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... a posté 875 avis et 171 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Champs d'honneur  posté le 15/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A l'origine pas spécialement fan du genre historique en BD, j'aime aller faire mon curieux de temps en temps, et par la même occasion aller taquiner la frise dans le sens du poil, histoire de remettre un peu d'ordre dans ce qui est souvent bien trop flou pour moi au niveau Histoire.

Cette nouvelle série reprend donc cinq batailles essentielles de notre Histoire avec pour objectif d'illustrer ce qu'est "être français". Objectif ambitieux je dirais, mais fort louable en ces temps plutôt troubles où patriotisme est trop souvent confondu avec nationalisme.

L'angle du récit choisi par Thierry Gloris est intéressant, car plutôt que de nous jeter tête la première dans la mêlée, il part bien en amont, histoire de nous planter un décor social, politique et intellectuel de cette période en plein chamboulement.
Mais le soucis avec cette approche, c'est que j'ai trouvé la narration un peu hachée. A force de préciser dates, lieux, personnages, le récit manque de souplesse et m'a un peu perdu dans ce torrent d'informations pour le piètre historien que je suis. La bataille finale de Valmy n'en est que l'exemple le plus flagrant, car entre les intrigants de tous bords et les uniformes qui pour moi se ressemblent trop, je ne savais plus qui était qui...

Bref, une lecture un peu laborieuse pour moi due, soit à un trop grand condensé d'informations en trop peu de pages pour permettre une plus grande lisibilité de ces grands moments de l'Histoire de France.

Nom série  Androïdes  posté le 15/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Et bien en voilà de la bonne SF comme je les aime !

Jean-Luc Istin lâche un peu l'univers fantasy qu'il développe en ce moment avec ses séries comme Nains ou Les Maîtres Inquisiteurs (pour ne citer qu'eux) et s'attaque à une nouvelle série concept (ça, il aime ) avec un duo d'auteurs par tome. Et on peut dire que ça démarre sur les chapeaux de roue !

"Androïdes" nous plonge dans un univers très marqué par les lois de la robotique développées par Asimov et s'inspire des ambiances de Philip K. Dick pour nous lancer sur une enquête qui mènera nos protagonistes bien au delà du simple meurtre qui sert d'ouverture au récit.
C'est prenant, grisant, beau et adroitement mené grâce à une narration percutante et un dessin des plus réussi (chapeau à la colorisation au passage ! ). Le duo Istin/Hervás Millán s'ajuste parfaitement pour nous servir un album franchement très réussi qui met la barre assez haut et nous promet une série à suivre avec attention si la suite relève le défi de maintenir le niveau.

Un très bon moment de lecture alliant un scénario bien ficelé et un dessin magnifique dont je ne peux que fortement conseiller la lecture pour tous les amateurs de SF !

Nom série  Rantanplan  posté le 15/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
ah... Rantanplan...

Autant sa bêtise absolue pouvait me faire sourire dans Lucky Luke, autant là c'est d'un affligeant... Rien à garder.
Les gags (peut-on encore appeler ça comme ça ???) sont d'un convenu, d'une lourdeur et d'une médiocrité assez indescriptibles, ce qui pour un album de courtes histoires et de strips laisse plutôt pantois ! Après avoir parcouru trois ou quatre albums, sans avoir décroché le moindre sourire, je ne vais pas pousser la plaisanterie plus loin, j'ai bien d'autres choses à lire pour passer du bon temps !

Alors franchement, pas la peine de faire le curieux si vous tombez sur ces albums, contentez vous de la série mère si vous aimez le personnage. Celle-ci est juste à la hauteur de la stupidité de son personnage devenu principal...

Nom série  East of West  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Prenez une bonne tranche de Akira, quelques louches de Game of Throne, tassez très fort dans un mortier et pilonnez bien fort pour servir bien chaud et saignant façon Comics et vous commencez à avoir une petite idée de ce que vous réserve East of West.

Car cette série a de sérieux atouts pour me plaire ! Déjà, l’uchronie de départ est intéressante : la Guerre de Sécession américaine n’a pas été gagnée par le Nord, mais interrompue par la chute d’un corps céleste en plein milieu des Etats Unis. Cet événement va forger un nouveau futur et découpage du territoire. Sept Super Etats vont émerger de ce cataclysme et se partager pouvoir et espaces. Sauf que, et oui il faut toujours un « mais », naît au même moment une nouvelle religion annonçant la fin du monde, avec pour « ambassadeurs » les Quatre Chevaliers de l’Apocalypse.

