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... a posté 948 avis et 436 séries (Note moyenne: 3.01)

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Nom série  Effleurés  posté le 07/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu cet album hier soir. Il était tard, j'étais fatigué, et pourtant, malgré ses 70 pages bien pesées, je n'ai pas pu arrêter de le lire avant de l'avoir fini.

Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été largement dit précédemment. Simplement ajouter que pour moi, cet album présente un trait assez rare et extrêmement précieux : quand on l'a fini et qu'on le referme, on est encore plongé dedans. Ce matin j'y pense encore, et d'ici quelques jours je le relirai.
Car cette histoire a beau pouvoir sembler banale, elle est construite et présentée avec une réelle richesse. De ces richesses qui fleurent le vécu, qui titillent plein de choses chez le lecteur, et qui font ressentir.

Un bon cru, très marquant.

Nom série  Reset  posté le 19/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ayant adoré Duds Hunt du même auteur, c'est avec joie que je me suis rué sur ce titre. Pourtant, j'ai été globalement plutôt déçu. Pourquoi ? Eh bien, l'intrigue est assez capillotractée. Les personnages sont sensés se prendre au jeu et devenir leur avatar, ne plus distinguer la réalité du virtuel, tout cela avec un équipement standard... Les "explications" données m'ont parues plus qu'insuffisantes, et donc je n'ai pas trop adhéré au contrat de suspension de réalité... Mais soit.

On constate par contre au bout d'un moment un problème de rythme. L'intrigue est dévoilée, on connaît le coupable, on se doute de la fin, et on n'en est qu'à la moitié. On a donc l'impression de se traîner un peu pendant la seconde moitié.

Et pour finir, la fin, justement, est précipitée et vraiment, vraiment téléphonée.

Je suis donc resté sur ma faim et assez déçu, malgré une idée de départ intéressante et une exploration de quelques possibilités de cette idée assez... amusantes. Cela dit, même si l'album ne m'a pas plu, il faut reconnaître qu'il reste un thriller plutôt efficace, à condition que l'on accepte de se prendre au jeu.

Nom série  Dororo  posté le 28/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici le parfait exemple d'un défaut souvent décrié dans les séries à rallonge : l'auteur ne sait pas où il va.

Le début de l'histoire est en effet assez prenant, avec un sujet sombre que Tezuka traite pourtant avec ses nombreux apartés comiques habituels, et promet un développement sympathique. Les chapitres qui s'ensuivent sont la plupart du temps des rencontres avec un démon, qui se soldent par la mort de celui-ci et la récupération d'une partie du corps de Hyakkimaru. Les flashbacks abondent évidemment, d'autant plus que Dororo (un jeune voleur entêté, ressort comique de l'histoire, qui se joint à Hyakkimaru) a évidemment un lourd passé.

Seulement voilà. Autant le début est prenant, autant le développement ne se fait pas... Les chapitres se répètent sur le même modèle, les ficelles dévoilées sont très classiques, les éléments visant à accentuer le potentiel de développement de l'histoire mal intégrés (le moine étrange que croise Hyakkimaru, la carte au trésor, la nature de Dororo...) tombent un peu (beaucoup) à l'eau, on ne sait pas trop où l'on va, et en plus certains passages sont limites moralisateurs.

Mais le summum de la déception est atteint au tome 4, puisque Tezuka - comme il l'explique en fin de volume - clôt prématurément la série, en bazardant un chapitre fourre-tout où tous les démons restant y passent (hop, dororo-tout-en-un), où toutes les questions soulevées sont réglées manu militari en quelques phrases, et où le lecteur est abandonné comme une vieille chaussette. Bref la pire des conclusions possibles.

Le premier tome vaudrait un 4, les deux suivants un 2/3, et le dernier un 1. A vous de voir si une énorme déception finale vaut le coup de commencer cette série.

