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Nom série  99 exercices de style  posté le 10/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ma relation avec les mots est assez particulière. Je les aime et à la fois, ils ne me touchent pas particulièrement. J'aime les comprendre, les décortiquer ou encore connaitre leur étymologie car posséder ce genre de connaissance permet une compréhension du monde dans lequel nous vivons accrue, bien plus aiguisée. Par contre, j'ai un peu du mal à leur trouver un réel intérêt esthétique, en ce qui concerne le signifié comme signifiant d'ailleurs. C'est bien pour ça que je suis peu friand de roman ou de la littérature de fiction, tout comme je ne lis absolument pas de poésie, ça ne me touche pas, ça ne m’intéresse pas, au contraire des essais de sémantique, linguistique et autres chatoyantes sciences du langage. Par conséquent, si j'ai beaucoup apprécié ma lecture d'"Exercice de Style" de Queneau pour la prouesse effectuée, je pense que je n'ai pas autant profité qu'un amoureux des sons ou de la musicalité des mots et des phrases. Queneau m'a amusé par son humour, époustouflé par sa performance ludique, mais sûrement moins que beaucoup de lecteurs. "99 Exercices de Style" était ce qui me manquait pour arriver à cette ultime étape. En effet, contrairement aux mots, je suis très sensible aux dessins. C'est bien d'ailleurs pour ça que lorsque je veux qu'on me raconte une histoire, je me tourne naturellement plus vers la BD que vers la littérature.

Récemment, j'ai effectué un travail scolaire qui m'a fait bosser les théories de la BD et de la narration. J'y ai (re)lu le manifeste de McCloud (L'Art Invisible) pour la reconnaissance de la BD en tant qu'art, lecture très intéressante mais d'une certaine manière limitée. L'étape naturelle après la théorie est l'expérimentation, en effet, il est plus facile de briser les codes et la grammaire de quelque chose lorsqu'on les maîtrise. Si McCloud écrit, lucide, que l'avenir de la BD en tant qu'art se joue dans l'expérimentation, "99 Exercices de Style" (et par extension, le mouvement OuBaPo, mais nous y reviendrons plus bas) est un livre charnière pour s'attaquer à l'expérimentation une fois qu'on est calé niveau théorie.

"Exercices de style" proposait X variations autour d'une petite histoire qui n'a que peu d'intérêt en soi. L'histoire matrice de "99 Exercices de Style" a encore moins d’intérêt : Un homme travaillant à son bureau se lève, se déplace dans la maison, donne l'heure à sa compagne, et cherche quelque chose dans le frigo. La dernière case nous le montre en train de ne pas se souvenir de ce qu'il cherchait. Peut-être que certains vont hurler en lisant la suite de la critique, mais si "99 Exercices de style" me parait si jusqu'au-boutiste c'est grâce au médium qu'il exploite. Entendons nous bien, "Exercice de styles" offre une possibilité de déclinaisons quasiment, si ce n'est le cas, illimitée. Imaginez le livre de Queneau sous la forme d'une ligne. Ou peut-être plutôt un plan.
En effet, avec les mots seuls, on peut jouer sur différentes variations : le style d'écriture, la narration, et, en poussant plus loin, on peut aussi jouer sur l'expérimentation (je pense notamment à la forme Anagramme). En choisissant la BD comme médium pour l'exercice, on y rajoute une voire plusieurs dimensions. De la ligne on passe au plan voire au volume. Soyons fous, parlons même du continuum espace-temps et ses quatre dimensions.

"99 Exercices de style" s’inscrit parfaitement dans le courant d'auteurs et d’œuvres qui, durant les 90's visaient à réhabiliter le médium de la BD. La maison d'édition l'Association, les auteurs qui se sont essayés à l'OuBaPo, tout comme les essais de McCloud sur la BD... en BD avaient tous l'idée suivante derrière la tête : faire oublier l'époque où la BD était une simple sous-littérature populaire pour gamin illettré. C'est pendant cette période charnière que la BD s'est rendue compte de son potentiel, a théorisé sa grammaire aussi bien technique que narrative. Si L'Art Invisible est la manifestation théorique de ce courant de pensée, "99 Exercices de style" en est son pendant pratique. Car Matt Madden peut jouer sur une multitude d’éléments pour réussir à trouver ses 99 variations d'une même histoire : le dessin (au passage, comme McCloud, la technique picturale de Madden est un peu limitée, un manque de virtuosité technique bien compensé par son ingéniosité et son imagination), le texte en tant que tel (les dialogues, les récitatifs, etc...), la narration (points de vue différent, jeu sur l'unité géographique ou temporelle, etc...), mais aussi, et cela est plus surprenant, sur la composition des cases, les symboles contenus dans les planches, des hommages sur l'histoire du médium (planches dessinées et pensées selon différents genres et écoles historiques, ou inspirées par le travail d'auteurs importants en particulier), jeux sur la grammaire de la BD (multiplication ou réduction de cases, jeux sur l'ellipse grâce à la décomposition du mouvement). Enfin, certaines planches versent vers l’expérimentation plus poussée encore (une fois de plus, les 2 planches Anagrammes est l'exemple qui m'a le plus marqué), mais pas moins inintéressante. Seul regret de ma part, mais là je deviens un lecteur bien exigeant, il me semble que la boucle des possibles aurait été bouclée avec l'application de figures de style à la grammaire propre de la BD (tel, au cinéma, les montages, métonymique du réalisateur Griffith et métaphorique du réalisateur Eisenstein). Un appel est donc lancé aux dessinateurs amateurs qui me lisent : complétez l’œuvre de Madden !

