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... a posté 787 avis et 147 séries (Note moyenne: 3.16)

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Nom série  Sherlock Holmes Society  posté le 21/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A travers sa collection 1800, Soleil nous propose un nouvel opus des aventures de Sherlock Holmes. Sylvain Cordurié poursuit son travail au scénario et cette fois-ci c'est Stéphane Bervas qui se colle au dessin.

Cette nouvelle déclinaison se situe après le fameux affrontement entre Sherlock Holmes et Moriarty, qui avait laissé notre détective pour mort. Il réapparait après un peu plus de trois ans d'une disparition mystérieuse dont nous ne sauront rien. On nous plonge sur les pas de Sherlock, en pleine enquête sur un Jack l’Éventreur toujours insaisissable, quand son frère Mycroft vient le débaucher pour un mystère encore plus important dans un petit village nord-irlandais. Secondé de son fidèle Watson, Sherlock Holmes se voit plus ou moins contraint de "rendre service" à son frère... Une relation fraternelle tendue qui donne un certain piment et une consistance intéressante à cette nouvelle aventure. Pour ne pas trop dévoiler l'histoire je n'en dirais pas plus sur le scénario, pour vous laisser le plaisir de la découvrir.

Le dessin de Stéphane Bervas est agréable et son style réaliste est efficace, tant pour ce qui est des personnages que des décors assez fouillés. Ses visages sont très expressifs (j'ai apprécié son soucis des regards) et le petit côté supérieur et narquois de Sherlock Holmes est bien rendu à travers ses intensions de regards ou les petits rictus en coin.

C'est donc un premier album réussi d'une série annoncée en quatre tomes, qui ne demande qu'une suite rapide pour obtenir des réponses à des questions restées encore en suspens...
A suivre !

Nom série  Le Ventre de la Hyène  posté le 18/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un véritable coup de crosse pleine mâchoire que nous colle cet album. J'ai beau ne pas être né de la dernière pluie et avoir lu quelques articles sur le sujet, Baloup au scénario et Alliel au dessin nous sortent l'artillerie lourde pour traiter de façon plus qu'efficace de la fabrique des enfants soldats.

Ce que j'ai apprécié par dessus tout c'est le parti pris sans concessions de l'album. On part de loin pour nous montrer comment cet enfer va se déchaîner sur ces enfants, tout en nous montrant que méchanceté et cruauté n'attendaient parfois qu'une étincelle ou un prétexte pour s'exprimer. Sauf qu'une fois engagé, le processus ne peut que se terminer tragiquement.
C'est ce que vont vivre deux frères qui vivaient paisiblement dans un pays d'Afrique. Ils vont progressivement basculer dans ce parcours tragique où violence, drogues et horreurs ne font que se nourrir et s'enchaîner. Récupérés et utilisés politiquement, ces enfants qui deviennent des machines à tuer finissent par être lâchés et hors de tout cadre de guerre, réintégrer une société une société avec laquelle ils sont en complet décallage.

Le scénario de Baloup nous trace ce triste cheminement de façon intelligente, sans non plus tomber dans l'apitoiement envers ces "enfants" qui ont vécus et commis des atrocités. Il embraye une intrigue dans une cité marseillaise où Talino essaye de retrouver son frère Anouar, et enchaine les flashback sur leur jeunesse pour nous dresser le tableau édifiant de leur parcours.
Le dessin d'Alliel que je découvre avec cet album colle à merveille avec l'histoire. Je mettrais juste un bémol sur la colorisation de certaines planches par Facio, que je trouve un peu trop vive à mon goût.

En tout cas, cet album est vraiment une réussite, d'autant que c'est pour moi typiquement le genre de sujet casse-gueule en BD. A lire !

Nom série  Revoir Paris  posté le 16/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans un être spécialement fan de Peeters et Schuiten, l'imagerie de leur monde m'a bercé depuis ma jeunesse ; des reproductions de certaines planches décoraient le salon des parents de mon meilleur ami et m'avaient toujours fascinées sans savoir d'où étaient tirées ces planches. J'ai eu depuis tout le loisir de m'immerger dans leur univers et sans être un inconditionnel, j'ai un faible pour les mondes qu'ils déploient et la qualité du graphisme de François Schuiten.

