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Nom série
Gueule d'amour
posté le
11/11/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voilà un album difficile à commenter et à noter.
Difficile car il traite d'un sujet sensible, celui des gueules cassées de la Première guerre mondiale. le ton est humoristique, presque burlesque, on a l'impression de voir une version "handicap" de Dumb et Dumber. Ce ton, bien sûr, afin de dédramatiser le calvaire qu'a dû être la vie de ces gueules cassées quand le retour à la vie civile a dû s'amorcer. Un ton que remet en place l'historienne qui signe la postface, laquelle permet de mieux comprendre comment cela a pu se passer. Un grand bravo tout de même au scénariste pour sa façon de faire, la lecture, bien que douloureuse, fut facilitée par ce ton.
Côté dessin, je ne suis pas fans de ce style. Je ne m'y sens pas à l'aise, bien que la dessinatrice semble avoir acquis une certaine maturité.
Un ouvrage intéressant, mais à ne pas mettre entre toutes les mains. |
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Nom série
Saga Valta
posté le
10/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Nous voilà avec une nouvelle saga nordique...
Jean Dufaux amène dans son giron Momo Aouamri, enfin sorti de "Avant la Quête", et qui reste dans la même veine graphique, pour le plus grand plaisir des yeux. J'ai eu la chance de lire l'édition grand format, en noir et blanc, et la puissance de son encrage explose, bien qu'on sente que certaines cases auraient sans doute plus de lisibilité en étant en couleurs. Son boulot est fantastique.
Du côté de l'histoire, on est assez proche du style des sagas nordiques (d'où le nom de la BD), avec des emphases, des récitatifs, bien qu'une bonne part soit tout de même laissée aux dialogues. l'ensemble se lit sans déplaisir, d'autant plus que dans ce monde de brutes, c'est une femme qui tire les ficelles... et pas seulement celles de son string (ou de son équivalent médiéval).
A suivre. |
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Très bonne surprise que cette nouvelle série historique (prévue en diptyque), qui marque l'arrivée de Marie Gloris en tant que co-scénariste auprès de son mari Thierry, plus aguerri.
Elle nous conte le destin d'Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et épouse du roi Edouard II d'Angleterre. Lequel, en plus de n'avoir aucune affection pour son épouse (au profit de différents mignons), se montre très belliqueux envers son suzerain français... Isabelle, surnommée la Louve de France, va donc se montrer violente...
Dans le premier tome ça monte déjà en puissance, Isabelle commence à péter quelques trucs. je dois le dire, j'ai été surpris par la tournure prise par les évènements, la volonté des deux co-scénaristes étant claire, sortant très vite le récit d'un quelconque train-train d'intrigues de palais et de manigances géopolitiques parfois complexes. Très vite les enjeux deviennent clairs, même si le positionnement de certains personnages reste flou... Quel est le but de Roger Mortimer, par exemple, qui se montre très empressé auprès de la reine ?
C'est très prenant, très dense, et sans un illustrateur de choc, je dois dire que ç'aurait été très compliqué à lire.
Heureusement l'espagnol Jaime Calderon a une technique somptueuse, avec un trait réaliste qui m'a agréablement surpris. cela reste très statique dans les situations (entendez par là qu'il y a très peu de scènes d'action), mais je suis déjà séduit. le travail sur les couleurs de Johann Corgié, un débutant qui promet, est tout aussi remarquable.
Vite, la suite. |
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Nous voilà avec une nouvelle histoire d'enfant psychopathe, mais cette fois-ci issue de l'imaginaire d'un écrivain.
Le point fort se remarque d'emblée : l'ambiance. Le dessin de Jonathan Muñoz, une véritable découverte, donne véritablement des frissons grâce au travail sur les couleurs en nuances de jaune, de rouge ou de bleu (mais rarement ensemble, ce qui confère à chaque séquence une identité propre).