Aussi inspiré et drôle que Queneau (le décalage entre l'aspect prosaïque de l'intrigue matrice et certains traitements choisis fonctionne souvent de manière bien comique). Cet ouvrage de référence en devient un livre essentiel pour tous ceux qui veulent comprendre la BD. J'aurais vraiment été curieux de lire, avec grande joie j'en suis sûr, un hypothétique "999 exercices de style".

Nom série  Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Gustave Doré était un génie, qui à mon âge, fut en plus un précurseur du médium de la Bande Dessinée.

Ces "Des-agréments" sentent bon le XIXème siècle. En effet, on pourra suivre, dans cet album, le récit d'un voyage (dans les Alpes) rempli de péripéties loufoques, d'un personnage assez caricatural, parodiant une certaine classe de la société (dont les attributs qui faisaient la spécificité de cette classe ont aujourd'hui disparu, ce qui amoindrit un peu l'impact de cette caricature). Ça ne vous dit rien cette formule ? Et oui, Rodolphe Töpffer avec ces messieurs (Jabot, Pencil, Vieux Bois, Crepin, Pictogramme, Festus), tout comme L'Idée fixe du savant Cosinus de Christophe utilisait déjà cette formule.
Sauf que le dessin de Doré est beaucoup plus sophistiqué (mais paradoxalement, pas fait, à mon sens, pour la bande dessinée). En effet, son style graphique fait beaucoup plus moderne, à mi-chemin entre Calvo et des auteurs animaliers encore plus récents tels que Michel Plessix par exemple.
Le dessin, avec une maîtrise de l'ombrage absolument fabuleuse (qui préfigure en somme son travail de contraste d'obscurité/luminosité en gravure mais pas tellement sa technique même de la gravure), entièrement au fusain/ crayon de bois est très joli à regarder. Cependant, il parait régulièrement figé, et si les personnages de Doré sont très rigolos, ses dessins m'ont paru trop petits pour être "enfermés" ainsi dans des cases (et c'est en ce sens que je trouve que le dessin de Gustave Doré est plus adapté à l'illustration et la peinture qu'à la narration par suites d'images).

Néanmoins, pour l'époque, son travail de narration est particulièrement innovant. En effet, si le scénario est savamment comique, il sert aussi de fondation à un nombre de jeux narratifs assez impressionnant pour l'époque, les plus frappants étant l'organisation des planches en fonction de l'effet désiré (cases aux dimensions différentes ou gaufrier rappelant furieusement les images d'Epinal), l'usage d'"effets" sur les planches, mêlant récit du narrateur et vécu du narrateur (la trace de pied, l'apparition du museau de la vache, etc...). Les trois planches vues au travers du télescope sont aussi résolument modernes (fort ingénieuses et beaucoup moins figuratives qu'une BD classique) tout comme la mise en abyme de l'artiste qui apparaît lui-même dans ses planches (en train de peindre un tableau). Le seul reproche à faire à ces jeux de narration est le cafouillage de narrateur en début d'album (d'abord, apparemment, c'est Gustave Doré ou du moins l'éditeur du carnet, puis M. Plumet, mais sans changement de représentation visible...c'est bien compliqué pour pas grand chose tout ça).

La BD du XIXème siècle la plus innovante que j'ai pu lire, une œuvre de jeunesse d'un artiste de génie (qui arrêtera la BD par la suite) et un bon moment de lecture dont il ne faudrait pas se priver !

Nom série  Le Vagabond de Tokyo  posté le 03/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Les quelques choix d'éditions de la boite 'Le Lézard noir' que j'ai pu lire, sont, je trouve intéressants. Cependant, si cet espèce d’ancêtre de "G.T.O." en plus trash n'est pas désagréable, cette BD est loin d'être exempte de maladresses.