Ici, on sort du maintenant classique cycle des "Cités obscures" pour une diptyque sur Paris. Sauf qu'en fait, de Paris on ne verra pas grand chose dans ce premier tome, ce qui est quand même un peu frustrant quand on connait le talent de François Schuiten du point de vue architectural. Alors si, oui, on en a bien quelques beaux aperçus, mais sur les 64 planches qui composent cet album, c'est un peu maigre.
Car j'ai trouvé l'introduction un peu trop longue ; la mise en place se fait un peu laborieusement autour du personnage central de Kârinh et de ses trips qui lui permettent de voler dans un Paris imaginé/imaginaire, (on ne sait pas trop) pour retrouver la trace de ses parents qu'elle n'a pas connu. A cela vient s'ajouter un véritable voyage spatial vers la Terre et Paris. Ces deux visions se télescopent et posent les questions de la perception, de la mémoire et de la quête identitaire.
On est bien dans les schémas déjà développés par nos deux auteurs. Mais c'est ce que je trouve un peu dommage : Sortir de leur cycle des "Cités obscures" pour retomber un peu sur les mêmes thématiques.
Le graphisme quant à lui reste remarquable, avec des planches magnifiques et de très bonnes idées (j'adore la conception du vaisseau spatial, et le bateau que Kârinh emprunte pour rejoindre Paris pas voie fluviale).

Reste à voir ce que nous proposera le deuxième tome de conclusion pour nous étonner encore et, je l'espère, nous donner de Paris une vision toute Schuitenienne que nous attendons tous. Mais peut-être en attendons nous justement un peu trop ?

Nom série  Les Royaumes du Nord  posté le 16/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour ce qui me concerne je n'ai ni lu l’œuvre originale de Pullman, ni vu son adaptation cinématographique. Je sais juste que cette trilogie de romans pour ado continue d'avoir ses adeptes et de nombreux lecteurs encore aujourd'hui alors que le premier tome fête déjà ses 20 ans.

Je me suis pourtant fait peur. Car malgré le dessin de Clément Oubrerie que j'avais beaucoup apprécié dans Aya de Yopougon ou plus récemment dans Pablo, j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans l'histoire. Les éloges sur l’œuvre de Pullman me semblaient bien trompeuses tant je trouvais l’héroïne peu charismatique et l'univers dans lequel elle évoluait brouillon. Mais j'ai persévéré, et petit à petit, tout a rapidement repris sa place et sa logique pour révéler un monde d'une richesse et d'une complexité insoupçonné. Les personnages, l'intrigue et l'action donne un souffle épique assez unique à cette adaptation et je n'ai finalement pas pu lâcher l'album avant de l'avoir fini... et il me faut maintenant attendre un bon mois pour avoir la suite !

Je pense donc que Stéphane Melchior-Durand a réussi à faire passer l'essence de la trilogie de Pullman pour insuffler juste ce qu'il faut pour nous faire partager cette aventure. Le trait de Clément Oubrerie, s'il surprend un peu au départ, surtout pour ce genre d'univers, finit par s'imposer et par se justifier pleinement.

Vivement la suite !

Nom série  Witching Yours  posté le 16/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette nouvelle série, Cosimo Ferri met de côté le genre intrigue auquel il nous avait habitué avec Mara au profit de la fantasy, mais toujours avec cet érotisme plus qu'affirmé.

Deux jeunes sorcières entrent dans une sorte d'académie pour intégrer un corps de garde bien particulier. Cette garde a pour vocation de protéger un cristal convoité par des créatures d'une autre dimension pour la puissante énergie qu'il recèle...

C'est sur cette trame au petit côté Harry Potter revisité en profondeur que commence cette série. Alors bien sûr, Hermione a du quintupler son tour de poitrine et Harry n'est pas du genre manchot avec sa baguette ! Cosimo Ferri joue avec ses poupées pour le plaisir des yeux ! Car le sieur connait son anatomie et nous en fait profiter, sous tous les angles possibles et imaginables. Le tout réalisé à la peinture à l'huile ! D'ailleurs, ses originaux sont magnifiques, dommage que la couleur et la luminosité de ses planches y perde autant en passant sous la presse.

