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Nom série  Hâsib et la reine des serpents  posté le 26/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une éternité que j’attendais le second tome de cet opus. Le temps semblait s’écouler à un rythme aussi lent que celui des 1001 nuits. Et puis l’anonymat de ces parutions dans la horde fit que je ne vis pas le second tome. Je craignais l’abandon voire l'infini devoir d'attendre 1001 jours avant de mériter un tome 2. Ma fille de 5 ans qui avait vu le tome 1 à sa sortie avait été marqué par les images, elle me le demande régulièrement pour le feuilleter et même le montrer à ses copines. A chaque fois, il fallait expliquer que le tome 2 allait peut être sortir, et soudain au détour d’une recherche je l’ai vu.
Evidemment non disponible, il fallut commander et ré-attendre mais cette fois ci c’était une histoire de jours et plus question de douter sur un abandon.

Il arrive que trop attendre fait monter trop de pression et engendre une déception lorsque l’objet chéri apparait finalement accessible, ce fut un peu le cas ici, mais entrons dans le vif du sujet puisque je vois que même en ces lieux de qualité cette série est passé inaperçue, il faut vite réparer et cela va me faire sortir de la retraite pour prendre la plume comme au plus beau jour.

Hasib, c’est un DavidB en pleine forme et possession de sa technique qui s’approprie le Conte de Hâsib Karîm ad-Dîm. Les codes du récit initial restent présents et j’ai pu retrouver le mélange d’émerveillement, de naïveté, de simplicité, lié au mode narratif originel. Evidemment il ne faut pas chercher une intrigue contemporaine et tout ceci peut paraitre de prime abord naïf, probablement même est ce dû au choix de la collection jeunesse par l’éditeur, mais ne nous trompons pas, tout le talent de David B pour transmettre le monde intérieur d’un personnage à son lecteur déjà vu dans L'Ascension du Haut Mal se magnifie ici par une couleur extraordinaire.

Voilà la clé, évidemment qu’il n’y aura pas de surprise dans l’histoire, mais quel voyage en ouvrant l’album, quelle claque visuelle l’auteur nous met en tête. Le tome 1 m’a totalement annihilé, épuisé, vidé. Je me souviens qu’après la première lecture j’étais totalement incapable de bouger de mon fauteuil comme si c’était moi qui avait enduré les milles aventures toutes plus effrayantes, physiques, merveilleuses et épouvantables que je venais de lire. Les détails fourmillent, les références pullulent et surtout la technique narrative de la mise en page de David B trouve ici toute sa pertinence avec les djinn. Les couleurs nous explosent les pupilles et font vivre les fantasmes et mythes qu’ils représentent. La force du tome 1 réside dans le foisonnement parfaitement maitrisé pour une lecture fluide sans ennui magnifié par une mise en page extraordinaire servi par une mise en couleur envoutante. Que demander de plus ! Je mettrai sans aucun doute à ce tome 1

Et vient le tome 2 après tant d’attente, tous les ingrédients reviennent en bouche dès la couverture, un cocktail de références culturelles émaillent la lecture adulte avec des emprunts aux mythes des Amériques maya et amérindiennes. Et pourtant quelque chose manque, un petit je ne sais quoi qui a rendu ma lecture moins passionnante que le premier tome, un petit peu comme si alors que le premier tome était un ru de montagne virevoltant sortant de son lit pour aller taquiner les éléments alentours, celui-ci était maintenant plus sage et moins impertinent. Certes nous sommes toujours très au-dessus du niveau moyen de qualité des sorties hebdomadaires, mais nous ne sommes plus face à un chef d’œuvre, seulement un bon opus qui finit trop vite.

Au final comment envisager l’ensemble, le tome 1 me semble un chef d’œuvre de sensibilité et de narration grâce à un graphisme sublime qui rend une histoire classique sublime, le tome 2 poursuit le rêve mais on sent qu’il va s’achever un peu trop vite, que notre envolée si puissante et agréable va nous ramener trop vite dans notre quotidien et que la dernière page sera trop vite tournée. Encore oserais-je réclamer, nous n’en sommes qu’à la 498eme nuit pourrais on continuer le plaisir !

Nom série  Le Port des Marins Perdus  posté le 08/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est des albums dont vous avez du mal à lâcher la lecture, sur lesquels une fois la dernière planche avalée vous avez besoin de tout relire sans précipitation pour profiter de la fluidité du trait et de la narration, desquels vous vous dites que noyés dans la production actuelle de toute façon le pauvre auteur sera perdu.

"Le Port des Marins Perdus" est de cette catégorie, un récit de bateaux, de pirates, de lointain et de douceur aussi. Car contrairement aux très bons Long John Silver ou encore A bord de l'Etoile Matutine, ici il n’y a pas que de la peur, de la sueur et du sang, on peut y trouver aussi des sentiments et de la douceur.