Commençons par la partie simple : le dessin.
Pour faire court, c'est assez chouette. Pour faire un peu plus développé, la profusion de Super-deformed et autres artifices stylisés dans le trait de l'auteur pourra un peu agacer le lecteur lambda, mais je trouve les planches généralement agréables à regarder, avec un encrage nerveux et assez esthétique, une mise en page résolument dynamique, une recherche appréciable pour faire des bouilles accrocheuses aux différents protagonistes des historiettes, etc... Dans l'ensemble, le défaut de cette série n'est donc pas sa partie graphique.

Pour ce qui est du scénario, c'est un mélange entre les tribulations d'un pathétique looser dans Tokyo, de la comédie potache scato-coquine qui tache et de l'érotisme qui m'a paru sortir des sentiers battus de ce qui se fait d'habitude dans le domaine de l'érotisme en BD (mais après, cette impression est peut-être due au "choc des cultures" d'un lecteur occidental qui lit un manga, et je sais que la sexualité - et, par conséquent, l'érotisme - nippone n'est pas du tout traitée culturellement là-bas comme chez nous, que cela soit en terme de pratiques, de fantasmes, de législation et de censure -censure qui soit dit en passant, m'a paru ultra hypocrite et inutile car tellement explicite, mais je dois avouer que cet élément donna un peu de charme et un certain cachet à ma lecture ; puisque la vision de ce qui était représenté m'a permis d'extrapoler sur les règles de censure en vigueur).
Sans être passionnantes, les mésaventures de cet anti-héros au possible (looser, ingénu, ultra crédule, malchanceux, paresseux, crasseux, libidineux, bête, sans éthique, irréfléchi, qui en vient à toucher à la drogue, se travestir, se prostituer en tant que femme, essaye de devenir proxénète, de cambrioler, ayant rarement assez d'argent pour acheter autre choses que des nouilles et ses revues porno, etc..), se lisent agréablement. Pareillement, l'humour est bien présent au fil des pages et si je ne me suis jamais marré à la lecture de ces trois gros albums, j'ai régulièrement eu un sourire aux coins des lèvres. Enfin, concernant la partie érotique, ce fut quelque fois émoustillant, mais là encore, dans les mesures du raisonnable, et pourtant, c'est à cause de cette dimension érotique que je fus régulièrement déçu au fil de ces 900 pages.

En effet, régulièrement, les histoires abordaient des thèmes qui m’intéressent, ne serait-ce déjà car ils sont et étaient rarement abordés de ce point de vue là, encore moins à l'époque de la sortie de l'album, du moins dans ce que j'ai pu lire de mainstream et d'européen (pour donner des exemples de sujets ; les arcanes et magouilles du monde de la prostitution pauvre, le travestissement, la découverte des pratiques BDSM -voire encore plus hard- par un non amateur/initié, le fétichisme des sous-vêtements portés, la misère sexuelle,...). Cependant, très régulièrement dans ces épisodes, apparaissait un parti pris qui me déplaisait (pour des raisons purement subjectives) et qui rendait ma lecture finalement décevante, alors que j'avais commencé cette dernière plutôt positivement (généralement, ce parti pris est une banalisation du viol et du harcèlement sexuel, qui, vu l'omniprésence des scènes en question, pourrait être un indice sur la banalisation de ses actes dans les milieux urbains japonais des 70's, qui aurait pu être intéressant d'un point de vue historico-culturello-sociologique, mais non, vraiment, ça bloquait à chaque fois mon enthousiasme).

Dernier élément notable, ces trois tomes sont un best-of d'une œuvre apparemment pléthorique (mais qui fut aussi souvent soumise à des contraintes temporelles et commerciales donc il parait que la qualité et l'originalité n'était pas toujours au rendez-vous). Pourtant, les histoires choisies sont peu diversifiées. Lire l'intégralité des histoires de la série originelle dans l'ordre chronologique pourrait être intéressant, mais je suis sûr que ce serait très lassant, puisqu'en lisant le tome 1, on a déjà bien appréhendé l'ensemble de la série.

Pour résumer (et arrêter d'intellectualiser ), voici une série certes pas "mauvaise", mais plutôt moyenne quand même, avec un dessin pas exempt de défauts mais pas vilain, des histoires trop répétitives avec généralement un postulat de base intéressant mais un développement qui m'a très souvent rendu sceptique.

Nom série  L'Epinard de Yukiko  posté le 15/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je vais pas refaire le laïus sur les œuvres d'art, non ? Car oui, les histoires, et les non-histoires qui nous sont narrées par l'art, on y est plus ou moins sensible en fonction de nos goûts, nos expériences, notre passé, etc...

J'ai lu et compris tous les reproches faits à cette BD, notamment dans les avis négatifs émis ci-dessous. Mais ce n'est clairement pas ce que j'ai ressenti lors de ma lecture. Il faut bien préciser que j'aime bien les histoires sentimentales et intimistes, car, lorsqu'elles sont réussies (comme ici), même si on retrouve souvent des schémas similaires, il y a toujours les petits détails inhérents aux protagonistes, qui changent et qui nous les rendent attachants.