Le premier tome se termine par un cliffhangger intrigant, qui attise forcément notre curiosité. On a envie de savoir ce vers quoi va nous entrainer Cosimo Ferri pour connaitre la suite d'une histoire qui se lance dans un genre plutôt inhabituel dans ce registre, mêlant sexe et fantasy, le tout avec une touche d'humour.

A suivre donc...

Nom série  Caatinga  posté le 15/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est à cause de cette couverture si magnétique à mes yeux que j'ai jeté mon dévolu sur cet album quand il a fallu en choisir un pour le faire dédicacer... Ayant lu son tout dernier, Sans Pardon, c'est "Caatinga" qui est sortit gagnant.
"Bonne pioche" faut-il croire, car c'est pour lui un de ses albums préféré, sur lequel il a passé énormément de temps en recherche et en travail.

Et c'est vrai que cet album est impressionnant. Tout d'abord par le sujet qu'il aborde. Avant cette bande dessinée, je n'avais jamais entendu parler des "cangaceiros", ces paysans révoltés de la région brésilienne de Caatinga dans le premier tiers du XXe siècle. Hermann nous immerge dans un monde impitoyable, où nature et (in)humanité sont d'une aridité et d'un mordant peu commun. Cet espace immense divisé en grandes propriétés terriennes dirigées par des "colonels" qui ont droit de vie et de mort sur leur territoire fait froid dans le dos. La violence n'est là-bas pas un vain mot...

Et Hermann a parfaitement su saisir tout cela et nous retranscrire ce pays de contrastes où la mort est à chaque coin de case, tout autant qu'une faune vivace et bigarrée qu'il s'amuse à intégrer à la composition de ses planches, accentuant encore cet effet. Vie... Mort... les deux faces d'une même pièce qui ne fait qu'être relancée perpétuellement.

Hermann continue de jouer sur ces contrastes avec la colorisation magnifique de cet album. Si ses planches sont à dominante orange ou bleues, il sait d'une pointe de vert ou d'un rouge sanglant, nous accrocher la rétine et magnifier la composition de ses pages. Que ce soit la chaleur torride du désert ou le froid mordant de l'altitude, on est tout de suite logé à la même enseigne que les malheureux personnages que nous suivons.

Vous l'aurez compris, avec "Caatinga", nous avons à mon avis, un des meilleurs album qu'Hermann ait pu nous proposer, tant par la curiosité qu'il aura su éveiller par le sujet qu'il aborde que par la réalisation somptueuse qu'il lui a accordé.

Nom série  Zoo York City  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour un premier album je dis chapeau !

Voilà un one shot rythmé, rondement mené et qui tient plutôt bien la route. Si quelques petites maladresses peuvent parfois se faire ressentir (au niveau des personnages ou des intérieurs un peu vides par exemple), ces détails sont vite oubliés par le rendu général de bonne facture lié à un bon découpage et une narration efficace. Mention spéciale aux décors urbains que j'ai trouvé très réussis - mention encore plus spéciale au clin d'oeil discret à "je suis Charlie" -

L'histoire quant à elle, campée dans un New York post apocalyptique façon World War Z, est bien construite, avec des inter chapitres qui rythment intelligemment la narration. Largué dans cette jungle urbaine où règne les restes d'une humanité "zombifiée" suite à une infection massive de l'espèce, on cours derrière nos personnages principaux pour, d'une sauver ses basques - c'est déjà ça -, mais aussi pour essayer de comprendre l'origine de cette pandémie.

Sans aller chercher dans l'originalité à tout prix, Anthony Brize nous propose là un album efficace où il déploie un savoir faire évident, tout en se faisant plaisir en nous proposant de partager son gout et ses clins d’œil au cinéma et comics du genre, tout en trouvant ses propres marques de façon réussie.

A découvrir et à suivre !

Nom série  Balles perdues (Walter Hill)  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Balles Perdues, c'est l'immersion parfaite dans ce qui se fait de mieux en matière d'imaginaire sur la période de la prohibition américaine des années 30'. Tellement parfaite, qu'on a un peu de mal à se défaire et sortir de l'imagier et des panoplies qui lui collent aux basques.
C'est donc un album à double tranchant. Si vous êtes allergique au genre, passez votre chemin ; si vous cherchez de l'original, idem ; si une plongée dans cette période et ses personnages, avec tous les codes qui la caractérisent vous fait rêver, vous serez servis !