Le héros de l'histoire est donc un jeune garçon animé par la colère et la haine de ceux qui l'entourent, une petite communauté de rednecks plus vraie que vraie, aux moeurs gerbantes, bien sûr caricaturale, ce qui donne ce côté théâtral au récit. Pourtant nous sommes dans les pensées du garçon, complètement barrées, mais qui ont leur propre logique, froide, calculatrice, clinique pourrait-on dire. Il y aurait sans doute de quoi écrire une thèse en psychosociologie avec un tel personnage. La montée en puissance est inéluctable, et la fin incroyablement forte.
Vraiment une claque. |
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Nom série
Clandestine
posté le
25/04/2009
(dernière MAJ le 05/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un récit de plus sur une enfance particulière. Ici c'est Virginie Cady qui raconte la sienne.
Clandestine est donc l'histoire de cette enfant née en 1969, qui se retrouve élevée par sa grand-mère et sa grand-mère après la démission de sa mère, trop jeune pour s'en occuper. A l'époque les filles-mères étaient mal vues...
Une enfant recluse, que l'on confine dans une maison aux recoins obscurs, qui va pourtant développer un univers intérieur très diversifié...
J'ai eu un peu peur qu'au départ la scénariste nous livre un drame de l'enfance, des douleurs, des blessures secrètes. Pas de sévices, pas de cadavre dans le placard, mais une enfance fortement marquée par l'absence de la figure maternelle. Celles qui se substituent à elles ne sont pas pour autant des modèles d'éducatrices, mais sont loin d'être des monstres également. Malheureusement cette première partie souffre d'un problème de rythme. Elle est assez longue (200 pages), et même si Virginie évite les redites, il y a des moments un peu creux dans cette histoire. Certaines scènes, comme celle où elle révèle à son arrière-grand-mère comment elle a appris toute seule à lire, sont pas mal amenées, mais d'autres, comme celle décrivant sa perception de la mort, sont nettement plus troubles. Autre défaut, le passage sans crier gare à une époque antérieure à un moment du récit, qui m'a personnellement un peu gêné dans ma compréhension de l'histoire.
Côté dessin, Marc-Renier surprend son monde avec un trait à mille lieues de son style réaliste, un style qui avait fait de lui un artisan reconnu dans le genre historique il y a une vingtaine d'années. Ici son style est plus dépouillé, relativement proche de ce que fait Savoia pour Marzi par exemple, ce qui colle assez bien à une récit sur l'enfance.
Cela se lit sans déplaisir, mais je m'attendais à quelque chose d'un peu plus travaillé au niveau de la narration. A noter, comme toujours chez Futuropolis, une maquette impeccable. Dommage que le diptyque qui était programmé ait été abandonné en cours de route, peut-être faute de ventes suffisantes. Il faut dire que ce n'est pas une BD qui rentre facilement dans des cases (oui, je fais de l'humour, mais ça m'attriste un peu). |
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Nom série
L'Envolée sauvage
posté le
19/09/2006
(dernière MAJ le 30/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Oh là là !
Attention, coup de coeur !
Pourtant, le pari n'était pas gagné : raconter comment un jeune Juif est obligé de fuir pendant la Seconde Guerre, c'est une histoire qu'on a raconté des milliers de fois depuis 60 ans.
Et pourtant, les deux jeunes auteurs de "l'Envolée sauvage" parviennent à toucher le coeur. Bien sûr, l'épicentre de l'émotion tient en la passion du petit Simon pour les oiseaux, métaphore totalement transparente de la liberté qui lui échappe. Et pourtant Laurent Galandon a réussi à sortir son récit des sentiers battus, en découpant son histoire d'une façon à la fois irrégulière, erratique, et totalement en adéquation avec son sujet : séquences de 5 ou 6 pages, ou au contraire, "moments" comprimés (ou juste évoqués" sur une seule page.
Simon c'est un pauvre garçon abandonné, qui a la seule "tare" d'être circoncis. Au travers de ses paysages magnifiques, des visages à la fois disneyens et "nouvelle BD franco-belge" (celui de Simon est particulièrement soigné), Arno Monin fait lui aussi une entrée en force dans la BD en affirmant un beau talent de graphiste en devenir. cependant le tome 2 est un peu en-deça du premier, la faute sans doute à une fin un peu précipitée, malgré les bonnes idées développées dans cette suite (Simon ne recouvre pas la liberté tant espérée)...