La narration est relaxante, très cinématographique de par son découpage, assez contemplative. J'ai aimé l'histoire contée, à la fois simple puisque nous présentant des petits moments de la vie mais complexe dans les sentiments éprouvés par les personnages (comme les histoires amoureuses en général, j'imagine). J'ai trouvé cette tranche de vie enjouée, douce-amère, magnifiée par la simplicité réaliste de ce que les personnages ont vécu, parce que j'imagine que ça m'a rappelé des souvenirs et je n'ai jamais eu l'impression que l'auteur m'imposait un rôle de voyeur. Pour finir il y a le graphisme de Boilet, qui, même si le style très photographique le rend assez figé et donc maladroit, m'a paru joliment esthétique.

Bref, mon dernier coup de cœur du moment : 4.5/5

Nom série  Le Grand Cirque de la Vie  posté le 14/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une petite compilation d'historiettes parues dans le Psikopat et dessinées par un auteur phare de la "BD-vulgaro-trashouille-humour adulte-Fluide glaciale like" qu'est Mo/CDM. Ces histoires sont réunies autours de plusieurs thèmes universels : la famille, la politique, sexe et désir et fin du monde.

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas trouvé cette série vraiment inspirée, il y a certes quelques moments que j'ai trouvé drôles, mais dans l'ensemble, le niveau de chaque histoire est assez faiblard.

Le dessin de Mo/CDM, sans être foncièrement mauvais dans le style décrit plus haut ne m'a pas non plus clairement enchanté, c'est lisible, mais sans plus (et pas vraiment esthétique).

Lire ces gags dans le Psikopat n'est pas dérangeant. En album, c'est une autre histoire.

Nom série  Le Bleu est une couleur chaude  posté le 14/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis sa sortie, je voulais lire ce roman graphique sur une histoire d'amour passionnelle (qui plus est, homosexuelle, même si je m'en veux un peu de le préciser, puisque je considère que c'est une forme de ségrégation , surtout que moi-même je l'ai juste lue comme une histoire d'amour, le côté homosexualité apporte juste au récit des enjeux d'acceptation de soi-même, ou dans la société).

Je trouve que le récit met pas mal de temps à se mettre en place. On remonte aux premières relations sentimentales adolescentes de la protagoniste, même si j'ai trouvé la phase "questionnement" intéressante. Par la suite, et même si de temps en temps, il y a quelques temps morts ou le récit est moins passionnant, j'ai trouvé que suivre l'ensemble de cette relation passionnée mais compliquée fut très touchant. Et bien sûr, vers la fin, avec ce crescendo dramatique, l'émotion fut à son apogée (avec les larmes qui montent aux yeux).
Alors il est vrai que, je ne trouve pas le récit exempt de clichés et autres maladresses (notamment dans les scènes avec les parents de la protagoniste), mais dans l'ensemble, les scènes poignantes et intéressantes/instructives l'emportent sur ces petits défauts.

Le dessin est loin d'être laid, le jeu sur la couleur aquarelle qu'est le bleu est intéressant, mais je trouve que, si, dans l'ensemble, le style de cette BD me plait, il est quand même encore trop immature, avec pas mal de petits défauts et ratés au grès des planches... C'est dommage, mais nulle doute que Julie Maroh s'améliora lors de ses prochaines productions.

Une lecture poignante...

Nom série  Shaman King  posté le 13/01/2008 (dernière MAJ le 08/09/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Note : 1,5/5

C'est difficile d'avoir un avis objectif sur cette série, pour moi, car c'est la première série de manga que j'ai suivie, du début jusqu'à (malheureusement) la fin.
Et cette série comporte quand même pas mal de défauts.
Déjà, la série met de nombreux tomes (5 à peu près), pour se mettre véritablement en route, installer son univers et ses personnages et avant de proposer un début d'intrigue accrocheuse à suivre... Évidemment, cette intrigue ce sera donc un tournoi de baston, dans la plus pure lignée des clichés de nekketsu. Même si c'est une série pour pré-adolescent, une fois lancé, on arrive à la suivre sans grand déplaisir, même avec des yeux d'adultes car il y a quelques passages plus accrocheurs (les plus sombres).
Mais très vite, cette histoire de tournoi s'étire inutilement et l'auteur nous propose des rebondissements et une foultitude de combats officieux entre participants, il y a donc, dans la série, un passage de flottement où il ne se passe rien (d’intéressant) et où les lecteurs les moins obstinés pourront décrocher (autour du tome 14). Et puis, une fois que le récit est relancé, aux alentours du tome 20, la série s'enfonce à chaque tome dans des péripéties les plus stupides, invraisemblables, incongrues et inutiles au possible.