Pour ce qui me concerne, je suis un amateur du genre, mais j'avoue qu'un brin d'originalité pour insuffler un petit supplément d'âme à ce scénario n'aurait pas été pour me déplaire. Je me suis laissé porter par la narration soutenue et le personnage pourtant assez froid et distant de Roy Nash grâce au dessin efficace de Jef. On a pas le temps de s'ennuyer, ni l'envie de lâcher l'album avant la fin.
Concernant son dessin, pour avoir vu ses cases originales, je trouve presque dommage l'utilisation de l'informatique pour finaliser ses planches. Même si cela permet effectivement de peaufiner les lumières et les ambiances, je serais curieux de voir le rendu d'un album sans cette étape.

Alors, si trinquer avec Al Capone vous manque, je vous conseille la lecture de cet album, malgré un récit un peu convenu.

Nom série  Love in Vain  posté le 18/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un album parfait !

Comment ça faut que j'développe ??? Rien à rajouter.

Si ? Bon ok, ok... C'est juste du bonheur en barre, ou plutôt en pages. Enfin, pour ce qui concerne le lecteur... Car pour Robert Johnson ce fut tout autre chose. Un mot qui ne fait malheureusement pas partie de la gamme majeure...
Rien que l'objet pour commencer. Glénat nous gratifie d'un magnifique format à l'italienne, que j'affectionne tant. Papier de qualité, présentation soignée : c'est déjà un plaisir que d'avoir cet album en main.
Ensuite viennent nous sauter à la gueule les magnifiques planches en noir et blanc de Mezzo. C'est juste bluffant. J'avais eu la chance en ce début d'année de voir l'exposition de ces planches lors du Festival d'Angoulême, et j'avais déjà été subjugué par leur force. Moi qui était déjà fan de son travail, je ne peux ici que m'incliner devant la qualité de son trait, de ses cadrages et des compositions, et de sa gestion des noirs. C'est d'une rare expressivité et d'une intensité qui rend hommage de la plus belle des façons à cette légende du blues. On est complètement plongé dans l'univers dur et impitoyable, surtout pour les noirs, de cette Amérique du début du XXe siècle, et l'on comprend aisément d'où le blues a pu tirer ses racines...

Un album envoûtant graphiquement, et parfaitement réglé au niveau de la narration. Pas un instant ne nous traverse l'idée de poser cet album... On le dévore d'un bout à l'autre, jusqu'à cette conclusion bien amenée qui rend tout simplement hommage à la légende qui s'est construite autour de Johnson.

Une perle dans un écrin de velours à ne surtout pas manquer.

Nom série  Orbital  posté le 04/12/2008 (dernière MAJ le 17/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Beau, bon et incisif, Orbital est une très bonne série SF !

Ce que j'aime dans la SF c'est sa capacité à poser des questions ou alors mettre le doigt sur ce qui dérange ou risque de déraper. Et quand ce questionnement est en plus tramé dans une histoire épique rondement menée, c'est le must ! Avec Orbital, et bien on peut dire qu’on n’est pas déçu, même si on est loin de sortir des sentiers battus !

Prenez un binôme improbable composé d'un humain et d'un extraterrestre dont les espèces se sont fait la guerre et se sont voués une haine viscérale, secouez et servez deux diplomates fraichement promus ! Nos deux compères rejoignent pour la première fois la Grande Confédération représentant la plupart des espèces connues de la galaxie. Evidemment, pas simple de faire bonne figure quand pendant des lustres, on a appris à haïr celui sur qui il faut maintenant compter et épauler pour mener à bien des missions diplomatiques pour le compte de cette Confédération. Et c'est de la naissance de cette équipe de choc qui pose la question de la haine des peuples, et du racisme de façon plus globale que débute ce diptyque...
Après les péripéties et mésaventures vont s'enchaîner à bon train pour nous proposer un Space Opera de très bonne facture.

Car si le scénario de ce premier diptyque pose l'univers que l'on découvre au travers d'une première mission rondement menée, le dessin n'est pas en manque ! Serge Pellé nous propose un boulot très soigné à la composition dynamique qui sert à merveille l'histoire que nous propose son comparse Sylvain Runberg. C'est beau (dessin ET couleurs) ! C'est bien découpé ! Et ces deux tomes sont très vite avalés et digérés pour notre plus grand bonheur. Reste à attendre la suite de cette série que je mets en place d'honneur parmi les séries SF de ma bibliothèque.