Envolées lyriques, cadrages audacieux et soigneusement choisis, les deux jeunes auteurs nous livrent un petit bijou, à fouiner au fond de la remise. En plus c'est un diptyque, qui malgré une fin un peu "juste", vaut le détour.
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Cycle 2, sur l'histoire de Ada et Lucja...
Curieusement le récit m'a fait penser à "Un sac de billes", dont j'ai lu la conclusion il y a quelques jours. Nous avons en effet deux enfants, juives de Paris mais très peu au courant de leur religion, qui doivent fuir les rafles et qui se réfugient à la campagne grâce à la bienveillance de plusieurs personnes. Etant plus jeunes que les frères Joffo, elles ne sont pas occupées à "travailler", même si elles participent aux tâches ménagères du foyer où elles ont trouvé refuge. Mais la comparaison s'arrête là, car elles vont se retrouver en très fâcheuse posture vers la fin du premier tome. Le récit est linéaire, avec quelques petits flashes-backs, qui n'entravent en rien le plaisir de lecture. On sent la volonté de Laurent Galandon de proposer son récit à un public un peu plus jeune, et il le fait bien.
Côté dessin c'est Hamo qui a pris le relais d'Arno Monin, et même si c'est plus rond, un poil moins "brut" comme style, c'est très plaisant.
A suivre, vite. |
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Nom série
Sienna
posté le
08/09/2008
(dernière MAJ le 30/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je suis relativement méfiant quand on me présente "la nouvelle série de [grand nom de la BD]. Je n'ai pas été transporté par les séries de Stephen Desberg. Pourtant il fait partie des auteurs bankables, figurant dans le top 5 du segment adultes franco-belges (infos sur le site Grand angle).
Bref, je n'avais aucune attente particulière à la lecture de cette nouvelle série, et j'ai passé un bon moment. Ca tire (des coups de feu) dans tous les coins, il y a un petit peu d'érotisme, et l'histoire est ma foi bien construite, même si un élément a priori incompréhensible m'a fait tiquer aux deux tiers de l'album. Ce que j'ai apprécié également c'est le fait qu'il y ait deux héroïnes en haut de l'affiche, ce qui est assez rare en BD. J'ai eu la chance de lire une interview des deux frangins co-scénaristes, et visiblement ils ne se sont pas fait de cadeaux lors de l'écriture. Finalement c'est son frère Filmore qui achève le premier diptyque. Un diptyque un peu mi-figue mi-raisin, car il me semble que les scénaristes ne vont pas au fond des choses, privilégiant un peu trop l'action. Je pense qu'en fait un triptyque aurait été une meilleure cadence pour que cette histoire soit réellement complète.
Dans le second diptyque, Filmore est seul au scénario, repartant sur une double intrigue qui met aux affaires les deux soeurs, dans une histoire dont il est difficile de parler avant la sortie du second tome. En effet nous avons d'un côté le procès d'un militaire américain soupçonné de torture en Afghanistan, et de l'autre un leader djihadiste qui poursuit une vengeance aveugle (si j'ose l'écrire, vu qu'il a perdu la vue...) envers certains militaires américains... Les deux affaires sont liées, mais on ne comprend pas trop comment ; de plus le jargon financier utilisé lors d'une scène m'a laissé assez circonspect...
Le dessin de Chetville, qui a repris "Sam Lawry", est très agréable, presque maîtrisé même si certains bustes m'ont semblé un peu ratés au début. Dans le second diptyque il a franchi un palier, et le dessin me semble impeccable sur 90% des dessins.
