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... a posté 27 avis et 7 séries (Note moyenne: 3.89)

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Nom série  Musnet  posté le 14/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Musnet, la petite souris impressionnante !

Dès l'ouverture du premier album, et la première case, nous découvrons un paysage bucolique, un maison en arrière plan, de grands saules pleureur, un étang, de tulipes, des nénuphars .
Une petite souris semble perdue, elle ne sait pas encore qu'elle vient de mettre les pattes à Giverny. Le domaine de Claude Monet.

Le décor est planté.

Très rapidement, cette petite souris entend des cris "à l'aide", il vole au secours d'une demoiselle souris. C'est ainsi que démarre les aventures de de notre héros.
Quelques planches plus loin, notre petit rongeur trouve un travail chez Rémi, un écureuil peintre, totalement acariâtre et tyrannique mais un maitre en son genre. C'est de cette façon que notre petit héros découvre l'art de la peinture.

Musnet affrontera des créatures "effrayantes" (pour une souris) et s'en tire généralement par d’impressionnantes cascades. Se procurer un pinceau, de la peinture n'est pas une chose facile quand on est une souris. Car pour une petite souris, le jardin peut-être bien dangereux.
Il saura provoquer la chance et surpasser ses peurs pour faire de nouvelles rencontres, se faire de nouveaux alliés et aller au bout de ses rêves.

Le personnage imaginé par Kickliy est une petite souris au caractère bien trempé. Ils sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Ce tempérament parfois colérique, sensible et touchant font de ce petit rongeur un personnage vraiment attachant. Et pour notre plus grand plaisir, les autres personnages principaux ont tous un sacré caractère.

Les dialogues parfois abruptes sont vraiment amusants.
Il y a des clichés et des codes utilisés qui fonctionnent très bien : un petit chef rat tyrannique se déplaçant sur les épaules d'un gros rat bodybuildés sera d'abord effrayant, puis pathétique pour finir presque touchant. Tout ses personnages possèdent un petit "truc".
La principale palette de Kickliy semble être celle des émotions avec lesquelles il s'amuse et nous fait passer un bon moment.

C'est une série toute en couleur, en poésie parfois naïve. Naïveté qu'on retrouve également dans son trait généreux, les contours ne sont pas toujours bien définis, mais l’expressivité et le mouvement sont bien là. Le découpage assez classique rend la lecture fluide.
Ne vous fiez pas à l'aspect enfantin du trait. L'auteur maitrise bien son pinceau et de plus c'est une colorisation directe à l'aquarelle, pour le reste, il suffit de voir la couverture du tome 4 (page facebook de l'auteur).

C'est une belle occasion pour le public jeunesse de re-découvrir Monet et Giverny.

A n'en pas douter, les plus jeunes adoreront suivre les péripéties cette petite souris intrépide, ce petit Indiana Jones des jardins.

Nom série  Le Teckel  posté le 10/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est vraiment surprenant.
A la première lecture je me suis demandé pourquoi je lisais cette BD. Referme donc ce bouquin...

A la deuxième lecture, j'ai eu la révélation !

Si le fond est intéressant, c'est surtout dans la forme que l'objet est saisissant.

Jean-Pierre Marielle est dans la place !! Oui vous avez bien lu, notre chère Guy est tout à fait ce genre de personnage, brut, bourrin, caractériel, matcho, bref, un ancien légionnaire... De prime abord complétement méprisable...


Au fil des pages, on surprend notre anti-héros à citer de la poésie, à faire preuve d'une "grande" culture (particulière), à s’émouvoir, à pleurer, vomir également.
Le traitement qui est fait autour de ce personnage fonctionne totalement.
Le Teckel est imprévisible et impulsif, cela rend la lecture d'autant plus intéressante.
Pour avoir lu les 3 tomes, c'est un vrai coup de cœur.
Cette série reste toutefois à aborder en connaissance de cause (l'humour est totalement caustique, décapant) sans quoi vous risqueriez de passer à côté de ce petit bijoux.

Nom série  Doomboy  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une chouette BD.

Le titre de cet album est tiré du surnom d'un jeune guitariste écorché suite à la perte d'une amie proche. La douleur est pour lui une vraie cicatrice mal refermée.
Tout au long de l'histoire, le jeune D tente de panser cette plaie comme il peut. La musique, la guitare seront ses exutoires.
Plus l'histoire se déroule, plus la curiosité grandit. Certains éléments sèment le trouble, on ne sait pas vraiment où on va, mais on se laisse complétement absorber par le rythme.

