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... a posté 188 avis et 39 séries (Note moyenne: 3.4)

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Nom série  Sartre  posté le 30/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de lire Sartre, de Depommier et Ramadier, chez Dargaud. Un essai un peu casse gueule (donc plutôt courageux) sur la vie d'un des derniers grands monstres sacrés de la philosophie et de la littérature. Les auteurs s'en tirent honorablement. Ramadier est à l'évidence très bien documentée et le dessin de Depommier est impeccable (beaucoup mieux que ne laisse présager l'horrible couverture en tout cas).

Le récit se présente comme une suite chronologique de moments de la vie de Sartre, dans lesquels de Beauvoir est omniprésente, émaillé d'extraits de la correspondance entre les deux amants. Le récit balance de manière hésitante entre un souci d'exhaustivité biographique, et un essai pour résumer la pensée Sartrienne et sa genèse. Au final, ca se tient plutôt bien, malgré un rythme haché, faisant sauter le lecteur d'un épisode de la vie de Sartre à un autre. La BD donne l'image d'un Sartre cabotin, un petit homme ayant un besoin constant de reconnaissance et de sécurité maternelle, fournie par Simone de Beauvoir. Et aussi bien sûr un grand homme qui aura marqué le XXe siècle et influencé tous ses contemporains. La liste des gens rencontrés dans la BD est très longue. Cependant, si je reconnais beaucoup de noms, la plupart des événements relatés me passent complètement au dessus de la tête. Je suppose que ca aurait mieux parlé à mes parents, mais pour quelqu'un qui ne connait pas bien le contexte, ca apparaît souvent comme des anecdotes qui, si elles ont été importantes pour Sartre, n'en paraissent pas moins comme des notes en bas de pages de l'histoire.

Je pense que la BD aurait été plus intéressante si le sujet en avait été mieux recentré sur la relation entre Sartre et de Beauvoir, au lieu de traiter principalement de Sartre. Elle aurait été mieux cadrée, plus équilibrée, et sans doute plus intéressante. Il est un peu dommage, par exemple, que la BD finisse sur la mort de Sartre, sans qu'on entende comment de Beauvoir a vécu cette mort, alors que cette dernière joue un rôle prépondérant dans l'album. La relation complexe entre Sartre et de Beauvoir est l'aspect que j'ai le plus apprécié lors de la lecture, et cela tient sans doute en partie au fait que les deux auteurs sont des femmes.

Pour résumer, une BD plutôt réussie malgré certains défauts, pour deux auteurs en début de carrière et à suivre de près.

Nom série  Fritz Haber  posté le 08/09/2006 (dernière MAJ le 07/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
En retraçant la vie de Fritz Haber (prix Nobel de Chimie et sympathisant Sioniste, entre beaucoup d'autres choses), David Vandermeulen nous fait découvrir la société Allemande au tournant du 19e siècle avec son antisémitisme, son machisme, son nationalisme et son industrie naissante.

Il montre en même temps ce que signifiait être Juif dans un tel contexte ainsi que les racines et l'histoire du Sionisme.

Il décrit enfin le destin, les doutes et les choix d'un homme nourrissant une ambition hors du commun.

Un livre ardu mais captivant, qui laisse présager une suite encore plus intéressante.


Ajout après lecture du 4e et dernier tome (et relecture des 3 autres tomes au passage) :

Je reste abasourdi. Fritz Haber est ce savant Allemand Juif qui a inventé le gaz moutarde et a eu le prix Nobel de Chimie pour avoir inventé les engrais modernes.

La série le suit de très près, et plusieurs thèmes s'entrecroisent, entre la place des Juifs dans l'Allemagne (et l'Europe), leur discrimination politique et sur le marché du travail, leur position face à la conversion au Christianisme, au mariage mixte, leur recherche d'un état Juif (ils étaient à 2 doigts d’atterrir en Ouganda au lieu de la Palestine ; à quoi tiennent les hasards de l'histoire, n'est-ce pas ?), leur participation à l'effort de guerre. On est également plongé dans le nationalisme et le militarisme exacerbé de l'époque, la colonisation de l'Afrique, du Moyen Orient et de l'Asie, bref, sur tout ce qui a fait le début du XXe siècle (le dernier tome est d'ailleurs plus sur Rathenau que sur Haber ; Einstein joue aussi un grand rôle dont je ne savais rien avant de lire la BD - encore une bonne surprise).