Nom série  Période Glaciaire  posté le 10/11/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, en effet. Si le dessin de De Crécy est toujours aussi superbe et son univers toujours aussi personnel, cet album est en revanche résolument dénué d'originalité. Le fond (l'exploration du Louvres avec tentatives d'explication en fonction des éléments trouvés) est vu et revu, et l'histoire d'amour/rivalité greffée dessus peut résonner comme très hollywoodienne, en tout cas artificielle. Les éléménts tels que la différence humain/chien et le racisme latent qui en résulte pourraient être intéressants mais sonnent surtout comme rajoutés sur ce qui apparaît vraiment trop comme une oeuvre de commande. :o/
Au final Période Glaciaire se lit et est beau, mais il s'oubliera facilement. Quant à l'acheter...

Nom série  Cours, Bong-Gu!  posté le 11/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Totalement intrigué par la présence d'un manwha - qui plus est aux si jolies couleurs pastels ! - dans la collection Made In Japan, j'y ai forcément jeté un oeil, et ai fini par le lire.

Alors voilà, comme ne le dit pas ArzaK, cet album fait très tranche de vie, et comme il le dit, c'est plein de bons sentiments, très gentil à la limite (supérieure) du mièvre. Dommage car le dessin fait preuve d'une personnalité intéressante, et quelques planches sont vraiment superbes.

Mais bon, niveau récit il fait concurrence aux pires Sakka, c'est pas forcément la peine de débourser 12,50€. :o/

Nom série  La Bulle De Bertold  posté le 11/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais lu cet album à sa sortie, et l'impression que j'avais à son égard était très ambigüe. C'est évidemment le dessin qui attire l'oeil en premier lieu. Superbe et fascinant, il dégage vraiment quelque chose, la lecture des premières pages devrait vous en convaincre.

L'histoire également commence bien. Inhabituelle et riche dans sa thématique, un résumé un peu complet s'impose : dans la cité apparemment isolée (et uchronique ?) de Butanie, devenue pour les protagonistes de l'album leur monde, un gigantesque réservoir en forme de sein abrite le gaz, le précieux gaz, au service duquel toute la cité, et tous, sont. Bertold a essayé de se révolter, et est condamné à être amputé des quatre membres, à devoir survivre comme il peut, en mendiant. Sa verve le fait remarquer par un "producteur" de théâtre de marionnettes. Mais ici les marionnettes sont humaines, chacun de leur mouvement soigneusement dirigé par une machine. Ne leur reste que la parole et la pensée, libertés dont Bertold va user de plus en plus et qui, alliées à sa faconde, vont aboutir à l'éclatement du système.

La lecture m'avait assez passionné jusqu'à la moitié de l'album environ. Le climat devenait alors encore un peu plus... pesant disons, et la fin m'avait déçue comme un peu trop prévisible. Ceci étant, il est indéniable que cet album est très beau, qu'il a de la personnalité, et cette fable (car c'en est bien une) fait preuve d'une matière agréablement riche : même si les thèmes ne seront bien évidemment pas tous très creusés, l'ouvrage est très loin d'être dénué de substance.

A lire je dirais, on n'en voit pas tous les jours des albums comme ça. A acheter par contre, je ne sais pas.

Nom série  Ex Machina  posté le 06/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Derrière un graphisme qui ne m'attirait vraiment pas, j'espérais une histoire originale et intéressante, ce qui au vu du pitch de l'album était assez possible. Le début pourrait être également prometteur, puisque notre super-héros a pris sa retraite (de super-héros) pour devenir maire de New York, ses pouvoirs ne lui ayant pas rendu que des services (ni aux habitants de la ville, d'ailleurs).

Seulement voilà, ce qui paraît être un peu longuet dès le début se révèle être du bavardage : l'abondance de texte (et le nombre de pages de l'album) rend tout cela très long, bavard, sans susciter un quelconque intérêt. L'action est très loin au second plan et lorsqu'elle apparaît elle déçoit par son manque de punch. Le reste de l'album mélange l'origine des pouvoirs de Hundred, son (court) passé de super-héros avec les problèmes rencontrés, et une mystérieuse affaire de crimes de déneigeurs dans le présent... sans compter un petit souci lié à une oeuvre d'art hyper provocante (idée inspirée plus que directement de "The L-Word" ou alors c'est une sacrée coïncidence).

C'est long, ça mélange un peu tout, tout en restant plat, bref : déception, mieux vaut relire Batman - Dark Knight une énième fois !