Tout cela peut paraître un brin capilotracté au début et un peu fouillis, mais tout se met en place petit à petit au fil de ces quatre premiers tomes pour donner une solide assise à ce récit. Les différentes sociétés qui ont plus ou moins prospéré dans chaque état ont chacune leurs caractéristiques qui leur confère avantages militaires, économiques ou sociétaux. Mais ce sont surtout les personnages qui sont à la tête de ces états qui m’ont vraiment plu ! Tout comme les Trois Chevaliers de l’Apocalypse d’ailleurs… Oui, on en a perdu un en route ^^ Le scénario accorde la part belle à ces personnages que j’ai trouvé vraiment bien approfondis et qui donne toute la saveur à ce comics.

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Encore une fois, Manu Larcenet place la barre très haute avec cette adaptation du roman de Philippe Claudel. Quelle claque graphique ! Et quelle narration !

Au sortir de « Blast » on aurait pu se dire qu’il allait être très dur de remettre en forme et de coucher sur le papier quelque chose d’aussi efficace et magnifique, mais il faut croire que le texte de Claudel était fait pour Larcenet et son noir et blanc. Car à bien y réfléchir on y retrouve la plupart des thèmes de prédilection traités dans Blast : les exclus, la folie humaine, la survie, la lâcheté, le meurtre, la beauté de la nature, l’art, le mensonge, la vérité…

Tout autant de thèmes qu’on retrouve, par un biais différent, mais toujours avec la même force que lui confère son dessin qui balance entre l’impressionisme et l’hyperréalisme. C’est cette technique particulière qui lui permet d’imposer ces ambiances si singulières : très éthérées, à la limite du magique quand il s’agit de dépeindre cette nature si imposante et majestueuse ; très lourde au contraire dans les relations humaines avec les drames qu’on découvre au fil du récit. Et puis viennent les soldats… Wow ! Quelle force graphique dans cette représentation !!! C’est juste énorme de justesse et de ton. Ce côté monstrueux rendu au final de façon simple mais tellement évocateur ! L’effroi a un visage… La monstruosité universelle de l’espèce humaine trouve son incarnation dans ces créatures plus proches de l’ogre que de l’homme et nous fait prendre la mesure terrifiante de ce dont nous sommes capables ou justement incapables.

C’est donc encore du très grand Manu Larcenet qui nous sont livrés au travers de ces deux magnifiques tomes, d’autant que la présentation et le format à l’italienne (j’adore ce format) sont un plus non négligeables : deux très beaux objets au contenu non moins puissant et magnifique.

Nom série  Salam toubib  posté le 04/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Salam toubib" nous propose de jeter un oeil dans le rétro du côté de l'Algérie et de ses "événements" comme on a longtemps dit.

C'est au cours d'un voyage en train dans les années 80' que Pauline, jeune fille de 18 ans, va découvrir le passé de son père qui l'accompagne. En effet, suite à une agression à la gare avant de monter dans le train, le père de Pauline va mettre en déroute l'agresseur et susciter la curiosité de sa fille quant à ses connaissances en self défense. C'est en faisant son devoir militaire en tant que médecin en Algérie qu'il a appris tout cela. Leur voyage en train sera l'occasion pour Pauline de découvrir un pan longtemps caché de la vie de son père, personnage secret et taciturne.

Ce roman graphique largement inspiré de la vie personnelle de Claire Dallanges a l'intérêt de présenter de façon assez objective les différents points de vue de l'époque. En effet, c'est pour se faire une opinion plus juste que Gilles Tardieu (le père de Pauline) décide de partir au plus près des événements en tant que médecin. Au gré de ses affectations et des rencontres qu'il fera, on nous brosse un panorama plutôt exhaustif de ce que vivent les militaires, les locaux et les pieds noirs.

On se laisse rapidement porter par le quotidien de ce médecin et les situations cocasses ou dramatiques qu'il vit grâce à une narration simple mais très efficace. Le dessin de Marc Védrines assure parfaitement le rendu de cette tranche de vie étalée sur quatre ans. Le seul bémol que je relèverais tient aux visages, et surtout à sa façon de dessiner les yeux de ses personnages. J'ai vraiment du mal avec ces grands yeux qui à mon sens fausse les proportions des visages et qui en plus ne cadrent pas vraiment avec ce côté réaliste et historique du récit.

