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Nom série  L'Odyssée (La Sagesse des Mythes)  posté le 13/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je continue ma lecture des albums de la collection La Sagesse des Mythes que j'avais entamée avec le très bon L'Iliade et dont l'Odyssée est bien sûr la suite, racontant le périple de retour d'Ulysse vers son île d'Ithaque. Le problème avec l'Odyssée, c'est que c'est un récit très dur à adapter en bande dessinée car la quantité de péripéties que le héros y vit est énorme. Il a permis notamment d'inspirer les pas moins de 26 épisodes de l'excellent dessin animé Ulysse 31. Du coup, les adaptations BD doivent le plus souvent soit sélectionner seulement quelques épisodes clés du voyage d'Ulysse, soit elles se retrouvent très denses, trop denses le plus souvent, avec l’obligation de raconter des événements trop rapidement pour être agréables.

Avec cette adaptation ici, les auteurs ont fait le choix de scinder le récit en 4 tomes. Cela permet de couvrir à priori l'intégralité des péripéties d'Ulysse sans être forcé de trop les condenser. Mais cela ne fonctionne qu'à moitié car la narration reste un peu trop rapide, avec beaucoup d'ellipses comme notamment l'arrivée dans la majorité des îles car on découvre plusieurs fois nos héros directement sur place sans comprendre toujours comment ils sont venus là. C'est le cas notamment pour le passage entre la fuite de l'île des Cyclopes et le séjour sur l'île d’Éole où j'ai eu l'impression qu'il manquait vraiment une ou deux pages de transition.
Cet enchaînement rapide d'une île à la suivante, d'une péripétie à la suivante empêche aussi un peu l'ambiance de se poser. En tant que lecteur, je n'ai été que moyennement emporté par le récit.

Malgré ces reproches, l'adaptation est plutôt bonne. Elle est crédible sur le plan de son réalisme, aussi relatif que ce soit puisqu'on parle d'une légende mythologique pleine de magie et de dieux antiques. Elle a aussi l'avantage d'être plutôt exhaustive. Et le dessin est de très bonne qualité, là aussi bien réaliste et bien colorisé.
J'attends donc de lire la suite pour voir si on peut la classer dans les bonnes adaptations BD de l'Odyssée, en espérant que l'atmosphère de la légende imprègne un peu mieux les péripéties restant à raconter.

Nom série  Les Mythics  posté le 12/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Mythics est une série jeunesse destinée aux ados et pré-ados et mettant en scène des jeunes dotés de pouvoirs divins destinés à combattre le Mal (au sens propre, leur ennemi s'apppelant le Mal et s'incarnant dans divers dieux mauvais).
L'idée de base a un côté sympathique, celui de mettre en scène des avatars de dieux célèbres des différentes mythologies du monde, mélangeant dans une même série aussi bien un Héraklès grec qu'un Quetzalcoatl américain ou les dieux et yokai du folklore japonais.
Quoiqu'en guise de mélange, nous avons pour le moment 6 tomes dédiés à une mythologie précise à chaque fois, où le jeune héros prendra le rôle du guerrier divin du Bien d'une mythologie bien précise et affrontera les dieux et créatures du Mal de la même mythologie. Mais il est probable que si la série a du succès, la suite verra ces Mythics se rencontrer et mélanger leurs univers.
Donc le concept a du potentiel, même s'il rappelle fortement celui de Magic 7...
Mais le contenu m'a paru très plat et horriblement convenu.

Pour le tome 1, c'est Jenny qui est au dessin. Elle s'est rendue célèbre par ses séries très influencées par le manga et il était logique qu'elle dessine l'album consacré au Japon et à sa mythologie. On retrouve ici son style plutôt manga mais dans une mise en scène et un format bien plus classique du franco-belge. Ce graphisme est correct, sans que ce soit ma tasse de thé. Il n'y a pas de réel reproche à lui faire, à part peut-être une bizarrerie de la colorisation dans les toutes premières pages où un astronaute Japonais est doté de cheveux roux et d'un physique de moustachu tellement occidental qu'il est dur d'imaginer tout de suite après, quand il redevient brun et qu'on apprend son nom, qu'il s'agit d'un pur Japonais. Je me suis demandé s'il n'était pas question au départ qu'il soit occidental avant qu'il soit décidé ensuite qu'il devienne japonais.

L'histoire du tome 1 présente rapidement comment le Mal revient sur Terre, comment le Japon se retrouve soudain sous la menace de grandes catastrophes pas si naturelles que ça, comment du jour au lendemain l'héroïne a gagné des pouvoirs divins liés à l'électricité et comment elle se jette dans la bagarre contre les méchants sans se poser de questions. Les péripéties sont parfois si téléphonées et artificielles qu'on croirait lire une médiocre histoire pour enfants du journal de Mickey (pas du Don Rosa, en tout cas). L'histoire est en outre bourrée de clins d'oeil destinés à montrer aux jeunes fans de manga et de Japon que les auteurs aussi aiment à fond le Japon et tous ses clichés.
C'est vraiment plat et je m'y suis rapidement ennuyé.
Seule la rencontre entre les divers mythologies pourraient éventuellement m'intéresser. Mais si c'est juste pour les voir affronter face à face des méchants sans aucune saveur, je ne suis pas motivé à l'idée de lire la suite.