Le scénario suit un fil finalement classique, mais je ne me rends compte de ceci que maintenant lorsque j’écris mon commentaire. Les événements bien amenés permettent de désamorcer les indices trop gros qui avaient probablement intentionnellement été laissés, et le lecteur se prend au jeu des questions et de l’empathie pour les personnages.
Le dessin, à première vue brouillon, déploie une aisance et une légèreté bienvenue pour nourrir le propos, et si aux premières planches on peut se demander si l’album final verra le jour, très vite l’âme du récit se nourrit des traits de crayons parfois avec pudeur parfois avec hargne.
Vous l’aurez compris, cet album fait partie des très jolies surprises de ce trimestre qu’il faut connaitre même si les récits de gros pirates ne vous enchantent pas, car ici il n’est pas question seulement d’un univers spécial et sanguinaire, mais bien de grandeur de sentiments évoluant avec pudeur dans la mémoire et l’humeur du lecteur.
Et si le récit échappe à la note ultime, ce n’est pas pour le sentiment merveilleux de l’après lecture, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans cet album, aussi bien dans une trouvaille scénaristique ou une prouesse graphique. Procurer un tel bonheur au lecteur par une fluidité et un excellent travail même classique montre un talent d’auteurs à découvrir

Nom série  Tetfol  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est des moments de grâce improbables que l’on n’a pas vu venir et qui procurent un émerveillement tout à fait merveilleux.

Contexte : me revoilà proche des 2000 albums il va falloir refaire un nouveau tri, celui-ci s’annonce difficile car plus de 700 albums sont partis depuis 5 ans, ah si les deux rangées du bas dans la bibliothèque là, il doit y avoir encore du gras. Tiens 6 albums Tetfol, encore un vieux truc pour gamins parus dans tintin dans les années 70, on va quand même les relire avant de les faire partir.

Rhaaaaa

Quelle redécouverte, quelle surprise… A noter qu’il y a généralement plusieurs histoires dans un tome. Le scénario du tome 1 assez classique nous présente les origines de Tetfol, rien d’extraordinaire mais histoire bien ficelée avec une bonne synthèse narration-dessin sans pour autant montrer une technique géniale. Et puis une histoire courte à la fin tout à fait merveilleuse qui éveille les sens et la curiosité. On est alors obligé de lire le tome 2 et là commence le rêve.

Magnifique tome 2 rempli de symboles, de poésie, sortant des chemins scénaristiques confortables pour présenter des personnages plus complexes qu’une lecture superficielle pourrait laisser voir, les dessins progressent en particulier dans la scénarisation du poétique, on commence à le palper dans le trait.

Viennent ensuite l’apogée les tomes 3 et 4 sont des bijoux de poésie, de merveilleux présentés au lecteur dans un écrin de lumière tout à fait extraordinaire. Nous ne sommes pas dans un conte avec des sentiments bien-pensants remplis de conventions, ici le lecteur n’est pas confortable, il se voit dans ses faiblesses, les arêtes du récit sont dures à nos confortables et individualistes réflexes. Le dessin a trouvé son âme et les couleurs, les traits font exploser la poésie du texte, l’hymne à la civilisation.

Le tome 6 nous raconte une histoire de bannis, même bannis ils trouvent le moyen de s'entre-tuer, et il n’y a qu’un externe à leur guerre qui va les réunir et leur redonner espoir. Pour leur malheur, leur refus de changer les entraînera dans leur perte. Il y a du Don Juan dans cet opus

Le dernier tome mélange les mythes pour une création tout à fait réussie, une fois encore notre héros n’est pas tout puissant et les messages tout en nuance rendent le récit tout à fait passionnant.

Une fois ces tomes avalés on se dit que nombre de très gros succès du 9eme art postérieurs n’ont finalement rien inventé et qu’une matière incroyable réside dans ces opus. On se dit aussi que le lectorat de Tintin des années 70 n’était peut-être pas le meilleur pour ce genre et que le journal « (À suivre)» aurait probablement donné une meilleure place à cet auteur qui par la suite, à part dans Le Maître des brumes, n’arrivera pas à retrouver une telle poésie dans ses lignes.

Non seulement les opus ne partiront pas, mais il va me falloir trouver le tome 5 manquant. J’aurais en l’espace de plusieurs soirées retrouvé une poésie non formatée loin des blockbusters actuels. Le dessin nettement moins inspiré du cinéma que dans les productions actuelles trouve une sensibilité exacerbée non ressentie depuis fort longtemps, les scénarios moins implacables et moins confortables pour le lecteur que les productions actuelles rendent la lecture beaucoup plus riche et durable. Si l’opus échappe au ultime aujourd’hui, peut-être qu’une prochaine relecture nivellera par le haut une série qui me semble injustement oubliée.

Nom série  Planète Divine  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin et le format particulier accordé à cet opus m’ont incité à me pencher sur ce dyptique.

