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... a posté 549 avis et 133 séries (Note moyenne: 3.55)

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Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 07/03/2016 (dernière MAJ le 15/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les terres rares

Mes seuls souvenirs de Bob Morane remontent à la lecture des bandes dessinées signées Vernes et Vance, il y a quelques années.
Cette série d'ailleurs, ne m'avait guère convaincu.

Intrigué par les avis assez positifs sur cette reprise, mais aussi sur le seul nom de Luc Brunschwig, je me suis enfin lancé dans la lecture de ce premier volume.
Et bien, je dois dire que j'ai été agréablement surpris même si je trouve que l'intrigue développée ici l'emporte un peu sur le héros, Bob Morane, relégué au second plan dans cet opus. Mais gageons, vu la dernière page de cet album, qu'il prendra de l'importance dans la suite de l'aventure.
Le scénario est bien ficelé, d'une actualité criante et le dessin réaliste de Dimitri Armand, que j'avais découvert avec Sykes (collection signé) ne souffre d'aucun reproche.

Une bonne reprise, que je suivrai.

Le village qui n'existait pas

Ce second volume revisite entièrement le héros imaginé par Henri Vernes.
Luc Brunschwig nous présente un combat entre l'énigmatique Monsieur Ming et Bob Morane, duel dans lequel devra prendre parti Tania Orloff
Ce album est assez violent et frise parfois avec la science fiction.
Il se laisse lire mais je trouvé un cran en dessous du précédent volume. On sent que Luc Brunschwig veut créer un nouvel univers autour de Bob Morane (en alternant ici les aventures du sergent Ballantine) . Malheureusement, au vu des réserves exprimées par Henri Verne, ce diptyque sera le dernier signé Luc Brunschwig, le choix ayant été fait par l'éditeur de confier la suite à une nouvelle équipe. Dommage, car les auteurs avaient modernisé ce personnage.
Peut-être qu'Henri Vernes n'a pas aimé voir son personnage ne pas maitriser l'ensemble des évènements qui se présentaient à lui

Nom série  Macaroni !  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais aimé leur précédente collaboration Les Larmes du Seigneur Afghan mais là, le voyage sera moins long. Les auteurs nous amène en Belgique. On y retrouve les briques rouges des maisons, les mines et les souvenirs, ceux d'Ottavio, un grand-père aigri, un immigré italien qui a combattu dans l'armée de Mussolini.
La confrontation entre Nono, le grand père et Roméo, le petit fils est assez classique: nous passons de l'indifférence à peine polie ("le vieux chiant", "petit con") au rapprochement inéluctable entre les deux protagonistes à travers le récit des souvenirs: la guerre, la mine, l'Italie.
J'ai bien aimé la technique de Thomas Campi pour faire vivre les fantômes du passé dans la maison de Nono.
C'est un récit assez touchant mais sans surprise. Il manque un quelque chose pour en faire une bande dessinée incontournable .
Il faut noter la préface d'un immigré d'origine italienne assez célèbre ,vivant en Belgique, à savoir Salvatore Adamo.

Nom série  Coquelicots d'Irak  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hasard de mes lectures, je viens d'achever le troisième volume de L'Arabe du futur de Riad Sattouf et voilà que je tombe sur cette bande dessinée à la médiathèque. Je l'ai pris sans regarder le nom des auteurs, juste pris par curiosité car je savais que ce livre avait été sélectionné pour le festival d'Angoulême 2017.
C'est en commençant la lecture que le trait du dessinateur me rappelle quelque chose....bon sang c'est Lewis Trondeim qui illustre le récit de Brigitte Findakly, sa compagne.
D'ailleurs plus qu'un récit, ce beaucoup plus des tranches de vie que nous présente là l'auteur. On retrouve des similitudes entre les souvenirs de Riad Sattouf et ceux de Brigitte Findakly: sur l'école, la religion,la censure, la politique anti-sioniste, la propagande, bien que l'auteur semble évoluer dans une classe supérieure à celle de Riad Sattouf, ou alors l'Irak d'alors était, malgré les nombreux coups d'état que ponctuent ce récit; plus évolué que les autres pays arabe.
A la lecture de ce témoignage, nous prenons aussi conscience de l'évolution de l'Irak sur ces quarante dernières années : là où les femmes devaient exposer leurs bijoux pour montrer leur réussite sociale , même en pleine rue, dans les années 70; elles doivent à présent rester cloîtrées, et accepter que leur mari aillent "voir les filles", ce qui choquera Brigitte Findakly, habituée à la vie parisienne depuis l'exil de son père.
Malgré des ellipses assez maladroites entre le passé et le présent, j'ai aimé ce témoignage, à l'heure où Bagdad ou encore Mossoul n'ont pas encore pansé les plaies des conséquences de la folie meurtrière de Daesh.