Nom série  Fairy Tail - Side stories  posté le 11/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est un spin-off de plus de la série Fairy tail. Cela ne me dérange pas car j'apprécie cette dernière. D'autant qu'elle contient une vraiment grande galerie de personnages variés et intéressants dans laquelle il est facile de piocher pour créer des histoires secondaires.
Ici nous avons droit à trois tomes seulement, chacun portant sur un personnage différent et le mettant en scène dans deux histoires courtes. Le premier porte sur les Dragons Jumeaux, et plus particulièrement Sting, qui ne font pas partie de la guilde Fairy Tail et dont on pouvait effectivement être curieux de leurs histoires personnelles. Les deux autres portent sur des membres (ou anciens membres) de Fairy Tail, Gajil Redfox et Luxus, mais permettent de raconter des histoires bien à eux se passant en parallèle des événements de la série principale.

Au dessin, ce n'est pas Hiro Mashima (l'auteur et dessinateur de la série originelle) mais Kyôta Shibano dont le style est vraiment très proche (à savoir assez proche également de celui de One Piece qui est une forte source d'inspiration de Fairy tail). C'est bien dessiné sur la forme. Par contre, les scènes d'action et même celles de certains dialogues mouvementés sont parfois confus et difficiles à suivre.

Au niveau du contenu maintenant, cela se lit bien mais c'est loin d'être une lecture indispensable. Pour commencer, cela risque peu d'intéresser ceux qui n'ont pas lu Fairy tail puisqu'il est souvent nécessaire de connaitre la série pour bien comprendre les contextes et les liens entre les personnages.
Ensuite, même pour un lecteur de la série mère, ce ne sont pas des histoires vraiment marquantes ni originales. C'est juste plaisant de retrouver certains personnages et d'en apprendre un petit peu plus sur eux. C'est aussi appréciable de voir que ces histoires s'insèrent plutôt bien dans la chronologie de la série. Mais on est ici dans un pur spin-off qui allonge la sauce sans apporter de véritable nouvelle saveur.

Nom série  Witchcraft Works  posté le 06/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Takayami est un banal lycéen dans une classe où une fille très grande et très belle attire l'admiration de toute l'école. Mais du jour au lendemain, cette fille va devenir l'ange gardien de Takayami et le protéger contre les pouvoirs de sorcières qui veulent s'emparer de la "chose blanche" qui est dans son corps (sans mauvais jeu de mots). Car Ayaka est une puissance sorcière d'Atelier qui combat les sorcières de la Tour pour protéger la planète et Takayami possède ce qui pourrait entraîner la fin du monde.

Le dessin de Ryu Mizunagi est de très belle facture. Ses personnages et ses décors sont aussi soignés et réussis les uns que les autres. Son character design est très réussi, avec des sorcières à la fois belles et variées. Les scènes d'action sont parfois un tout petit peu confuses mais restent lisibles et assez bien menées.

Ce manga joue grandement sur l'inversion des rôles. Ici le héros est l’inoffensive créature à protéger et les femmes sont de puissantes sorcières guerrières qui le protègent ou cherchent à s'emparer de lui comme on le ferait d'une princesse de contes de fées. Toute la relation entre Takayami et Ayaka est ainsi inversée, avec le garçon qui se blottit dans les bras de la grande Ayaka et celle-ci qui se comporte en chevalier servant, l'air impassible et le regard pointé vers l'horizon.

Mais un beau dessin et une amusante inversion des rôles ne suffisent pas à faire une bonne histoire. Car le scénario est des plus basiques avec un conflit entre gentils et méchants pour la survie du monde, une romance compliquée entre les deux personnages principaux et des secrets du passé qui se révèlent au fur et à mesure.
La mise en scène sonne en outre très faux, avec un héros qui, durant les premiers tomes, joue trop longtemps les ignorants et met bien trop de temps à poser les questions essentielles de qui sont les sorcières, pourquoi s'en prennent-elles à lui et quelle est la nature de la "chose blanche" qu'elle recherche. Il est beaucoup trop passif, trop niais même parfois, allongeant de manière agaçante le voile de mystère que l'auteure cherche lourdement à mettre pour plutôt développer le côté romantique à l'eau-de-rose de son histoire.
Pour dire les choses simplement, passé un soupçon de curiosité en début de lecture, j'ai fini par réellement m'ennuyer.

Nom série  L'Athénée  posté le 06/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Athénée est l'adaptation d'un roman de Raul Pompeia, auteur brésilien de la fin du 19e siècle. Il raconte l'histoire semi-autobiographique d'un garçon qui va passer deux ans dans un pensionnat de Rio réservé à l'élite et où règne une ambiance malsaine entre paternalisme et humiliation du corps enseignant, et violence des autres élèves.