Le scénario nous présente une sorte de vision mystique de la vie avec les sages couches supérieures ayant une puissance de l’esprit permettant de créer tandis que aux niveaux inférieurs on trouve la guerre, la volonté de puissante l’égoïsme et tutti quanti. Bref rien de transcendant si ce n’est justement les formes éthérées des individus qui peuvent passer d’une dimension à l’autre par la simple force de l’esprit. Le tome 1 m’a semblé trop lourd justement, trop plein de ce mysticisme trop naïvement présenté qui le rend dégoulinant et peu digeste, on se perd dans les dimensions oniriques et tout cela est certes plein de poésie, mais demeure trop binaire bien mal pour présenter un intérêt. Malgré tout cela j’ai quand même poussé& au tome 2 grâce à ce dessin tout à fait hors norme et très poétique.
Heureuse surprise du tome 2, le scénario plus construit rend l’histoire plus lisible, la complexité des dimensions demeure mais curieusement tout cela parait nettement plus fluide, l’auteur a supprimé les circonvolutions nuisibles à la lisibilité et l’histoire passe bien mieux. On traverse le temps et de nombreux points en suspens trouvent leur résolution (parfois même un peu trop rapide) ici. A la fin du récit, l’impression générale est celle d’un joli voyage poétique dans un univers où réincarnation, parallélisme du temps sont la norme.


Le dessin permet de donner un écrin merveilleux à une histoire complexe, les pastels trouvent une résonance tout à fait pertinente dans la rémanence des idées et des sentiments au gré des époques et des lieux. Le découpage permet de faire passer le message, et étant donné la complexité de celui-ci chapeau !

Au final album très agréable pour les amateurs de philosophie, de mysticisme et de spiritualité, pour les autres la patte science-fiction sera probablement trop maigre, il ne restera que la poésie des images

Pas mal, mais il me semble que les relectures doivent être très espacées pour être appréciée d’où le non conseil d’achat.

Nom série  Guide Sublime  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peut être ai je trop attendu au regard des avis distillés ici.

Le scénario tourne autour de ce dictateur en herbe rempli d'ennui, mais finalement tout cela tourne très vite en rond, et passé l'excellent début l'esprit s'essouffle. Certes de temps à autre il y a une trouvaille sympathique, mais chaque bonne trouvaille est tellement déclinée que cela devient trop coulant, trop superficiel et finalement plus très drôle. La fin elle même ne m'a pas du tout enthousiasmé et je la trouve même faible et signe d'impuissance.

Le dessin fonctionne lui aussi très bien au début, et fait énormément pour empêcher le tout de tomber dans l'ennui. C'est grâce au dessin qu'on ne descend pas plus bas et que l'on finit le bouquin. Certes c'est un peu style crado brouillon parfois mais cela sert la narration et les tarés présentés.

Au final déception, certes cela se lit bien vite aussi, mais cela va s'oublier probablement aussi bien et vite. Le dessin et le début du bouquin fonctionnent très bien ce qui monte le niveau global à pas mal.

Nom série  L'Encyclopédie des débuts de la Terre  posté le 19/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un bijou que j’aurai loupé sans la veille qualitative de ces lieux.
Un album aux allures mystico-chamanique quoi de mieux pour me mettre l’eau à la bouche !

L’auteur nous livre un conte reprenant un patchwork de mythes de différentes origines. Si la première moitié du livre m’a fait fortement penser aux mythes que l’on trouve chez les premiers habitants d’Amérique du Nord avec une pincée de saga viking et même parfois j’ai pu trouver des emprunts aux mythes pacifique, la seconde partie trouve sa source dans un syncrétisme entre les mythes babyloniens et la genèse de l’ancien testament et de fait parait nettement plus « classique ». L’exercice est tellement bien maîtrisé, fluide que le lecteur ne se perd jamais et se passionne pour le récit.
Graphiquement, l’auteur trouve un trait « simpliste » qui s’adapte parfaitement à un conte, la colorisation me semble parfaitement maîtrisée et participe à cette plongée dans un chamanisme du froid où les mythes viennent heurter notre rationalisme scientifique. Si les dialogues viennent parfois un peu ternir la force narrative graphique avec un peu de facilité, le lecteur n’en demeure pas moins totalement happé de bout en bout cherchant à en savoir plus sur cet univers.
Le récit de la création de terre est un monument de poésie dont je vois des origines amérindiennes, qui va rester dans l’esprit du lecteur un bon moment tant il est touchant.

Cet album donne un pur moment de plaisir, un opium que l’on aura vite fait de reprendre encore et encore pour se doper à ces récits magiques nettement plus pertinents et enrichissant sur la compréhension de l’homme que moult émissions sociétales du petit écran.
Et si le récit échappe à la note maximale, c’est pour l’origine de tout ici traité avec de l’humour là où justement il ne doit pas y en avoir (mais c’est une case de l’album) et pour la relation d’amour finalement un poil fade dans les textes (quelques pages à la fin).
Hors ces deux éléments qui ne chagrinent qu’un vieux pinailleur comme moi, foncez c’est de la bonne.

