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... a posté 478 avis et 67 séries (Note moyenne: 3.32)

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Nom série  Batman - Knightfall  posté le 20/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile d’en rajouter derrière le si bel avis enflammé de l’ami Superjé avec lequel je partage beaucoup de ressentis après lecture de Knightfall considéré comme un arc important dans la longue histoire de Batman.

Toujours est-il utile de mentionner qu’il est préférable de lire les origines de Bane dans « La revanche de Bane » qui est un joli prologue à ce long Knightfall et une mise en bouche alléchante…
Ici l’histoire est extrêmement limpide et directe : Bane s’installe à Gotham City avec pour seul dessein de réduire le seul adversaire qu’il juge digne d’affronter : le Chevalier Noir lui-même.
Pour ce faire, rien de plus simple : libérer les résidents permanents de l’asile d’Arkham pour donner du fil à retordre au Caped Crusader et l’affaiblir au fur et à mesure pour le cueillir tel un fruit trop mur.

Ça tombe bien de surcroit car la chauve-souris n’est pas au meilleur de sa forme assombri par les disparitions successives de Superman et de Jason Todd le second Robin.
Les différents chapitres voient se succéder à un rythme effréné un nombre assez conséquent d’ennemis plus ou moins connus (on regrettera néanmoins l’absence du Pingouin et l’apparition toute relative de Double-Face) pendant que Bane contrôle la situation et attend patiemment son heure…

C’est bien simple, les pages regorgent d’action et d’un suivi narratif plutôt intéressant. Aussi simple à lire qu’agréable à poursuivre, Knightfall est un gros ride essentiel pour tout fan de Batman comme lecteur occasionnel de comics dont le seul reproche viendra du style très daté des dessins. Jim Aparo dessine effectivement comme un pied sans aucune saveur et les couleurs se rapprochent plus d’un style rétro que réellement de l’époque où l’œuvre a été rédigée (courant années 90).

Passé ce petit temps d’adaptation, on prend beaucoup de plaisir à lire une œuvre essentielle dont la dernière page sonne le glas sans surprise pour notre héros et fait boullir la marmite pour une suite qui sera forcément explosive.

Très vivement recommandé même si cela reste un ton en dessous d’un Long Halloween par exemple, Knightfall est un must-have pour tout fan de Batman qui se respecte !

Nom série  La Revanche de Bane  posté le 20/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien sur, Urban Comics profite de l’opportunité qui est faite par l’introduction au grand public du personnage de Bane via la sortie récente du très attendu Dark Knight Rises au cinéma pour éditer coup sur coup ce recueil sur les origines de ce personnage suivi de Knightfall.
On peut déjà regretter le fait que cette « Revanche de Bane » compile en réalité deux histoires mettant en vedette un des plus récents vilains de la longue histoire de Batman (pour une fois mis volontairement en retrait) au lieu d’intégrer les origines de Bane en prologue de Knightfall.

Néanmoins et passé un trait et un style ouvertement nineties, la première histoire est loin d’être déplaisante à lire en mettant en lumière l’enfance délicate (c’est le moins que l’on puisse dire) de Bane, condamné à devenir une machine à tuer pour survivre et reflétant le côté noir et désœuvré d’un Bruce Wayne en annihilant tout sentiment humain et servant ses propres intérêts personnels là où le Chevalier Noir devient son parfait opposé et nemesis.

L’histoire est plutôt cruelle et captivante et on n’a de cesse d’en arriver au terme. Le dessin a le mérite d’être lisible malgré le fait qu’il n’a rien d’exceptionnel. La suite se poursuit donc dans l’arc Knightfall mais peut se lire tout à fait comme une histoire indépendante qui se maintient comme telle.

La seconde histoire fait passer Bane pour le Punisher dans sa quète pour retrouver ses origines où chacun de ses passages sur le globe laisse quelques sanglantes traces. Le dessin y est plus travaillé et sa rencontre avec la famille Al Ghul est plutôt croustillante.
Bref une excellente distraction qui prépare au choc Knightfall et se doit d’être lue au moins une fois mais rien d’essentiel également pour les autres.

Nom série  Tortuga  posté le 14/11/2010 (dernière MAJ le 10/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sébastien Viozat est un cas à part pour moi, je dirais même une énigme dont chaque ouvrage me rend encore plus perplexe dont Tortuga est le dernier opus après Ma vie de zombie et Avec les morts.
Ce type doit être de ma génération, il mange et respire comme moi et met en scène des histoires à priori séduisantes et décalées sur des thèmes qui me parlent et que j'apprécie. Le petit plus est qu'il publie à chaque fois chez Ankama dont j'apprécie la ligne éditoriale et la réalisation de leur catalogue.

Donc bref est tout réuni pour que je sois la meilleure cible potentielle de ce jeune scénariste que je trouve prometteur mais pas assez audacieux. Son dernier méfait ? Tortuga, une histoire de corsaires et de piraterie qui ne se refuse pas parait-il. Et pensez donc, moi qui fus élevé aux légendes de l'île au trésor, aux films de cape et d'épée de Jean Marais et qui fus également un grand fan du film Pirates de Roman Polanski bien plus que les très surestimés "Pirates des Caraïbes" de Disney, je ne pouvais être qu'attiré par ce mystérieux Tortuga et sa couverture évoquant une vraie gueule de personnage fantomatique.

