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Nom série  Le Joueur d'échecs (David Sala)  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Cette BD est tout d'abord un choc visuel. Rendez vous dans une librairie et votre œil sera inévitablement attiré par la superbe couverture. Le contenant est à la hauteur du contenu.
A l'intérieur, le lecteur trouvera des planches en couleurs directes qui font penser à des tableaux de Gustav Klimt, d'Egon Schiele. J'ai aussi trouvé des similitudes avec Bill Sienkiewickz pour les dessinateurs BD.

La scène se déroule sur un paquebot en route vers l'Argentine dans la période d'après Seconde Guerre Mondiale. A son bord, un Maître des échecs, qui se laisse défier par un illustre inconnu. Qui est-il ? D'où vient-il ? Comment celui ci parvient-il à tenir tête à ce Maître des échecs ? Au lecteur de le découvrir en lisant cette superbe adaptation du Roman de Stefan Zweig.

J'avoue que je ne connaissais pas David Sala et j'ai vraiment été bluffé par son style de dessin. On a le sentiment de voir se dérouler face à soi une série de tableaux d'une beauté rare, une explosion de lumière qui traverse votre lecture tout au long des 110 pages de cet album.
Une adaptation absolument remarquable. Une réussite totale.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 21/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au retour d'un festival de BD, un dessinateur (tiens, tiens....) quelque peu éreinté, décide de ne pas rentrer chez lui immédiatement et de s'arrêter dans un hôtel trouvé au bord d'une route.
Très bien accueilli par l'hôte des lieux, une sympathique gérante, il décide d'y passer la nuit.
Au moment de s'endormir, il se laisse captiver par une estampe accrochée sur l'un des murs.
Voulant toucher celle-ci, sa main passe au travers et le voilà projeté dans le dessin. Un peu comme dans Alice au pays des merveilles, il se retrouve projeté dans un univers peuplé d'étranges personnages, au comportement souvent absurde.
Et soudain c'est le réveil de notre dessinateur dans sa chambre : a t-il rêvé ou est-il véritablement passé de l'autre coté de la barrière?
Ce dernier reviendra finalement dans cet hôtel, fasciné par ce qu'il a vécu et quelque peu déstabilisé par les sourires que lui adresse la propriétaire des lieux.
Au final on s'apercevra que l'hôtel en question est loin d'être un endroit totalement inconnu pour lui, mais n'en disons pas plus.
J'ai trouvé qu'il s'agissait au final d'une belle histoire où le réel et l'imaginaire s'entremêlent, et ou le dessin de Vink fait une nouvelle fois merveille, avec ses couleurs directes. Et ils sont peu à maîtriser cet art. Voilà un album qui semble faire le lien entre ses albums réalistes et ceux comme Le Passager qui entraînent le dessinateur dans un monde créé de toute pièces.
Une belle réussite selon moi, même si je trouve que l'histoire aurait pu être développée sur quelques pages supplémentaires.

Nom série  Le Cid  posté le 23/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'ESPAGNE DU 11e siècle, envahi par les Maures, ou différents royaumes se
Livrent une guerre sans merci, parfois même en faisant appel à l'ennemi. Parmi eux, on retrouve Sancho, fils du roi de Castille, et son fidèle serviteur Rodrigo, plus connu sous le nom du Cid qui tentent de préserver les positions du royaume Castillan. Ce devait être une saga d'une vingtaine d'albums et qui n'en comptera malheureusement que quatre, Palacios n'ayant pas eu le temps nécessaire pour achever cette série. Et c'est bien dommage lorsqu'on voit la qualité du graphisme et des couleurs qui atteignent leur maturité a partir du Quatrième volet de cette série. Une série réaliste superbe fait de magnifiques scènes de batailles, mais pas dépourvue d'humour également
On ne peut que féliciter les éditions du long bec pour avoir pris l'initiative de se lancer dans l'édition de cette intégrale puisque seuls les deux premiers albums avaient eut droit a une parution en France. Tous les amateurs de récits picaresque trouveront leur compte avec cette intégrale qui ravira bien sur les inconditionnels de Palacios dont je fais évidemment partie avec son style réaliste inimitable.