Nom série  Un océan d'amour  posté le 12/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Lupano, l’homme de toutes les promesses de qui j’attends beaucoup :
Le Singe de Hartlepool, Alim le tanneur, Célestin Gobe-la-lune, L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
Mais que récemment je n’apprécie absolument pas :
Ma révérence, Sarkozix (Les Aventures de), Les Vieux Fourneaux


Autant dire qu’il m’a fallu du temps pour tenter la lecture de cet opus.
Cette fois ci quel bijou, une finesse perpétuelle associée à une tendresse remplie d’émotion font de ce récit un monument de plaisir. Les personnages m’ont totalement conquis quelque soient leurs fonctions. Evidemment les deux acteurs principaux m’ont totalement fait chavirer mais toute la galerie de personnages secondaires aussi loufoques les uns que les autres servent le récit avec une force inouïe. Et enfin il n’y a pas de message politique bien lourd derrière l’intrigue !

Graphiquement, ce muet est un chef d’œuvre. La qualité narrative exceptionnelle rend chaque page expressive, chaque visage dégage une émotion, l’humain sort de chaque planche dans toutes ses contradictions et sa fragilité. Après deux précédents déjà muets, notre dessinateur devient une référence dans ce style combien délicat qui tire à mon sens la substantielle moelle de l’essence du 9eme art : la vie dans l’entre deux cases.

Cet album extraordinaire est cependant beaucoup trop sincère et « naif » pour truster les prix académiques, elle n’en demeure pas moins à mon sens la meilleure sortie 2014 (et de loin).

Tout invite le lecteur à l’évasion, au rêve avec une galerie de personnages magique qui nous montre nombre de réactions détonantes de nos congénères. Jubilation lorsque notre marin côtoie les narcotrafiquants, éclats de rires lorsque notre bretonne danse avec Fidel, rage lorsque tout semble perdu pour le petit face au gros, tendresse pour la pudeur des retrouvailles, amour pour cette mouette déglinguée, toutes les émotions y passent, chapeau…

Vous l’aurez compris cet opus rentre dans le cercle très fermé du panthéon. Même noyé dans une production de déluge, les arches de bonheur sont un régal pour les lecteurs sevrés de terreau vivant.

Nom série  Les Enfants du Capitaine Grant, de Jules Verne  posté le 05/06/2009 (dernière MAJ le 24/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1
Quel gâchis…

Les dessins sont absolument sublimes mais ils sont tellement petits dans l’édition que certaines planches deviennent surchargées et difficilement lisibles, alors que chaque case est un bijou. La couverture est un joli clin d’œil.

Côté scénario, j’ai toujours eu du mal avec l’humanisation d’animaux, surtout quand ils sont dessinés de façon aussi réaliste. L’histoire est donc une jolie histoire d’aventure qui se déroule dans de très jolis décors. Mais c’est tout, hélas, là où la lecture permet le rêve et l'imagination, le rendu avec image fait perdre cette notion, les personnages sont d’une uniformité de caractère simpliste, la mise en image du scénario ne laisse pas de place à l’aventure justement, tout est magnifique mais figé. L’adaptation tue donc une bonne partie de l’aventure que nous recréons par notre imagination. Dommage.

Tout dessin aussi magnifique soit-il ne fera pas pour cela une BD. Certes le scénario est fidèle, trop fidèle peut être et trop beau, ce qui fait que je me suis ennuyé à la lecture, je n’ai pas du tout vibré comme à la lecture du livre, dessins trop figés, actions trop évidentes, personnages trop polis. L’œuvre n’en reste pas moins belle pour les plus jeunes, qui sait : cela les encouragera peut-être à lire !

MAJ après tous les tomes

Toujours aussi beau, toujours aussi dommage d'avoir une édition trop petite pour rendre hommage au dessin. En revanche côté scénario l'adaptation a pris de la consistance et s'améliore au gré des tomes pour dans le 3 finir sur une bonne note. Du coup je monte d'un cran pour cet album de bonne facture dans son ensemble.
Un point particulier sur le tome 3 dans lequel j'ai vraiment eu l'impression d'avoir peur pour l'équipe chez nos autochtones peu accueillants. Contrairement au tome 1 qui m'avait laissé sans émotion particulière, j'ai apprécié la transmission par exemple toute en finesse de notre grenouille tatouée.

La série achevée mérite la lecture et peut même venir garnir votre bibliothèque si l'on pardonne au premier tome un peu de platitude.