Cela donne un thriller d'espionnage relativement vitaminé, plaisant à lire à défaut d'être passionnant. J'attends de voir Filmore sur d'autres projets. |
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Jusqu'ici peu de bandes dessinées s'étaient penchées sur ce pan culturel que sont les dinosaures avec un but pédagogique à destination des plus jeunes. Il faut dire que les connaissances en la matière ne sont pas fixes, des découvertes étant faites très régulièrement. Une douzaine de "nouvelles" espèces sont ainsi répertoriées chaque année.
Ce postulat bien assumé, les Editions Bamboo proposent donc une nouvelle série à la fois humoristique et pédagogique sur le sujet. D'un côté le scénariste Arnaud Plumeri (co-auteur de Basket Dunk), qui a potassé les derniers ouvrages sur le sujet, et de l'autre Bloz, pilier des séries d'humour chez le même éditeur. L'ensemble est assez sympathique, puisqu'au-delà du but premier, instruire les plus jeunes sur le sujet, c'est tout de même une série d'humour, mais avec un humour qui n'est pas lourdingue, et des gags qui, s'ils ne sont pas hilarants pour un adulte, feront sans doute plaisir aux plus jeunes.
Petite nouveauté dans le tome 3, l'ajout de quelques souris qui servent de guide dans les histoires, qui interagissent aussi avec les dinosaures. Pourquoi pas, ça rajoute un élément propre à la jeunesse, mais attention à ne pas en mettre systématiquement, cela risquerait de gâcher un peu l'authenticité des gags, leur inscription dans une époque, celle des sauriens...
Au fil des gags, on fait la connaissance de certains des sauriens les plus emblématiques, y compris par le biais d'une mini-fiche signalétique en fin de planche. On y trouve les mensurations, le poids et la localisation de chacun des dinosaures concernés, sa période et son régime alimentaire. Suffisamment pour titiller l'intérêt des enfants, et les pousser à aller plus loin s'ils le souhaitent. L'intérêt principal de la série tient au fait qu'elle prend en compte ldes dernières découvertes en la matière. Un mini-site a d'ailleurs été créé pour l'occasion. On y trouve des news sur les dernières découvertes sur les dinosaures, des fiches complètes (enfin, aussi complètes que possible) sur chaque espèce, et quelques bonus. Une excellente idée, même s'il existe certainement des sites très complets sur le sujet.
Côté BD pure, ça se lit sans déplaisir, et le profane y apprendra certainement quelques petites choses, comme le fait que le velociraptor arborait en réalité des plumes (le réalisateur de Jurassic Park sera d'ailleurs gentiment écorché au passage).
Bref, une BD bien sympathique pour les amateurs en herbe. Recommandée. |
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Nom série
Soldat inconnu
posté le
29/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Dans les années 1970, Joe Kubert créait le personnage du Soldat inconnu, un homme au visage bandé qui agissait en franc-tireur dans les rangs alliés pendant la seconde guerre mondiale. En 1998 Garth Ennis livre sa propre vision du personnage. C'est au tour de Joshua Dysart de livrer sa version dans les années 2000, celle d'un médecin d'origine ougandaise qui retourne dans son pays pour aider les multiples victimes de la rébellion, de la corruption, de la famine... Et qui face à une horreur sans nom, perd les pédales et décide de livrer sa propre guerre.
Les conflits -encore en cours- dans l'Afrique des Grands Lacs sont honteusement ignorés par les médias occidentaux. Joshua Dysart, après un voyage dans le nord de l'Ouganda en 2007, décide de raconter de l'intérieur ce chaos ; il reprend donc à son compte le personnage du Soldat inconnu. La façon dont il est amené est très intéressante, puisqu'il s'agit d'un médecin pacifiste qui se retrouve lui-même à l'état de guerrier sauvage, presque "amok", soumis à une voix intérieure qui le pousse à commettre le pire après avoir vu le pire...