Mais sorti de cette remarque, le travail de nos deux auteurs est remarquable et nous permet d'appréhender un conflit qui a profondément diviser la société française et algérienne.

3.5/5

Nom série  Veil  posté le 01/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec circonspection que je me suis attaqué à la lecture de cet album tant le graphisme de Toni Fejzula est surprenant. Et autant ce n'est pas la couverture, qu'à titre personnel je trouve assez ratée (et qui gâche complètement l'effet de surprise liée à l'histoire qu'on nous propose -celui qui a choisi la couv' devait vraiment pas avoir lu l'album !!! ), que le trait et la colorisation du reste de l'album qui m'a pleinement conquis. Voilà un moment que je n'avais pas été surpris par le travail graphique d'un auteur, et là c'est une très bonne surprise.

"Veil" nous plonge dans une grande cité bien sombre, où nous allons nous réveiller en compagnie d'une jeune femme nue, dans une station de métro désaffectée, entourée de rats. On ne sait pas qui elle est... et elle ne semble pas le savoir non plus... L'intrigue va se construire sur la recherche de qui est cette étrange femme aux pouvoirs dangereux. Si l'ensemble est un peu prévisible (merci la couverture...), c'est rondement mené et efficace et j'ai passé un réel bon moment de lecture.
Et ce plaisir, comme je vous le disais plus haut tient essentiellement au graphisme de Toni Fejzula. Singulier, tant dans la mise en couleur que dans son trait un peu anguleux, il donne le ton et l'ambiance à cette histoire fantastique de la meilleure des manières.

Alors, avis aux amateurs de fantastique, ne vous laissez pas intimider par cette couverture peu vendeuse et laissez vous tenter !

Nom série  Ô vous, frères humains  posté le 30/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cette adaptation de "Ô vous, frères humains" d'Albert Cohen, Luz nous en met plein la tronche. Car ce texte édité en 1972 nous racontant la très brutale expérience de l'auteur avec l'antisémitisme le jour de ses dix ans, est malheureusement toujours d'actualité...

C'est avec un trait très personnel, tout en noir et blanc, articulé autour d'une mise en page des plus somptueuses que Luz s'approprie le texte d'Albert Cohen. Il le fait si bien qu'il se contente juste de quelques mots de ci, de là, eux aussi déformés graphiquement pour encore mieux accentuer son propos. Plus besoin de texte pour souligner la bêtise, la violence et le mal qui découlent de ce racisme primaire, ils s'imposent d'eux même sur chaque page en écrasant ce pauvre Albert de dix ans qui prend conscience pour la première fois de sa vie de la haine.

Choix audacieux mais judicieux que celui de faire abstraction du texte pour mieux nous talocher et nous faire pleinement ressentir ce que cet enfant vient de subir. Ses compositions de planches arrachant un faux air de Sempé torturé sont d'une efficacité redoutable et accentuent d'autant plus le texte d'Albert Cohen qui clôt cet ouvrage et que reprend pour le coup mot pour mot Luz. C'est simple, mais d'une force singulière.

Je ne peux donc qu'en conseiller fortement la lecture !

Nom série  Manifest destiny  posté le 27/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en partant d'une des expéditions mythiques et fondatrices des Etats Unis au début du XIXe siècle que va s'inscrire cette histoire. On prend les personnages historiques Lewis et Clark mandatés par le président Jefferson de la toute jeune Amérique, et c'est parti pour une mise en image de cette aventure !

Sauf qu'histoire de pimenter un peu le tout, une grosse dose de fantastique vient s'immiscer dans cette avancée vers l'Ouest et que les "terribles" Indiens de l'époque ne sont au final que le cadet des soucis de notre expédition comparés aux créatures auxquelles ils vont être confrontés, ainsi que cette épidémie qui transforme toute forme vivante en espèce de zombie végétal...
Le pitch est plutôt original et intéressant, même si j'ai au début eu un peu peur de retomber dans un énième "zombie like" gratuit, histoire de surfer sur la mode du moment. Mais heureusement non. On a bien ce côté zombie, mais cette forme végétale maléfique trouve un écho intéressant dans ce Grand Ouest inconnu à défricher.

