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... a posté 26 avis et 0 série (Note moyenne: 3.58)

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Nom série  Aria (Kami)  posté le 05/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aria fait partie de ces tranches de vie nippone qui rencontrent un certain succès depuis quelques années. Il n'y a souvent pas de trame directrice réelle, mais surtout une ambiance assez contemplative et des personnages attachants. Dans ce genre chaque oeuvre a très souvent sa petite "valeur ajoutée" au delà de son simple aspect slice of life (parfois le contexte historique, l'initiation à une passion etc...), dans Aria c'est très probablement l'univers original, la beauté du cadre qui donne du relief aux petits riens quotidiens.
Alors certes on se demande où tout ça nous mène (tout de même à quelque chose j'espère!) mais j'ai rarement trouvé bd plus apte à procurer détente, à faire voyager. Je la lis personnellement assez lentement et c'est agréable à chaque fois, même si je n'y vois pas quelque chose d'exception non plus.
Un voyage que je conseille malgré tout. Je vais voir du coté de l'anime qui est parait-il meilleur, sait-on jamais, ses musiques m'ont envouté.

Nom série  Bride Stories  posté le 05/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hm... j'ai beaucoup hésité à lui mettre 4, disons que la note idéale aurait été 3.5 pour ma part.
Les avis plus bas sont assez complets et il me sera difficile d'éviter la redite mais je vais essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice.

Le manga se présente comme un slice of life ayant apparemment pour but premier de nous présenter la vie et les traditions d'Asie centrale au XIXième siècle, au travers du quotidien d'une famille et en partculier d'un couple nouvellement formé. C'est intéressant, les personnages assez attachants même si comme stipulé dans un autre avis plus bas ça se dirigeait assez vite vers la chronique conjugale gentillette. Restaient néanmoins une ambiance agréable, dépaysante et la découverte de tout un mode de vie.
J'ai énormément apprécié que le personnage sur lequel se centre l'histoire varie, en choisissant par la suite l'anglais excentrique. Il permet de découvrir un peu plus le contexte géopolitique de la région (voire simplement ses alentours) et propose une réelle trame prenant bien plus de place dans l'histoire. Certes les péripéties ne sont pas l'intérêt premier d'une tranche de vie, mais là j'ai beaucoup aimé tant ça reste intimiste. C'est ici que ma note à commencé à vasciller de 3 à 4, mais au final un seul tome me semble trop peu pour varier ma note. Nous verrons à l'avenir.

Nom série  Gunslinger Girl  posté le 05/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m'en serais tenu aux 5 premiers tomes voire même jusqu'au tome 10 (ce dernier étant d'ailleurs exceptionnel), j'aurais mis 5 étoiles, mais la série semble s'être perdue dans son tournant final, celle-ci étant quasiment terminée maintenant.

Gunslinger Girl, c'est un concept un peu incongru -une organisation secrète du gouvernement italien qui transforme des petites filles en cyborgs pour faire son sale travail- sur lequel il faut passer pour découvrir un ensemble centré sur les personnages et leurs relations complexes.

Si, à terme, les tout derniers tomes se concentrent sur un ennemi précis et tombent un peu dans une surenchère d'action assez peu crédible, le concept d'origine de ce manga (qui couvre la majorité de ce dernier) est bien différent.
Le concept de base est comme stipulé plus haut incongru certes, mais dans la majeure partie du récit il y a recherche de vraisemblance sur tout ce qui a été construit autour: les événements, les personnages...
Il se dégage de certains chapitres une ambiance assez onirique, des réflexions sans paroles sur le conditionnement, sur cette paix apparente (symbolisée par l’innocence de ces jeunes filles) opposée à ce combat quotidien. L'affrontement est au départ général: le terrorisme dans sa globalité, de façon quotidienne. C'était un temps plus subtil du manga où on passait de situations en situations, découvrant diverses personnalités au travers d’ennemis assez peu caricaturaux. Tout camp avait ses aspirations, ses torts, chacun se battait pour ses colères, pour citer les paroles d'un des personnages. Accessoirement, on découvrait aussi l’Italie, on voyageait, on traitait de choses extérieures au récit telles que l’art, la littérature ou l’Histoire en les incorporant à l’histoire pour renforcer cette sensation onirique en découvrant les personnages. Jours après jours, missions après missions, Gunslinger Girl était un portrait de ces destins croisés, un manga qui mettait en avant des émotions contrastées.

J'ai beaucoup de mal à comprendre qu'il soit possible de mettre la note minimale à ce manga, encore plus qu'on puisse s'imaginer des objectifs fantaisistes au fait de mettre en scène des petites filles avec des armes à feu, ce qui avait bien évidemment pour but d'opposer leur innocence (pourtant mise en évidence mille fois dans le manga) à la violence dont elles font preuve. A moins d'avoir un sérieux souci je ne vois pas où on peut y voir avant tout autre chose.

Pour revenir à l'évolution même du manga, il a sensiblement changé de cap deux fois (tomes 6-8, et tomes 11-fin (15?) si l'on excepte la partie flash-back). Je n'aurais réellement à reprocher au premier virage qu'un léger manque de fidélité avec les sensations des débuts, car le récit reste très bon. Pas vraiment de regrets donc, surtout qu'il y a un retour par la suite.
Les tomes finaux sont une autre affaire, je pourrais décortiquer cette partie de l'histoire mais j'ai déjà beaucoup écrit donc je serai bref.
Dans l'absolu, c'est loin d'être mauvais, mais considérant ce qu'était Gunslinger Girl je ne pouvais qu'attendre autre chose. Certains passages précis m'ont contenté, mais l'ensemble est médiocre, tombant un peu dans la surenchère surtout dans la toute fin. C'est dommage et ça altère un peu mon jugement final pour ce qui était un coup de coeur tombé du ciel.