La violence contenue dans cette série est presque insoutenable ; pourtant j'en ai lu des trucs dégueus, j'en ai vu des films gores. Mais là, même si Dysart livre à 90% une fiction, ce qu'il décrit est très proche de la réalité, ces groupes de rebelles chrétiens (mais oui) qui pour arriver à créer un Etat théocratique basé sur les 10 Commandements, usent des pires moyens : meurtres, kidnappings, mutilations, esclavage sexuel, engagements forcés d'enfants dans la lutte armée. Tout cela est suggéré, sinon montré, dans "Soldat inconnu", et on ne peut s'empêcher d'avoir des frissons d'épouvante, de colère et de chagrin...
Heureusement que le dessinateur, Ponticelli, n'est pas le meilleur du monde. Heureusement que sa tendance à déformer les corps, à faire un peu de burlesque, atténue le propos. Ce serait véritablement insoutenable.
A noter la postface de Dysart, expliquant, sa démarche, ainsi qu'un glossaire permettant de comprendre un peu mieux le contexte nébuleux de cette région d'Afrique. |
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Nom série
Un sac de billes
posté le
26/04/2011
(dernière MAJ le 28/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Adapter un classique populaire relève toujours de la gageure. Il faut être sûr de soi et avoir du talent pour le faire sans dénaturer l'intrigue originale et pervertir (au sens large) le message sous-jacent. Le tandem Kris-Bailly, qui avait si bien fonctionné sur Coupures irlandaises, relève le défi du Sac de billes, véritable monument littéraire.
Et avec brio une nouvelle fois. Kris, que je considère comme l'un de nos meilleurs narrateurs de l'intime, nous propose une lecture de grande qualité de l'oeuvre de Joffo, avec des scènes semi-muettes mais très expressives, un récit où les instants graves alternent avec des passages plus légers (lorsque le père des deux enfants leur avoue par exemple ne pas savoir concrètement ce que signifie être juif est l'un des temps forts du roman, et tout aussi réussi dans la BD). Le deuxième tome continue sur le même tempo, entre moments d'émotion, muets ou pas, et scènes un peu plus remuantes. On retrouve toute l'essence du récit, grâce à une construction impeccable. Le côté "voyage" des deux enfants est aussi très présent, ce n'était vraiment pas facile de se déplacer dans ces conditions...
Ma lecture du roman remonte à 20, voire 25 ans, mais c'est toujours un plaisir de suivre Maurice et Jo dans leur périple vers la Zone libre.
Chapeau bas également à Vincent Bailly qui a bien su s'approprier l'atmosphère de la France occupée, probablement bien aidé par la foultitude de films traitant de la période. Ses gamins sont très expressifs et les adultes soignés, en particulier les parents des enfants et le prêtre qui les aide. Son faciès me rappelle d'ailleurs celui de l'éditeur de la BD...
Deux petites choses m'ont un peu ralenti dans ma lecture cependant : le fait que les enfants changent un peu trop souvent de vêtements, et le traitement des couleurs un peu étrange par moments. Des touches trop vives ou encore des "traits" qui ne se justifient pas...
Mais c'est du chipotage car j'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui m'a rappelé le plaisir de lire ce classique à l'adolescence. |
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Nom série
Georges & Tchang
posté le
28/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Attention, cet album risque de faire polémique...
Il raconte en effet une période toute particulière de la vie de Georges Rémi, alias Hergé, l'auteur de "Tintin"... L'époque où celui-ci s'apprête à faire vivre à son héros de nouvelles aventures, dans de nouveaux horizons... Ses recherches de réalisme historique vont l'amener à rencontrer un jeune Chinois apprenti sculpteur, avec lequel une complicité, et bien plus car affinités, va s'installer...
Laurent Colonnier prend bien soin de ne jamais nommer son héros autrement que par son prénom, ni son personnage principal, bien que les clins d'oeil soient légion : et que je t'appelle Milou, et que je te recopie une scène typiquement hergéenne dans la phase d'"action" de l'album... C'est transparent. Tout comme la relation entre les deux hommes, qui finissent dans le plus simple appareil dans le studio de Georges au cours d'une séance de pose.