Comme tout le monde le sait, la série s'est interrompue après le tome 31, avec une simili-fin incompréhensible qui n'a convaincu personne... A presque 6€ chaque tome, Shaman King devient vite une arnaque.

Quelques années après, l'auteur a repris son histoire au japon, et des fans ont traduit ces nouvelles planches sur internet en français. Par acquis de conscience j'ai lu cette fin, assez minable et peu inspirée il faut bien l'avouer et dont le seul mérite est de proposer une fin décente à cette saga.

A oublier, malgré un dessin efficace (quoique trop anguleux et brouillon dans les scènes de combats à mon goût) dans le genre shônen, cette série, c'est jeter de l'argent en l'air inutilement.

Nom série  L'Idée fixe du savant Cosinus  posté le 08/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir lu un certain nombre de Topffer et Le sapeur Camember (du même Christophe) que j'ai bien aimé, j'attaque une nouvelle BD du XIXème siècle qui est aussi particulièrement réussie.

On y suit (contrairement au Sapeur camember) la longue histoire du savant Cosinus qui souhaite voyager autour du monde pour (entre autres) entreprendre une mission colonisatrice mais qui n'arrive, à chaque fois, malheureusement (ou heureusement plutôt) pas à sortir de Paris. L'histoire en plus d'être intéressante, est parsemée de nombreux gags (assez drôles dans l'ensemble), que cela soit dans les caricatures présentes dans chaque personnages, dans le décalage entre le ton sérieux du texte narratif et des vignettes qui nous sont présentées, dans des jeux de mots ou autres calembours ou tout simplement dans la cocasserie véritable de chaque situation.

Comme, en plus, je trouve le dessin très esthétique, dans un style pas si loin de ces images d'Epinal si jolies, avec un encrage fin certes mais assez chargé, et qu'on retrouve déjà une grande inventivité dans les codes utilisés qui seront plus tard les canons de la BDs moderne, cette petite BD de plus de 100 ans maintenant est un joyeux régal à lire.

Nom série  Melo Bielo  posté le 28/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas grand chose à dire sur cette BD, elle n'est pas bien originale et il en sort du même tonneau (qui ma foi, n'est pas désagréable), souvent.

Un scénario qui se veut déjanté, décalé (mais néanmoins ancré dans la société), et rigolo, avec la vie d'un camionneur romancée, des blagues sur le sexe ou la mafia de l'est, avec des personnages mi-caricaturaux et mi-originaux/loufoques. C'est vraiment pas désagréable à lire, mais ce n'est pas souvent réellement drôle (j’ai pouffé de temps à autre).

Au dessin, on a un auteur "bd humoristique adulte underground" dont on peut lire les productions dans Psikopat et autres magazines BD du style. C'est assez lisible et caricatural, assez simple aussi (le dessin manque réellement de profondeur et c'est dommage) et la mise en couleur est tout ce qu'il y a de plus basique.

Pas déplaisant mais dispensable.

Nom série  Nous n'irons pas voir Auschwitz  posté le 26/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La démarche de cette BD est intéressante : un voyage au travers des origine familiales juives en Pologne sans passer par Auschwitz, mais plutôt, en allant voir les maisons d'enfance et les tombes des membres de la famille. Néanmoins, si ce point de départ est accrocheur (et surement très enrichissant pour l'auteur), le traitement ne lui permet pas d'être réellement passionnant.

Déjà le dessin est hésitant, un peu maladroit et naïf : en un mot comme en mille : pas très joli. Comme il va à l'essentiel, il reste assez lisible, mais c'est quand même plus le genre de style graphique que l'on trouve essentiellement dans les fanzines.

Ensuite, la narration en elle-même et ce que Jérémie Dres choisit de nous raconter n'est pas forcément très intéressant (à part si vous êtes passionné par l'histoire des juifs en Pologne depuis la fin de la seconde guerre mondiale), ni, je trouve pertinent car en ayant terminé cette lecture, je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose, et ça, c'est bien dommage.

Je ne déconseille pas forcément de cette BD, l'attention est louable mais le plaisir de lecture n'est pas forcément au rendez-vous (même si je n'ai pas vraiment de problème pour finir cet album).
Note : 2.5/5

Nom série  Les Facéties du Sapeur Camember  posté le 24/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis le temps que j'attends de lire une BD de "Christophe", c'est enfin fait (et j'enchaine sur le savant Cosinus, juste après).

Cette histoire a 120 ans, c'est un ancêtre de la BD moderne, et pourtant, comme plusieurs autres BDs qui ont plus de 100 ans (certaines histoires de Topffer ou encore Buster Brown), celle-ci n'a pas beaucoup vieilli. Certes, narrativement parlant, le texte se trouve encore sous les cases mais ce n'est qu'un détail infime.

Visuellement, c'est assez joli. Il y a un petit côté "image d’Épinal", le trait est assez hachuré et relativement chargé, c'est le genre de dessin que je trouve joli, tout simplement.