Nom série  Pablo  posté le 25/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce triptyque nous raconte les débuts de Picasso. enfin il sera surtout question de montrer le quotidien d'un bouillonnant milieu artistique avec ses codes et ses mécènes à Paris.

le tout début dans les yeux de la muse de Picasso introduit le sujet avec énormément de verve et m'a donné envie de lire ce récit. Et tous les trois tomes se lisent avec attention, pas celle qui nous empêche de décrocher le l'album, mais en plusieurs soirées de semaine on passe un agréable moment. les personnages et univers sont si tonitruants que le lecteur tente de ressentir ce qu'il aurait pu faire s'il avait été là. serait il académique et confortable, à vif, un peu fou avec ces quelques personnages fantasques qui illuminent le récit ? Il y a les artistes, les autorités les sommités, les amateurs, les galeristes, les modèles et tout ceci dépeint avec la sensualité et l'animalité de nos jeunes fougueux artistes. Alors le moment est certes plaisant, mais guère plus durable qu'un instant, il ne me reste pas grand chose après lecture, frais divertissant vivant et c'est déjà bien.


Question dessin, je n'accroche pas. il y a un côté intéressant dans le retranscription du personnage, évidemment aller mettre de la ligne claire ou de l'ultra-réalisme n'aurait pas collé à Picasso, du coup il y a une sorte de mélange, trait fluide et simple peu réaliste et couleur réaliste qui m'a tout le temps gêné. On peut vaguement penser au trait du personnage principal mais cela reste court. et pourtant le découpage et la narration suit le fil avec application, mais je n'ai jamais été immergé, même au retour au pays. Pas défaut majeur donc, mais rien qui m'ait enthousiasmé.

cette série sympathique peut être vue sous une forme historique ce qui me semble le plus intéressant, afin de revivre un peu par procuration un début de siècle où tout est encore permis. pas mal, mais je doute que l'album reste longtemps dans la collection dès qu'il me faudra faire de la place.

Nom série  La Nouvelle pornographie  posté le 26/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans le style patte de mouche on trouve tout et n’importe quoi, lorsque c’est Trondheim à la plume c’est un peu noir ou blanc, on adhère ou pas.

Pour cette version j’adhère, l’opus m’a bien fait sourire et il s’agit probablement de l’opus patte de mouche que j’ai le plus relu tant je voulais essayer de comprendre chaque position ou chaque événement.

Bon j’avoue il y a encore quelques cases obscures (!), mais globalement j’ai trouvé l’exercice bien réussi. Certes en première lecture, c’est dur ! Au final la chute m’a bien plu.

Le dessin minimaliste sert idéalement le sujet : en intellectualisant le sexe et en ajoutant la notion d’abstraction à tout ce que l’on fait on arrive à ce genre de résultat qui me semble presque plus proche de l’art contemporain que de la BD.

Je suis donc passé du « c’est quoi cette blague » à la première lecture à un plaisir à essayer de comprendre les différents épisodes plus tard.

Après en faire un chef d’œuvre, certes non, le prix me semble également un bon truc totalement intello-brancho-bobo, mais ça ce n’est pas de la faute de l’auteur. Par ailleurs l’auteur a su s’arrêter et ne pas en rajouter, là réside la force, c’est bien un exercice de style sympa qui ne se prend pas au sérieux et ça j’aime.

A connaitre et je pense même à ressortir de temps à autres pour sourire un peu.

Nom série  Jack Joseph, soudeur sous-marin  posté le 25/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jack joseph, ou l’angoisse de paternité. Mis en exergue par les très bons contributeurs de ces lieux, l’album mérite du temps.

Si le propos nous place près de la mer, dans un village vivant pour une activité industrielle comme tant d’autres, l’auteur souhaite nous faire partager le questionnement d’un homme. Ici c’est l’offshore qui fait décor, c’est le surmoi qui fait sujet. Que se passe-t-il pour un futur père ? L’auteur nous propose une sorte de témoignage de cette étape particulière où l’homme prend conscience qu’il va prendre un rôle responsable vis-à-vis d’un tiers. A ce stade, chacun réagira à sa manière, très probablement en fonction de ce qui l’a lui-même construit et donc de ses géniteurs. Notre Héros se révèle dans une intimité peu élogieuse, il sort du cadre attendu par la société à savoir celui qui assure et assume, celui qui est fort, celui qui devient responsable. Même sa tendre épouse devient étrangère, elle aussi est en attente, mais qu’ont-ils tous ? Notre héros se sent incapable de répondre aux attentes multiples, il fuit. Fort heureusement, il ne cherche pas la fuite pour elle-même mais pour résoudre cette part d’inconnu et de stress qui se cache au fond de lui. Le récit nous présente presque les cheminements d’une thérapie psychologique qui remontent jusqu’au manque, jusqu’à la faute et jusqu’au but ultime : assumer ses faiblesses.

Le dessin se fait très dur, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce récit à cause des traits. Contrairement aux autres, je n’ai pas du tout trouvé le dessin joli, j’ai fini par m’y habituer. Parfois, certaines planches qui se situent entre rêve et réalité trouvent dans cette réalisation aux traités épais un bon vecteur narratif, mais le charme ne dure jamais longtemps. En revanche le découpage très recherché me semble tout à fait magnifique dans la lecture de ce roman graphique, les vues, les séquences montrent une belle maîtrise technique hélas non aboutie par le trait lui-même.

