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... a posté 17 avis et 1 série (Note moyenne: 3.24)

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Nom série  SinBad  posté le 28/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ayant beaucoup apprécié le travail du dessinateur Pierre Alary sur la série Silas Corey et sur le récent Mon traitre, j’ai décidé de partir à la découverte du reste de son œuvre et me suis lancé sans trop d’attentes dans la lecture de "SinBad". Je me méfie généralement des séries estampillées Soleil, l’éditeur ayant tendance à privilégier la quantité à la qualité et à noyer les lecteurs sous des piles d'albums de fantasy interchangeables et insipides (à mon sens). Par ailleurs, ce que j’avais lu d’Arleston par le passé, à l’exception de l’incontournable Lanfeust, ne m’avait pas laissé d’impression impérissable. Je confesse donc avoir entamé la lecture avec un a priori, d’autant que les couvertures de ces trois albums ne me convainquaient guère (notamment celle du troisième tome, assez peu engageante).

Et pourtant, et je suis bien satisfait de l’écrire, j’ai passé un excellent moment avec SinBad, à tel point que j’ai décidé d’acheter la série sitôt la première lecture achevée ! Le scénario concocté par Arleston et sa compagne Alwett s’avère franchement vivant et décapant, avec un humour qui fonctionne bien et un sens du rythme impossible à prendre en défaut. Les motivations des personnages sont crédibles, les rôles secondaires amusants, les décors flattent l’imaginaire et on se laisse très vite happer par cet univers bigarré, où la magie fait loi.

On songe parfois à l’Aladin de Disney (dans une version plus crue et caustique toutefois), mais aussi à d’autres mythes et légendes persanes passées dans l’inconscient collectif (Ali Baba et les 40 voleurs, etc.). Le dessin est très dynamique, avec des personnages très expressifs flattés par des couleurs vives et parfaitement adaptées. La naïve Azna et ce charmeur de SinBad forment un duo de choc qui évolue au fur et à mesure de l’intrigue. Le côté sombre de certains pans de l’histoire est perpétuellement contrebalancé par l’humour et la part d’aventure. Tout fonctionne et, en dépit d’un certain classicisme (je dirais même, d'un classicisme certain) et du recours à de nombreux clichés, la série se lit et se relit avec un enthousiasme intact.

Je partais sans attente et me voilà conquis. SinBad n’a rien de novateur et ne prétend pas se hisser au rang des indispensables, mais si c’est du divertissement que vous cherchez, en voici un remarquablement bien troussé, parfaitement rythmé et illustré, et qui tient toutes ses promesses. Une lecture des plus satisfaisantes, à recommander !

Nom série  Un océan d'amour  posté le 24/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En empruntant cet album en bibliothèque, je ne m’attendais absolument pas à tomber sur quelque chose d’aussi bon.

J’avais une vague souvenance d’avis positifs glanés ça et là sur le net (et notamment sur notre cher site), et même si je suis loin d’être un inconditionnel de Wilfrid Lupano, jeune scénariste vedette qui a décidément le vent en poupe, j’apprécie sincèrement certaines de ces séries, Alim le tanneur et L'Assassin qu'elle mérite en tête. Enfin, je ne connaissais pas du tout Panaccione, et ne savais donc pas à quoi m’attendre d’un point de vue graphique.

Comme un autre posteur l’a souligné, difficile de ne pas songer d’entrée de jeu à l’univers de Sylvain Chomet et notamment aux fameuses « Triplettes de Belleville ». Le côté très expressif des personnages et les trognes des héros rendant la narration très fluide et les dialogues finalement superflus. Le côté muet, qui pourrait déstabiliser de prime abord, ne dérange pas le moins du monde.

Et je me suis tant régalé à la lecture de ces truculentes tribulations que j’ai lu l’album deux fois de suite, avec un plaisir égal ! Le ton est d’une justesse rare : c’est habile, drôle, vivant, émouvant, sans tomber dans le militantisme écologique pénible ou dans la mièvrerie. Il y a des nuances, un humour que je trouve génial, des situations farfelues et hilarantes (le coup des napperons et des crêpes sur le bateau, tellement drôle !), des personnages attachants à souhait et un côté bienveillant et bon enfant qui, tout simplement, fait du bien et donne le sourire.

Un album original et rafraîchissant, qui doit autant à la beauté et à la finesse du dessin, du découpage, qu’à la justesse et à la qualité du scénario.

Un bonheur de lecture !

Nom série  Johan et Pirlouit  posté le 24/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Il n’est jamais aisé de d’aviser une série dans sa globalité, certains tomes étant – forcément, inévitablement – inférieurs à d’autres. Cependant, il m’est impossible, en dépit de cette constatation pragmatique, de retirer une étoile à deux de mes plus grands héros d’enfance, Johan et Pirlouit.