Mis à part ça, il faut avouer que "Le sapeur Camember" est une BD assez souvent drôle. Le comique généralement se retrouve dans les dialogues (et dans les situations), le langage et le vocabulaire utilisés par les différents personnages en fonction de leur personnalité amène souvent à de jolies phrases, relativement comiques. On feuillette l'album un sourire aux lèvres, malheureusement, je n'ai pas compris tous les gags ce qui est un peu dommage.

Pour résumer, cette BD est vraiment agréable à lire, on picore 2-3 gags de temps à autre dans un moment creux de la journée et ça l'égaye : cette œuvre de Christophe n'a pas pris beaucoup de rides.

Nom série  Quand souffle le vent  posté le 22/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rien de forcément original dans l'histoire de cet album, on flirte même par moment avec le cliché (chez les gitans, on s'attend forcément à la belle rom ensorcelante, la vieille moitié sorcière et le gamin accusé à tort d'un vol, tout comme chez les mineurs on s'attend au patron salaud), mais de temps en temps, ça fait du bien de lire un récit classique dans sa construction, et c'est assez paradoxal d'avoir un récit aussi classique dans un univers qui l'est beaucoup moins en BD (les mineurs et les gens du voyage). Ce classicisme n'empêche pas de nous faire passer un bon moment de lecture mais on aurait aimé un peu plus de surprise.

Par contre, le dessin lui est assez particulier. Je le trouvais totalement inesthétique avant de rentrer dans le récit. Une fois dedans, on n'y fait plus attention ; les décors sont assez jolis, et les personnages ne sont pas toujours réussis (le trait est assez brouillon), mais finalement je n'ai pas trouvé ça laid.

Sympa, sans plus.

Nom série  Sherman  posté le 20/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans l'ensemble, cette série est plutôt moyenne.

Je viens juste de remarquer les dates de sortie de chaque album. 6 tomes en un an et demi, je comprends pourquoi le dessin de cette série est dans l'ensemble raté (et bien plus dans le tome 6) ; toutes les 2-3 pages on aura le droit à des erreurs anatomiques grossières, de trop nombreuses imprécisions et vraiment peu de détails, un encrage tremblotant, des perspectives difformes et autres couacs qui enlaidissent les planches de façon assez impardonnable. Certes, je ne suis pas plus que ça un amateur du dessin réaliste, mais lorsqu'il est bien réalisé, même si je trouve les planches laides, je trouve en général que les BDs sont lisibles (prenons l'exemple de Largo Winch). Avec ces couvertures ultra-soignées, "Sherman", c'est limite de la publicité mensongère.
Heureusement que ce dessin plutôt laid est grandement rattrapé par la colorisation dans les tons gris-sépias, bien plus soignée, et maitrisée, pour gommer les nombreux défauts du style de Griffo.

Sinon, le scénario est vraiment pas palpitant, bourré de cliché ; j'ai vite décroché, surtout que les (mauvaises) narrations à flash-back comme celle-ci m’insupportent.

Si je voulais être méchant et lapidaire, je serai tenté de dire "Du sous Van Hamme".

Nom série  Jules  posté le 02/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Elle est quand même forte cette série. Biologie, religion, sciences, éthique, médecine, mythologie, physique, écologie, éducation, politique, les thèmes sérieux abordés y sont nombreux, une manière comme une autre de sensibiliser ou de faire de la vulgarisation à un jeune public assez tôt (même si l'auteur critique pas mal certains travers de l'homme, l'obscurantisme, l’irresponsabilité des adultes face au monde, entre autres...)

Je ne suis pas loin de penser que cette série est une des meilleures (sinon la meilleure) séries de BD jeunesse (même si le tome 5 me parait légèrement moins bon, car assez lourd et un poil caricatural). Les premiers tomes sont quand même extrêmement ambitieux, voire prétentieux (dans le bon sens du terme), et ne sont, pour moi, pas toujours aptes à remplir ces prétentions (par exemple, dans le premier tome, la série se voulait être une série de SF jeunesse, sérieuse et consciente de l'impact des personnages sur les environnements, mais un des aliens était attaqué de façon totalement gratuite). Mais les tomes 3 et 4 ne souffrent d'aucun défaut, tout est intelligemment pensé, écrit et construit pour que ces albums soient lisibles et appréciés autant par les enfants (ce qui facilitera je pense un hypothétique dialogue avec les parents) que les adultes.

En plus, Emile Bravo prend beaucoup de risques avec ses personnages et ose chambouler leurs univers (l'âge, l'environnement familial), ce qui est osé et que j'apprécie (les enfants ne sont pas habitués à lire dans leurs séries BDs des environnements de vie autant bouleversés).