Le jeune héros a 11 ans quand il rentre à l'internat. Doté d'un visage d'ange et de beaux cheveux blonds, il va attirer l'affection trouble des uns et l'inimitié des autres. Le monde qu'il a intégré est en effet fétide, avec une absence de liberté proche de l'univers carcéral, des élèves qui se persécutent les uns les autres, auxquels s'ajoutent les indécisions et errements de l'esprit d'un enfant qui découvre la vie par le prisme déformé de cette vie de pensionnaire. Essayant d'y faire son chemin, le héros va alterner moments de faiblesse, vaines tentatives d'amitié, mimétisme violent, troubles sexuels parfois déviants et autres confusions morales.

C'est un récit dur et réaliste qui plonge le lecteur dans l'atmosphère viciée de ce pensionnat et la cruauté de l'enfance et de la pré-adolescence. Ce n'est pas une lecture dont on sort avec le sourire mais elle réussit bien à transmettre l'émotion confuse et l'ambiance nocive de ces lieux et de ces comportements.
Quant au dessin, il a une vraie personnalité, avec un style bien à lui qui ajoute au côté dérangeant du récit. Je dois dire ceci dit que je ne l'ai guère apprécié, y trouvant trop de visages enlaidis et rebutants. Les cadrages très serrés et l'épure des décors donnent en outre une impression de claustrophobie désagréable. C'était peut-être l'intention volontaire de l'auteur mais c'est un choix auquel je ne goûte pas.

En définitive, la lecture est intéressante par l'ambiance qui s'en dégage et la description de la dureté sournoise d'un tel pensionnat à l'époque, mais je m'y suis parfois un peu ennuyé et je ne suis pas sous le charme.

Nom série  Frankenstein - Le monstre est vivant  posté le 05/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frankenstein n'a jamais été un personnage que j'ai beaucoup aimé, pas plus que l'histoire que Mary Shelley a imaginé autour de lui. Mais pour commencer, ce comics raconte non pas l'histoire classique du personnage mais bien une suite, se déroulant des années plus tard, une fois la créature libérée de sa gangue de glace puis d'une autre gangue de lave solidifiée. Et ensuite et surtout, c'est Bernie Wrightson qui est au dessin ici, et son graphisme est proprement superbe.
Ce sont de grandes planches très soignées, très maîtrisées, fourmillant de détails. C'est beau.

L'histoire, pour sa part, est sympathique... sans plus. On y retrouve la thématique classique et les réflexions habituelles tournant autour de la créature de Frankenstein, monstre qui n'a pas mauvais fond mais qui est rejeté par les hommes et peut faire preuve de violence en retour.
Le récit de ce premier tome se lit bien mais m'a laissé sur ma faim. Et arrivé à la fin de cet album qui date déjà d'il y a presque 4 ans, j'ai sérieusement cru que la série était abandonnée suite à la mort de Bernie Wrightson il y a un an. Mais non, après une rapide recherche, j'ai constaté que le 4e et dernier chapitre (les albums français en contenant chacun 2) venait tout juste de se terminer aux Etats-Unis, avec un autre dessinateur, Steve Niles, pour achever l'oeuvre de Wrightson. Il y aura donc bien une fin, en espérant que Soleil la publiera.

Nom série  Drop frame  posté le 05/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vous connaissez le concept de montage d'un film ? C'est quand les différentes scènes d'un film ont été tournées, pas forcément dans l'ordre chronologique car cela dépend de la disponibilité des lieux de tournage et des acteurs, et qu'ensuite le monteur doit coller correctement les scènes les unes après les autres pour remonter l'histoire telle que le scénario l'a prévue, quitte à faire quelques coupes et ajustements.
Le héros de ce manga est justement monteur dans le club de cinéma amateur de son lycée avec lequel il tourne un petit film durant le mois d'Août. Et alors qu'ils tournent les premières scènes, ils font la rencontre d'une jolie blonde et l'intègrent à leur groupe d'amis. Rapidement, le héros tombe sous le charme de cette dernière et s'entame une romance un peu compliquée entre eux. Jusqu'à cette soirée où il trouve le cadavre mutilée de cette dernière. L'horreur ? Oui, sauf que le lendemain au réveil, la fille est en vie et c'est comme s'il ne s'était rien passé. Mauvais rêve ? Probablement. Sauf que le lendemain suivant encore finalement si, la fille est morte. Le héros n'y comprend plus rien, de même que le lecteur. Car le héros vit ses jours à la manière d'un film dont les scènes se tournent dans un ordre aléatoire et saute d'un jour à l'autre de ce fameux mois d'Août sans suivre l'ordre chronologique. Charge alors à lui d'en refaire le montage pour comprendre ce qu'il s'est vraiment passé, qui a tué la jeune fille et s'il peut faire quelque chose pour éviter le drame.