Nom série  Harmony  posté le 17/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1 : Memento

Etrangement classé dans le rayon jeunesse de la médiathèque, j'ai tout de même cédé à la curiosité de découvrir ce tome 1.
Et bien il faut avouer que les premières pages sont assez énigmatiques. On passe d'une époque à l'autre sans transition. Et puis, on découvre le personnage d'Harmony, jeune fille amnésique, enfermée dans une cave.
La mise en place de cette trilogie est en route... superpouvoirs, traque par les militaires, une mystérieuse adepte du chamanisme... bref tous les ingrédients d'une série prometteuse.
Je dois souligner la qualité du dessin de Mathieu Reynes, sans lequel je n'aurai sans doute pas prêté attention à ce livre.
Allez! je vais de ce pas rechercher le deuxième volume.

Nom série  Le Port des Marins Perdus  posté le 04/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris.
Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!)
Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor.
La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages.

Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel-
On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie.

Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin.

Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

Nom série  Sara Lone  posté le 27/12/2013 (dernière MAJ le 19/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1: Pinky Princess

Derrière une couverture aguicheuse, se cache une histoire plus sage, à première vue. D'ailleurs, emprunté par hasard à la médiathèque, j'ai tout de suite été pris dans l'histoire.
Un scénario original où se mêlent intrigue policière, petite mafia locale, et un mystère qui au fil des 4 volumes que comptera cette série, sera sans nul doute le fil rouge de cette aventure.
L'ambiance de l'Amérique des années 60 est fort bien retranscrite avec le dessin tout en finesse de David Morancho.
On ne s'ennuie pas un instant avec Sara Lone, alias Joy Carruthers, danseuse de Burlesque, qui va voir sa vie basculer en quelques jours.

Un scénario habile, rehaussé par un dessin minutieux, bref une belle série en perspective.

tome 2:Cargano Girl

Un tome 2 qui se laisse lire avec plaisir.
Erik Arnoux nous offre là un polar certes classique , où se mêlent Mafia, FBI, et complot politique le tout sur une recherche au trésor pendant les premières années de la Présidence Kennedy, mais très efficace. On y trouve, comme dans les albums de XIII (s'il faut en faire une référence flatteuse) le Ku Klux Klan mais aussi une mystérieuse conspiration, encore assez énigmatique dans ce deuxième opus.
Les dessins de David Morancho sont soignés .
Je serai au rendez vous pour le troisième volume.

Nom série  De rien  posté le 18/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il s’agit d’abord d’un bel objet éditorial : couverture cartonnée, avec incrustation en relief, le tout assez sobre mais très classe. Bref du beau travail signé " Delcourt".
Par contre, je ne suis pas très fan d’histoires courtes en bandes dessinées. Ces saynètes m’ont parfois esquissé un sourire (surtout les dernières) mais sans plus. A titre de comparaison, j’avais préféré l’humour grinçant voire très dérangeant de la série Durandur parue entre 2005 et 2007
Je ne suis vraiment pas dans la cible de cette bande dessinée humoristique. Je reconnais par contre que le dessin est très soigné et va à l’essentiel mais je n’ai pas du tout accroché à ce côté absurde.
Dommage car le dessin complètement décalé en quatrième de couverture me donnait envie de lire ce livre.

Nom série  Barracuda  posté le 03/11/2010 (dernière MAJ le 16/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1


Mais quel talent ! quel talent ce dessinateur qui a débuté comme coloriste sur la série Murena. Dufaux, déjà vieux briscard du scénario arrive à renouveller un genre pourtant bien usé, celui de la piraterie.
En s'éloignant volontairement du superbe Long John Silver de Dorison et Lauffray, auxquels il rend hommage dans la préface, Jean Dufaux nous livre là une aventure trépidante, digne des films américains avec Errol Flynn par exemple.

Débutant, comme il le faut, avec une scène d'abordage sanglante et réaliste, l'intrigue s'intéresse au destin de trois jeunes, embourbés dans l'île de Puerto Blanco.
Certes les canons du genre (recherche d'un trésor, otage, fuite...) sont présents dans ce premier opus mais on ne s'ennuie pas un instant alors que l'histoire se déroule quasi-intégralement sur l'île, seule la dernière case laisse augurer des aventures plus maritimes.

J'ajoute, même si je me répète, que le dessin réaliste de Jérémy est d'une beauté à couper le souffle: que ce soient les navires, les personnages ou encore les costumes d'époque... rien ne manque à son talent.

A noter pour les amateurs, un tirage de 1200 exemplaires aux éditions canalbd, avec cahier graphique et ex-libris numéroté, que je conseille fortement.