Cet album est emplit d'un mystérieuse poésie. Les nombreuses cases ou les planches sont muettes nous font ressentir un temps comme suspendu, le moment où il ne reste que le bruissement du vent pour emporter les pensées et les douleurs au large.

L’ensemble est parsemé de jalousie violente, d'amitié superficielle, profonde et d'amour avec un grand A.

Un album vraiment intéressant à découvrir.

Nom série  Toby mon Ami  posté le 07/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Toby mon ami est une histoire sympathique, c'est un pur roman graphique. J'aime assez l'univers poétique qui se dégage du dessin de Panaccione que j'ai découvert avec un océan d'amour.
Le dessin est quelquefois abstrait dans le trait ce qui laisse au lecteur le soin de s'inventer les précisions, il y a quelques très belles cases avec un bel encrage (scène sous la pluie).

Pour l'histoire, c'est bien simple, c'est graphique, c'est fluide, on suit les péripéties de Toby et de son maitre. L'ensemble est sans dialogue mais les quelques indications données pour soutenir les intentions du dessin sont assez originales. Toby reste un vrai chien et ses "aventures" sont simplement canines.

Un album qui se lit trop rapidement, à lire lorsqu'on a peu de temps, on ne s'attarde pas dessus mais on passe un moment très agréable. A emprunter !

Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 17/12/2014 (dernière MAJ le 17/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Wouha !!
Encore un bel ouvrage. Un vrai emballage cadeau pour cette fin d'année. Superbe couverture. Lettres dorées sur un fond noir mat. Un bel objet.

Joli coup de crayon de Gatignol, personnellement, les œuvres noires et blanches commençaient à m'ennuyer. Et là, je retrouve une vraie intensité dans les contrastes, un réel jeu d'ombres. C'est vraiment très beau. Un noir et blanc utile à l'histoire. La richesse des détails est également très réussie. Les décors sont gigantesques, l'architecture représentée est tout à fait dans le propos. Nous sommes vers le 16ème siècle.
Le dessin de couverture devrait finir de vous convaincre et vous donner envie d'ouvrir cette BD.

L'histoire est loin d'être un conte de fée, au contraire. A ne pas donner aux enfants, sous peine de les retrouver dans le lit de papa et maman.
La famille des ogres est juste abominable, ils sont laids, ils n'ont pas inventé l'eau chaude, ils semblent dénués de toute sensibilité. Par dessus tout, ils sont cruels. Ils dévorent les humains, comme on mange des chips. Ambiance très sombre garantie.
Au milieu de cette famille vit Desdée, matriarche charismatique rejetée par les siens. Elle incarne la raison et la sagesse. Elle essaiera de guider et protéger petit.

On s'attache vite au héros, ce petit gars minuscule et fragile. Il doit grandir entre les humains et sa famille. Entre ces deux "populations", la haine est omniprésente.
Il aura bien du mal à trouver sa place dans un monde visiblement pas fait pour lui (d'ailleurs fait pour personne...).

Est-il réellement possible de se détacher de son héritage culturel, d'un patrimoine génétique trop lourd à assumer ? Quelles en seraient les conséquences ?

L'histoire est entrecoupée par des focus sur différents personnages de l'histoire. Elle est bien écrite et les dessins qui illustrent ces protagonistes sont magnifiques. Le doré sur le noir rend l'ensemble superbe, c'est du plus bel effet.

2ème partie -Demi-sang-

La maison d'édition continue de nous proposer un bel ouvrage, ces couvertures sont toujours aussi belles.
Néanmoins, pour ce deuxième tome, il ne faut pas s'attendre à la suite du premier volume.
Nous sommes bien toujours dans l'univers des ogres dieux où il règne une atmosphère classieuse, sombre et violente, et très gothique.
Contrairement à petit qui est bien le fils d'une ogresse, cette fois-ci le héros principal est né de l'union d'un noble et d'une femme de plus basse extraction. Le titre prête donc à confusion...
J'ai trouvé l'histoire moins originale que pour le premier, toute l'intrigue tourne autour de ce personnage qui ne cherche à servir qu'une seule chose : sa vengeance. Pour cela il usera de ruses politiques, de son habileté aux beaux discours et de son joli minois et sera prêt à s'oublier lui-même pour assouvir sa soif de pouvoir et d'estime en vue de sa vengeance. Il existe une relation complexe entre sa mère et lui, sa mère et son père qui rend par moment l'histoire trop dense psychologiquement.