*** Après lecture des 6 tomes parrus à ce jour ***

Rien à redire sur ce que j'avais pu écrire à propos des deux premiers tomes du premier cycle. Ça évolue même de mieux en mieux !

Serge Pellé et Sylvain Runberg continuent de faire évoluer leurs personnages dans un univers qui gagne en complexité et les personnages tant principaux que secondaires voient leur psychologie de plus en plus poussée et travaillée pour nous proposer un tout d'une grande richesse. A travers ces aventures épiques, c'est toute la bêtise humaine qui est ébauchée et dont on nous brosse un portrait qui résonne malheureusement avec l'actualité.

Serge Pellé semble quant à lui prendre de plus en plus ses aises pour nous proposer des planches au dynamisme toujours aussi impressionnant. Cadrages et découpages nous donnent au fil des pages une kyrielle de planches à couper le souffle.

De la SF au souffle épique qui fait plus que plaisir à lire !

Nom série  Rosario  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi qui jusqu'ici avait été plutôt convaincu par la grande majorité des titres parus sous le label "Hostile Holster" de chez Ankama, j'avoue avoir trouvé cet album en dessous du reste.

On a pourtant du beau monde derrière cet album avec deux auteurs habitués du genre. Tout d'abord Carlos Sampayo au scénario, le créateur de Alack Sinner, et Claudio Stassi le dessinateur de Chronique d’une Mafia Ordinaire.
Mais malgré ces lettres de noblesse, je suis resté complètement en dehors de cette histoire. Je n'ai ressenti aucune empathie pour le personnage principal, encore moins pour les autres. Son histoire d'amour avec cette femme qu'il va s'efforcer de retrouver par bien des moyens au milieu de cette Argentine qui vient de tomber sous un joug dictatorial ne m'a pas accroché. Le seul personnage intéressant reste pour moi la fille d'un des mafieux local, qui gère elle aussi ses "affaires" de façon énergiques pour une femme, surtout dans ce milieu et à cette période.

J'ai également trouvé la narration lourde et un peu éparpillée. On ne peut pas dire que l'histoire vous prenne par le colbac comme j'aime qu'elle le fasse dans ce genre de récit.
Le dessin de Claudio Stassi plutôt réaliste, avec un trait un peu charbonneux dans les noirs, colle bien au récit et à cette période des années 30' du siècle dernier. Sa colorisation aquarellée à dominante sombre renforce encore cette impression.

Alors, au final, je n'ai vraiment pas été conquis, malgré un dessin intéressant mais qui n'est pas ce que j'apprécie le plus, mais surtout à cause d'un scénario et d'une narration qui manquent d'efficacité.

Nom série  L'Aliéniste  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oooooooooou la vilaine déception !!!
Moi qui avait vraiment adoré Daytripper (au jour le jour) des frères Gabriel Bá et Fábio Moon, je sors de cette lecture un brin désabusé...

Si je n'ai rien à redire sur le dessin et la mise en couleur qui font honneur à leur talent, je me suis ennuyé très rapidement... C'est d'un bavard ! J'ai trouvé que la reprise du texte d'origine du roman de Joaquim Maria Machado de Assis au fil des pages plombait la narration au point d'en devenir fastidieuse ; j'ai mis 3 jours bien tassés pour me forcer à finir cet album dont l'intérêt s'étiolait comme la raison des habitants de cette bourgade brésilienne au fil des pages.

Alors oui, les idées développées sur la folie, la norme et la fluctuation constante de ses frontières en fonction des époques et des civilisations est intéressante. Mais la narration retenue n'a pas réussi à m'accrocher du tout. Dommage.

Nom série  Sans Pardon  posté le 10/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui ne suis pas particulièrement un adepte du genre western, je me suis laissé tenter par le dernier Hermann.
Et ça se lit ma foi plutôt bien. J'ai apprécié ce côté dur et abrupt de la violence qui s'impose au fil des pages. J'ai également apprécié ce côté "largage" dès le début de l'album : pas de contexte précis à camper ; on trace ! Enfin, j'ai beaucoup aimé la mise en couleur de cet album ; c'est vraiment une réussite.