Tome 2

Etrange tournure que prend cette aventure de pirates dans ce second volume, une véritable parenthèse dans le récit. Après un premier opus très réussi et fort divertissant, Jean Dufaux fait une pause et nous fait suivre la vie de Maria, d’Emilio et de Ruffy, restés, seuls, sur l’île avec des destins différents. Nous sommes ici assez loin des aventures maritimes
Pourtant c’est autour de l’étrange Mister Flynn qu’est bâti ce scénario. Histoire de vengeance, histoires de famille qui, à mon avis, n’avait rien à faire dans cette série. Non, j’aurai voulu connaître la suite de la recherche du Kashar, diamant doté d’un pouvoir mystérieux, comme le laissait présager les premières pages.
Au lieu de cela, on sent que la série, initialement prévue en trois volumes, va s’éterniser pour des raisons commerciales.
Dommage car les lecteurs privilégient de plus en plus les séries courtes.
J’avais été séduit par le premier volume .Le dessin et les couleurs de Jérémy m’avaient fait succombé à l’achat de l’édition toilée, canal bd .
Pour ce deuxième volume, j’ai succombé à l’achat du tirage en noir et blanc limité à 3000 exemplaires, au format des planches originales, qui rend hommage au superbe dessin de Jérémy.
Donc contrairement à certains, qui ont trouvé les couleurs bâclées par rapport au précédent volume, je ne pourrai me prononcer.
J’ai tout de même le sentiment d’avoir été floué dans cette série, qui débutait avec un fort potentiel et dont l’intérêt retombe un peu avec ce deuxième volume, à tel point que j’ai longuement hésité avant d’acheter le tome 3.
Sans le dessin de Jérémy, je me serai sans doute arrêté là.
Pourtant, Dufaux, avec le merveilleux Loup de pluie, paru dernièrement, nous prouve qu’il demeure un grand scénariste.


Tome 3

Jean Dufaux semble mélanger les genres dans ce troisième opus de Barracuda. A noter que cette aventure était, à l'origine, prévue en trois volumes (elle sera apparement achevée en 5 volumes).
Les pages consacrées au côté maritime de l'histoire font enfin leur retour, avec un soupçon de fantastique. Mais l'intrigue principale n'avance pas trop et nous continuons de suivre les déboires sentimentaux de nos 3 protagonistes, avec la mise en avant d'un personnage resté assez lisse dans les précédents volumes, la très belle et mystérieuse gouverneure de Puerto Blanco. J'espère tout de même que Dufaux ne nous fera pas le coup du précédent volume en consacrant le prochain tome au passé de la gouverneure, histoire de rallonger la sauce !
Malgré tout, j'ai trouvé cet album un cran au dessus de "cicatrices", précédent opus, et j'avoue que mes doutes quant à mon intérêt sur cette série sont partis à la lecture du présent opus.
Je suis partant pour la suite des tribulations de Raffy, de Maria et d'Emilio.

Tome 4

C'est un très bon album avec pas mal d'actions pour ne pas dire beaucoup d'actions: scènes de combat, de tortures,d'évasion....
On ne s'ennuie pas une minute à la lecture de cet opus (contrairement aux 2 derniers qui manquaient un peu de souffle)
J'ai retrouvé dans le scénario l'esprit des grands films de pirates.
Le dessin de Jéremy est toujours aussi bon.
Jean Dufaux aurait-il été sensible aux critiques émises à propos des deux derniers albums de la série?
En tout cas la série est relancée par le souffle épique très présent dans ce tome 4.


Tome 6

Clap de fin avec ce sixième et dernier volume d'une série, prévue à l'origine en 3 volumes si mes souvenirs sont bons.
Sans s’appesantir sur le scénario de Jean Dufaux, qui aurait gagné en concision - un peu trop de digression à mon goût , notamment avec le tome 2-, il faut souligner l'excellent dessin (et les couleurs superbes) de Jérémy, même au bout de 6 volumes.
Dans cet opus, tout va très vite, nous n'avons pas vraiment pas le temps de nous ennuyer, comme si Dufaux avait enfin hâte de trouver une conclusion à cette aventure de pirates, aventures qui se déroule pour l'essentiel sur la terre ferme, ce qui es le paradoxe de cette aventure (mais de mémoire le film "le corsaire rouge" se déroulait aussi en grande partie sur la terre ferme).
La véritable personnalité des personnages se révèle ici: Raffy prend l'ascendant sur les autres, et Ferrango va connaitre une destinée inattendue.
Je ne sais pas si Dufaux et Jérémy se lanceront dans un nouveau cycle, en tout cas je pense honnêtement que ces 6 volumes se suffisent à eux même, la dernière case concluant parfaitement l'histoire.

Un récit qui se relit avec plaisir, malgré quelques longueurs.

Nom série  Angel Wings  posté le 19/11/2014 (dernière MAJ le 16/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1

Depuis Le Dernier Envol, je n'ai pas raté un seul album de Romain Hugault, tant son style me ravit. J'ai même acheté les 3 volumes des "pin up wings".
Avec cette nouvelle aventure, on en prend, encore une fois, plein les yeux. Les scènes d'aviation sont de toute beauté, et Romain Hugault sait aussi parfaitement dessiner les femmes, notamment Angela Mc Cloud, Woman Airforce Service Pilot.
Cependant, je n'ai pas retrouvé le souffle du Grand Duc, fruit d'une précédente collaboration entre Yann et Hugault.

A vrai dire j'ai trouvé le scénario assez plat et sans surprise, avec des personnages très stéréotypés.

Sans le dessin de Hugault, je n'aurais sans doute pas acheté cet album.

Une petite déception donc.


