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... a posté 459 avis et 63 séries (Note moyenne: 3.33)

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Nom série  Le Marsupilami  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens tout comme le précèdent posteur je n’ai pas donné mon avis sur cette série. Après il est utile de préciser que je suis fan de Franquin et de l’excellent boulot qu’il a su produire pour dépoussiérer le mythe de Spirou en y ajoutant ce fameux Marsupilami qui m’a toujours autant fait rire que fasciner.

Effectivement le sujet est forcément d’actualité avec le film que je n’ai pas attendu pour offrir la version noire de la bestiole en peluche pour ma plus jeune fille qui est aussi la plus grande vu qu’il s’agit de mon unique enfant ! (clin d'oeil à Erik )

Par contre autant le Marsupilami est un animal génial et mythique entre les mains d’André Franquin, autant il devient insipide sans son talent.
Les dessins, s’ils font toujours autant mouche, ne sont pas à remettre en cause car le coté sympathique du personnage et de ses piranhas est toujours présent et le trait ou le style de Franquin est bien respecté.

Par contre coté scénario on touche le fond du panier avec des scénarios tantôt mièvres tantôt ennuyeux.

Le constat est bien simple, vu que le marsu ne parle pas, il sert de faire-valoir à des personnages sans relief et sans intérêt, ce qui n’était pas le cas de Spirou, Fantasio et Spip qui en profitaient pour mener une enquête ou autre.

Toutes les aventures semblent calquées sur le génialissime « Nid des marsupilamis », le talent en moins mais le public visé semble très jeune aussi il est difficile pour moi de noter une série sympathique qui n’arrive pas à se renouveler…

Après tout je suis peut-être devenu trop vieux pour ces conneries mais il est difficile de rester objectif devant les grimaces de ce fichu marsu qui est aussi mignon qu’improbable.

Rajoutez donc une étoile et une option d’achat si vous avez gardé votre âme d’enfant à ma note finale et houba hop

Nom série  Pinocchia  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tiens je remarque seulement à présent que je n’avais pas avisé cette série qui m’avait pourtant fait de l’œil à l’époque où je recherchais des bds érotiques aussi agréables à l’œil qu’à la lecture.

Malheureusement je constate une fois de plus que la bd érotique est très mal desservie… Sans vouloir jouer aux prudes dont je me ferais un très mauvais émissaire, soit on tourne au délire sado-maso, soit on impose des phylactères complètement ridicules et vulgaires soit le dessin n’est pas à la hauteur.
Vouloir tenter de détourner un conte célèbre en le rendant parodique n’est certes pas d’une grande originalité mais peut procurer une base de qualité en quète de sensations coquines.
Si Gibrat possède un talent incontestable pour nous proposer une pulpeuse Pinocchia de bois qui ne nous laisse pas de bois, que dire du scénario qui ne va pas assez loin dans le délire et propose tellement de situations grotesques et inappropriés qu’on en reste de marbre.

Pourtant la définition de la femme objet est immédiatement associée à l’idée que l’héroïne n’est qu’une marionnette de désir. Mais le désir tel que je le conçois ne se limite pas à s’offrir à n’importe qui n’importe comment sans lever un minimum de charme et vu que la donzelle n’a aucune personnalité et se trimballe dans le plus simple appareil constamment ben voilà quoi….

Si au moins c’était drôle ou excitant… mais même pas c’est simplement banal malgré une maitrise totale du dessin. Dommage, mille fois dommage car on aurait aimé prétendre à autre chose que cette fausse image d’Epinal misogyne…

Nom série  L'Amour Propre (Ne le reste ...)  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pour paraître branché dans les années 80, il était de bon usage de lire L’écho des savanes qui se faisait un malin plaisir à diffuser par épisodes des bds à tendance légèrement trash voire ouvertement sexuelles.
C’est ainsi que Martin Veyron s’est fait connaitre du « grand » public avec ce qui restera comme son chef d’œuvre immaculé, le présent ouvrage…
Complètement datée déjà à l’époque, son léger pouvoir émoustillant s’est depuis complètement évaporé avec ces dessins qu’on jugerait sortis d’un autre âge… Décors quasi inexistants et personnages sans charme sont au service d’un sale gosse gâté qui se cherche, sexuellement parlant, j’entends…