Par contre, si le dessin dans sa globalité est lui aussi très réussi, je rejoins un des avis postés sur le côté "tassé" des personnages. Je n'arrivais pas à trouver ce qui me titillait, mais ce terme de "tassé" y répond parfaitement.
Côté scénario, c'est pareil. Le fait d'être balancé en pleine action jusqu'à cette fin sans appel est intéressant... mais aussi très frustrant. Trop de questions restent à mon goût sans réponses.

Alors entre défauts et qualités, le tout se tient, sans donner au final quelque chose d’exceptionnel. On passe juste un bon moment de lecture.

Nom série  Les Foot Maniacs  posté le 30/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon ba voilà, j'ai fait ma B.A. de l'année en m'attelant à la lecture de cet album... (Non, je n'ai pas lu la série entière -je vous rassure- le premier tome m'aura suffit, c'est vraiment pas mon truc.)

C'est franchement le genre d'album avec lequel je ne pense vraiment pas avoir d'affinité. J'ai fait mon curieux... voilà... je suis fixé.
Je n'aime pas cet humour que je trouve caricatural ressassant et retriturant les poncifs sur le football. Jeux de mots moisis ( le club s'appelle "F.C. Palajoy" ... hahaha ) et chute de gag téléphonée... Je cherche encore où je dois rire... Ah si, peut être que le scénariste à mal placé le "L" dans son pseudo...

Concernant le dessin, bon, c'est simple et efficace... Mais que c'est plat. Décors quasi inexistants, expression des personnages répétitifs dans le trait... Pfff...

Bref, un album que je me suis dépêché de finir...

Nom série  Nancy in Hell  posté le 27/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amis de la Série B, bonsoir !

Nancy Sinatra chantait "My baby shot me down"... La Nancy d'El Torres s'est aussi faite buter, mais joue maintenant de la scie électrique...
Ici "bain de sang" prend tout son sens, dans sa forme la plus littérale : welcome in hell mes poulots !
Notre barbie girl sapée plus que court pour ses mensurations, rehaussée d'un mèche violette façon poney magique, n'est pas du genre à se la laisser compter et compte bien sortir de ce merdier qu'est l'enfer par tous les moyens possibles, et surtout grâce à sa tronçonneuse ! Elle trouvera un allié plutôt inattendu en la personne de Lucifer. Ange déchu perturbé, notre Lulu est quant à lui plus à la recherche du libre arbitre qu'il n'a jamais trouvé que d'une sortie proprement dite...
C'est ce duo improbable que nous allons suivre à travers le labyrinthe qu'est l'enfer, avec ses pièges et ses créatures infernales...

Tout cela nous est proposé dans un dessin très comics, où Juan José Ryp est très à l'aise. Ce délire d'enfer lui permet de laisser libre cour à son imagination, que ce soit pour les créatures ou pour les décors fantasmagoriques et cauchemardesques que nos protagonistes vont traverser. Certains des personnages secondaires sont assez intéressants même s'ils demanderaient à être plus poussés (Peut-être sera-ce le cas dans la suite prévue). Le dessin est bon, les cadrages et les découpages recherchés. Je regrette juste que nos deux personnages soient à peine assez distinguables dans les gros plans - merci la mèche poney magique pour reconnaître Nancy dans certaines scènes ! ).

Au final, un bon divertissement bien gore, riche en plaquettes et en globules rouges, où l'action et l'horreur se tirent une bourre bien menée pour une premier tome. La conclusion de celui-ci donne plutôt envie de lire la suite, histoire de savoir comment la belle et farouche Nancy va se sortir de là...

Nom série  In God We Trust  posté le 23/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
WWWWWWWWHHHHAaaaaaaaaaaaaah! !!!!! Sans doute la BD la plus drôle et la plus décoiffante que j'ai pu lire depuis une poignée d'années ! Nan mais franchement, j'en ai éclaté de rire derrière mon bureau à l'accueil de la médiathèque - je crois que c'est la première fois que ça m'arrive- !

