique ma déception en refermant cette série.

Dommage car le dessin d'Olivier Berlion est agréable même si ce n'est pas un style que j'apprécie particulièrement (le réalisme et moi, c'est pas fusionnel ).

Alors, oui, on passe un moment sympathique, tant par ce dessin agréable à l’œil que par l'ambiance et les personnages qu'on nous campe d'emblée. Mais la chaleur ambiante de cette garrigue aura sans doute eu raison du coup de harpon de départ pour nous endormir doucement au fil des pages...

Nom série  Les 47 Ronins  posté le 04/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est avec ce troisième album de cette collection manga que j'ai eu le plus de mal. Ce qui peut paraître étrange, car c'est sans doute le plus "simple" au niveau du contenu.

Si les deux autres titres (Le livre des cinq roues et Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux) abordent et nous donnent à voir des concepts liés à la pratique des arts martiaux, "Les 47 Ronins" est plus historique et nous relate la vengeance de 47 samouraïs devenus ronins après la mort injuste de leur maitre.

Le soucis, c'est que d'une part j'ai trouvé la mise en place de l'intrigue un peu longue, ce qui en soi peut s'entendre vu la préparation que cette vengeance nécessita, mais c'est surtout le dessin qui a gêné ma lecture. J'ai vraiment eu du mal à distinguer les personnages. Il m'a fallu être très attentif aux détails : c'est grâce aux imprimés des kimonos que j'ai réussi tant bien que mal à discerner qui était qui au fil des pages. Du coup, la fluidité de lecture en prends un coup...
C'est d'autant plus regrettable, car les recherches de composition des planches et de cadrages sont plutôt bien vus et donnent du rythme.
Au delà des soucis de reconnaissance des personnages, j'ai trouvé le dessin un peu figé, ce qui est également frustrant quand on sait combien le manga peut briser le côté rigide d'une planche en usant de codes assez connus et utilisés maintenant. Les scènes de batailles sont ici trop confuses et statiques à mon goût.

Dommage, car l'histoire en elle même est intéressante et permet de mettre en valeur le code d'honneur des samouraïs de l'époque.
Dernier bémol, j'ai trouvé que le résumé de la 4e de couverture était beaucoup trop explicite et donnait au lecteur toutes les clés du récit... Je ne vois pas trop l'intérêt...

Je reste donc un peu déçu par cet album, qui malgré une histoire intéressante, pêche par un dessin un peu trop rigide et qui demanderait à être travaillé pour ce qui est des personnages pour faciliter la fluidité de sa lecture.

Nom série  Le Livre des cinq roues  posté le 04/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga adapté par Dean Michael Wilson et illustré par Chie Kutsuwada, nous propose une version d’un autre classique des écrits sur les arts martiaux « Le livre des cinq roues ». Ce texte écrit sur cinq rouleaux par Miyamoto Musashi, célèbre samouraï japonais du XVIIe siècle, pose les bases de la Voie qu’il s’est efforcé de suivre et de forger jusqu’au bout de sa vie.

Cette figure emblématique de l’histoire japonaise a déjà donné lieu à de très nombreuses déclinaisons et adaptations de sa vie, notamment le très bon manga « Vagabond » de Takehiko Inoue. Mais ici, plutôt que de s’attacher à la vie vagabonde et tumultueuse du personnage, les auteurs s’en tiennent au texte laissé par Miyamoto Musashi pour présenter les préceptes qui ont construits et conditionnés son existence. Cette Voie qui explique sa façon de concevoir les arts martiaux s’articule en cinq chapitres : La Terre, l’Eau, le Feu, le Vent et le Vide. Au fil de ces chapitres qui se complètent, Miyamoto Musashi tisse son témoignage et expose ses idées pour produire cette vision globale de son art martial inspiré du bouddhisme Shingon.

Ne vous attendez donc pas à de grandes batailles ou des duels de samouraïs, on nous propose ici d’essayer de saisir les préceptes de cette figure légendaire, à partir du texte original. Sans connaitre celui-ci la comparaison est difficile, mais les grandes lignes semblent respectées. Le travail graphique de Chie Kutsuwada est efficace, même si on décèle certaines faiblesses par moment : dessiner un cheval n’est pas donné à tout le monde ; j’ai aussi trouvé ses cases un peu rigides par moment, même si d’autres pages présentent un découpage intelligent et très réussi.

Alors, au final je pense que cet album est plus destiné à un public curieux ayant déjà quelques notions sur les arts martiaux et/ou connaissant le personnage de Miyamoto Musashi. C’est aussi un support sans doute intéressant et attrayant pour un public ado pour une approche des concepts qui régissent la Voie des arts martiaux.

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