Je n'en reste pas moins marqué par cette série, par ses personnages, et je la relirai très probablement.

Nom série  Übel Blatt  posté le 30/07/2008 (dernière MAJ le 10/08/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En quête d’aventure heroic fantasy mangaesques (et sombre) pour étancher ma soif, étant en manque après Berserk et Claymore, l’on m’avait conseillé "Übel Blatt".

Mon premier contact ne fut pas très réjouissant, et j’avoue que je m’attendais à autre chose graphiquement parlant que du pur style shonen-gros yeux mâtiné d’un soupçon de ecchi (jolies tenues de combats mesdames...). Style graphique très loin d'être moche en soi, au contraire, mais surprenant étant donné l’objet de ma recherche.
Et pourtant (genre c’est une surprise avec mes quatre étoiles), au fil des tomes j’ai découvert une intrigue effectivement sombre mais aussi et surtout assez dure psychologiquement parlant, tout en étant loin d’être conne. Le sixième et dernier tome paru dans nos contrées pour l’instant est à mon sens le meilleur, et mon intérêt pour ce manga ne cesse de monter au fil de l'histoire.
En ce qui concerne l’univers qui nous est présenté, il est encore un peu tôt pour porter un jugement définitif mais ça me semble très bien foutu. Du moyenâgeux pur allègrement mélangée avec des machines presque anachroniques, issues de ruines d’une civilisation magique disparue (cf mon compatriote plus bas et les machines volantes).

Un excellent divertissement, qui sans détrôner les ténors du genre vaut vraiment son pesant de cacahouètes. J’attends avec beaucoup d’impatience la suite.


edit: Ahah, j'avais pas lu le "tome 0" (quelle idée aussi). Bon remplacez le "ecchi" par "hentai sauvage" xD, parce-que c'est là qu'on voit que l'auteur s'est considérablement calmé sur la suite Oo.
C'est pas totalement désagréable (enfin...), mais un peu lourd, et surtout surprenant, y a une scène je suis même revenu en arrière pour voir si j'avais pas rêvé ou si c'était pas les phantasmes d'un des personnages... Et puis en règle général, sans être aucunement mauvais ce tome introductif est de toute façon en deça de la suite, ne vous faites donc pas avoir et continuez.

Nom série  Ping Pong Dash !!  posté le 01/07/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ping pong dash, voilà un titre évocateur pour les fans du sport en question, mais en réalité il aurait pu s’appeler de mille autres façons (en changeant de sport au passage) que je ne pense pas que cela aurait changé grand chose, tant ici le sujet du ping-pong a été choisi comme un autre pour donner un fil conducteur à ce manga qui se veut avant tout "délirant", et euh léger.

Humour et bagarre, c’est ce qui ressort du premier volume, avec une bonne dose d’absurdité qui aurait tôt fait de refroidir en quatrième vitesse le lecteur en quête d’un tant soit peu de sérieux. C’est certain, ceux qui recherchent un titre profond comme "Ping-Pong" de Matsumoto n’y trouveront en aucun cas leur compte.
En dehors de ça, on va dire que ça se laisse lire. On sourit quelques fois, malgré certains gags bien éculés. Pour le reste, on a l’impression d’avoir un peu affaire à l’antithèse de l’innovation, à l’essence même du shonen basique, mais tant que ça reste lisible et même agréable pourquoi pas, c’est loin d’être le seul dans ce cas, après tout...
Mais voilà, l’un des gros problèmes pour moi, c’est que j’ai en horreur le personnage principal, autant physiquement (oh putain) que psychologiquement (ahah), ce qui est rare, et qui constitue un sacré handicap dans mon appréciation de l’ensemble.

Bref, un manga moyen-bof pour moi. Mon avis est certes légèrement partisan, mais en dehors de mes critères personnels, principalement l’utilisation faiblarde du ping-pong et le personnage principal, je pense qu’il y a tellement de titres de ce type dans le paysage mangaesque français qu’il y a tout de même mieux à faire que de s’attarder sur celui-ci.

Nom série  Ping Pong  posté le 02/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On parle souvent de mangas sportifs comme étant assez extravagants, et que cette extravagance est un point nécessaire pour créer un intérêt durable sur un manga basé quasi-exclusivement sur un tel sujet. Ping-Pong fait mentir tout ces préjugés, et est un manga sportif comme il faut le reconnaître je n’en ai jamais croisé auparavant.
Je n’en ai lu que deux tomes mais je pense pouvoir d’ors et déjà donner un avis sur ce manga.

La première chose qui choque dans la lecture et ce dès la première page, c’est le graphisme. Je crois avoir dit du mal de l’esthétique de certaines des bds que j’ai lu ces temps-ci, je retire tout ce que j’ai pu dire ! A l’ouverture du bouquin, il faut bien reconnaître que je n’avais qu’une seule pensé à l’esprit : dieu que c’est moche, à un point où l’on finit par se demander si l’auteur n’a pas dessiné ses planches après avoir bu un coup ou si il n’est pas atteint de Parkinson. Fort heureusement, le trait s’améliore miraculeusement à une vitesse assez inédite. De la première à la dernière page du premier tome l’évolution est fulgurante, et le mot est faible. Par contre, esthétiquement ce n’est toujours pas trop ma tasse de thé, bien que les dessins restent objectivement très bons.