Ça discute beaucoup plus que ça ne fornique et le format par épisodes n’arrange pas la lourdeur de l’ensemble, ce qui fait qu’au final personne n’est touché quelque soit le but initial recherché lors de la lecture…
Je déteste ce genre de récits légers à lire où je dois m’y prendre à plusieurs reprises tant l’ennui et les bâillements remplacent ma curiosité initiale et on se contrefiche bien de savoir si ce fameux point G féminin existe…

Cet ouvrage principalement destiné aux jeunes mâles a eu au moins un mérite, celui d’être à l’origine d’une pitoyable adaptation ciné dont l’unique intérêt est de nous dévoiler la jolie poitrine d’une Corinne Touzet alors débutante… Avis donc aux (a)mateurs, le public féminin se contentera de hausser les épaules à bon escient forcément !

Nom série  Histoires alarmantes  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Des recueils sur des histoires fantastiques de la veine d'un Edgar Allan Poe, il en existe un paquet...
Des plus nostalgiques comme les revues pulp américaines des années 50 comme la série des "Tales" aux plus glauques comme les séries de Foerster chez Fluide, il y en a eu bien une aussi courte que de qualité qui a émergé dans les années 80...

En effet Cossu n'a pas son pareil depuis le méconnu Alceister Crowley pour dépeindre un fantastique bizarre et dérangeant auquel son joli trait rend particulièrement justice.

Qu'il s'agisse des cadrages comme des décors aux regards sombres de ses personnages, l'ambiance est bien vite posée et la conclusion est comme souvent plutôt surprenante même si elle peut paraître convenue.

Une réédition serait la bienvenue d'urgence afin de profiter du travail exemplaire de cet artiste et sortir ce petit bijou d'humour noir de la rubrique "Bds oubliées" où elle a été injustement rangée...

Je ne saurais que vous conseiller de lire Cossu, enfant naturel de Tardi et de Moebius ni plus ni moins !

Nom série  Ginger  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une excellente petite série méconnue, synthèse de films d'espionnage, d'action et surtout de mystère.

Un joli mix qui peut même faire penser à un enfant illégitime de Blake et Mortimer, les interminables dialogues en moins avec un dessin de qualité dont le seul reproche serait le visage même du héros Ginger dont on a l'impression qu'il fait constamment la gueule.

Heureusement l'atout charme rééquilibre ce défaut par l'entrée en scène de la jolie Véraline qui ne se contente pas de jouer à la potiche de service mais partage à titre égal le rôle principal.

Scènes d'action, héros qui fume, un soupçon de fantastique et l'envie de tourner chaque page jusqu'à son dénouement... C'était remarquable à l'époque et ça le reste toujours encore aujourd'hui. Jidéhem est peut être malheureusement un des plus grands oublis de la prestigieuse école franco-belge d'alors mais il est toujours temps d'y remédier...

Nom série  Arnest Ringard et Augraphie  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Mais que venait-il faire dans cette galère ?"

Ce sont ces célèbres mots de Molière qui me viennent tout d'abord à l'esprit lorsque je me dois d'évoquer ce que j'appellerai effectivement comme une blague potache de Franquin et Delporte qui sont partis en roue libre avec cette série illustrée par le surestimé Jannin.

Je n'ai aucune prétention pour dire qu'il n'est pas doué pour le dessin mais disons plus poliment que je n'aime pas du tout son style trop brouillon et impersonnel pour attirer l'oeil.

Soit mais lorsque des gags franchement très bofs sur une taupe (bien mal dessinée et même pas drole) désirant élire domicile sous le jardin d'un espèce de beauf au physique aussi délicat que celui de mon voisin (qui a pour surnom Gargamel 100% véridique) ben on passe très rapidement sur une bd que j'aurais aimé toutefois sympathique mais ne dépasse guère le statut du "aussitôt lu aussitôt oublié".

Encore plus brouillon que dans Germain et nous, l'idée de base est très rapidement épuisée et la seule bonne idée de cette oeuvre qui n'aura pas marqué beaucoup de monde est de ne pas être très longue. Et tant mieux !

Nom série  Mémoires de l'Elan  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Frank Pé (qu’on appelait juste Frank dans les années 80) avait eu la bonne idée d’illustrer les hauts de page de l’hebdo Spirou par des strips animés entre un Élan dépressif et mélancolique se plaignant d’être le seul héros de la revue à ne pas avoir d’album et Spirou.