Le fait qu'Hergé ait eu une relation homosexuelle avec Tchang n'est pas tout à fait le propos de l'album. Il nous permet d'en savoir un peu plus sur les positions politiques des uns et des autres, c'est aussi l'occasion d'évoquer l'occupation de la Chine par le voisin japonais, la montée du nazisme en Europe... Ou du moins c'est ainsi que je vois les choses, même si les relations difficiles entre Hergé et sa femme sont aussi évoquées. Après, où s'arrête la réalité, où commencent les supputations de l'auteur, c'est une autre histoire...
Côté dessin, Colonnier tient bien ses personnages, autant réels que fictifs, et on sent qu'il y a de la recherche, notamment iconographique, sur la Bruxelles des années 1930. Après, son noir et blanc atteint vite ses limites, car il est un peu faiblard, un peu trop "effacé" pour être plaisant tout au long d'un album. a mon avis il eût gagné en étant mis en couleurs.
Pas inintéressant, mais sujet chaud, à prendre avec de multiples pincettes. |
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Nom série
Océan
posté le
28/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Mes camarades parlent de "bon" récit de SF pour "Océan"...
Pour ma part j'ai trouvé ça assez surfait, et finalement peu approfondi.
[SPOILERS] Le coup de la découverte de nos ancêtres sur une planète lointaine, on nous l'a déjà fait, et franchement, ça me gonfle un peu. Oh mais quelle surprise, ils ne sont pas gentils, ils ont détruit leur planète et ils risquent de ne pas être très gentils s'ils se réveillent...
Et à côté de ça, un super-flic qui n'aime pas les armes (oh, mais quelle originalité !), qui se retrouve dans une station spatiale où ils sont tous frais comme des gardons, sauf une nana qui crie sur tous les toits qu'elle a oublié comment c'était le sexe, face à une corporation qui veut s'approprier des armes antédiluviennes grâce à des employés avec une seule conscience. [FIN SPOILERS]
Mmmmmhbon ok, on a deux lignes de scénario ultra-connues... Et le traitement ne réserve presque aucune surprise. A la limite j'ai trouvé "drôle" de nommer "Doors" la société de rapaces, clin d'oeil hénaurme à une autre société très connue.
Le seul intérêt tient au dessin de Chris Sprouse, que j'ai trouvé très propre, aidé à l'encrage par Karl Story. Il tient bien ses personnages, et ses designs futuristes sont réellement réussis. |
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Nom série
U-Boot
posté le
29/04/2011
(dernière MAJ le 27/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ca faisait un moment que je n'avais pas lu un album de Jean-Yves Delitte ; depuis Les Brigades du Tigre je crois bien. Le gaillard a un sacré abattage, notamment dans le domaine maritime. Il nous revient donc avec un triptyque en tant qu'auteur complet, avec comme point d'ancrage un sous-marin nazi (coïncidence amusante, je viens de lire un roman ayant aussi cet élément comme point de départ).
Il nous promène sur trois époques et trois lieux différents, dont une étant placée dans le futur. Bien sûr les trois segments sont liés ; On sent bien que le mystérieux docteur Mengel, responsable de la "solution finale", est le point commun entre toutes les intrigues. Alors que la série avait été annoncée comme terminée au-delà du deuxième tome fin 2011, voilà qu'un troisième et dernier opus vient boucler finalement l'histoire. Ce n'est pas une mauvaise chose, car ce chapitre final permet de raccrocher à peu près tous les wagons narratifs, point qui avait justement frustré tous ceux qui avaient apprécié cet "U-Boot". Au final cela n'est pas bien grave, mais un problème de communication qui a dû lui porter préjudice.
Sur le plan du dessin c'est toujours du beau travail, même si on peut arguer que les personnages manquent un peu de diversité sur le plan physique. Delitte s'éclate visiblement à dessiner son sous-marin sur des pleines pages, et on en prend plein les yeux... Et dans des designs plus futuristes, il se montre largement convaincant. |
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J'ai eu l'occasion de voir quelques-unes des petites émissions du Joueur du Grenier sur internet. Le capital sympathie du personnage est tel qu'il a déclenché une sorte de mini-émeute lors de son passage lors de la Japan Expo cet été. Cependant, décliner le personnage en BD, ça me laisse circonspect.
