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Au s’cours !
Alors que tout le monde va s’extasier sur Bilal, Bercovici ou Binet et leurs talents de dessinateur , il existe un grand drame dans la planète Bd !
En effet, Michel Pirus n’est pas que le génial scénariste du Roi des Mouches ni des autres œuvres coréalisées avec son ami Mezzo mais également un dessinateur méconnu de grand talent qui utilise un style cartoonesque rappelant l’univers Disney dans Rose Profond et Canetor.
Son style rétro s’adapte à merveilles pour ce conte absurde qui doit surement être un bel hommage pour les Shadocks pour le coté absurde et également l’histoire du Corbac aux Baskets de Fred pour son style graphique…. Pourtant Pirus développe dans Plip une histoire tout à fait différente des autres œuvres citées en utilisant des codes propres aux contes de fée aux sonorités poétiques…
L’éléphant Président somme le chat Policier d’explorer une toute nouvelle planète, la rectangulaire bien nommée Plip accompagné d’un oiseau de bienvenue… Le reste est à lire puisque cette étrange bd se présente sous forme de grosses vignettes d’une page en noir et blanc bien gras au style évoqué plus haut. La couleur aurait pu être de mise également si l’on s’en réfère à la couverture de l’album… De savoureux petits quiproquos seront de la partie grâce aux répliques invariables des fameux volatiles, « Pourquoi pas » et « à quoi bon ». On peut se demander à juste titre pourquoi cet album atypique tient sa place dans une collection jeunesse alors que je l’aurais vu plus particulièrement dans l’édition Association ou Pattes de Mouches.
Reste que l’histoire est ironique sans non plus être révolutionnaire et que ça se lit entre 2 ou 3 minutes pour peu que vous regardiez la vingtaine de dessins attentivement.
Un très bel album que je ne recommande particulièrement qu’en occasion pour moins de 5 euros et qui donne évoque surtout mon désir de revoir Pirus aux pinceaux nous pondre son Petit Prince à lui, tant pour le texte que pour les illustrations car il en a les réelles capacités ! Le drame évoqué dans mes premières lignes fait donc écho avec cette cruelle absence.
Une curiosité qui mérite un joli petit 4 mais dont je n’en recommande pas spécialement l’achat tant la lecture est rapide. A réserver pour les fans de Pirus donc dispensable pour les autres… |
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Nom série
Maïa
posté le
28/03/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Pas la peine de savoir jouer au Cluedo pour pouvoir apprécier l’œuvre du Colonel Moutarde qui suit 
Au croisement de plusieurs influences, Maia est une série pour filles mais également pour tout public de très grande qualité.
Ça commence comme Harry Potter dont Maia emprunte les origines orphelines et le destin unique tout tracé d’héroïne malgré elle. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, là où le magicien myope perdait de sa grâce et de son originalité au fil des pages pour devenir un personnage quasi shakespearien, Maia prend des allures de friandise acidulée avec ces belles couleurs et les rondeurs toutes en nuances de ces personnages aux grands yeux écarquillés qui me rappelle le style des Powerpuff Girls.
Car si le dessin est une franche réussite empruntant tout à la fois au manga pour le comique de situation (certaines expressions parlent d’elles mêmes et prêtent à sourire dans le bon sens du terme) et à un style de trait bien défini, le scénario n’est pas en reste. Maia petite orpheline et bonne élève timide se retrouve dans une quète de la boite de Pandore dont elle est la gardienne malgré elle. Mon seul regret ? Les décors sont très sommaires ce qui ne veut pas dire qu’ils soient moches mais à l’instar d’un bon comics, l’effort repose sur les personnages et toute la palette de leurs émotions.
Ce qui est particulièrement divertissant c’est que Maia est pour ce faire assistée de mini divinités mythologiques qu’elle est la seule à voir et à entendre, ce qui engendre des situations loin d’être tristes car elles ont toutes les 4 un caractère unique bien trempée.
J’ai une petite préférence pour Mars, un mini taureau râleur et au grand cœur dont le seul dessin est à croquer !
Flanquée d’une cousine aux antipodes mais au grand cœur, c’est parti pour des aventures avec un lot de méchants pas trop méchants et des premiers émois amoureux mais rien n’est mièvre ou inintéressant. Il y a même quelques passages plutôt sensibles et bien amenés rapidement contrebalancés par un retour à la gaudriole…. Très très fort !
Outre le charme véritable que m’a procuré cette lecture, c’est toujours avec un petit pincement au cœur que j’arrive à la dernière page avec l’envie d’en lire la suite. Ma fille de 11 ans a fortement apprécié ce que j’estime être le futur Freak’s Squeele pour enfants.
Une série qui ne demande qu’à être davantage connue aussi ne vous arrêtez pas aux préjugés « littérature pour enfants » car des œuvres intelligentes et drôles comme celle-ci j’en redemande tous les jours.
Un futur classique en devenir, faites moi confiance |
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Nom série
Ariol
posté le
24/03/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Il y a de ces bds pour enfants qui n’ont franchement l’air de rien à première vue et se fondent dans la masse et puis on feuillète les albums de ses filleuls et on tombe sur de bonnes petites surprises parfois. Ariol fait définitivement partie de cette catégorie.
Et pourtant le dessin n’attire pas spécialement l’œil, on est plutôt attiré par les personnages assez farfelus avant de comprendre qu’Ariol et ses amis sont des animaux se comportant comme des humains avec de légères caractéristiques sur leurs origines un peu comme Maus (toutes proportions gardées sur les métaphores) et à l’inverse d’un Mini-loup.
Les dessins sont très naifs, on les croirait dessinés à main levée par un enfant de 10 ans et pourtant ils ont un certain cachet.
Les aventures de ce petit âne Ariol sont tout simplement passionnantes. Les auteurs ont réussi à rendre la banalité du quotidien accessible pour un enfant de 8 ans et à lui donner un certain intérêt puisque pas mal de monde, enfant comme adulte, se retrouvera concerné. Une sortie à la piscine, des doutes amoureux ou des jeux d’enfants… voici franchement une petite série agréable et loin d’être aussi bête que les animaux qu’elle illustre que je recommanderai plus facilement que la tête à claques de Zep.