Nous en apprenons toujours un peu plus sur l'univers des ogres dieux et c'est appréciable.
Les dessins sont toujours aussi beau, mais l'histoire est moins prenante, moins intense, moins rythmée. Ce qui faisait la beauté du premier s'est estompé par un scénario convenu où les surprises sont finalement peu nombreuses. Les ogres apparaissent peu, quelques liaisons avec "Petit" sont présentes pour maintenir le fil rouge de la série.
L'album reste entrecoupé par la généalogie des ogres dieux, les textes m'ont semblé plus étoffés (un peu trop?), toujours bien écrit encadrés par de très beaux cartouches et de belles "enluminures".
Est-ce que ce tome sert à immerger un peu plus le lecteur dans l'univers des ogres dieux ? Et-ce que le troisième volet sera à la hauteur du premier ? Beaucoup d'interrogation pour cette suite assez réussie mais pas à la hauteur de "Petit".

Pour ce 2ème tome, je note 3,5/5 pour la richesse des dessins et de l'univers. Mais je reste sur ma faim quant au scénario. J'attendais vraiment de connaître la suite des aventures de "Petit". Petite déception...

Nom série  L'Abominable Charles Christopher  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ne peut laisser personne indifférent !

Cet album est vraiment particulier sur de nombreux points. Le choix du format à l'italienne, la mise en page atypique, la poésie qui s'en dégage, le héros, les autres personnages, bref beaucoup d'éléments qui devraient laisser perplexe ceux habitués au classicisme en matière de BD.

On ne s'ennuie pas à la lecture de ce bel album qui propose de part sa conception un rythme soutenu, il n'y a parfois que quelques cases par planches, on tourne souvent et rapidement les pages. Un trait propre et précis qui nous invite à prendre le temps. La colorisation n'est pas en reste, elle colle bien à l'ambiance poétique. Je retrouve personnellement l'influence de Myasaki. Cette poésie mystérieuse, parfois déroutante, qui nous emmène on ne sait où. Mais qui nous attire irrémédiablement.

L'histoire se déroule principalement dans une forêt où les animaux parlent, ils n'ont pas d'autre attitude humaine que cette capacité à dialoguer. Il y a notamment une scène où les animaux sont spectateurs d'une pièce de théâtre, sans tomber dans le fou-rire, les échanges sont aussi drôles que les situations.
Ces dialogues sont réservés pour le moment à tout les animaux sauf notre héros, qui lui reste muet comme une carpe. Cela ne nous empêche pas de comprendre les nombreuses émotions qui le traversent dans cette histoire.
Il y a également de nombreux flash-back sur l'histoire d'un personnage, pour le moment, secondaire, qui permettent de s'attacher à lui. Vivol, un vieil ours sage, issu du cirque qui semble être le maitre d'orchestre de l'intrigue.
D'autres séquences concernent un couple de d'oiseaux en pleine crise conjugale.
Tout ces petits moments créent un ensemble vraiment agréable, on le picore minutieusement.
Quant à notre héros principal, le mystère continue de planer sur sa présence et son destin.

C'est un album très agréable à lire, la suite devrait être attendue par de nombreux lecteurs car pour le moment, on ressent juste le tressaillement que quelque chose d'important va se passer, une tension palpable encore entourée de nombreuses énigmes, comme un accord de tension auquel il manque cette résolution qui soulage l'esprit.

Nom série  Yakuza Moon  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'avis précédent m'a donné très envie de lire ce manga.

Et je ne regrette pas cette lecture.

Effectivement, concernant le dessin, on est loin des grands comme Ottomo et Usawara mais cela reste très lisible.

Le récit est assez fluide et on se laisse facilement et rapidement happé à la lecture de cette autobiographie.

L'histoire vaut clairement le détour.
On découvre la vie d'une fille de yakuza, une petite fille qui essaie de grandir, de devenir une femme. On se rend compte à quel point l'univers des clans yakuza est imprégné de violence et de sexisme.
Les nombreuses dérives que cela peut amener dans une éducation : violence, adultères, etc. Un modèle compliqué pour grandir.
On retrouve beaucoup d'images violentes, pas forcement physiques. L'utilisation de drogues contre sa volonté, une dépendance qui s'installe... Il y a une vraie violence psychologique, une vraie souffrance.
Certaines scènes sont vraiment sordides (public averti).

Pas facile lorsque ses propres repères ont été inculquées par une famille dont le père est un yakuza.
Comment se sortir d'un univers dans lequel on baigne depuis sa plus tendre enfance ?

Ce livre retrace simplement la vie difficile de Shoko Tendo.

Le petit plus que j'ai apprécié, dans cette édition le sens de lecture est occidental.
Cela peut permettre à ceux que le sens de lecture original rebute, d'apprécier enfin un manga.