Mais c'est surtout à la série de jeux vidéo "Monkey Island" que je connais depuis ses débuts en 1990 auquelle je pense en feuilletant ce premier volume de Tortuga. Et en cela le récit ne déroge en aucun point avec ses pirates, ses nuits étoilées, son rhum, son humour discret et le parfum vaudou qui s'en dégage.

Pensez donc, avec les éloges précédents lus ici et un dessin du nouveau venu Antoine Brivet que l'on compare au trait noir et sans égal de Mike Mignola, il y avait de quoi faire et de refermer l'ouvrage avec la satisfaction de tenir une oeuvre de divertissement de qualité et atypique dans nos contrées françaises. Je dis bien "Il y avait...."

Car tout ce potentiel est malheureusement gaché par le dessin imprécis d'un jeune dessinateur certes motivé mais qui taille ses personnages à la serpe et néglige les décors ainsi qu'un scénariste qui s'emmêle les pattes par un rythme mou du genou sur les deux premiers tiers et qui s'emballe sur un derniers tiers prometteur mais bien trop court comme toujours sur son dyptique zombiesque.

Hormis cela c'est très agréable à lire et gageons que le second et dernier tome viendra peut être corriger tous ces défauts. C'est bien en cela que Tortuga reste très fréquentable. Pour avoir admiré quelques crayonnés noir et blanc des futures planches de Brivet je note beaucoup d'améliorations et un style qui se trouve. Et gageons que Viozat a pris tout son temps afin de se lâcher considérablement sur le second tome de l'action qui lui fait cruellement défaut ici même et développer son histoire de sorte à ce que pour une fois je n'en ressorte pas aussi frustré qu'à présent.

C'est pour toutes ces raisons que l'album est difficilement recommandable en l'état mais mes quelques spéculations attendent beaucoup du second volume. Viozat a enfin l'opportunité d'offrir une fiction cohérente en deux tomes là où les deux précédentes se ramassaient en un seul aussi je vais être indulgent et prendre mon mal en patience.

Et puis finalement la patience est de bonne augure pour une histoire de vengeance non ?

EDIT après lecture du second tome :

Ce qui semblait prometteur dans le premier volume prend tout son essor dans ce second et dernier volume où le talent d’Antoine Brivet explose à chaque case.
Les approximations graphiques semblent d’un autre âge et les progrès sont immédiatement identifiables !
Comme un bon blockbuster, les dernières pages fourmillent d’action alors que les premières consolident la mise en exécution de la vengeance promise par le grand méchant de l’histoire pendant que quelques nouveaux personnages au caractère trempé s’installent.

La fameuse scène d’abordage que tout récit de pirates se doit d’avoir a enfin lieu et ne déçoit guère. On peut regretter le manque d’épaisseur du scénario qui n’est qu’un prétexte à mettre certains « jouets » en scène et justifier une histoire somme toute plutôt banale mais en tant que divertissement de qualité, voilà une première œuvre de jeunesse qui ne manque pas d’attraits pour passer un moment futile mais agréable.

Le côté fantastique est sous-estimé et presque devenu accessoire ainsi que les motivations du personnage principal qui restent malgré tout trop floues

Hâte de revoir Antoine Brivet qui est la juste révélation de ce dyptique s’atteler sur d’autres défis plus ambitieux afin d’exporter son talent tout en s’affranchissant de Viozat et des couleurs de ses jolies planches !

Nom série  Crime Suspenstories  posté le 25/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Crime SuspenStories, ah ah ah, mais quel titre redondant et parfaitement symbolique des EC Comics des années d’or du comics. Si le titre en soi ne veut rien dire de spécial excepté ce jeu de mot hautement recherché en suspens et stories, le contenu est bien plus intéressant et représentatif d’une certaine époque que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître et dont Akileos nous fait le plaisir d’en publier l’intégralité en 4 tomes.

Publié conjointement avec Tales of The Crypt dont les auteurs sont strictement les mêmes, les récits de C.S. (sans le I ? ) compilent des histoires de meurtres crapuleux dont l’issue est souvent fatale pour l’instigateur. Une pirouette finale est toujours la bienvenue qu’elle soit convenue ou non.

On s’amuse plutôt à lire ces histoires en retrouvant même parfois les mêmes narrateurs (la vieille sorcière) que dans l’autre série et le plaisir est souvent ressenti avec un charme rétro indéniable. L’intérêt étant policier ou tournant autour du « whodunit », certaines histoires sont même supérieures à celles de la crypte qui utilisent le fantastique en excès pour justifier la conclusion.
Par contre on retrouve souvent le même pitch de départ, à savoir le ou la compagne(on) dont il faut se débarrasser par intérêt pécunier ou dépit amoureux.

Cela étant, certaines histoires fort cruelles tranchent radicalement avec l’american way of life d’antan et se laissent dévorer à la suite avec plus de plaisir que sa grande sœur horrifique et c’est avec grand plaisir que je lirai les autres tomes de cette collection plus que complémentaire. Seul bémol : l’absence des couvertures couleurs de l’époque à bonne échelle, pour tout le reste l’édition est parfaite !