J'avais découvert le Sieur Winshluss avec son terrifiant Pinocchio (Winshluss) qui m'avait plus qu'interpellé malgré quelques réserves graphiques. Là, pas spécialement inspiré par cette couverture peu attrayante de prime abord (ça me fait penser aux collections des années 70-80 "Tout l'univers" ou des choses du même acabit) j'ai fini par céder à la curiosité en retombant sur ledit album en librairie. Et bien m'en a pris !

Dès les premières pages on sent qu'on va attaquer du lourd et que l'auteur n'est pas là pour nous la jouer pisse froid. Ici pas de fausses promesses, Winshluss va la lui mettre profond ! Que ce soit la Genèse, l'ancien ou le nouveau Testament, jusqu'aux pratiques du catholicisme d'aujourd'hui, rien n'est épargné ! En ces temps où on y réfléchit à deux fois avant de sortir une vanne pourrie sur les religions de peur de finir éparpillé façon puzzle, Winshluss a frappé fort et renoue avec un humour irrévérencieux envers le dogme. Je savais bien qu'il manquait un plat un peu épicé au menu de mes lectures du moment ; sauf que là c'est pas du piment de lopette et qu'on voit rouge par tous les trous, un peu comme Jésus découvrant les "bienfaits" de la tequila frappée grâce aux précieux conseils de Gaby (l'archange, bien sûr).

Pour nous servir sa came Winshluss use de son trait caricatural si particulier et sait aller piocher moultes influences pour servir à bon escient son propos et ses idées. Que ce soit les fausses pages de pubs aux allures des années 60 ou une Madonne très gracieuse façon comics, il vise juste, renforce et assoit son propos par le biais de ses choix graphiques pour composer un album parfait.
S'il y a bien un domaine dans lequel je reste difficile, alors qu'il parait pourtant si simple, c'est bien l'humour. Et me faire marrer et éclater de rire, je crois que ce genre d'album se comptent sur les doigts de la main.

Alors bravo Môssieur Winshluss, longue vie et bonne continuation dans cette verve et ce trait si particulier qui font de vos albums une œuvre unique, du genre coup de pied au cul ou dans la fourmilière, dont je ne suis pas prêt de me lasser.

Nom série  Freak's Squeele - Masiko  posté le 20/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà que Fabien Maudoux remet le couvert pour sortir chez Ankama, fidèle au Label 619, un album regroupant 3 récits sur Masiko, la belle mais ô combien dangereuse mère de "Petit Panda", que certains auront sans doute découvert dans l'excellente série Freaks' Squeele.

Le plus indéniable de cette collection reste sans conteste le soin apporté à l'objet. Et celui-ci ne déroge pas à la règle. Couverture magnifique, le talent de Maudoux se prolongeant sans mauvaise surprise à l'intérieur.

Le seul reproche que l'on pourrait faire tient au fait que deux des récits sont issus de publications antérieures dans la série Doggybags du même éditeur, et que les lecteurs (comme moi ?) qui n'y auraient pas pris garde pourraient être un brin déçu.

Mais ne boudons pas notre plaisir car, le dernier récit, qui tient pratiquement plus de l'illustration puisqu'il s'agit d'un récit composé sur le corps de la belle et des tatouages qui vont nous conter des bribes de sa vie à travers le regard du père de Petit Panda, leur fille.
C'est juste magnifique. Maudoux s'amuse (ou se torture ?) à nous dessiner ce corps dans des cadrages et des angles ambitieux pour nous révéler les tatouages qui vont finir par vêtir ce corps...

Un album qui ne pourra que ravir les amoureux du personnage et du genre.

Nom série  Little Tulip  posté le 19/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un brin perplexe que je sors de la lecture de cette album...
Comment peut-on mettre en place une telle histoire, creuser loin dans la psychologie des personnages principaux, mettre en place des personnages secondaires qui harmonisent et complètent subtilement le récit... et pondre une fin aussi peu crédible ???!!! Non mais franchement ??? Je n'en dirai malheureusement pas plus pour ne pas spoiler la fin, mais là on se fout un peu de notre gueule... (Et c'est pas le côté fantastique qui pointe le bout de son nez au fil du récit qui m'a dérangé, je tiens à le préciser).

J'ai même hésité à mettre 2/5... Mais le dessin de Boucq et le reste du récit m'ont, après réflexion, fait pencher pour 3 étoiles, équivalent bancal d'un 2.5/5.