Le dessin est lui aussi très bon : une espèce de 'nouvelle ligne-claire', en plus contemporaine et très efficace. Ce dessin faussement naïf et les tronches délirantes des personnages plairont autant aux adultes qu'aux plus jeunes...Les couleurs simples, claires et belles donnent vraiment la dimension jeunesse à l'album. Le dessin est donc très sympathique et très lisible.

Jolie, riche, dense, culturelle, écrite de manière fort intelligente ; en voici une très bonne série.

Nom série  Troll  posté le 01/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'en aurai mis du temps avant de boucler cette série...

Petit historique, il y a de ça de nombreuses années, je découvre la série Troll (du moins, les 5 premiers tomes, les seuls présents à l'époque à la médiathèque). Si j'accroche corps et âme au premier cycle (et surtout au dessin de Boiscommun), je vomis littéralement ce second cycle. A la relecture de ces 5 tomes, j'avais plus apprécié ma lecture du cycle dessiné par Labourot. Et puis, ma médiathèque ayant finalement fait l’acquisition du sixième tome, en relisant toute la série, je me rends compte que je trouve le premier cycle beaucoup moins génial que dans mes souvenirs, mais que je déteste finalement bien le deuxième cycle.

Ce que je pense du premier cycle donc : l'idée de départ est plutôt agréable et sympathique, l'univers aussi, le ton y est gentiment parodique (une parodie d'héroic-fantasy bon enfant et potache à l'humour lourdaud), mais le développement de l'histoire y est à mon sens assez maladroit, même si ce cycle fourmille de bonnes idées. Le dessin est assez agréable à regarder et esthétique mais manque de précision et de finesse à mon goût.

Ça fait un moment que je ne porte plus Sfar dans mon cœur comme ça a pu être le cas à une époque. Mais il faut reconnaitre que son association avec Morvan dans les trois premiers tomes n'était pas forcément malheureuse, alors que lorsqu'il est seul au commande de "Troll", Morvan part littéralement en roue libre.
Des péripéties qui ne tiennent pas la route niveau cohérence, de grands retournements de situation improbables, une fin fade, des personnages palots et lourdingues, une allégorie plus que douteuse de la Shoah, d'énormes ficelles, des auto-références pompeuses à n'en plus finir, un humour complétement nul et des clichés totalement éculés.

Le dessin lui aussi est tout simplement horrible, à l'image des couvertures. Certains personnages ont tellement changé qu'ils en deviennent méconnaissables. L’ambiance elle, est radicalement modifiée, et le style est loin d'avoir le charme brouillon mais artisanal de Boiscommun. Le trait est peu précis, peu détaillé, anguleux et stylisé ; avec des cases tout simplement ratées et laides. Pareil pour les couleurs, c'est une bouillie infâme de couleurs informatiques appliquées sans retenue et sans modération. Et puis, on retrouve les tics "cinématographiques" irritants propres aux BDs de Morvan (comme dans Sillage).

Si jamais vous voulez lire cette série, le premier cycle sera largement suffisant.

Tomes 1, 2, 3 : 3/5
Tomes 4, 5, 6 : 1/5

Nom série  Tokyo Sanpo  posté le 01/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un agréable petit bouquin hybride, à mi chemin entre la BD, le carnet de voyage et l'illustration. Attention, en comparaison avec une BD de Guy Delisle, cette BD fait exclusivement que dans l'anecdotique.... Mais l'anecdote y est sublimée, magnifiée. L'essence même de ce livre ce sont les petits riens, les après-midi passées dans les cafés à dessiner ce que l'ont voit par la fenêtre, les détails insolites mais peu importants qui sont mis en avant, etc...

Florent Chavouet dans sa suite de croquis ne raconte pas vraiment d'histoire (juste des détails pas souvent marquant de son voyage), il nous propose juste une sélection de souvenirs, et la démarche devient ainsi intéressante et personnelle. De plus, comme cet auteur maitrise la colorisation aux crayons de couleurs comme personne, les croquis sont magnifiques.
Il y a beaucoup de bâtiments : tant mieux, c'est dans ce domaine que l'auteur excelle, il a un don pour saisir les perspectives compliquées et biscornues, ses paysages sont donc éblouissants. Et malgré le côté "jetés" de certaines pages (avec des croquis non finis), les planches sont quand même jolies, tellement l'auteur a le soucis du détail et la couleur parfaite.

Alors finalement, en sortant de l'album, on ne connait pas grand chose de nouveau sur Tokyo, mais on a envie de visiter la ville pour se faire son propre "Tokyo Sanpo" dans sa tête : une petite réussite !

Nom série  Mirador, tête de mort  posté le 30/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album osé quoique un poil maladroit, qui traite d'un sujet fort intéressant : 3.5/5

On suit dans cette BD la vie d'un ex-membre d'un groupuscule d'extrême-droite skinhead et nazillon : bienvenue dans le doux monde des fafs.