Nom série  Retour au collège  posté le 02/09/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album - épais (95 pages), en noir et blanc, et au même prix qu'un album grand format classique - inaugure la nouvelle collection de chez Hachette, La fouine illustrée, consacrée aux reportages en bande dessinée. L'idée est certes intéressante, non dénuée de qualités, et potentiellement porteuse.

Pour réaliser cet album, Riad Sattouf passe 15 jours dans une classe de 3ème du collège "Charles Henri" très favorisé, un des trois meilleurs de France. On commence par voir les refus des établissements contactés, puis l'acceptation spontanément forcée de ce collège lorsque le ministère de l'éducation nationale rentre dans la partie... Puis c'est la plongée dans ce milieu et cette faune. L'auteur prend moult notes en classe, et ne dessinera qu'ensuite, même si les pages comportent d'assez abondants textes off.

On trouvera un peu toute la vie de cette classe, avec son cadre, son principal, ses profs, ses élèves et tous leurs comportements, la perturbation induite par la présence de l'élément étranger qu'est Sattouf. Etablissement très huppé, ados boutonneux, ados hyper timides, ados mannequins, gosses de riches, profs un peu beaucoup névrosés, la galerie est large. L'auteur s'attarde en plus sur... les filles, ce qui n'est pas toujours triste.

Même si on rit de bon coeur parfois, le sentiment qui domine à la lecture de Retour au collège, c'est un peu celui de bd-réalité ou, au mieux, de bd-reportage (= non documentaire). Sattouf a beau faire part de petites réflexions, proposer de petites analyses, l'essentiel du propos du livre est simplement de montrer. Et par là-même de rester finalement très superficiel, autant en tout cas qu'un reportage (= qui serait fait uniquement sur le vif, sans approfondissement, par opposition au documentaire). Le lien avec ses propres expériences en tant que collègien apporte un petit plus souvent comique, sans cependant fournir beaucoup plus de matière. Le fait que les élèves soient "des gosses de riches", de "puissants" est évidemment l'élément qui devrait faire la différence, mais sa portée n'est vraiment pas grande : ils s'habillent avec des marques, il y a des exclus, des stars, le clown de la classe, ils sont pétés de thune... et voilà. :o/

Au final, faire de la bd reportage, oui pourquoi pas ? Mais si tout le monde connaît le sujet et si on le traite de façon finalement assez plate, on obtient un album qui fait parfois bien sourire à sa lecture, mais pas vraiment mémorable.

Nom série  Tour de force  posté le 12/08/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien sympa ce petit album ! Pas fan de cyclisme, j'étais plutôt dubitatif en l'ouvrant, mais il dégage une jolie personnalité. Le style et le trait peuvent un peu rappeler ceux de Brüno (l'auteur de Nemo) et tout en étant particuliers, sont personnels et vraiment expressifs. Ajoutons un découpage clair et fluide, et on obtient une excellente lisibilité.

Mais ce qui est particulièrement séduisant repose sur deux points : d'abord le fait de raconter les coulisses du tour de France du début du siècle dernier, qui évoque un temps révolu où les cyclistes étaient un peu des souffres-douleur et où tout était plus dur ; et ensuite le découpage en petites histoires qui loin de faire regretter un récit unique autorise de très jolies anecdotes gentiment fantaisistes mais toujours avec un goût de possible.

Pas révolutionnaire, pas étourdissant, mais charmant, assurément. 3,5.

Nom série  Fujisan  posté le 20/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut pas vraiment dire que le dessin de cet album soit attirant ni attrayant : le trait est très (trop...) fin, assez raide et il paraît assez souvent maladroit.

Les différentes histoires vont du fantastique au thriller avec de larges emprunts au roman graphique. Le thème de la mort est omniprésent sous différentes formes, et la variété des nouvelles est intérressante, même si leur originalité n'est pas toujours débordante ni leur traitement passionnant. Il faut aussi faire un petit effort pour mettre de côté son incrédulité, moyennant quoi on parvient à les apprécier.

Ceci étant dit, cet album ne marque pas vraiment et est à mon avis très dispensable.