J’ai donc passé un bon moment de lecture avec ce récit intéressant et hors normes, je resterais sur la catégorie bonne BD et non très bonne (donc 3 avec achat comme d’hab ici) car il me manque de la poésie graphique dans le trait. Dommage car le découpage m’a semblé parfaitement maitrisé et intéressant. J'ai envie de dire qu'il s'agit d'un très bon scénario détaillé à donner maintenant à un dessinateur... A découvrir tout de même.

Nom série  Dieu n'a pas réponse à tout (mais Il est bien entouré)  posté le 15/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deux albums pour une série faite de courtes histoires à la façon nouvelles. Deux albums aux histoires forcément inégales. Le concept reste le même, une situation avec un homme en mauvaise posture sur Terre, il faut quelqu’un pour l’aider, Dieu envoie un personnage illustre l’aider. Séance d’habillage, découverte du monde, solution du problème, retour pour la récompense.

L’humour omniprésent se déguste par tranche, et bien souvent l’histoire principale ne sert de que de prétexte pour que nos illustres Hommes de L’histoire se retrouvent en posture rigolote. J’adore Michel ange avec les tagueurs, Freud qui lit sur les kiosques des gros titres sur les pièges de la psychanalyse…. Beaucoup de petits moments de bonheur.

En classant les histoires je dirais

Mozart, louis XiV, cyrano de Bergerac, Freud, homère, michel ange

agatha christie, Hemingway, al capone

Marylin

Fred Astaire

Avec quelques moments franchement attachants dans la plupart des récits, la demande de fin d’homère, le chute d’Hemingway, la demande de Cyrano…

Côté dessin, la colorisation nuit un peu au travail de Barral décidément assez doué pour l’humour. (Philip et Francis (Les aventures de), Baker Street) La narration fonctionne à plein et les multiples touches se découvrent au fil des lectures. Simple efficace et tranchant.

J’ai longtemps attendu avant d’aviser pour savoir si la série résistait à la relecture, et après deux couches le gout est encore meilleur. Difficile d’aviser un tel mécanisme finalement répétitif, ce qui constitue également une limite à la série, mais si l’on retire les épisodes Marylin et Fred Astaire à mon sens loupés, le reste est bien.

Nom série  Victor Hugo, Aux frontières de l'exil  posté le 15/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Couverture, titre, éditeur et critiques lues m’ont incité à découvrir ce roman graphique dont le sous-titre laissait entrevoir une narration historique.

L’auteur nous plonge dans le quotidien d’un Hugo en exil sur les îles Anglo-Normandes. Face à lui le spectre d’un enfant disparu et peu de choses pour le ramener au réel si ce n’est les atouts féminins de Juliette Drouet, sa maîtresse et muse, ou d’une autre conquête féminine. Alors que l’empire révolutionne Paris (signalons deux planches très documentées sur les fondations du nouveau Paris qu’il est très rare de voir traité sous cet aspect historique réaliste) Hugo va partir à la recherche d’une réalité qu’il souhaite découvrir maintenant, plein de culpabilité de ne l’avoir fait en temps réel. L’histoire romancée traite alors de l’enquête d’un père en quête de réponses. J’avoue avoir été nettement plus captivé par l’ambiance donnée à Paris qu’à l’histoire principale qui ne m’a guère ému. Là réside un paradoxe, j’ai adoré l’ambiance et la riche illustration d’un Paris qui bouillonne et plutôt été déçu par les personnages que Hugo rencontre pour son intrigue. Sa famille me semble loupée, trop superficielle, Juliette méritait meilleur discours, car leur correspondance et relation est d’une richesse inouie. Et les autres restent plats. Plats au contraire des rues, des passants, de Vidocq, de Napoléon III et d’autres.

Côté dessin j’avoue un malaise. Ce réalisme me gêne dans une bande dessinée, je le trouve limitant pour l’imagination du lecteur. Et pourtant une fois sur le continent, quelle force ! J’ai retrouvé l’ambiance des romans d’Hugo, cette force dans la faiblesse, ce sentiment de révolte. Les couleurs magnifiques subliment le dessin, et même les passages para-normaux trouvent une réalité dans la lecture.

Cet album est une réussite, un bel album. Pourtant j’aurais aimé une intrigue principale moins linéaire et attendue avec des personnages moins plats. On pourrait me dire alors que le fond, les alentours, l’ambiance générale en auraient été moins puissants… Pour être un excellent album il aurait fallu les deux. Un très bon album à lire et relire qui dans ma grille sur ce site se traduit par 3 avec achat.