Nom série  Héraklès  posté le 21/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hercule, tout le monde connaît. Il s’agit d’une des plus belles épopées de la mythologie grecque à l’instar de l’odyssée d’Ulysse, de la guerre de Troie avec Achille ou de la Toison d’Or avec les Argonautes.

Afin d’expier certaines de ses erreurs, Hercule ou Herakles dans sa langue d’origine, doit passer certaines épreuves irréalisables pour le commun des mortels. Mais cet Herakles là possède un statut de demi-dieu sous une apparente bonhomie et un humour latent.
Car si ses aventures ont été moult fois déjà relatées, le nouveau et talentueux Edouard Cour n’hésite pas à porter cet ambitieux projet par un regard aussi malin que contemporain.

Dès lors les chapitres s’enchaînent avec tout autant d’épreuves à réaliser. Le ton dynamique de l’ensemble confère un rythme soutenu et d’approche facile. On est tout de suite fasciné par sa traque du lion de Némée où le trait mi-rond mi-anguleux confère une impression de vitesse et de mouvement comme seul un Christophe Blain peut s’en vanter (tiens tiens, inspiration du demi-chien ? ).

Les perspectives sont parfois impressionnantes me rappelant les effets déformants du petit monde de Terada mais Edouard Cour possède un style propre fort agréable dont la palette jaune et rougeâtre emporte l’adhésion.

Son Herakles est aussi invulnérable et imposant qu’il est maladroit et attachant. La traque de la biche de Cérynie est un modèle hilarant du genre avec des trouvailles « montypytesques » hilarantes comme la méthode bien particulière pour notre héros de se nourrir.

Ajoutez à cela une narration éclatée mais fluide et un ton de plus en plus sombre au fil des pages (les « ombres » offrent à ce titre une belle répartie verbale à notre héros).

Le découpage s’apparente à autant de levels d’un jeu video mais les situations sont suffisamment variées pour qu’on ne suscite l’ennui à aucun moment. Le second tome qui conclura cette aventure apportera je l’espère des réponses à un passé que l’on devine trouble et j’aurais préféré une couverture rigide et un format un peu plus conséquent pour mettre en valeur les splendides planches.

Néanmoins en l’état, l’auteur dont c'est la première œuvre rentre directement dans la Cour des grands en nous offrant une relecture d’une légende qui a tout sauf du traditionnel. Bravo et vivement la suite !

Nom série  Blue Estate  posté le 19/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Par où commencer ?
Blue Estate c’est d’abord une couverture magnifique illustrée par Victor Kalvachev qui s’impose en tête de ligne de cette vaste auberge espagnole constituant Blue Estate.

Les premières pages ne déçoivent pas en imposant graduellement les codes du polar contemporain comme l’ont défini au cinéma les Tarantino et autres Guy Ritchie.
Personne ne s’est complètement remis dans les années 90 de True Romance, Pulp Fiction et Reservoir Dogs en imposant le style Gangster cool par un mélange de violence et de dérision dont Blue Estate se veut être le pendant sur papier glacé.

Grosso modo il s’agit d’un code de règles immédiatement identifiable en l’état : des bimbos cocaïnées, des flics ripoux, des gangsters de la petite semaine élevés aux tirades ironiques et à la « cool attitude » (genre tenir un flingue de côté et pencher la tête de l’autre) et une bonne dose de violence tournée en dérision dans les situations les plus grotesques.

Kalvachev va pour ce faire s’aider de trois autres artistes pour illustrer l’ensemble dont Nathan Fox dont j’avais admiré le trait torturé de son Fluorescent Black. Chacun va y aller de sa petite touche sur les épisodes successifs et décousus de cette actrice alcoolique ratée souhaitant se barrer de la prison dorée où son mari enrichi par la mafia russe souhaite la conserver.

On y rajoute un détective privé davantage bercé par les jeux video et les burgers et toute une bande de losers psychotiques « déjà vus » comme le fils taré du parrain italien, l’acteur raté avec la tronche de Steven Seagal, l’amoureux transi d’une stripteaseuse qui ne sait plus à quel saint (sein ? ) se vouer, le dealer façon Gary Oldman ou Brad Pitt qui se prend pour le roi du monde, bref j’en passe et pas forcément des meilleurs pour obtenir une série de clichés sur la mafia version Sopranos.

Mais malheureusement il y a des séries comme Preacher, 100 Bullets ou The last days of American Crime qui sont passées entre mes mains avant et qui offrent un réel plaisir coupable en termes de récit noir bien barré ce qui n’est franchement pas le cas dans la série qui nous intéresse actuellement et qui loupe plusieurs marches dans l’escalier rendant la chute bien douloureuse…

Au bout des deux volumes publiés par Ankama (qui au passage nous sucre un chapitre par volume là où l’édition originale nous en offre un supplémentaire bouclant proprement chaque recueil), le verdict est sans appel : la déception est de mise pour un cumul de scènes d’une banalité à toute épreuve.