Je conseille l'achat uniquement pour ceux qui sont intrigués par l'univers des yakuzas et ceux qui apprécient les romans graphique. Pas de SF, ni de fantasy dans cet ouvrage.

Nom série  Le Sculpteur  posté le 18/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quelle joie !!

J'ai lu cet ouvrage dès sa sortie. Il me faut toujours un peu de recul pour ne pas en dire du bien ou du mal de façon précipitée.

Alors déjà ce bouquin est un vrai pavé, le genre bottin que certains utiliseraient sous la lumière d'une lampe en pleine face. Pour ne pas laisser trop de traces.

J'ai au départ été un peu dubitatif sur le choix de cette colorisation. Mais elle permet de se concentrer sur les aspects essentiels de l'histoire.

Le mythe de Faust, on en parle beaucoup pour cette histoire. De mon point de vue, ce n'est pas autour de ce mythe que s'articule l'histoire. Ce n'est qu'un mécanisme pour parler d'un sujet beaucoup plus complexe.

Le processus de création.

La réalisation d'une œuvre... C'est vrai que le sujet est complexe pour beaucoup d'artistes, pour comprendre le cheminement de l'idée à sa concrétisation il s'en passe des choses. Comment créer une œuvre qui puisse être un prolongement de soi, de son être alors que nous ne cessons jamais d'être influencés par ce qui nous entoure. Comment être authentique, dénué de subjectivité pour mettre l'art à nu. Cela semble impossible...
Le détachement est une chose difficile d'autant plus si on côtoie d'autres artistes, on baigne dans un milieux d'influences où chaque "vision des choses" peut déteindre sur vous.

C'est là où je trouve que c'est une prouesse narrative absolument magistrale.

Ce dégoût de lui même, rejeter et renier son art, c'est à mon sens un passage obligé pour se détacher, pour pouvoir créer au sens noble du terme. Détruire les bases pour repartir, partir de rien, du néant. Parfois David pense même qu'il faudrait détruire toutes les bases, pas seulement les siennes.
Tout au long de ce roman graphique, David ne cesse de marcher sur ce fil, tantôt il envie, tantôt il renie, il aime puis il déteste. L'auteur nous démontre avec brio le tiraillement existentiel que peut être la volonté de créer à tout prix. C'est en soi, un véritable rite initiatique.

Je me demande d'ailleurs si cette œuvre n'est pas en quelque sorte autobiographique. Il s'en est écoulé du temps depuis ses dernières publications. Est ce que "le sculpteur" n'aurait pas été accouché dans la douleur ?

Jusqu’à cette libération, une fin exceptionnelle !

Nom série  Seuls  posté le 18/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Superbe série jeunesse !

Enfin une série qui ne prend pas les jeunes pour des cons. Aucune mièvrerie, enfin...
Je pense qu'un jeune qui lit cette série, pour peu qu'il s'identifie à l'un des personnages, (il y a de quoi compte tenu de leur diversité) devrait regarder ses parents et le cocon familiale autrement. "Finalement c'est pas si mal".

Cette série cartonne auprès du public que je reçois en médiathèque. Des jeunes au moins jeunes, tout le monde apprécie cette série.

Visuellement c'est très classique, un peu à la Spirou en moins fouillé. Beaucoup de contraste dans la colorisation. Mais rien qui révolutionne le genre.

L'intrigue quant à elle est captivante. La narration est très dynamique et laisse peu de temps pour souffler. Les moments de calme mettent en exergue une tension presque palpable.
Pour le moment, on se laisse embarquer par l'histoire même si on ne sait pas du tout où cela va nous mener.
Les caractères, les histoires de vie opposées des personnages mettent en avant la diversité tant culturelle que physique : des ados, des plus jeunes, un bébé, certains personnages sont plus charismatiques que d'autres sans pour autant avoir une présence forte dans l'histoire. Je pense en particulier au maître des couteaux. Ce melting-pot rend l’ensemble vraiment intéressant et donne une vision assez juste de la réalité avec ses rapports de force qui par la connaissance de l'autre s’estomperont au fur et à mesure de l'histoire.

Après la lecture des 9 tomes, A la fin de chaque cycle, il reste de nombreuses zones d'ombres, avec un nouveau rebondissement et c'est pour cela que la suite et le dénouement sont attendus avec impatience.

Nom série  La Tristesse de l'éléphant  posté le 11/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Coup de cœur, coup de cœur...

En réalité, je dois être super sensible à certaines histoires puisque celle-ci m'a fait verser littéralement quelques larmes... Est ce que c'est ça un coup de cœur ? En tout cas, si ça touche, c'est que quelque chose passe.