Nom série  Maffia School  posté le 05/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
On pouvait certes s'attendre à ce que "finesse" ne soit pas le maître mot de cette série, mais à ce point on en reste surpris. Kang Hoon, renommé pour l'occasion Kang Sésame (jeu de mots, puisque cela signifie "la nouvelle vie" en coréen, eh oui...), est d'une telle naïveté ou plutôt d'une telle stupidité, qu'on ne peut même pas commencer à l'imaginer parrain de la mafia. Les situations sont supposées être grotesques et drôles, elles ne sont que grotesques et ridicules.
Le dessin est correct mais figé, et surtout tellement outré qu'on peut difficilement en sourire...

Bref, ça n'est pas avec cette série que le manhwa va gagner ses lettres de noblesse... Seul le prix des albums est (plus que) correct.

Nom série  Kinderbook  posté le 04/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Histoires qui n'en sont pas, ces portraits ressemblent plus à des instantanés. On suit ces personnages le temps de quelques pages, on découvre leurs préoccupations du moment, quelques traits de leur caractère, et on les quitte. Le portrait restera définitivement inachevé, mais titillant la curiosité du lecteur - éveillant sa frustration aussi... - et restant ainsi vivant dans son esprit.

L'abondance de bavardages est impressionnante. Les personnages parlent, la plupart du temps pour ne rien dire. On en regretterait presque la sobriété de L'homme qui marche ! Pourtant, toute cette agitation est superficielle : la fin des histoires vient souvent les mettre en perspective, en montrant au lecteur qu'il y avait autre chose à voir, et la relecture s’impose d'elle-même, naturelle. On y trouve également de la poésie, de la tendresse et de l'humour... parfois. Mais ce qui frappe c'est surtout le regard, le sens de l'observation de l'auteur, qui apparaît étonnamment juste.

Le dessin de Takahama, toujours aussi superbe et mis en valeur par ces pages noires, est malheureusement quelque peu gâché par l'impression : la définition étant insuffisante, on voit tous les points de trame. Les dégradés en particulier, n’apparaissent pas lisses et l'oeil bute dessus.

Peu attirant au premier abord, Kinderbook est cependant atypique et certainement personnel. Son ton particulier et le condensé d’émotions et de situations qu’il propose en font une lecture déroutante, peu aisée, mais qui donne envie d’y revenir. 2 étoiles en première lecture, tout de même.

Nom série  Stairway to heaven  posté le 27/05/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De l'érotico-rigolo aux dessins tout ronds, délirants, outrés, voilà ce qui m'a attiré dans ce manga. Il faut dire qu'il est réalisé par l'auteur de l'excellent Michael, le chat qui danse, qui en matière de délires a une bonne expérience.

Et délirant, ce manga l'est. C'est même du grand n'importe quoi. Rien que le résumé (du début) de l'histoire en donne un bon petit aperçu. L'enfer du plaisir, c'est tout un monde farfelu : des oiseaux en forme de bite, des lapinous avec des phallus à la place des oreilles, des arbres aux nombreuses verges, des pélicans avec un sexe à la place du bec, etc. On y trouve aussi des sales puceaux, qui veulent pomper l'énergie vitale des jolies vierges, des gens condamnés à rendre service aux autres, etc. On découvre ce monde et ses "règles" petit à petit, et quand on croit être arrivé au bout, il y en a encore.

L'humour est bien présent, mais assez particulier. Comme cette scène où l'héroïne se plaint dans une pose outrée au possible, et dit à tous les animaux de partir, puis leur crie "Attendez !", se replaint encore plus, leur redit de partir, leur recrie "Attendez !", comme ça quatre ou cinq fois de suite. L'effet est amusant, mais lassant à la longue. C'est d'ailleurs le principal défaut de cette série : l'idée est très bonne, certaines scènes assez excellentes, mais l'ensemble est long et manque trop souvent de dynamisme (en plus les tomes sont très épais, il y a 380 pages...)

Le dessin lui, est assez excellent (attention, je n'ai pas dit "beau") quand on aime ce style. En tout cas moi j'aime.

L'ensemble est très spécial. C'est de l'humour/aventure sur un thème érotique, mais même si la série est effectivement "pour public averti", tout ça reste très très soft. Rien d'émoustillant, donc. Ca se lit bien, sans la moindre prise de tête, comme ça pour se distraire.