Située dans un âge médiéval teinté de magie (enchanteurs et sorcières, fantômes et créatures fantastiques, philtres puissants, objets aux pouvoirs inhabituels), la série nous présente les aventures variées et hautes en couleurs d’un chevalier courageux et altier, et de son attachant acolyte, un nain râleur, gourmand et colérique. Un duo d’humour très classique en somme, et qui fonctionne très bien. En dépit de ses réticences, Pirlouit finit toujours, bon gré mal gré, par écouter son bon cœur et suivre Johan dans l’aventure.

La grande force de cette BD est de proposer des aventures très différentes les unes des autres. Même si l’on retrouve ponctuellement certains personnages secondaires (la sorcière Rachel, l’enchanteur Homnibus, le Roi, qui apporte aussi une bonne dose d’humour, les schtroumpfs), Peyo fait voyager ses héros sur terre ou en mer, à travers des contrées étranges, des châteaux, des terres lointaines ou simplement dans les forêts qui avoisinent le royaume. Le dépaysement est garanti en toutes circonstances, Peyo disposant d’un talent rare pour la narration et le découpage. C’est fluide, bien rythmé, très inventif, jamais ennuyeux, et les intrigues sont suffisamment intéressantes pour qu’un public adulte puisse prendre plaisir à lire et/ou relire ces albums en boucle. Peu de séries jeunesses peuvent se prévaloir de telles qualités, et c’est selon moi ce qui fait de Johan et Pirlouit un must. C’est simple mais bien écrit, parfait pour nourrir un imaginaire commun et enseigner quelques bases sur le moyen-âge et certains us et coutumes de l'époque. A aucun moment, on n’a le sentiment que les enfants sont pris pour des idiots ou qu’on leur mâche le travail. De plus, même si les trois premiers tomes sont moins bien dessinés (plus naïfs sur le plan graphique), aucun album n'est raté et tous méritent d'être découverts.

Seul bémol, qui est apparu à ma compagne lorsqu’elle a lu les albums pour la première fois il y a seulement un an ou deux : avez-vous remarqué que tous les gentils sont blonds (ou presque) et qu’absolument TOUS les méchants (à l’exception d’Acelin, qui a les cheveux blancs) sont bruns ?.... Dingue, non ?

Albums favoris :
- Le Pays Maudit
- La Source des Dieux
- La Guerre des 7 Fontaines

Nom série  The Time Before  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà bien longtemps qu'une nouveauté BD ne m'avait pas autant enthousiasmé.

Grand amateur du trait de Bonin, j'ai lu tous ses albums et je puis dire sans hésitation qu'en tant que scénariste, "The Time Before" est selon moi son plus beau travail, le plus riche et le plus abouti. L'histoire est très bien écrite, fluide, d'une grande clarté dans son déroulement. Les réactions des personnages sont crédibles et sonnent "juste", ce qui leur donne une véritable épaisseur psychologique. On s'attache bien vite à Walter, ce photographe qui hérite fortuitement d'un gigantesque pouvoir : celui de réécrire, s'il le souhaite, des pans entiers de sa propre histoire.

Au-delà de l'intrigue elle-même, émouvante et qui suscite nombre de réflexions (qu'aurais-je fait à la place du héros ?), ce one-shot dispense un charme suranné des plus plaisants. Éclairé par les tons pastels et ocres de l'auteur, dans une lumière douce, le New-York de la fin des années 50 prend vie et dégage une ambiance très apaisante. C'est également un bonheur de retrouver dans l'histoire de multiples références à la série fantastique "La Quatrième Dimension", auquel l'album fait de nombreux clins d'oeils ("Je sais ce qu'il vous faut", l'hommage le plus flagrant, mais on songe aussi à "Futurographe", "Une curieuse montre" et "Pour les anges").

On aimerait que l'album, dont la pagination est importante, soit plus long encore, pour suivre Walter dans ses doutes et ses interrogations (certains choix sont plus lourds de conséquence que d'autres). Je m'étonne d'ailleurs que le personnage ne ressente pas, en bout de course, une certaine lassitude (la vie garde-t-elle un réel intérêt, un côté exaltant si l'on vit une même période pour la quatrième fois, en sachant exactement ce qu'elle va nous réserver ?). Il n'en demeure pas moins que j'ai lu cet album à deux reprises en une semaine et que j'étais réellement captivé.

En bref, un très bel album, terriblement attachant et réussi de bout en bout, tant graphiquement que scénaristiquement. Un bonheur à lire !

Nom série  Le Constat  posté le 04/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Personnellement, après une lecture attentive, je ressors avec un avis globalement négatif sur cet album.

Davodeau est connu pour ses chroniques sociales contemporaines, son dessin nerveux, efficace mais peu esthétique se mettant au service d’histoires (en général) crédibles avec des personnages banals, ordinaires, comme on en croise chaque jour. Mais justement, je trouve que Vincent, le personnage principal de ce récit, est un type peu recommandable qui n’a rien d’attachant. Il n’a ni principe, ni morale et sa vie pourrait sans doute être résumée en une somme monstrueuse de mauvais choix qui ont fini par le mettre sérieusement dans la merde. Un loser naïf, lâche et malhonnête à qui on a tout de même du mal à trouver des excuses.