Après, c'est plus le dessin qui par moment m'aura fait tiquer. Autant j'ai apprécié le talent de Matthew Roberts dans ses décors, le soin accordé aux détails, autant je ne suis pas fan du style de ses personnages ; ou plutôt je le trouve assez irrégulier dans sa façon de les représenter. Mais bon, le tout reste de bonne facture et se lit très bien grâce à une narration efficace épaulée par un découpage en chapitres d'une vingtaine de pages propre à beaucoup de comics.

J'attends donc de lire la suite pour voir comment évolue cette aventure et peaufiner ma note ; en attendant ça sera un 3.5/5

Nom série  Les Maîtres Inquisiteurs  posté le 03/07/2015 (dernière MAJ le 25/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà que Jean-Luc Istin repart en selle pour nous proposer un univers complet qui sera développé dans 6 tomes. Chaque tome indépendant confié à un scénariste et à un dessinateur différent nous contera les aventures d'un des Maître Inquisiteur, ces mages guerriers, garants de l'ordre et de la justice dans ces terres tumultueuses et à peine pacifiées d'Oscitan. Le 6e et dernier tome verra le fil conducteur qui traverse chaque opus réunir nos cinq protagonistes dans un tome conclusif.

Et Istin a su réunir du beau monde pour son projet. Le tome 1 voit le retour du duo Olivier Peru au scénario et Pierre-Denis Goux au dessin. Le second, Nicolas Jarry et Paolo Deplano, un autre duo qui se connait bien.

Le premier tome nous raconte l'histoire d'Obeyron, Maître Inquisiteur austère, qui, de par sa droiture et son intransigeance, a su au fil des ans semer les graines d'une haine grandissante à son égard. Il manque y perdre la vie dans une embuscade où il est laissé pour mort. C'est l'enquête sur sa propre "mort" qui nous est ici raconté.
Le dessin de Pierre-Denis Goux m'a complètement séduit. Que ce soit ses architectures ou ses séquences en pleine forêt, ses planches sont d'un rendu impressionnant ! On est rapidement immergé dans cet univers complet et complexe. En même temps, on est pas non plus en terra incognita totale. Les races (elfes, nains, humains, orcs et consorts...) qui le composent ne nous sont pas inconnues, et tout cela est tissé de façon intelligente dans une intrigue qui au delà ce ce seul opus, va nous former une fresque dont on sent les prémices pointer au fil de l'album.

Le second tome s'attache à nous présenter Sasmaël à travers la nouvelle enquête qui vient de lui être confié. Si je préférais le trait de de Pierre-Denis Goux, Paolo Deplano a aussi du talent à revendre. Il est tout aussi à l'aise dans ces grandes citées marchandes ou ces port francs qui ponctuent le parcours de nos enquêteurs, et cela rends la narration agréable et fluide. On retrouve le caractère torturé de ces Inquisiteurs (un comble ^^), ce qui donne une profondeur psychologique intéressante aux personnages.
Espérons par contre que cela ne tourne pas à la marque de fabrique pour les trois autres qui nous restent si on veut espérer un peu d'originalité. Mais vu le très bon départ que nous propose ces deux premiers albums, restons confiants !

C'est donc avec attention que je suivrais la suite de cette série prometteuse et jusqu'ici plutôt bien réussie !

Et voilà le troisième tome !

Jean-Luc Istin garde donc les rennes du scénario de cette série, mais c'est cette fois-ci Augustin Popescu qu'on retrouve au dessin et je découvre son travail avec cet album.

Ce sont cette-fois-ci sur les pas de l'Inquisiteur Nikolaï qu'on va nous lancer. Particularité de ce troisième Inquisiteur, et non des moindres : il est aveugle. J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer pleinement dans l'histoire à cause de ce postulat... J'ai eu un peu de mal à me faire à l'idée qu'un mage guerrier puisse être aveugle... mais finalement, l'histoire nous expliquera pourquoi et l'intérêt et les avantages de ce handicape. Il permet par ailleurs à Istin de nous proposer un final très intéressant et une résolution d'enquête qui va en plus élargir la trame scénaristique et rebondir sur la suite de la série.