C’est bien simple, ce n’est ni drôle ni ironique et sans aucune tension palpable ou même scène d’action là où on était en droit d’attendre le plaisir coupable que les récits violents et bien noirs cités tout au long de cet avis m’ont procuré.

Pire encore, Nathan Fox dessine très bien, Victor Kalvachev également (lire son Pherone en VO pour s’en rendre compte) mais que dire du « talent » des deux autres qui bâclent les dessins au point même d’en oublier la précision des visages ou même l’absence de décor dans des scènes fondues avec les autres ?
Malheureusement tous les efforts de Kalvachev qui colorise toutes les planches également sont vains car annihilés par cette histoire banale aux personnage stéréotypés et peu attachants au dessin irrégulier.

Du coup ça ne marche pas ou si peu…
Ce mélange peu approprié de dessinateurs talentueux et d’autres beaucoup moins rend le récit aussi décousu que désagréable (suivre la narration est un effort supplémentaire alors que l’intrigue tient sur un ticket de métro).

Blue Estate introduit la douche écossaise dans le comics et les efforts de son créateur n’y changeront rien. On a la sensation de suivre une énorme introduction qui ne décollera peut-être jamais comme un Titanic arrimé éternellement au port.

J’envisage sérieusement d’échanger mes deux volumes contre un livre d’illustrations de Kalvachev plutôt que d’investir dans la suite de l’Etat Bleu… Possible que la série prenne son envol et change de cap mais en l’état j’abandonne suite à un tome 2 rééllement très décevant…

Nom série  Tales from the crypt  posté le 12/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oyez oyez bonnes gens, place au mystère et à d’affreux évènements macabres inexpliqués avec les contes de la crypte dont les épisodes télé ont bercé quelques-unes de mes nuits d’ado lorsque les programmes accordaient encore une bonne place au fantastique façon 4ème dimension.

Akileos nous fait l’honneur de la réédition complète en 5 tomes de ces petits récits qui fascinaient l’imagination des ados ou jeunes adultes américains des années 50 sous l’appellation EC Comics.

En grand nostalgique de cette série et encore plus encore des films Creepshow qui rendaient dans les années 80 un hommage un poil plus sanglant à cette œuvre populaire qui fut censurée au bout de 5 ans grâce au fameux « Comics Code », j’ai été ravi par le charme rétro et désuet de ces petites histoires surnaturelles en 7 ou 8 pages dont la conclusion se veut souvent ironique et percutante.

La plupart de ces histoires est écrite par de futures pointures du genre semble-t-il avec un dessin noir et blanc au trait très épuré et typique de l’époque.
Il y a pas mal de narration et des tirades qu’on jugerait improbables à notre époque.
Pour être tout à fait franc, les histoires elles-mêmes tombent souvent à plat et ne seraient pas à même d’effrayer ma fille de douze ans sauf en de rares circonstances mais ce recueil possède un charme fou dont je n’arrive pas à en expliquer l’intérêt.

Cela vient peut-être ces personnages laids et difformes faisant office de fil rouge entre les histoires comme le gardien de la crypte ou la vieille sorcière rajoutant une bonne dose d’humour noir ou ce charme délicieusement rétro dans des contextes différents des habituels décors à la « Happy Days » ? A moins que ce ne soit le rythme soutenu de ces histoires si courtes à lire qu’on évite l’ennui et la redondance et que l’on en redemande encore comme un désert portionnable à souhait ?

A vrai dire la réponse je m’en fous car c’est surement tout cet étrange melting-pot qui rend justice à ce qu’on pouvait considérer comme de la lecture populaire de bouquins de gare. Le plaisir est bien présent d’autant plus que la récente réédition par Akileos est tout à fait réussie si on fait exclusion de l’absence à un format raisonnable des couvertures des magazines de l’époque. Vivement la suite !

Nom série  300  posté le 11/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut pas avoir plus beau choix pour rédiger son 300ème avis sur ce site que d’en émettre un pour une des séries phares de Frank Miller s’appelant justement 300.

En se repositionnant dans le contexte, il était plutôt audacieux à l’époque de sa conception de proposer un comics sur une célèbre bataille de l’antiquité grecque.
Le postulat est en vérité très simple : une armée de 300 soldats tente bravement de repousser l’envahisseur bien plus imposant numériquement par la ruse et la stratégie…

Ce qui est fort sympathique pour quelqu’un comme moi qui n’apprécie que très modérément les récits historiques c’est que Miller ne s’embarrasse pas des apparats réalistes et utilise son armée comme métaphore quasi héroïque plus proche d’une image d’Epinal que des documents d’Alain Decaux.

En résulte des images fortes et quelques scènes d’action joliment mises en scène comme à l’habitude de cet auteur très contesté. Je préfère de loin les dessins du maitre lorsqu’il ne fait pas appel à la couleur mais le résultat est tout à fait satisfaisant avec un ennemi sournois et muet face à une armée de courageux soldats suicidaires. Quelques scènes de combat valent largement le coup d’œil ainsi que la fameuse tirade « Spaaaaartaaaa ».