Le principal reproche que je pourrais faire à cette album, c'est la narration un poil décousue qui rend le récit un peu dur à reconstituer dans sa chronologie. Mais sinon, il est très intéressant car il montre la diversité des mouvements d'extrême-droite (hooligans, les "fafounés", les skins "de base" etc...) français, tout en rappelant (mais de manière peut-être pas assez prononcée pour ceux qui ne le savaient pas avant leur lecture) que le mouvement skin n'est pas forcément un mouvement d'extrême droite raciste et violent, à l'origine. Un récit instructif donc, mais, et c'est bien normal, pas fun.

Le dessin est lui, plutôt bon, tout en lavis de gris dans un style pas si éloigné de certains albums de Davodeau, ça se lit très bien.

Peut-être que le côté "neutre" de l'album (c'est à dire que l'histoire est racontée sans connotation aucune, ni critique) peut gêner certains lecteurs. Personnellement, ça ne m'a aucunement dérangé, et comme c'est un récit autobiographique, je trouve que c'est même plutôt honnête de la part de l'auteur.

Nom série  Le Crépuscule des Anges  posté le 09/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avis après lecture du tome 1 seulement (la série étant abandonnée, je ne compte lire le tome 2 que s'il me tombe sous la main, ce qui n'est pas le cas pour l'instant)

Effectivement cet album n'est pas une réussite totale, loin de là. En plus, comme cette série est apparemment abandonnée, si vous trouvez comme moi cet album dans une brocante, ce n'est vraiment pas nécessaire de l'acheter.

Pourtant, ça partait bien. En effet, les histoires d'opéra, de séduction et de musique baroque, c'est plutôt un univers qui m'inspire (j'ai adoré le film Farinelli par exemple). En plus comme le dessin est loin d'être vilain (le style n'est pas si éloigné de celui de Marini par exemple, avec qui Desberg a déjà travaillé), réaliste avec des ambiances assez travaillées grâce aux couleurs plutôt jolies, je pensais que j'allais passer un bon moment.

Mais très vite, Desberg part n'importe où avec son scénario, après un début accrocheur, je n'ai clairement pas compris quelle direction il prenait en faisant travailler Poppéa avec son père : péripéties peu crédibles, narration confuse, personnages peu crédibles, non vraiment, Desberg, je n'ai jamais été un fan, mais ce que je lis de lui en ce moment (Sherman) me déçoit.

Nom série  Morphine  posté le 03/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une BD française réalisée avec un trait manga, qui, s'il n'est pas encore totalement parfait, est quand même beaucoup plus réussi que ce que j'ai pu lire comme "manga à la française" jusqu'à présent.

Le scénario est sympathique comme tout. Le texte au dos de l'album nous vend un "quand Miyazaki rencontre Lynch", je ne suis pas totalement d'accord. Miyazaki ? Pas totalement (mis à part l'influence nippone du dessin) et Lynch encore moins. Si il n'y avait pas une dimension poétique et mystique au récit, je l'aurai qualifié de fantasy. En effet, le monde dans lequel se passe cette aventure, nous ne le connaissons pas, il y a quelques relents steampunk mâtinés d'un peu d'univers à la FullMetal Alchemist en plus charmant. Cette histoire est vraiment agréable comme tout à lire, avec un univers relativement fouillé, des personnages intéressants et une intrigue peut-être un peu trop mystique pour moi mais rondement menée.

Comme en plus, comme je le dit plus haut, le dessin est plutôt joli, sans être encore parfaitement maitrisé (il y a quelques imperfections dans les poses des personnages), mais évitant de reprendre les tics nippons les plus énervants et avec, de plus, une colorisation fraiche et claire, ce fut un plaisir de lire ce bouquin.

Un joli 3.5/5 pour ma part !

Nom série  Le Sommet des dieux  posté le 23/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette conséquente série reste tout au long de ses pages assez exceptionnelle. De magnifiques scènes vous couperons le souffle, à intervalles réguliers.

Le scénario, sans être linéaire, est sans grande surprise, mais remarquablement bien maitrisé... Pas un instant on ne s'ennuie au fil des pages, et on ne voit pas passer la série, pleine de suspenses palpitants et d'"actions" à couper le souffle, quoique la BD reste relativement "zen".

Le dessin de Taniguchi est toujours, sans surprise (puisque son style n'évolue pas au fil des années) fin et racé, avec beaucoup de recherches dans les cadrages pour varier dans toutes ces images de montagnes (néanmoins magnifiques)... Je suis depuis de nombreuses années sous le charme de ce style ultra-précis et travaillé manquant néanmoins quelques fois d'un brin de panache.

Ce n'était pas gagné d'avance, mais grâce au talent de Taniguchi et de Baku, cette escalade fut un vrai plaisir.

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