Car tout partait pourtant très bien et très fort. Le récit que Jérôme Charyn composé en aller-retour d'un New York contemporain à une Sibérie se référant à la jeunesse du personnage principal est prenant. Au fil des pages on découvre le triste destin de notre jeune héros et ce qui a fait ce qu'il est aujourd'hui. Les passages sur le goulag sont d'une cruauté sordide et d'un réalisme implacable qui nous scotchent à la narration. Et le travail graphique de Boucq est juste parfait pour mettre en image cette histoire, tant dans le trait que dans la mise en couleur.

Reste que je trouve ce travail gâché par cette fin peu crédible à mes yeux, ruinant tout le travail de montée en pression qui nous étreint au fil de l'album...
Dommage...

Nom série  Un ocean d'amour  posté le 19/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Va savoir pourquoi, moi qui adore le travail de Lupano et qui ai découvert Gregory Panaccione avec son récent et excellent Match, je n'étais pas attiré par cet album...
Comme quoi, rester sur ses préjugés, c'est vraiment pas ce qui se fait de mieux !

Car "Un océan d'amour" est vraiment un excellent album ! Par sa forme d'abord, chacun appréciera le soin apporté à l'objet et à sa présentation en premier lieu, mais surtout le nouveau tour de force qui consiste à nous servir un récit muet, palpitant, drôle et sensé à la fois. Panaccione à ce don pour faire passer les émotions, les impressions, les idées... Tout transpire et reste limpide dans ce récit sans qu'un mot ne soit nécessaire. Son trait que j'avais déjà trouvé très expressif dans le noir et blanc qu'il a utilisé pour Match est à nouveau parfaitement exploité ici, et l'aquarelle qu'il utilise pour la mise en couleur renforce encore cette impression.

Mais c'est aussi un album tout en subtilité dans le récit. Car réussir à faire passer autant de choses à travers cette relation amoureuse forte et peu banale tient d'un remarquable talent de funambule. Et Lupano s'en tire haut la main, même sans les savoureux dialogues auxquels il nous avait habitué ces derniers temps. Cela ne l'empêche pas d'aborder les thèmes sociétaux qui lui tiennent à cœur en lançant de-ci de-là quelques piques bien senties, mais toujours avec un humour latent qui nous épargne un côté moralisateur qui plomberait le tout. Et son sens de l'épique reste omniprésent pour le plus grand plaisir du lecteur !

Un album qui conjugue donc les talents de deux grands auteurs et qui mérite largement toutes louanges et les prix qu'il continue de recevoir. A lire sans modération !

Nom série  Punk Rock et mobile homes  posté le 18/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai découvert Derf Backderf, l'an dernier avec son album Mon ami Dahmer qui m'avait déjà beaucoup impressionné, tant par son originalité graphique que par son sujet.

C'est à l'occasion du dernier festival d'Angoulême que j'ai eu la chance de le rencontrer par hasard sur le stand des éditions "Ça et Là", car je ne savais pas qu'il venait. Je suis donc content de cette rencontre et d'avoir pu observer le premier auteur à faire ses dédicaces debout ! J'ai même cru qu'il était en train de plier bagages, mais non Grand amateur de musique et de rock, cet album était juste ce qu'il me fallait pour me replonger dans l'univers déjanté de l'auteur.

Et ce fut tout sauf une déception ! Si la mise en place du récit est un peu surprenante au premier abord, avec peut être certaines longueurs, une fois rentré dedans et installé, l'album nous propulse sur un rythme au tempo d'enfer ! Ajoutez à cela des personnages complètement loufoques qui vont croiser des légendes du rock indé des années 80' et vous réalisez alors que vous avez entre les mains un petit bijou qu'on a pas envie de lacher !
Le dessin de Derf Backderf est égal à celui que j'avais découvert dans Mon ami Dahmer ; tout de noir et blanc, avec un style qui pourrait s'apparenter à du Crumb, mais avec une touche toute personnelle qui se reconnaît au premier coup d’œil. En tout cas il colle parfaitement à son histoire déjantée sur le rock de ces années, tout en y instillant un regard acéré sur la société américaine de ces années.

Un album brillant et bien barré qui ne pourra que plaire aux amateurs de ces années de légende pour le rock punk, et qui devrait également toucher un public plus large et curieux.

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