Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 182 avis et 37 séries (Note moyenne: 3.4)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En 1993, la parution du premier tome faisait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde de l’édition. 21 ans, 6 albums et 4 maisons d’édition plus tard, qu’en reste-t-il?

Côtés positifs, on retiendra des univers extrêmement bien pensés, avec une foison de détails, cohérents, divers et hauts en couleurs, ainsi qu’une galerie de personnage eux aussi bien typés et ayant une grande profondeur psychologique. Les personnages évoluent énormément sur la période du cycle: la petite peste irresponsable devient une grande héroïne courageuse ayant ses moments de faiblesse; la fille sage et responsable devient une dictatrice, le salaud de la bande devient un amoureux transi et romantique, etc. Une série très humaine, et une belle galerie de portraits, dans laquelle Bourgeon se surpasse.

Côtés négatifs, on retiendra des récits pas faciles d’accès, des histoires pas toujours très lisibles (nécessitant des explications fastidieuses qui alourdissent le récit), des albums qui hésitent entre le traitement d’une histoire en un tome et le développement d’un cycle sur plusieurs tomes, et les éternelles incongruités, inévitables dès qu’on commence à voyager dans le temps – les pirouettes employées par les auteurs pour résoudre le problème sont originales mais ne convainquent pas.

Bref, une série culte qui fait date dans l’histoire de la BD franco-belge mais qui a perdu depuis longtemps l’élan des deux premiers albums et qui, à peine finie, date déjà.

Nom série  Le Muret  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans les années 1980, abandonnée par sa mère, et laissée la plupart du temps seule par un père absent, Rose, 13 ans, essaye de se construire. Elle sombre petit à petit, tout en essayant de se raccrocher à diverses bouées de sauvetage, qui sombrent en même temps qu'elle. Un livre très réaliste, dans lequel j'ai tout de suite retrouvé des amies paumées de mon adolescence. Un livre noir, dans la tradition sociale de la Wallonie industrielle qu'on retrouve chez les frères Dardenne, et qui finit (comme le veut le genre) sur une note empreinte d'optimisme: les personnages grandissent et les épreuves qu'ils surmontent les rendent un petit peu plus fort.

Dans cet album, Bailly change une fois de plus de style, et se frotte ici à un noir et blanc plus intimiste et underground. C'est très réussi, comme tout ce à quoi il touche.

Nom série  Texas Cowboys  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un pied tendre de la côte est débarque au far west et veut jouer les cowboys. Le chemin pour y arriver sera pénible mais exaltant.

Des histoires de western relativement classiques, mais qui jouent intelligemment avec des codes éculés. Un bon moment de lecture, à lire pour les dessins de Bonhomme, les personnages enlevés et attachants, et les dialogues truculents. Seul bémol: on passe souvent sans transition d'une scène à une autre qui en est très éloignée, sans aucune transition, comme si l'agencement des pages était aléatoire. Mais au final, le résultat est très réussi - ce n'est juste pas tout à fait le genre de BD que j'adore.

Nom série  Cet été-là  posté le 17/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs américains sont champions pour traiter le thème de l'adolescence. Tamaki ne fait pas exception et Cet été là "avance en chancelant sur la ligne de faille de la préadolescence, quand la naïveté confortable de l'enfance s'estompe, laissant place aux sombres complexités de la vie adulte", comme le dit si bien Craig Thompson sur le 4e de couverture. On suit une jeune fille qui revient comme chaque année au lieu habituel de vacance, sauf que cette année, elle a grandi, elle n'est plus tout à fait sur la même longueur d'ondes que son amie plus jeune, ses parents sont sur le point de divorcer, sa mère se bat avec un traumatisme caché, elle commence à s'intéresser à un ado boutonneux, etc. Bref, encore une fois, une BD très américaine, mais sans le mal-être névrosé et nombriliste qu'on retrouve d'habitude dans les albums du genre. Ici, ca reste léger, normal, une historiette, finement observée, mais qui ne raconte au final pas grand chose - juste une tranche de vie qui se lit au premier degré.