J'ai toujours le besoin d'avoir entre les mains un bel album qui par sa qualité en tant qu'objet me permet d'apprécier encore plus la qualité de l'histoire.
La tristesse de l'éléphant est un album souple, ce qui est en général un mauvais point. Mais lorsqu'on ouvre ce livre, ses pages sont tellement agréable à tourner qu'on oublie sa nature souple, l'impression est tout de même sur du 150g, imprimé en quadrichromie. Un beau livre.

Le dessin crayonné est doux, il pose les bases d'une histoire sobre, tout en nuances. Il permet d'entrer dans cette histoire tout en douceur. Je me répète mais ce mot qualifie vraiment l'ensemble.
Quant à cette quadrichromie, c'est très beau, elle crée des contrastes saisissants et apporte une luminosité à des moments propices. On n'en use, ni abuse de façon superflue.

L'histoire est celle de Louis, un garçon vivant à l'orphelinat.
Sa carrure ronde, son tempérament "bonne pâte" font de lui ''l’éléphant''. Il essuie régulièrement moqueries et mauvais tours. Il est le souffre douleur parfait pour ses camarades. Celui qui subit sans rien dire.

Les rares moments d’échappatoires pour Louis sont conditionnés par la venue du cirque de Marcos et de la petite Clara.

Une histoire très touchante qui aborde des sujets sensibles et délicats comme le harcèlement, l'isolement et la maladie mais aussi l'amour et le courage.

Si vous aimez les belles histoires touchantes, celles qui font mouche sans artifices, qui caressent le cœur pour mieux le retourner, il faut lire "La tristesse de l’éléphant".

Nom série  Les Spectaculaires  posté le 11/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon début pour cette série prometteuse. Décidément, après le château des étoiles qui est un beau livre, les éditions rue de Sèvre remettent le couvert en nous proposant un bel album joliment emballé. Il y a une vraie cohérence dans l’esthétisme extérieur.

Le graphisme et les couleurs sont très agréables.
Dès les premières pages nous entrons dans un monde réel, où les protagonistes n'ont absolument rien de fantastique. Les héros sont des personnages dénués de talents exceptionnels. Ils font le travail d'un cirque de quartier, d'ailleurs le public ne s'y trompe pas puisque les bancs des spectateurs sont quasiment vides.
Du moins sauf pour un homme...

Un savant complétement enchanté par le spectacle, voyant des dons spectaculaires chez les artistes au lieu de trucages grossiers.
Ce savant a une particularité assez loufoque, il perd la mémoire de ce qu'il a fait la veille. Par contre le lendemain, il se souviens de l'avant veille...
Ces trous de mémoires créent des situations vraiment amusantes.

Cette équipée sera missionnée pour aller sauver l'humanité qui court, d'après le savant, un immense danger.

Sans aller dans la bd concept, nous avons une histoire assez originale, un très joli visuel d'ensemble pour qu'elle mérite notre attention.

Un très bon album jeunesse.

Nom série  Tempête au haras  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jérémie Moreau revient avec un album bien loin du précédent. Si l'univers qu'il avait créé avec sa patte si particulière pour le singe d'Hartlepool m'avait scotché, pour cette lecture je suis resté mitigé voire même en dehors.
Le trait ne m'a pas enchanté, il y a effectivement des cases où le visage de Jean-Philippe, le héros, semble croqué rapidement. La colorisation reste, malgré un bémol sur le trait, très agréable.
L'histoire démarre bien, on a rapidement envie de suivre ce petit héros qui commence la vie dans des circonstances spéciales. Si je me suis volontiers laissé happer par le début, rapidement l'histoire nous oriente sur les courses de chevaux, cette passion pour un métier difficile et ingrat.
Finalement, ni le cheval, ni le héros ne sont au centre de l'histoire. Et c'est une déconvenue.
J'aurais aimé pouvoir m'attacher davantage à Jean-Phillipe, comprendre et ressentir un peu plus les liens qui unissent ce petit gars avec ce cheval.
Je pense que cet album plaira à de jeunes ados passionnés de chevaux, les autres devraient tout de même passer un agréable moment à condition de ne pas chercher la petite bête.
Pour l'achat, à titre personnel, non. Pour la proposer en bibliothèque, oui.

Nom série  Le Maître d'armes  posté le 18/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé cet album intéressant. Pourtant sa lecture m'a laissé perplexe.
J'ai l'impression d'avoir déjà lu ce genre d'histoire. Le scénario m'a laissé sur ma faim, pas assez poussé sur le fond, la retranscription et le passage.
J'ai plus le sentiment d'avoir lu un album d'action qu'une intrigue trépidante.