Passionnant, fascinant, et pour moi une belle découverte car je n'ai jamais rien lu de pareil ailleurs en BD. On plonge véritablement dans l'esprit du siècle, vu par l'élite intellectuelle et politique, qui a forcément déteint sur la population. Alors que les BD de Tardi qui traitent de la même époque sont extrêmement "modernes", en ce sens qu'on s'identifie immédiatement avec ses poilus et que ceux-ci pourraient aussi bien être nés en 1990 qu'en 1890 (le discours pourrait être exactement pareil), Vandermeulen fait beaucoup mieux car il nous fait découvrir un monde et une manière de penser aujourd'hui obsolète et exotique car ils appartiennent (fort heureusement) au passé. Mais on voit néanmoins la filiation entre notre époque et celle de Haber et ses embryons d'union Européenne, des Nations Unies, d'Israël, etc. Véritablement une série culte à ne pas manquer

Nom série  La Passion des Anabaptistes  posté le 06/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je viens de lire Joss Fritz et Thomas Muntzer, les 2 premiers tomes de la passion des anabaptistes (achat surtout motivé après ma lecture de l'excellentissime Fritz Haber de Vandermeulen).

Les auteurs nous invitent à un voyage au début du 16e siècle, au moment de la réforme protestante initiée par Luther. On suit Joss Fritz et Thomas Muntzer, deux prédicateurs anabaptistes qui vivaient leur foi en parlant directement avec Dieu sans passer par l'intermédiaire d'un prêtre ou de Saintes écritures, et qui préchaient un communisme primitif. Surfant sur le mécontentement populaire répandu à l'époque dans toute l'Europe du Nord, ces mouvements ont tenté de prendre le pouvoir par des révoltes populaires, lynchant moines et princes et saccageant églises et chateaux sur leur passage. Tout cela finit très mal et ils se font massacrer dans un énorme bain de sang, applaudi par Luther qui est tout aussi illuminé qu'eux mais qui préfère faire alliance avec les princes plutôt qu'avec le peuple.

Les albums sont en très grand format, les dessins s'inspirent de l'iconographie du 15e-16e siècle et les textes reproduisent la lettrine de l'époque, ce qui fait que les BD se présentent comme de beaux objets et qu'on ressent une sorte de dépaysement historique lors de la lecture, même si la forme, la présentation, et une bonne partie du discours restent moderne. Vandermeulen est une fois de plus fort bien documenté et choisit avec soin les nombreuses citations d'époque, tout en explicitant le contexte, ce qui donne une excellente profondeur historique au récit. Les dessins sont très noirs, pas toujours facile à déchiffrer, mais font parfois merveille, surtout lors des scènes dessinées en pleines page. Le récit n'a pas du tout la même densité qu'avait Fritz Haber, sans doute à cause de la pauvreté des documents historiques sur les mouvements anabaptistes et à cause de la difficulté de se mettre dans la peau de gens vivant il y a cinq siècles, mais la volonté de s'inspirer de l'iconographie et de l'imprimerie du 16e siècle compensent quelque peu cette faiblesse.

Au total une excellente lecture, instructive, à la présentation intéressante, sur un moment très important de l'histoire de la civilisation occidentale qui mériterait d'être beaucoup mieux connu. Une série sans doute appelée à devenir culte, comme l'est devenue la série Fritz Haber.