C'est une idée complexe mais intéressante.
Ceci dit, à la lecture, il faut un petit moment avant de pouvoir apprécier le récit à sa juste valeur. Car on ne rentre dans le vif du sujet qu'à la toute fin du premier tome. Et avant cela on a droit à tout un album d'un récit un peu futile, une romance adolescente pas très attachante avec quelques passages clichés peu enthousiasmants. Et surtout, la narration donne l'air d'être embrouillée, avec un rythme décousu et pas toujours facile à suivre.
Ce n'est qu'à partir du second tome qu'on comprend que ce côté brouillon était volontaire car le décompte des jours dans un ordre aléatoire avait déjà commencé pour le héros sans qu'il s'en rende compte.
Et quand lui et le lecteur comprennent vraiment ce qu'il se passe, cela devient nettement plus prenant car la réflexion commence à se faire pour mettre les jours dans le bon ordre, combler les trous, c'est-à-dire les jours que le héros n'a pas encore vécus, et voir s'il peut profiter de ces moments là pour éviter le drame.

D'une banale amourette adolescente, on passe donc à un thriller fantastique légèrement confus car les sauts dans le temps sont souvent aussi difficiles à suivre pour le héros que pour le lecteur, mais plutôt intelligent et bien mené. Et la série a l'avantage de se terminer en 4 tomes donc je suis curieux d'en lire la conclusion.

Nom série  Voir des baleines  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Antón est prêtre, basque, et tourmenté par le souvenir de l'assassinat de son père par ETA des années auparavant et d'un pardon qu'il a donné peut-être un peu trop vite. Josu était l'ami d'enfance d'Antón mais il était aussi membre d'ETA et depuis la mort du père de ce dernier ils ne se parlent plus, d'autant plus que Josu est en prison pour ce qu'il fait dans l'organisation armée. Quant à Emmanuel, il était mercenaire dans le camp adverse et a tué l'assassin du père d'Antón. Alors qu'il rejette toute la violence de son passé, il fait la rencontre de Josu dans la même prison que celle où il est enfermé lui aussi.

Cet album est une longue réflexion sur la violence passée et ses conséquences. C'est aussi une réflexion sur le conflit d'ETA et son impact sur la population basque. Amertume et incertitude troublent l'esprit des protagonistes qui essaient de communiquer et de voir où peut encore les mener la vie.
Ce n'est pas gai mais c'est bien raconté. Les personnages sont intéressants, sans aucun manichéisme, et le parcours de leur pensée et de leurs dialogues est clair et enrichissant.
Le dessin ne m'a pas particulièrement plu. Son trait est correct mais la colorisation en une sorte de bichromie à l'encre lui donne un aspect un peu sale et brouillon qui n'est pas ma tasse de thé.
C'est une lecture dont on sort comme d'un film intelligent, un peu désenchanté mais laissant quand même la porte ouverte à l'espoir et à la réconciliation.

Nom série  Radiant  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tony Valente est français et vit au Québec. Avant d'entamer Radiant, il avait déjà quelques séries à son actif qui mélangeaient styles franco-belge et manga (Les 4 Princes de Ganahan, Hana Attori...) mais Radiant est son premier véritable manga. Dessin en noir et blanc, presque plus d'influence franco-belge et le tout parait dans le petit format souple classique des shonen. Et si 3 tomes seulement étaient prévus initialement, le succès de la série a permis à l'auteur et son éditeur de partir finalement vers beaucoup plus de tomes, tant que le public sera au rendez-vous.

Les éléments de base de Radiant sont ceux d'un shonen nekketsu assez classique. Le jeune héros trop fougueux mais plein de bonne volonté et de bravoure qui commence en bas de l'échelle et découvre son monde de fantasy avec un objectif ultime qu'il se fixe dès le départ. Celui-ci n'est cependant pas de devenir le plus fort (il va même jusqu'à refuser de participer à un tournoi, hérésie pour un nekketsu !) ou de trouver un trésor quelconque mais d'éradiquer la source du danger qui menace son univers, à savoir les Némésis. Ces créatures surnaturels dévastatrices ne peuvent être combattus que par les sorciers dont le héros fait partie. Mais ces derniers sont en même temps craints et détestés par la population civile, et surveillés voire pourchassés par l'Inquisition. Le héros et ses amis doivent donc à la fois sauver le monde tout en essayant de se faire accepter par lui.

Le contexte de l'intrigue n'est donc pas mauvais même si les vieux lecteurs de manga ne seront pas très dépaysés. Les personnages sont variés et certains sont très sympas et vite attachants. C'est un peu moins le cas du héros lui-même qui m'a été pénible à ses débuts avec son côté "je frappe comme un idiot et ensuite je réfléchis" trop récurrent. Trop caricatural à mon goût, de même que certains autres personnages secondaires, même s'ils se révèlent heureusement assez peu manichéens dans l'ensemble.
Mais ce qui m'a surtout plu dans ce manga, c'est le très bon dessin de Tony Valente. Il a fait de nets progrès depuis ses séries précédentes et il continue à en faire tome après tome. C'est un trait maîtrisé, très clair, qui permet de rendre les scènes d'action bien compréhensibles et qui offre un bon character design. Il permet de rentrer facilement dans le récit et de donner envie de lire la suite.
Et comme l'univers et l'histoire continuent de se développer au fil de la série, c'est plutôt agréable à suivre.