Mais ce qui m'exaspère le plus dans cet album, comme l’a souligné un autre membre du site, c’est l’aspect manichéen de certains aspects de l’histoire : lorsqu’on découvre qu’un personnage est d’extrême-droite, mieux vaut l’oublier aussi sec et faire son deuil. Inutile de dialoguer, de chercher à le connaître, de creuser sa personnalité, de comprendre les raisons derrière sa prise de position radicale. Non, il aurait mieux valu ne jamais le rencontrer, ou qu’il soit mort. Bravo ! Quel message de tolérance et d’humanisme ! Quelle ouverture d’esprit ! A retenir de cette rencontre ridicule et expéditive entre un père et son fils qui ne se connaissent pas encore, rien ne peut survivre à une différence d’idées puisqu’il n’existe qu’une seule pensée en vigueur, valable et politiquement correcte. Pourtant, à l’exception d’une Rose naturelle et relativement attachante, les personnages de cet album, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’inspirent vraiment pas la sympathie.

Tout cela s’inscrit dans une intrigue bien narrée mais riche en invraisemblances (Vincent, un ingénieur ? Vraiment ?), avec quelques silences évocateurs bien placés, des séquences d’émotion plus ou moins réussies (l’auteur fera mieux plus tard, dans un genre similaire). Le destin d’Anne est finalement la seule chose qui m’ait motivé à aller au bout, et j’ai bien aimé cet aspect de l’histoire. Quant à la fin, les deux hypothèses se valent, je choisis tout de même la plus optimiste des deux.

Quoiqu’il en soit, ce genre de chroniques sociales ultra-orientées politiquement et qui nous offre à découvrir le destin d'anti-héros vulgaires et antipathiques n’est pas fait pour moi. Ça aurait pu être bien, mais beaucoup d’éléments me rebutent et m’empêchent d’adhérer à cet album.

Triste « constat », en vérité.

Nom série  Héléna  posté le 29/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je me dois d'aller à contre-courant des avis postés ici...

Même si je ne me reconnais pas vraiment dans les bandes dessinées écrites par Jim, je dois lui concéder quelques qualités : l'auteur est très en phase avec son époque, son œuvre est malheureusement plutôt crédible et proche des préoccupations des quadras aisés et blasés à la recherche de sensations et de drames, et les dessinateurs qui travaillent avec lui parviennent sans difficulté à restituer son style pictural, d'une grande clarté et d'une grande lisibilité.

Mais franchement, j'ai trouvé ce diptyque insipide et mauvais.

Commençons par le personnage principal, Simon, qu'on ne cesse de nous présenter comme étant "un type bien", droit et gentil. Je m'insurge : Simon est une caricature de loser antipathique qui pense que l'argent peut tout acheter, qui ne s'intéresse à rien d'autre qu'à ses problèmes de merde. Indécis et mollasson, il est aussi d'un égoïsme maladif (sa façon ridicule et lâche de s'échapper de son propre mariage), dépourvu de valeur morale et de constance (son rapport avec Éloïse, l'indifférence qu'il éprouve pour son ex, son père et son fils qui vient de naître et dont le nom ne figure même pas sur les 140 pages), qui s'entoure mal (José, le "super pote", ne parle absolument QUE de sexe et n'a qu'un rapport de faire-valoir)... Non, soyons lucides, Simon n'a rien d'un type bien. C'est un mec prêt à tout pour s'échapper de "sa" réalité, pathétique comme il le dit lui-même, et qui n'a selon moi rien de rien d'attachant.

On retrouve de nombreux fils narratifs d'Une nuit à Rome, que j'avais trouvé plus ''captivant'' à défaut de me reconnaître dans les personnages. "Héléna" pourrait être une lecture agréable de vacances (le postulat des "trois heures ensemble" aurait pu donner lieu à des échanges intéressants si les personnages eux-mêmes avaient eu de l'intérêt ou une psychologie plus riche) si le rythme n'était pas aussi lent et les personnages imbuvables.

Allez, je reconnais que ça se lit bien et que c'est accrocheur comme un tube de la radio mais c'est quand même digne des pires comédies romantiques et des mauvais téléfilms à suivre quand rien d'autre de bien ne passe à la télé.

Et pour info, Jim, la fidélité, c'est pas mal non plus hein... Les histoires d'amour qui sont profondes, vraies et qui durent ne sont pas aussi chiantes que tu sembles le croire, loin de là.

A éviter !

Nom série  Où le regard ne porte pas...  posté le 02/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cette fois-ci, indéniablement, la mention culte me semble de rigueur.