En dehors de cela, les deux autres points qui frappent rapidement le lecteur sont d’une part le réalisme cité plus haut du sport en question, et d’autre part le traitement assez riche de l’histoire.
En ce qui concerne le sport mis en scène, le ping-pong, certains avis plus bas me font dire qu’en effet (et comme on le fait souvent remarquer quand on y pense), ce sport est l’un des plus sous-estimé par les néophytes en terme d’intensité physique et psychologique. Je le pratique depuis assez longtemps, et à défaut d’être mon sport favori, il reste mon sport de raquette préféré qui je le certifie ne se limite ô combien pas à balancer une baballe sur une table. Le manga retranscrit assez bien ce qu’est le tennis de table avec des références parfois bien réalistes qui feront plaisir aux initiés.
Et enfin pour ce qui est de l’histoire et des personnages j’ai trouvé l’ensemble vraiment conséquent, surtout dans la narration, plus subtile qu’à l’accoutumée dans ce type de manga. Ping-pong à une profondeur, sûrement relative de manière objective mais renforcée dans mon cas par le fait qu’elle ait été totalement inattendue.

Voilà donc un excellent manga sportif, et surtout un qui se démarque très nettement du reste de la production de par son coté atypique au possible. Pour les fans de Ping-Pong en priorité, mais les autres y trouveront aussi je pense largement leur compte.

Nom série  Nana  posté le 02/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce titre m’a relancé dans le vif de l’une de mes grandes questions existentielle, le grand drame de ma vie. En effet, peut-être le savez vous déjà, ou peut-être vous en fichez vous, mais je n’aime pas les shojos. C’est pourtant pas faute d’essayer de rationaliser le truc et de m’ouvrir aux titres de ce style, mais rien n’y fait.

Seuls les titres du genre ayant un autre intérêt que celui lié a des caractéristiques propres au style, bref ceux qui se concentrent ne serait-ce qu’un peu sur autres chose que leur aspect shojo arrivent à capter mon attention (le très bon Please Save my Earth en tête). Manque de bol, Nana, malgré sa dite qualité intrinsèque (du moins au début), n’est pas de cette race là, mais alors pas du tout. Si l’on devait regarder ça d’un point de vue un peu caricatural, le rustre enfoui en chacun de nous dirait que c’est bien une histoire de filles, avec des problèmes de filles (parfois passablement capilotractés), réglés avec des raisonnements de filles, avec en prime des mecs qui ressemblent à des filles. D’ailleurs, en parlant du graphisme, ben c’est le couplet habituel quoi. Amateur de garçons anorexiques et sans poils, ce manga est fait pour toi ! A croire que l’auteur, comme souvent, craint le moindre petit biceps comme la peste, c’est quand même excessif. Aaah, quelle tristesse, pourquoi me suis-je essayé à ce titre apparemment bien foutu dans son genre trèèès typé, mais qui ne me convient pas du tout ? J'aurais peine à ne pas en dire de mal...

Bon, je dois admettre que j’ai en outre bien apprécié le premier tome, pas extraordinaire mais très sympa et peu convenu. En considérant les deux histoires qu'il contient comme des histoires courtes, donc indépendantes du reste, c'est de la très bonne qualité. Le problème, c'est que le reste justement, c’est une autre histoire, et personnellement je n’ai pas attendu une dizaine de tomes pour me lasser. On avance, on recule, on a des états d’âme, puis on se convainc qu’on fait la décision de sa vie, pour changer d’avis l’instant d’après etc...
C’est dommage, j’avais beaucoup aimé Beck, et c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à essayer, mais en fait je suis passé d’un shonen sur la musique un shojo sentimental (du coq à l’âne donc). L’aspect musical dans Nana est beaucoup plus accessoire que je ne l’avais imaginé.

Pour les amateurs de Shojos, sinon passez votre chemin.

Nom série  Card Captor Sakura  posté le 19/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon hum comment dire, en réalité, Sakura Card Captor est un des mangas de ma tendre jeunesse, d’où le fait peut-être que je ne puisse voir cette série avec beaucoup d’objectivité. C’est tout du moins ce que je suppose, car cette petite bd ne manque d’atouts.

Sakura est un shojo, et ça se voit. Personne en ce monde n’aurait par exemple le courage de compter le nombre de plan "fleuris" de ce manga, étant donné le feu d’artifice qui nous est offert. Pourtant, ce shojo garde quelque chose que n’ont pas selon moi beaucoup de ses congénères et qui permet de le voir d’un autre oeil : il parle d’enfance, et non pas d’adolescence, sans pour autant que le public du récit ne change. Dès lors, ce qui pourrait apparaître comme débile et nian nian en devient très souvent simplement mignon et attendrissant. D’autant plus que ce manga, malgré son statut gentillet au possible, mentionne plus ou moins des sujets assez particuliers, tels que l’homosexualité (certes de manière très très légère), chose qui m’avait beaucoup surpris à l’époque.
Pour ce qui est du reste, le concept des cartes -grande mode de l’époque- reste bien pensé et agréable à suivre (avec notamment un joli design), de mon point de plus que dans un "Yu-Gi-Ho !" vue par exemple, qui joue quand même dans un registre à trois années lumière. Quant au dessin du manga... bah on s’y fait, les protagonistes principaux sont tout de même soignés.
Juste une chose à noter : la seconde partie de l’histoire est clairement plus mauvaise que la première, dommage car même dame nostalgie a bien du mal à nous remettre sur les rails de l’histoire dans ce second arc.

Bon voilà. Si, après une journée difficile, vous voulez lire quelque chose de sympathique qui vous laisse un sourire béat tout le long de par son ambiance chaleureuse et délicate, essayez quand même, c’est une oeuvre honnête.

Je finirai par une dernière mise en garde : Ne regardez jamais la version animée, un sous-étron en puissance, qui dilue l’histoire avec une avalanche d’épisodes inédits insipides comme jamais et qui édulcore encore le peu de thèmes intéressants de la version papier, le rendant encore moins mature qu’un pokemon. A éviter comme la peste.