Nom série  Sens  posté le 16/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une fois de plus, MAM nous fais la preuve de son génie créatif et nous surprend avec un album inclassable qui joue avec les codes du récit dessiné. Le livre se présente comme un exercice de style sur le thème de la flèche qui indique une direction et qu'un homme essaye de suivre. Mais cette fuite en avant se transforme petit à petit en quête de sens et en une réflexion plus profonde sur le hasard, le libre arbitre, et le sens de la vie.

Ce livre-objet, de très belle facture, peut se lire très vite, mais laisse une trace indélébile, et est un petit chef d'oeuvre, malgré sa simplicité apparente.

Seul bémol: la faute d'orthographe dans le nom de l'auteur écrit en alphabet de flèches (la flèche du i pointe vers le bas et non vers le haut).

Nom série  Little Tulip  posté le 08/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de lire ce nouvel album de Boucq et Charyn, un duo qui a produit par le passé deux chefs d'oeuvres (Bouche du diable et La Femme du magicien).

J'ai été fasciné par toute la partie qui se déroule dans le goulag. La violence et la brutalité extrême, et les formes de solidarité, d'ordre, et même d'art qui en découlent sont dépeintes de manière extrêmement prenantes - avec quelques superbes planches en prime.

J'ai beaucoup moins aimé la partie à New-York, qui diminue la force qui se dégage de la partie Sibérienne, et dont la fin est plutôt décevante.

Bilan un peu mitigé, donc. Ca n'atteint pas le niveau des deux autres albums produit par le même duo par le passé, mais ça reste globalement très bon.

Nom série  Cages  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca faisait plusieurs années que je repoussais la lecture de ce pavé, mais je viens de finir la BD. J'ai trouvé ca mystique et verbeux, ce qui, etalé sur 500 pages, est relativement chiant, malgré quelques bonnes idées éparses.

Et dire que ca a reçu plein de prix!!! En tout cas, pour moi, ca valse direct dans ma pile de BD à revendre...

Nom série  David, les femmes et la mort  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai beaucoup aimé La jeune fille et le nègre du même auteur, et c'est donc avec un apriori positif que je me suis lancé dans la lecture de "David, les femmes et la mort", une BD sur un homme avec un cancer du larynx qui n'arrive pas à parler de la mort avec sa femme et leur fille.

Ben là par contre, malgré la force du sujet (qui n'a pas connu quelqu'un qui est mort d'un cancer et suivit les souffrances du malade et de son entourage?), je n'ai pas accroché du tout. J'ai eu l'impression que Vanistendael était passée à côté de l'essentiel. Alors que La jeune fille et le nègre était solidement ancré dans le réel et le vécu, "David, les femmes et la mort" travaille plus par métaphores. Pour moi, c'est un essai raté.

Nom série  La Jeune Fille et le Nègre  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai beaucoup aimé "La jeune femme et le nègre". Une histoire d'amour plus ou moins autobiographique entre une jeune Belge et un candidat réfugié politique Togolais, dont le parcours de combattant avec l'administration et le désespoir qui s'ensuit finissent par plomber la relation entre les 2 jeunes gens. Le sujet est très bien traité, sans trémolos ni diatribes politique, en se focalisant sur la vie des protagonistes (juste quelques clichés dans la relations avec les parents, et dans le travail de terrain en Afrique de l'Ouest). Une très bonne surprise.

Nom série  Nouvelles vies  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelles vies, de Stéphanie Delmas, est un témoignage bon enfant relativement classique d'une grossesse, de la conception à juste après la naissance. Témoignage féminin, assez marrant, relaté sur un ton léger mais qui n'esquive pas toutes les angoisses, les questions, et les changements.