Dès ses premières planches qui présentent une Italie baignée de soleil, « Où le regard ne porte pas… » séduit et subjugue. Nous suivons l’arrivée de William au sein de cet écrin de poésie, partagé entre curiosité et enthousiasme. La force de ce magnifique premier tome, à l’ambiance excellemment retranscrite, est de nous faire vivre l’action à travers les yeux du personnage, avec une très grande justesse de ton. Les enfants n’ont pas la même vision que les adultes de ce qui les entoure, les mêmes rêves et priorités et subissent parfois les actions de leurs aînés – et leurs conséquences - sans comprendre réellement leurs motivations. La présence de magnifiques planches aux tons rouges et ocres, encore inexpliquées, ajoutent un surcroît de mystère et de magie à cette histoire que l’on aurait aimé vivre. Une enfance au grand air en bord de mer, dans un esprit de franche camaraderie, sous le soleil éclatant, avec cette insouciance juvénile, ces excursions fantastiques et ces voyages intérieurs. Le rythme relativement lent permet une immersion totale, véritable bonheur. Les personnages secondaires ont du corps, du caractère, de l’épaisseur et une grande crédibilité.

Le second tome nous fait retrouver les protagonistes 20 ans plus tard et dans des contextes extrêmement différents. Mais là encore, Pont et Abolin abordent ce tournant difficile avec une impressionnante maîtrise. Beaucoup de BDs ou de films (français, notamment), se sont intéressés aux trentenaires (ou aux quadragénaires) « en crise », qui plaquent tout pour fuir leur quotidien assommant et retrouver un goût d’enfance et de légèreté. Mais ici, point de pathos ou de tergiversations vaseuses. Tous ont répondu à l’appel de Lisa et partent sans le savoir vraiment à la recherche du secret qui les unit depuis toujours. Et là encore, impossible de ne pas ressentir une énorme empathie pour les personnages tant les dialogues et la narration sonnent justes et les émotions se voient bien retranscrites. Comme sur le premier tome, le découpage et les couleurs collent à merveille à cette aventure.

Le final, enfin, délivre un goût de nostalgie et d’amertume, même si l’espoir est toujours présent. « Où le regard ne porte pas… » laisse une trace, nous invite à la songerie, à des réflexions sur l’au-delà et l’indicible, aux forces qui régissent nos destins, nos existences, nos rencontres.

Un défaut, s’il fallait en trouver un ? Une Lisa, qui si elle évite le cliché de l’héroïne « trop-sexy-pour-être-vraie », paraît trop masculine dans le tome 2 (comme d'autres posteurs l'ont relevé avant moi) et une présentation peut-être trop succincte de Thomas, à qui nous n’avons pas le temps de nous attacher avant de partir à sa recherche.

Pour le reste, c’est un sans-faute et un bijou comme on en voit trop peu. De l’excellente bande-dessinée !

Nom série  Secrets : Cavale  posté le 26/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après lecture des 2 premiers tomes.

Si l'association Germaine/Giroud au scénario avait fait merveille sur "L'Ecorché" (à l'évidence le meilleur titre de la collection "Secrets"), on ne peut pas en dire autant sur "Cavale".

Tout d'abord, même si le dessin de Magda est loin d'être déplaisant, il se voit desservi par la colorisation, artificielle et clinquante. Le rendu final manque d'âme et de personnalité. A la limite, ce ne serait pas un problème si l'histoire était meilleure, le dessin étant clairement au service du scénario lorsqu'il s'agit de séries à suspense comme celle-là.

Venons-en au scénario, justement. Certes, l'ensemble est suffisamment accrocheur et bien rythmé pour être lu sans déplaisir mais pour le reste, bonjour les clichés !! Cela ne ressemble pourtant pas à Giroud de mettre tout le monde dans le même panier et de taper à bras-raccourcis sur ses semblables en évitant toute finesse : mais ici, les journalistes n'ont aucune morale et sont prêts à tout pour un vague scoop, les bourgeois sont forcément pétris de certitudes et d'a-priori, très coincés et totalement dépourvus de charité, la classe moyenne n'aspire qu'à une vie douillette dans un confort matérialiste et tout ce petit monde s'avère forcément inapte à comprendre que la seule vie qui vaille la peine d'être vécue est une vie d'aventures, de braquages et de cavales romanesques, et tant pis si on dépouille les banques et les économies des honnêtes gens, tant pis s'il y a des blessés au passage, crachons gaiement sur la légalité qui rime avec "ennui" et "injustice". Désolé, mais en dehors d'un contexte far-west, la pilule est difficile à avaler. Ce genre de glorification absurde de la criminalité et de postulat selon lequel le seul moyen de vivre pleinement, c'est en gros de faire preuve d'un égoïsme monstrueux et de niquer tout le monde, ben j'ai beaucoup de mal, même dans une fiction.

Léa n'est pas très crédible (complètement sous la coupe de son copain, sans qu'on comprenne vraiment ce qui la maintient dans cet asservissement), Nadia n'attire guère la sympathie (c'est une adolescente, avec ses questionnements et ses humeurs, mais tout de même), il n'y a guère que l'oncle Olivier qui m'est apparu comme plus gentil et attachant (et encore, son soutien inconditionnel des frasques de sa sœur est bizarre). De plus, les interactions entre les adolescents paraissent ampoulées et peu naturelles. Je reconnais cependant que cela doit être un des éléments le plus difficile à mettre en œuvre. Quant au rêve de Nadia... C'est très tiré par les cheveux. Et si elle ne savait absolument pas que sa mère avait été en prison auparavant, comment aurait-elle pu rêver des tés évoquant des barreaux ?