Le dessin est agréable, parfois l'ajout du sang m'est apparu comme excessif. Les combats d'épées sont bien réalisés, on se rend compte qu'il y a du travail et des recherches derrière ces scènes. Pour autant, je n'ai pas été emballé plus que ça. Je suis resté en dehors de l'histoire. Tant pis pour moi.

Je trouve que Dorison semble particulièrement à l'aise dans ces histoires de complots médiévaux religieux (3ème testament). On retrouve également un héros assez peu loquace qui révélera ses failles au fur et mesure de l'histoire. Il mes semble que ses héros se ressemblent un peu trop à mon gout.

Pourquoi pas...

Nom série  Sens  posté le 18/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai adoré cet album. Je dois avouer que j'adore le travail de MAM que j'ai découvert avec Le Dessin. Quelle claque j'avais pris ce jour là... J'avais rien vu venir.
Ce que j'aime chez cet auteur, c'est le côté surprise "mais que va-t-il encore nous sortir pour nous surprendre, que peut-il faire plus ?
Il y a plusieurs niveaux de lecture mais que ce soit du premier degré au dernier, on devrait saluer l'artiste.
Parce que je rappelle le concept de base. C'est juste un gars qui suit des flèches. Comment rendre et faire de ce concept une histoire qu'on aurait envie de suivre (sans jeu de mot, ou pas).

Le dessin est assez minimaliste, très sobre. Personnellement, c'est aussi ce qui me plait. Il y a de la place pour le propos. On pourrait penser que le voyage de son personnage central risque d'être long pour le lecteur. Et bien que nenni !! Chaque case, page est une source renouvelée d'étonnement tant l'imagination de l'auteur est fertile.

Si vous aimez cet auteur, franchement, foncez vous le procurer.

Et il faut souligner, c'est vrai, à quel point les imprimeurs doivent pleurer devant les challenges qu'impose Marc Antoine Mathieu. Ses derniers albums sont vraiment des curiosités juste pour ça (découpage, collage, bientôt de l'origami ? ).

Par contre, je dois reconnaitre, que si vous n'êtes pas familier de son travail, je ne conseillerai pas de commencer par cet album. Le dessin est une bonne première marche pour mettre un pied dans son univers parfois déroutant (avec jeu de mot).

Bonne lecture

Nom série  Mal de mère  posté le 07/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors là !!

BD coup de poing !!

Un récit poignant sans concession. À découvrir d'urgence.

Cette BD est autobiographique, on ne trouvera pas de nains magiques, pas de personnages imaginaires aux oreilles pointus, pas d'étoiles filantes ni feux d’artifices.
C'est brut, c'est dur et c'est ça qui rend la chose si intéressante.

C'est sans artifice et sans détour que l'auteur nous dévoile son histoire, celle de sa famille.
La vie telle qu'elle peut être ressentie à travers les yeux d'un petit garçon d’à peine 10 ans.
Son quotidien est d'apparence tranquille, sans remue-ménage particulier.
Petit à petit on s’immisce dans l'intimité de cette famille. Doucement, mais sûrement l'auteur nous montre comment quelques phrases, quelques non-dit peuvent faire glisser le château de cartes.

Sujet complexe et délicat, aborder l'alcoolisme de sa mère est une sacrée prouesse narrative.
Le dessin et la colorisation sont sobres, le découpage est classique, ce qui permet de mettre en valeur le récit et il est très bon. Il mérite cette mise en avant.

Tout en pudeur et sans jugement, mais sans aucune concession, le récit se déroule.
Il pose des questions qui restent sans réponse, du moins c'est à chacun de trouver sa réponse.
Comment en arrive-t-on là ?
Est-ce que l'on peut rejeter la faute sur quelqu'un ? D'ailleurs est-ce vraiment la faute de quelqu'un ?
Le regard sur ces événements, sur cette vie, est-il différent si l'on a dix ans ou trente ans ?
Lorsque l'on devient responsable d'un enfant à son tour, le brouillard épais se dissipe, des explications se profilent.
Mais cela ne peut pas être l'unique vérité.
Car elle n'existe pas.

Nom série  Roi Ours  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal, pas mal.
Comme blue boy, ce trait épais est un peu décontenançant. Il donne un côté enfantin auquel il ne faut pas se fier.
La colorisation est vraiment agréable, douce, jolie lumière, un petit grain qui donne du relief et rend l'ensemble assez agréable.

Côté scénario, j'ai trouvé ça un peu plan plan. C'était pourtant bien parti, l'intrigue était intéressante mais elle manque cruellement de développement.
L'histoire est fluide et même un peu trop, on enchaine les événements sans s'arrêter suffisamment sur les protagonistes, tout va trop vite à mon goût.

