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Nom série  Manhattan Murmures  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire d'un reporter photographe qui vient de perdre la femme qu'il aimait et qui essaie d'oublier sa douleur en s'imposant un reportage avec une contrainte très particulière : prouver qu'on peut vivre seul à New York pendant 2 mois sans adresser la parole à qui que ce soit. Ainsi fermé sur lui-même et sans aucun contact humain à part avec son éditeur, il va découvrir la ville avec un œil particulier et apprendre que la ville elle-même ne se laisse pas faire quand on essaie d'éviter les règles qu'elle impose à ses habitants. Car comment se fait-il que sur les photos en noir et blanc que le héros vient de faire développer apparaît soudain sur une dizaine d'entre elles une femme en couleurs ? Et comment se fait-il qu'il n'a aucun souvenir d'avoir pris ces photos là ?

J'ai apprécié dans cet album le message d'amour qu'il adresse à la ville de New York en elle-même. Il ne la présente pas avec des yeux de touriste en listant les lieux intéressants mais il nous parle plutôt de l'âme qui s'en dégage.
Cette façon de présenter la ville associée au dessin envoûtant et maîtrisé de Giacomo Bevilacqua font de cet album un bel ouvrage, plein de charme.

L'histoire quant à elle est sympathique et intéressante. Je lui reproche cependant la lenteur de sa narration. C'est un long, trop long, soliloque du héros. Comme il ne parle à quasiment personne, il faut bien qu'il se parle à lui-même et au lecteur. C'est parfois un peu ennuyeux et j'aurais préféré que les choses aillent plus vite à l'essentiel. Car ce monologue permanent m'a empêché de succomber pour de bon à la poésie du récit et de m'attacher au héros.

Restent cette belle vision de New York, ce graphisme très agréable et cette fin assez originale jouant la touche du fantastique.

Nom série  Nungesser  posté le 20/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Charles Nungesser était un vrai personnage, un type hyper-volontaire, toujours prêt à l'aventure aussi risquée soit-elle, et avec le talent qu'il fallait pour réussir ses entreprises. Tour à tour adolescent prêt à tout en Amérique du Sud, puis as de l'aviation durant la première guerre mondiale aux côtés de Guynemer et autres Jean Navarre, puis héros célébré et organisateur de spectacles aériens à la Bufallo Bill et enfin compétiteur décidé à être le premier à traverser l'Atlantique en avion aux côtés de François Coli. Cet album raconte tout ce parcours en prenant pour narratrice une femme que Nungesser aurait aimé en secret toute sa vie malgré le fait qu'elle fut mariée à un autre.

C'est une lecture particulièrement enrichissante. La vie de ce pilote de légende fut tellement dense qu'il faut bien les 150 pages de cet album pour la raconter.
La partie adolescente puis militaire de sa vie m'ont particulièrement intéressé puisqu'on y voit clairement le parcours d'un héros. Son audace et sa réussite sont impressionnants. Et tout téméraire et faussement insouciant qu'il soit, le personnage réussit à rester attachant et à ne pas devenir agaçant.
Et une fois venus la fin de la guerre et le récit des années qui suivent, j'ai cru que mon intérêt allait retomber car cela ressemble au récit aussi triste que banal de décadence du héros qui ne trouve plus sa place. Mais c'est pour mieux mettre en scène sa décision de tenter la traversée de l'Atlantique et de comment il s'y est pris. Deuxième point d'orgue dans le scénario de cette BD.

Ce serait donc un album que je conseillerais sans aucun doute si n'étaient certains éléments qui font que tout n'a pas parfaitement fonctionné.
Déjà le récit est long, un petit peu trop long. Certes il se révèle du coup assez exhaustif mais on s'en lasse un peu lors d'une lecture d'une traite.
Ensuite le dessin est certes très joli dans son ensemble, mais il manque de clarté à mes yeux. Les traits sont trop nombreux, souvent embrouillés, avec un encrage très uniforme, et il arrive régulièrement qu'on doive réfléchir un peu pour bien déchiffrer certaines images.
C'est pareil pour le lettrage. Le texte de la narratrice, surtout, est écrit de manière manuscrite à l'ancienne et j'ai plusieurs fois eu du mal à bien déchiffrer ce qu'elle écrivait.
Cela rend la lecture légèrement laborieuse, sans jamais être pénible pour autant.

J'ai en tout cas appris beaucoup sur un personnage vraiment intéressant par le biais de cet album.

Nom série  Francis Saucisson  posté le 16/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Francis Saucisson est une série pré-publiée dans Biscoto, un magazine destinée à la jeunesse de 6 à 9 ans. Francis Saucisson c'est aussi le nom du héros, un brave gaillard, costaud et bien fait mais aussi couillon que gentil. Il vit des aventures assez extravagantes dans sa ville où les enquêtes se mêlent au loufoque.

