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Nom série  Jimmy Corrigan  posté le 17/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je comprends qu'on considère ce coup de folie alambiqué et rigide comme une BD culte.

Son caractère autiste, sa logique absurde, son univers médiocre et inlassable (super héros microscopiques qui tapissent le pauvre cerveau du personnage, petit bureau étriqué perdu dans un open space, chambre minable, paysages et pages ultra-géométriques, personnages désespérément laids), sa durée, sa rigueur dans le trait et la mise en page ont de quoi susciter une certaine admiration. Mais aussi une sorte de dégoût.

Je conseille à ceux qui veulent vraiment essayer d'entrer en contact avec cet ovni de la BD de commencer la chose par les deux bouts. Soit lire les 4 premières pages, puis les 4 dernières, et ainsi de suite, en avançant par paquets de 4 vers le milieu. Cela pour éviter d'abandonner pendant ce long début déprimant. C'est par la fin que le désir de comprendre peut naître, il me semble... Le chantier de la foire exposition, avec ses architectures néoclassiques, blanches, symétriques, ses visiteurs à moustaches en tortillon et à costumes et grandes robes, interrogent de nouveau : que sommes nous en train de lire, les époques se télescopent... et notre imaginaire dérouté cherche son chemin.

C'est une énigme où la médiocrité et la sensibilité sont indissolublement liées... Un casse-tête des plus hype !

Nom série  La Vierge froide et autres racontars  posté le 02/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour les amateurs de contes, c'est du p'tit lait. Pour les autres, ça a un coté désuet, lent, qui s'écoute parler, qui peut agacer.

Je n'ai lu que le roi Oscar sur les 3 tomes, mais je sens un souffle au long court qui peut enthousiasmer par moment, par un humour noir monté sur un talent de conteur certain. La première phrase est décisive et emporte souvent la curiosité "Jalle mourut le 1er novembre, juste avant le déjeuner, ce qui était franchement impertinent. "

Le dessin est aussi plutôt séduisant : des belles gueules caricaturées avec finesse dans un lavis expressif et généreux.

Mais le sujet m'est sacrément rébarbatif : ces histoires toujours assez sordides finalement, d'hommes perdus dans les grandes étendues glacées, condamnés à une promiscuité peu assumée, qui se mangent, se disputent, festoient, dans une monotonie des jours écrasante.... J'ai du mal à m'identifier à ces situations ... ou peut-être je n'ai plus l'âge.


Ce serait du Jack London raconté par le landais volant...

Nom série  Les Deux Vies de Baudouin  posté le 22/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme mes collègues, j'avais beaucoup apprécié le dernier Album (et premier) de Toulmé, sur la naissance d'un enfant "pas comme les autres".

Ici c'est toujours un sujet sur la vie et la mort, qui nous touche forcément, mais avec un peu plus d'humour, et une moindre réussite sur les images. Les couleurs, en particulier sont aussi désaccordées que dans la vie, et ça a été assez rebutant pour moi. je mettrais plutôt 3,5

Pour le reste j'ai des scrupules à vous raconter l'histoire. C'est un fantasme qu'en tout cas j'ai déjà eu, de secouer une personne coincée dans son quotidien morose et rémunérateur, pour l'obliger à plonger dans une vie plus proche de ses rêves. Ici le déclic trouvé pour opérer ce changement est assez violent, mais efficace.

Le second thème c'est la fratrie, l'histoire de cette secousse fraternelle est émaillée de retours en arrière où l'on voit les deux frères à différents âges de leur vie. Je suppose que les fratries se retrouveront aussi dans ces évocations quotidiennes : jalousies, confrontations, dissymétries assumées ou souffertes...

Nom série  Monsieur désire ?  posté le 22/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Album de première classe !

Mais c'est drôle comme je ne me reconnais pas dans la présentation de cette histoire (avis précédents et résumé) : un riche don Juan qui s'éprend d'une domestique moche.

Pourquoi s’arrêter au point de vue de monsieur ? Je pense que le point de vue le plus intéressant et le plus juste dans cette histoire c'est celui de la gouvernante, Lisbeth. Elle a la tête sur les épaules et très peu de marge de manœuvre dans sa situation sociale. Elle essaye de ne pas se laisser avoir par les propositions du maître qui seront forcément inconséquentes, ni par les injonctions de ses supérieurs, domestiques de première catégorie.
Elle tire profit du silence qui lui est imposé pour réfléchir à sa situation et trouver une voie pour s'échapper. Elle saisit les opportunités, fait valoir ces intérêts en se trouvant des alliés par sa force de conviction. Elle réussit ensuite à glisser entre les boucles du nœud de contradictions dans lequel étaient serrés les domestiques des grands bourgeois à cette époque.