Bref ce n’est pas la série la plus jolie ni même ma préférée mais il faut lui reconnaitre des vertus pédagogiques pas cucul et dont la lecture peut intéresser les parents. Pensez-y pour un jeune public ne lisant pas encore ou sur le point de le faire |
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Nom série
Ralph Azham
posté le
24/03/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un nouveau Trondheim ne se refuse pas…
Euh mais comme tous mes avis sur ses œuvres commencent toujours par ce même et unique dicton, il va sans dire qu’il faudrait un peu étayer ce genre d’arguments. En plus Trondheim n’aide pas à la transparence puisqu’un coup d’œil sur la seule couverture suffit à nous en rappeler le bon souvenir des Donjon !
Passé cette fausse impression, on entre comme toujours chez Trondheim vers un univers dont lui seul possède la saveur avec ses codes de l’absurde et de l’ordinaire dans un univers d’Heroic Fantasy dont pas mal d’éléments sont absents.
Ralph est un paria au sein de sa communauté et dont le seul tort est de ne pas être l’élu tant désiré du village qui les aidera à repousser une horde d’étrangers belliqueux. Non en lieu et place d’un super pouvoir qui pourrait rebouter les vilains, Ralph a le seul don de connaître si la personne en face de lui va avoir des enfants ou non. Une piètre qualité pour un supposé sauveur que les notables ne vont guère lui pardonner… pour notre plus grand plaisir !
Trondheim se lâche et nous sort un florilège de corniauds bien pensants… et si cet opus a un peu de mal à décoller il pose parfaitement la base de tout ce joli monde par le truchement de flashbacks bien mis en scène aux moments clés qui nous en révèlent un peu plus…
La couleur est un peu plus travaillée qu'à son habitude et sans sortir des registres du label Trondheim, cela apporte un peu de diversité et de nouveauté… Par contre je n’ai pas ressenti le même engouement que pour la lecture du tout premier Donjon, à savoir le tome « Cœur de Canard » qui apportait un souffle nouveau. Ici le risque reste minime : ceux qui aiment Trondheim et l’univers Donjon apprécieront tout en pestant que leur série fétiche n’avance guère plus alors que le sieur Lewis nous propose une nouvelle série un poil parallèle et ceux qui déplorent ce style faussement naïf et coloré ne feuillèteront même pas l’album…
Sans oublier que l’album se termine très vite par une conclusion qui n’en est pas une et coupe brusquement le récit sans cliffhanger… La suite est prévue pour bientôt et je me réjouis de voir que l’auteur n’a pas perdu la main sans non plus vendre son âme au diable… Un joli exercice en conclusion mais qui ne surprendra guère… Espérons juste que les prochains tomes soient aussi réussis voire même un peu plus audacieux et on tiendra un nouveau titre culte ! |
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Jacques Devos est un génie.
Ça va surement en faire beaucoup de lire ceci à l’heure actuelle et certains n’ont jamais connu ou lu une seule des aventures de Génial Olivier mais je pense sincèrement ce que j’écris car Mr. Devos a instauré un style bien particulier de dessin franco-belge mi humoristique mi documentaire… Alors ça peut paraitre super vieillot de nos jours et je doute un jour me replonger réellement dans ces lectures de jeunesse mais je garde de ce personnage et de ses créations une nostalgie toute particulière….
Olivier est cet affreux intello à la coupe passée, constamment habillé du même short assorti de son pull rouge à col roulé et sa seule motivation est de créer robots, pièges et inventions de toutes parts pour tricher à ses examens scolaires avec l’aide de son ami Fla-Fla guère mieux accoutré 
Bien sur il pourrait utiliser son fantastique savoir à de meilleures études mais que voulez-vous ? Il est jeune et a déjà le gout du risque et de l’excitation comme certains adultes l’ont pour les infidélités à leur épouse !!! Bref je m’égare mais ces petites histoires sont franchement sympas à lire à défaut d’être transcendantes.
Et il y a tout un tas de personnages récurrents dont le fameux Monsieur Rectitude du titre qui n’est autre que son professeur, guère dupe aux entourloupes.
Tout ceci pourrait rapidement tourner en rond sans le talent de l’auteur qui prend un réel plaisir à renouveler les situations. Bref… voici une œuvre de jeunesse bien marqué par son époque et caractéristique de l’usine à idées Spirou mais qui garde un charme évident… En tous cas si Génial Olivier ne fait pas aussi rire que Gaston Lagaffe il en est quelque part son lointain petit cousin et c’est pas forcément un mal… |
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Bon ben voilà… Les délires Fluide Glacial présentent quelques œuvres incontournables mais également un nombre incroyable de machins qui n’auraient jamais du être édités en albums et rester à leur sage petit remplissage du mensuel…
Car que peut on penser de ces aventures sans queue ni tête qui présentent et représentent constamment la même chose ?
En gros une nana à gros roploplos vient consulter le fameux docteur Ohlenschlager avec une maladie débile, prétexte à se dessaper et à engendrer quelques bosses ou émois au lectorat adolescent male qui se contrefichera de la chute… Car il n’y a même pas d’histoires, juste des prétextes pas très drôles ni enthousiasmants… On lit ce genre d’histoires pour passer le temps… enfin 5 minutes grand maximum et il y aura peu de chances qu’on y retourne…
Le bon docteur est aidé par son assistante, une espèce d’indienne méga moche qui n’est là que pour équilibrer le nombre de personnages… Bref c’est à peine mieux dessiné que Pépé Malin du même auteur et ce n’est même pas bandant malgré le talent du monsieur à représenter le sexe faible… Voici le genre typique d’historiettes à lire sur les toilettes dans la salle d’attentes d’un… docteur justement mais de là à en acheter les albums, quelle bonne blague ma bonne dame ! |
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Nom série
Lorette et Harpye
posté le
22/03/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Lorette et Harpye constitue en soi une révolution à l’époque de sa parution…
En effet le terme de Spin Off n’était pas encore usité et si le principe n’est pas neuf ou nouveau, Lorette et Harpye ont peut-être servi de livre de foi pour toutes les séries dérivées de Lanfeust De Troy en termes de qualité.