Nom série  Bleu amer  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Huit jours passés auprès des habitants de l'archipel Chausey au printemps 1944. Huit jours à suivre un pêcheur de homard qui traîne son mal de vivre, son désespoir de ne jamais quitter son archipel et qui boit trop pour satisfaire sa femme elle aussi malheureuse. Huit jours qui vont être bousculés par la découverte d'un parachutiste américain qu'ils vont recueillir et qui va entraîner un dilemme sur l'archipel entre le risque de le protéger et le cacher et celui de trahir et le dénoncer pour éviter la vengeance des Allemands.

Le graphisme de cet album est assez marquant. Ce sont de beaux dessins au crayon sur papier brun rehaussés de couleurs bleues et blanches à la gouache. C'est joli, mais aussi un peu trop contemplatif. Il y a beaucoup, trop à mon goût, de cases d'ambiance, parfois minimalistes, presque toujours muettes. C'est comme un film d'art et d'essai où les protagonistes parlent peu et qui joue entièrement sur son atmosphère.

Je dois dire que je me suis un peu ennuyé. Je ne me suis attaché à aucun personnage et l'histoire, si le fond du dilemme n'est pas inintéressant, m'a laissé sur ma faim.

Nom série  Le Chemin des Fous  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant reconnu le nom de Miroboland en début de lecture, j'ai cru que cet album était la suite tardive de la série Les Brumes du Miroboland que je n'avais pas lue. Ce n'est qu'à la fin de l'album que j'ai appris que ce n'était pas une suite mais en réalité une refonte complète de la série originelle. En effet, celle-ci n'avait pas connu un grand succès commercial au moment de sa parution et les auteurs ont décidé avec l'accord de leur éditeur de la remodeler pour en sortir une nouvelle version.

Ce remodelage a consisté en plusieurs éléments.
Le premier a été de transformer deux albums de 48 pages en un unique de 60 pages. Pour cela, les dessins originels ont été conservés mais des passages ont été coupés, des cases modifiées et la mise en page retravaillée.
Ensuite et surtout les auteurs ont fait le choix d'axer leur nouveau récit sur l'humour en priorité. Les noms de certains personnages et les dialogues ont été transformés pour offrir aux lecteurs un florilège de calembours et de clins d'oeil. Tant et si bien qu'il n'y a au final quasiment plus la moindre case qui ne contiennent pas de jeux de mots.
Autant ceux sur les noms des personnages, lieux et autres dieux sont basiques et un peu lourdingues, autant ceux sur les dialogues et tournures de phrases sont souvent bien trouvés et amusants. On sent que les auteurs ont eu le temps d'y réfléchir et ça marche plutôt bien.
A noter qu'au niveau du dessin, avoir changé les noms ne fonctionne pas parfaitement au moment où les héros signent leurs noms au bas de l'idôle Kontra et qu'on y lit les noms qu'ils avaient dans la série originelle.

Concernant l'intrigue, du coup, elle passe au second plan. La série date d'une époque où beaucoup de séries tentaient de surfer sur le succès de Lanfeust de Troy. Et c'est clairement ce à quoi nous avons droit ici avec ces deux héroïnes sexy, leur compagnon brave mais niais et ce vieux mage auquel ils doivent venir en secours.
Comme c'est l'humour qui prime, le déroulé de l'intrigue n'est pas toujours passionnant et apparaît quelques fois décousu, peut-être aussi du fait d'avoir condensé deux tomes en un seul. Mais cela reste plaisant à lire et suffisamment simple pour permettre d'apprécier les bons mots des dialogues, qui sont en tout cas plus drôles que les situations rocambolesques du récit qui, elles, sont un peu trop appuyées et prévisibles pour savoir séduire un lectorat adulte.

J'ai trouvé agréable de replonger dans l'ambiance des récits d'heroïc-fantasy humoristiques qui étaient tant à la mode au début des années 2000. Et comme je l'ai dit plus haut, même si le scénario n'est pas formidable, il y a dans cette refonte d'une série ancienne beaucoup de bons dialogues et de bons jeux de mots qui rendent la lecture amusante.

Nom série  Jamais  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chouette petit one-shot sans prétention, Jamais met en scène une vieille dame au caractère très affirmé qui s'accroche obstinément à sa maison au bord d'une falaise qui va s'écrouler d'un jour à l'autre.

J'ai apprécié avant tout le décor, celui d'un petit port Normand très inspiré d'Etretat et des ports voisins, et d'une maison juste au bord du précipice. Le dessin de Bruno Duhamel, frais et lumineux, met cela en image de manière très plaisante et belle. L'ambiance est bien rendue.
Le conflit entre un maire pragmatique mais assez désarmé et la vieille dame butée est amusant. Il n'y a pas de manichéisme, l'auteur évitant heureusement l'intrigue trop classique d'un harcèlement d'un méchant maire contre une pauvre vieille. Et puis, peu à peu se dévoilent les raisons du comportement de cette dernière et de la folie pas toujours douce dont elle fait la démonstration aux yeux du public.

Je n'ai qu'un seul regret avec cet album, c'est que l'histoire se termine un peu vite. J'aurais espéré un peu plus de développements car il y avait de bons protagonistes et le potentiel pour en raconter davantage.