Nom série  Beck  posté le 17/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
4/5, j’avais presque envie de mettre 5 (si seulement les notations à virgule étaient possibles...). [edit : Ah ben si en fait j'ai mis 5 ahah, le fanboyisme remonte-moyenne peut-être, ou pas]

Alors là je tombe un peu sur le derrière, je ne comprends vraiment pas la côte de cette série ici-bas, série que je viens de dévorer quasiment sans coupure (31 tomes pour l’instant) et qui fait maintenant partie de mes plus hautes références.

A priori, Beck n’était pas vraiment un manga fait pour moi. Le rock, voire généralement la culture musicale chantée est assez éloignée de mes principales préoccupations (même si je ne déteste pas). Je ne parle même pas de ma haine viscérale du show business. Pourtant, Beck m’a passionné, et a même attiré ma curiosité sur le sujet dont il traite. Non pas que je m'intéresse réellement à ce style de musique en elle-même, mais plus à la philosophie et au coté idéologique du rock, chose qui transparaît clairement à travers Beck. On sent une volonté de l'auteur de montrer du doigt ce qu'est devenu une grande partie de la production musicale mondiale aujourd'hui, et l'esprit que véhicule ce manga constitue l'essence même de l'esprit rock de l'âge d'or, des années 70-90. Car oui, même pour ceux qui ne sont à la base que peu sensibles au thème de ce manga, l’hommage qui y est rendu au rock, à chaque fois plus fort au fil des volumes, ne peut que toucher.

Mais Beck, c’est aussi un parcours initiatique d’un jeune béotien en la matière, l’épopée dure et éprouvante –mais essentielle- d’une galerie de personnages incroyablement réussie sur le chemin de la reconnaissance, aux relations réalistes et bien pensée. Beck, c’est une succession de scènes éminemment mythiques, liées à sont genre. Pour les fous qui trouvent que l’histoire se dégrade au fil des premiers volumes, je leur conseille vivement d’aller jusqu’aux tomes 10-11, où ne pas s’en prendre plein la tête relève de l’inhumain.

La question est : Beck a-t-il des défauts ? Oui beaucoup ! (ah ah)
A commencer par le style graphique, qui fait pour le coup office de repousse-lecteur, tout du moins dans les débuts (je suis plutôt exigeant dans ce domaine en général). Il faut donc s’habituer aux codes graphiques particuliers de l’auteur (en ce qui concerne les bouches par exemple), pour ensuite prendre son pied sans réserve, car en outre la mise en scène et les cadrages sont souvent excellents. Du coté des tares on peut aussi citer le relatif manque de crédibilité de certains évènements en rapport avec les "méchants", surtout vers la dernière partie, sans oublier une narration inconstante (à mon goût) de l’auteur au fil de l’histoire. A titre personnel, j’ai aussi été un peu exaspéré par le personnage principal au début du manga, au boulétisme plus que palpable (enfin parfois c’est drôle quand même^_^), même si je sais que ça ne rend que plus savoureuse son ascension par la suite (bien qu’il reste lui même, c’est très important et cela confirme le réalisme cité plus haut du traitement des personnages sur pas mal d’aspects).

Voilà, mais après tout qu’est-ce donc que ces misérables défauts eu égard à l’âme et à la profonde aura qui émane de ce manga ? Mon esprit d’impartialité me pousse à voir cette oeuvre sous tous ces aspects même les moins agréables, mais dans des cas comme celui-ci je ne cache pas que m’en tamponne joyeusement le coquillard, et le mot est faible, les qualités transcendent le reste.
C’est BEAU, touchant, et militant. Un must.


Ps : Un petit mot sur l’anime, qui comme vous vous en doutez à son importance. Musicalement, j’avais très peur qu’entendre les morceaux du groupe ne désacralise leurs performances, dont l’inaccessibilité faisait la beauté. Et bien force est de constater que j’ai plutôt eu tort et que le pari a été plus que gagné, car l’ost est petite réussite dont certains morceaux, tel Moon On The Water, laissent littéralement par terre. De même, il est à noter que l’anime a amélioré globalement le design des personnages en occultant quelque peu la patte de l’auteur (Maho est magnifique), en ne gardant que le meilleur.
Pourtant, j'ai largement préféré la version papier pour diverses et nombreuses raisons : Déjà, la mise en scène reste plus forte, les scènes encore plus marquantes. L’auteur est (légèrement) plus doué que les producteurs de l’anime sur ce plan là à mon sens. Aussi, même si j’apprécie l’ost, je reste attaché au coté inaccessible et irréel des morceaux du groupe. Et enfin la raison la plus importante, l'histoire ne s'arrête pas en plein milieu. L’anime se stoppe grosso modo à un peu plus d’une dizaine de tomes (26 épisodes), et ne semble pas laisser présager une suite du fait du contenu de la seconde moitié du dernier épisode.
Ca reste un anime à tester pour les fans de la série, car il a aussi une sacrée bonne réputation.

Nom série  Gantz  posté le 13/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah ah Gantz, voilà un manga à l’aura assez unique, pour le meilleur comme le pire, mais qui aura eu le mérite de marquer son lectorat quel qu’il soit.