Tome 2

Lors de la sortie du premier volume, j'avais été déçu par le scénario qui, sans jeu de mot, peinait un peu à décoller., le comble pour une série dédiée notamment à l'aviation.
Et là, j'avoue que ce deuxième volume m'a réconcilié avec cette série. Yann nous offre ici plusieurs pistes à suivre, en quelques pages: de la recherche du traitre sur la base, au passé d’Angela, en passant par la rivalité amoureuse avec Mlle Jinx, le tout sur un fond de guerre.
Il ne faut pas oublier le superbe dessin de Romain Huguault, avec certaines vignettes rappelant sans équivoque les plus belles pages de son art book en trois volumes, "Pin-up Wings".
J'ai enfin retrouvé le souffle épique que j'avais ressenti à la lecture de sa trilogie Le Grand Duc par exemple, avec, je l'ai noté au passage, peut-être un clin d’œil à Van Hamme avec le personnage de Lord Douglas Dodgson, véritable cousin d'Armand de Préseau, que l'on ne présente plus.
Ce deuxième volume rassemble à la fois des scènes de guerre, superbement mises en image et des scènes plus intimistes qui donnent un certain cachet à cette aventure.
En tout cas, cet opus relance mon intérêt pour cette série

tome 3

Troisième et dernier volume de ce cycle qui se conclut sur une superbe planche .
Ce tome fait la part belle aux tribulation d'Angela et de Jinx dans la jungle (même si parfois, comme sur la page 40, on a du mal à les reconnaître). Sinon, le dessin de Romain Huguault est toujours aussi bluffant: que ce soit la jungle, les personnages (on a même le droit à un petit strip-tease d'Angela, qui fait beaucoup plus pin-up que sa rivale Jinx) les uniformes ou les scènes de combats aériens, je ne trouve rien à y redire.
Il faut en effet souligner la beauté des planches consacrées aux combats aériens - avec la présence de nombreuses grandes vignettes- où on ressent à chaque fois le mouvement, la vitesse, bref du grand art!
Au niveau scénario, on pourrait regretter qu'on ne trouve pas ici de réponse concrète à l'assassinat de la sœur d'Angela, mais les auteurs ont décidé de s'engager dans un nouveau cycle pour répondre à cette question.
Si vous voulez prolonger cette lecture dans l'univers des Pin-Up des années 40, jetez-vous sur les quatre volumes "Pin-Up Wings" signés Romain Huguault, cela en vaut le détour.

Nom série  Pereira prétend  posté le 16/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d’abord, je dois préciser que je ne connaissais pas du tout Antonio Tabucchi, écrivain italien qui vivait au Portugal (je me suis renseigné depuis), ni le roman éponyme d’où est inspiré cette bande dessinée.
L’histoire de cette prise de conscience politique de Pereira, journaliste responsable de la rubrique culturelle du journal « Le Lisboa », nous est contée sur près de 150 pages. Le récit se situe pendant la dictature de Salazar, sur un fonds de guerre d’Espagne.
Il fallait effectivement au moins 150 pages pour cerner le personnage de Pereira, personnage complexe, hermétique à l’actualité et passionné de littérature française. Le suivi de cette métamorphose, qui passera de la neutralité au militantisme, n’est certes pas très original mais cela se lit bien. Quelques scènes m’ont fait sourire, surtout celle avec le père Antonio et son avis sur Claudel !
Connaissant assez bien le Portugal, j’ai surtout apprécié les planches de Pierre-Henry Gomont : on s’y croirait. Loin d’avoir adopté un style réaliste, bien au contraire, il nous baigne dans l’ambiance de Lisbonne avec brio : couleurs, décors, tramway, les ruelles, la chaleur, le Tage…tout y est. C’est parfait.
Par contre, si la qualité aussi bien scénaristique que graphique est au rendez-vous, je ne sais pas si je relirai cette bande dessinée.

Nom série  S'enfuir  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis quelques années, je lis avec amusement les péripéties de Guy Delisle, voyageur malgré lui.
Ici, le récit qu'il nous offre ne prête pas à rire.
En suivant, jour après jour le véritable récit ,sur près de 430 pages, d'un otage, celui de Christophe André, en mission humanitaire pour une ONG, Delisle aurait pu nous soumettre un livre ennuyeux. En effet, sur plusieurs pages, on a le même décor, le même cadrage je pourrai dire, mais l'histoire avance avec fluidité. On a envie de connaître la suite. En distillant les pensées du jeune otage, ses doutes, ses illusions, Guy Delisle fait un travail remarquable. On est en parfaite symbiose avec Christophe André, on a peur avec lui, on tremble avec lui, on doute avec lui. On ne peut que souligner son courage, ses moyens de s'évader mentalement grâce aux maréchaux d'Empire et aux batailles napoléoniennes.
L'humour n'est pas totalement absent de ce récit. Le personnage de Christophe est assez drôle: les surnoms donnés à ses geôliers,ses problèmes de chaussures, ses tracas quotidien viennent adoucir le drame qui se déroule sous nos yeux.

Guy Delisle indique qu'il a mis 15 ans à élaborer cet album, qu'il en soit remercié, le résultat est à la hauteur.
Un récit intimiste, intelligent sur le quotidien d'un otage,quotidien qu'ont connu certains, que connaissent sans doute d'autres (la captivité de Christophe André, en 1997,n'avait pas été dévoilé au grand public) et que malheureusement, dans le monde chaotique que nous vivons, se reproduira sans doute pour d'autres hommes.