Le petit truc particulier qui rend ce livre différent, est l'argument selon lequel une naissance n'est pas juste une nouvelle vie, mais que ca change la vie de toutes les personnes autour (d'où les pluriels du titre). Un nouvel enfant crée des parents, grands-parents, cousins, oncles et tantes, et tout le monde doit se redéfinir vis-à-vis de ça.

J'ai bien aimé, malgré une écriture liée pas toujours des plus faciles à lire (moi aussi, j'ai achoppé sur un mot que je n'ai pas réussi à déchiffrer).

Nom série  Ce n'est pas toi que j'attendais  posté le 07/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant).

La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie.

Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.

Nom série  The Fixer  posté le 04/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
N’ayant pas bien suivi l’actualité au moment de la guerre de Bosnie, voilà que je la découvre grâce à Joe Sacco qui est à la fois journaliste et auteur de bande dessinée à travers « The fixer », un album génial à tout point de vue.

Ce livre a plusieurs niveaux de lectures.
D’un côté, on en apprend énormément sur les dessous du siège de Sarajevo et sur les milices paramilitaires, leur importance stratégique dans la défense de la ville, le passé criminel de certain de leurs éléments, etc. D’un autre, on a l’histoire de Neven, un « fixer » qui résout les problèmes des journalistes, mais également un personnage au passé trouble, à la fois criminel et héroïque.
Serbe de mère Musulmane, Neven incarne l’ouverture historique et la mixité ethnique de Sarajevo. Son parcours pendant la guerre est emblématique des débats politiques sur la définition de l’identité Bosniaque, devenue progressivement moins multiethnique et plus musulmane.

Mais le génie de cet album tient surtout au fait que l’auteur se met également en scène et problématise sa relation avec Neven, en montrant la vulnérabilité des journalistes vis à vis de ce genre d’individu pour trouver leur chemin, résoudre des problèmes matériels, et accéder à de bonnes informations. De son côté, Neven dépend financièrement des journalistes comme Sacco et essaye de leur soutirer autant d’argent qu’il le peut. Malgré cette interdépendance malsaine, Neven et Sacco deviennent amis, ce qui ne facilite pas les problèmes de crédibilité que rencontre Sacco face aux témoignages de Neven.

J’ai trouvé cet album parfait – sans conteste une des meilleures BD publiées en 2005.
Un chef-d’oeuvre malheureusement passé inaperçu.

Nom série  Ange-Marie  posté le 15/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On a l'impression, en lisant cet album, qu'il essaye de copier le succès d'autres BD à succès, telles que Zoo (le château plein de sculptures hors du temps), les Souvenirs de Toussaint (le beau ténébreux perdu en zone rurale et tombeur de jolies paysannes), et des BD/livres/films ressassant l'histoire du poilu traumatisé peinant à se réinsérer dans la société, ou ceux déclinant le thème de la jeune fille qui s'amourache d'un homme beaucoup plus vieux qu'elle, qui résiste à ses avances et attendra patiemment qu'elle devienne adulte et menace de se marier à un autre pour finalement succomber à ses charmes. Comme s'il suffisait de jeter ces ingrédients en pagaille dans le pot et de faire bouillir pour donner une bonne BD.

Bien entendu, ca ne marche pas comme ca et la sauce ne prend pas. Les dessins en couleurs directes peuvent plaire, mais le scénario oscille entre la comédie, le romantisme et la tragédie, sans avoir une ligne directrice convaincante. Un de ces albums qui confirme la perte d'identité de la collection Aire Libre, qui vit décidément plus sur sa réputation que sur la qualité des albums publiés.

Nom série  Ferme 54  posté le 11/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Noga, une jeune israélienne née au début des années 70, vit à la Ferme 54, dans une petit village de campagne, non loin de Jérusalem. Trois étapes clés illustrent son passage de l'enfance à l'âge adulte, en un triptyque sur les dimensions obscures et dérangeantes de l'adolescence. Ferme 54 Evoque les traumatismes qui se dissimulent sous la superficielle tranquillité d'une jeunesse à la campagne". Tout est dit dans le 4e de couverture.