Nom série  Les Jours de la Merlette  posté le 26/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album reprend une dizaine d'histoires courtes publiées par l'ancien grand prix du festival d'Angouleme. Des histoires d'une à quinze pages, mettant en scène des événements historiques ou culturels parues dans diverses publications Françaises ou Italiennes. Des histoires tout en contraste, ou le banal côtoie le tragique. En lisant certaines d'entre elles on s'aperçoit très bien que certaines d'entre elles ont inspiré des albums de Manuele Fior. On peut ainsi suivre l'évolution de son trait et de sa mise en couleur. Cet album peut donc constituer une bonne introduction a l'œuvre de cet auteur.

Nom série  Proies faciles  posté le 24/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nous sommes en pleine crise du secteur immobilier en Espagne en 2013. Des petits emprunteurs ont effectué des investissements douteux. Leur épargne s'envole, et ne pouvant rembourser leurs emprunts, les maisons sont saisies.
Dans le même temps une série de morts suspectes concerne des cadres de grandes banques; celles la même qui ont conduit à la ruine de ces particuliers. Le lien entre les deux parait évident, et deux inspecteurs de la police espagnole mènent l'enquête avec minutie, un jeune officier et sa supérieure, Olga. On sent d'ailleurs qu'il existe entre eux une attirance larvée, mais à peine effleurée.
Avec ce polar social, en prise avec l'actualité récente, Prado nous livre une enquête de qualité où ceux qui ont commis ces meurtres se retrouvent moins blâmables que leurs victimes.
Un album où l'intérêt ne réside pas tant de savoir qui sont les meurtriers potentiels, que comment ils ont pu commettre ces assassinats.
Je n'en dirai pas plus et je laisse le soin aux lecteurs intéressés de lire cet album.
Le dessin de Prado est comme toujours superbe, tout au long des 90 pages de cet album dépourvu de couleurs puisque seuls le noir, le blanc et le gris sont utilisés. Une belle lecture qui ravira les fans de cet auteur espagnol qui ne choisit jamais la facilité.

Nom série  Pereira prétend  posté le 27/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je ne me souviens pas avoir lu une Bande Dessinée aussi remarquable depuis bien longtemps, et je comprends pourquoi cette histoire a fait l'objet de critiques aussi positives.
De quoi s'agit-il?
A l'époque de la Dictature du général Salazar au Portugal, le "Doutor Pereira" comme on l'appelle, écrit des articles dans la rubrique culturelle du plus grand journal de Lisbonne.
Bien sur , il est conscient que la censure veille sur ses écrits, et que le pouvoir en place commet des actes bien peu catholiques. Mais il s'en accommode. Sa femme est morte, il n'a pas d'enfant et plus rien ne semble avoir d'importance.
Pourtant il croise un jour le chemin d'un jeune Italien, soutien des troupes républicaines, qui luttent contre Franco dans l'Espagne voisine. Ayant besoin d'argent, il lui propose d'écrire sur des écrivains de son temps. Mais ces écrits très engagés s'avèrent impubliables.
Pereira a bien mauvaise conscience, il aimerait l'aider mais n'ose pas franchir le pas, et rompre avec son petit confort.
Alors qu'il se trouve en soin sur la cote Portugaise, bien loin de Lisbonne, il rencontre alors un médecin qui l'aide à résoudre le conflit entre ses sentiments ambivalents et à enfin prendre une décision de rupture.
Adaptation du livre d'un écrivain Italien que je ne connaissais pas, cette histoire nous décrit un peu le dilemme qui a du se poser à bien des gens pendant l'occupation allemande en France par exemple. Doit-on se soumettre et se compromettre ou doit-on lutter en coulisse ? Si on nous posait cette question aujourd'hui, tout le monde serait résistant bien entendu. Oui mais à l'époque, en aurait -il été de même ?
Cette histoire ravira les amateurs d'histoires contemporaines.
Je ne connaissais pas non plus ce dessinateur dont le trait se rapproche parfois de l'italien Fiore, avec des couleurs pastel qui changent au gré des ambiances. On y voit aussi Pereira converser avec le portrait de son épouse décédée, et avec des petits bonhommes qui représentent ses sentiments contradictoires. Une manière efficace de représenter les contradictions de ce héros qui s'ignore.
Je vous laisse le soin de lire cette histoire pour en connaitre la suite. Vous ne le regretterez pas.