Bref, c'est une lecture sympa et divertissante, mais très en dessous de ce que Giroud est capable de faire, et d'un niveau moral franchement douteux, en plus d'être très modérément crédible. J'ai suffisamment accroché pour avoir envie de lire le tome 3, mais ça n'ira pas plus loin et je déconseille bien évidemment l'achat.

Nom série  La Porte de Brazenac  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album sans prétention ni originalité, mais intelligemment rythmé et vraiment très agréable à lire.

Mon avis rejoint tout à fait celui de Ro et des précédents posteurs : il y a quelques points qui semblent trop facilement résolus (notamment les fameuses difficultés de communication entre les personnages, qui cessent très soudainement) et pour qui est familier de l'univers de Leo et Rodolphe, on retrouve cette faune et flore mystérieuses et poétiques, qui flattent l'imaginaire et permettent d'offrir à l'aventure ce côté dépaysant.

Ce qui change, c'est le contexte (le 18ème siècle) et le type de dessin. Pour une fois, la colorisation informatique ne m'a pas dérangé, les teintes automnales sont bien rendues et confèrent même un charme à l'album (les dernières planches sont très belles). Reste à s'accoutumer au dessin hachuré et assez brouillon de Pion, qui semble plus à l'aise avec les décors et paysages qu'avec les personnages.

J'avais passé un très bon moment en découvrant cette histoire, et après l'avoir achetée et relue d'une traite j'ai éprouvé un plus grand contentement encore. Il faut dire que les personnages principaux, charitables et très humains, sans calcul ni malice, se montrent attachants.

Une jolie histoire à lire et éventuellement à acquérir !

Nom série  La Patrouille des Invisibles  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il aura fallu deux ans de travail à Olivier Supiot pour venir à bout de cette œuvre.

C'est la première fois à ma connaissance que l'auteur place l'un de ses récits dans le cadre de la Première Guerre Mondiale, période fréquemment exploitée en bandes dessinées et notamment cette année, qui célèbre le centenaire du début de cet effroyable conflit et qui voit les hommages en tous genres se multiplier.

Comme de coutume avec M. Supiot, le traitement des couleurs est absolument admirable. Certaines planches en double page sont fantastiques, les visions de silhouettes spectrales de soldats perdus au milieu des ruines et des gravats renvoient à une impression d'irréalité que devaient sûrement ressentir les anonymes perdus au milieu d'un conflit qui les dépasse. Rien que pour ce genre de moments, cet album force le respect et mérite l'attention.

L'histoire est bien traitée et progresse bien. Finalement, on quitte assez rapidement le ciel pour s'intéresser à la terre et se plonger dans la boue des tranchées. Le personnage d'Hubert est relativement attachant et c'est avec intérêt qu'on l'accompagne dans son parcours, son ascension puis sa chute et c'est naturellement que l'on s'attriste en découvrant ses blessures, qu'elles soient physiques ou morales.

Cependant, outre son manque d'originalité (les lecteurs étant familiers de ce contexte et l'angle choisi n'étant pas particulièrement novateur), on reprochera un final un peu rapide, ponctué d'éléments qui semblent surgir de nulle part. Certains ingrédients de l'intrigue auraient pu être mieux amenés je pense et la psychologie de certains personnages secondaires plus développée, histoire de ne pas déboussoler le lecteur. En revanche, la dernière planche, conclusion du récit, ne manque pas de charme et nous laisse sur une note douce-amère.

Quoiqu'il en soit, voici un bel album, empreint de poésie (comme toujours avec Supiot) et de nostalgie, très bien servi par cette empreinte graphique particulière et ces couleurs si sensibles. A découvrir !

Nom série  Vito  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la découverte du premier tome de cette série, je me suis trouvé subjugué.

Comme il l'avait déjà fait pour Blues 46 par exemple, Eric Stalner renoue avec la couleur directe et offre des planches magnifiques dessinées sur des papiers de différentes couleurs, ce qui ne doit pas être si fréquent et permet de créer des jeux de lumières absolument superbes et joliment nuancés. Le décor bucolique et champêtre de la Sicile à l'aube des années 50 se prête fort bien au ton contemplatif du départ de la série et le scénario n'est pas en reste puisque dès que l'histoire se lance, on s'attache aux personnages, touchants et très expressifs. Enfin, autre point capital, le fantastique s'insère dans l'intrigue de façon originale et captivante : via un film amateur d'origine inconnue, en noir et blanc, tourné au sein d'un décor irréel et enchanteur.