Nom série  Antigone (La Sagesse des Mythes)  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Honte sur moi, je ne connaissais Antigone que de nom sans connaître son histoire. Ignorance réparée grâce à cet album de la collection La Sagesse des Mythes qui raconte le drame de son affrontement moral face au roi Créon.

Antigone est la fille d'Oedipe, roi malheureux de Thèbes dont vous connaissez probablement le propre parcours incestueux. A la mort de ce dernier, les deux frères d'Antigone vont s'opposer pour le trône et l'un des deux dresser une armée contre Thèbes. La bataille qui s'ensuivre verra la mort des deux frères et le régent, devenu roi, Créon condamner le frère assaillant à ne pas voir sa dépouille être enterrée, empêchant son âme de rejoindre le royaume d'Hadès. Antigone, estimant que c'est faire affront aux lois des dieux, s'oppose à cette décision politique, au risque d'être condamnée à mort.

Le dessin est de plutôt bonne qualité en vue d'ensemble. Mais je n'ai pas trop aimé la colorisation et je trouve que beaucoup de visages se ressemblent trop et entraînent des confusions pour le lecteur.
Quant au scénario, nous sommes dans la tragédie antique au sens le plus classique du terme. Loi divine contre loi des hommes, conflits moraux, conflits d'honneur, fatalisme et ça finit mal évidemment. Mais j'ai trouvé que tel qu'elle est raconté dans cet album, elle manque d'envergure et d'impact. Je ne sais pas si le récit originel de Sophocle est plus marquant mais j'ai trouvé celui-ci un peu basique, presque convenu, surtout dans ses dernières pages avec les morts à la chaîne qui sonnent un peu artificielles.
Il y a également un léger souci de rythme narratif puisqu'il semble que durant la seule discussion durant laquelle le fiancé d'Antigone tente de convaincre Créon d'abandonner sa condamnation, Antigone a le temps d'être emmenée vers sa prison, puis emmurée puis d'attendre seule puis de faire ce qu'elle décide finalement de faire. Tel que c'est présenté, ça ne donne pas l'impression que le temps s'écoule de la même manière de chaque côté.

Je suis content d'avoir pu découvrir avec cet album une version claire et concise du mythe d'Antigone que je ne connaissais pas. Mais le récit en lui-même n'est pas vraiment passionnant ni marquant.

Nom série  Thésée et le Minotaure  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je parcours les albums de la collection La Sagesse des Mythes avec intérêt car je trouve très louable le fait de vulgariser et mettre en images les grands contes classiques de la Mythologie Grecque et que la réalisation graphique de ces ouvrages est toujours belle.

Thésée et le Minotaure est mythe très connu par ses éléments clés, le labyrinthe, le minotaure, le fil d'Ariane, la voile noire du roi Egée, et pourtant le détail de son déroulement n'est connu que des érudits. Grâce à cet album, j'ai découvert la jeunesse de Thésée, son parcours jusqu'à Athènes, les manigances de Médée, l'épreuve du Minotaure, l'abandon d'Ariane mais aussi ce qu'il s'est passé ensuite avec Phèdre et Hippolyte le fils de Thésée, épisode que je ne connaissais pas en ce qui me concerne.

Graphiquement, il n'y a rien à reprocher. Le dessin est beau, réaliste et soigné, et il est doté d'une belle colorisation.
Dans le fond du récit non plus, pas de réel reproche puisque tous les éléments de l'histoire de Thésée sont bien présents et instructifs.
Mais la narration par contre n'est pas irréprochable. Il y a un réel souci de rythme.
Déjà j'ai trouvé gênant les textes narratifs qui étaient plus ou moins décalés par rapport aux images dans l'énumération des dangers que Thésée affronte sur sa route vers Athènes.
Ensuite, le passage dans le labyrinthe ne m'a pas convaincu. En effet, les auteurs ont complètement négligé de donner une réelle envergure à la création de Dédale. Les lieux paraissent ridiculement petits. Cela donne l'impression que durant les quelques secondes que Thésée met pour accrocher son fil à la porte d'entrée, tous les autres sacrifiés ont déjà eu le temps d'arriver en son centre qui semble ne se trouver qu'à un escalier de distance à peine. Cela annihile complètement l'idée même de labyrinthe dont personne ne trouve la sortie. Et à l'inverse, les auteurs consacrent près de 3 pages au combat contre le Minotaure alors qu'il n'a rien de palpitant.
Et ensuite grosse déception encore pour l'épisode entre Phèdre et Hippolyte qui est expédié en quelques pages à peine, comme si le fait de l'intégrer dans l'album avait été décidé à la dernière minute, comme un trop long épilogue.

L'album est donc valable car il est bien dessiné et son contenu est relativement exhaustif et instructif, réussissant à tenir en un unique tome, mais c'est au détriment de l'ambiance et du côté prenant d'un récit qu'on finit par lire dans une certaine indifférence.