Effectivement si tout n’était pas à la hauteur, cela restait justement réjouissant et était parfaitement bien inséré entre les pages du magazine.
Suivant l'actualité de l'époque et se faisant constamment rassurer par un Spirou qui aurait repris le rôle de Fantasio dans les Gaston, ces petites perles sont aussi amusantes à lire qu'à regarder avec ce charmant trait noir ne manquant pas de charme...

Se terminant généralement par un gros chagrin de l’animal dont on ne voyait en général que sa tête, il y avait un joli prétexte à lire et à trouver toutes ces petites bandes d’autant plus que le dessin de l’auteur de Broussaille était et reste encore aujourd’hui aussi sobre qu’amusant.

Forcément lire un album de l’Elan n’a pas de sens puisque c’est son but ultime, un peu comme si ce foutu contrat de Demesmaeker était enfin signé enfin vous imaginez l’intérêt réduit ?

Les interventions allaient de surcroit avec l’actualité du magazine et créaient une véritable interaction avec le lecteur. Un pur régal quand j’y repense… et ce en quelques cases !

Je vous invite vivement à lire les aventures ou plutôt non-aventures de l’élan ici même http://www.frankpe.com/elan/elan.htm ou à vous procurer ses deux albums car le coup d’œil en vaut largement la peine.

Comme quoi avec du talent et des idées on peut arriver à de jolis ovnis !!! Merci Frank !

Nom série  Germain et nous  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Germain et nous est la proposition de Frédéric Jannin pour parler de la génération dite jeune et adolescente des années 80 avec ses divers personnages, parents has been babas cools choqués de voir leur fille bien travailler à l’époque, Calorine dont le régime tourne à l’obsession, le père hargneux et beauf fan de foot et de discipline bref tout un tas de clichés se voulant ultra branché tout du moins à l’époque.

Si l’intention est louable de créer une petite communauté au travers de gags en une page, le résultat est tout autre faute à des situations pas si originales et mordantes que souhaitées, un dessin vraiment pas terrible et des personnages finalement pas si attachants et surtout têtes à claques.

Il aurait fallu un peu plus de rigueur dans le trait à main levée de l’auteur et une ligne directive un peu plus poussée pour rendre le tableau plus alléchant mais outre la banalité de certaines situations, l’ensemble devient rapidement répétitif et je n’ai jamais réussi à accrocher….

Du coup Jannin est devenu ma bête noire des publications Dupuis en devenant le moins bon élève… Dommage, ça aurait pu en séduire d’autres mais le pire est que les situations semblent datées de surcroit et pas uniquement à cause de la période de référence (les années 80).

Bonne chance pour les éventuels amateurs.

"Qu'est ce qu'on fait ?" Ben on se fait chier répondit l'écho...

Nom série  Buck Danny  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Voilà pour moi le pire de la bande dessinée….

On peut bien se moquer sur les strips des métiers de la collection Bamboo, rien ne sera plus désagréable à lire que ces bandes dessinées vieillottes que constituent Buck Danny…

Tout comme Johnny Halliday, l’après guerre est une revanche sur l’ennemi communiste et tout ce qui vient des Etats-Unis est « cool » d’où l’américanisation de tous ces noms parce que les Etats Unis c’est cool, c’est in, c’est génial, ce sont les meilleurs.

Et c’est bien en cela qu’une série comme Buck Danny est bien plus détestable qu’un Michel Vaillant, c’est manichéen au possible avec des dessins pas forcément moches mais figés et puant fortement la propagande sans proposer pour autant un second degré salvateur…

Du coup je n’ai jamais réussi à accrocher aux aventures fort manichéennes de ce Buck Danny et aurais davantage prié pour qu’il se prenne vite fait une balle entre les deux yeux par les « japs » qu’il exècre tant !

Ok c’est une vieille bd mais elle n’a jamais su évoluer et quitte à lire des batailles aériennes sur fond de despote illuminé autant me replonger directement dans Le Secret de l’Espadon dont la qualité d’écriture supplante n’importe quel album de Buck Danny…

Parce que là niveau action, on s’emmerde mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !!!!! Et le pire c’est que la série semble avoir du succès alors qu’elle est complètement à coté de la plaque depuis belles lurettes !