Nom série  Explicite, Carnet de tournage  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénariste de cette BD a tourné le rôle d'un policier dans un film X (aucune scène de sexe pour lui - juste un policier normal). Il en a profité pour prendre des notes et nous pondre cette BD décrivant les coulisses du tournage d'un film porno. C'est léger et gentil, plein de personnages ayant leurs petites faiblesses et leurs gros egos, d'acteurs qui n'ont rien contre baiser devant la caméra, mais qui rougissent et qui se cachent dès qu'ils deviennent amoureux. On a bien quelques petits témoignages d'actrices qui lèvent un petit voile sur la vie de ces acteurs au sujet desquels on sait peu de chose, mais cela reste très superficiel (on n'est pas du tout dans l'approche de Davodeau; on reste en surface et dans l'humour). Le scénariste est présenté comme un parfait ingénu, un peu lourdingue, qui avale de travers dès qu'il entend le mot "sodomie" ou qu'il voit une paire de sein passer devant lui et qui, s'il entend tous les cris d'orgasmes à longueur de journée, ne voit absolument rien de toutes les scènes porno tournées autour de lui (et quand c'est sous son nez, il tourne la tête pour ne rien voir). Bref, une BD relativement sympathique et assez amusante, qui dédramatise le côté glauque de la profession, mais qui passe à côté d'un sujet énorme et qui aurait mérité un travail plus approfondi et plus sérieux - ce n'était sans doute pas le but, mais ca reste quand même une occasion manquée.

Nom série  Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb  posté le 13/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je viens de lire le 2e volume de StalagIIB. Alors que le premier tome m'avait bien plu, celui-ci m'a paru indigeste.

Côté dessin, c'est quasi toujours la même colonne de prisonniers en marche, dessinée sous des angles et dans des décors différents. Etalé sur une centaine de pages, c'est lassant. Côté scénario, c'est un défilé sans fin de noms de villages et de kilomètres parcourus, parsemé de commentaires sur le manque de bouffe et sur les ventres qui crient famine. Et pour boucher les trous béants de cette histoire où rien ne se passe, Tardi nous balance de longs et lourds dialogues entre lui et son père, sur les événements historiques qui se passent au même moment en Europe. Si c'est pour lire des trucs du genre, je préférerais carrément un livre spécialisé sur le sujet.

Alors que le dialogue père-fils ajoutait quelque chose au premier tome, en regard de ce que cela éclairait sur la personnalité du père et ses rapports avec son fils, dans le 2e tome, le dialogue n'apporte rien (le seul intérêt éventuel est dans le discours moralisateur du fils vis à vis des crimes du père, mais là encore, c'est lourd et sans finesse).

Bref, un 2e tome raté d'un Tardi en manque d'inspiration. Et un titre de série mal tapé, puisqu'on n'entend plus parler du StalagIIB dans ce 2e tome.

Nom série  Carnation  posté le 13/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un récit auto-biographique; l'histoire d'une relation amoureuse toxique dans laquelle une petite amie psychopathe entraîne l'auteur toujours plus bas dans la déchéance sociale et sentimentale. On retrouve l'approche développée dans son premier album (Sainte famille): un monologue illustré d'images souvent symboliques. Le rendu est bien meilleur dans carnation (et Casterman a fait un très beau travail d'édition, dans un album qui en jette), mais les défauts restent globalement les mêmes. Xavier Mussat écrit plus pour lui-même (comme une sorte de thérapie) que pour des lecteurs qui ne le connaissent pas. Le récit est donc régulièrement abscons et difficilement accessible, le lecteur n'ayant pas toutes les clés pour comprendre ce qui est dit ou illustré.

Reste un récit pesant, d'un auteur déprimé, qui ne sourit jamais, qui n'a pas un moment de bonheur dans toute cette longue histoire, et qui balance constamment à la limite de la clochardisation. Un voyage au bout de la nuit, en quelque sorte. Ce genre de BD (d'auteur?) est à la fois rare, fascinant, et insupportable.

Nom série  Les Larmes du Seigneur Afghan  posté le 02/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Acheté un peu par hasard (les auteurs sont de parfaits inconnus pour moi) et par curiosité pour le sujet, j'ai été pris par ce récit autobiographique. Pascale Bourgaux est grand reporter et raconte la conception d'un reportage sur l'avancée des talibans en Afghanistan. Je n'ai pas vu le documentaire que Bourgaux a produit, mais on voit bien l'avantage que procure la BD sur le film, en ce que celle-ci permet de maîtriser entièrement tout ce qui est dit, et qu'elle permet en même temps une certaine distance avec le sujet. L'album est donc non seulement un reportage sur un village afghan sur le point de basculer de son plein gré dans le camp taliban, suite aux bavures de l'OTAN (et après avoir lutté contre eux pendant de nombreuses années), mais aussi un témoignage sur la façon dont les journalistes travaillent dans ce pays, et sur ce que cela implique au niveau personnel.