A la base ces deux petites sorcières sortent tout droit de l’univers débridé de Crisse et Goupil pour L'Epée de Cristal, déjà pas mal influencé par La Quête de l'Oiseau du Temps. Le souci c’est qu’ici on reprend la même « bonne » idée mais sur des gags d’une page…
Le concept aurait pu être excellent si Goupil avait été aussi rusé et inspiré que l’animal dont son pseudo se rapproche mais hélas ce n’est pas le cas…
En fait dans un monde d’Heroic Fantasy, Lorette souhaite ne plus être la sorcière repoussante et se trouver un prince charmant. Elle va user de toutes sortes de sortilèges pour ce faire et au mépris des conseils de sa sœur Harpye (tirez la chasse ).
Les dessins sont tous mignons pour qui aime le style de Crisse assez reconnaissable mais il faut également remarquer que le monsieur ne s’est pas tué à la tâche eu égard à ses autres travaux.
Bref cette œuvre est très facilement contournable y compris pour les fans de L'Epée de Cristal qui regroupe les meilleures prestations de ces deux sœurs. A feuilleter très rapidement ou pour les complétistes, car sorti de là avec ou sans sortilège de mémoire voici typiquement le genre de bds qu’on oublie le lendemain même…. (ou l’après midi même si on l’a lue le matin ). Une bonne idée mal exploitée, dommage… |
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Et voilà encore une nouvelle histoire de zombies ! Surfant sur le succès capitalisé par l'incontournable Walking Dead, on se retrouve rapidement pris dans un tourbillon de violence et de tripailles rappelant à nos bons souvenirs les oeuvres de Romero (Zombie tiens justement) et Carpenter (Assaut).
Oui mais il faut souligner l'extraordinaire dessin de Kyle Hotz dans ce que je considérerai un style cartoon, réaliste et comics le tout rehaussé par de magnifiques couleurs et dont le découpage est à la fois rythmé et cohérent : c'est beau, vif, coloré et le tout donne une pèche bienvenue dans ce type d'ouvrage.
Le reste est très classique et n'a pas la profondeur de Walking Dead mais l'ensemble est comme souvent dans les oeuvres de Zombies volontairement non manichéen. Si tout le monde doit y passer, quel ordre y sera respecté et de quelle façon ? Ajoutez à cela un personnage charismatique et doté d'une véritable volonté de bien faire les choses sans toutefois les réussir, à savoir le héros Simon et vous obtenez dans ce premier ouvrage (une suite est d'ors et déjà publiée en VO) 80 pages survoltées à lire d'une traite et sans ennui.
Suite qui sans en dévoiler les échos lus ici et là semble prendre une tournure plutôt inattendue et bienvenue dans ce domaine si balisé d'ordinaire et dont j'attends la publication à la suite de cette introduction classique mais de très haut niveau.
Et c'est donc à la fois frustré (vivement la suite !) et ravi (que c'est jouissif pour qui aime ce style) que ma lecture s'est achevée mais en attendant pour peu que l'on laisse de coté la banalité de l'histoire, enfin de CETTE histoire, j'en recommande vivement la lecture ! 
A conseiller pour tout amateur de Remains ou de Blackgas de Warren Ellis...
Et pour tous les amateurs de ce style particulier, je ne peux que vous renvoyer vers ce topic entièrement dédié aux Zombies !!! Enjoy |
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Il est utile de préciser que si cet opus peut être considéré comme un One Shot et qu'il peut être lu en tant que tel mais il s'agit en vérité de la suite de Zombie la Cavale des Morts qui nous présentait un personnage à la fois charismatique et naïf en la personne de Simon Garth, banquier pris en otage et à parti dans un monde dévasté par un virus mortel...
A la fin, on laissait ce personnage, seul survivant d'un carnage cannibale, blessé et mordu aux mains de militaires dans un hélico et bien The Zombie Simon Garth reprend l'histoire exactement là où on avait cru la laisser : l'hélico a crashé, Simon est devenu un zombie un peu plus évolué et doué de raisonnement du à son caractère humaniste (que l'on comprend bien dans le premier livre) mais la menace est encore présente : perdu dans une forêt remplie de personnages dignes de Massacre à la Tronçonneuse auquel l'auteur fait un clin d'oeil évident, une mère recherche activement sa fille suite à un accident de voiture mais la campagne est jonchée de zombies et d'autres dangers encore plus vicieux...
Simon Garth sera leur seul espoir ?
Voilà, sur un canevas plutôt mince comme tout scénario de zombies, Kyle Hotz, cette fois ci seul aux commandes, explose l'histoire et en survitamine le contenu, son dessin est toujours aussi beau et précis dans le domaine du comics sanglant mais ce qui distingue cette oeuvre de la précèdente est surtout l'enchainement de tout un bestiaire digne du cinéma d'horreur des années 70/80, de Massacre à la Tronçonneuse à Evil Dead sans oublier bien sur les films de zombies et cette faculté à rendre effrayant un environnement comme la forêt, cadre principal de ces évènements.
Simon Garth dès lors est un personnage secondaire mais dont la présence indispensable éclaire toute cette oeuvre que j'ai dévoré d'une traite... Walking Dead mis à part, il s'agit sans aucun doute de la plus chouette BD de zombies lue !
Un excellent divertissement excessif et violent comme le genre se doit de l'exiger et qui ne se prend pas au sérieux, voici une mini série qui ne devrait pas rester longtemps inaperçue pour les amateurs du genre...
Pour un résultat encore plus jouissif il faudra se tourner vers Xxxombies en VO en attendant une hypothétique édition française ! |
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Pour une première incursion dans les œuvres de Jason dont je survole généralement les titres mais dont je reconnais le trait si particulier au premier coup d'œil, cette île aux cent mille morts tient toutes ses promesses.
En effet je ne sais pas si la comparaison est de rigueur ici mais j'ai retrouvé l'esprit Trondheim dans cette histoire d'île au trésor au scénario décalé et pince sans rire.
Comme le fait remarquer Perrin dans sa jolie critique, peu d'expressions passent dans le visage de ces personnages au look animalier et pourtant c'est l'absurde des situations qui fait bien passer la pilule par un humour discret mais bien présent.