J’ai pour seul souvenir positif de cette série un pastiche réalisé par les facétieux Yann & Conrad s’intitulant à juste titre « Fuck Banny » c’est dire l’amour que je porte à cette série ! (et à Jean-Philippe Smet itou d’ailleurs au passage)

Nom série  Archie Cash  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Archie Cash est un personnage haut en couleurs à redécouvrir.

En effet si sa gueule est directement inspirée de celle de Charles Bronson, Malik ne s’en contente pas et fournit un travail graphique hautement réaliste et nerveux pour mettre en scène ses aventures qui sont étonnamment réalistes et violentes dans la petite sphère du journal Spirou.

Pas très politiquement correctes, c’est un coup de poing direct dans les cotes et surtout un excellent moyen de lire quelque chose de différent à l’époque. Croisant des personnages tantôt perturbés ou négatifs, Archie Cash est une sorte de justicier implacable et loin d’être aussi manichéen que les codes l’exigeaient à l’époque. La période des années 80 était tout à fait propice pour dégainer quelques scénarios chocs et pas piqués des hannetons dont ce personnage se faisait le vil représentant.

Outre la violence de certaines situations, il faut souligner l’intelligence des différents scénaristes pour harmoniser le tout et donner un semblant de cohérence à une série vu le contexte de l’époque.

Malheureusement et toujours à l’égal de son modèle, Archie Cash est trop enfermé dans une époque et finira sa carrière dans l’oubli…. Néanmoins un fumetti franco-belge de qualité et qui évite la vulgarité et le fan service classique, ça ne court pas les rues et je regrette l’absence de popularité d’une série qui le mérite et n’a jamais négligé son lectorat.

Vivement recommandé et à redécouvrir…. Malik a un trait unique et un certain talent qu’on aurait aimé voir sur bien d’autres séries comme l’inédit « Le Raque a mal » que je garde jalousement dans ma collection Spirou d’Album+

Nom série  L'Agent 212  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En avisant un peu le catalogue Dupuis, je me rends compte qu’une grande partie de mes lectures passées étaient toutes écrites par le sieur Cauvin.

Car si j’usais mes culottes courtes dans les cours d’école, il devait bien y en avoir un qui bossait ou du moins faisait semblant d’être productif si l’on fait le compte de toutes les séries auxquelles il a pris part à cette époque !

Mais hélas le constat est encore et toujours le même, si la méthode Cauvin est efficace dans une moindre mesure sur des histoires de longue haleine comme les Tuniques Bleues, on en perçoit vite les limites sur des gags de quelques pages comme les Femmes en Blanc ou cet agent de police rondouillard.

Heureusement Kox limite la casse avec un dessin typiquement « Dupuis » bien propret mais au final trop poli pour être honnête…

Alors les mésaventures de ce gros flic, de sa femme et de son commissaire sont passablement limitées en intérêt et la plus grande surprise est surtout de savoir comment on peut produire autant d’albums sur un pitch aussi mince…

Forcément à lire en catimini aux toilettes ça passe le temps de faire sa grosse commission mais au-delà ça a autant d’intérêt que de suivre assidument les « blagues » de Canteloup à la télé…

Nom série  421  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série repompant sans vergogne tous les codes de James Bond à la sauce franco-belge, ça vous tente ?

Si on y ajoute le joli trait d’Eric Maltaite qui rappelle directement celui de Will (tiens tiens mais ils sont père et fils ces deux là et ça se voit !) et des scénarios gentiment absurdes du prolifique Desberg dont il s’agissait des débuts et on obtient une chouette bd qui se lit sans prises de tête et hautement divertissante.

Car si Jimmy Plant est un agent doué et consciencieux, il n’hésite pas non plus à draguer tout ce qui bouge et ajouter une bonne dose d’humour bien convenu à une époque où personne ne connaissait encore les séries Nicky Larson dont ce 421 est peut être inconsciemment aussi l’un des modèles.