Nom série  Manos Kelly  posté le 10/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour moi, Palacios était synonyme de Mac Coy, le Western auquel il aura consacré presque toute sa carrière. Et bien non, la carrière de Palacios ne se résumé pas à cela. La preuve avec cet excellent Western qu'est " Manos Kelly" qui malheureusement n'aura pas été à son terme, faute de temps ou de succès. La particularité de cette série qui n'aura connue que 4 épisodes complet est de se situer dans la partie Espagnole des États-unis au moment de la conquête de l'Ouest. Elle se situe donc du côté du Texas et de la Californie. Très précise au niveau des références historiques, on y voit comment la présence Espagnole s'est imposée à partir du Mexique, avec l'inévitable luttes contre les tribus Indiennes implantées la depuis l'origine, et l'Avancée des migrants Européens fuyant la misère consécutive à la révolution industrielle.
Manos Kelly est au carrefour de ces croisements de population. Fils d'un Irlandais et d'une Hispanique, il parcourt cette partie du pays, poursuivant notamment un certain Moriarty qui développe un sinistre commerce en expropriant les détenteurs de terres riches en or, et en détroussant certains particuliers, s'appuyant notamment pour ce faire sur une tribu Indienne, les Com manches. Il le traquera jusque dans les montagnes de la Siéra Nevada, la ou cette série s'achèvera brusquement. Et c'est dommage. Si le trait de Palacios est encore hésitant dans les deux premiers épisodes, il s'affirme ensuite ensuite à partir du troisième épisode ou son trait est superbement mis en évidence par de jolies couleurs. À la fois criante de réalisme dans ses scènes de violences, certaines attitudes des personnages feront immanquablement penser au western Spaghettis de Sergio Leone en vogue au début des années 70.
Les éditions du long bec ont eu l'excellente idée de proposer une intégrale comprenant un tome 4 inédit en France de même qu'une histoire courte en Noir et blanc tout aussi inédite.
Un vrai bonheur pour les amateurs du genre !