Qu’est-ce que Gantz ? Résumer le concept de ce manga en quelques lignes est assez difficile.
Gantz, c’est une intrigue principale avançant à la vitesse d’une tortue boiteuse, et au fond peu attrayante si l’on s’en tient à l’explication de son univers, soit dit en passant troué d’incohérences. Cette intrigue et cet univers, en réalité, ne sont que des outils, des excuses, ils ne sont là que pour planter un décor incroyablement favorable au vrai intérêt de Gantz : Ses personnages (oh que oui), son ambiance, sa narration. D’entrée, le manga se présente comme un mélange de gore/dramatique mêlé à du second degré affirmé qui se veut volontairement débile (apparence des aliens, blagues de Gantz...). Un mélange savoureux pour qui y adhère, et qui enlève un peu de lourdeur à l’ensemble, permettant par là même de voir d’un autre oeil les quelques invraisemblances du récit.
En outre, l’énorme point fort de ce manga reste les personnages et leur traitement narratif. L’auteur, non content de sortir une galerie de protagonistes très intéressante, arrive en effet à se servir du cadre "survival game" de l’histoire pour confronter ses personnages à des situations extrêmes dévoilant par là même leur vrai potentiel psychologique. Mais plus important encore sont les choix narratifs en ce qui concerne ces personnages : notre mangaka prend en effet un malin plaisir à les développer considérablement (durant ou en-dehors du "jeu"), au point que l’on imagine plus l’histoire sans eux, pour les buter le tome d’après. Car oui, l’auteur prend souvent à contre-pied les attentes classiques du lecteur, et c’est sûrement cela qui participe à rendre l’enchaînement de l’action si intense : le monde de Gantz est sans pitié, l’on prend vraiment peur pour nos personnage, et le suspense atteint parfois des sommets rarement atteints, voire jamais.
Par contre, le contrecoup de ce choix de narration reste la frustration possible du lecteur lors de certains évènements (même si au fond, il aime ça... masochisme quand tu nous tiens), car il est à noter que Gantz est le seul manga où j’ai insulté vigoureusement l’auteur en gueulant à haute voix comme un con devant mon bouquin. Il faut dire que parfois, l’on se dit que ça va un petit peu trop loin.

En dehors de ça, j’aimerais préciser au passage qu’en-dehors de son style propre qui passionne autant qu’il repousse selon le lecteur, on remarque tout de même un défaut majeur : Gantz se lit vite, trop vite. Vu les prix des tomes, je comprends que l’on puisse attendre plus de contenu.

Voilà, en bref Gantz est un manga particulier mais doté d’indéniables qualités sur le fond. Un manga qu’il faut le lire en acceptant ses petits excès : violence, côté décalé, sexe... pour pouvoir l’apprécier pleinement, car sans eux au fond ce manga ne serait pas vraiment ce qu’il est. Car c’est certain, Gantz est une oeuvre de qualité, qui prend clairement aux tripes et où les évènements ont souvent une force rare. Un excellent manga.

J’aimerais soit dit en passant préciser une dernière chose. Petit à petit au cours de l’histoire, l’ensemble devient de plus en plus "fou" et change quelque peu d’optique, tout en restant fidèle à l’idée de base et au concept. Personnellement, j’adore (sauf quelques détails), et je trouve cette évolution on ne peut plus logique. Mais il est toujours bon d’être prévenu, car ça change pas mal.

Nom série  Cross Game  posté le 25/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Pour être franc, les "derniers" Adachi en date m'avaient peu convaincu. Hanté par le souvenir des différents mais superbes Touch et Short Program, j'avais été par exemple peu satisfait de Katsu, qui reste au fond une oeuvre (pour l'auteur) assez plate et sans grande envergure, ou audace.
Où était donc passée toute la finesse et la subtilité d'Adachi ? Dans Cross Game.

Je m'attarderai surtout sur le premier tome, n'ayant malheureusement pu lire que le début du second.

Cette oeuvre renoue tout de suite avec l’excellence Adachienne, avec de surcroît quelque chose en plus, qui la démarque indubitablement: Non content de retrouver la narration adroite et fine du maître (peut être plus que d’habitude d’ailleurs), l'histoire offre une situation initiale originale et d’une richesse hallucinante, qui laisse d'entrée le lecteur rêveur pour la suite: Dès les premières pages, on ressent un grand potentiel sur plusieurs personnages, pas forcément les plus mis en avant, et l'on sent comme un malaise dans la relation principale, que quelque chose "doit" se passer. Le lecteur s'imagine sans en prendre conscience énormément de scénarios entre nos très jeunes héros, se doutant bien qu’une ellipse devrait passer par là pour rendre l’ensemble plus mature (?), et paf, l’auteur nous prend à revers et nous crève le coeur. Enorme.

La suite est comme souvent dans ce genre de situation traité avec beaucoup de pudeur, et montre qu’Adachi, si l’on avait finit par l’oublier, n’est pas invariablement synonyme de légèreté, comme il l’avait déjà montré par le passé. Cross Game, sans renier aucunement le style de son auteur, reste une des séries les plus "dures" qu'il ait faites, et l'une des plus prometteuses.

Nom série  Kimagure orange road - Max et Compagnie  posté le 10/04/2007 (dernière MAJ le 10/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Kimagure Orange Road, une série qui aura marquée toute une génération.

Ce manga a pour moi posé les bases aujourd'hui devenues incontournable du shonen sentimental à tendance comique. En effet sa parution a été tardive en france (sous forme papier), et cette histoire est en réalité assez âgée. Ce fût l’un des premiers du genre, le fondateur d’un grande partie de ses canons (le fameux choix cornélien entre la blonde aux cheveux court et la brune, si j’ose dire), et encore celui qui -je pense- dispose de la plus grande popularité.

Certes cette histoire, eu égard à son grand âge, est très soft, kitch, peu réaliste (outre les supers pouvoirs), et aujourd'hui les autres mangas proches du genre tels que I"S traitent peut-être l'émotion avec plus de force au niveau de la sensibilité, mais qu'importe ce n'est pas là l'intérêt. L'aspect gentillet mais très subtil de KOR, ses situations, sa symbolique, sa savoureuse ambiance des années 80-90... voilà ce qui fait sa force, outre le fait d'avoir en son temps innové comme aucun autre (sans vouloir entrer dans les détails).

Kimagure Orange Road a une sorte d'aura qui le rend unique en son genre. Et si je ne le mets pas forcement "au-dessus" de tous les autres mangas du genre (peut-être un petit peu quand même), il a malgré tout indéniablement une place à part, le sortant définitivement de la masse commune.