Cette histoire de jeune fille moche (selon les protagonistes) à la recherche de son père dans un univers fait de pirates va se passer des codes habituels pour débouler sur une île mystérieuse où l'on forme des bourreaux comme dans une école spécialisée.
La jeune héroïne va se faire la spectatrice de scènes cocasses avec l'aide de Tobias, un jeune bourreau pas très dévoué pour son art et d'un pirate au lourd secret 
L'ensemble se laisse lire très facilement et de façon agréable mais l'histoire est bien vite emballée et le tout est un peu trop succinct pour devenir indispensable, mais comme j'apprécie ce genre d'humour, je ne crache pas du tout sur la soupe !
Un regret ? Un peu plus dense et plus rythmé aurait été idéal mais en l'état cela reste un bon petit divertissement... dans l'attente des futurs Donjon ? |
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Nom série
Monkey Bizness
posté le
07/03/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Le label 619 est souvent synonyme de qualité à mes yeux. Cette collection menée par Run, le créateur de Mutafukaz promet souvent des œuvres décalées et originales comme ce fut le cas avec "Rocakbilly Zombie Superstar" et surtout Freaks' Squeele sans oublier la série culte de Run.
Aussi quand Ankama laisse carte blanche aux créateurs des Lascars et que les avis positifs fusent comme des suppositoires ici même forcément ça titille ma curiosité alors que la référence des auteurs, à savoir la série télé Les Lascars me laisse de glace.
Et j’ai bien fait car ce Monkey Bizness sortant de nulle part pour atterrir sur ma bibliothèque y a tout à fait sa place tant le coté décalé, trash et second degré sont devenus des évidences à mes yeux !
Mais ça parle de quoi ? En fait imaginez un monde dévasté par la fameuse bombe nucléaire inversant les roles dans l’évolution de Darwin ! Les quelques êtres humains survivants sont revenus à l’état primitif et vivent comme des betes sauvages dans la nature alors que les animaux ont vu leur intelligence se développer et ont investi les lieux civilisés.
Ce postulat complètement foutraque peint juste le décor dont l’intérêt est ailleurs étant donné que tous les anciens habitants des zoos sont devenus aussi stupides que leurs modèles humains !!!
On va s’intéresser dans tout ça à un babouin alcoolique et un gorille aimant le cigare, hommes de main à leur compte et glandeurs reconnus vivant de menus larcins.. Ils vivent en parfaite harmonie avec eux-mêmes et n’ont aucun tabou : meurtres, magouille tout y passe dans un délicieux fumet trash sur des petites histoires courtes prêtant à rire et à sourire.
Il y a aussi cet astronaute humain qui atterrit sur terre pensant être sur une autre planète et dont les origines nous seront révélées dans un flash back hilarant ! Et l’histoire de la prison où nos deux macaques se jouent des différentes communautés dans une explosion de machoires….
Le hic c’est le dessin. A peine maîtrisé et à la main levée dans un style animalier lorgnant davantage sur les blogs que la ligne claire ou comics. Il sied finalement bien aux propos qu’il met en œuvre mais est difficile à déchiffrer au début. La colorisation est par contre magnifique avec de beaux effets bichromiques…
Le tout peut être lu comme un one shot et à petites doses pour en rallonger la sauce mais je ne serais pas contre une suite sans bien savoir ce que cela pourrait apporter de plus tant le sujet est bien exploité ici.
Par contre et outre le dessin, la vulgarité et la violence des propos ne plairaont clairement pas à tout le monde. Certaines situations vont parfois assez loin dans le scabreux mais à condition de prendre tout ceci au 3ème degré on risque davantage de passer un excellent moment de divertissement que d’en sorti horrifié ou choqué ! Après tout ce n’est pas Preacher 
Une excellente friandise qui prouve à elle toute seule la bonne santé d’une certaine bd indépendante qui a compris et digéré les erreurs des œuvres style Echo des Savanes en y injectant une bonne dose de créativité et de sang neuf…
A quand la suite ? |
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Nom série
Studio Danse
posté le
01/03/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Pas évident de distinguer une oeuvre jeunesse parmi tout ce qu'il y a de disponible sur le marché...
Et ce ne sont sûrement pas les éditions Bamboo, spécialisées dans le recyclage du sport ou des professions à tout va, qui vont me porter préjudice sur cette réflexion : le rugby, les athlètes, le foot, les campeurs, l'auto-école, les chantiers, bref, tout et n'importe quoi y passe et j'avoue que ce Studio Danse n'aurait même pas éveillé ma curiosité si ma fille elle-même n'était pas danseuse dans des conditions équivalentes de celles évoquées dans cette bd qui était un cadeau idéal pour Noël...
Et je rajoute de surcroit que si elle n'avait pas insisté pour que j'y mette le nez dessus, je me serais seulement contenté de la feuilleter et sans que ce soit indispensable, je serais passé à coté de petits moments fort sympathiques me rappelant moi-même mes premières lectures de Boule et Bill ou Arthur et Zoé, toutes ces lectures qui ont fait de moi finalement le bédévore que je suis aujourd'hui..
Studio Danse reprend le schéma classique des gags en une page que vous recherchiez enfant dans les hebdos de vos parents. Il n'y a strictement rien de nouveau et l'on sourit plus que l'on ne rit mais le sujet principal (la danse) est à chaque fois évoqué au rythme des entrainements des 3 petites adolescentes : Julie, Luce et Alia...
Les stéréotypes du genre ne sont pas écartés, Julie est le personnage principal, jolie et douée mais il y a également Alia, la métisse sympa et franche et Luce, un peu complexée par son poids et dont les parents sont séparés. Le tableau ne serait pas parfait sans Carla, la peste jalouse et issue d'un milieu social plus élevé qui partage également leurs sessions d'entrainement aux cours de danse classique ou moderne avec leurs profs respectifs. Sans oublier Kader, le prof de hip hop mignon et sympa...
Le scénariste Béka a vu juste en dressant un tableau plausible d'une génération de jeunes filles qui aiment la vie en croquant des personnages qui ont tous leur importance et qu'il apprécie à leur juste valeur. Il n'y a pas de drame ici, simplement des petits aléas du quotidien et de la vie contemporaine. Peines de coeur, divorce, estime de soi et amitié émaillent sans déborder du cadre et en cela le dessin assez agréable de Crip réhausse l'ensemble sans chichis ni fioriture.