Nom série  Barbara  posté le 25/05/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Parmi la masse des séries de Tezuka actuellement traduites en français, on trouve de tout. Du bon et du moins bon diront certains, mais surtout une incroyable variété. Dernière œuvre en date, Barbara est une histoire en deux volumes, racontée sous formes de récits d’une vingtaine de pages.

Barbara est une jeune hippie, sale, alcoolique, sans le sou. Yôsuke Mikura, un célèbre écrivain, la recueille. Elle s’installe chez lui apparemment sans vergogne, boit, lui prend de l’argent, et sème la pagaille. De son côté, Mikura – obsédé par des désirs sexuels anormaux comme il le dit lui-même – s’approche parfois dangereusement de la folie. Mais leur relation ne sera pas celle que l’on pourrait imaginer.

Barbara est en effet un personnage des plus mystérieux. Au fil des pages les éléments s’accumulent, contredisant allègrement les apparences, épaississant le mystère tout en pointant vers une possibilité étonnante. Il faudra attendre le 6ème récit pour comprendre ce que Mikura refusera encore d’accepter. Mais je n'en parlerai pas plus pour laisser le plaisir de la découverte au lecteur.

Barbara est une œuvre aussi riche que sombre.

Riche parce qu’elle s’inscrit dans les années 70, auxquelles elle multiplie les références. Parce que les neuf histoires de ce volume – a priori indépendantes – s’accumulent pour créer un récit hésitant entre folie et réalité. Parce que ces histoires tissent un panorama varié et aussi agréablement complexe que subtil sur les thèmes de la création, de la sexualité, de la perversité, de la folie, ainsi que de la politique…

Barbara se révèle éminemment sombre de par son personnage principal, Mikura, et sa folie. Folie cynique, folie sexuelle, folie inquiétante, hallucinatoire, folie violente voire meurtrière, folie créatrice, la liste est longue. Folies souvent partagées par les autres personnages. Folies qui transpirent du dessin de Tezuka, en particulier de ces décors courbes, ondulés, déformés, torturés, de ces cadrages déstabilisants, ainsi que de son dessin à proprement parler, qui adopte ici un aspect très adulte qu’on lui connaît peu. Sombre encore par la présence parfois surprenante de violence et de nombreuses morts...

Une œuvre plutôt pour adultes donc, offrant de multiples niveaux de lectures, des thèmes nombreux et traités avec beaucoup de finesse sous des dehors qui peuvent apparaître superficiellement caricaturaux. Ajoutons à cela une mise en page magistrale, un dessin très expressif, et on obtient une (courte) série à lire impérativement. Attention, en bien ou en mal elle ne laissera personne indifférent.

Pour ma part, un 4,5 pour ce premier tome.

Nom série  Free Soul  posté le 11/05/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quatrième tome d'Ebine Yamaji à paraître en France, Free Soul joue toujours sur une thématique commune, celle de l'homosexualité féminine. On peut donc d'abord avoir une impression de répétition par rapport aux précédents ouvrages, mais pourtant il n'en est rien. Certes le sujet de base reste le même. Mais il s'agit à chaque fois de variations, de traitements différents, intégrant des thèmes "secondaires" variés, et riches. Ici, de même que dans Indigo Blue le processus de création tient une part importante. L'auteur se met en quelque sorte en scène à travers Keito, son personnage. Keito est en effet une mangaka en devenir, et montre des relations intéressantes avec son personnage à elle, Angie. Les deux sont aussi (ir)réelles l'une que l'autre, et pourtant on fait bien la distinction... jusqu'à la fin ou un court chapitre vient brouiller/réajuster (selon la façon dont on envisage la chose) la perception du lecteur.

L'homosexualité dans tout ça n'est finalement qu'un thème parmi d'autre, une caractéristique de cette oeuvre. L'album en parle, bien sûr, mais d'une manière très naturelle, qui coule de source. Mais à vrai dire on s'en ficherait presque, puisqu'au-delà de l'aspect hétéro/bi/homosexualité, c'est bien d'amour qu'il s'agit, sous diverses formes. Amitié, attirance, amour, dépendance, illusion, rapport à ses parents, ses déclinaisons sont nombreuses.