Nom série  Qu'ils y restent  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avant toutes choses, il faut souligner la qualité éditoriale de cet objet: de la couverture au format, en passant sur les enluminures de pages, tout est parfait.
Habitué aux aventures maritimes, Riff Reb's abandonne ici son style habituel.
Cela suffit-il pour autant pour en faire une bonne bande dessinée?
Je ne le crois pas.
Nous suivons ici l'histoire de 4 horribles personnages (un loup, un ogre, un sorcier et un vampire) à vitesse grand V.
A peine ouvert, j'ai lu la quarantaine de pages qui compose l'album en à peine cinq minutes.
Même si la morale de ce conte,nous ramène à des souvenirs d'enfance, je n'en pense pas moins que cet ouvrage est plus destiné aux adultes qu'aux enfants.

Au final, un album qui se lit trop vite....d'où une déception.

Nom série  Luisa, Ici et là  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one shot est assez réussi, je l'avoue. Avec une idée originale (l'héroïne, Luisa, fait la rencontre de son double, adolescente), bien que Taniguchi, avec son Quartier lointain ait déjà esquissé cette hypothèse, Carole Maurel nous offre un récit touchant, drôle en jouant sur les sentiments amoureux ambi gus de Luisa.
Au cours de ces 270 pages, on ne s'ennuie pas une seule minute en découvrant la vie actuelle de Luisa, et les espoirs, parfois déçus de le jeune Luisa, qui assiste à ce qu'elle deviendra dans les années à venir.
C'est intelligent,avec des dialogues bien enlevés.
Pour ma part, je l'ai lu deux fois depuis sa sortie, gage d'une bonne qualité de cette bande dessinée. En outre dessins et couleurs sont de bonne fracture.
Passé le décalage entre les techniques des années 1995 et celles de 2013 qui nous offre quelques moments drôles (les francs, la télécarte...),nous avons là une réflexion sur la vie, ses espoirs et ses regrets, sans autant verser dans le pessimisme, bien au contraire, le ton adopté étant ici assez enjoué.

Ce pavé de 270 pages se lit malgré tout assez rapidement, et avec plaisir

Nom série  Ziyi  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière ce récit qui se lit assez rapidement, se cache une fable cruelle.
Dans un monde post apocalyptique, nous suivons les aventures d'un étrange personnage, le tout découpé en seize chapitres très courts, sur un mode muet. D'ailleurs inutile de dialogues ou de mots pour deviner les sentiments d'horreur ou de dégoût ressentis par le personnage principal dans un monde sans foi ni loi.
Au vu de la couverture, on aurait pu s'attendre à un livre pour enfant, il n'en est rien, en revenant à la case départ, c'est une réflexion quasiment philosophique que nous livre là Jean-Luc Cornette, le tout servi par un magnifique dessin en noir et blanc de Jûrg, qui m'a penser à celui de Charles Burns, sur certaines pages.
C'est un récit violent, dérangeant où même toute humanité semble absente...bref terrifiant.

Nom série  Homicide - Une année dans les rues de Baltimore  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans le jury auquel je participe pour désigner la meilleure BD de l'année, je n'aurai sans doute pas prêté une attention particulière à cet album.

Le pitch en quatrième de couverture souligne que ce récit policier est très éloigné des feuilletons américains que l'on connait. Je n'ai pas ressenti cette impression, au contraire. Au travers de ce documentaire en BD, j'ai retrouvé les stéréotypes des séries américaines policières : du policier chevronné et sage (Addario) au flic de terrain aguerri (Landsman), en passant par le pistonné (Pellegrin) qui se révèle un excellent enquêteur, rien de neuf sous le soleil de Baltimore.

Le dessin de Squarzoni est très bon, voire un peu froid. En prenant le parti d'une voix off quasiment tout au long du récit, l'aspect documentaire et froid est accentué.

Bref, je suis sans doute passé à côté de quelque chose, mais en tout cas je n'ai pas envie de connaître la suite.

Nom série  L'Inversion de la Courbe des Sentiments  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que quelques livres de Jean Philippe Peyraud, parmi lesquels le somptueux Le Désespoir du Singe.
Avec "L'inversion de la courbe des sentiments", je découvre une autre facette de cet auteur, à la fois sur le style que sur le ton.
J'ai immédiatement pensé à la série Love song de Christopher, en découvrant le dessin assez épuré de Jean-Philippe Peyraud sur cet album mais aussi par les thèmes abordés.
Ce récit se veut à la fois intimiste (avec des histoires d'amours qui se font et se défont), drôle (avec le père de Robinson) mais aussi plus dramatique (comme la liaison de Gaspard avec une femme mariée), autour d'un personnage , Robinson. Personne complexe, d'une quarantaine d'année,assez blasé mais toujours à la recherche de l'amour , même sur internet
Auprès de lui, gravitent moult personnages, qui comme dans La Ronde de Max Ophüls, finissent par se rejoindre.
Les dialogues font mouche et cette comédie douce amère (parfois tragique-voir l'épisode de la barque-) est très agréable à lire.