Le dessin est très élégant : certains personnages ont le visage parcheminé de traits fins qui leur donnent des ridules très expressives, d'autres au contraire son laissé dans une clarté sans aspérité, juste un nez fin pour le séducteur de haut vol et un gros nez rond pour sa gouvernante, cela nous permet de projeter ce qui nous plait pour le reste. Les couleurs (pas directes) sont un peu ternes, ce qui augmente la sensation de tristesse , d'enfermement.

C'est extrêmement réjouissant de voir qu'en sachant se servir des mots, en sachant se taire aussi, écouter, baisser la tête si nécessaire, on peut mener sa barque exactement là où on l'a choisi.

Nom série  Sukeban Turbo  posté le 04/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un pseudo-comics, inspiré du mouvement japonais des Sukéban dans les années 60 mais imaginé par des français...

Ce qui surprend d'abord c'est la violence de ces filles si jeunes qui cassent la tête des gens avec des cannes de golf, chevauchant leur scooter débridé. Cette bande de blousons noirs, nouvelle formule, et au féminin, sévit à New-York aujourd'hui.

Leur parcours, et surtout celui de leur cheffe de meute, Shelby, est représenté de manière assez convaincante. Rien de bien folichon, mais pas la misère non plus. Des parents assez conventionnels, le père souvent absent et donc la mère qui déprime... Du coup la fille cherche à se prouver à elle-même qu'elle vaut mieux que sa mère et qu'elle n'a pas besoin des hommes...

Ça se tient. L'univers de la drogue, douce ou pas, devient une sorte de modèle où on peut réussir. Rien de constructif à long terme, seulement le sentiment fugitif de sa puissance... Puis des lendemains qui déchantent, suivis d'autres risques et gloires et chutes... et ainsi jusqu'à la fin des temps.

C'est très déprimant, mais bien dessiné avec des traits gras à la limite de la maladresse, qui rendent bien le caractère approximatif et sanguin de ce monde de la nuit. Des couleurs très "comics", tonitruantes et contrastées.

Bref plutôt convaincant.

Nom série  Le Syndrome du petit pois  posté le 04/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Allusif et ennuyeux.

Je n'ai malheureusement pas lu les premiers épisodes de ce travail autobiographique, et c'est sans doute aussi pour cette raison que je n'ai pas accroché. Pour cet épisode très épais (les pages ne sont pas numérotées, donc je ne peux pas être plus précise...), la vie quotidienne de ce dessinateur de BD confronté aux émotions d'une vie familiale ordinaire, se trouve compliquée par la maladie dégénérative de sa mère. Tout est représenté de manière assez sobre, pas de larmoiement, mais des questions, beaucoup de questions.

Cet album m'a fait penser à La Maison, de Paco Roca, mais en moins réussi : ici, les autres personnages paraissent sans épaisseur...(chez Paco Roca, chacun des personnages devenait comme une facette du lecteur). La pièce de théâtre montée autour de ses BD précédentes prend beaucoup de place dans le récit, et ce n'est pas quelque chose auquel on peut s'identifier facilement. Ça traîne, ça tourne en rond. La maladie de sa mère devient un épiphénomène, peu agréable, alors que ça aurait pu être creusé plus précisément. D'autant que c'est un sujet auquel chacun de nous pourra un jour être confronté.

Oui c'est ça il y a un manque de précision. Il essaye d'échapper à son sujet par des détours longs et peu instructifs pour le commun des lecteurs, dont je suis.

Nom série  La Différence invisible  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A éviter pour les hypocondriaques !

Documentaire sage et instructif, qui met en scène la vie d'une autiste atteinte du syndrome d'Asperger. Un dessin simple et sympathique, peu de couleur mais bien choisies. Un sujet original, et une construction du scénario efficace.

Bref rien à redire, d'autant que le scénario a été écrit par une "aspie" et une mère d'"aspie", donc bien documenté. Mais je me demande si c'est bien rendre service à ces personnes un peu atypiques (qui n'aiment pas parler pendant des heures de sujets frivoles, qui ont tendance à ne pas comprendre les blagues, à éviter le bruit, à aimer la routine, à dire les choses franchement, sans se soucier des réactions) de les affubler de cette étiquette pathologique ?