Nom série  Monsieur désire ?  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lord Oliver est riche, jeune et beau, très beau même. L'argent n'étant pas un problème, il mène une vie mondaine. Aucune femme ne lui résistant, le vice et la luxure rythment son existence. Jusqu'à l'extrême. Lord Oliver sort beaucoup, un vrai oiseau de nuit. Et il rentre souvent au petit matin, dans un état lamentable car il boit beaucoup, et dans grande retenue.
Et lorsqu'il se réveille enfin après avoir cuvé son vin, ou plutôt son Gin, c'est pour tenir des propos emprunt de cynisme, de provocation et de mépris à ceux qui lui rendent visite.
Car ce Lord la, hait les conventions et la bonne morale Victorienne. Mieux il l'exerce et le fait savoir. Choquer et provoquer semblent être son unique raison d'être. Tout comme repousser toujours plus loin les frontières de l'indécence , et du cynisme.
Mais qui est-il vraiment? Que cache ce comportement " borderline"?
Un jour, il sera récupéré titubant par une de ses servantes, sentant allègrement l'alcool et le vomi. Son nom? Lisbeth. Prenant soin de lui, elle le dévêtira et le mettra dans son lit.
En répétant cet exercice, elle gagnera son respect et il en fera sa confidente. Malgré son physique ingrat, il en viendra même à éprouver des sentiments pour elle.
Mais comment donc, une gravure de mode comme lui, qui peut s'offrir les plus belles filles de Londres peut-il se laisser aller à éprouver des sentiments pour un laideron de basse extraction?
C'est tout l'intérêt de cette très belle histoire. Une superbe plongée dans l'Angleterre Victorienne, à une époque ou Londres était la capitale du Monde.
Hubert dont le scénario est d'une très grande qualité nous livre une superbe étude de mœurs , ou les conventions sociales sont grandement remises en cause par cette relation étrange entre un Maître et sa servante. Le dessin de Virginie Augustin, tout en vivacité et en légèreté sert admirablement cette histoire qui semble être passée totalement inaperçue dans la nuée de BD sorties ces derniers mois. Comme souvent d'ailleurs, car les productions nouvelles de qualité semblent ne pas faire le poids face aux séries déjà connues du grand public et c'est bien dommage. En tous cas je ne saurai que vous conseiller la lecture d'une histoire originale, en tout point reussie.

Nom série  La Loterie  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout démarre de manière très paisible dans cette histoire. Un petit village perdu des États Unis. Une population rurale qui vaque à ses occupations paysanne. Très peu de dialogues, des scènes de la vie quotidiennes dessinées ou plutôt peintes serais je tente de dire tant on a le sentiment d'avoir sous les yeux des tableaux de Hopper. On a en effet plus le sentiment de contempler de superbes tableaux avec un dessin plutôt figé, et beaucoup moins une succession de cases comme dans une BD classique.
Et puis un événement de prépare, une loterie en occurrence organisée chaque année. On a le sentiment que c'est l'événement majeur dans ce coin perdu des États- Unis.
Le tirage à lieu et curieusement le vainqueur ne semble pas en éprouver la moindre satisfaction.
Et c'est la qu'un véritable coup de théâtre intervient, quelque chose que le lecteur ne peut voir venir. Un basculement dans l'irrationnel, dans l'incompréhensible.
À chacun de se faire son avis.
On ressort de cette lecture avec un vrai sentiment de malaise, mais c'est aussi la force de cette histoire outre la qualité du dessin: surprendre le lecteur, l'obliger à s'interroger sur un final particulièrement dérangeant.
Alors, on aime ou on n'aime pas, mais je ne vous pas comment on pourrait rester indifférent à une telle histoire.

Nom série  Mon père était boxeur  posté le 19/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une jolie histoire sur les difficultés des rapports père/fille, surtout lorsque le père en question (un ancien boxeur) s'avère être violent. Bien sur il est très difficile de parcourir toute une vie faite de douleurs, d'incompréhension, mais aussi de joies malgré tout, en 70 pages. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, Barbara PELLERIN dont s'inspire cette histoire a réalisé un film sur ce père colérique; le film étant joint à l'album. Un album qui passe en revue plusieurs tranches de vie, et qui s'achève au jour ou cette réalisatrice apprend la mort de son père. On pense alors immanquablement à cette chanson poignante de Daniel Guichard Mon vieux, qui raconte cette relation ratée entre un père et son fils, faite d'incompréhensions, de dialogues impossibles et de rendez vous ratés.
Vincent Bailly reste fidèle à son style, ou le dessin n'est jamais totalement abouti, et ressemble plus à un crayonné ou une esquisse, mais avec des couleurs chatoyantes, comme dans ses précédents albums. On notera ici, l'utilisation de la couleur rouge symbole de cette couleur, jamais véritablement montrée, mais toujours suggérée. Cette violence qui au final aura coupé un père des siens, pour le conduire dans une profonde solitude.