Même si la série s'adresse en théorie à des enfants, j'ai trouvé sa lecture très plaisante pour un adulte. Le dessin y est clair, net et efficace. Et surtout l'humour y est très sympa, les situations rocambolesques et les dialogues très amusants. C'est surtout le cocktail de naïveté enfantine, de bêtise assumée et de bravoure bienveillante du héros qui le rend très attachant.

Ce sont des aventures pleines de drôlerie et de bonne humeur qui pourront plaire aux petits comme aux grands.

Nom série  Robin Hood (Simon Roussin)  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis passé complètement à côté de cet album et je ne sais pas trop comment en parler.
C'est l'histoire de Robin des Bois revisitée pour être... plus réaliste ? Plus caustique ? Décalé ? Second degré ? Ou bien à l'inverse naturaliste ? Je n'ai pas su le comprendre.

Il y a d'abord le dessin qui détonne. C'est un style faussement naïf. Un trait pas vraiment enfantin mais au mieux adolescent, proche de l'amateurisme même si réalisé par quelqu'un sortant d'une vraie école d'Arts Décoratifs. Une colorisation pétante, presque psychédélique, et réalisée à ce qui semble être un gros feutre humide là encore comme une création de collégien. Je ne sais pas si quelque chose motive en particulier ce choix graphique mais je ne suis pas du tout tombé sous son charme.

Puis il y a l'histoire elle-même. On y retrouve les éléments clés de la légende universelle de Robn des Bois : le Shérif de Nottingham, la forêt de Sherwood, Marianne, Petit Jean, la bande de Robin et lui en chef de ces hors-la-loi. Mais tout est aussi subtilement différent. Robin y est un être basique voire médiocre, jouant les braves mais en réalité égocentrique et meurtrier, comme ces héros que les enfants s'imaginent dans leurs jeux et leurs histoires qui a le droit de tuer tous ceux sur son chemin car lui-seul compte ainsi que l'objectif qu'il se donne. En guise de preux volant aux riches pour donner aux pauvres, il vole tout court ou gagne de l'argent en vendant ses services sexuels à la femme du shérif. Son compagnon Petit Jean est un gros moustachu qui passe son temps à poil et dont la relation avec Robin est plus qu’ambiguë. Et ainsi de suite.
Cela ressemble à une parodie caustique démystifiant la légende mais en même temps cela semble ne pas en être une. Car il n'y a pas d'humour ou alors seulement au troisième degré et au-delà.
Quant à la narration, elle est faite au présent sur un ton aussi naïf que le dessin et le caractère des protagonistes.

Vraiment, je n'ai pas su comment appréhender cette BD qui n'a pas su me parler ni en terme de graphisme ni en terme de contenu.

Nom série  La Petite Souriante  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour commencer, La Petite Souriante est un bel objet. Bande dessinée au format un peu plus réduit que la normale, sa couverture cartonnée est joliment ouvragée pour donner l'aspect d'un vieux bouquin usager, jusqu'au relief et au vernis sur sa surface elle-même.

A l'intérieur, le dessin est de Benoit Springer et il est bon. Il s'y entend pour représenter des décors semi-désertiques à l'américaine, ses fermiers un peu rednecks et leurs gros pick-up. Paysages comme personnages sont réussis et se marient très bien à l'ambiance grinçante du scénario.

Car l'histoire, c'est celle d'un fermier qui massacre sa femme qu'il déteste pour vivre en paix avec sa jeune maîtresse. Sauf que sa femme réapparaît chez lui aussitôt après, sans pour autant que le cadavre de celle-ci n'ait disparu. Faudra-t-il qu'il la tue à nouveau ? Combien de fois cela va-t-il se répéter ?
Récit fantastique au ton noir et caustique, l'intrigue met en scène une poignée de protagonistes épouvantables dans des scènes parfois ignobles et sanglantes.

Si l'idée de départ est amusante et irrévérencieuse, elle ne réussit malheureusement pas à réellement prendre son essor. Le soufflé retombe et mène à une conclusion trop rapide à mon goût. Je reste en outre perplexe face à son final que je n'ai pas su comment interpréter autrement que comme la chute un peu facile d'un conte sarcastique.
Reste pourtant le bel objet, le beau dessin et une ambiance décomplexée et à l'humour noir et gore qui amène le sourire.

Nom série  Ces jours qui disparaissent  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si l'idée d'un récit mettant en scène un homme qui se réveille sans savoir ce qu'il a fait de sa journée précédente, comme si quelqu'un d'autre avait vécu dans son corps à sa place, n'est pas foncièrement originale, elle a été poussée jusqu'au bout de la réflexion dans cette bande dessinée belle et assez forte en émotions.