En tout cas la chute finale, dans tout les sens du terme, est bien amenée

Nom série  XIII mystery  posté le 03/10/2008 (dernière MAJ le 03/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
tome 1 : la mangouste

Peu adepte des spin off - genre Nävis, Les Chroniques de Sillage ou encore La Jeunesse de Blueberry - mais passionné par cette série culte que représente XIII (je fais en effet partie de ceux qui l'ont découvert dans le magazine Spirou en juin 1984), je ne pouvais pas passer à côté de cette nouvelle série.

En plus, ce one shot est scénarisé par Xavier Dorison à qui l'on doit notamment Le Troisième Testament et plus récemment le fantastique et très réussi Long John Silver.
Cette aventure est un prétexte à découvrir le passé de "la Mangouste", personnage ô combien détestable de la série mère, mais qui devient presque sympathique dans cet album !

Le scénario est bien ficelé, avec des références évidemment à l'intrigue principale de XIII, mais le talent de Dorison - car il faut bien parler de talent- est d'avoir donné à la Mangouste un passé crédible et presque touchant, dans une Allemagne de l'Est sous le joug de l'Armée Rouge.

Meyer a parfaitement tiré son épingle du jeu et sa vision graphique de "la Mangouste" reste très proche de celle de W. Vance. Seul peut-être, le personnage de Kim Rowland, me parait un peu "lisse" dans l'album. Par contre, le personnage du Mentor, Hans, est fantastique à plus d'un titre : de bonnes réparties pendant l'apprentissage de son élève, et son goût pour l'esthétisme et le cynisme m'a fait songer au mentor de Dorian Gray dans le roman éponyme d'Oscar Wilde.

Un très bon moment de lecture,
une superbe couverture,
bref, une bonne bd qui réconciliera, sans doute, les déçus des derniers albums de XIII.


tome 2 : Irina

Ce second opus du spin off de XIII peut se lire comme un one shot. C'est toujours aussi réussi. Et Berthet arrive, au fil des pages, à nous faire oublier ses célèbres Pin-up, malgré un trait similaire.
Par contre, Corbeyran n'a fait qu'épaissir l'article consacré à Irina dans l'album n°13 de XIII. En effet tout y était : son enfance en Biellorussie, son mariage, ses missions aux USA .... Corbeyran y ajoute seulement sa touche personnelle avec cette histoire de vengeance (même la présence de Jessica Martin ne nous surprend pas). Contrairement à l'album précédent où Dorison a pu construire un passé à la Mangouste (Van Hamme n'ayant pas décrit la jeunesse du tueur dans ce fameux n°13), j'ai senti Corbeyran coincé par ce carcan. C'est un peu dommage mais ne boudons pas notre plaisir, cet album est vraiment superbe et mérite toute sa place auprès de la série mère.


tome 3 : little Jones

Etrange sentiment après la lecture de cet opus.
On ne sait si, malgré sa couverture,cet opus est dedié plus au futur général Wittaker qu'au fameux major Jones, dont on connait enfin le prénom dans le présent volume.

Car le scénariste Yann a choisi une curieuse option, celle de décrire l'histoire de Jones dans une Amérique recréée, avec un clone d'Angéla Davis, un Roman Polanski dégénéré (auteur du "pal des vampires"), un Edgar Hooper -chef du FBI- bref des allusions qui finissent par lasser. Certes, au début de la série mère Jean Van Hamme avouait ne pas vouloir citer nommément les Etats-Unis mais, à ce niveau là, le parti pris de Yann me parait discutable. Certes il reprend, assez rapidememnt, le synopsis de Van Hamme sur Jones dans le "XIII mystery", mais il prend une certaine liberté avec la série mère : la présence de la mangouste sur la scène du crime me parait douteuse et le final est vraiment sujet à caution.

Même si l'affaire Polanski -celle de 2010- revient sur le tapis, j'ai du mal à comprendre la présence de l'affaire Polanski -coté Sharon Tate- dans cet opus.

J'ai eu en fin de compte l'impression de lire un catalogue, avec les personnages que j'ai déjà cités, auxquels j'ajoute un certain Martin Calvin X, autrement dit Martin Luther King, un général Standwell déjà antipathique et un colonel Carrington amateur de cigares, sans oublier l'infâme Franck Giordino.

Ce dernier avatar de XIII se lit avec attention tant les dialogues sont nombreux et riches mais les références sont si nombreuses et si lourdes qu'elles finissent par lasser.

Par contre le dessin d'Eric Hennninot ne souffre d'aucun défaut et vivement qu'il retourne à "Carhago", si le différent avec Christophe Bec est réglé.

tome 4 : Colonel Amos

Je viens de lire XIII mystery -Colonel Amos- dans la version prépubliée dans Casemate (en partie en couleur et noir et blanc).
Et bien si l'intrigue concoctée par Alcante tient bien la route (c'est une honnête histoire d'espionnage), le lien avec la série mère est très lointain. Outre Amos, les sieurs Giordano et Heideger apparaissent dans ce spin off. Mais l'histoire pouvait tenir avec d'autres personnages. Seule la dernière case de l'album rappelle la série XIII.
Quant au dessin de Boucq... et bien c'est du Boucq. Avec Hermann, c'est un des dessinateur qui a du mal à dépeindre de belles femmes... dommage. Par contre j'ai préféré lire la seconde partie en noir et blanc qui met son travail en valeur.