Les moments obscurs et dérangeants du passage de l'enfance à l'âge adulte ont quelque chose qui fait penser aux albums d'Adrian Tomine. On y retrouve le même détachement, la même intériorisation des sentiments. Sauf que les récits de ferme 54 sont plus violents car ils ont en toile de fond la mort et la destruction, ce qui rend le détachement encore plus terrible. Ferme 54 est, quelque part, un album sur l'insoutenable légèreté de l'être. Que dire, que faire, face à la mort du petit frère? Face au racisme quotidien? Face à la violence structurelle d'une société en guerre? L'album est jonché de comportements d'un calme et d'une trivialité qui, malgré leur réalisme et leur authenticité, ne peuvent qu'apparaître incongrus et en décalage avec la violence ambiante. A l'instar de cette soldate Israélienne, qui recueille un mignon petit lapin pendant que ses coreligionnaires dynamitent la maison d'une famille Palestinienne.

Les récits sont bien construits, ne disant pas plus qu'il ne faut et laissant le lecteur puiser dans sa propre expérience du monde pour comprendre ce qu'il se passe. Les dessins sont du même tonneau, suggérant plus qu'ils ne montrent. Mais c'est l'usage de la bichromie qui est le plus remarquable car il confère aux lumières et aux ombres une vie propre, attirant le regard sur l'avant- ou l'arrière plan, sur un objet, un visage, accentuant un mouvement, donnant le vertige ou faisant passer un sentiment de vide.

Nom série  Chroniques Birmanes  posté le 10/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais déjà été décu par Shenzhen et Pyongyang qui, à mon avis, en disaient beaucoup plus sur l'auteur et ses préjugés que sur les villes qu'il prétendait décrire. Seul le sujet du présent album, la Birmanie (dont la situation me tient à coeur), a vaincu mes réticences d'achat.

Malheureusement, cet album est sans doute le pire des trois. L'auteur vient en Birmanie pour accompagner sa femme qui y travaille pour Médecins Sans Frontières et il joue la plupart du temps au baby-sitter. L'album souffre des mêmes défauts que les précédents : Delisle fraie peu avec les gens du cru; il décrit des choses qu'il ne comprend pas et qui apparaissent dès lors (faussement) absurdes; il n'arrive pas à se défaire de son regard d'occidental et se contente de renforcer tous les clichés qu'on peut avoir sur ces villes/pays. Mais, surtout, l'album est centré sur la vie de l'auteur plutôt que sur le pays visité. Guy Delisles n'aime pas la chaleur et ne peut survivre sans la clim ; Guy Delisle développe une tendinite à force de dessiner ; le fils de Guy Delisle s'appelle Louis, Guy Delisle a peur de la grippe aviaire ; Guy Delisle est énervé par le fait que seul son fils reçoit les sourires des voisins ; Guy Delisle fait de la pseudo-méditation ; Guy Delisle fait ses courses en Thailande ; Guy Delisle critique les expatriés mais en est un lui même, qui fait des pieds et des mains pour avoir accès à leurs clubs de sports, qui met son fils dans une crèche Française subsidiée par Total, etc.

Qu'apprend-on de la Birmanie? Trois fois rien, et sûrement pas plus que ce qu'on lit dans tous les articles de journaux traitant de ce pays. Que dit-il d'Aung San Suu Kyi, par exemple ? Pas grand chose de neuf, si ce n'est que sa maison est dans le quartier de Guy Delisle, et qu'elle fait face à l'Américan club, situé de l'autre côté du lac. Quoi ? Pas même un témoignage d'un ami Birman sur le personnage politique le plus connu du pays ? Pas une seule page relatant sa biographie ? Ben non, rien que les quelques lignes (prix Nobel de la paix en 1999, etc.) que tout le monde connaît pour les avoir lues plusieurs fois dans les journaux ou entendues à la télé. Il y a bien quelques anecdotes sur la manière dont la dictature emprisonne les opposants sans procès et fait surveiller les e-mails et internet, mais rien là de vraiment neuf non plus, ni de bien documenté.