En effet, le héros y est confronté à un phénomène fantastique étonnant : quelqu'un prend possession de son corps un jour sur deux. Et ce quelqu'un est prêt au dialogue avec lui, par l'interposition de vidéos enregistrées sur ordinateur, car il ne sait pas plus que le héros pourquoi ce phénomène a lieu, et surtout il n'a pas lui-même de souvenir d'une vie antérieure donc il ne sait pas s'il est une sorte de parasite ou quoi. Le héros est un acrobate, artiste dans l'âme et vivant avec des amis qui lui ressemblent. L'autre, celui qui vit dans son corps la moitié du temps, est bien plus matérialiste et rigoureux. Leurs ambitions sont presque à l'opposée l'un de l'autre. Comment vivre ainsi avec un autre qui vit une vie allant à l'inverse de la sienne un jour sur deux et ce sans que rien ne promette que ça s'arrête un jour ? Quelle vie professionnelle, de famille ou amoureuse peut-on avoir dans ces conditions ? Et que se passerait-il si les choses empiraient avec le temps ?

L'histoire est bien menée, intéressante et soutenue par un dessin très agréable. Les planches sont belles et épurées. Le trait est clair, dynamique et maîtrisé, avec parfois de petites touches qui rappellent les influences du manga, notamment par exemple dans le visage de l'ami magicien du héros. Le travail sur les couleurs est également très réussi et donne une ambiance visuelle bien personnelle à l'album.

Si le scénario rappelle un peu le concept du film animé Your Name, il s'en détache à partir de la moitié de l'album. Et ce qui ressemblait à une routine étrange mais monotone commence à tourner au drame psychologique. L'intrigue amène alors à la réflexion sur des concepts tels que le temps qui passe, l'identité, la notion d'amitié et d'amour, et surtout sur la valeur de la vie et de sa perte quand on ne peut pas la vivre en même temps que ceux qu'on aime.
Sur la fin de l'album arrive une révélation qui fait assez mal quand on s'est finalement attaché au héros. Elle a su me toucher car j'appréhendais avec lui la perte de ces jours et finalement de sa vie quasiment entière. Et quand on ne voit sa vie que par ses yeux à lui, apprendre ce qu'il apprend à ce moment là fait de la peine.

Plus le temps de son récit passait et plus j'ai été ému par cette bande dessinée qui finit par mêler beauté et tristesse, jusqu'à une conclusion qui rappellera un peu celle d'un certain film de Terry Gilliam, avec à peine moins d'amertume et de fatalisme.

Nom série  La Saga de Grimr  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que j'attendais un peu mieux de cet album. Du fait de la bonne critique que j'avais lue un peu partout, parce qu'il a gagné le Fauve d'Or cette année, mais aussi parce que j'ai beaucoup aimé la première moitié de son récit.

J'ai apprécié son décor original : l'Islande au 18e siècle. Pas de vikings, pas d'aventures merveilleuses et irréalistes, mais au lieu de ça un contexte historique réaliste et intéressant présentant le vrai quotidien des Islandais à l'époque, pour ce qui reste malgré tout un conte du fait de la trajectoire et de la force étonnante du héros.
Dans ce contexte, l'histoire a bien su me capter au départ. J'étais curieux de savoir ce qui allait arriver au fameux Grimr, comment il en viendrait à écrire sa propre saga. Et j'ai aussi aimé découvrir la vie rude et étonnante des Islandais sur leur île superbe mais sous le joug Danois à l'époque.

Le dessin par contre m'a moins enthousiasmé. Si la peinture des paysages islandais est la plupart du temps jolie, son style graphique ne m'a pas vraiment charmé. Et je ne suis pas fan de la façon dont les visages des personnages sont dessinés, en particulier Grimr lui-même avec ses grosses lèvres charnues.
Enfin, la seconde moitié du récit m'a un peu ennuyé. Passé un moment, j'en avais un peu marre de voir toute la misère du monde tomber sur le dos de ce héros acharné mais bien malheureux. Et quand il est entré dans son mutisme un peu bestial vers la fin de l'album, je m'étais complètement détaché du personnage. Si bien que quand vient la fin et qu'on comprend en quoi consistait ses actes et en quoi il a pu laisser sa trace dans la légende islandaise, je n'ai été que moyennement convaincu.

L'album reste quand même bon, par l'originalité de son histoire et de son décor et par la personnalité de son graphisme. Mais je ne suis pas vraiment fan.