Le passé du dieux Ours aurait mérité un petit développement.
Le traitement des dieux animaux, la culture des villageois auraient vraiment mérité qu'on s'y attarde un peu plus. D'autant qu'on aborde une culture méconnue. Des dieux animaux, un soupçon de croyances mexicaines, le tout saupoudré de magie noire avec laquelle les dieux animaux sont tenus à distance. Quelle culture cherche à tenir à distance ses propres dieux ?
J'aurai aimé en découvrir plus sur cet univers étrange, lié à la nature par des croyances mystiques.

En bref, la même en deux tomes aurait sûrement eut plus d'attrait.

J'ai lu cette BD en 20 min, c'est pour dire.
3 parce que visuellement c'est très agréable, sans ça 2,5.

Edit du 24/07/2015:
Je viens de lire un interview de l'auteure qui explique que son album est devenu un one shot à la demande de son éditeur. L'histoire de base était prévue en 2 tomes.
Je cite : "À la base, moi je voulais faire deux tomes ! Mais les éditeurs n'aiment pas beaucoup ça, les séries... Alors c'est devenu un one shot. J'ai dû supprimer des passages pour que ça rentre, j'aurais aimé prendre plus de temps... Donc en fait oui, une telle pagination a facilement été acceptée... Mais par eux, pas par moi !"
Tout est dit.

J'ai également lu dans le même interview que le dessin était fait avec des roseaux taillés en pointe, que les originaux sont colorisés au brou de noix. Je trouve que c'est une vraie prouesse d'avoir un tel rendu avec ces outils. Rien que pour ça, je remonte ma note à 3.5. Le graphisme, la colorisation et les jeux de lumières valent clairement le détour.

Nom série  Le Grand Méchant Renard  posté le 20/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Haaa ce bon vieux méchant renard !!
J'ai découvert par hasard l'excellent Un bébé à livrer BD complétement déjantée sur laquelle je ne reviendrai pas. Si vous ne l'avez pas lu, vous avez raté quelque chose
Tout comme Noirdésir, j'ai trouvé que cet ouvrage était un peu en dessous du premier album de Benjamin Renner. Mais il faut reconnaitre qu'il avait mis la barre haute !

Néanmoins, On peut rapidement se rendre compte que cet auteur vient du monde de l'animation. IL y a beaucoup de mouvement dans son trait, c'est vif et incisif à souhait. Les trognes des personnages sont vraiment très expressives, c'est ce que j'aime dans son travail. Certains risquent de hurler mais je trouve que cette qualité est rare, c'est quelque chose que je retrouve chez Bill Watterson. Pas besoin d'en faire des caisses pour donner vie à un dessin.

L'ensemble parait assez sommaire, mais c'est aussi ce qui fait la beauté de la chose. Tantôt malchanceux, tantôt malheureux, le pauvre renard serait bien à plaindre si ses péripéties n'étaient pas aussi drôles.

Kidnapper une poule par tous les moyens possibles et inimaginables, voilà la trame de l'histoire, le quotidien d'un renard pas vraiment crédible en prédateur. Manipulé par un Loup arrogant, qui rêve de volaille sans le soucis du travail.

Mais c'est sans compter nos héros rencontrés dans un bébé à livrer, le futé petit cochon et ses deux compères, le lapin et le canard qui n'ont jamais inventés l'eau chaude. Mais qui sont tout de même de bonnes pâtes. On trouve également un chien en gardien de basse cour, plutôt désinvolte de la tâche qui lui incombe. Un plan est échafaudé pour voler des poussins dans le but de les engraisser pour en faire un festin. Les poules ne se laisseront pas voler dans les plumes ! La guerre est déclarée !!

De l’humour simple et efficace pour passer un bon moment. Juste pour sourire ou bien rire.

Nom série  La Favorite  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La favorite est une histoire sinistre. Dès les premières pages, on ressent une gêne. Une grand mère acariâtre qui n'a rien à envier à "Vipère au poing", un grand père lâche qui a abandonné l'idée d'être heureux.

Une éducation violente, dénuée de tendresse. C'est dans cet environnement que Constance essaiera de se construire, de grandir. Autant dire que rien n'est joué.

Si cet enfant a toutes les apparences d'une fille, il s’avère que Constance est en réalité un garçon. C'est au fil de l'histoire que l'on comprendra les raisons inavouables qui ont amené l'enfant à être habillé de cette façon, des bas, un haut en soie, des robes et des cheveux longs, il y a également ce prénom qui n'est pas le sien...