Alors que certaines bds de ce genre font rapidement l'impasse sur les décors, ici tout est travaillé de façon assez claire voire détaillée sans non plus être trop simpliste. Le tout est plutôt classique mais humble sans être déméritant.
L'intérêt de tout ce gros pavé sur une oeuvre finalement assez banale ? Et bien de prouver qu'il n'y a pas que Titeuf et/ou la vulgarité pour proposer des bds. Sûr que celle-ci ne sera destinée qu'aux jeunes filles mais elles en seront ravies et rien n'empêchera leurs parents de leur piquer un album pour passer un petit quart d'heure de lecture sans prétention.
En tous cas si vous êtes en panne d'idées neuves après avoir déjà offert Toto l'ornithorynque ou Lou ! voici un titre dont il faudra vous souvenir...
D'où une note affinée de 3,5/5 et d'un joli petit coup de coeur de ma part. Les albums semblent pouvoir se lire dans n'importe quel ordre mais le fait qu'ils racontent un spectacle de fin d'année en guise de fil rouge vers la fin de chaque tome les rend encore plus intéressants.
Une chouette idée de cadeau pour jeune fille à partir de 10 ans. |
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Nom série
Sambre
posté le
25/02/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Franchement bien) |
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Je rejoins complètement l’avis de Pasukare sur cette série dont je garde pourtant d’incroyables et sensuels souvenirs…
Grand fan des Misérables de Victor Hugo dont Hislaire fait des clins d’œil évidents, j’ai eu même du mal à admettre qu’il s’agissait du même dessinateur que Bidouille et Violette tant son talent graphique s’exprime pleinement au travers de ces pages pleines de sang, de sensualité et de folie.
Car le grand succès de cette malheureuse histoire d’amour contrariée réside en ces pages que l’on croirait colorées avec les feuilles de l’automne… Le trait n’est pas en reste et que l’on aime ou pas on ne peut que reconnaitre un certain talent dans la mise en page de l’ensemble.
Alors j’aurais surement noté sans regrets la note maximale ici même car le drame qui se noue ici ne peut laisser ma sensibilité indifférente si Hislaire ne s’était pas mis en tête d’en faire une longue et pénible saga interminable avec son lot de rebondissements à la Scooby-Doo… Au bout d’un moment on n’y croit plus guère et on commence à se contrefoutre des personnages pour lesquels on vibrait tant quelques tomes auparavant.
C’est même pour moi une expérience assez unique que ce Sambre car de mémoire il n’y a que cette série et Death Note (pourtant aux antipodes de Sambre) qui m’ont donné ce gout de douche écossaise où le froid succède au chaud sans transition.
Il était pourtant si simple de se tenir à trois ou quatre tomes et d’en boucler la boucle de façon tout à fait logique. Non… là, à vouloir devenir gourmand et à rivaliser avec la fresque de Hugo, Hislaire joue à un exercice dangereux d’équilibriste où il risque de perdre de son public en cours de route. A tort ou à raison, je fais partie des lecteurs qu’il laisse sur le carreau… et je le regrette profondément tant l’histoire de Julie me faisait vibrer…
Difficile dès lors de noter une œuvre que je juge comme essentielle et importante à mes yeux et qui a perdu de sa superbe en route… un peu comme si l’auteur avait des comptes à régler avec lui-même, vous savez ces histoires d’amour que vous et moi vivez en refusant un jour qu’elles se terminent par habitude alors que la flamme pour l’autre n’est plus là…
D’où cette note atypique qui sera peut être modifiée un jour si la conclusion de la saga des Sambre justifie tout ce long cheminement… |
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Ghost in the Shell, quel titre étrange, beau et mystérieux à la fois… le fantôme dans la coquille ou plutôt SOUS la coquille si l’on traduit littéralement. En fait il s’agit de l’âme dans une enveloppe dont on parle ici ce qui n’est pas faux…
Ce qui est drôle c’est que cette œuvre est davantage connue pour son adaptation animée plutôt complexe et poétique mais pas forcément accessible que pour l’œuvre papier dont elle s’inspire et que nous livre Shirow déjà très connu pour une œuvre similaire, Apple Seed.
Similaire ? Eh oui le bonhomme se fait le spécialiste du Cyberpunk japonais, vous savez ce courant assez particulier qui entremêle l’humain aux réseaux informatiques et dont des œuvres comme Blade Runner ou Matrix ont porté le principe sur grand écran également… Mon avis ne porte ici que sur les deux premiers tomes correspondant également à cette fameuse adaptation qui m’avait laissé un peu en dehors de son sujet et dont j’espérais une explication dans ces pages.
Explication mitigée car les deux œuvres sont parfaitement dissociables. En effet et puisqu’il faut davantage en développer le contenu de la BD ici, Shirow privilégie davantage, comme dans Apple Seed d’ailleurs assez similaire à ce point, le principe d’un blockbuster action avec toutes les scènes privilégiant des enquêtes cybernétiques dans un univers futuriste où cyborgs cotoient pirates informatiques… C’est également la quête de l’héroïne principale à la recherche d’un but dans son existence… Les dessins oscillent entre l’excellent et l’approximatif avec des scènes d’action speed mais difficilement compréhensibles parfois car découpées curieusement et de belles pages en couleur… Il y a pas mal d’annotations comme toujours avec des explications qui peuvent se tenir mais ralentissent le rythme de la lecture ce qui fait que l’on peut vite décrocher… Pour le reste, c’est un style assez passe-partout comme souvent dans la bande dessinée japonaise et curieusement l’héroïne principale aux formes sensuelles n’est pas forcément le personnage le mieux dessiné.
Après l’appréciation se fera au gré de votre inspiration. Le tout a peut être pris une mauvaise patine avec le temps. Il y a surement plus innovant dans le domaine et plus intéressant mais il est indéniable que cette œuvre a pu marquer certains lecteurs en quête de sensations nouvelles. Par contre il faut quand même être très motivé pour lire l’ensemble d’une traite tant l’auteur aime perdre son lecteur dans un canevas parfois inutilement compliqué.