Nom série  Cubitus (Les nouvelles aventures de)  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'ai jamais été un grand fan de la série originelle Cubitus. La seule chose qui m'y plaisait un peu était ce qui m'y rappelait Achille Talon auquel Dupa avait participé et dont on retrouvait la trace dans le dessin, les décors et dans une partie de l'ambiance.
Mais avec ces "nouvelles aventures", il n'y a plus rien que j'aime. Le dessin est modernisé et sans charme, avec aussi un trait imprécis qui m'a un peu agacé sur la plupart des premiers tomes. L'ambiance est aussi modernisée et ne me touche pas du tout.
Et surtout les gags sont vraiment plats. Je les trouve tellement pas drôles que je n'arrive même pas à me forcer à lire un album entier en une fois tellement je m'y ennuie à chaque page.

Nom série  Le Facteur de l'Espace  posté le 07/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Facteur de l'Espace est une BD sympathique et légère.

C'est véritablement un album tous publics dans le sens où l'on ne sait pas exactement à quel public il s'adresse. Ça ressemble à un récit jeunesse qu'on pourrait lire ou faire lire à des enfants de moins de 10 ans, mais en même temps ça se lit plutôt bien pour des lecteurs plus âgés et adultes.

Le dessin est minimaliste et rondouillard mais en même temps j'apprécie beaucoup sa clarté et l'équilibre harmonieux de sa mise en scène. On est proche d'une esthétique Ligne Claire avec sa fausse simplicité, son élégance discrète et son efficacité narrative.

L'histoire n'est pas des plus originales et se contente de divertir sur la majorité de l'album avant d'arriver aux dernières pages en forme de retournement de situation et de morale et j'ai été plutôt convaincu par celles-ci qui ne manquent pas de sagesse simple et de bonne humeur.
Une lecture plaisante pour petits et grands.

Nom série  Le Temps du Rêve  posté le 06/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai apprécié dans cette série d'y découvrir l'implication des Australiens dans la première guerre mondiale, le fait qu'ils soient d'abord intervenus en Turquie avant de se rendre dans les tranchées françaises, la relation particulière entre les Australiens et les Anglais et le comportement raciste des Australiens blancs envers les Aborigènes. C'est intéressant et plutôt bien raconté, avec 3 albums qui sont autant de cadres différents et d'étapes chronologiques, la Turquie en 1915 d'abord, puis les tranchées françaises en 1916 et enfin les mêmes tranchées à la fin de la guerre et Londres après la guerre.

Le dessin est correct. Son trait réaliste est agréable mais j'ai parfois eu un peu de mal à différencier quelques visages. Et j'ai été gêné par la caricature manifeste de Benedict Cumberbatch et Martin Freeman (Sherlock et Watson) pour représenter les traits de deux généraux à un moment donné. Quant aux couleurs, leur aspect informatique m'a aussi été un peu trop visible, avec quelques dégradés trop lisses et froids à mon goût.

Enfin, je n'ai pas apprécié ce qui aurait dû faire l'originalité de cette série : tout le mysticisme autour de la culture et des croyances aborigènes du personnage principal. Ce dernier se révèle trop distant et mutique pour être attachant, et son comportement tourne trop vite à la folie furieuse et aux hallucinations. Je ne suis pas rentré dans le trip et du coup la conclusion du récit m'a déçu et laissé circonspect.

Nom série  Loulou - L'Incroyable Secret  posté le 05/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Loulou, l'incroyable Secret est un film animé sorti en 2013 mettant en scène Loulou et son ami Tom eux-mêmes issus de livres pour la petite jeunesse. A vrai dire, je ne connaissais ni l'un ni les autres et ce n'est qu'au bout de quelques pages que j'ai fini par être persuadé que cette BD était bien une adaptation du film, utilisant des images directement issues de celui-ci, un Anime comics comme on dit dans le jargon.

Cela se voit car la narration graphique d'une BD n'est pas du tout la même que celle d'un dessin animé. Des scènes qui passent bien en version animée grâce au mouvement et au son ne passent pas du tout en bande dessinée où l'on se retrouve avec l'impression de voir des séquences figées et hachées. C'est même parfois tout simplement incompréhensible et il faut deviner ce qu'il se passe, deviner ce qui est peut-être un gag dans le film et qui tombe à plat en BD, deviner l’enchaînement des actions et leur possible intensité alors que c'est fade et sans consistance quand on n'a droit qu'à quelques extraits d'images qui se succèdent mal.

C'est dommage car graphiquement c'est très joli. Le film doit être très beau et les images extraites auxquelles on a droit sont fort sympathiques, colorées et charmantes.
Et l'histoire, même si un peu classique, n'a pas l'air mal non plus. La relation entre animaux carnivores et herbivores dans ce monde imaginaire et anthropomorphe est assez intéressante. J'ai eu quand même un peu de mal à me faire une idée claire sur l'âge de ces deux héros que je découvrais avec cet album et qui ont parfois des comportements de jeunes enfants et d'autres fois des préoccupations d'adultes.

Donc voilà un "anime comics" qui m'a semblé très dispensable en tant qu'album de BD, mais qui a le mérite de me donner un peu envie de découvrir le film lui-même.

Nom série  Verte  posté le 05/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Verte est l'adaptation du roman éponyme de Marie Desplechin, un roman d'humour et de sorcellerie destiné aux enfants à partir de 9 ans. C'est l'histoire d'une petite fille dont la mère et la grand-mère sont des sorcières mais qui n'est pas motivée à l'idée d'en devenir une elle aussi et préférerait vivre une vie normale.
C'est une histoire sympathique, plutôt amusante sans être vraiment drôle. Le dessin a un certain charme et est plaisant à lire sans être non plus particulièrement esthétique.
C'est une lecture qui fait agréablement passer le temps mais j'ai trouvé qu'elle manquait quand même d'impact. J'ai pas trouvé qu'elle ne prenait pas vraiment son envol et restait dans le cadre de l'anecdotique, un récit intimiste assez classique avec comme unique particularité d'intégrer dans son scénario des sorcières plutôt bien intégrées dans la vie de tous les jours.
Mais sympa quand même, donc pourquoi pas ?

Nom série  L'Empereur Meiji  posté le 29/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de l'Empereur Meiji comporte des éléments assez énormes sur le plan de l'Histoire du Japon mais aussi du monde. Car c'est durant l'incroyable ère Meiji que le Japon est passé en une trentaine d'années du statut de pays féodal presque médiéval à celui de nation moderne sur le plan international capable de battre l'armée d'un pays occidental aussi puissant que la Russie. Et ces moments clés et épatants, on les retrouve dans cet album.
Ils sont qui plus est plutôt bien mis en image grâce à un dessin réaliste correct soutenu par de très bonnes couleurs, sobres et jolies.

Mais comme dans plusieurs autres albums de cette collection Ils ont fait l'Histoire, je regrette le fait que le scénariste ait tenté d'en mettre un maximum en 56 pages sans chercher à rendre son contenu clair et fluide.
La mise en scène est celle de deux anciens premiers ministres et conseillers de l'Empereur qui devisent, vers la fin de l'ère Meiji, d'une éventuelle colonisation de la Corée et pour cela passent en revue tous les événements qui ont changé le Japon depuis 1853. Le fait de raconter ces faits par le biais de personnages qui regardent vers le passé pouvait permettre d'en garder uniquement l'essentiel et de synthétiser au mieux.
Mais ça ne marche pas parce que c'est trop bavard, trop complexe par moment. Même moi qui connais un petit peu l'histoire japonaise de l'époque, je m'y suis plusieurs fois retrouvé noyé sous les informations et perdu dans les méandres politiques, militaires et sociaux. Qui plus est, la façon dont les 2 protagonistes se racontent cela parait factice et trop didactique.
Il aurait fallu épurer, se focaliser uniquement sur les idées d'ensemble et ne pas chercher à trop vouloir énumérer les faits. C'est dommage car une biographie de l'Empereur Meiji et surtout de son impact sur la transformation du Japon est un vraiment bon sujet.

Nom série  Géricault  posté le 26/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De tous les albums de la collection Les Grands Peintres que j'ai lus, celui-ci est peut-être le plus abouti car il combine habilement une vision claire de la vie et de l'oeuvre du peintre Géricault avec une histoire crédible et plutôt prenante. Il s'agit de l'histoire d'une femme engagée par la police secrète française en 1818 pour approcher et enquêter sur l'artiste pour tenter de le discréditer avant qu'il réalise et expose son tableau le plus célèbre, le Radeau de la Méduse, qui à l'époque pouvait être considéré comme un brûlot politique à l'encontre des ultra-monarchistes.

Le contexte des années d'après le fin de l'Empire Napoléonien est bien représenté et intéressant. Le récit nous permet à la fois de découvrir cette époque, de découvrir des détails sur l'oeuvre et la vie intime de Géricault et de s'attacher au parcours de cette apprentie-espionne qui a elle même un passé compliqué et ses propres secrets.
Le dessin est plutôt bon, même si l'instabilité relative des traits des personnages selon l'angle de vue m'a légèrement gêné.
C'est une lecture enrichissante qui rend hommage au peintre et surtout montre une réelle admiration pour le tableau du Radeau de la Méduse en lui-même. Ça donne envie de le revoir et d'en savoir plus sur les autres tableaux de l'artiste.

Nom série  Duel  posté le 26/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit édifiant de la carrière de deux hussards de l'armée Napoléonienne qui auront cherché durant vingt ans à se défier et se battre en duel aussi souvent qu'ils le pouvaient sans jamais réussir à mettre un terme à leur conflit. Deux hommes que tout oppose, un fils de roturier méridional braillard et impétueux et un descendant d'aristocrate picard posé et réfléchi. Mais l'un comme l'autre font preuve d'un sens de l'honneur et d'une obstination tels qu'ils vont attiser leurs ressentiments respectifs et ne vont pas abandonner leur rivalité durant les nombreuses années qui les verront pourtant passer du grade de lieutenant à général et même après avoir quitté l'armée.
La petite histoire au sein de la Grande Histoire, car avec eux nous participerons à des batailles fameuses telles qu'Austerlitz ou la retraite de Russie. Nous serons témoins des effets de l'exil de Napoléon, de son retour et de la Restauration tant du côté de la noblesse que des simples soldats. Et pendant tout ce temps là, les deux adversaires n'auront en tête que de se mettre des bâtons dans les roues et s'affronter à la moindre occasion.

J'ai trouvé cette BD plaisante.
J'ai beaucoup apprécié son dessin, notamment au niveau des décors. Les bâtiments d'époque y sont représentés avec une vraie beauté et un grand soin du détail. Les personnages et costumes sont également bons à mes yeux. Je ne peux m'empêcher malgré tout de trouver le trait parfois un peu brouillon ce qui rend certaines scènes d'action assez confuses.
L'histoire est intéressante. Les deux héros ont des personnalités vraiment marquées et leur rivalité aussi extravagante qu'elle paraisse se révèle en fait plutôt crédible tant on comprend ce qui chez l'autre a heurté la sensibilité de chacun de ces deux hommes.
J'ai apprécié de suivre le parcours de l'époque Napoléonienne et d'apprendre comment les choses étaient vécues durant ces années et durant celles après son départ pour l'île d'Elbe, période que je connaissais mal car les récits historiques s'arrêtent souvent à la fin du règne de l'Empereur.
J'ai quand même trouvé que ça tirait parfois un peu en longueur. L'album est épais et à partir d'un moment on en vient quand même à se dire que cette rivalité dure depuis assez longtemps et qu'on aimerait bien voir où cela va nous mener. Heureusement la conclusion évite le côté trop prévisible et m'a satisfait en tant que lecteur.

Nom série  Cinq branches de coton noir  posté le 25/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est l'histoire d'un petit commando de soldats noir-américains lancé dans l'Europe de la seconde guerre mondiale à la poursuite d'une ancienne relique, le tout premier drapeau des Etats-Unis d'Amérique. Mais derrière cette quête, il y en a une motivation bien spécifique car ce drapeau cache un secret depuis deux siècles, un symbole qui pourrait bouleverser la vision alors encore très raciste des américains de l'époque.

Cinq branches de coton noir est un bel album, grand et épais, de plus de 170 pages.
Le dessin de Steve Cuzor y est très classe. Son trait soigné, précis et en même temps dynamique m'y fait penser au style de Ralph Meyer (Berceuse assassine, Undertaker...) que j'aime beaucoup. C'est un dessin fait pour le noir et blanc ce à quoi la colorisation s'adapte en étant ici réalisée dans des teintes monochromes, avec globalement une teinte spécifique par chapitre. Même s'il en ressort une ambiance un peu triste, cela donne aux planches une réelle élégance à l'ancienne.

Le scénario aborde avec un œil neuf la problématique du racisme anti-noir aux Etats-Unis. On le découvre tel qu'il existait en 1776 à l'époque de la guerre d'Indépendance, tel qu'il demeurait dans l'Amérique moderne de 1944, mais aussi tel qu'il apparaissait dans l'armée américaine en guerre en Europe et évidemment tel qu'il était incisif chez les nazis allemands de leur côté également.
L'intrigue est basée sur une idée originale et donne une motivation bien particulière aux héros du récit. J'avoue qu'avec les yeux d'un lecteur des années 2000, de les voir ainsi risquer leur vie pour ce qui au final n'est qu'un simple symbole, parait un peu difficile à appréhender. Mais j'imagine que dans le contexte de l'époque et pour le combat pour l'égalité entre noirs et blancs, cette motivation pouvait suffire à expliquer tous les sacrifices.
Seule la fin très amère m'a légèrement déçu. J'ai trouvé qu'il n'était pas utile d'en faire davantage et l'un des éléments de cette conclusion m'a paru en rajouter un peu trop en matière de tragédie fataliste.

Dans l'ensemble, l'histoire est dense et très bien menée. Tout y est crédible, à la fois enrichissant et prenant. Les personnages sont bons et on s'y attache facilement.
Et il y a toute cette atmosphère visuelle et narrative d'un grand récit d'aventure à l'ancienne qui donne une vraie saveur au récit. Un bel album.