Nom série  Lester Cockney  posté le 16/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Relire "Lester Cockney", c'est se replonger dans une des séries emblématique du Journal Tintin des années quatre-vingt. Que dire de ce personnage?
A l'image d'un Corto Maltese, Lester Cockney est un aventurier Irlandais au caractère bien trempé qui parcours le monde, allant, là ou le vent le porte. A la différence d'un Corto dont les terres de prédilection se situaient plutôt en Amérique du sud et en Europe, Lester Cockney parcourra en sus de l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord. Bien sur, Franz n'est pas au niveau de Pratt en ce qui concerne la qualité du scénario, et les histoires formatées en 46 planches ne permettent pas de développer la psychologie du personnage, comme cela pouvait être le cas chez le célèbre héro à la caquette. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la jeunesse de Lester Cockney racontée par Franz dans la collection "signé" est sans doute le moment le plus abouti de cette série puisqu'elle s'affranchi du format traditionnel des 46 pages.
Autre différence, entre les deux personnages, le rapport aux femmes. Alors que Corto Maltese, malgré son coté séducteur, restait un célibataire invétéré, Lester Cockney partagera longtemps ses aventures entre une Aristocrate Hongroise, Ilona et une Indienne, sans le sous, Tamara, qu'il choisira finalement pour partir finir ses vieux jours aux Etats-Unis.
Le dessin de Franz atteint sans doute son apogée dans les 6 premiers tomes, ou transparait une fois de plus son talent inégalé pour dessiner les chevaux. Les 3 derniers albums ont été dessinés après une longue interruption, et le trait y est moins précis.
Une belle série d'aventure de facture classique, et non dépourvue d'humour, qui a très bien passé le cap des ans.

Nom série  Corentin - Les trois perles de Sa Skya  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lire cet album, hommage à la célèbre série de Paul Cuvelier, c'est se replonger dans les histoires du journal Tintin qui faisaient le bonheur des lecteurs dans les années 50/60.

Cette histoire, qui a priori n'est pas destinée à être une reprise de la série Corentin, respecte en effet tous les codes de l'époque : une série d'aventure classique, un format de 46 pages, un dessin calqué sur celui du dessinateur de l'époque, des couleurs quasi identiques. Et cela en fait une véritable réussite. Dans l'esprit, cela m'a fait penser à la reprise de Blake et Mortimer par Juillard et Van Hamme.

Ce qui surprend véritablement, c'est la qualité du dessin de Christophe Simon. On est bien loin du dessinateur qui reprenait péniblement des séries de Jacques Martin comme Orion ou Alix. Sa progression dans le domaine du dessin réaliste est vraiment spectaculaire. Il a réussi à se fondre dans le coup de crayon de Cuvelier de manière étonnante. Les planches sont très aérées avec souvent trois bandes, et il se permet même à quelques reprises d'en utiliser une, pour un seul et même dessin comme un René Follet pouvait également le faire à une époque. L'album comprend en outre dans son édition originale quelques crayonnés.

Une belle réussite à mon goût qui ravira les amateurs de récits d'aventure classiques d'antan.

Nom série  Esteban (Le Voyage d'Esteban)  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nous sommes au sud de l'Argentine, au début du siècle dernier. Le jeune Esteban est d'origine indienne et vient de perdre sa mère assassinée sous ses yeux par les troupes gouvernementales. Il est vrai qu'à cette époque, le sort réservé aux Indiens mapuches n'est pas des plus enviables. Comment survivre dans ces conditions ?

Il se souvient alors que sa mère lui avait conseillé de se tourner vers le Capitaine d'un bateau harponneur, qui traque sans relâche les baleines passant à proximité de la terre de feu.

Esteban n'est pas le bienvenu au départ, et suscite la méfiance à la fois du capitaine du bateau, mais aussi de son équipage qui voit d'un mauvais œil la présence d'un enfant dans cet univers réservé aux adultes. Et ce n'est que progressivement que cet enfant, qui prétend parler aux oiseaux, va gagner la confiance des uns et des autres, au point de se rendre indispensable par sa malice et son intelligence.