Tome 5 : Steve Rowland

Personnage principal du complot menant à la mort du président Shéridan, il ne pouvait faire l'économie d'un album de ce spin off. Fabien Nury a parfaitement suivi l'histoire de Steve Rowland, telle qu'elle est décrite dans "XIII mystery", la référence de Van Hamme,
On y retrouve la pseudo supériorité de la race blanche, la puissance de la famille Rowland mais un autre regard sur l'assassinat de Shéridan, qui croise à la fois la vision de la série mère et de l'album "la mangouste", un des meilleurs de ce spin off.
Quant au dessin de Guérineau, même s'il ne s'inscrit pas trop dans la droite ligne de la série mère, on finit par s'y habituer voire par croire à cette histoire par son trait assez réaliste.



Tome 6: Billy Stockton

Très surpris que ce personnage très secondaire ait été choisi pour être le héros de ce spin off. Après tout, il n'apparait que dans quelques pages de Toutes les larmes de l'enfer , qui sont revisitées ici par S. Cuzor et LF. Bollée.
Et là quelle surprise, j'ai trouvé cet opus parfaitement maitrisé et s'intégrant intelligemment dans la saga originale.
Décidément, LF. Bollée après le remarquable Deadline et le désormais incontournable Terra Australis, nous offre encore une fois un récit de qualité, d'autant plus étonnant que l'on ne s'y attend pas. D'un personnage quasi insignifiant, on passe de la conspiration des XX (voir dossier n°2 dans The XIII mystery : l'enquête), à XIII, en passant par la famille Allenby. Bref un scénario béton autour d'un personnage qui n'apparait même pas dans la bible dédiée à la série par Van Hamme et Vance (à savoir The XIII mystery : l'enquête)
Le dessin de S. Cuzor s'inscrit parfaitement dans le style de la série mère et Cuzor a su retranscrire toute l’ambiguïté du personnage de Billy Stockton.

Avec" la mangouste" , cet album figure certainement dans les meilleurs de ce spin off.

Tome 7: Betty Barnowsky

Très classique, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Le dessin de S.Vallée s'inscrit parfaitement dans la droite ligne de la série mère.
En évoquant ici un épisode de la vie de Betty Barnowsky, Callède a peut-être manqué un peu d'originalité. Nous avons le droit à beaucoup de scènes d'actions,dans la jungle, en compagnie des derniers Spads, le tout sans d'humour.
Cela se laisse lire mais cet opus n'est pas le meilleur de la série.
Très peu de surprises, en fait dans cette histoire.
Une aventure formatée qui n'apporte pas grand chose sur les personnages de la série mère.
Les fans de XIII, comme moi, achèteront évidemment cet album, par habitude.

Tome 8 : Martha Shoebridge


Il fallait vraiment oser, faire de Martha Shoebebridge, docteur radiée de l'ordre des médecins, et n'apparaissant que sur quelques pages du désormais mythique "le jour du soleil noir" , et disparaissant au bout de quelques pages; une héroïne à part entière d'un spin off de XIII.
C'est vraiment un pari , mais un pari réussi par Wilson (plus connu sur l'univers de La Jeunesse de Blueberry et de F. Giroud (scénariste de talent , par exemple pour la série innovante pour l"époque du "Décalogue")
Certes, F.Giroud s'est fortement inspiré des éléments (assez peu nombreux) que lui a laissé Van Hamme dans le désormais incontournable n°13 de la série historique XIII, mais il a su enrichir le personnage avec une aventure sentimentale avec le futur président Walter Shéridan, qui fait de l'album un véritable préquel au premier volume de XIII , "le jour du soleil noir".
Un très bel album aussi bien au niveau graphique( je suis d'ailleurs surpris de l'évolution du dessin de Wilson qui finit par coller à celui de de Wance en fin d'album) que scénaristique.


En tout cas , malgré les grosses ficelles scénaristiques pour se raccrocher à la série mère, j'ai adoré la lecture de cet opus, qui, à mon avis, rejoint, les meilleurs de la série dérivée "XIII Mystery"

A lire absolument pour les amateurs de XIII


tome 9 : Felicity Brown

Derrière une des pires couvertures de cette série (mais que fait l'éditeur ?) se cache un album de très bonne facture.
Nous sommes plongés dans l'histoire de la fameuse Felicity Brown, entre "là où va l'indien" et "Pour Maria" de la série originelle XIII, une histoire ponctuée de meurtres et de cadavres, comme seul Matz, scénariste de talent habitué aux polars, aurait pu nous l'offrir. L'intrigue très bien menée et c'est avec un certain plaisir que nous retrouvons le marquis Armand de Préseau, Don Juan assez roublard, et le sinistre Colonel Peralta, très manipulateur.
Malgré tout, cela se lit vite et j'avoue qu'il n'y a que très peu de surprise au final. Seule la course poursuite avec le FBI ajoute un élément supplémentaire au caractère de Felicity, qui en conclusion, ne force pas la compassion.
Le dessin de Rossi se rapproche du style qu'il avait employé dans "Deadline",que j'avais adoré, d'où ma déception au vu de la couverture de l'album assez ratée, il faut l'avouer.
Par contre, je ne peux que souligner la surprise de découvrir un cahier graphique assez conséquent de C.Rossi, réservé à cette première édition. Très belle surprise !