Malgré cela, ce n'est pas le titre que j'ai le plus apprécié de la série. D'une part à cause du manque de personnalité de l'elfe qui l'accompagne. Autant dans les autres albums, j'avais aimé ce côté faire-valoir de ces personnages secondaires, autant là, j'ai trouvé que le personnage de Boldween n'apportait pas grand chose. D'autre part je n'ai pas aimé la mise en couleur de cet album que j'ai trouvé trop informatisée, ce qui ne ne valorise pas le trait et l'encrage d'Augustin Popescu.

Au final, voilà un album qui s'il est plutôt correct dans l'ensemble, réussit à trouver grâce à mes yeux par une résolution d'enquête intéressante et des révélations finales qui permettent de redonner un intérêt à la série dans son ensemble. Je descends donc ma note à 3/5 en attendant de voir ce que donnera la suite que je vais continuer de suivre avec curiosité.


Avec ce tome 5, « Aronn », on remonte le niveau d’un cran. Ce sont Sylvain Cordurié au scénario et Jean-Charles Poupard au dessin qui s’associent pour cet opus. Et ma fois, le duo fonctionne plutôt bien !

D’une part l’intrigue un peu plus poussée que les tomes précédents m’a bien plu, et les personnages tant principaux que secondaires donnent une autre dimension à cet album comparé aux précédents (mention spéciale à l’elfe Eldurin le compagnon de Aronn). Tout cela s’insère tranquillement dans la trame plus générale de la série et donne au final l’album le plus abouti à mon sens de cet univers.

Le dessin de Jean-Charles Poupard appuie pleinement ce ressenti et donne corps de façon très réussie à ce récit, tout en s’inscrivant dans l’univers déjà tracé par les tomes précédents.

Il reste maintenant à attendre le 6e et dernier tome pour donner une note finale à cette série ; en attendant, je passe ma note à 3.5/5

Nom série  Niourk  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est sans doute l'adaptation de Wul de cette collection que j'ai préférée. D'une part parce que j'avais lu ce roman dans ma jeunesse et qu'elle a eu son petit effet madeleine avec sans doute un de mes tous premiers romans de SF ; mais c'est aussi pour sa qualité intrinsèque, tant sur le plan de l'adaptation que de celui du dessin d'Olivier Vatine.

En effet, sans avoir pleinement en mémoire le roman de Wul, les trois tomes qu'on nous propose sont bien équilibrés et assurent une narration très agréable et progressive avec la montée en puissance de notre jeune héros. Surtout que la mise en page et le découpage proposés jouent parfaitement cette partition pour nous assurer un récit très agréable à la lecture et qui a su traverser les ans. Car il ne faut pas oublier que ce roman fut à l'origine publié voilà quasi 60 ans (en 1957) !

Alors, avis aux amateurs de SF, si vous souhaitez redécouvrir ce classique des années 50/60, voilà sans doute l'un des meilleurs titres adaptés dans cette très belle collection de chez Ankama.

Nom série  Le Bourreau  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui s'annonce plutôt bonne et dont j'attends la suite avec une certaine impatience. En effet tous les ingrédients sont là pour faire de celle-ci une série à suivre.
Tout d'abord, des personnages principaux qui s'imposent rapidement ; une trame de fond intéressante, bien maîtrisée et bien rendue : ici, c'est Paris au Moyen-Age ; enfin, un petit cross-over des genres assez original : placer des pseudos super héros dans ce cadre moyenâgeux.
Alors, non, faut pas déconner non plus, c'est pas Batman au Moyen Age, mais il est vrai que les attributs de nos deux personnages principaux ont un peu de ça malgré eux, avec une petite touche de fantastique en prime.

La construction de ce récit de Mathieu Gabella est efficace et rythmée pour poser dans ce premier tome introductif toutes les bases des personnages et de l'intrigue qui va nous accrocher. Les aller-retours entre le présent de notre héros et son passé son bien gérés et dévoilent progressivement l'histoire du personnage.
Notre bourreau, main impartiale de la justice de cette bonne ville de Paris, va alors se retrouver pour la première fois aux prises avec un adversaire mystérieux et à sa mesure. Cette rencontre va aussi susciter chez notre Bourreau un questionnement quant à son rôle et son pouvoir...
Reste à voir où tout cela va aller...