Le seul gros problème c’est qu’à un moment les auteurs ont voulu se distancier du coté humoristique et léger de leur œuvre et de la responsabiliser en voulant toucher un public plus adulte…

Exit le long tarin de notre héros et les situations drôles, le dessin gagne en crédibilité ce qu’il a perdu en fraicheur et nombre de lecteurs y compris moi ont commencé par en décrocher. Trop de sérieux tue le sérieux… Ce qui en faisait le charme et la légèreté s’est dispersé dans la banalité…

C’est pourtant avec nostalgie que j’y repense et je ne serais absolument pas contre le fait d’une jolie réédition de l’intégrale comme la charmante série Sibylline de Macherot en a également bénéficié…

Cher éditeurs, faites tourner vos rotatives mais par pitié qu’on assiste pas à un nouveau reboot de la série ! Ou alors rendez nous notre 421 tel qu’il était prévu à l’origine !

Nom série  Les Femmes en blanc  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici typiquement l’un des meilleurs exemples de la boulimie d’un persévérant Raoul Cauvin qui dispose de bonnes idées mais ne sait jamais s’arrêter à temps.

Les femmes en blanc constituaient pourtant à mon adolescence l’une de mes lectures préférées dans l’hebdomadaire Spirou, des petites histoires drôles de quelques pages sur le monde médical avec un docteur moustachu doué mais narcissique et une flopée d’infirmières confrontés à tout un tas de patients rarement coopératifs.

Le dessin de Bercovici proche d’un Jannin en encore plus brouillon se prête bien à l’exercice, gros nez, courbes féminines avenantes sans être vulgaires, rien de bien folichon mais suffisamment attirant pour passer agréablement les deux minutes que constituent la lecture d’une histoire avec un gag à l’arrivée.

Le problème c’est que c’est assez limité et ce qui pouvait faire sourire dans un conteste eighties ne le fait plus forcément avec du recul. Et la compilation de toutes ces histoires en album fleure bon l’overdose car tous les défauts ressurgissent avec plus d’impact.

Ce qui était autrefois divertissant sans être hilarant ne fait même plus sourire et le trait de Bercovici, autrefois tendre et brouillon, est devenu encore plus improvisé au fil des années sans s’améliorer pour autant.

La situation est toujours identique : un patient se pointe avec une maladie atypique et on se contente de le guérir par diverses méthodes plus débiles que drôles…. Bref un ou deux albums ça va mais il y en a plus d’une trentaine aujourd’hui et je ne connais pas une infirmière, réfractaire ou pas aux bd, qui n’en possède au moins un tome d’où un succès un peu facile auquel je n’adhère plus du tout.

Deux étoiles pour quelques bonnes idées perdues au milieu d’une diversité de médiocrité. Cauvin ne sait jamais s’arrêter à temps hélas…

Nom série  Les Tuniques Bleues  posté le 16/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’abord dessinée par Louis Salverius et puis par Lampil suite au décès du premier, cette série sous influence Rintintin à la sauce franco-belge est menée depuis de longues décennies par le prolifique Cauvin, un des gardiens de la maison Dupuis.

Alors que ce même Cauvin s’est dispersé en séries en tous genre dont l’intérêt s’est rapidement émoussé au fil des années, « Les Tuniques Bleues » fait partie des rares exceptions de sa prolifique œuvre.
Il faut dire que si l’on conserve le ton léger et humoristique propre à la plupart des séries de ce monsieur, il ne s’agit pas de vagues histoires gagesques comme l’Agent 212 ou les Femmes en Blanc mais d’une aventure en 44 pages se déroulant pendant la guerre de sécession.

Véritable fracture sociale et fratricide, cette guerre opposant américains a au moins le mérite d’être universelle dans sa démonstration de l’absurdité des conflits et ouvre la porte à de bien nombreuses possibilités.
Le sergent Chesterfield est le prototype même du benêt attachant, bête et discipliné, couard et entêté.
Il est même peu probable qu’une amitié avec le caporal Blutch, petit et malin, éternel candidat à la désertion et aussi lucide que blasé puisse être de la partie. Le fait que ces deux guignols se vouvoient et se défient constamment donne lieu à quelques passages savoureux, entre joutes verbales et bourre-pifs bien assénés.

Et il y a ces hauts militaires, un ramassis d’andouilles qui décident du bon vouloir de leurs soldats entre celui qui sirote constamment une boisson à la paille et l’éternel fanatique qui ne pense qu’à charger lors de batailles sanglantes et improbables.