Ne peut-on pas tout simplement accepter cette différence ?

Nom série  Le Perroquet  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dur, dur !

Un enfant qui raconte les épisodes de sa vie avec une mère schizophrène. Autant dire que c'est assez angoissant, surtout que chaque chapitre est dessiné sur un fond de couleur différente, assez foncée, avec des traits blanc et noirs, ce qui augmente ce sentiment d’enfermement que le pauvre enfant doit ressentir, pris au piège de la maladie de sa mère. La présence de son père et de ses grand-parents, ne réussit pas à nous conforter autant que nous le souhaiterions...

Ce découpage en chapitre permet néanmoins de souffler un peu entre chaque crise de folie, ou période d'accalmie. Le trait légèrement caricatural, sensé renforcer le caractère enfantin de la vision qui nous est montrée, aboutit parfois à l'effet inverse, une sorte d'exagération monstrueuse, difficile à supporter.

Bravo, en tout cas à l'auteur, d'avoir su faire partager une réalité si difficile à imaginer quand on ne l'a pas vécue. L'album, n'est pas du tout dans le pathos, et on n'est pas vraiment au bord des larmes, on ressent surtout une immense compassion pour tous ces personnages qui se débattent dans la difficulté. Je n'arrive pas à savoir si c'est une qualité ou un défaut (faut-il faire pleurer, ou est-ce stupide ?)

Je reste cependant sur 3 étoiles, parce que j'aurais préféré un épilogue plus dynamique. Il est ouvert, certes, mais on ne voit pas du tout comment l'enfant va pouvoir se servir de ce passé noir. Un deuxième épisode peut-être ?

Nom série  Ecumes  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Attirée par les dessins de Carole Maurel, que j'avais beaucoup appréciés dans "Louisa ici et là", je me trouve un peu déçue en refermant l'album.

Un sujet très délicat, la perte d'un enfant à la naissance, est sans doute la cause du malaise. Une autre partie du problème : Je peux dire que j'ai quasiment vécu la même histoire, mais évidemment je l'ai ressentie très différemment. Du coup j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier à ce couple doux et abattu.

Par ailleurs, la construction dramatique est très univoque, pas de rebondissement, pas d'humour. Une immersion dans une tristesse poétique peu dynamique.
l'histoire très courte commence au moment où la mère apprend qu'elle est enceinte et finit au moment où le couple refait surface, si bien que la situation semble très abstraite, quelle est l'histoire qui les a amenées là, on ne sait pas. On n'a pas le temps de faire connaissance avec les personnages avant que le drame n'arrive.

Bref, trop vite paru, je pense. Belles images, beau sujet, mais une difficulté à faire un scénario construit sur un sujet qui touche de trop prêt les auteurs...

Nom série  Confessions d'un enragé  posté le 03/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une couverture très chouette à tous égards qui surpasse de beaucoup l'intérieur, assez convenu.

(spoiler)L'histoire saugrenue d'un enragé mordu par un chat qui se transforme en chat meurtrier 7 fois dans sa vie, pour se sauver par l'amour au dernier saut. Bref pas un pitch terrible mais qui aurait pu se tirer d'affaire par une mise en œuvre époustouflante, ça arrive.

Mais là, les dialogues sont très passe-partout, le vernis scientifique et récurent sur la rage n'apporte rien, les visages sont un peu bâclés à mon goût. Il manque l'épaisseur psychologique qui aurait pu nous faire avaler la pilule.

Dommage parce que le trait est sympathique, les jus d'aquarelle réussis, et une certaine variété dans la mise en page est digne d'intérêt.

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le problème des avis dithyrambiques, c'est que personne n'y croit vraiment...

Pourtant je ne vois pas comment suivre le modèle habituel de l'avis bien balancé, avec ses bons points et ses défauts, suivi d'une conclusion emberlificotée à la Macron. J'ai tout aimé dans ce livre.

D'abord, cet album entre parfaitement dans le moule exaltant du western :
-Les images chaudes et réalistes, où regards et paysages se répondent en champ contre-champ, voyez déjà la première page avec ses deux cavaliers, suivis d'un charriot qui pénètrent dans un canyon
-les personnages : le quinquagénaire déplaisant qui joue le rôle de chef de troupe, Stingley ; le photographe beau gosse au passé trouble, Oscar ; et le gamin chargé du sale boulot, Milton ; avec son pantalon trop court soutenu par des bretelles, puis le chasseur de prime terrifiant, l'indien énigmatique.
-le message contemporain où le colonialisme occidental est roulé dans la farine par d'autres manières de voir le monde, celle des indiens, évidemment, celle des blancs qui ne peuvent pas rester dans ce courant dominant et dominateur, celle des femmes...