L’album est présenté dans un format inhabituel à l’italienne assez imposant ne favorisant pas une lecture facile à manipuler mais agréable au regard. Il ne faut pas non plus être allergique aux bistouquettes puisque la plupart des protagonistes sont représentés dans leur tenue de guerre le plus « simple » possible.

Et puis il y a toute cette violence graphique propre à Miller dont j’avoue être grand fan… Certains dessins et poses méritent qu’on s’arrête quelques instants pour bien les contempler. Et pourtant je ne suis satisfait qu’à moitié de cette œuvre car le récit est peut être trop court et trop succinct pour y porter autant d’intérêt. Dès lors j’ai eu davantage la sensation d’assister à une suite de jolis dessins qu’à être touché véritablement par leur destinée comme j’ai pu l’être par une œuvre plus complexe comme « Pour l’Empire ».

Par contre une fois n’est pas coutume, l’adaptation ciné de Zack Snyder est supérieure à l’œuvre de papier d’où mon sentiment d’assister à un magnifique storyboard réellement pensé et réfléchi pour « porter » son adaptation sur grand écran…

Néanmoins Miller étant Miller, que l’on adhère ou non aux idées volontairement ( ? ) véhiculées par cette œuvre, il s’agit d’un must en terme de découpage graphique et qui se doit d’être lu au moins une fois par tout fan de batailles épiques ou de ses dessins inégalés. Un régal pour les yeux, un peu moins pour le cœur, 300 mérite bien la note qu’il véhicule : un gros 3 sans les zéros qui l’accompagnent

Nom série  Lorna  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sacré Brüno, je dis sacré Brüno car ce type est en passe de devenir l’un de mes auteurs français les plus recherchés au même titre qu’un Jodorowsky (Jetjet des années 90, bon ok il n’est pas frenchy mais collabore avec beaucoup d’artistes francophones) ou d’un Trondheim (Jetjet des années 2000).

Il faut dire que son graphisme ne m’a jamais laissé indifférent. Peut-être avais-je mal commencé son œuvre car Inner City Blues m’avait autant enchanté que frustré par sa fin trop ouverte. Ici c’est définitif : Brüno est un artiste fou qui a lancé ce projet insensé de 150 pages qui aurait mérité d’être publié dans la collection Doggybags lancée par Run.

Les enjeux en sont les mêmes : big boobs, gore, vulgarité et absurdité sont au programme. Car comment mesurer efficacement une histoire avec une bimbo robotique extra-terrestre géante, une actrice de films de boules avec plans explicites, un poulpe géant tout droit sorti de Nemo du même auteur, un monstre arachnéen tout droit sorti des fantasmes de David Cronenberg et un super viagra qui n’augmente plus les compétences sexuelles mais le kiki lui-même ?

Brüno abandonne les couleurs jazzys de Laurence Croix pour adopter une bichromie jaune et blanche des plus réussies qui rappelle un peu le rouge et blanc de Michel Swing mais surtout les pages jaunies de lectures volées de bouquins de gare explicites.

Le résultat est tout à fait à la hauteur dans ce joli bouquin à ne pas mettre entre les mains de nos chères têtes blondes pour quelques pleines pages d’accouplement hautement démonstratives (l’auteur nous avait caché cela !!!!! Oh my gode ) mais plutôt pour les amateurs de séries outrancièrement Z dont on se délecte à repérer moult classiques détournés dans le meilleur gout des plus jouissifs.

Brüno ne s’en cache pas, reprend à son compte tout ce gloubi boulga improbable et se joue de tous les codes manichéens (trouver un personnage sympathique est une gageure) pour le conclure en une sorte d’acte définitif qui va réunir tous les protagonistes pour un bordel sans nom dont je me délecte encore !!!

Ajoutez à cela une édition parfaite dans un format comics pourvu d’une couverture faisant office de poster et vous aurez effectivement une petite idée de ce que le paradis peut être sur terre, Heaven is here, oh oui tout à fait !

Nom série  Jeannette Pointu  posté le 30/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pouah !

Loin de moi l'idée de tirer à boulets rouges sur l'école franco-belge mais Jeannette Pointu a toujours été un cas à part pour moi.

Le trait de Marc Wasterlain a toujours été très particulier selon moi. Les dimensions ne sont pas respectées, c'est très anguleux et immédiatement reconnaissable.

Lorsque son trait est mis à profit sur la mignonne série Docteur Poche, pas de soucis.. la narration s'adapte au dessin et donne une touche immédiatement identifiable et unique !

Par contre dès que ce monsieur veut s'attaquer au monde des grands reporters avec sa rouquine Jeannette aussi charismatique qu'un cornet de moules sur la côte d'Azur en se voulant "réaliste" et docufictioniste (joli mot n'est-ce-pas ?) il se plante royalement et sur toute la ligne.

Après avoir taté de quelques scénarios pour Walthéry et sa Natacha, Wasterlain a du vouloir donner un sens "sérieux" à sa carrière en contrepoint du Docteur Poche. Tout le problème vient de là : c'est pas drôle, c'est ennuyant au possible et ça se permet même de nous faire la morale de surcroit !