Le cadre et les personnages étant facilement identifiables et définis, toute cette guerre n’est qu’un prétexte à de légères critiques sociales et politiques au fil des albums. On y parle d’un certain fasciste Nepel, de la cause des indiens, de racisme, tolérance et même d’amourettes sur fond d’un conflit absurde qui n’en finit plus.

Le dessin de Lampil est très clair et de grande qualité dans la tradition de l’école franco-belge, à savoir des gros pifs certes mais des chevaux bien dessinés et une mise en scène très fluide. Si l’ensemble manque peut être un peu d’audace, nul doute qu’il ne manque pas de charme.

Le seul véritable problème déjà évoqué plus bas concerne la trop grande redondance des aventures au bout d’une cinquantaine d’albums publiés. Comme il est souvent de mise avec ce type de série, le succès (mérité) appele le succès et la multiplication des aventures amène trop de scènes répétitives. Il aurait été plus agréable de savoir s’arrêter à temps afin de conserver un label « qualité » au lieu d’épuiser les idées jusqu’à l’écœurement.

Reste néanmoins un joli souffle de nostalgie sur ce western humoristique qui ne vous prendra pas la tête et la lecture est chaudement recommandable sans en recommander l’achat !

Nom série  Arthur et Zoé  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Arthur & Zoé et sa belle appellation « tout en couleurs » me rappellent l’époque des Bonne Soirée de ma grand-mère (ben oui je suis en pleine nostalgie ayant moi-même fêté un âge qui devient avancé récemment) où je me ruais littéralement sur la dernière page de cet hebdomadaire féminin pour en lire la seule page ayant un tant soit peu d’intérêt à mes yeux.

C’est que ça ne date pas d’hier Arthur & Zoé et ça sent bon la naphtaline d’une époque dorée des Etats-Unis d’après guerre…

Car ces strips d’une page sur l’amitié d’une petite gosse de riches (mais vivant chez sa tante comme il était d’usage dans le bien pensant d’alors) et d’un gamin des rues vont donner lieu à un regard naïf sur un certain « American Way of Life ».
La tante est une bombasse brune gaulée comme une Marylin et séduite par un éternel fiancé au physique ingrat mais aux poches bien remplies.
Dans ce contexte bien édulcoré, les deux gamins vont s’allier pour faire un tas de conneries pas possibles mais le tout est un peu cul-cul et nettement moins dynamique que Pim Pam Poum au hasard.

La faute à un graphisme qui semble répétitif voire même informatique et qui est étonnamment froid et à une morale plus que correcte.

Sans méchanceté ni gros éclats de rire, relire quelques pages m’amuserait forcément avec un regard plein de nostalgie mais pas de doutes à avoir, Arthur & Zoé n’est sûrement pas ce que l’on appelle être un indispensable.

Nom série  Pim Pam Poum  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà de vieux souvenirs dignes du Journal de Mickey dont je possédais il fut un temps les exemplaires que ma maman a elle-même lue et cette série était l’une des plus représentées.

S’agissant de strips sur un bandeau ou une pleine page, les situations ne sont que prétextes à diverses catastrophes opposant les frères Pam & Poum du titre aux méchancetés oisives du Capitaine et de l’Astronome (jamais compris pourquoi il portait ce nom là celui-là ?).

Ce joli monde vit sur une île exotique et reprend un peu le principe des Trois Stooges pour enfants. Il faut bien sur reconnaitre que tout est vieillot mais que le principe du « je vais te faire mal ou t’arroser » marche plutôt bien et contrairement à d’autres strips, les garnements finissent parfois en grimaçant suite à une fessée souvent bien méritée et que pour une des toutes premières véritables bandes dessinées, ce n’est pas si manichéen et macho (le beau sexe est représenté par la tante Pim et une éducatrice aux physiques plus roublards qu’apétissants) et les dessins tout en rondeurs sont assez amusants.

Sans en garder un énorme souvenir, voici une bande dessinée bien plus intéressante à lire que Arthur & Zoé dans un registre équivalent et une chouette intégrale avec papier d’époque serait tout à fait envisageable ! Et le coté historique est indéniable puisque les bases seront copiées et recopiées à l’infini par la suite. Comme quoi on n’a rien inventé !