Nom série  Est-Ouest  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pierre Christin est le scénariste prolixe d'albums qui sont devenus des incontournables pour les amateurs éclairés de bande dessinée. Il aligne à son actif la science-fiction et l'imaginaire débridé de Valérian avec Mézières, la subtilité et l'érudition politique de Partie de chasse ou Les Phalanges de l'ordre noir avec Bilal, mais aussi beaucoup d'autres séries se déroulant dans toutes les parties du monde. Et cela n'est pas dû au hasard car c'est bien son passé et ses voyages de jeunesse qui lui ont permis de développer l'esprit de ses bandes dessinées et les connaissances et ambiances qu'il nous y fait partager. En effet, après des études littéraires et politiques, Pierre Christin ira s'installer quelques temps dans les USA des années 60 le temps de se faire engager chez Pilote et de revenir en France. Il ira ensuite parcourir les pays de l'Est soviétique avant de visiter la Russie elle-même. Et au fil des voyages, il va rencontrer les éditeurs et dessinateurs avec qui il va travailler et découvrir les lieux et situations qu'il va mettre en image dans ses futurs récits.

Cet album parlera aux amateurs d'Histoire, de carnets de voyage et d'histoire de la bande dessinée.
Il est scindé en quatre ou cinq chapitres, pas forcément chronologiques. Cela commence par son séjour aux Etats-Unis, dans un cadre entre déserts de western, mormons de Salt Lake City, jazz et Flower Power. Puis on revient sur la jeunesse de Christin, de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu'à son départ aux USA, découvrant ainsi son parcours étudiant. Quant aux deux ou trois derniers chapitres, ils raconteront 2 voyages différents de l'auteur en Europe de l'Est, le premier se terminant à Istanbul et le second à Berlin, puis son voyage en Russie, tous trois en pleine Guerre Froide et avec un Rideau de Fer bien imperméable.
En chemin, l'amateur de bande dessinée croisera la route de nombreux noms célèbres et fera rapidement le lien entre l'esprit des œuvres les plus célèbres de Christin et les cadres et atmosphères des lieux qu'il a visités, ainsi qu'avec différents éléments de son passé.

Outre ce côté instructif, on a également droit au dessin de belle qualité de Philippe Aymond (Lady S.) dans un style réaliste et soigné qui n'est pas sans rappeler parfois celui de Guy Raives et qui s'adapte très bien à l'ambiance des années 60 et 70 tant en Amérique qu'en Europe.

C'est une lecture enrichissante et dépaysante. J'ai été heureux d'y découvrir l'ambiance si différente des Etats-Unis et du Bloc Soviétique à cette époque, avec des avantages et des défauts des deux côtés, et de voir à quel point tous ces périples ont marqué l'oeuvre de Christin et de ses BD qui ont marqué le 9e art.

Nom série  Mille parages - Fragments bourlinguatoires d'ici et d'ailleurs  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album recueille différentes histoires courtes et carnets de voyage de Simon Hureau pré-publiées dans différents magazines. Il s'agit pour beaucoup d'anciens voyages de l'auteur, dont plusieurs ont précédé Palaces qui est son premier véritable album et récit de voyage paru en 2003. La majorité de ces périples ont été réalisés hors de sentiers battus, que ce soit dans la brousse Burkinabé ou dans la jungle Thaï par exemple. D'autres sont plus classiques, dans des villes italiennes par exemple, mais marqués par le manque de moyens financiers de son auteur et sa quête d'un endroit où dormir gratuitement. Certaines enfin sont de simples récits de nuits suite à des fêtes de mariage où l'auteur était invité et où là encore il cherche où passer la nuit.

J'ai apprécié la variété des lieux visités par l'auteur et l'originalité des situations qu'il a rencontrées. Ça sent souvent la loose, c'est parfois assez futile, mais c'est plutôt instructif sur comment les choses peuvent se passer quand on improvise un peu des voyages et qu'on tombe sur des situations imprévues. L'ambiance des pays ressort bien également et invite à l'exotisme.
Et comme toujours j'aime le dessin de Simon Hureau et son trait tout en rondeurs et en maîtrise.

Nom série  Aubépine  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aubépine est une série relativement étonnante. Car elle mélange les genres en se déroulant dans un monde imaginaire à mi-chemin entre réalité, fantastique et fantasy. A première vue, cela ressemble à notre réalité, avec une jeune fille moderne amatrice de connexion Internet et de jeux vidéos, forcée de vivre à la montagne pour suivre le travail de sa mère scientifique. Mais sa mère justement travaille à la défense du pays contre la dangereuse migration d'oiseaux géants. Et dans ces montagnes là vivent aussi de mystérieux bergers et leurs chiens laineux sensés eux aussi protéger la vallée. Sans parler de ce génie prêt à accomplir trois vœux mais avec bien sûr les risques que cela implique.

C'est donc un cocktail surprenant mais pas désagréable du tout.
L'héroïne est pleine de vie et rapidement attachante. Ses aventures sont bien menées, avec un comportement crédible et des situations qui ne manquent pas de subtilité. Le dessin est très sympathique, clair, rond et joliment colorisé.
C'est une série qui se lit aussi bien par la jeunesse que par les adultes. Certaines péripéties sont légèrement convenues et donc l'histoire moyennement captivante. Mais si la suite continue dans une veine aussi originale, je pourrais bien revoir ma note à la hausse.