Une saga magnifique, et très riche pour peu que l’on se donne la peine de s’attarder sur les différentes versions alternatives/suites, histoire de prolonger le plaisir. Bref un incontournable de la culture manga.


Edit : Petite anecdote, que veut donc dire "Orange Road"? Tout d'abord la route sur laquelle se situe le café où Madoka travaille, mais ce n'est pas là ce qui nous intéresse. Ce titre possède en réalité un sens assez métaphorique : Dans la culture japonaise, l'agrume évoquerait les premiers émois amoureux, et plus précisément le citron, qui aurait une certaine connotation sexuelle. L'auteur lui a préféré l'orange, pour ses propriétés plus douces et moins acides, car Kimagure Orange Road relève plus de la romance candide. Quant au mot "Kimagure", il signifie, dans le contexte, "capricieux", mais peut aussi évoquer ce qui est incertain ou étrange (à l'image du héros).

On peut donc traduire KOR par "la capricieuse route de la vie" (ou de tant d'autres manières), qui convient parfaitement à l'apprentissage de nos protagonistes durant la totalité de l'histoire.

Nom série  Claymore (manga)  posté le 07/11/2007 (dernière MAJ le 09/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ayant déjà lu 13 tomes, je peux maintenant l’annoncer sans crainte : Claymore est un chef-d'oeuvre.
Ce shonen tendant à l’extrême à se rapprocher du Seinen ne fait que se bonifier au fil du temps, si bien qu’on en vient à trouver les deux premiers tomes -que l’on avait pourtant appréciés par le passé- médiocres devant tant de magnificence.
Lorgnant du coté des terres de Berserk sur bien des points, ce titre se distingue malgré tout très nettement de par son ambiance caractéristique et, il faut le dire, ses combats plus orientés shonen (c’est d’ailleurs le seul facteur qui le rapproche réellement du genre, et c’est loin d’être un défaut). De même, le rythme ne souffre d’aucun temps mort à partir de l’instant où la trame est réellement lancée, une fois de plus, on ne peut que s’incliner de ce côté-là.

Le gros bémol, et pas des moindres, concerne les délais de parution assez cataclysmiques sur les bords pour du manga. Un chapitre par mois, soit deux tomes par an, c’est long. Et encore, ces derniers temps, le magazine de prépublication de Claymore ayant disparu du marché (il dut donc en changer), il s’est écoulé plus de quatre mois sans qu’il y ait le moindre chapitre de sorti, du moins dans la continuité de l’histoire.
Bref, on comprend aisément que les graphismes et le design soient au top, que la narration soit nerveuse et rythmée, et que l’histoire ne soit pas bâclée. C’est souvent le prix à payer pour obtenir de la qualité.
Légèrement moins profond que Berserk, mais disposant de ses propres qualités par rapport à ce dernier et procurant un plaisir différent, Claymore fait partie de ces oeuvres d’heroic fantasy sanglante qu’il ne faut rater sans aucun prétexte si l’on aime le genre, culte.

Nom série  Lanfeust De Troy  posté le 26/03/2008 (dernière MAJ le 09/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lanfeust de Troy est une série qui garde une place particulière dans mon coeur, étant une des très rares qui m’avaient accroché collégien, en plein dans l’apogée de ma toute nouvelle et prenante période manga.

L’ayant relue il y a peu, je dois reconnaître que j’ai été un peu déçu, tant je me faisais une vision idyllique de cette bd. Certes, les qualités ne manquent pas : univers d’héroic-fantasy aux particularités très bien imaginées, un petit coté gore et sexy, une aventure prenante dans un monde sanguinaire et enchanteur à la fois... Mais au-delà de ça, ça reste loin d’être une bombe absolue. La bd souffre principalement d’un rythme discutable vers la fin, de dialogues et de relations entre les personnages qui me paraissent aujourd’hui un peu fades (mais rien de bien méchant), et d’un style graphique finalement assez peu aguicheur à mon goût.

Bref, même si la claque passée était loin d’être au rendez-vous, il reste que j’ai lu les 8 albums d’un coup (gage de qualité), et que la bd demeure bourrée de sympathiques points forts, tout en restant un bon souvenir de jeunesse. Une bd de qualité, sans plus.

Nom série  Bleu indigo  posté le 05/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ah, Ai Yori Aoshi, me voilà donc en face du SEINEN (ça va finir par rentrer) le moins supportable que j’ai jamais essayé.
Contrairement aux avis plus bas, et même si ça en fait un peu une lecture honteuse :3, le côté potiche soumise de l’héroïne n’est pas ce qui m’a le plus exaspéré dans cette bd. Après tout si on ne peut pas les avoir dans la réalité, autant les avoir au moins dans les fictions ahah, mais je m’égare...

En réalité ce manga, alors qu’il partait d’un postulat assez intéressant au premier tome, s’enlise par la suite dans un surplace des plus exaspérant (c’est le cas de le dire) : on tourne en rond, on se ramasse des "oui il pensait la même chose que moi dans la journée, on s’aime, c’est cool", "oh tu as un joli visage mon Kaoru, je lasserais jamais de le regarder" etc... en rafale jusqu’à plus soif. J’ai toujours trouvé que les histoires d’amour perdaient en saveur une fois le jeu de la séduction passé (dans les fictions hein). Ici on en a la plus belle illustration de par l'ennui que peut provoquer la relation figée de Kaoru et Aoi. Au bout d’une myriade de tomes, il se passe enfin UN truc (SPOILER) : Tina prévoit de partir aux USA, paradoxalement c’est là que j’ai définitivement lâché, allez comprendre.

Coté ecchi, j’apprécie quand même un certain raffinement (qu’est-ce que je raconte moi ?) dans la représentation de ces dames, à l’instar d’ "I"s" etc. Dans le sens où l’on évite les nichons mi-humains mi-vache de "Peridot" ou "Tenjo Tenge" par exemple. Enfin, ça n’empêche pas ce même coté ecchi d’être quelque peu omniprésent et peu amusant, bof.