Cependant le résultat est loin d'être inintéressant. Premièrement l'humour un peu geek est conservé, ce qui va plaire à ses fans ; ensuite les auteurs ont fait en sorte de justement ne pas en rajouter dans ce registre, du moins dans le premier tome, car la plupart des gags, pour ne pas dire tous, sont accessibles même à celles et ceux qui n'ont jamais touché une console de jeu de leur vie.
Troisièmement le mécanisme du gag est bien utilisé, avec des chutes amenées logiquement. Même si tous ne sont pas excellents, c'est assez bon, et de nombreux hommes ayant entre 30 et 45 ans devraient se reconnaître un peu. |
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Tiens, je crois que c'est le premier album de Tanxxx que je lis. Cette auteure, réputée pour son franc-parler et son goût immodéré pour la musique punk, revient ici à l'album qui l'a révélée, Rock, zombie !, et lui donne une suite, avec son héroïne (largement inspirée d'elle-même, il me semble) totalement nihiliste, qui s'intègre à un groupe de fans de musique qui essaie de ranimer les morts-vivants avec de la musique ciblée...
Si l'argument est plus que léger, cette légèreté est assumée et permet à l'auteure de nous livrer une sorte de road-movie/buddy-movie en BD qui dépote pas mal, largement bercé, si j'ose l'écrire, par la musique punk si chère à l'autreure. Aucun complexe, c'est un poil dégueu, même si j'imagine Tanxxx capable de faire beaucoup plus trash. En même temps, c'est une histoire de zombies, on n'est pas dans "Tintin"...
Côté dessin, Tanxxx a un chouette coup de crayon, un style très expressif qui s'épanouit totalement dans le noir et blanc. Mais ici le dessin est mis en couleurs par Magali Arnal, avec beaucoup de talent. L'auteure nous propose quelques renversements de cadrages assez osés, et en même temps fort réussis. |
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Nom série
Reportages
posté le
27/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Plus je lis Joe Sacco, plus je trouve son boulot réellement intéressant et précieux. Peut-être parce qu'avant d'être un auteur de BD, c'est un journaliste d'investigation. En tous les cas c'est ainsi qu'il conçoit son boulot.
Cet album est une sorte de compilation de récits plus ou moins longs, plus ou moins forts, de ses reportages à travers le globe. Même si finalement il n'est pas allé en Amérique latine, a priori... Bon, peu importe, ici les récits sont classés par ordre chronologique, et ne manquent pas d'intérêt. De la Palestine à l'Irak, de la Tchétchénie à l'Inde, on se rend compte que le gars a beaucoup voyagé pour recueillir de nombreux témoignages de personnes qui, à cause d'une guerre ou d'une situation économique dramatique, se retrouvent exclus. Cela ressemble beaucoup à ses reportages précédents, dans le ton, dans la façon de recueillir les témoignages, mais la palette est plus large. On assiste ainsi au procès de criminels de guerre serbes, mais aussi à la situation -dont nos media parlent peu- des immigrés clandestins de l'Afrique sub-saharienne à malte... Malte qui est le pays d'origine de Sacco, et dont il nous dévoile ici une facette méconnue...
Graphiquement on sent une évolutions sur les 12 ou 13 années qui séparent le premier récit du dernier, même si le trait est plus rond au départ. C'est très agréable à regarder, pour autant qu'on puisse trouver agréables des camps de concentration ou des maisons en ruine en Palestine... Très efficace, avec un contenu textuel dense, il faut donc lire ça en plusieurs fois, histoire d'éviter la dépression... |
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Nom série
Bill Kill
posté le
24/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Alors là j'ai envie de dire stop !
Stop aux pastiches sur tout et n'importe quoi, surtout quand on n'a aucune idée... C'est le cas d'Enrique Vegas, spécialiste du genre, qui met ses personnages à grosses têtes à toutes les sauces. Des fois c'est correct, comme dans Speederman, d'autres fois c'est franchement raté, comme ici.