Nom série  Pilo  posté le 31/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pilo est une série humoristique s'adressant à la jeunesse, ciblant plus précisément des garçons de 7 à 9 ans je dirais, âge approximatif du héros. En effet, les gags qu'elle contient seront pour la plupart sans surprise pour les lecteurs plus âgés. Malgré cela, au fil des pages, on finit par trouver le jeune Pilo plutôt attachant et à sourire à ses petites aventures du quotidien. Car même si la structure des albums est celle d'un gag par page, chaque tome raconte une histoire page après page.

Le dessin est de bonne facture, lumineux et agréable à la lecture. Je lui trouve par moment un petit côté proche de celui de Midam (Kid Paddle) dans ses décors et personnages secondaires, même si le héros et les protagonistes principaux sont dessinés dans un style très différent.

C'est une lecture plaisante, sans méchanceté aucune, le genre que des parents peuvent mettre sans crainte entre les mains de leurs enfants. Même si les chutes des gags ne sont pas forcément hilarantes, l'ambiance et l'imaginaire du héros sont sympathiques et parfois plutôt drôles.

Nom série  Maison sans fenêtres  posté le 29/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec son titre, "Maison sans fenêtres", les auteurs dénoncent le fait que les médias ne s'intéressent pas à la République Centrafricaine et à ce qu'il se passe à l'intérieur. Comme moi, vous avez sans doute entendu parler de la guerre civile qui s'y est déroulée il y a une poignée d'années, et il est possible que comme moi vous n'y ayez pas compris grand chose dans ce conflit entre Selaka et Anti-Balaka aux motivations peu évidentes. Aujourd'hui, si la guerre n'est plus ouverte, la situation dégradée persiste et accentue encore plus les conditions de vie difficiles dans ce pays, affectant très fortement la vie des enfants Centrafricains.

Pour nous informer sur le sujet, les auteurs vont se rendre dans trois endroits différents. D'abord dans les rues de la capitale, Bangui, et dans un centre d'accueil pour enfants pour nous présenter l'horreur de la vie des enfants abandonnés, orphelins ou ayant fui les maltraitances de leurs foyers. Ensuite dans la région minière de Carnot pour y rencontrer les enfants travaillant de leur plein gré dans les mines de diamants pour y gagner quelques sous et survivre ainsi plutôt que d'aller à l'école. Et enfin dans un dispensaire de la petite ville de Kabo pour y montrer les difficiles conditions sanitaires des enfants vivant dans les régions éloignées de Bangui, ainsi que la relation conflictuelle entre les agriculteurs locaux et les éleveurs de vaches nomades venus du Tchad.

Aussi terrible que cela puisse paraître, c'est l'épisode des enfants travaillant dans les mines qui m'a paru le moins déprimant. Car autant leur horizon est plutôt bouché, autant ils ont quand même plus ou moins choisi leur destin. En comparaison, la vie des gamins des rues de Bangui est bien plus effrayante et démoralisante. Surtout quand on apprend que le plus gros de leur malheur provient des propres membres de leurs anciennes familles et des autres enfants de la rue. Quant à la situation sanitaire des populations de la région de Kabo, elle parait désespérée et là encore décourageante. Combien ai-je été dégoûté à la vue du comportement de ces miliciens qui détruisent leur pays et sa population.

C'est un documentaire instructif et bien mené. Sa narration est fluide et permet d'apprendre et d'avoir un aperçu assez vaste de la situation du pays sans tomber dans le didactique ni noyer le lecteur sous trop de texte. Le dessin est agréable et les planches sont entrecoupées de photos pleine page qui sont très belles malgré la dureté de ce qu'elles montrent. Vous pourrez aussi accéder en ligne à des vidéos à 360° nous permettant de découvrir en mouvement les lieux et personnes visités par les auteurs lors de leur reportage.
L'objectif est atteint : montrer hors du Centrafrique à quoi ressemble la situation des enfants dans ce pays et dénoncer leur malheur.

Nom série  Nage libre  posté le 27/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de 3 saumons qui remontent une rivière puis finalement partent vers d'autres horizons. Sauf que ces saumons là, ce sont des gaillards qui cherchent la femelle et se la racontent parfois un peu. Car leurs dialogues et ceux des autres animaux qu'ils rencontrent sont humanisés, comme des paroles de gars de banlieues de nos jours. On a donc droit à un mélange assez particulier d'aventures animales, avec prédateurs et dangers naturels, et de réflexions et discussions bien plus humaines.

Ça peut être marrant et pas inintéressant, mais je n'ai que moyennement accroché. Je ne me sis pas attaché aux personnalités des 3 héros. Je n'ai pas aimé l'abus de testostérone de certaines situations et discours. L'histoire dans l'ensemble ne m'a pas passionné. Et j'ai trouvé le dessin très moyen, de même que le lettrage pas toujours facilement lisible.
Ce ne fut pas une lecture désagréable, j'ai passé un peu pas ennuyeux, mais je ne suis pas tombé sous le charme.

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