Et cette critique de la colonisation de l'Amérique par les européens vient s'appuyer sur des arguments neufs et déroutants.
Le titre d'abord qui, s'il était rapproché d'une autre première page, pourrait avoir un caractère plutôt obscène, il nous met déjà la puce à l'oreille.
Les premières pages aussi, avec un découpage des scènes et des dialogues très efficace et malin : on sait déjà que l'attitude de Stinglley vis à vis de ses deux compagnons de voyage, est tout juste supportable, et on se demande comment et quand, les deux autres vont réussir à faire basculer la situation à leur avantage, même si on ne comprend pas encore par quel biais il les tient à sa main.
C'est justement la découverte au fur et à mesure de l'histoire des raisons qui ont rassemblé ces trois personnages qui ouvre sur des univers que certains ont qualifiés de fantastiques, je n'irai pas jusque-là. Il s'agit juste de données du problème que le pauvre Kingsley ne peut pas tout-à fait faire cadrer avec le monde parfait qu'il a conçu. On pourrait résumer cet ensemble de grains de sable dans l'ordonnancement si bien imaginé par notre scientifique à la sensualité en général.

Et c'est cette sensualité si bien mise en image qui émoustille et réjouit. Rien de voyeur, rien de pornographique, des cadrages serrés et justes pour amener des scènes érotiques, d'autres dispositifs étonnants pour évoquer des communications animales voire des visions shamaniques...

Bref lisez-le, le scénario est parfaitement assemblé, au point qu'on peut y voir le monde actuel résumé. Et les personnages touchent chacun une part de nous, grâce à des dialogues subtils.

Nom série  Smoke City  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un sursaut d'énergie pour exhumer ce diptyque faramineux !

J'hésite à vous raconter la situation de départ, cela vous paraîtra si peu original ...
Le scénario est pourtant très bien ficelé, même s'il utilise les ressorts du polar en se sortant d'impossibilités logiques par un recours au fantastique, qui permet de retomber parfaitement sur ses pattes, mais aussi d'amener les images vers une grande beauté surnaturelle. Beaucoup de rebondissements et d'arroseurs arrosés, en tout cas...

L'image est d'une sensualité troublante, et réaliste à la fois. Une esthétique assez années 30, dans une ville imaginaire peuplée de gratte-ciels élégants, baignant dans une lumière de films noirs pluvieux, réchauffée par du rouge et du doré. Les visages ont tous un sex-appeal particulier, sans donner dans le déjà vu. Une sorte de séduction intime : des hard-boiled, des misfits, des garçonnes, des blacks et des ninjas qui vous fixent de leur regard perdu ou manipulateur, transparents ou sombres, tout neufs ou vieillissants.

Bref j'en redemande, et je note le nom de ces 3 enchanteurs qui réussissent à créer une parenthèse, attirante et inquiétante à la fois...

Nom série  Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour les amateurs de Depardieu : inévitable. Pour les autres : sûrement un peu lassant...

Après le De Funes, je m'attaque à un autre monument du cinéma de mon enfance à la télé. Moins professionnel, moins roi du ridicule, ce serait plutôt le roi de l'emportement, du mouvement qui se continue plus loin que nécessaire, plus loin qu'on pouvait l'imaginer. La puissance plutôt que l'accomplissement.

La force de la nature, pas forcément réfléchie, mal assumée, démesurée. Ce témoignage, mi effrayé, mi affectueux, donne une image vraisemblable de Depardieu aujourd'hui. Il revient assez peu sur les tournages du passé, cela n'intéresse pas Gérard. Des moments de sa vie personnelle, des anecdotes indépendantes du cinéma sont évoquées.

Le dessin de Mathieu Sapin, est simple et efficace, il n'est pas très fort pour les nanas.
Le scénario est un peu répétitif, on est soûlé de toute cette logorrhée du gros Gérard, plein de contradictions, d'emportements, accueilli partout comme un dieu, ronronnant dans ses obsessions, parfois attentif aux détails, mais passant à coté de pans entiers de la réalité, quand elle est emmerdante.

On a l'impression de grossir soi-même à chacun de ses repas ...

Nom série  Les Funérailles de Luce  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un peu trop court mais très précis et juste et beau...