Pour ce qui est du dessin, ce sont trois auteurs qui s'y collent : Julien Carette, Jérôme Benoit, et Jean-Baptiste Hostache. J'ai eu un peu de mal avec le graphisme au début, surtout à cause de la très belle couverture réalisée par Jean Bastide. Si il y a vraiment un truc qui m'énerve en BD ce sont les couvertures réalisées par un/d'autre(s) dessinateur(s) que le reste de l'album. Le trio s'en sort pourtant très bien, mais quand on s'attend à un dessin vendu en couverture, je trouve ça gênant... Reste qu'une fois rentré dans l'histoire, on se laisse prendre par ce récit percutant et bien conduit.

Alors, en attendant la suite voilà un bon 3.5/5 très encourageant pour ce premier tome

Nom série  Piège nuptial  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Shutter Island, "Piège nuptial" est sans doute une des meilleures adaptations de la collection Rivages Noir de chez Casterman. Mon seul regret concernant cette adaptation du roman de Douglas Kennedy, c'est qu'ils n'aient pas repris le titre d'origine, Cul de sac que je trouvais beaucoup plus pertinent et mystérieux que ce "Piège nuptial" que je trouve ridicule et trop bavard... (En même temps, c’est lié à la réédition du roman sous ce titre, mais ils auraient très bien pu revenir à celui d’origine)

Sorti de cette remarque, l’adaptation est très fidèle. Christian De Metter a parfaitement saisi l’essence de ce polar pour nous en restituer l’ambiance pesante et écrasante. Car entre ce décor du désert australien et les personnages tous plus tarés les uns que les autres cloitrés dans ce trou du cul du monde, on ne sait pas qui est le plus plombant. Et c’est dans ce merdier sans nom que Nick, touriste américain, va venir s’enliser…

Car il est vraiment mal barré notre Nick, et on se demande vraiment comment il va faire pour s’en sortir. C’est toute cette angoisse qui est parfaitement rendue par le dessin et la mise en couleur talentueuse de De Metter. On a mal pour lui, on sue à grosses gouttes pour lui et on s’accroche au récit comme lui à l’infime espoir qui le maintient en vie pour espérer sauver sa peau.

Une très bonne adaptation dont je conseille chaudement, Australie oblige, la lecture, une petite bière à portée de main.

Nom série  Pim Pam Poum  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pim Pam Poum, c'est une des séries qui ont marqué ma jeunesse quand je courais les vides greniers ou les brocantes avec mes parents pour récupérer des Mickey ou autres albums où je pouvais dénicher les aventures de ces joyeux trublions !

Ces Tom-Tom et Nana de l'époque me faisaient bien marrer, toujours au top pour trouver LA bêtise ou la farce à faire, même si cela se terminait inexorablement par une fessée administrée par Tante Pim !
En retombant dessus dernièrement, j'ai inévitablement fait mon curieux et remis le nez dans ces strips pour voir ce que cela donnait avec le temps. Forcément, j'ai depuis plus de bagage côté lecture, et plus le même âge non plus.
Cela ne m'a pas empêché de sourire aux aventures de Pam et Poum, un peu à la façon madeleine de Proust. Si ce n'est certainement pas ce que je préfère aujourd'hui, cela reste pour moi une étape importante dans mon approche de la BD qu'il faut remettre dans son contexte, et c'est surtout l'esprit malin de ces deux garnements qui me plaisait.

Nom série  Damned  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Damned" nous propose une plongée dans le polar noir, typique des années 90'. Delcourt ressort cet album paru à l'origine en 1995, et ma foi, pour du 20 ans d'âge, cet album vieillit plutôt très bien !

Si ce n'est pas par son extravagance que cet album brille, c'est plutôt par l'appropriation et l'utilisation intelligente des codes qui font le polar noir qu'on ira chercher notre plaisir. Le scénario de Steven Grant est bien ficelé, et nous tient en haleine jusqu'à la fin. Pour ça il s'appuie sur des personnages un brin caricaturaux, mais qui sont les marqueurs classiques de ce genre de récit : le taulard beau gosse qui sort de prison avec une promesse à honorer ; son agent de probation plus droit qu'un balai fiché dans le cul ; un truand et sa clique d'hommes de main toujours prompt à tailler dans le bifteck ; une ou deux pulpeuses et plantureuses demoiselles qu'il faut arroser de temps en temps... Et toute cette smala court bien sûr après la même chose : le magot perdu d'un casse...