Nom série  Ma révérence  posté le 08/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encouragé par les critiques de ce site je me suis plongé dans une lecture que j’espérais réjouissante. L’opus tout à fait rafraichissant du Le Singe de Hartlepool m’incitait à la confiance

Hélas j’ai très vite déchanté, car le scénario sympathique de l’antihéros paumé devient rapidement un manifeste politique socialo-progressiste bien lourdingue, bien dégoulinant de bon sentiments, bien stigmatisant avec une vision binaire : la pensée positive, le camp du bien et de la tolérance Versus la mauvaise pensée à la fois fasciste, intolérante, liberticide et culpabilisante. Ah oui, j’allais oublier la touche homophobe aussi. Par contre le fait que notre héros se dise qu’en rétrocédant une partie du fric piqué il va faire aller mieux les gens qu’il aurait blessé (moralement hein parce que notre malfrat fait dans la violence psychologique) dans son coup ne choque visiblement personne. Pardon je vomis et je reviens.

Le dessin sert tout à fait correctement le propos, les méchants intolérants sont laids, les gentils paumés tout à fait sympa, et même notre caïd raciste (parce qu’il en faut bien un pour éviter le manifeste dictatorial) alterne entre les deux suivant qu’il présente ses bons ou mauvais côtés. Le dessinateur fait donc un très bon travail d’adaptation narratif frais et libre. Les ambiances sont sympa on sent la tension, on sent la lassitude.

Au final j’ai bien sûr détesté, je ne doute pas que cet album puisse plaire, car la narration claire et l’intrigue suit un cours tout à fait plaisant, mais le fond totalement indigeste de dogmatisme hors sujet m’a fait décrocher très vite. Quel dommage pour cette jeune maman qui semble tout à fait charmante.

Nom série  Amorostasia  posté le 04/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Trop d’attente peut être ? Cyril Bonin, qui avait l’habitude de me surprendre de manière de plus en plus positive, brise la série.

Car si le dessin fait toujours rêver et reste une source de poésie indubitable, le thème cette fois-ci ne coule pas comme un fleuve tranquille. L’idée de base, tout à fait brillante, ne chemine pas pour nous faire voyager. Oui le début part très bien, oui le lecteur se prend immédiatement au jeu. Mais hélas tout cela s’essouffle rapidement devant le manque d’avancée, l’impression de tourner en rond et surtout le manque de vue psychologique de la chose. Car si l’on voit les réactions assez basiques de foule, rien n’est montré ni sur les chercheurs, ni sur les proches, ni sur les autorités. Enfin rien, rien de construit qui sort de la panique de base et de ses réactions de protection primaires du cerveau reptilien, jamais rien sur le limbique ou le neo-cortex pourtant autrement plus intéressants.

Alors on tourne et on tourne et le récit finit par être long. Oui long, pour du Bonin qui d’habitude me fait totalement entrer dans son univers merveilleux.

Et la fin, voui, certes mais bon, était-ce bien nécessaire d’avoir tant de jolies planches pour en arriver là.

Donc bof, pas un bof inintéressant, mais un bof de gâchis et de déception devant une très bonne idée totalement gâchée. Certes il reste le dessin, mais même brillant comme cela reste le cas, il me faut du contenu.

Quel dommage…

Nom série  Tyler Cross  posté le 04/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A quand l’adaptation cinématographique ? Car franchement le thème, le cadrage, le rythme et l’ambiance s’y prêtent énormément.

L’histoire nous apporte une bonne vieille histoire de truands avec ses pourris, ses codes et ses victimes, ses belles gueules, ses femmes, ses faibles et ses flash-back. Tout y est pour un moment de peur suintante sur base de coups bas et de deus-ex-machina. Tout cela fonctionne parfaitement avec un rythme décapant et une intrigue efficace. Effectivement tout cela ne sonne pas nouveau, effectivement on retrouve des influences tarentinesques et oui il n’y a pas de réelle surprise, ce qui forme les limites de ce récit. Mais on trouve également un récit qui trouve de temps de s’attarder sur certains détails, ce que le nombre de planches permet et qui n’existerait pas dans un objet totalement efficace. Le flash-back du père par exemple aurait été coupé, de même que la très courte mais oh combien jouissive partie vue dans les yeux de Chéri. Voilà pourquoi c’est mieux que bien mais effectivement pas génial.

Niveau dessin, le style sobre convient parfaitement au scénario, à mon sens nettement mieux que dans Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle. Les mâchoires carrées et les formes épurées dynamisent encore plus le récit pour lui donner une allure de cavalcade. J’y trouve même l’humour sous forme de références aux chefs d’œuvre du western dans les positions et les prises de vues. Narration efficace qui met le lecteur en parfaite situation.

Au final l’un des meilleurs albums de l’année assurément, le tome 2 annoncé en fin de tome prouve à quel point les auteurs sont confiants, en tous cas certains qui utilisent ma bibliothèque perso pour découvrir la BD m’ont déjà demandé la suite… à lire et relire, le duo me semble plus mur que pour leur première collaboration avec un contenu et un contenant moins artificiellement mis ensemble et nettement plus prenants.

Nom série  Universal War Two  posté le 28/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une appréhension guettait cette nouveauté. L’ouverture du second opus allait-elle être à la hauteur du premier UW ?