Bon, je n'ai pas vu les deux films de Tarantino (et ne les verrai probablement jamais, vu comme son oeuvre récente m'intéresse), mais concasser deux fois deux heures de métrage en un album lu en cinq minutes, ça sent le manque cruel d'inspiration. Et quand les gags tombent systématiquement à plat...
Le dessin de Vegas est sympa, si on aime ce style parodique, mais ça ne suffit pas à faire passer la pilule.
Cinq minutes de lecture donc. Cinq minutes perdues à jamais. |
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Nom série
Bookhunter
posté le
21/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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En effet cet album nous montre un flic, ou plutôt des flics pas comme les autres : la police des bibliothèques, traquant celui ou celle qui s'empare impunément d'un ouvrage rare et précieux. L'enquête est longue, haletante, elle mobilise du monde et... mais c'est complètement ridicule ! C'est Les Experts en mode rats de bibliothèque ! Le décalage entre la gravité du délit (même si voler un ouvrage précieux pour le revendre en EST un) et les moyens mis en oeuvre pour le retrouver apporte une dimension comique à cette histoire somme toute bien mièvre.
Jason Shiga montre qu'il a bien potassé la reliure du XIXème siècle, mais au bout d'un moment, c'est un peu too much. Son dessin est assez simple, mais je le trouve suffisamment efficace pour une histoire un peu satirique. C'est un peu dommage qu'elle soit aussi bavarde, il a dû perdre des lecteurs en route, avant la scène de poursuite haletante de la fin, qui ma foi est bien sympa...
C'est un peu une curiosité, mais pas désagréable, bien qu'un peu verbeuse. |
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Nom série
Fleep
posté le
21/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ca se présente comme un exercice de style. Un homme, seul, qui se réveille dans une cabine téléphonique totalement isolée, et visiblement dans un pays étranger...
Bien sûr, le gars est doté d'une intelligence largement au-dessus de la moyenne, ce qui lui permet de comprendre où il est, ce qu'il s'est passé, combien de temps il pourra survivre... ou pas. Tout l'intérêt est de savoir discerner ce qui, dans le monologue de Jerry, est encore dicté par la raison, et pas encore par le délire... Et de savoir si finalement, tout est vrai...
Si l'idée de départ est bonne, j'ai trouvé que la deuxième moitié du récit tournait un peu en rond, et même que la fin ne ressemblait à rien... J'aurais préféré une certaine logique, surtout avec un personnage qui se veut très intelligent...
Le dessin, très simple, est assez agréable à l'oeil, sans être extraordinaire.
Bof, au final. |
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Nom série
Anjin San
posté le
21/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Il est difficile de raconter un tel livre... Anjin San est donc un petit bonhomme, à l'âge indéterminé mais très probablement adulte, qui par sa sérénité, sa présence tranquille et ses paroles apaisantes, apporte le bonheur autour de lui. Une sort d'Amélie Poulain à la nipponne, en beaucoup plus supportable.
Mais là où certains se seraient contentés de faire des épisodes du style "le-truc-pas-cool-qu'Anjin-résoud-du-jour", George Akiyama propose relativement vite de faire dévier le récit vers des personnages secondaires, à savoir Kirihito, le gars un peu simplet mais brave homme avec lequel Anjin ouvre une auberge, mais aussi Hinagiku, la geisha pleine d'humour qui joue -un peu- avec les sentiments de Kirihito. Autour de ça, une atmosphère apaisée, sereine, des paysages japonais plutôt beaux, ces gens qui font une pause et qui regardent la mer... Sans oublier une bonne part d'humour.
On eût pu croire qu'avec son graphisme naïf et désuet et le caractère un peu intemporel des circonstances, ce manga date des années 1950-60. Pourtant il est paru en 1982-83 dans les pages de la revue Big Comic. Il n'est toujours pas caduc, son propos étant finalement universel.
C'est sympathique, mais au final, pas vraiment inoubliable. |
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