Une famille avec des enfants viendra s'installer dans l'annexe de la maison pour s'occuper de l'entretien. Constance découvrira des sentiments jusque là inconnus.
Le corps ne correspond pas à l'image, des questions se posent, les réponses se créent par l'imagination, dernier rempart avant la folie.

Une histoire avec de sombres non-dits, de la violence, de la méchanceté.
Le dessin de Matthias Lehmann donne une saveur particulière à cet album. Ce trait si caractéristique hachuré et appuyé sert parfaitement le récit.

Vous pouvez acquérir cet album si les histoires sombres ne vous dérangent pas, dans le cas contraire, passez votre chemin.

Pour terminer, je vais citer la phrase de Thomas Bernhard inscrite en introduction : "Je laissais derrière moi l'abominable odeur d'un monde stupide où l'impuissance et la bassesse sont au pouvoir".

Nom série  L'Homme Montagne  posté le 01/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Grand père ne peut plus se déplacer, les montagnes qui poussent sur son dos, sont devenues trop imposantes, trop lourdes pour lui permettre d'entreprendre son dernier voyage. Il faut dire que c'est un grand père, ses jambes ne sont plus de première jeunesse.

Son petit fils voudrait l'accompagner pour ce dernier voyage. Afin de pouvoir l'aider à se déplacer, il lui promet de ramener le vent qui souffle tout en haut de la montagne. Celui qui est assez puissant pour soulever les montagnes. En échange, grand père promet de l'attendre, de ne pas partir sans lui.
Le voyage de l'enfant est un récit initiatique. Il rencontrera des pierres qui ne trouvent un sens à la vie qui si elles roulent, des personnages étranges dans un univers onirique.

Cette bande dessinée est à mon sens un vrai petit bijou. Autant pour les enfants que pour les plus grands. Les grands thèmes abordés sont la transmission, le courage et l'amour, la disparition d'un proche.

Tant par le trait délicat, que par ces douces couleurs pastels, chaque page respire la poésie. Il n'y a rien de criard, pas de contraste violent, tout le décor, les personnages sont plantés en douceur.

On sent bien venir les ficelles de l’histoire, ce qui rend le récit un peu attendu. Pourtant quelques surprises nous happent sans que l'on sache vraiment pourquoi. Il y a une vraie puissance poétique dans ce livre. A tel point que pour la première fois j'ai failli verser ma petite larme à la lecture d'une BD.

Si vous aviez aimé Yaxin "Le faune Gabriel". Vous pouvez vous procurer l'homme montagne sans hésiter.

En bref, je le recommande à tout ceux qui aiment les belles histoires qui touchent le cœur tout en douceur.

Nom série  L'Encyclopédie des débuts de la Terre  posté le 31/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà fraichement débarqué en Janvier de cette année 2015, un OVNI de la BD. Tant pour l'auteure que pour l'ouvrage.
Encore un beau packaging, un beau livre qui donne envie de l'ouvrir. La photo de la couverture ne rend pas hommage à ce livre. A l'intérieur, du beau papier bien épais, non glacé, de prime abord un bel ouvrage.

Alors pour l'ambiance générale, c'est assez difficile à décrire. Nous sommes plutôt sur un noir et blanc intense avec quelques petites pointes de couleur histoire de donner plus de profondeur et de contraste au noir et blanc.
Il n'y a quasiment pas de perspective sur les objets et les personnages. Malgré un très beau noir et blanc, tout semble plat, trop naïf et monotone, on cerne difficilement la cohérence de l'ensemble, jusqu'à ce qu'on commence à trouver les dessins vraiment primitifs...
ET PAF ! Nous y voilà !
Les dessins sont primitifs !
On pouvait difficilement trouver mieux pour illustrer ces vieilles histoires, ces contes venus d'ici et d'ailleurs, on passe par la mythologie, les religions, on retrouve les histoires des origines, bien qu'on les connaissait déjà, elles résonnent différemment sous le trait d'Isabel Greenberg.
Il y a un mélange de poésie naïve, mystique, saupoudré d'une bonne dose de cruauté qu'offre souvent la vraie vie.
Le héros de cette histoire est un conteur, né d'une façon étrange. Il décide de partir parcourir le monde pour combler un manque profond. Il part à la recherche d'une partie de son âme. Commence le long périple d'un conteur voyageur.

Cette BD est à lire comme un livre de conte sur les origines du tout.
L'ensemble joliment illustré.

Pour conclure, à l'intérieur vous trouverez ces histoires qui ont façonné le monde, celles qui ont fasciné les foules.

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