Le voyage d'Esteban fera incontestablement penser à Moby Dick, mais aussi à des récits d'aventure pure racontés par un Stevenson ou un Jack London. Le cadre choisi est assez original, puisque je n'ai pas vraiment le souvenir d'auteurs de bandes dessinées ayant choisi de raconter des histoires dans l'Argentine de ces années là dans le milieu maritime. Cela m'a fait penser à la série de Gillon "Jérémie des Iles" qui lui aussi traitait de cette thématique d'un enfant embarqué sur les mers, au milieu d'individus assez peu recommandables.

Les 5 premiers tomes forment une seule et même histoire, et on attend à présent le début d'un nouveau cycle, même si Mathieu Bonhomme semble très pris par d'autres projets en ce moment. Son trait est superbe, les couleurs de qualité. "Le voyage d'Esteban" est un récit d'aventure pur, comme la BD nous en offrait beaucoup dans les années 60/70. Pour autant celui-ci se lit très bien et réveillera sans doute chez certains lecteurs, la nostalgie de leurs premières lectures.

Nom série  Colt Frontier  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si Toppi avait été un écrivain, il aurait excellé dans le domaine des nouvelles tant il est vrai qu'il affectionne les récits courts dont chacun lui permettent de livrer une petite morale. "Colt Frontier" est un peu le pendant de Tanka qui contenait une série d'histoires courtes de grande qualité sur le Japon médiéval. Nous voilà ici transportés aux États Unis au moment de la Ruée vers l'or. Ici les protagonistes mènent une existence crasseuse, poussiéreuse. Tous pensent améliorer leur triste quotidien en glanant quelques pépites, peu y parviendront. Il y a aussi ceux qui profitent de cette misère humaine pour faire de belles affaires, et ceux qui dévalisent ces pauvres malheureux.

L'ouest raconté par Toppi, c'est celui d'une période dure de l'histoire des États Unis, celle des "raisins de la colère" de Steinbeck où des hommes en quête d'un avenir meilleurs s'aventurent dans des terres hostiles et inhospitalières.

Quoi de mieux que le trait réaliste et la maîtrise du noir et blanc du grand Sergio Toppi pour nous restituer cette atmosphère?

Cet album réjouira ses fans dont je suis, et constitue une belle porte d'entrée pour son univers vis à vis des lecteurs qui ne le connaîtraient pas.

Nom série  Tanka  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une série de 5 histoires sur le Japon Médiéval d'une très grande qualité qui sont autant de fables avec chacune leur morale, le tout dessinées par ce grand dessinateur Italien qu'est Sergio TOPPI dans son le style inimitable. Le tout forme un ensemble particulièrement alors que ces histoires ont été dessinées à des époques parfois très éloignées.
On y retrouve des princesses, des Ronins, des Samourais, brefs toutes ces figures qui font la mythologie du Japon traditionnel, qui se croisent entre violence et poésie. On sera particulièrement attentif à l'ultime conte de cet album qui établit un pont avec l'époque moderne.
Il s'agit sans doute d'un des meilleurs albums de TOPPI publiés par les éditions Mosquitos. Je ne sais pas si l'on peut qualifier cet album de Chef d'œuvre, mais c'est une véritable réussite, et une belle porte d'entrée pour se familiariser avec l'univers si particulier de ce maitre du noir et blanc qu'est TOPPI