Bref c’est à lire comme une curiosité mais c’est peut être loin d’être aussi indispensable que certains veulent bien le prétendre. Il y a surement des divertissements plus accessibles dans le même domaine. Pour les autres je leur suggère de regarder le film ou éventuellement les nombreuses séries que Ghost in the Shell a inspirées. |
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Nom série
Batman!
posté le
22/02/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Déjà pour commencer je parle ici de la première édition de 129 pages et non de celle rehaussée de presque du double comme feu les éditions USA ont eu la délicatesse d’éditer juste un an après mais passons…
La multitude de ces courts récits exclusivement en noir et blanc sur une commande de DC Comics et réunissant les plus prestigieux auteurs des années 90 pourrait laisser croire qu’il s’agit d’une bonne introduction pour les néophytes du Chevalier Noir mais en fait il n’en est rien. La lecture de ce recueil nécessite un peu d’expérience et de connaissance du monde de Gotham City afin d’être plus facilement digérée.
L’ensemble repose sur une idée toute simple, une ligne directrice que DC Comics a du imposer comme exercice de jeu et qui est plus facilement compréhensible par son titre en VO : Batman Black & Night.
En effet il n’y a aucune couleur ce qui sied parfaitement bien à l’univers monochrome et les différents auteurs rivalisent de contrastes qui ne dépareilleraient pas dans Sin City d’un certain Miller 
Le seul hic c’est qu’il y a forcément à boire et à manger. Aucune histoire n’est liée, toutes sont courtes et imposent davantage de tranches de vie avec coup de théâtre à la clé. Elles reflètent la vision personnelle de chaque auteur, en particulier un dessinateur de comics renommé et un scénariste qui ne l’est pas moins…
Le seul souci c’est qu’on passe d’un style à un autre sans transition aucune avec ses propres préférences mais il y en a également d’assez décevantes. La faute à un nombre de pages étriqué ou peut être même d’intérêt de la part des auteurs. On sent davantage la commande imposée que l’œuvre récréative même si certains auteurs ont du se faire plaisir. Il manque malgré tout un fil conducteur pour en faire l’indispensable collectif de Batman que j’en attendais lors de ma première lecture mais peut être n’ai pas eu droit aux meilleures de ces histoires dans mon édition d’autant plus que l’édition intégrale des 3 bouquins édités aux USA n’a jamais été complètement reproduite en France 
En fait cette critique est surtout un appel du pied pour une belle réédition de la part de Panini Comics car il y a matière à satisfaire le fan de Batman en offrant un panel complet cette fois de cette collection 
Pour les novices je me répète mais il y a bien mieux à lire sur la Chauve Souris comme The Killing Joke ou l’indispensable Long Halloween.
A bon entendeur…. |
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Nom série
Rose Profond
posté le
18/02/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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« Vous allez voir »
C’est par cette courte tirade prononcée à la vitesse de la lumière que j’ai connu Mr Jean-Pierre Dionnet, figure mythique de la télé des années 80/90 avec l’avènement de la chaîne cryptée et de son cinéma de quartier qui m’aura fait découvrir des œuvres complètement cultes et reconnues aujourd’hui mais inédites à l’époque. Dionnet c’est un peu une figure de proue d’une certaine culture alternative…
Par contre il faut savoir que le monsieur s’est fait connaitre et reconnaitre dans le monde de la bande dessinée où il apporte un vent nouveau et décalé que je ne connaissais pas.
C’est ma curiosité pour les œuvres de Pirus et Mezzo qui m’a amené à ce Rose Profond dans un contexte relativement inversé : ici Pirus est aux pinceaux et illustre de fort jolie manière un pastiche de Mickey et de son univers aseptisé par Malcolm le rat, héros incontestable du pays rose.
Dionnet qui parle donc de Disney tiens tiens… on est donc à mille lieux des mondes de Métal Hurlant.. il y a forcément un petit dérapage narratif là-dessous ce que le récit ne va pas tarder à amener….
« Vous allez voir » On le voit déjà avec une couverture qui ne prête pas à rire… Pas de doutes possibles, ça ressemble à Mickey mais n’est guère destinée à nos petites têtes blondes…
Malcolm, fort de ses 50 ans de succès, ose à l’issue d’une fête organisée en son honneur « honorer » sa promise en la violant et en la battant.
Désormais banni, il trouvera refuge dans une contrée lointaine, le pays gris qui entend voir la vie différemment et laisse libre arbitre à ses habitants : nul besoin de sourire béatement, chacun est libre de choisir la vie qu’il entend mener par le travail ou la luxure…
Voilà le point le plus important et le plus intéressant de tout ceci qui amène même une réflexion sur les œuvres de Disney et l’hypocrisie ambiante de ces univers qui réfutent toute déviance… Le second point positif c’est le talent dont Pirus fait preuve pour illustrer tout ceci. Les dessins sont magnifiques et reprennent le style des vieux Mickey tout en conservant une touche unique. La mise en page est belle et on est même surpris par les scènes un peu plus malsaines du récit.
Les ouvertures des différents chapitres laissent place à de véritables petites fresques et la mise en couleur n’est pas en reste. Pirus a un réel talent d’illustrateur en plus d’être lui-même un excellent conteur comme il a pu me le prouver avec Le Roi des Mouches.
Mais ici on n’est pas dans le monde de Canetor qui lui-même parodiait aussi Disney…
Le souci c’est que les événements surviennent avec des ficelles tellement énormes que cela passe mal bizarrement même pour un conte. Passe encore que la pulsion soit liée à de la frustration (une fiancée sur 50 ans avec pour seule récompense un baiser sur le front !!! Pensez donc !) mais que tous les personnages féminins soient consentantes ou salopes est une conception beaucoup plus pernicieuse de l’image de la femme…
Et dans le cadre d’un viol, sujet grave, ça passe beaucoup moins surtout que j’ai été complètement décontenancé par la dernière page qui en justifie certains actes…
Malcolm a peut être mis le doigt sur certaines hérésies du pays rose mais cela ne doit être en aucun cas justifié par un acte aussi criminel et répréhensible qu’un viol !!! Là où Sam Peckinpah semait le trouble avec « Les chiens de paille » en apportant que la violence amène la violence, Malcolm est un personnage qui regrette son choix et ne souhaite que le pardon et… le happy end est mal amené….