Si vous êtes adeptes d’histoires d’amour contemplatives sans fin, et où les protagonistes passent leur temps à regarder leurs têtes ou d’autres parties moins avouables, ce manga est pour vous. Sinon, non.


Note : 1.5 (passé à deux car j’avais apprécié le premier tome)

Nom série  La Grande Epopée de Picsou (La Jeunesse de Picsou)  posté le 31/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bon, inutile de préciser que ma note est empreinte subjectivité, et les dizaines (?) de Picsou Géant (et autres) ornant ma bibliothèque ne sont pas là pour prouver le contraire. De plus, le fait que La Jeunesse de Picsou soit l’épopée de nos joyeux amis de chez Disney que je préfère (traitant du personnage de la boite que je préfère... enfin je pense que tout le monde a compris) n’est pas non plus pour arranger les choses. Et pourtant, mon élan est-il vraiment aveugle et nostalgique ?

En partie, un peu peut-être, mais le lecteur objectif saura reconnaître les qualités évidentes du récit : le dosage de l’action et l’aventure, le dépaysement continuel, l’humour, les références historiques, le rythme effréné, et l’émotion (c’est bien la seule fois où celle-ci m’aura submergé devant une histoire de ce type) sont autant d’éléments que Don Rosa a su habilement distiller au fil des chapitres, transcendant par la même littéralement les personnages caractéristiques de Disney, pourtant déjà si charismatiques (ouais, ils ont la classe, j’assume).
Inutile de préciser qu’en outre, le fan ne peut qu’exulter devant le fait de découvrir l’origine de nombres d’éléments de l’univers créé par Disney, et bien sûr celle de Picsou.

Je ne développerai pas plus car il est assez difficile de passer après autant d’avis aussi exhaustifs, mais je ne peux que conseiller cette bd qui derrière son aspect enfantin cache une mine de trésors qui émerveilleront petits et grands, une oeuvre culte.

Nom série  Le Journal de mon père  posté le 31/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’ai longtemps repoussé la lecture du Journal de mon Père, principalement de peur d’être déçu et de me retrouver devant un sous-Quartier Lointain, une oeuvre de qualité donc, mais pompé sur la pièce maîtresse du maître et inférieure en tout points. Et bien, force est de constater que je me suis pris une belle baffe dans la gueule, car malgré tout ce qu’elle pouvait laisser présager, cette oeuvre se démarque très nettement de l’autre avec brio.

En commençant ma lecture, j’ai certes été immédiatement emporté par ce récit si bien narré, l’envie de résoudre les mystères de l’intrigues étant les plus forts, mais j’ai aussi eu très peur : Je retrouvais exactement les mêmes sensations que dans Quartier Lointain (le mystère de la disparition de la mère du personnage faisant sensiblement penser à celui du père du personnage principal dans QL), avec moins d’envergure dans le récit c’est vrai. Dès lors, j’ai tout de suite pensé que mes craintes étaient fondées, ce qui ne m’a pas empêché de continuer à lire la suite, car l’ensemble restait en outre de qualité et diablement accrocheur.
Mais c’est en commençant la seconde partie de l’histoire que l’on comprend le vrai postulat du Journal de mon Père, excellant incroyablement dans un domaine différent de son petit frère : L’émotion (bien qu’elle soit présente dans les deux oeuvres). Ici, l’auteur raconte une histoire somme toute plus commune, plus réaliste, dans un récit emplis de pudeur et aux prétentions plus simples, mais néanmoins doté d’une complexité relationnelle fascinante. C’est peut-être en partie ce qui lui donne son charme, ce qui lui permet de toucher le lecteur avec plus d’aisance.

Le Journal de mon Père, si il n’a pas la portée existentielle d’un Quartier Lointain, qui renvoyait à quelques questionnements intérieurs, est émotionnellement plus riche, et au final tout aussi profond, pour des raisons différentes. J’avoue avoir été totalement conquis, et je serais bien incapable de dire quelle oeuvre je préfère entre les deux sus-cités, mes préférés du maître. Une chose est sûre, le thème des relations entre parents et enfants reste celui où Tanigushi nous expose le mieux son talent exubérant.

Nom série  Fruits Basket  posté le 31/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a des questions qui de temps à autre me trottent dans l’esprit comme ça... Pourquoi ? Pourquoi ma tv est-elle tombée en panne ? Pourquoi les planètes du système solaire sont-elles alignées? Pourquoi Bush est-il si méchant ? Et pour quelle diable raison, je n’aime pas les shojos ?
Je finis par croire qu’il n’y a que peu de raisons objectives, une sorte de rejet physique en somme.

J’ai commencé Fruit Basket sur les conseils de pas mal de fanas de shojos, soi-disant que c’était la bd idéale pour convertir les réfractaires au genre. Apparemment, c’est une idée assez répandue dans le milieu. Mon dieu, ne les écoutez pas ! Fruit Basket réuni toutes les caractéristiques du genre, et insiste même dessus : persos masculins androgynes (que la peau sur les os mais supers forts en bagarre, et dont la ressemblance avec la gente féminine est proportionnel à la beauté apparemment), style graphique très caractéristique voir plus que d’habitude, protagonistes mâles trop dark ténébreux mais en fait gentils tout plein (...quasiment tous les membres de la famille), histoire centrée exclusivement sur les relations de la gentille héroïne avec les mâles précités, et thèmes traités de la plus pure manière shojo qui soit...

Ca ne veut pas dire que ce soit un mauvais manga, juste un pur shojo créé spécialement pour ceux qui aiment ce style, et qui abuse des poncifs du genre. C’est dommage, car le concept me paraissait intéressant à première vue, et l’histoire était plutôt bien amenée. Au bout de 5 tomes, voyant que je n’accrochais décidément pas à l’univers et que le schéma scénaristique semblait un peu se répéter, j’ai laissé tomber.