Nom série  Spirou et Fantasio - Le Triomphe de Zorglub  posté le 25/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce Triomphe de Zorglub est album tiraillé entre deux situations. Ce n'est pas vraiment l'album du film qui va sortir dans un mois en France car il n'en raconte pas l'histoire mais imagine les réactions des "vrais" Spirou et Fantasio autour du tournage de ce dernier et brode une aventure basée sur cette idée. Mais ce n'est pas non plus un album de la série Une aventure de Spirou et Fantasio par... car il est intimement lié à la sortie du film et en partie promotionnel.

Aux manettes de cet album, on trouve le duo Olivier Boquet et Brice Cossu (qui sont également les auteurs de Frnck, série Dupuis qui marche bien auprès de la jeunesse) tous deux accompagnés d'Alexis Sentenac en co-dessinateur.
Le dessin est réussi et très dynamique. Essentiellement franco-belge, il fait la preuve de sa modernité en intégrant quelques petites expression faciales issues du manga. Je ne saurais pas dire exactement de quelle manière les deux dessinateurs se partagent le travail, même si à priori les visages des personnages principaux ressemblent bien au style d'Olivier Boquet pour Frnck, mais en tout cas le résultat d'ensemble est homogène et pas mauvais du tout.
Je regrette quand même l'apparence un peu trop juvénile de certains des protagonistes. Fantasio y a l'air bien plus âgé que Spirou et Seccotine notamment. Et à l'inverse, Zorglub a des allures de grand adolescent.

Le scénario, quant à lui, joue davantage la carte de l'humour que de l'aventure. Nos deux héros ont leurs aventures derrière eux et portent un regard doux-amer sur ce qu'ils sont devenus maintenant, entre un Fantasio qui a grossi et déprime un peu et un Spirou qui se découvre des complexes sur son côté trop lisse et son manque de personnalité.
Cet humour est inégal. J'avoue qu'il m'a fait rire à quelques moments, avec quelques idées bien trouvées et quelques clins d’œil à la série originelle, mais d'autres passages m'ont nettement moins plu à l'image de ce gag scatologique bien trop appuyé et de quelques cascades un peu cartoon et cousues de fil blanc.
Quant à l'histoire, si la remise en question des personnages est sympathique, l'intrigue en elle-même ne casse pas les pattes du canard. Le concept de suivre le tournage du film est parfois bancal et sonne factice. De même, les motivations et manigances du rival de nos héros ne tiennent que moyennement la route, ce qui donne des péripéties auxquelles on croit difficilement et une conclusion de l'histoire sans grande saveur.

Un peu déçu donc par cet album. S'il est de belle qualité sur le plan graphique et présente une vision souvent drôle et pas inintéressante de nos deux héros, il pêche au niveau de son intrigue et sent un peu trop l'album créé de toute pièce pour accompagner la sortie du film.

Nom série  Isabella Bird, femme exploratrice  posté le 23/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Isabella Bird, c'est le récit de la traversée en 1878 du Nord du Japon par une exploratrice anglaise et son guide japonais. C'est l'occasion d'une part de rendre hommage à cette femme aventurière et écrivaine, et d'autre part de mettre en scène le Japon traditionnel de l'époque, un aspect de sa civilisation qui était alors précisément en train de disparaître sous le raz-de-marée de la modernisation de l'ère Meiji.

C'est une très bonne série, aussi belle qu'enrichissante.
Le dessin est particulièrement beau et soigné. Le souci apporté au détail et à la documentation est manifeste. Les décors, costumes et autres éléments historiques sont parfaitement rendus et valent le coup d’œil.
Alors qu'il s'agit d'un seinen, les visages des personnages par contre sont plus proches du genre manga shojo et présente quelques défauts inhérents à ses tics de production. Les expressions faciales de l'héroïne notamment sont un peu trop exagérées, yeux brillants et bouche grande ouverte, comme si elle était en permanence stupéfiée et admirative. C'est rapidement pénible et il faut réussir à passer outre. Les personnages ont également presque tous l'air de sortir à peine de l'adolescence. Telle quelle est dessinée, on dirait qu'Isabella Bird avait une vingtaine d'années tout au plus au moment de ce voyage alors qu'elle approchait de la cinquantaine à l'époque. Son guide, lui, avait véritablement 20 ans ce qui colle bien avec son aspect visuel dans le manga, mais là où ça cloche, c'est quand l'auteur lui donne dans le récit un CV long comme le bras avant de rencontrer Isabella, ce qui parait peu réaliste du coup.

Mais voilà, j'ai fait là le tour des petits défauts de ce manga car pour le reste je l'ai beaucoup apprécié. Le rythme est bon, le sujet très intéressant, le récit bien raconté, on ne s'ennuie pas une seconde tout en apprenant beaucoup de choses sur la civilisation traditionnelle japonaise de la fin 19e siècle et sur les conditions de voyage dans le pays à l'époque.