Mais le pire c'est que le dessin n'est pas du tout adapté aux situations et en devient très déplaisant. Il est rare que je me contrefiche à ce point du destin d'une héroïne même si elle ne sort pas toujours indemne de ses aventures.

On ressent trop le bricolage et c'est bien dommage car je suis persuadé que Wasterlain n'est pas un auteur prétentieux... Mais c'est exactement tout le contraire qui en ressort et ce n'est pas les dernières orientations fantastiques ou relooking de l'héroine qui vont entacher cela...

Mieux vaut lire Docteur Poche qui correspond bien plus à la charte graphique Wasterlain.

Nom série  Mahârâja  posté le 24/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Et bien pour une surprise, voici une sacrée surprise car ce Mahârâja ne constitue ni plus ni moins que la meilleure bd cul que j’ai pu lire depuis bien longtemps.
Oh certes il y a « Premières fois » qui reste dans le peloton de tête mais de mémoire je n’avais jamais lu un récit long aussi excitant, drôle et avec une véritable histoire !

Artoupan arbore un style qui me rappelle celui de Toulouse Lautrec, couleurs d’époque flamboyantes en prime et ça tombe bien car l’histoire se déroule en début de XXème siècle avec une sombre histoire de diplomatie lors de la venue d’un Mahârâja en Italie soupçonné de comploter avec l’Axe.

Cependant les services secrets britanniques veillent en envoyant une sorte de super agent prude proche d’un Dupondt pour le surveiller. Le principal de l’action sera d’ailleurs le point de vue de cet espion qui n’aura jamais vécu une si vaillante mission

Pendant ce temps, les Allemands essayent de prendre contact avec le fameux monarque indien. Deux officiers et une nymphomane ne seront peut être pas de trop pour appâter le chaland !!!

Et le Mahârâja me direz-vous ? Etant donné qu’il n’est pas très bavard mais particulièrement actif, les leçons de Kama Sutra qu’il prodigue ne seront pas uniquement destinées à ses concubines mais également à tout le personnel de la villa d’Este qui lui sera bien vite dévouée, de la jolie directrice rouquine expérimentée à la soubrette débutante pour un séjour qui va rester dans les annales !!!!!!!!!!!!!!

De la couverture à la mise en page nerveuse et aux fameuses scènes coquines, tout est véritablement réussi dans ce joli livre et en plus on rit de bon cœur ! Non franchement, à l’exception d’un épilogue malin mais un peu trop rapidement expédié, Brrémand euh Labrémure réussit son pari haut la main (l’autre étant occupée probablement ) et j’ai hate de revoir Artoupan nous renouveler cet exploit graphique.

Bravo aux auteurs ! Laissez-vous tenter d’autant plus qu’une œuvre érotique avec une jolie soubrette brune et méditerranéenne répondant au doux prénom de Miranda ne peut vous laisser de marbre et 100% véridique !!!!

Un seul reproche ? C'est trop court ! Mais pour une fois ce qui est court peut être bon !

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 23/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bienvenue, bienvenue dans la vie de Bras, petit miracle de la vie né dans des conditions difficiles et gâté par la vie et les rencontres qu’il va y faire.
Bienvenue oui dans le quotidien de cet aspirant écrivain contraint d’écrire des rubriques nécrophiles alors qu’il n’aspire qu’à parler de la vie et des petits tours qu’elle lui joue entre son grand ami Jorge, cette ombre paternelle absente et présente et les femmes dont il va partager l’existence.

Sous le soleil rougeoyant du Brésil, le lecteur va être immédiatement pris dans cette spirale apaisante et finalement banale. Le récit se laisse lire par une facilité déconcertante et on est vite happé par le quotidien de notre héros charismatique.

Mais Bras n’est pas un superhéros, il ne sauve personne ni même sa propre existence car chaque chapitre correspond à une période de sa vie avec une issue fatale en guise de conclusion.

Rien de fantastique dans tout cela, Daytripper se contente de raconter la même histoire universelle sur la vie et la mort et ne délivre aucune clé, aucune réponse à nos problèmes existentiels.
Mais il le fait avec tellement de brio et de fluidité qu’il ne peut laisser personne indifférent en fonction de notre expérience personnelle et unique.. Qu’il s’agisse de la rencontre avec une jeune femme fatale ou plus tard de l’attente de nouvelles par sa famille, on passe du rire aux larmes sans jamais perdre complètement le sourire et l’espoir…

Avec un découpage aussi rythmé et intelligent (le chapitrage n’aura jamais été aussi important que la narration) au style graphique simple et parfaitement en adéquation avec les propos tenus (les couleurs sont superbes), les auteurs prometteurs ne font rien de plus que de faire la démonstration que si nous avons 1000 vies à vivre, nous avons également 1000 morts à venir… Et qu’on ait 20 ou 40 ans finalement carpe diem…

Mais que tout cela ne vous empêche pas de lire cette histoire dont le seul reproche est finalement de se lire bien trop vite malgré sa taille conséquente. Finalement 10 chapitres c’est trop peu alors qu’on pourrait en lire 1000 indéfiniment…

Nom série  Les Centaures  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour Spooky il s’agirait d’une série moisie. Sûr que ces centaures là, en plus d’être des demi-dieux âgés au look d’adolescents sont quand même des dinosaures de la bd franco-belge.