tome 10: Calvin Wax

Dixième album de la série, cet opus répond parfaitement au cahier des charges de la série. Fred Duval nous livre un scénario impeccable voire implacable sur le numéro II de la conspiration des XIII. C'est machiavélique à souhait et le scénario repose sur un mécanisme d'horlogerie que n'a sans nul doute pas renié le gardien du temple, à savoir Jean Van Hamme. Avec l'imbrication de l'histoire de frères Shéridan, du docteur Martha et Dwight S. Rigby, j'ai lu une histoire cohérente, en parfaite adéquation avec la série mère.
Bref, un album assez académique voire classique mais qui reste dans les canons de la série.
J'ai vraiment aimé cet opus.
Il faut aussi souligner le dessin de Corentin Rouge (je ne connaissais que celui de son père sur des reprises de "Comanche" ou de "Marshall Blueberry"), mis en valeur par le cahier graphique réservé à la première édition.

Nom série  A coucher dehors  posté le 03/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec " A coucher dehors" les auteurs surfent sur la mode des anti-héros, que l’on retrouve chez Lupano, par exemple avec Les Vieux Fourneaux ou alors avec Zidrou dernièrement avec L'Adoption.
Le personnage d’Amédée tout en couleur est fort attachant et peut faire penser parfois, de par ses jurons, à un certain Capitaine Haddock qui aurait mal tourné, ou alors qui n’aurait pas encore rencontré son "Tintin ". C’est d’ailleurs peut être le but de cette histoire, de celle d’une rédemption… On en saura plus dans le deuxième et dernier tome. Car, il faut l’avouer, la dernière page m’a laissé sur ma faim !
En tout cas le dessin d’Anlor est très bon. Elle nous offre des trognes de SDF saisissantes, une galerie de portraits étonnante, le tout servi sur un scénario bourré d’humour de Ducoudray. Hommage ou clin d’œil, je n’ai cessé de penser au professeur Sprtschk de Franquin, dans " Le voyageur du Mézozoïque " en découvrant le personnage du notaire Hubert Troigneau (mêmes lunettes, même coiffure, même trogne presque)
Même si tout va finir par tourner autour du jeune Nicolas, un adolescent trisomique, le trio de SDF est fort bien réussi et forme à eux trois le personnage principal de ce premier volume.
La faiblesse de cet opus réside peut être dans la volonté du scénariste d’en faire un peu trop dans les dialogues, de faire du Audiard à chaque case, ce qui alourdit souvent la lecture. Trop de bons mots tuent un peu les dialogues.
Sinon, une très belle découverte pour moi.
Je lirai le second volume sans hésiter.

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 15/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Autant j'avais adoré il y a quelques années le Prestige de l'uniforme (qui est réédité ce mois-ci), autant je pense être passé à côté du scénario de Loo Hui Phang.
Certes le dessin (sans oublier les couleurs) de Peeters sert parfaitement ce western presque chamanique mais il m'a manqué quelque chose pour que j'accroche vraiment à l'histoire, où il faut l'avouer, il ne se passe pas grand chose sur presque 110 pages. L'irruption du fantastique vient un peu ternir cette aventure.
Un album graphiquement réussi mais dont j'ai eu du mal à comprendre les motivations des principaux personnages dans cette expédition (en particulier celles de l’ingénieur Stingley).

Un album moyen, à mon goût

Nom série  La Loterie  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'avais découvert Miles Hyman avec Le Dahlia noir scénarisé par Matz et David Fincher (d'après le roman de James Ellroy). Véritablement tombé en admiration devant ses planches (même si certains trouvaient ses personnages "figés"), je me suis précipité sur son art-book intitulé "Drawings" édité en 2015 chez Glénat. On pouvait y découvrir de somptueux dessins, d'illustrations de couverture de romans ou d'articles de presse. Un régal !
Avec "La loterie", Miles Hyman adapte une nouvelle de sa grand-mère, Shirley Jackson, qui avait fait scandale à l'époque, en 1948.
Ce livre de 140 pages fait une part belle aux formidables dessins de Hyman (avec en moyenne 3 vignettes par planches). Ce qui permet au lecteur d'admirer le travail du dessinateur. Malgré la montée du suspense et la noirceur du récit au fil des pages, on ne peut que saluer la luminosité des planches.
Miles Hyman nous offre des gros plans de visages assez percutants et des pleines pages qui permettent au lecteur de prendre son temps, de découvrir cette loterie quasiment en temps réel.
Car outre la population du village, le temps est pour moi un des principaux personnages de cet ouvrage.
Je ne vous dévoilerai pas l'enjeu de cette loterie, car cela nuirait au plaisir de cette lecture.
Pour ma part, dès avoir lu cet album, j'en ai repris la lecture pour voir quels étaient les signes avant coureurs de cette conclusion.
Un dessin formidable, des planches lumineuses sur un scénario étonnant, bref une très belle bande dessinée que l'on peut lire aisément plusieurs fois.

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