Nom série  La 27ème lettre  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Joli prétexte pour mettre en scène ce léger érotisme abordé dès le Jardin des désirs par le même duo, la 27ème lettre emploie pour autant un cadre moins guilleret pour dépeindre le quotidien d’un jeune Gavroche débrouillard élevé par des filles de joie dans une maison close à une époque bien noire de notre histoire à savoir la montée du nazisme.

Malgré tout Desberg se joue des clichés en utilisant l’histoire comme unique toile de fond, un peu comme si la leçon avait été digérée par son lectorat, ne s’attardant que sur des détails chocs comme la Swastika, une séquence d’autodafés ou la déportation lorsqu’il ne met pas en scène ce maudit chancelier…..

Les auteurs préfèrent se focaliser sur la tendresse dégagée par ces filles admirablement croquées par Will sur leur petit protégé Fred et son éducation d’où quelques pages assez drôles mêlant le talent du « grand pouvoir » du sexe faible à l’apprentissage de la lecture ou d’autres leçons de toute chose.

Le tout est réalisé adroitement et sans grande vulgarité dans une ambiance bon enfant. Malgré tout cela la menace des fanatiques croit et la petite communauté devra redoubler de malice pour continuer tout simplement à vivre.

Voici un récit charmant tranchant radicalement avec les Tif et Tondu de l’auteur qui continue à surprendre dans un registre un peu moins connu de son immense œuvre. Si les demoiselles d’Isabelle et des deux comparses étaient déjà dessinées avec des courbes sensuelles, ici il se lache complètement tout en parvenant à n’être jamais vulgaire ou même hors sujet.

La conclusion est même étonnante et tranche radicalement avec les productions bien pensantes de Dupuis. Dommage que certains dialogues soient un tantinet trop bavards pour m’accrocher complètement mais je reconnais que la tentative n’est pas vaine et retrouve avec plaisir les couleurs pastel qui m’avaient déjà accroché pour le Jardin des désirs.

Encore une belle leçon d’épicurisme dans une période trouble plus qu’un brulant récit érotique, la 27ème lettre est à lire au moins une fois pour tout amateur de bd franco-belge.

Nom série  Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde  posté le 14/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Peut être dans mon entourage un des seuls à avoir été épaté par ce fameux tome 0 de Metafukaz mis en scène en grande partie par Bicargo, nul doute que j’attendais sa véritable première œuvre avec impatience.

Il va sans dire qu’avec un titre fleurant bon les films d’auteurs français plus la touche de folie habituelle des éditions Ankama, on ne sait pas réellement à quoi s’attendre avec les pérénigrations de Deirdre, charmante jeune fille vivant sur un satellite artificiel et curieuse de ce monde qu’on appelle La Terre où elle ne rêve que de rencontrer son contact virtuel Karl et de voir à quoi ressemble la mer…

C’est sur un postulat aussi simple que naïf que Bicargo tente avec talent et tendresse de tisser une jolie odyssée sur un postulat de science-fiction qui n’est que prétexte à rêveries et espaces infinis…

Car la terre décrite par Bicargo est étrangement très proche du monde que nous connaissons actuellement, loin des considérations technologiques fantasmées (les voitures ne volent toujours pas dans le ciel déplore l’héroïne) et le cout de la vie anéantit rapidement la touriste devenue pour le coup une immigrée en situation pratiquement irrégulière.

Prétendre rencontrer son mystérieux amoureux va devenir un chemin de croix, il faut se lever, travailler pour financer un voyage qui la mènera de jolies rencontres au détour de la mer et d’une terre polluée et administrative pour lequel seul le fric règne et régit les lois,

Bicargo aurait pu opter pour une méthode aussi cynique que sombre pour dresser une métaphore de notre société actuelle. A contrario, son esthétique lorgne pour l’espoir et la poésie sans écarter pour autant les sujets aussi graves que réalistes comme la fin inattendue qui demeure aussi apaisante que respectueuse.
Pour ce faire, il utilise un graphisme très pop art rappelant autant Andy Warhol et ses Marylin qu’un esthétisme proche des années 50 mêlant graphismes carrés et kitsch mais toujours colorés et dépaysants.

Diverses couvertures et couvertures régalent l’œil et rythment cette aventure légère aux couleurs délicieusement kitsch. Voici un excellent petit bouquin qui se lit peut être trop vite mais qui donne envie de croquer la vie à pleines dents et de profiter du moment présent sans négliger certaines étapes cruciales et cruelles.