Question graphique, le trait est plus mûr, les contrastes plus marquants et finalement le visuel donne une impression accrue de contrastes. Certains effets brillants ne fonctionnent pas dans la lecture et une impression d’artificiel jamais vue dans le premier cycle apparait. La saturation graphique fait certes de l’effet mais parfois je perds la crédibilité. Au demeurant globalement le trait particulièrement prenant donne une impression de maîtrise en particulier dans les arrières plans. Certains plans d’inspiration cinématographique sur les enfants me semblent trop dégoulinants de pathos, le message aurait été plus digeste avec plus de finesse.

Le scénario en revanche reste cohérent, les hommes restant des hommes, il semblait évident que bien que teinté de bonnes intentions à la base, le prétexte du « on va les sauver malgré eux » ne finisse en une bonne dictature interplanétaire au fil du temps. Une fois ceci planté les personnages doivent trouver une nouvelle identité, et ce tome introductif initie le décor. Certains traits sont encore trop caricaturaux, on avait déjà connu ça avec le 1 du premier cycle, ils avaient été nuancés par la suite, espérons la même évolution.

Nous sommes donc loin du culte qu’était UW1, ici c’est un bon début forcément difficilement comparable. Je prendrai plaisir à suivre le récit.

Nom série  La Position du Tireur couché  posté le 20/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si j’apprécie énormément la fin de cet opus, le contenu de l’album consiste en du bon polar.

Une histoire que le lecteur prend plaisir à suivre, un destin tout en tension que le lecteur ressent de bout en bout. Il ressort de l’adaptation narrative au format BD une sorte de naïveté dans la fuite de notre tueur. Naïveté qui atteint son point culminant avec le fait d’avoir confié tout son magot à un Madoff local. Notre idéaliste des sentiments si méticuleux dans son travail se fait finalement avoir par tous les gens qui l’entourent, cette fragilité chez un tueur professionnel m’a touché de bout en bout, même si les ficelles scénaristiques sont parfois grosses. Mais il y a cette chute incroyable qui m’a totalement scié et qui a fait basculer la lecture d’un album sympa à une sacrée expérience. Poétique, dramatique, je ne saurais dire le ressenti, mais j’accroche

Tardi assure une narration graphique au poil, qui ne perd pas le lecteur et le place au contraire dans un contexte de tension permanente bien ressentie, si Paris me semble moins vivant que dans Nestor Burma, l’écrin géographique prend son sens dans les appartements de rencontres et les planques. Attention néanmoins cela reste du Tardi et il y a 10 ans je n’aurais certainement pas pu continuer plus de trois pages de ce récit.

L’association Manchette Tardi fonctionne bien et tout comme avec Le Petit bleu de la côte Ouest, je suis conquis par le récit.

Nom série  Non, Non, Non  posté le 08/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hi,hi,hi, j’ai bien ri avec ce petit opus patte de mouche sans prétention. Voilà un brave humain totalement pris par le cours des évènements qui construiront toute sa vie, il aura beau nier, à chaque fois son interlocuteur le condamne à une peine pour le futur.

Si le principe très simple se voit de loin, j’ai toujours aimé me demander ce qui allait bien pouvoir lui arriver par la suite, chaque facétie m’a toujours fait rire, en fait tout l’intérêt vient de l’enchainement de situation qui le verra passer une vie de supplicié. Et que dire de cette fin qui ponctue de manière magistrale cette vie toute malheureuse.

Evidemment graphiquement c’est encore moins beau que du trondheim type Carnet de bord, mais le côté patatoide et muet ne dérange pas dans la mesure où la narration graphique parfaite permet une lecture dynamique.

Cet opus me semble vraiment bien, en revanche l’achat ne me semble pas utile car la relecture au-delà de la seconde fois n’apporte plus de surprise, il vaut mieux donc l’oublier et le redécouvrir que de l’avoir perpétuellement en vue.

Nom série  Galopinot  posté le 05/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Au théâtre, il y a des improvisations qui laissent pantois tant chaque élément s’enchevêtre avec une fluidité quasi magique, et il y en a devant laquelle le spectateur n’a qu’une hâte : c’est que cette scénette s’achève.

Avec Galopinot, nous sommes dans le second cas, l’univers chaotique construit n’a rien en sa faveur. Les personnages présentés face à ce que leurs créateurs leur font vivre subissent avec nous les tentatives d’intérêt respectif de chacun. Hélas il manque du liant, un fil directeur ou quelque chose qui ferait en sorte que le lecteur voit l’album se construire au gré du temps. Ici il n’y a rien ou disons qu’une déconstruction progressive n’apporte rien.

Certes je suis plus sensible aux tentatives de Trondheim qu’à celles de son compère pour sortir d’un néant chaotique, mais tout cela reste bien insuffisant aussi bien au niveau technique qu’au niveau narratif, qu’au niveau graphique.

A oublier, n’y avait-il rien de mieux à publier chez patte de mouche à ce moment-là ?

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