Nom série  Khyber  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Micheluzzi nous revient ici avec un nouvel album dont le mode de narration reste fidèle avec celui qu'il avait notamment développé dans Marcel Labrume; En, effet, l'auteur s'adresse à son héros, et pas toujours de manière très agréable, et ce dernier lui répond, ce qui n'est tout de même inédit dans le monde de la Bande Dessinées.
Le grand dessinateur Italien nous entraine ici tout à la fois en Inde à la fin du 19e siècle mais aussi en Afghanistan, déjà convoité à l'époque par la Russie.
Micheluzzi nous dresse le portrait d'un grand séducteur, employé dans une banque né d'un père Anglais et d'une mère Indienne, que l'on qualifierait de métis dans notre jargon actuel, où de bi-national...
Partagé entre ses deux cultures, notre héros penchera finalement pour sa culture maternelle, peut être bien malgré lui d'ailleurs, en fuyant l'inde où il a grandi, pour un Afghanistan déjà dominé par sa culture tribale.
A la lecture de la guerre récente en Afghanistan et des individus partagés entre deux cultures, qui ne se sentent finalement à l'aide ni dans l'une ni dans l'autre, cette histoire dessinée au milieu des années 80, apparait comme étant d'une étonnante actualité.
Une belle histoire, où le manichéisme n'a pas sa place, située dans l'Empire Colonial Anglais au temps de sa splendeur, et qui permet au dessinateur Italien de démontrer une fois de plus, toute sa maitrise du noir et blanc.

Nom série  Tanganyika (L'Homme du Tanganyika)  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans l'avis précédent, le lecteur regrette que la version initiale ait été colorisée, ce qui nuirait à la qualité du dessin. Ceci est parfaitement exact, et c'est la raison pour laquelle, les éditions Mosquito qui ont réédité cette histoire l'ont fait en noir et blanc, ce qui rend bien mieux compte de la qualité du dessin de Micheluzzi.

Dans cette histoire le grand dessinateur Italien nous entraîne en Afrique dans la période de la première guerre mondiale au Tanganyika, c'est à dire dans l'actuelle Tanzanie administrée à l'époque par les Anglais. Or, ceux ci cherchent à mettre hors d'état de nuire, un croiseur Allemand qui leur a causé de sérieuse pertes. Pour ce faire ils décident de faire appel à un Américain, pilote d'hydravion dont la mission sera de localiser ce croiseur. C'est sans compter sur un missionnaire Hollandais, qui est en fait un espion Allemand qui dévoilera cette mission aux siens.

L'intérêt du récit réside dans le fait que cet Américain, dont le pays n'est en rien concerné dans cette guerre qui se joue sur le Continent Africain, va montrer un réel respect pour cet Allemand, un respect réciproque. Micheluzzi nous montre que le combat militaire n'empêche pas d'éprouver du respect et de l'admiration pour l'ennemi.
Un récit de 46 pages, sans manichéisme aucun, qui mérite d'être lu pour découvrir, ou redécouvrir, un des dessinateurs majeurs de la BD Italienne.

Nom série  Maudit Allende !  posté le 03/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de raconter l'histoire en bandes dessinées. On tombe vite dans le piège d'une histoire racontée de manière très linéaire, ou le dessin de sert que d'illustration, sans que la moindre émotion ne passe.
Je dois reconnaitre que ce piège a été bien évité dans ce récit qui nous fait replonger dans l'histoire contemporaine du Chili, celle de l'accession de Salvador Alliende au pouvoir, avant que n'intervienne sa chute, au moment du coup d'état militaire fomenté par le Général Pinochet.
A la fois documentaire et récit intimiste, cette histoire nous raconte comment des anti communistes primaires ont fui le pays au moment de l'ascension d'Alliende.
Leur enfant Léo, parti vivre a Londres va se replonger progressivement dans cette période sombre de son histoire dont il ne connait que la version que ses parents ont bien voulu lui raconter.
C'est notamment le cas lorsque Pinochet sera retenu de longues semaines à Londres pour y subir une intervention chirurgicales. Les témoignages vus et entendus à ce moment là lui montrent que l'histoire racontée par ses parents a été quelque peu tronquée, et amputée des éléments les plus sombres de la dictature militaire
En toile de fond, on assiste a l'accession au pouvoir d'Alliende porté par une population enthousiaste dans une histoire, ou se mêle la grande histoire et la petite histoire, celle de ce fils d'exilé qui apprend peu à peu les horreurs commises par le Général Pinochet au nom de la stabilité et de la sécurité du pays.
Le dessin de Gonzalez, m'a fait pensé à celui de l'Américain Sienkiewicz, tantôt dessins réalisés sur ordinateur, tantôt collage, tantôt photographie. Aux couleurs succèdent le noir et blanc. Aux cases traditionnelles s'ajoutent des dessins qui prennent toute une planche et qui parfois s'étendent sur deux pages. le tout donne un ensemble visuel très varié qui rompt avec une forme de monotonie visuelle souvent vue dans ce type de récit historique.
Saluons une fois de plus le travail des éditions Futuropolis qui osent publier des Bds exigeantes et de qualité.