Et vraiment, on ne dira jamais assez à quel point cette première apparition de personnages fantasmagoriques dans le premier tome est remarquable. Le plus beau fantastique est celui qui demeure inexpliqué : il émane de ce jardin étrange et hors du temps capturé sur ces images mouvantes une nostalgie et une innocence profondes, qui renvoient à un imaginaire collectif romantique et sublime. Cette rencontre improbable entre deux mondes crée une émotion difficilement descriptible. Des sentiments comparables m'avaient étreint en finissant le premier diptyque d'Algernon Woodcock, ou durant le premier tome de Sasmira, par exemple (lorsque Stan découvre le domaine abandonné, dans une ambiance crépusculaire et romantique à souhait), mais rares sont les auteurs à avoir réussi le mélange réel/fantastique avec une telle grâce et sans jamais tomber dans le commun ou le vulgaire.

Le premier tome est donc une véritable découverte, et l'enchantement se poursuit avec le second, moins contemplatif mais intelligemment rythmé et qui permet aux protagonistes de se révéler davantage.

Hélas ! Cette BD échappe à la mention "coup de coeur" du fait de son troisième tome, où l'action se déroule trop vite et dans lequel certains raccourcis semblent utilisés. Il faut dire que le succès de la série n'a pas été au rendez-vous et que Glénat a imposé à Stalner une clôture sur ce troisième tome, alors qu'un quatrième était prévu. Hélas, cela se sent : la "grande chasse" est violente et sans merci, mais finalement très brève. Des personnages disparaissent sans qu'on ait le temps de s'en émouvoir ou de s'arrêter. Le rythme est en décalage complet avec le début de l'histoire, et cela nuit à son bon déroulement. Ce n'est évidemment pas un ratage complet, certains passages restent prenants, mais on finit ce triptyque avec un goût d'amertume, le potentiel déployé à l'origine n'ayant pas été exploité au mieux.

Il n'empêche que cela reste une très bonne série, bien classée dans ma bibliothèque personnelle et à découvrir impérativement !

Nom série  Ric Hochet  posté le 01/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ric Hochet est l'un de mes héros favoris de la BD franco-belge.

Certes, comme l'ont signalé beaucoup de posteurs avant moi, la qualité de la série va en déclinant. Mais d'un autre côté, peu de héros peuvent se prévaloir d'une telle longévité !

Personnellement, je trouve que la qualité commence à décroître passés les 50 premiers tomes. Il y a quelques exceptions à relever (le doublet "Un million sans impôts"-"L'heure du kidnapping", très réussi) mais globalement, on perd l'aspect très accrocheur et créatif qui caractérise une bonne majorité des premiers albums.

En voulant faire entrer son héros dans la modernité, Duchâteau confère un ton plus sombre à la série qui selon moi ne lui convient pas. Je n'aime pas voir les criminels utiliser internet et les outils de communication actuels, je trouve un peu ridicule la façon dont les auteurs se représentent et se font intervenir dans certaines histoires ("BD Meurtres") et le fait de découvrir la face cachée de certains personnages que l'on a l'impression de connaître depuis toujours (l'inspecteur Ledru, qui se révèle bien amer et antipathique dans "Le contrat du siècle") s'avère finalement quelque peu décevant.

Mais selon moi, la série ne manque pas de points forts : un dessin très plaisant et clair, parfaitement adapté (Tibet est ici bien plus convaincant que dans son autre série, Chick Bill, qui s'adresse à un public plus jeune), une mise en couleurs propre, une galerie de méchants très variés et joliment troussés, des héros assez clichés mais très attachants malgré tout et surtout, un effort constant dans les scénarios pour placer Ric et ses lecteurs dans des atmosphères particulières et étranges. Bien qu'une explication rationnelle soit toujours au rendez-vous en fin de course, des tomes comme "Les Spectres de la Nuit" (mon préféré de la série), l'effrayant "Monstre de Noireville" ou le dramatique "La Nuit des Vampires" créent des ambiances gothiques et morbides qui sont en mesure de séduire aussi bien les fans de polars classiques que les amateurs de littérature fantastique. Les aventures qui flirtent avec ces mystères de l'indicible sont selon moi les plus réussies, même si certains tomes aux intrigues plus classiques et réalistes révèlent parfois des fins marquantes et surprenantes (je pense notamment aux "Témoins de Satan" ou à "La Liste mortelle").

Je suis étonné de voir que certains posteurs recommandent la série aux 8-12 ans. Des tomes comme "Le Maléfice Vaudou" ou "Le Disparu de l'Enfer" sont tout de même assez glauques et peuvent impressionner défavorablement un trop jeune public. De plus, certaines intrigues nécessitent un bon degré de compréhension pour être pleinement saisies. Selon moi, la série s'adresse plutôt aux adolescents.

Bref, Ric Hochet, malgré ses moments de faiblesse (en toute objectivité il y a aussi un peu de rebut sur les 50 premiers tomes) est une excellente série, qui mérite d'être redécouverte et se lit et relit avec un véritable plaisir. Personnellement, je ne m'en lasse pas et son côté désuet ne me gène pas le moins du monde, bien au contraire. Du divertissement oui, mais de très haute tenue !

Nom série  Fraternity  posté le 19/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Personnellement, je n'ai guère été convaincu par ce diptyque qui, comme l'ont précisé d'autres posteurs, s'éparpille en voulant explorer trop de pistes à la fois.