Bicargo a l’intelligence de ne pas juger ni de jouer aux moralistes ce qui donne encore plus de saveur au titre de ce joli album à posséder et à offrir. Merci.

Nom série  Le Jardin des désirs  posté le 07/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sir Loverose aime les femmes.
Depuis sa naissance en passant par l'adolescence, il a toujours été subjugué par leur charme et sa principale quête de trouver la femme parfaite en tant qu'adulte devient plus qu'une quête, une obsession.

C'est sous la forme de divers petits chapitres qui peuvent presque se lire de façon indépendante que Will met en oeuvre cette histoire délicieusement rétro, un poil sensuelle et jamais vulgaire.

Les esprits chagrins pourront considérer à juste titre que c'est un rien machiste et ils n'auront pas tort mais dans l'absolu il n'y a rien de méchant et c'est plus charmant et amusant à lire que prévu.

Néanmoins l'histoire reste un peu vieillotte et le héros n'a rien de forcément charismatique. Certains chapitres sont bien en deçà des attentes d'une telle dream team que furent Will et Desberg mais j'ai eu le souffle coupé par la qualité des peintures apposées en direct sur le dessin de Will, méthode révolutionnaire à la fin des années 80.

Une jolie récréation à lire au moins une fois pour se distraire et se régaler de la palette des talents de ce grand monsieur qui nous a offert Tif et Tondu.

Nom série  Notre Dame  posté le 02/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et une adaptation de plus de la célèbre œuvre de Victor Hugo.

Que peut apporter ce regard récent sur l'un des bouquins les plus portés à l'écran ou sur autres médias divers ?

Tout d'abord la couverture interpelle grandement, la bohémienne Esmeralda effectuant une danse endiablée ou enflammée sous la célèbre Cathédrale est un pur régal pour l’œil.

Jean Bastide a du talent et ça se ressent de suite dès les premières pages avec ces personnages ronds et souriants, ces décors détaillés et illuminés et un trait aussi fin que raffiné.

Bref il est impossible de ne pas tomber sous le charme d'une mise en scène élégante pour un contenu classique.

Oui car classique est bien le mot, la relecture de l'histoire dont je ne vais pas vous faire l'injure de répéter ici semble respectée dans les grandes lignes mais on manque clairement de surprises narratives dès que le narrateur nous transporte dans la ville de Paris.

Attention, qu'il s'agisse de l'apparition sensuelle d'une Esmeralda fort séduisante et espiègle ou de Quasimodo dessiné comme un Hulk au regard enfantin, l’œuvre a beaucoup de caractère mais ici ami lecteur point d'audace tu ne trouveras tant le récit semble cousu de fil blanc.

Il est certain qu'en lisant l'adaptation d'un monstre de la littérature, on ne pouvait peut être pas trop s'en écarter mais je me souviens du premier tome de Peter Pan revu et corrigé par Loisel qui s'amusait à brouiller les pistes et cartes de l'amateur du dessin animé Disney de façon assez culottée et remarquable.

C'est presque donc avec regrets que l'on arrive à la fin de ce premier tome qui a réussi à présenter l'ensemble des personnages principaux mais en donne bien trop peu sur l'histoire se contentant presque trop tranquillement d'enfiler les événements comme des perles de façon un peu trop méthodique pour emporter l'adhésion totale.


Reste qu'il ne s'agit que d'un premier tome sur une série qui va en comporter trois et que le meilleur reste sans aucun doutes à venir,la confirmation de bien vouloir compléter l'aventure étant assurée avec d'aussi jolis dessins et un nouveau talent à suivre...

Pour ma part, j'ai hâte d'en lire la suite histoire de palpiter un peu plus vivement car le récit devrait vite devenir dramatique ainsi que de feuilleter d'aussi jolies estampes sur une histoire universelle qu'agréable à relire sous la présente forme.

Ce qui la distingue honorablement d'autres adaptations c'est qu'il n'est pas nécessaire de connaitre le pavé de Victor Hugo pour en comprendre l'histoire et la lecture est plutôt facile à suivre.

Pour peu et d'ici peu nous saurons s'il s'agira de l'adaptation de référence mais à ce jour c'est surement la plus agréable à regarder à l'instar de cette magnifique couverture.

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