D’où ma note très mitigée due à une conclusion qui ne me convient pas et que mes principes ne m’autorisent pas à cautionner…. Dommage car pour l’idée principale et le dessin il y avait un fort potentiel mais peut être était ce le choix initial de Dionnet et si tel est le cas et en ce sens seulement Rose Profond est réussi…
A ne pas mettre évidemment entre toutes les mains et surtout pas pour les esprits qui prennent tout au premier degré mais une lecture est envisageable. A présent je rêve davantage d’une collaboration Pirus-Winshluss plus en accord avec mes principes open… Mais certains sujets ne se prêtent pas à l’ambigüité et j’estime qu’un crime aussi grave que le viol doit être traité avec substance et non pas légèreté…
« Vous allez voir » ben finalement j’ai vu un scénario au potentiel non négligeable assorti d’un dessin fantastique se ramasser en quelques pages finales… Dommage … et dangereux !
Et dans ce cas celui qui l'a profond finalement c'est le lecteur ! |
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Nom série
Trolls De Troy
posté le
14/02/2011
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Hébus le troll apprivoisé par Lanfeust étant l’un des personnages les plus populaires de la série éponyme il était donc logique que l’une des séries dérivées capitalise sur ces drôles de personnages… Ce qu’Arleston n’a pas tardé à faire avant même la fin de la série mère.
Et on prend un dessinateur au style similaire de celui de Tarquin et pas trop mauvais et on recommence dans le monde de Troy en plaçant l’action deux siècles plus tôt (donc pas de cross overs) avec une gentille famille Troll vivant dans un village similaire à celui d’Astérix ou des Schtroumpfs au choix, une humaine sauvageonne recueillie et élevée comme un troll et c’est reparti pour un tour….
Oui sauf que curieusement la sauce ne prend pas malgré un succès tout aussi phénoménal. Passé certains gags récurrents sur l’homme en tant que met principal et une aventure pas trop mal fichue mais bien en deçà des aventures de Lanfeust et achevée en 4 tomes, le reste devient d’une banalité et d’une vulgarité affligeante. Arleston a bien compris le truc et compris qu’il fallait exploiter le filon de Troy jusqu’à en épuiser toutes les aspérités.
Et Waha la sale gosse qui se prend pour un troll mérite des claques en permanence… Impossible de s’attacher à qui que ce soit dans ce foutras qui est aussi intéressant à suivre que plus belle la vie sur France 3, c’est dire l’étendue du massacre.
A ce rythme là on en est même à se demander ce qui avait pu être si plaisant dans les aventures initiales mais peut-être le public visé n’est pas le même ? A priori cela fait rire beaucoup de monde mais déjà à l’époque je sentais venir la supercherie… Le dessin n’est pas mauvais mais on a la sale impression, et cela dès le départ, de goûter à du réchauffé comme si toutes les idées rejetées par Arleston avaient été récupérées puis compulsées pour ces Trolls de Troy….
Du coup merci bien car non seulement je ne complète plus cette série mais n’ai guère envie de lire Lanfeust des Etoiles… Mieux vaut s’en tenir à la série de départ sans chercher à s’en éloigner sous peine d’une immense déception….
A éviter complètement, le point supplémentaire est pour le dessin parce que je suis bon prince mais on ne m’y reprendra plus. Arrêtez le massacre par pitié !
Achat conseillé ? Surement pas ! |
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Nom série
Lanfeust De Troy
posté le
14/02/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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En lisant l’avis de Miranda je viens de me rendre compte que je n’avais jamais émis d’avis sur ce classique de la maison Soleil qu’est devenu Lanfeust de Troy au point d’en devenir le fier étalon et de se reproduire en autant de séries et cycles dérivés et coffrets, rééditions que d’autres séries n’auront jamais. Mais à juste titre ou pas ?
Personnellement il serait hypocrite pour ma part de cracher sur la soupe. Lanfeust est arrivé à point nommé dans le monde de la bande dessinée à une époque où tout le monde ne jurait que par les mangas, c’était la grande époque d’Akira et de Dragonball et il y a eu un je ne sais quoi de fraicheur avec deux jeunes auteurs non dénués de talent et apportant aux jeunes adultes le monde de Troy avec ses codes et son imaginaire débridé issu des jeux de rôle.
En y rajoutant pas mal d’humour, des « private jokes » et des incantations à lire le bouquin à l’envers et une dose d’héroïnes sexy, il n’en fallait pas plus pour que l’ensemble casse la baraque !
Lanfeust est un jeune forgeron promis à un destin hors du commun sur une planète où les humains reçoivent un pouvoir magique unique. Il sera entouré d’un troll apprivoisé et d’une empêcheuse de tourner en rond au caractère encore mieux forgé que son épée : Cixi. Les situations sont rocambolesques, souvent droles dans le bon comme dans le mauvais sens et les dessins sont très colorés et remplis de détails des plus succulents.
Le seul probème c’est que l’on se demande bien au bout de 4 ou 5 tomes où l’auteur veut bien en venir si ce n’est dicté par le succès commercial et la volonté de prolonger la sauce mais au final, Lanfeust de Troy est une série plutôt réussie et fort agréable à lire… Un petit régal que viendront altérer petit à petit toutes les déclinaisons de la série telle une license Star Wars exploitée jusqu’à la moelle mais ceci est une autre histoire et on peut très bien s’en passer et se contenter de cette trame principale en 8 tomes qui ne seront jamais plus surpassés.
A lire au moins une fois ! |
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Nom série
Les Désarmés
posté le
14/02/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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L’histoire ? tout le monde la connait, un braquage foiré et foireux.
Les protagonistes ? une femme fatale, un shérif ripou, des petites frappes et quelques malandrins
Le décor ? dans un bled poisseux dans le désert américain non loin de la frontière mexicaine
L’époque ? non déterminée mais volontairement rétro.