C'est regrettable, car l'idée de base était plutôt intéressante : une communauté pacifique qui cherche à s'éloigner du monde, et principalement de la Guerre de Sécession qui fait rage à cette époque. Cependant, je trouve que même ce premier point est maladroitement mis en place, avec des personnages très stéréotypés. Le leader de la communauté, dont l'utopie semble parfois se rapprocher du communisme, un personnage religieux influent qui peine à abandonner les usages et modes de pensées de "l'ancien monde" (encore une fois, le chrétien est vu comme une personne étroite d'esprit qui oppose la science et la croyance et redoute tout ce qu'il ne connaît pas, qu'est-ce que c'est cliché !), une militante féministe très en avance sur son temps, des personnages secondaires belliqueux aux motivations troubles, un enfant muet trouvé dans la forêt qui posséderait peut-être certaines dispositions... Franchement, si c'était plus mesuré cela pourrait fonctionner, mais là, je trouve que cela ne sonne pas très juste.

Au milieu de ce cocktail maladroitement dosé, une créature mystérieuse, dont la présence s'avère proprement inexplicable. Un peu de fantastique pour relever la sauce et assombrir l'ambiance, au fond, pourquoi pas ? Mais si l'absence de clarification en ce qui concerne son origine ne m'a pas dérangé outre mesure, son utilité pour l'avancée de l'intrigue m'a laissé plutôt perplexe.

Reste un niveau d'écriture correct, un découpage pertinent et le dessin très expressif (qui m'évoque immanquablement les Disney et autres dessins animés de mon enfance) de Munuera, très à l'aise dans l'exercice. Les couleurs et les ambiances sont également réussies et facilitent la lecture et l'immersion. Dommage qu'il n'y ait pas grand chose d'autre à quoi se raccrocher, les personnages ne suscitant guère de sympathie.

Pas déplaisant en soi, mais assez creux. Une relative déception donc.

Nom série  La Légende des nuées écarlates  posté le 05/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai décidé de lire cette série grâce aux avis positifs et très bien argumentés de ce site.

Même si je serais peut-être un peu moins dithyrambique que d'autres posteurs en ce qui concerne le dessin, force est de constater qu'il reste l'un des points forts de cette série, en plus de la mise en couleur. Certaines planches, qui montrent la campagne ou la ville vue de loin, sont remarquables et donnent envie d'aller se perdre dans ce décor enchanteur. S'il est vrai que les visages sont un peu allongés, le trait est globalement clair, colle bien à la narration, et dispose d'une vraie personnalité. La végétation est vraiment superbe et les Izumas sont tout simplement majestueux !

Cependant, la violence du récit m'a beaucoup dérangé. Quitte à passer pour une petite nature, j'ai détesté voir Fudo et ses membres greffés, d'autant plus que l'utilité de cette démarche pour le moins dérangeante n'est jamais explicitée (et que le héros ne semble même pas intéressé par l'idée de récupérer ses "biens", ce qui est plutôt bizarre), j'ai détesté voir les visages sanglants du tome 3 (je n'en dis pas plus afin de ne spoiler personne), certaines scènes de massacre m'ont un peu indisposé aussi, bref... Beaucoup parlent de poésie pour cette série, mais cet aspect est clairement contrebalancé par certaines idées trop violentes pour moi.

Semi-déception, donc, je me voyais déjà acquérir cette série, aux dessins superbes et à l'intrigue plutôt bien menée, mais certains "détails", m'ont vraiment dérangé et nuancent mon enthousiasme. Un quatuor d'albums qui se lit bien (si vous avez le coeur accroché et n'êtes pas dégoûtés par les méchants aux physiques de mutants monstrueux), mais que j'aurais bien du mal à considérer comme "culte". Dommage, ça aurait vraiment pu être géant...

Nom série  La Madone de Pellini  posté le 17/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Personnellement, je me suis laissé charmer par cette BD pour le trait sublime de Federici, qui vient rejoindre le cercle relativement fermé de mes dessinateurs préférés. Le dessin et surtout la mise en couleur me rappellent le travail de Delaby sur le premier tome du second cycle de "La Complainte des Landes Perdues". A la fois sensible, réaliste, d'une rare précision, il confère à ce duo d'album une ambiance extrêmement forte. Un vrai délice que de se plonger dans ces pages !

Pour ce qui est du scénario, je trouve l'idée de base très accrocheuse (un tableau inachevé d'un maître Florentin du XVIème siècle, connu pour ses pratiques occultes, redécouvert à Londres durant la Période Victorienne), mais vraiment très complexe et un peu trop embrouillée. Le scénariste laisse au lecteur une bonne part du travail. Il pose une intrigue, la complexifie au fil de l'histoire et nous laisse nous débrouiller avec toutes ces pistes, ces personnages. Ce manque de liant est un vrai regret, car comme l'a signalé le commentaire précédent, le basculement du tome 2 dans le fantastique pur était loin d'être une mauvaise idée. Cependant, je n'ai toujours pas bien compris le rôle de l'Orphelinat et de ses directeurs...