Nom série  The Dream  posté le 22/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur la forme, cette BD rappelle fortement Monika, du même dessinateur. Le même graphisme, les mêmes teintes un peu néon, les mêmes personnages aux corps sculpturaux et sensuels, le même cadre du milieu interlope de la nuit et la même ambiance froide et sophistiquée.

Et il faut dire que sur le plan graphique, c'est beau. On pourra reprocher un côté irréel et fantasmé, avec une profusion des femmes superbes et sexy, et un héros au corps parfait. On pourra aussi reprocher le côté racoleur de cette succession de scènes semi-érotiques et de corps dénudés. Mais il ne fait que refléter le même univers fantasmé que le scénario nous présente. Et comme on peut s'en rendre compte au fil de la lecture, rien n'y vraiment gratuit et toute cette ambiance visuelle travaille de concert avec le fond de l'intrigue en elle-même.

Car, malgré une réticence initiale, c'est sur l'association de la forme et du fond que le premier tome de cette série a finalement su me convaincre.
Je craignais d'y trouver un récit polar au cadre esthétisant et artificiellement aguicheur. Je craignais de m'y agacer devant un univers faux et irréaliste, des poupées de plastique dominatrices ou dominées, d'arrogants mafieux de cinéma et une fascination malsaine pour la violence et le sexe. Mais le scénario va au-delà de cela en visant précisément le niveau au-dessus, car comme le dit l'une des protagonistes à un moment donné, "on trouve toujours plus tordu".
Le doute persiste tout au long de ce premier album sur le fait qu'on ait dépassé ou non la limite du genre fantastique. Est-ce que tous ces éléments sulfureux et démoniaques sont vraiment au final d'origine... démoniaque ? Est-ce que cette superbe femme au charme digne d'un(e) Desire de Sandman est véritablement un(e) succube ? Ce qu'il se passe dans cette boite de nuit n'est-il qu'une mise en scène ? Qui se cache vraiment derrière cette mystérieuse Invisible Art Production ? Est-on finalement dans une intrigue digne du jeu de rôle In Nomine Satanis ?

Simple allégorie ou vrai récit fantastique, l'histoire se révèle en tout cas une vision sombre et sournoise de l'Amérique rêvée, celle du fric et du show-business. Mais elle apparaît aussi à la fois envoûtante et inquiétante. Je ne sais pas comment se présentera la suite de la série, s'il s'agira d'une série à suivre ou d'histoires en un tome puisque le premier peut éventuellement se suffire à lui-même. Mais ma curiosité et mon intérêt ont vraiment été attisés et j'ai une réelle envie d'en savoir plus sur l'IAP et ce qui se cache derrière le voile de ce monde troublant.

Nom série  Étoilé (Dupuis)  posté le 19/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étoilé raconte l'histoire d'un jeune chef et d'une œnologue ambitieuse qui s'allient pour monter un restaurant gastronomique et obtenir les fameuses étoiles qu'ils visent tous deux pour des raisons différentes.
Le héros est le finaliste malheureux d'une émission télé culinaire et cinq ans plus tard son ego est fortement mis à mal par son manque de succès professionnel comparé au vainqueur à qui on ne cesse de le comparer. Et l'héroïne est la fille d'un grand chef dans le coma qui veut venger son honneur et se battre pour gagner à son tour les étoiles que son père a perdues. Entre une aigreur et une fierté sans concession d'une part et un désir acharné de revanche d'autre part, leur mariage et leur alliance professionnelle vont faire des étincelles.

Soutenue par un dessin réaliste et de bon niveau, l'intrigue est crédible et nous fait découvrir avec une certaine amertume combien le monde des restaurants étoilés est malheureusement souvent plus une question de réseau, de marketing et de moyens financiers que d'art culinaire en lui-même.
Si la base du récit est intéressante, sa mise en forme est cependant un peu déroutante. Le récit est très décousu avec un rythme haché et beaucoup de sauts de lieux et chronologiques. Il faut bien une dizaine de pages pour accrocher correctement au déroulement du récit et aux deux protagonistes. D'autant que ceux-ci ne sont pas des plus attachants, avec d'un côté un jeune chef irascible et un peu accro à la cocaïne, et de l'autre une ambitieuse certes travailleuse et motivée mais aussi égoïste et dissimulatrice. De fait, tel que raconté dans la BD, leur mariage ultra-rapide tombe presque comme un cheveu sur la soupe tant il est difficile de leur prêter de vrais sentiments l'un pour l'autre.

Il se passe beaucoup de choses dans le premier tome de cette série mais cela va sans doute un peu trop vite. On reste distant vis-à-vis des personnages et on voit mal comment leur entreprise commune ne court pas forcément à la catastrophe et au clash.
A voir ce que donnera la suite.

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