A partir de ces quelques éléments on sait déjà qu’on nage en eaux connues voire même un peu troubles sauf qu’à la réalisation on a ce couple mythique que sont Mezzo et Pirus dont ce fut la première collaboration et pour un coup d’essai ce fut un coup de maître car le talent évident de ces deux gugusses va transformer un bête scénario de commande en œuvre racée et unique.
Tout le monde va forcément crier au plagiat ou à la copie facile avec les films de Tarantino ce qui serait réducteur car Les Désarmés a été publié à une époque où le fameux réalisateur attendait encore sagement son heure. Qui aurait pu parier même à l’époque que cette longue course poursuite émaillée de tronches pas possibles dans un style ligne claire épurée et ombrages contrastés allait donner lieu à l’une des plus rares et ambitieuses collaborations se poursuivant encore plus de 20 ans plus tard entre les deux auteurs parfaitement complémentaires ?
C’est vrai qu’il n’y a rien de réellement original dans un canevas qui aurait pu beaucoup plaire à Oliver Stone pour son méconnu et pourtant réussi U-Turn mais au-delà des mimiques lues et relues on retient surtout l’amour des auteurs pour l’ensemble de leurs personnages qu’ils soient lâches, vénals ou tout simplement paumés. Chacun connaitra sa minute de gloire à la Andy Warhol. L’hommage au western n’est pas loin non plus et le tout se laisse lire avec un réél plaisir sans aucun doute sur la conclusion finale relayée par des flash backs et un montage aussi audacieux que percutant.
Le montage, parlons-en justement car une fusillade assez impressionnante se retrouve en guise de désert de choix dans les toutes dernières pages. Ici on se passe de dialogues pourtant très présents et place au carnage des meilleurs films de Sam Peckinpah.
Il y a finalement peu à dire de mal sur cette série qui a été pour l’occasion de sa réédition recolorisée et remaniée par ses auteurs en un seul volume avec également un nouveau lettrage pour être plus en conformité avec leurs autres œuvres. Pour les avoir comparé on peut juger l’intention plus que louable car cela renforce l’atmosphère étouffante de ce trou à rats en lui redonnant une seconde jeunesse. Décidément je n’ai rien à redire contre ce duo de magiciens qui ne cesse de m’étonner… Il y a beaucoup de choses à prendre et à apprécier avec ces Désarmés et en règle générale avec Mezzo et Pirus qui loupent de peu la 5ème étoile car depuis Le Roi des Mouches je sais qu’ils sont capables de bien meilleures choses encore.
Un chouette péché de jeunesse à lire et relire |
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Nom série
Skraeling
posté le
14/02/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Voici pour moi la 1ère claque de l’année 2011, une œuvre sortie de nulle part mais qui ne méritera pas de finir brulée sur le bucher… Une œuvre qui ne risque pas de plaire au plus grand nombre par le sujet qu’elle traite et la mise en scène radicale qu’elle propose mais une œuvre nécessaire se voulant aussi divertissante qu’idéologiquement pertinente…
Choisis ton camp camarade !
Imaginez un conte où le petit Chaperon Rouge est remplacé par un chien de combat, un homme dont on ne connaitra que peu de choses et dénommé Köstler face à une meute de loups assoiffés et abrutis de violence dans un monde rétro futuriste et totalitaire s’inspirant grandement de l’idéologie nazie et dont on reconnait facilement tous les codes, des uniformes aux symboles et surtout aux méthodes similaires.
Voici en gros ce que Skraeling propose...
Köstler aurait pu faire partie de l’élite si ses origines étaient « pures ».
Élevé dès l’enfance pour être une machine de guerre, c’est un fantassin sans peur et au dévouement sans égal qui brave tous les dangers non pas pour s’illustrer mais simplement pour faire son boulot car il ne sait faire que cela.
Il va être remarqué pour ses exploits et être amené à intégrer la prestigieuse division Skraelings qui recrute les meilleurs éléments. Son parcours ne va pas aller sans heurts car n’étant pas de « sang pur » il devient l’objet de toutes les railleries et humiliations possibles...
Mais il y a autre chose : sa conscience se réveille et les Skraelings cachent un énorme secret…
Pour une découverte en voilà une belle… Une uchronie qui pourra rappeler Block 109 mais ici on est bien dans un conte kafkaïen et pas seulement dans un roman d’aventures.
Les dessins superbes ne laissent aucune lucarne d’espoir dans ce monde désolé et désolant. La violence est certes physique mais se veut bien plus morale.
Seuls quelques flashbacks éclairant le passé de Köstler et habités de lueurs rouges peuvent redonner foi en l’espèce humaine puisqu’à de très rares exceptions, tout le monde est dévoué à l’idéal fasciste et pourri de l’intérieur.
Cette œuvre a beau être 100% originale elle me rappelle le film Brazil pour ses décors et ses machines ainsi que la rébellion intérieure du principal protagoniste que le film d’animation Jin-Roh pour ces fameuses armures reprises dans bon nombres d’autres œuvres et qui servent également à illustrer la magnifique couverture.
Du grand art malgré parfois une certaine confusion pour certains personnages aussi identiques qu’aseptisés…
Mais là où un Starship Troopers menait le combat et le tableau du fascisme avec une certaine ironie, ici nulle place pour rire ou en sourire.
Noir c’est noir il n’y a guère d’espoir.
Les décors (dont certains très réussis et retravaillés avec une photo réelle) et les couleurs froides contribuent grandement à une compréhension visuelle. Skraelings c’est une œuvre unique en bande dessinée qui réussit de surcroit à divertir avec une intrigue montant crescendo et qui se conclut sur un diabolique cliffhanger…
Prévue en 3 tomes cette histoire m’a réellement intrigué et tranche littéralement avec ce que l’on a l’habitude de lire ou de voir…
Je n’osais espérer que mon roman de chevet, l’inégalable 1984 de George Orwell trouve une illustration en dessins et voici que ce bouquin débarque sans crier gare et en poursuit des voies distinctes mais parallèles…
Un gros coup de cœur inhabituel dont j’espère lire rapidement la suite afin d’y voir tomber cet empire. Intelligent, percutant donc à ne louper sous aucun prétexte… La BD française a de beaux jours à voir devant elle. Chapeau bas. |
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