Le dessin noir et blanc un peu trash, sans demi-mesure de gris, ni traits fins, se confronte à un scénario très nuancé : par moment quotidien, par moment symbolique. La mort, la vieillesse, l'enfance y sont convoquées dans un univers villageois un peu suranné.

Comme dit Hervé c'est un album qui laisse des traces profondes, comme une sorte de non-dit qui restera à l'intérieur de nous quelles que soient les couches de vie qui recouvreront le moment de notre lecture...

Le titre n'est peut-être pas le bon, ce ne sont pas les funérailles DE Luce, mais celles qu'elle a vu. Et que les autres ne voient pas. Le grand-père, son voisin, le fils du voisin, et la voisine (personne n'a parlé de cette voisine, je pense que c'est une des choses qui est aussi marquante dans cet album : des vieux qui font l'amour, et la mort qui vient, juste après). Et puis le couple improbable qui représente la mort : étrange, mais pas malveillant, simplement muet.

Bonne lecture, ça vaut le coup !

Nom série  Le Guide Mondial des Records  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne idée mais un peu ratiboisée dans la mise en œuvre.

Le jeune Français moyen en uniforme d'huissier du guide mondial des records, qui va de choux colossaux en chronométrage de mémé en plongée, c'est vrai que c'est assez drôle et déprimant à la fois.

Mais cela ne fait pas un scénario, donc, l'idée est d'imaginer un fou furieux qui cherche à obtenir un record macabre, par exemple, le nombre d'assassinats de différentes façons par le même auteur. Le problème est de constituer un parcours pour découvrir le coupable qui nous tienne en haleine, et là ce n'est pas très réussi, c'est un peu court, quoi. Le milieu du héros/huissier est bien décrit, le personnage aussi, mais c'est l'intrigue qui pêche.

Le dessin classique et efficace, (dans le trait comme dans la couleur) ne peut pas tout faire. Manque de temps peut-être?

Nom série  Le Dessein  posté le 07/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attirée par cette couverture élégante et ce titre énigmatique, je prends le livre à la bibliothèque : une main tatouée qui écrit sur le blanc plastifié, les tatouages qui semblent se dissoudre sur la page... Les couleurs pastel du centre de la tache qui se dégradent et disparaissent dans l'air.

Mais je me trouve assez décontenancée en refermant l'album. L'histoire sautant de l'autofiction au merveilleux, du jeu télévisé (ou plutôt web concours en direct) au roman d'apprentissage, donne un peu l'impression de l'improvisation. De bonnes choses dans les différents essais formels, mais pas associées de manière convaincante.

Pour le dessin, c'est prometteur : trait ultra simplifié relevé par des ombres en gris violâtre uniforme, pour le temps présent, et des couleurs plutôt vives et alertes quand on décolle de la réalité.

Bref sympathique pour le dessin, mais trop tôt paru pour le scénario, et un peu plat pour les dialogues (et donc pour l'épaisseur des personnages).

Nom série  Louis de Funès, une vie de folie et de grandeur  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis étonnée moi-même de la tendresse que j'éprouve pour de Funès, à la lecture de cet album.
Sa pugnacité vers le succès, son exigence intarissable pour faire rire les plus austères inspirent le respect et la sympathie.

Chacun ne peut s'empêcher de se remémorer les films vus dans l'enfance, puis revus plus tard avec ses propres enfants, le côté à la fois suranné et toujours parfaitement efficace. La mise en jeu totale de sa personne physique, la course consciente et quasi cinétique vers un ridicule abyssal, ressemble au courage.

Ce livre est un hommage réussi, mais qui ne peut décemment pas arriver à la cheville du maître, en terme d'énergie, de violence physique faite à soi même pour obtenir le rire. Les visages sont très réussis, les couleurs gaies, les dialogues sans doute très fidèles à la réalité, le déroulement peut-être un peu accéléré, sur la fin, ne peut pas nous faire comprendre ce mystère de la nature...

Certes le parcours paternel, très atypique, le courage de sa mère, peuvent donner des pistes d'explication, mais au fond cela reste un point d'interrogation.

En tout cas bravo à Alexis Chabert pour ses dessins qui font très bien revivre cette force de la nature, observatrice, surexcitée, laide et drôle...

Nom série  Cour royale  posté le 06/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout simplement drôle !