Au final Free Soul n'est pas si facile que ça à lire. Derrière son dessin épuré, il se révèle dense et assez fouillis de prime abord. Mais justement, ce fouillis recèle une richesse intéressante, promettant une ou deux relectures riches.

Nom série  Niji-iro Tohgarashi  posté le 14/04/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture des précédents avis devrait vous convaincre sans trop de problème de lire ce manga. Il s'agit effectivement d'un shonen, et a priori on peut craindre le pire, le genre de série où il arrive des trucs, de la baston, où l'histoire n'est pas spécialement cohérente, et qui dure 40 tomes.

Sauf que ce shonen-ci est fait par Mitsuru Adachi, auteur très particulier qui a son style bien à lui (trop à lui, pourrait-on presque dire, tant on a tendance à retrouver des éléments similaires dans ses différentes séries), et ce simple fait se révèle gage de qualité.

Alors qu'est-ce qui fait que cette série est un vrai petit bonheur à lire ?

1ère réponse, le graphisme. Il faut peut-être un temps pour s'adapter au dessin tout rond tout mignon d'Adachi, surtout au niveau des visages, mais une fois habitué vous verrez qu'il est effectivement tout rond tout mignon. Assez adorable. Ses personnages sont souvent très réservés d'apparence, très pince sans rire, et cela participe beaucoup au 2ème point.

2ème réponse donc, l'humour parfois couillon (comme le dit Altaïr dans je-ne-sais-plus quel avis) et souvent pince sans rire. Qu'il s'agisse de gags récurrents, du jeu sur les anachronismes, des petits jeux basés sur les quiproquos (certes aucunement profonds et même carrément conventionnels mais c'est complètement volontaire), qu'on les voie venir ou qu'ils surgissent inopinément, ils imprègnent totalement le récit. Sans parler des nombreux jolis jeux de mots qui ne passent malheureusement pas la barrière de la langue... il faudra se reporter aux notes de traduction pour les comprendre et les apprécier (malgré tout).

3ème réponse, le "suspense". Niji-iro Tohgarashi mélange pas mal d'éléments. L'arrivée d'étrangers mystérieux (d'où interactions nouvelles avec la planète sur laquelle se déroule l'histoire d'une part, et récit de leur passé d'autre part), des complots contre le shôgun, la poursuite des 7 frères (et soeur) par plein de vilains, la présence toujours sous-jacente de l'aspect romance avec Natane, les combats avec Furon, sans cesse reportés, etc, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses, ce qui fait qu'on n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer puisque l'intérêt alterne sans cesse entre ces différents points. Le lecteur est vraiment maintenu en haleine.

Exceptionnel ? Non. Indispensable ? Pas vraiment. Profond ? Non plus. Mais Niji-iro Tohgarashi est une série de très bonne facture, pleine de sensibilité, de réserve et d'humour, qui dégage une réelle personnalité et un charme prononcé. Ca se lit tout seul, on sourit bêtement, on rigole comme un con, et ça fait vraiment du bien.

Nom série  Fuzz & Pluck  posté le 13/04/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Espèce de road movie fait de rencontres bizarres et au dessin très underground, on sent bien dans Fuzz & Pluck une critique de la société. Qu'il s'agisse de la justice, de la prison remplacée par la servitude (l'esclavage), de l'hypocrisie et de la condescendance des bourgeois (on pourrait presque dire de ces sales bourgeois, au vu de l'album), des gourous à deux balles ou des scientifiques (ici zoologistes) de pacotille, etc., le panel est large. Il est par contre à peine grinçouillant et éminemment peu original. Alors certains passages ont beau être vaguement drôles ou intéressants, dans l'ensemble cette lecture ne laissera pas de marque.

Nom série  Batman - Année Un (Year One)  posté le 12/04/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a des albums, on passe à côté sans même les voir (il faut dire que la couverture fait plutôt penser au dessin animé), et c'est un tort énorme.

Publié un an après le magistral et cultissime Batman - Dark Knight, Batman - Year One bénéficie des qualités de son grand frère. Ici encore Miller signe un scénario sombre et empreint d'une grande force, toujours à la limite de la violence. Cette force imprègne chaque page, qu'elle émane du personnage de Batman lui-même, de Gordon, Selina, ou même des personnages secondaires. On peut dire sans exagérer qu'elle fait partie des fondations de l'ouvrage.