Beaucoup reprochent à Seron sa similitude avec Franquin. S’il est vrai que le personnage de Renaud des Petits Hommes ressemble à un voisin éloigné de Gaston, je trouve que la comparaison est plutôt flatteuse et que son style est très agréable tout en étant propre à son auteur.

Parce que si on commence à parler plagiat, alors pour moi j’aimerais savoir qui copie qui dans les mangas japonais où le style est toujours le même d’une œuvre à l’autre donc n’exagérons rien !

A côté de cela, la série des Centaures est plutôt agréable et bien troussée, du moins pour le jeune public dont je faisais partie lors de sa publication. Cela permettait de surfer bien plus intelligemment que des adaptations papier loupées d’Ulysse 31 tout en apportant une autre facette aux mythologies grecques.

Il y a pas mal de clins d’œil et de passages humoristiques plutôt sympathiques et l’ensemble est loin d’être dénué d’intérêt à l’exception de l’inévitable cross over avec les Petits Hommes dont on se serait bien passé…

Un chouette petit divertissement…

Nom série  Hägar Dünor le Viking  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un style un peu rondouillard pour des strips qui ne sont pas forcément tous drôles ou bien amenés mais qui ont le mérite d’amener un peu de fraicheur avec ces vikings bien lourdauds et dont les considérations sont invariablement les mêmes dans cette famille de bons vivants.

Le trait est suffisamment original et unique pour être souligné. Il ne s’agit ni d’une grande maîtrise du dessin ni de scénarii approfondis (si on peut parler en tant que tel) mais les mésaventures au quotidien de ce viking ont au moins le mérite de ne pas être vulgaires ni complètement déplacées.

Forcément quitte à choisir une lecture équivalente, on se tournera plus facilement vers Garfield dont le style est aussi limité mais peut-être plus drôle, mais, bon, Hagar c’est un peu l’ancêtre de ce style de bd, de celles qu’on lit quotidiennement sans trop se poser de questions mais qui peuvent manquer cruellement si elles n’étaient pas publiées dans le quotidien/journal/magazine.

Il y a quand même parfois de jolis effets d’ombres chinoises, quelques personnages rigolos avec son second du drakkar ou l’imposante épouse et ne pas les connaitre dans le domaine qui nous intéresse, c’est un peu comme si un Alsacien n’avait jamais goûté à la choucroute locale !

Nom série  Alceister Crowley  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alceister Crowley est l’une de mes premières incursions dans un monde fantastique aux créatures délirantes inspirées par Lovecraft, chose que je n’appris que de nombreuses années après.

D’où un certain regard original sur un monde où le quotidien se dispute le surnaturel dans une ambiance « début de siècle » plutôt délicieuse et feutrée grâce au talent d’illustration de Cossu et de ses couleurs mauves suaves.

Je ne connais que les histoires du premier tome présenté ici et visiblement il y a peu d’intérêt à en lire le second. Dommage peut être que ces histoires n’aient pas eu plus d’écho car il n’y a pas le coté malsain ou gore de récits comme Dylan Dog dont cet Alceister est un peu le lointain ancêtre.

Antonio Cossu est un auteur qui mérite véritablement d’être redécouvert et la relecture de ses petites histoires en quelques pages mérite largemment qu’on s’y attarde pour peu qu’on soit amateur du genre, l’auteur n’avait pas son pareil pour créer de véritables mondes oniriques cohérents et parfaitement illustrés dont cet Alceister Crowley se veut d’en être la première pierre fondatrice.

Un classique injustement passé aux oubliettes.

Nom série  Pierre Tombal  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a humour noir et humour noir enfin macabre dans le cas qui nous intéresse.

Le postulat est bien simple, si on aime les blagues sur la mort on lit le Death Club de Winshluss ou on regarde l’excellente série Six Feet Under.

Par contre si on est abonné au journal Spirou et qu’on a moins de 14 ans, on peut se contenter de Pierre Tombal (quel jeu de mots recherché !) où le joyeux fossoyeur se met à parler avec les morts de son cimetière, prétexte à de nombreuses blagues potaches d’une page…

C’est très limité mais ça reste hautement lisible sauf qu’on a à faire à la redoutable méthode Raoul Cauvin : exploiter un filon mince jusqu’à en rogner les os jusqu’à la moelle. Ça tombe bien c’est ici le principal sujet…

Mais lorsqu’en plus Marc Hardy dont j’avais apprécié les dessins sur l’ange Arkel décide de modifier son trait pour un style ultra limite et moche dans les albums récents, ben on court l’overdose et je suis toujours surpris de voir que ce genre de séries peut produire autant d’albums sur un canevas identique.

Bref, à lire de temps à autre mais surement pas à acheter… 28 albums sur le thème c’est frôler la crise cardiaque effectivement.

Nom série  Cristal  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cristal ressemble religieusement sur le papier au film de Carpenter Starman à l’origine également d’une série télévisée célèbre dans les années 80.