Le scénario est bien goupillé, l'époque du roi soleil bien traduite, dans sa démesure, son ridicule, son obséquiosité. Mais les deux principales qualités résident dans la langue utilisée et l'habileté du dessin.

Truculence des dialogues épicée par une langue du XVIIème siècle quelque peu imaginaire (comme la langue d'Agrippine imaginée par Claire Brétecher aujourd'hui, ou plus proche (aussi par le trait): celle du landais volant de Dumontheuil). Les noms des personnages rappellent l'humour d'Arleston dans ses trolls, c'est-à-dire pas bégueule, un peu gras mais ça glisse d'autant mieux !

Le contraste ménagé par le dessin entre les deux jeunes premiers (la belle et le grand costaud, pas très volubile) d'un coté et le reste de la cour de l'autre : ramassis de rondouillards emperruqués, et de damoiselles poudrées aux visages cadavériques, rappelle la caricature à la Uderzo, (dans le grand fossé par exemple) mais avec un souci plus juste des couleurs, et même des valeurs (ombres et lumières). Les excentricités de la cour sont mises en valeur dans un décors, certes simplifié, mais dans lequel on ressent très bien la richesse forcenée (cf les carrosses)

L'humour, la caricature mais aussi une certaine fidélité historique donnent à cet album un caractère franchement sympathique ; j'en conseille chaleureusement la lecture.
Un petit exemple de la langue du roi expliquant son souhait qu'on lui invente une chaise à porteur percée : "En cas de forte intempérie des entrailles, il doit être grisant de les soulager en pleine locomotion !"

Nom série  Harry est fou  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rafraichissante BD pour enfant, mais qui fait aussi passer un petit moment sympathique aux adultes qui accompagneront un enfant vers la BD.

Une histoire d'animal de compagnie surdoué qui parlera à tous les enfants qui ont un animal, rêvent d'en avoir un, ou aux adultes qui ont été dans une de ces deux catégories.

C'est effectivement (comme le dit mac Arthur) une histoire sans morale, plutôt un fantasme, qui prend, le temps d'une lecture, la place d'une réalité plus quelconque (personne ne fera tes devoirs à ta place, et tes parents n'adopteront pas un animal qui les aide dans leurs mots croisés ou améliore leurs recettes de gâteau.) Pourtant cette parenthèse improbable, dans un univers urbain et routinier, voire conservateur, me fait aussi penser aux moments dans Kid Paddle ou Kid imagine à partir d'une phrase anodine de son père tout une situation aventureuse et quand il rouvre les yeux, c'est bien toujours son ridicule papounet, maigrichon et gnangnan, qui passe le ballai.

Évidemment, le trait hasardeux et malin de Rabaté, plaira plus au parents bobos que kid Paddle dont le mauvais goût commercial reste rebutant surtout si on n'a jamais ouvert un album..

Nom série  Quand vous pensiez que j'étais mort (mon quotidien dans le coma)  posté le 01/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déroutant et instructif.

Ce brave trentenaire qui se retrouve dans le coma le jour des deux ans de sa fille... on finit par le trépaner en dernier recours, il reste des mois dans le coma et revient à lui complètement surexcité, incapable de communiquer tranquillement avec sa compagne ou le reste de sa famille, épuisé, dans le souvenir de son voyage intérieur, il n'arrive tout simplement pas à revenir sur terre.

C'est un psychanalyste qui lui fait entrevoir le sens que pourrait avoir cette crise de douleur en lien avec le jour de ses deux ans à lui...

Ce scénario autobiographique qui est aussi une enquête sur le sens de sa vie, pour reprendre contact avec l'homme qu'il était avant, et passer à l'étape suivante. Cet album est très touchant parce qu'il aborde par cette situation très atypique, des mécanismes familiaux qui le sont beaucoup moins. Les rapports mère/fils, ce que l'on doit dire à un enfant, ce qu'on peut lui dire, comment le dire, comment relativiser la douleur sans la nier...

Bref ce livre est un outil pour travailler sur soi. Une des phrases les plus justes de l'album c'est le psychanalyste qui éclate de rire quand on lui dit qu'on va se reposer en famille. "si on va en famille, c'est pour travailler !"

Pour le dessin c'est un noir et blanc assez brouillon (mais comment représenter la douleur ?) Il peut aussi se lancer dans des croquis très précis pour s'approprier certains visages (celui du chirurgien, ou du psychanalyste) ou donner à voir une image de ses rêves de coma.

Bref ce n'est pas une BD pour se reposer ! ça secoue, accrochez-vous aux branches !

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