Le Batman que l'on voit ici est encore Bruce Wayne. Physiquement exceptionnel, il n'est cependant pas encore un super-héros. Déjà doté de ses gadgets, ce qui lui manque c'est non seulement la connaissance de Gotham, de ses bas-fonds, de ses criminels et des rouages de la politique locale, mais aussi et surtout un esprit. On le comprend bien lors de ses premières expériences, maladroites et qui tournent presque à la catastrophe, non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres. L'inspiration lui viendra sous la forme d'une révélation et d'une chauve-souris. Inspirer la crainte, paralyser l'ennemi, voilà la voie qu'il va suivre.

Pourtant, Batman n'est pas le personnage principal ici. En terme d'espace, Gordon apparaît sans doute plus souvent. Et ses débuts sont eux aussi difficiles, parmi une police corrompue, pourrie, au service des politiques véreux. Il va devoir gagner sa place à la dure. Au fil des pages on comprend les intérêts qui vont le lier à Batman, le cheminement qui les amène à se connaître et "faire équipe". Le personnage est assez loin d'être monolithique. Miller parvient à lui donner un côté très droit, tout en nuançant largement le personnage.

Apparaissent également, quoique dans une moindre mesure, Selina (la future CatWoman) et Harvey Dent (le futur Double Face).

Côté réalisation, Mazzuccheli est bon, très bon ! Son dessin peut plaire ou non (les couleurs en particulier, sont très vieillottes), mais sa mise en scène est impeccable, d'une excellente fluidité mais aussi et surtout d'une force remarquable ! De même que dans Dark Knight, certaines cases ou scènes donnent carrément des frissons.

Un album assez dense donc, qui remet en scène la naissance de Batman de façon magistrale. Suffisamment riche à mon avis pour que quelques relectures soient les bienvenues.

Nom série  Indigo Blue  posté le 10/04/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aaah, Ebine Yamaji ! C'est que pour un peu on pourrait tomber amoureux de son dessin, ligne claire superbement épurée, visages le plus souvent sobres mais laissant parfois transparaître des émotions plus fortes, cases majoritairement dépouillées...

Cet album, à l'instar de Love My Life traite d'homosexualité féminine. Nul doute que le très joli texte d'introduction au début de l'album vous donnera également envie de le lire. Il faut pourtant dire que la thématique se rapproche beaucoup de celle de son grand frère (je veux dire par là que Love My Life a été publié en France avant Indigo Blue). On a donc un peu l'impression de lire une variation de ce thème et de ce fait la lecture peut en pâtir un peu. Le traitement cependant, est loin d'être le même. Le ton se veut ici plus adulte, avec d'une part une héroïne qui bien qu'encore jeune est nettement plus mûre, et d'autre part une "intrigue" tournant autour de la littérature et qui bien qu'à mon avis peu approfondie, imprègne les pages et donne une saveur différente à cet album.

Un album à relire, sans doute. Pour l'instant j'aurais tendance à dire qu'il ne fait qu'effleurer l'homosexualité. A lire en tout cas, au moins pour le trait d'Ebine Yamaji et sa très belle mise en scène, avec en particulier quelques cases vraiment superbes.

Nom série  Petit peintre  posté le 09/04/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jolie petite surprise que cet album lu sans savoir à quoi m'attendre. L'histoire est assez courte (30 planches + un certain nombre d'illustrations), mais elle est très fraîche et son rythme très enlevé. Ce petit conte assez cocasse, à la fois tendre, adorable et cruel, est cependant loin d'être privé de substance, les thèmes sous-jacents étant assez nombreux et proposant donc une vraie richesse de fond. Outre cela, le parti pris graphique de Dupuy & Berberian est assumé jusqu'au bout, et résulte en un graphisme d'une grande cohérence, d'une grande unité, parfois superbement stylisé.
Pas un coup de coeur en ce qui me concerne, mais la réalisation - d'une grande excellence sur tous les plans - mérite largement quatre étoiles.

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