Cette bd est de la même époque mais là où le film lorgnait sur un coté mystique voire amour interracial, Maric et Marcello préfèrent livrer une course poursuite coup de poing sur base d’une amitié et de révélations en cliffhanger préfigurant un rythme nerveux aux amateurs d’action et de mystères bien troussés.

En effet la vie de Alain va radicalement être bouleversée lors de la rencontre avec cet extra terrestre traqué qu’il va lui-même baptiser Cristal. Aidé par l’atout charme de la série, une jolie militaire qui se ralliera à leur cause, nos héros n’auront de cesse de braver armée et autres périls inédits pour les bons terriens que nous sommes.

Cristal sollicite effectivement l’aide de Alain qui découvre incrédule une autre forme de vie et ses pouvoirs (collier traducteur, l’eau peut le tuer et autres détails atypiques). Maric livre un scénario qui ne s’embarrasse guère de temps mort alors que Marcello revisite le comics européen par un trait dynamique et direct.

Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire Cristal et en aurais beaucoup également à le voir réédité dans les standards actuels. Un appel du pied ?

Nom série  Quasar  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une des plus novatrices séries de Science-Fiction du magazine Spirou dans les années 80, Quasar se laissait lire sans déplaisir avec quelques influences Jodorowsky/Moebius tout en s’adressant à un plus large public.

L’alien-robot Molmol ajoutait de l’humour à un univers assez bien troussé avec son lot d’aventures, machines futuristes et entités organiques mystérieuses. Je n’ai jamais rien lu d’autre de cet auteur mais ne serais pas contre une réédition car il semble que ce soit un peu le chaos actuellement et ma collection Spirou a bien jauni depuis.

De l’action, de l’humour et des personnages attachants et charmants, il est curieux que le succès même d’estime ne soit pas au rendez-vous, la faute peut être à la surabondance de ce genre de production ou au public ciblé plus prompt à lire les innombrables histoires de Cauvin.

En tous cas une relecture s’impose tant l’univers proposé semblait ambitieux…

Nom série  Yoko Tsuno  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Jamais pu la saquer la Yoko Tsuno !

Pourtant il y a quelques points positifs, à savoir des dessins de grande qualité plutôt soignés et les aventures se passent sur plusieurs niveaux géographiquement, certaines se passent dans l’espace avec extra-terrestres et space opéra et d’autres ressemblent à des enquêtes plus classiques sans apport de fantastique sur notre bonne vieille planète terre.

Par contre le tout est d’une mièvrerie à toutes épreuves et c’est trop manichéen pour être réellement crédible pourtant Roger Leloup redouble d’efforts afin d’apporter le plus grand soin à ses dessins (mais leur coté réaliste les rend trop froid et distant) et à ses scénarios (mais ils sont trop sérieux et détaillés pour devenir aussi fun que des Blake & Mortimer par exemple).

Quelque part je me rends compte que ma note est bien dure ... mais en phase avec mon ressenti car gamin ou adulte, les aventures de Yoko Tsuno ne m’ont jamais passionné et sont si peu attrayantes qu’elle finissent invariablement dans la salle d’attente des docteurs !

Un peu d’humour et de dérision aurait pu rafraichir l’ensemble mais rien n’y fait, Roger Leloup reste fidèle à son trait si particulier qui donne un aspect « poupée de cire » désagréable à ses personnages… Il ne manque pas de talent mais sûrement un peu de facétie !

Nom série  Le Marsupilami  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens tout comme le précèdent posteur je n’ai pas donné mon avis sur cette série. Après il est utile de préciser que je suis fan de Franquin et de l’excellent boulot qu’il a su produire pour dépoussiérer le mythe de Spirou en y ajoutant ce fameux Marsupilami qui m’a toujours autant fait rire que fasciner.

Effectivement le sujet est forcément d’actualité avec le film que je n’ai pas attendu pour offrir la version noire de la bestiole en peluche pour ma plus jeune fille qui est aussi la plus grande vu qu’il s’agit de mon unique enfant ! (clin d'oeil à Erik )

Par contre autant le Marsupilami est un animal génial et mythique entre les mains d’André Franquin, autant il devient insipide sans son talent.
Les dessins, s’ils font toujours autant mouche, ne sont pas à remettre en cause car le coté sympathique du personnage et de ses piranhas est toujours présent et le trait ou le style de Franquin est bien respecté.

Par contre coté scénario on touche le fond du panier avec des scénarios tantôt mièvres tantôt ennuyeux.

Le constat est bien simple, vu que le marsu ne parle pas, il sert de faire-valoir à des personnages sans relief et sans intérêt, ce qui n’était pas le cas de Spirou, Fantasio et Spip qui en profitaient pour mener une enquête ou autre.

Toutes les aventures semblent calquées sur le génialissime « Nid des marsupilamis », le talent en moins mais le public visé semble très jeune aussi il est difficile pour moi de noter une série sympathique qui n’arrive pas à se renouveler…

Après tout je suis peut-être devenu trop vieux pour ces conneries mais il est difficile de rester objectif devant les grimaces de ce fichu marsu qui est aussi mignon qu’improbable.

Rajoutez donc une étoile et une option d’achat si vous avez gardé votre âme d’enfant à ma note finale et houba hop

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