C'est assez proche de Joe Sacco, sauf qu'ici tout est raconté au passé et que le récit se focalise plus sur le making off du documentaire que sur une explication de la politique afghane. De plus la collaboration entre Zabus et Bourgaux fait que le récit reste grand public sans rien perdre en authenticité. Les dessins sont très réussis et donnent une toute autre idée du pays que celle que l'on peut voir dans les journaux TV, bien plus colorée que l'image grise et poussiéreuse à laquelle on est habitué.

Une excellente surprise, qui me fera acheter les yeux fermés leur prochain album.

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En 1993, la parution du premier tome faisait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde de l’édition. 21 ans, 6 albums et 4 maisons d’édition plus tard, qu’en reste-t-il?

Côtés positifs, on retiendra des univers extrêmement bien pensés, avec une foison de détails, cohérents, divers et hauts en couleurs, ainsi qu’une galerie de personnage eux aussi bien typés et ayant une grande profondeur psychologique. Les personnages évoluent énormément sur la période du cycle: la petite peste irresponsable devient une grande héroïne courageuse ayant ses moments de faiblesse; la fille sage et responsable devient une dictatrice, le salaud de la bande devient un amoureux transi et romantique, etc. Une série très humaine, et une belle galerie de portraits, dans laquelle Bourgeon se surpasse.

Côtés négatifs, on retiendra des récits pas faciles d’accès, des histoires pas toujours très lisibles (nécessitant des explications fastidieuses qui alourdissent le récit), des albums qui hésitent entre le traitement d’une histoire en un tome et le développement d’un cycle sur plusieurs tomes, et les éternelles incongruités, inévitables dès qu’on commence à voyager dans le temps – les pirouettes employées par les auteurs pour résoudre le problème sont originales mais ne convainquent pas.

Bref, une série culte qui fait date dans l’histoire de la BD franco-belge mais qui a perdu depuis longtemps l’élan des deux premiers albums et qui, à peine finie, date déjà.

Nom série  Le Muret  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans les années 1980, abandonnée par sa mère, et laissée la plupart du temps seule par un père absent, Rose, 13 ans, essaye de se construire. Elle sombre petit à petit, tout en essayant de se raccrocher à diverses bouées de sauvetage, qui sombrent en même temps qu'elle. Un livre très réaliste, dans lequel j'ai tout de suite retrouvé des amies paumées de mon adolescence. Un livre noir, dans la tradition sociale de la Wallonie industrielle qu'on retrouve chez les frères Dardenne, et qui finit (comme le veut le genre) sur une note empreinte d'optimisme: les personnages grandissent et les épreuves qu'ils surmontent les rendent un petit peu plus fort.

Dans cet album, Bailly change une fois de plus de style, et se frotte ici à un noir et blanc plus intimiste et underground. C'est très réussi, comme tout ce à quoi il touche.

Nom série  Texas Cowboys  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un pied tendre de la côte est débarque au far west et veut jouer les cowboys. Le chemin pour y arriver sera pénible mais exaltant.

Des histoires de western relativement classiques, mais qui jouent intelligemment avec des codes éculés. Un bon moment de lecture, à lire pour les dessins de Bonhomme, les personnages enlevés et attachants, et les dialogues truculents. Seul bémol: on passe souvent sans transition d'une scène à une autre qui en est très éloignée, sans aucune transition, comme si l'agencement des pages était aléatoire. Mais au final, le résultat est très réussi - ce n'est juste pas tout à fait le genre de BD que j'adore.

Nom série  Cet été-là  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs américains sont champions pour traiter le thème de l'adolescence. Tamaki ne fait pas exception et Cet été là "avance en chancelant sur la ligne de faille de la préadolescence, quand la naïveté confortable de l'enfance s'estompe, laissant place aux sombres complexités de la vie adulte", comme le dit si bien Craig Thompson sur le 4e de couverture. On suit une jeune fille qui revient comme chaque année au lieu habituel de vacance, sauf que cette année, elle a grandi, elle n'est plus tout à fait sur la même longueur d'ondes que son amie plus jeune, ses parents sont sur le point de divorcer, sa mère se bat avec un traumatisme caché, elle commence à s'intéresser à un ado boutonneux, etc. Bref, encore une fois, une BD très américaine, mais sans le mal-être névrosé et nombriliste qu'on retrouve d'habitude dans les albums du genre. Ici, ca reste léger, normal, une historiette, finement observée, mais qui ne raconte au final pas grand chose - juste une tranche de vie qui se lit au premier degré.

Nom série  Sens  posté le 16/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une fois de plus, MAM nous fais la preuve de son génie créatif et nous surprend avec un album inclassable qui joue avec les codes du récit dessiné. Le livre se présente comme un exercice de style sur le thème de la flèche qui indique une direction et qu'un homme essaye de suivre. Mais cette fuite en avant se transforme petit à petit en quête de sens et en une réflexion plus profonde sur le hasard, le libre arbitre, et le sens de la vie.

Ce livre-objet, de très belle facture, peut se lire très vite, mais laisse une trace indélébile, et est un petit chef d'oeuvre, malgré sa simplicité apparente.

Seul bémol: la faute d'orthographe dans le nom de l'auteur écrit en alphabet de flèches (la flèche du i pointe vers le bas et non vers le haut).

Nom série  Little Tulip  posté le 08/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de lire ce nouvel album de Boucq et Charyn, un duo qui a produit par le passé deux chefs d'oeuvres (Bouche du diable et La Femme du magicien).

J'ai été fasciné par toute la partie qui se déroule dans le goulag. La violence et la brutalité extrême, et les formes de solidarité, d'ordre, et même d'art qui en découlent sont dépeintes de manière extrêmement prenantes - avec quelques superbes planches en prime.

J'ai beaucoup moins aimé la partie à New-York, qui diminue la force qui se dégage de la partie Sibérienne, et dont la fin est plutôt décevante.

Bilan un peu mitigé, donc. Ca n'atteint pas le niveau des deux autres albums produit par le même duo par le passé, mais ça reste globalement très bon.

Nom série  Cages  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca faisait plusieurs années que je repoussais la lecture de ce pavé, mais je viens de finir la BD. J'ai trouvé ca mystique et verbeux, ce qui, etalé sur 500 pages, est relativement chiant, malgré quelques bonnes idées éparses.

Et dire que ca a reçu plein de prix!!! En tout cas, pour moi, ca valse direct dans ma pile de BD à revendre...

Nom série  David, les femmes et la mort  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai beaucoup aimé La jeune fille et le nègre du même auteur, et c'est donc avec un apriori positif que je me suis lancé dans la lecture de "David, les femmes et la mort", une BD sur un homme avec un cancer du larynx qui n'arrive pas à parler de la mort avec sa femme et leur fille.

Ben là par contre, malgré la force du sujet (qui n'a pas connu quelqu'un qui est mort d'un cancer et suivit les souffrances du malade et de son entourage?), je n'ai pas accroché du tout. J'ai eu l'impression que Vanistendael était passée à côté de l'essentiel. Alors que La jeune fille et le nègre était solidement ancré dans le réel et le vécu, "David, les femmes et la mort" travaille plus par métaphores. Pour moi, c'est un essai raté.

Nom série  La Jeune Fille et le Nègre  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai beaucoup aimé "La jeune femme et le nègre". Une histoire d'amour plus ou moins autobiographique entre une jeune Belge et un candidat réfugié politique Togolais, dont le parcours de combattant avec l'administration et le désespoir qui s'ensuit finissent par plomber la relation entre les 2 jeunes gens. Le sujet est très bien traité, sans trémolos ni diatribes politique, en se focalisant sur la vie des protagonistes (juste quelques clichés dans la relations avec les parents, et dans le travail de terrain en Afrique de l'Ouest). Une très bonne surprise.

Nom série  Nouvelles vies  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelles vies, de Stéphanie Delmas, est un témoignage bon enfant relativement classique d'une grossesse, de la conception à juste après la naissance. Témoignage féminin, assez marrant, relaté sur un ton léger mais qui n'esquive pas toutes les angoisses, les questions, et les changements.

Le petit truc particulier qui rend ce livre différent, est l'argument selon lequel une naissance n'est pas juste une nouvelle vie, mais que ca change la vie de toutes les personnes autour (d'où les pluriels du titre). Un nouvel enfant crée des parents, grands-parents, cousins, oncles et tantes, et tout le monde doit se redéfinir vis-à-vis de ça.

J'ai bien aimé, malgré une écriture liée pas toujours des plus faciles à lire (moi aussi, j'ai achoppé sur un mot que je n'ai pas réussi à déchiffrer).

Nom série  Ce n'est pas toi que j'attendais  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant).

La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie.

Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.

Nom série  The Fixer  posté le 04/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
N’ayant pas bien suivi l’actualité au moment de la guerre de Bosnie, voilà que je la découvre grâce à Joe Sacco qui est à la fois journaliste et auteur de bande dessinée à travers « The fixer », un album génial à tout point de vue.

Ce livre a plusieurs niveaux de lectures.
D’un côté, on en apprend énormément sur les dessous du siège de Sarajevo et sur les milices paramilitaires, leur importance stratégique dans la défense de la ville, le passé criminel de certain de leurs éléments, etc. D’un autre, on a l’histoire de Neven, un « fixer » qui résout les problèmes des journalistes, mais également un personnage au passé trouble, à la fois criminel et héroïque.
Serbe de mère Musulmane, Neven incarne l’ouverture historique et la mixité ethnique de Sarajevo. Son parcours pendant la guerre est emblématique des débats politiques sur la définition de l’identité Bosniaque, devenue progressivement moins multiethnique et plus musulmane.

Mais le génie de cet album tient surtout au fait que l’auteur se met également en scène et problématise sa relation avec Neven, en montrant la vulnérabilité des journalistes vis à vis de ce genre d’individu pour trouver leur chemin, résoudre des problèmes matériels, et accéder à de bonnes informations. De son côté, Neven dépend financièrement des journalistes comme Sacco et essaye de leur soutirer autant d’argent qu’il le peut. Malgré cette interdépendance malsaine, Neven et Sacco deviennent amis, ce qui ne facilite pas les problèmes de crédibilité que rencontre Sacco face aux témoignages de Neven.

J’ai trouvé cet album parfait – sans conteste une des meilleures BD publiées en 2005.
Un chef-d’oeuvre malheureusement passé inaperçu.

Nom série  Ange-Marie  posté le 15/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On a l'impression, en lisant cet album, qu'il essaye de copier le succès d'autres BD à succès, telles que Zoo (le château plein de sculptures hors du temps), les Souvenirs de Toussaint (le beau ténébreux perdu en zone rurale et tombeur de jolies paysannes), et des BD/livres/films ressassant l'histoire du poilu traumatisé peinant à se réinsérer dans la société, ou ceux déclinant le thème de la jeune fille qui s'amourache d'un homme beaucoup plus vieux qu'elle, qui résiste à ses avances et attendra patiemment qu'elle devienne adulte et menace de se marier à un autre pour finalement succomber à ses charmes. Comme s'il suffisait de jeter ces ingrédients en pagaille dans le pot et de faire bouillir pour donner une bonne BD.

Bien entendu, ca ne marche pas comme ca et la sauce ne prend pas. Les dessins en couleurs directes peuvent plaire, mais le scénario oscille entre la comédie, le romantisme et la tragédie, sans avoir une ligne directrice convaincante. Un de ces albums qui confirme la perte d'identité de la collection Aire Libre, qui vit décidément plus sur sa réputation que sur la qualité des albums publiés.

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