Une fois ce parti-pris accepté (il faut se laisser porter sans chercher à tout comprendre), la seconde lecture de la série est plus agréable et globalement moins frustrante. Le scénario aurait certainement pu être meilleur, mais le dessin et l'ambiance méritent qu'on découvre le destin de cette "Madone". Dans la mesure où il ne s'agit que de deux tomes et qu'on s'y plonge avec plaisir, je vais même jusqu'à recommander l'achat !

En tout cas, il s'agit sans nul doute d'un dessinateur à suivre de près.

Nom série  Hans  posté le 02/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de donner une note globale sur l'évaluation d'une série dont la qualité se montre, finalement, assez inégale.

Personnellement, j'aime vraiment beaucoup les 9 premiers tomes. Quelques inégalités de scénario ça et là, mais il est très facile de se laisser porter par l'aventure. Comme d'autres posteurs l'ont souligné avec pertinence, la science-fiction vue par Duchâteau présente un univers gigantesque, absolument sans limite, qui peut se montrer assez grisant et regorge de bonnes idées.

Sur les cinq premiers tomes, on ressent fortement la cruauté du pouvoir en place, la manipulation de la masse (le terrifiant jeu télévisé du Tome 1), mais aussi les jeux sur le temps (l'intrigue, malgré un certain classicisme, se révèle complexe de prime abord pour qui veut bien comprendre les liens entre passé, présent et futur), l'amnésie d'un héros farouchement indépendant, tombé amoureux d'une fille "sauvage" qu'il a rencontré dans une époque différente... J'aime beaucoup le tome 3 (avec la rencontre inattendue avec le peuple des Xanaïens), cela vaut entre 3,5 et 4/5 pour moi.

Par la suite, nous suivons nos héros dans leur exil (le tome 6, premier dessiné par Kas, est selon moi excellent) et leur retour vers la Ville, qui a bien changé... Mais est-ce vraiment une bonne chose ? Les tomes 6 à 9 sont mes préférés, peut-être parce que j'aime énormément le trait de Kas, plus chiadé encore que celui de Rosinski (qui compte aussi parmi mes dessinateurs préférés), avec des couleurs vives qui permettent de rentrer plus profondément encore dans l'histoire. Je n'hésiterai pas à donner un bon 4/5 à cette partie de la série, souvent captivante. Le tome 7, "Les Enfants de l'Infini", est un modèle du genre.

Le problème, c'est les trois albums suivants. Le scénario ne tient plus, l'empathie pour les personnages en souffre, les situations peinent à intéresser, et alors que la fin du 12ème tome relance l'intérêt, la série n'est plus poursuivie... Justement, parce que Kas estime que le scénario suivant écrit par Dûchateau n'est pas à la hauteur. Dommage car pour le coup, ces albums moins convaincants ne valent pas plus de 2/5 selon moi.

Très difficile donc, de donner un avis global sur cette série qui a bercé mon adolescence et que j'adore... Dans mon coeur, un bon 4, mais objectivement, plutôt 3.

Va pour 3,5 parce que si je veux valoriser mes coups de coeur à l'avenir, il vaut mieux que je me montre sévère !

Nom série  Halloween Blues  posté le 02/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour ma part, c'est avec délectation que je me suis plongé dans les sept tomes d'Halloween Blues, très bonne série que j'ai pris grand plaisir à lire et relire.

Contrairement à d'autres posteurs, j'ai trouvé les intrigues intelligentes et bien ficelées (certains tomes nécessitent d'accorder une grande attention à l'histoire, comme le tome 4 "Points de Chute") et les dessins excellents. Kas et Mythic présentent toute une galerie de personnages intéressants. Le couple détonnant entre Forester Hill, inspecteur au look ténébreux et sa regrettée femme, le fantôme de la grande actrice Dana Anderson, en plus de servir de fil rouge entre les albums, apporte un plus non négligeable à la série.

Non seulement la part fantastique est très bien utilisée et maîtrisée, évitant à la série de tomber dans le vulgaire ou le totalement invraisemblable (selon moi), mais le fantôme apporte en plus une bonne dose d'humour et de jalousie... Bien féminine ! L’ambiguïté de ce personnage, que seul Forester peut voir, fait naître des situations assez comiques (l'entourage de l'inspecteur a souvent l'impression que ce dernier parle seul ou perd la boule), mais aussi intéressantes, lorsque Dana intervient elle-même (dans le tome 6) pour aider son mari dans son enquête.

Il est vrai que les dialogues font parfois preuve d'une légère emphase peu naturelle, mais cela donne un côté léché à la série, une identité particulière qui, je trouve, joue plutôt en sa faveur.

A mi-chemin entre plusieurs genres (polar, fantastique et un soupçon d'érotisme), originale, superbement dessinée et mise en couleurs (les crépuscules et scènes de nature sont toujours magnifiques), cette série frôle de peu la mention culte pour moi. Un indispensable de ma bibliothèque, indéniablement.

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