Si vous êtes frileux au genre et que vous voulez malgré tout essayer quelque chose, optez plutôt pour "Fushigi Yugi" (qui a le mérite de proposer une sympathoche aventure sous forme de quête sur fond de chine ancienne, ce qui permet de ne pas trop se formaliser du reste) ou Please Save my Earth (pour le coté science-fiction d’une très grande originalité, qui lui donne une vraie identité).

Nom série  Pretty Face  posté le 27/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pretty Face est une petite bd que j’ai lu il y a peu, et j’avoue être légèrement embêté, car précisément, je me suis bien marré, et pas qu’un peu.

Dans cette comédie sentimentale, qui relève plus du joyeux foutoir (^.^), l’auteur nous place dans une situation initiale assez légère et improbable, et qui enchaîne les invraisemblances dans son traitement. Pourtant, à partir de cette base où les éléments crédibles sont aussi rares que neige au soleil, il parvient à créer des situations qui, en plus d’être assez originales sur la forme, sont tout simplement euh... HILARANTES. Et on finit par se dire qu’en fait, la crédibilité, on s’en fout un peu dans ce type de récit, tant que ça peut aider à rehausser l’humour.

Le problème, c’est que par la suite, l’auteur continue sur les éléments abracadabrants (dans un univers japonais urbain relativement normal), donnant l’impression d’enchaîner facilité sur facilité pour mener son histoire un peu où il veut d’un coup de baguette magique (surtout dans les débuts, et vers la fin). De même, l’ensemble est très... convenu, particulièrement dans les derniers chapitres, ce qui rend certains événements bien peu palpitants, en plus de questionner sérieusement le lecteur sur le bien-fondé de ceux-ci (même si je n’ai rien de méchant contre cette fin, qui bien qu’ouverte, permet au moins de donner une continuité à l’atmosphère sympathique de l’histoire).

D’aucuns diront que la marge de manoeuvre accordée à la pertinence discutable du récit dans ce type d’oeuvre à ses limites, mais que voulez-vous quand on accroche à l’humour et au délire ambiant, on passe outre, et je dirais même qu’on prend un sacré plaisir, tout en comprenant parfaitement les critiques que peut recevoir l’oeuvre -en y adhérant pour la plupart même-. Et puis, fondamentalement, niveau cohérence et logique on a vu pire dans le même genre, ce qui n’est pas une excuse certes.

Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est le postulat extrêmement léger et sans prétention de ce manga, qui n’a pour but que divertir de la manière la plus rafraîchissante et pétillante qui soit. Dans cette optique précise, cette série reste une belle réussite en soi. Le petit nombre de tomes peut aussi être considéré comme un point fort, les comédies de ce type ayant la fâcheuse tendance à s’essouffler assez vite en général. Pour ce qui est de passer outre les multiples défauts, je dirais que c’est peut-être ça la définition d’un coup de coeur, ça ne s’explique pas totalement, mais une chose est sûre, on tombe sous le charme.

Foncièrement, ma note serait de 3.5, et je reconnais volontiers avoir eu du mal à me décider entre le 3 et le 4 (d’ailleurs je me tâte encore...). Dans un élan fanboyesque, j’ai finalement opté pour le second choix, peut-être, je le reconnais, pour remonter un peu la côte malmenée de cette série.

Nom série  Angel Heart  posté le 26/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etant assez fan de City Hunter, voir d’autres oeuvres de Tsukasa Hojo, Angel Heart a été pour moi une certaine déception, et ce pour de multiples raisons :

La base de l’histoire, déjà, m’a laissé un brin dubitatif : une jeune femme qui s’approprie les souvenirs de la personne à qui appartenait son coeur greffé, j’ai rarement vu plus rocambolesque comme entrée en matière dans ce qui est censé être un thriller.

Mais bon, ça doit être mon petit côté scientifique puriste qui parle, passons. Après tout, tout ceci n’est qu’une excuse pour mettre en place le cadre de l’histoire qui, lui, promettait beaucoup pour la suite, je faisais confiance à Hojo. Eh bien en fait j’aurais pas dû, car plus j’avançais dans l’histoire, moins je trouvais d’intérêt à la lecture.

La crédibilité globale du récit ne fait que décliner au fil des tomes, et outre le fait de constater des incohérences ici ou là, ou celui de rester perplexe devant l’attitude du (vrai) père de Xiang-Ying ou de son chambellan par exemple (la remise en question des techniques de formation aussi bourrines qu’inefficaces de l’unité Phenix, c’est pour quand ?), c’est surtout le revirement à 180° de l’ambiance qui choque : alors qu’on partait d’un polar plutôt sombre, on se retrouve finalement devant une sorte de mix indigeste entre F.Compo et City Hunter. Et vas-y que je te transforme tous les personnages pourris en bons samaritains, que je te balance des scènes mielleuses sur le coeur avec la bienveillante sainte Kaori en rafale, sans oublier d’enchaîner les séquences pleines de dramaturgie, où on a surtout l’impression qu’Hojo surjoue (parfois beaucoup) ses personnages pour nous forcer à sortir les mouchoirs, si c’est pas mignon.

Bon, tout n’est pas à jeter, loin de là. L’auteur maîtrise toujours assez bien la narration, et son graphisme est toujours aussi excellent (malgré cette tendance à ne pas savoir dessiner d’adolescentes...). Mais bon, c’est loin de suffire à mon goût, et au bout de 7 tomes j’ai fini par lâcher prise.

J’ai vu dans les avis plus bas qu’il fallait être fan de City Hunter pour apprécier Angel Heart. Ben vous voyez, c’est loin d’être automatique.

Note: 2.5 / 5

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