Ça se lit très bien, le découpage en chapitres comme sait très bien le faire le comics donne un rythme agréable façon série et le dessin de Mike Zeck est dans la pure lignée des comics des années 90', avec tout de même une petite touche assez personnelle dans sa façon de dessiner les personnages. Mais ça a très très bien vieilli, ce n'est même qu'en rédigeant cet avis que je me suis aperçu qu'il s'agissait d'une réédition.

Alors s'il vous prend une envie de polar noir à l'américaine, pourquoi ne pas vous laisser tenter par cet album, qui remplit très bien son rôle, avec un scénario très rythmé et un coup de crayon efficace.

Nom série  Space boulettes  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne serai pas aussi sévère que pierig sur cet album.
Car oui, "Space boulettes" n'a rien à voir avec les albums auxquels avait pu nous habituer Craig Thompson, comme Habibi par exemple. Mais il faut recontextualiser : c'est un album qu'il a d'abord fait pour ses enfants. Bon, quand on voit le pavé, on se dit qu'il a encore gardé quelques habitudes liées à son goût pour le roman graphique pour adultes, mais ça n'empêche pas d'avoir un bon gros bouquin qui déborde d'aventures, de monstres et de péripéties, qui font la joie des plus jeunes, filles ou garçons.

Car si on retrouve le trait qu'on lui connait, cette fois, fi du noir et blanc pour une palette exubérante qui cadre ma foi parfaitement avec ces aventures spatiales et les délires que concocte Craig Thompson. C'est pep's, ça part un peu dans tous les sens, un peu comme un bon dessin animé bien déjanté d'aujourd'hui.

Le seul reproche et regret que j'aurais tient à la traduction (rien que le titre est plutôt mauvais à mon goût) et à la difficulté de retranscrire tous les jeux de mots et les références qui se glissent dans l’œuvre originale de Thompson. Il n'est qu'à voir l'importante postface de la version de luxe qui explique en détails tout ce travail de traduction et ces références pour prendre la mesure de ce que l'on perd avec la version française.

En tout état de cause, j'ai pour ma part passé un bon moment de lecture avec cet album jeunesse, et je ne doute pas que nos têtes blondes en mal d'aventures y trouveront leur compte !

Nom série  Les Olives noires  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Les Olives noires" Joann Sfar et Emmanuel Guibert nous proposent une immersion très personnelle dans la Judée occupée.

En nous mettant dans les pas du jeune Gamaliel et de son père, on s'embarque pour une aventure où vont se télescoper une ribambelle de personnages hauts en couleur et au langage fleuri. Car pour moi l'un des attraits principaux de cette série réside dans ses dialogues quelques peu anachroniques c'est vrai, mais qui donnent un élan et une vivacité à ce récit. Que ce soit ces deux gaulois qui désertent l'armée romaine et qui parlent plan cul ou le petit Gamaliel qui pose des questions pleines de bon sens mais embarrassantes aux adultes qu'il croise, on est pas en reste de bons mots et de situations cocasses.

Le dessin d'Emmanuel Guibert, très sobre mais très expressif, encadré par un gaufrier immuable sur les trois albums permet une lecture d'une grande fluidité.

C'est donc avec regret qu'on abandonne ces personnages sans avoir de fin à se mettre sous la dent tant on s'attache à ceux-ci. Si je n'en conseille donc pas l'achat c'est à cause de l'abandon de la série, mais j'en conseille tout de même la lecture, ne serait-ce que pour le plaisir des dialogues et les personnages qu'on nous propose de suivre.

Nom série  La Poussière du Plomb  posté le 06/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très largement inspiré de l'histoire de Cesare Battisti, aujourd'hui écrivain mais au passé trouble (il a été condamné en 1993 à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et complicité d'assassinat de 4 personnes), cet album nous permet de (re)découvrir une des périodes les plus troubles de l'Italie des années 70'.

Dans un pays à peine défascisé où la droite se radicalise, l'ultra gauche rentre aussi dans le cercle vicieux de la violence et du terrorisme pour imposer ses idées. C'est donc le parcours de ces jeunes pleins d'idéaux qui vont se retrouver pris entre les "bonnes intentions" de la lutte armée, la mafia et une police corrompue que nous plonge cet album.