Bref, un carnet de voyage tout ce qu'il y a de plus morne, long et inintéressant, représentant la vie et le point de vue de l'auteur et des expatriés, et manquant l'occasion de raconter ce qu'est le quotidien des Birmans en Birmanie. A ceux qui voudront le défendre en disant qu'on ne peut parler que de sa propre expérience et de ce qu'on connaît, je répondrai que c'est bien la preuve que Guy Delisle, malgré un an passé sur place, ne connaît pas grand chose de la Birmanie et des gens qui y vivent.

Nom série  Presque Sarajevo  posté le 09/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Wazem, un des grands espoirs de la BD Suisse, nous présente un carnet de voyage fait à Sarajevo. Ville emblématique, au centre du pire conflit ayant secoué l'Europe ces dernières années, on aurait pu s'attendre à quelque chose ayant un minimum d'intérêt. Surtout que Joe Sacco avait montré avec brio tout ce que la BD pouvait apporter à la description, l'analyse et la compréhension du conflit.

Mais Wazem est à l'opposé de Joe Sacco. Alors que ce dernier centre ses récits sur les gens qu'il rencontre, sur leurs témoignages, leur biographie, leurs contradictions, Wazem, lui, fuit les Bosniaques comme la peste, y compris ses hôtes. Quand il ne les fuit pas, il passe son temps à s'en moquer (un dessinateur de BD avec un ego surdimensionné, une petite vieille qui ne lui lâche pas les baskets, etc.). Il préfère marcher dans la ville et se laisser entraîner dans les situations qui s'offriront à lui, quitte à ne parler "que de l'anecdote la plus insignifiante, le détail le plus banal" (page 15). Et il nous dit cela sans humour, en semblant y croire dur comme fer! Naïveté? Amateurisme? Toujours est-il que malgré sa conviction d'avoir "vraiment pu toucher le fossé qui sépare les organisations bien pensantes et bien médiatisées d'une population blessée et désillusionnée" (page 16), la seule chose dont il nous parle, c'est des anecdotes de comptoir, des petites rencontres superficielles, des bouts de chandelles ici et là, pour finir par des vacances classiques à ... Dubrovnic !

Bref, "Presque Sarajevo" ne nous présente presque rien de Sarajevo. L'auteur s'en rend bien compte mais refuse quand même de se l'avouer. Sa mauvaise conscience et ses tentatives de se dédouaner en disant qu'il n'est "ni journaliste, ni reporter, ni spécialiste, ni politologue, ni engagé, ni militant, juste un occidental moyen" (prologue), et que ses hôtes Bosniaques "ne comprendront sans doute pas non plus ce carnet" (dernière page), sont véritablement pathétiques. Wazem ne se prive pas pour critiquer la superficialité des autres, leur manque d'engagement et de compréhension. Il ne fait pourtant pas mieux qu'eux.

Nom série  L'Idiot (Kang Full)  posté le 14/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je n'aurais jamais acheté ce Manwha sans les conseils dithyrambiques de mon libraire. En effet, les dessins, a priori simplistes, ne laissaient en rien présager de la réelle profondeur du récit. Mais puisqu'il faut bien écouter son libraire pour trouver son chemin dans la jungle de la surproduction actuelle, j'ai fini par l'acheter, presqu'à contre coeur... et je me suis pris une grande claque !

L'histoire démarre de manière bien simple. Une jeune pianiste revient en Corée après avoir raté sa carrière musicale aux Etats-Unis. Ses pas la font se promener dans un parc dans lequel elle se fait aborder par un simple d'esprit. Petit à petit, à chaque chapitre, l'histoire prend de la profondeur. Chaque protagoniste se trouve être lié aux autres depuis l'enfance. Leur histoire se dévoile et le drame de chacun se révèle. L'idiot est au carrefour de tous ces drames personnels et c'est lui qui, dans toute sa simplicité, dénouera l'existence de son entourage en lui permettant de tourner la page pour aller de l'avant.