Nom série  Le Sourire du clown  posté le 21/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est l'histoire d'une banlieue, comme celles qui ont fait l'actualité ces dernières années. Une banlieue coupée de tout ou presque où se concentre la misère sociale, les populations immigrées. Et au milieu de tout cela surgit un duo de clowns qui tentent de redonner le sourire à toute une population. Seulement voilà, l'arrivée de ce duo de comiques est vue d'un très mauvais œil par le curé du coin, un curé au mœurs étranges qui ressemble bien plus à un grand gourou qu'à un curé traditionnel, et ce d'autant qu'il s'appuie sur des gens au casier judiciaire bien fourni.
Un beau jour quelqu'un appuie sur la détente; un clown décède sous les yeux d'un enfant qui restera traumatisé à jamais au point d'en perdre la parole. On croise aussi un journaliste rayé qui prend du galon au fil de l'histoire au point de se muer en enquêteur qui au final mettra à jour le profil du tueur ainsi que celui du commanditaire du crime.
Le tout raconté en près de trois tomes et 200 pages avec de nombreux flash backs, qui éclaireront peu à peu le lecteur sur cette véritable affaire criminelle.
Cette série est une véritable réussite. Même si cette histoires d'un ecclésiastique allié à des repris de justice pourra manquer de crédibilité. Mais après tout, pourquoi pas, l'église catholique n'a t- elle pas été ébranlée par de nombreux scandales?
Le dessin de Laurent Hirn est superbe, les couleurs utilisées également et servent à merveille un récit dense et foisonnant.
Un récit qui nous montre que le rire reste finalement une des meilleures armes contre la misère et le malheur, bien plus que la croyance en une divinité abstraite. Une vraie réussite!

Nom série  les variations d'Orsay  posté le 01/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Degas, Manet, Renoir, Morisot, Monet....
Ils étaient hier des peintes sans le sous, incompris et vilipendés pour certains. Les voici aujourd'hui adulés, et mis en valeur dans ce célèbre Musée Parisien qu'est le Musée d'Orsay. Manuele FIOR, nous entraine dans un "va et vient" permanent entre le 19e et le 21e. Entre les deux, une approche de l'art totalement différente. L'ancien grand prix du festival d'Angoulême ne se contente pas d'une approche contemplative de ses tableaux; il nous replonge dans le Paris de cette époque, où Degas allait prendre conseil chez Ingres. Ou les artistes d'alors étaient conspués lorsqu'ils exposaient leurs ouvres qui créaient alors une incompréhension totale, tant l'art figuratif était la norme jusque là dans le monde de la peinture.
Manuelle FIOR nous livre des planches superbes, où son talent de dessinateur ne cesse de nous surprendre, lui l'ancien architecte. Je regretterai toutefois que l'on fasse tenir à des personnages d'un autre temps le parler de notre époque, mais cet un travers malheureusement très répandu, notamment au cinéma.
Cela n'enlève rien à la qualité de cette bande dessinée qui mérite incontestablement qu'on s'y attarde.

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