C'est plutôt bien mené et le parcours de mal en pis de ces jeunes qui va les conduire de coups plus ou moins foireux à la cavale jusqu'à la case prison est prenant. On se laisse bercer par ce tourbillon d'événements qui s'enchainent et les mènent inéluctablement vers ce destin assez tragique.

Le dessin assez brut et semi réaliste d'Alexis Robin est agréable et sa colorisation monochrome alternant le vert pale ou un orange sépia donne aux planches un petit côté suranné qui colle bien avec cette fiction historique.

Nom série  Stern  posté le 04/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allez ! On ressort les sombreros et les pistoleros, les plumes d'indiens et le whisky qui a du chien, on saute sur son Jolly Jumper et.... STOP ! Stop ! On ne s’emballe pas ! On ramasse sa bite et son couteau pour retourner se poser dans le rocking chair avant de finir client chez monsieur Stern.

Car si le cadre posé est bien celui d'un western, avec (presque) tous les incontournables codes qui le composent, c’est plus à une enquête bien ficelée que les frères Maffre nous convient. Notre Elijah Stern, croque mort de profession (Et non ! Il n’est pas juif !!! :p ) va se retrouver bien malgré lui au centre d’une intrigue des plus efficaces et rondement menée de bout en bout.

En prenant comme point de départ un des travers de la Guerre de Sécession et les exactions commises par un de ses commandos sudiste, les Bushwackers, les frères Maffre tissent une intrigue solide et prenante en s’appuyant sur des personnages bien campés et intéressants.
Ajoutez à cela un dessin des plus agréables, lumineux, bien construit et nous proposant des planches très bien fichues, pour que la lecture de cet album vous accroche de bout en bout !

Un polar aux petits oignons se servant des codes du western pour plaquer son décor de la plus belle des façons : à lire !

Nom série  Frankenstein underground  posté le 03/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop ! Nouvelle plongée dans l'univers de Hellboy que je découvre petit à petit par la bande, grâce à ses séries connexes, car je n'ai jamais lu la série mère (mais ça va bien finir par arriver !). Ce titre là m'a d'autant plus tapé dans l’œil, qu'il revisite le mythe Frankenstein. En grand fan de la littérature fantastique du XIXe, je ne pouvais donc pas passer à côté !

Mike Mignola se contente ici du scénario en laissant le crayon à Ben Stenbeck. Il construit son récit après avoir déjà fait apparaitre Frankenstein dans Hellboy pour en faire une nouvelle mini-série qui enrichie l'univers et le bestiaire de son personnage principal.
Tout commence donc par l'apparition de Frankenstein dans un vieux temple (inca ?) où se trouve une vieille femme versée dans les arts magiques qui va le soigner et commencer lui faire quelques révélations mais malheureusement elle n'aura pas le temps de finir. Une créature envoyée par le Marquis de Fabre venu pour s'emparer de Frankenstein va tuer la vieille femme, et conduire notre monstre dans les profondeurs de la terre pour affronter de terribles créatures et y découvrir un monde intérieur...

C'est plutôt bien mené, le rythme est soutenu et la narration efficace, tout en donnant la part belle à l'action. Que ce soit les hommes, (scientifiques curieux ou dérangés, personnages avides ou amateurs de bêtes de foire, des faibles d'esprit que l'inconnu ou la différence repousse), ou les créatures maléfiques qu'il croise, Frankenstein en est réduit à tenter de se cacher, fuir et/ou se battre. L'enfer terrestre qu'il a vécu ne saurait être pire que celui qu'il découvre... et pourtant...

Mais malgré cette idée intéressante de faire se croiser les enfers, il manque le petit plus, l'étincelle qui fait la différence ente rune BD sympa et un mythe. Car Frankenstein reste une œuvre mythique, et si l'utilisation de son personnage est intéressante et donne lien à une aventure bien menée, elle ne mène guère plus loin.
Alors, oui on passe un bon moment de lecture, mais qui laisse malgré cela un gout de trop peu. Prendre appui sur ce genre de monument attise forcément le chaland, mais peut parfois se révéler casse gueule. Ici Mignola et Stenbeck s'en sortent plutôt bien sans en faire non plus quelque chose d'exceptionnel.

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