Bien qu'il fasse mouche, le message n'a rien de neuf : heureux les simples d'esprits ; la vérité sort de la bouche des enfants ; nous avons oubliés les vraies valeurs et il faut les retrouver là où on les attend le moins. Mais ce message est servi par un scénario construit avec la précision d'une mécanique d'horlogerie. Tous les rouages (je dis bien tous) s'emboîtent les uns dans les autres à la perfection. La structure du récit est simple et complexe à la fois ; elle est parfaite et implacable. La simplicité des dessins donne une lisibilité exemplaire qui permet d'aller à l'essentiel, aux émotions les plus pures. Oui, j'ai pleuré (et pas qu'une fois). Si d'aucuns doutent encore qu'on puisse faire une oeuvre dense et profonde avec un dessin et un scénario en apparence minimaliste, qu'ils lisent l'idiot. Kang Full nous donne une précieuse leçon sur comment écrire et dessiner une BD, en plus de nous donner une véritable leçon sur les choses de la vie.

A découvrir sans s'arrêter aux préjugés sur le dessin.

Nom série  Mano en mano  posté le 14/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les tribulations d'un billet de 20 euros, passant entre les mains de toute une série d'individus en marge de la société Espagnole. Un scénario des plus ténus et des dessins d'un genre plutôt humoristique. Ca change de ce à quoi Miralles nous avait habitué, mais ca ne convainc guère.

Nom série  La Fille de Mendel  posté le 14/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La 2e guerre mondiale et la Shoah sont trop souvent présentées en termes Manichéens : les méchants nazis d'un côté, les bons résistants héroïques de l'autre, et les pauvres victimes juives au milieu. Il est donc toujours intéressant de lire le témoignage d'un rescapé de la Shoah, ne fût-ce que pour se rendre compte que des bons et des méchants, des bourreaux et des victimes, il y en avait dans tous les camps (même s'il est clair que certains ont beaucoup plus souffert que d'autres).

"La fille de Mendel" est le témoignage de la mère de l'auteur, qui a grandit en Galicie Ukrainienne et qui a réchappé de justesse à la mort qui a fauché la plupart des membres de sa famille. Un témoignage vivant, dramatique, plein de rebondissements improbables, constituant une importante leçon d'histoire et une réflexion sur l'(in)humanité, comme dans toutes les histoires de rescapés.

Là où ca coince un peu, c'est dans la manière de représenter l'histoire. En général : beaucoup de texte illustrés par un ou deux dessins par page. Le texte est traduit du Yiddish de manière assez crue, en gardant la structure des phrases d'origine, ce qui fait qu'il sonne très mal aux oreilles Francophones et qu'il finit par énerver. Le dessinateur, quant à lui, n'est pas très crédible dans sa reconstitution d'une société Ukrainienne disparue. Mais le pire est sans doute qu'il n'ait pu résister au désir de rajouter une couche d'horreur visuelle à un discours sans doute trop sobre à son goût. Bref, à lire plutôt pour le témoignage que pour les textes (mal traduits) ou pour les dessins (peu crédibles et n'ajoutant rien au texte).

Nom série  Celle que...  posté le 14/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé L'immeuble d'en face mais sans plus. Le second tome m'avait même fait bailler : la vie quotidienne, c'est bien, mais à la longue, c'est barbant. Dans "Celle que je ne suis pas", par contre, il y a une vraie histoire qui s'articule autour des moments décrivant la vie quotidienne de jeunes collégiennes en pleine crise d'identité d'adolescence. Si on fait exception du vocabulaire "jeune" un peu trop cliché, c'est vivant, c'est mignon et dur à la fois, et ca se laisse lire agréablement.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque