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Nom série  En chemin elle rencontre...  posté le 01/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les violences faites aux femmes sont un véritable fléau. Disséminés dans l’album, les chiffres, plutôt qu’éloquents, sont effrayants : 4 000 viols par mois en France, une femme meurt tous les deux jours et demi en France sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint, 500 000 jeunes femmes sont enlevées, torturées, brisées psychologiquement chaque année dans le monde pour servir l’assouvissement sexuel des hommes.
Depuis quelques années la bande dessinée a quitté –du moins en certaines occasions- ses habituels habits de media de divertissement pour se faire revendicatrice. Sur le sujet des violences faites aux femmes, délicat à plusieurs égards, Inès, sorti en début d’année avait, à défaut d’éveiller les consciences, ouvert un peu le débat dans le microcosme de la BD. Certains medias spécialisés s’en étaient également fait l’écho.

Le collectif qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Initié par son éditrice, Marie Moinard, qui en a également écrit une partie, il nous propose des tranches de vies, presque toutes fictives, mais pour la plupart inspirées de faits réels. Simples illustrations, caricatures, nouvelles illustrées ou réelles bandes dessinées de quelques pages, la diversité des formats va de pair, hélas avec les douleurs intimes racontées : excision, torture conjugale, prostitution, viol collectif… Avec, au centre, un article de presse relatant l’histoire d’Aïsha, cette Somalienne de 13 ans lapidée pour adultère il y a quelques années, alors qu’en réalité elle avait été violée par trois hommes. Une victime parmi des dizaines de milliers d’autres, victime d’un fanatisme religieux aveugle qui confine à la barbarie la plus abjecte.

Un ouvrage féministe ? Peut-être. Mais est-ce réellement important ? Je n’ouvrirai pas le débat, n’ayant aucun talent dans l’exercice. Cependant j’ai une petite fille, et je n’ai aucune envie que le sourire qu’elle affiche le matin en se réveillant soit un jour déformé, défiguré par des coups ou des violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Je ne le souhaite à aucune femme ou fille, quels que fussent leurs âges, couleurs de peau, religion, langue, etc.

Pour l’aider à construire ce collectif, Marie Moinard a fait appel à de nombreux auteurs de bande dessinée (34 au total), et là encore, la diversité a parlé puisque des auteurs de renom (Caza, Corbeyran, Kris, Lapière, Lepage, qui signe la magnifique couverture du collectif…) côtoient des jeunes (Bauthian, Dillies, Vanders…). Tous ont fourni des travaux d’une grande intensité, prouvant par là-même leur engagement, leur attachement à une cause qui nous touche tous. Il y a de la diversité aussi dans les styles : semi-réaliste pour Swysen, réaliste la plupart du temps... C'est du beau travail, l'ouvrage en lui-même est vraiment de qualité sur le plan graphique. Ma partie préférée reste le récit se trouvant vers la fin, dont je vais vous parler plus en détail.

Le recueil se conclut (presque, il y a deux illustrations ensuite) sur une histoire d’une vingtaine de pages, écrite par Marie Moinard et adaptée par Corbeyran pour Damien Vanders ; c’est une histoire qui à elle seule synthétise l’esprit humaniste qui souffle sur le collectif. Cette histoire, en quelques mots, est le témoignage d’une femme qui avait tout pour être heureuse, surtout un fiancé attentionné, lequel un jour où il revient de voyage se met à la frapper, pour des raisons surréalistes ou mystérieuses. Commence alors un processus de désagrégation de soi de la jeune femme, qui en gardera des séquelles toute sa vie. L’engagement de chacun des auteurs est palpable dans ces pages, et nous avons, comme dans l’ensemble du collectif, de la grande qualité.

Je ne ferai pas, pour finir, mon curé en prêchant ceci ou cela, c’est à chacun de prendre ses responsabilités et de réfléchir à ses actes, mais ce collectif m’a permis de me rendre compte qu’il suffit qu’une personne soit motivée par une cause juste pour que d’autres la rejoignent afin de faire une œuvre revendicatrice où le talent le dispute à l’authenticité. Certains crieront à l’angélisme, mais tant pis, je veux croire qu’un monde meilleur est possible pour ma petite fille et toutes les autres.

Le terme de « culte » ne convient pas à ce type d’ouvrage, à sa place je retiendrai celui d’acte courageux, humaniste et militant.

Nom série  Little Big Bang  posté le 01/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Assez décevante cette série...

De prime abord le dessin me semblait sympa, et l'intrigue du premier tome faisait penser à une sorte d'Indiana Jones spatial. A la lecture on n'en est pas loin, mais assez vite c'est le scénario qui m'a posé problème... J'ai eu l'impression de démêler un écheveau. Les péripéties se suivent à un rythme échevelé, cela ne laisse pas au lecteur (jeune) le temps de respirer, et du coup on est un peu noyé dans l'enchaînement des évènements. J’ai eu l'impression que le scénariste ne savait pas vraiment où il allait. Et pas mieux pour le second tome, où les personnages sont différents, mais pâtissent du même état d'esprit sans rigueur.

Du coup, seul le dessin a trouvé grâce à mes yeux. Ca ressemble un peu à ce que fait Trondheim, et les animaux humanisés n'y sont pas étrangers, bien sûr. Les couleurs sont jolies, ce n'est pas désagréable à regarder, même si le coloriste se fait appeler Tristoon...

Bref, une série jeunesse qui manque de relief...

Nom série  Jacquou le Croquant  posté le 31/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album a été complètement oublié ; pourtant c'est le seul -à ma connaissance- à avoir fait l'adaptation du roman d'Eugène Le Roy. C'est l'histoire d'un jeune homme qui décide de venger son père, injustement condamné dans le Périgord du début du XIXème siècle. Un Périgord très rural, presque médiéval, où Jacquou, jeune homme déterminé et courageux, mène la révolte contre un nobliau cruel et sans scrupules.

Le récit trouve son dénouement dans les années 1830, peu après l'abdication de Charles X. L'Histoire influera donc sur le destin de Jacquou.

Pour le peu de souvenirs que j'en ai de ma lecture lointaine, cette adaptation me semble assez fidèle au roman d'Eugène Le Roy. Au début la lecture est relativement pénible, à cause d'une narration confuse, et d'un dessin un peu surchargé. En effet le style de Pierre Frisano, habitué des fresques historiques (mais aussi parfois "yes-man" comme pour San Ku Kai), pourtant de facture réaliste assez classique, souffre du passage des années. Techniquement il est plutôt bon, mais l'encrage fait défaut par moments et la mise en couleurs, à dominante marron (réalisée par Marie-Paule Alluard, qui depuis a fait beaucoup mieux), est parfois proche de l'abominable.

A réserver aux amateurs de l'oeuvre originale, ou aux fans de Frisano. Les autres fuiront.

Nom série  Les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet  posté le 31/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, Les Lettres de mon moulin... Le classique de la littérature française... Les Editions Petit à Petit ont coupé l'herbe sous le pied de Delcourt et de la collection Ex-Libris avec cette adaptation à la jolie couverture.

L'adaptateur, Luc Duthil, a essayé de rajouter des interludes assez dynamiques, voire modernes, afin de rendre la lecture de Daudet plus contemporaine, plus agréable. Ca ne marche pas trop mal, il s'en sort plutôt bien. Mais les histoires d'origine, si elles sont distrayantes, n'en sont pas exceptionnelles pour autant. En effet tout le monde ou presque connaît au moins une de ces histoires, et les relire encore une fois n'est pas toujours très distrayant. Cependant ce ne fut pas désagréable, d'autant plus que le dessin de Thouret, correct, ne ressort pas du tout-venant des anthologies de contes chez petit à Petit.

Bien, sans plus.

Nom série  Otaku Girls  posté le 31/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été surpris par ce manga. Pas forcément par le dessin, non, celui-ci est agréable, dans une tradition shôjô de qualité, mais bel et bien par l'histoire. C'est en effet une mise en abyme, en quelque sorte, sur les otakus, ces fans de mangas et d'animés. Rien de bien folichon a priori avec ça, mais le premier tiers du premier tome a de quoi amener des commentaires, jugez-en plutôt :
[SPOILER]
Dans un lycée japonais, Rumi est une élève fan de yaoi (genre de mangas et animés qui racontent des histoires sentimentales entre garçons). Elle est secrètement amoureuse de Takahiro, qu'elle croit être en couple avec Shunsuke, le play-boy du lycée. Cependant il accepte de poser pour elle, car elle suit des cours d'arts plastiques. Un jour pendant une séance de pose il aperçoit sa petite culotte et a une érection. Il la lui fait toucher, car elle se montre curieuse... Plus tard elle demande à Takahiro de prendre une pose absolument ridicule -affublé d'oreilles de chat- afin de ressembler à un personnage de son animé préféré. Shunsuke manque s'étouffer de rire derrière la porte. Encore plus tard, les deux garçons s'embrassent par accident, et Rumi a immortalisé l'instant en photo, laquelle photo se retrouve placardée dans le lycée, pour saluer leur coming-out...
[FIN SPOILER]
Je raconte très mal, mais l'enchaînement des quiproquos est tellement con que ça m'a fait rire. C'est truffé de situations de ce niveau, de dialogues hilarants qui m'ont fait hésiter sur la posture de l'auteure : premier ou troisième degré ? La suite n'apporte pas de réponse puisqu'elle est moins drôle, à l'exception d'une scène où Rumi se fait rouler une pelle par les deux garçons, mais aussi par sa meilleure copine, elle aussi otakette et accessoirement soupirante éconduite par Shunsuke. Un autre truc marrant, l'espèce de "filtre" yaoi que Rumi "plaque" sur les scènes impliquant les deux garçons. Une simple discussion sur le football, vue de loin, devient ainsi une scène romantique où tous deux se disent des choses très tendres...

Le seul élément qui m'ait gêné dans ma lecture sont les "hors-textes", ces bouts de dialogues intercalés un peu partout, procédé fréquent en shôjô, mais qui ici, de par leur abondance et leur petite taille, m'ont un peu exaspéré.

Au final, une petite curiosité, mais méfiance, la suite ne sera peut-être pas aussi drôle...

Nom série  Ange le terrible  posté le 30/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est quand même pas le top de l'humour pour jeunes, cette BD... certes, on a l'impression de voir des gamins rivaliser de crasses et de niches, on a presque tous vécu ça, mais le decorum de planet fantasy, même s'il est bien trouvé, n'offre pas trop de diversité dans les gags.
J'ai souri deux ou trois fois cependant, surtout dans la vivacité des dialogues, qui permettent une lecture pas trop crétine.
Sur le plan visuel, c'est du Poipoi de base, assez simplifié mais plutôt agréable à l'oeil, même si je préfèrerais Nebulo dans la même mouvance.

2,5/5.

Nom série  Zits  posté le 30/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De l'humour en strips américains, je n'avais pas lu ça depuis... Calvin et Hobbes ? Me souviens plus si c'étaient des strips, tiens...
Quoi qu'il en soit, j'ai passé un agréable moment de lecture avec "Zits", une fois n'est pas coutume avec une bande dessinée d'humour... J'ai trouvé ça plutôt marrant (ouf pour l'humour), frais et même s'il n'y a rien de révolutionnaire, ça se lit sans déplaisir. Le dessin est typique du comics d'humour, et passe bien.

Pas un comics culte du tout, mais un chouette petit moment de lecture.

Nom série  Amulet  posté le 28/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'ai bien aimé ce premier opus.

Il s'agit d'une sorte d'aventure fantastique, avec un basculement dans un monde souterrain peuplé de monstres et des créatures mécaniques. Certes, l'intrigue est basique, les dialogues peu recherchés (j'aurais aimé que le personnage de l'arrière-grand-père prenne une autre dimension, par exemple), mais ça se suit sans déplaisir, grâce à une histoire très linéaire.

Plus que l'histoire, c'est vraiment le graphisme qui m'a plu. Très travaillé sans être complexe, le trait de Kazu Kibuishi est vraiment très beau, j'ai d'ailleurs beaucoup aimé certaines de ses illustrations pleine page, ainsi que le découpage, que je trouve très bon. Par contre, les personnages humains, mis à part l'arrière-grand-père, ne sont pas très travaillés, ils sont même presque simplifiés, alors que le personnage d'Emily mérite bien mieux...

Je lirai la suite avec intérêt.

Nom série  L'Oiseau d'Or  posté le 28/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa ce conte.
J'en avais des souvenirs confus, je l'ai entendu ou lu il y a très longtemps, mais je me souvenais toutefois que c'était un conte "à part". En effet, au-delà de la morale finale "il ne faut pas se fier aux apparences", il nous montre un héros qui ne correspond pas trop aux canons du genre. Il cède à la tentation, il se plante régulièrement... Il n'a pas non plus une intelligence au-dessus de la moyenne. On pourrait d'ailleurs se demander pourquoi le renard s'obstine à lui venir en aide... Il est humain, en résumé, et ça fait bien plaisir.

C'est Cécile Chicault, auteure de Zélie l'apprentie sorcière, qui a adapté ce conte, ma foi pas trop mal, même si je trouve ses personnages humains un peu bâclés... Le renard par contre est superbe. Attention aux couleurs également, qui sont un peu flashies par moments ; il faut dire que l'or est très présent...

Dans l'ensemble, un conte assez sympa, un peu surprenant, et joliment illustré.

Nom série  La Métamorphose, de Franz Kafka  posté le 27/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile pari que d'adapter l'une des oeuvres maîtresses de Kafka.

Alors bien sûr, tout le côté allégorique est laissé de côté dans cette adaptation, pour en faire une lecture accessible à tout un chacun, ou presque... J'ai lu cette nouvelle il y a bien des années, et j'en ai gardé le souvenir d'un récit noir, désespéré, qui renvoyait sans doute aux relations de l'auteur avec son père, une relation racontée de façon subtile dans la nouvelle. Malheureusement donc tout cet aspect est effacé. Reste une BD d'ambiance, avec un récit très resserré, et un dessin qui me semble bien plus à sa place ici que dans Le Maître de Jeu, dont Horne avait repris les rênes graphiques en fin de parcours.

Un dessin tout en nuances de noir et blanc, très contrasté, que j'ai trouvé donc fort à propos.

Une lecture intéressante mais un peu légère, au sujet de laquelle on conseillera l'oeuvre originale.

Nom série  Croisière Cosmos  posté le 26/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un one shot forcément sympathique.
"Forcément" parce que l'inventivité des "gueules" des protagonistes me semble déjà valoir le coup d'oeil. Bien sûr, comme l'opus est destiné à un public relativement jeune, il n'y a pas de faciès ou de morphologie véritablement effrayants (et en plus, les méchants sont les plus "mignons). En plus de ça, l'histoire, bien qu'un peu longue, est quand même bien sympa à suivre, grâce entre autres au découpage en chapitres, qui permet de sauter d'une sous-intrigue à l'autre.

L'intrigue est assez linéaire, c'est une sorte de huis clos spatial avec plein de personnages très différents. Détail amusant, on parle presque en permanence des hommes, mais on ne les voit jamais, ça m'a plu, ce trait narratif. Pour le reste, j'ai passé un très bon moment de lecture.

Les personnages sont donc "jolis", le dessin d'Olivier Texier plaira sans doute à beaucoup de lecteurs. En ce qui me concerne, j'ai apprécié, sans trouver que "Croisière Cosmos" soit vraiment inoubliable. Mais je lirai avec plaisir d'autres albums du même auteur.

Nom série  Escales  posté le 26/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, une BD sympathique passée un peu inaperçue...

Pourtant ces trois tomes, qui peuvent se lire de façon indépendante, proposent une histoire plutôt agréable à parcourir, pour peu qu'on n'ait pas trop l'humeur tatillonne. En effet, s'affranchissant un peu de la cohérence, Kierzkowski nous conte une histoire qui court sur 50 ans, avec des personnages communs mais qui vivent un épisode marquant à un moment donné de leur existence, d'où ces trois époques : 1905, 1926 et 1955. Les lieux sont différents également : une petite ville côtière en Angleterre, puis Hong Kong et New York. Cela permet de suivre une sorte de saga familiale, une ascension sociale aussi. Les péripéties s'enchaînent très vite, il y a un peu de vaudeville mâtiné d'aventure pure, et cela est plutôt agréable, même si par moments ça paraît un chouïa verbeux..

Pour l'épauler sur le plan graphique, le scénariste a fait appel à un jeune dessinateur, tout à fait dans la mouvance des frères Jouvray, et ça tombe bien puisque c'est Anne-Claire Jouvray qui s'occupe des couleurs sur les deux premiers tomes, renforçant l'impression de parenté graphique. Le coloriste change à partir du tome 3, et on perçoit le dessin différemment, je le trouve moins riche, avec ces couleurs moins diversifiées...

C'est donc une série à découvrir si vous souhaitez connaître un vrai moment de bonne lecture, distrayante et aventureuse.

Nom série  Des Bulles sur les marchés agricoles  posté le 25/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce deuxième tome de la collection "Des Bulles..." nous propose donc de rentrer dans les arcanes de la production agricole et dans le commerce qui en découle. Premier plus : les bonus pédagogiques présents en fin d'album. Ceux-ci permettent, sous forme de textes et de jeux, d'approfondir le sujet. On y trouve également une bibliographie et des ressources pour aller encore plus loin. Quatre histoires les précèdent, présentées comme des exemples concrets sur l'économie liée à l'agriculture.

La plus célèbre est celle de Lee, un paysan de Corée du sud, qui dans les années 75 à 2000 parvient à construire une exploitation modèle, et qui se bat pour garantir un niveau de vie honorable à ses collègues. Néanmoins la hausse des importations entraîne sa faillite. Le 10 septembre 2003 à Cancun au Mexique, Lee manifeste avec ses camarades devant le bâtiment abritant une conférence ministérielle de l'OMC (organisation modiale du commerce). Il se poignarde à mort. La pancarte qu'il brandit jusqu'à la fin mentionnait : "L'OMC tue les paysans".

C'est l'histoire la plus "dure" du collectif, la seule qui soit -à ma connaissance- vraie aussi. Elle est dessinée par Pet, le seul auteur "professionnel" (en tous les cas le seul à avoir fait de la BD publiée). Son style réaliste impose le respect, tout comme l'histoire qu'il illustre. Les trois autres sont très différentes. Eloundou s'occupe d'une anecdote concrète concernant un aviculteur africain. Malheureusement son style naïf, très amateur, ne rend pas la lecture facile. Sen se place dans une optique plus humoristique, plus caricaturale, dans une série de gags censés montrer l'absurdité de certaines situations. Quant à Calza, il illustre une sorte d'allégorie sur la souveraineté alimentaire, dans un style semi-réaliste qui manque cependant de rigueur.

Au final cet album intéressera ceux qui souhaitent une initiation en douceur aux premières notions de commerce agricole. Si pour la partie BD le résultat est mitigé, la partie documentaire est très bien faite.

Nom série  Des Bulles dans le commerce  posté le 25/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 2004 le GRAD (Groupe de réalisations et d'animation pour le développement) propose une première BD sur le commerce équitable, ce circuit parallèle du produit manufacturé.

Chacune des 5 histoires est précédée d'un petit texte sur le sujet qui va être traité : les étiquettes, le circuit du café, etc. Les cinq dessinateurs (tous Suisses romands), oeuvrent tous dans un style caricatural ou humoristique, avec cependant des différences de niveau. Le but ? Une pédagogie accrue auprès d'un jeune public avec ces gros nez et ces membres démesurés. Et ma foi cela marche assez bien, l'ensemble est assez compréhensible même si la dernière histoire, qui traite plus d'écologie que de commerce équitable, me semble un peu hors sujet.

Par contre un seul regret concernant le contenu : l'absence de dossier pédagogique ne permet pas d'aller plus loin dans le sujet, même si la lecture fut plutôt plaisante.

Nom série  La Brigade Chimérique  posté le 25/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une nouvelle série très ambitieuse, qui, si elle confirme les espoirs placés en elle, pourrait bien devenir un classique.
L’ambition des deux co-scénaristes, par ailleurs chefs de file de la SF française, est d’écrire une mythologie super-héroïque européenne. Le point de départ, si l’on peut dire, est l’absence de super-héros dans cette zone après le second conflit mondial. D’où le sous-titre de la série « la fin des super-héros européens ». Vaste entreprise, où d’autres se sont cassés les dents, mais dont d’autres auteurs ont pu aussi se sortir dans des sphères différentes. Je pense à des séries telles que Watchmen et La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avec lesquelles la comparaison est inévitable.

Dans le prologue nous sommes à Metropolis, une cité secrète nichée dans les Alpes autrichiennes, où le Dr Mabuse a convoqué l’ensemble des super-héros européens pour leur exposer un plan de guerre. S’y trouvent des « méchants », comme Gog et la Phalange, mais aussi des « gentils », tels que Gibberne, l’Accélérateur, ou encore Irène Joliot-Curie, fille de la physicienne Marie Curie, cachée dans une super armure soviétique. De cette réunion va naître un conflit qui transformera à jamais l’Europe.

Pour enrichir leur récit, les scénaristes ont convoqué à peu près toutes les ressources de la littérature fantastique de l’entre-deux guerres. Les Surréalistes, le Golem (certes plus ancien), le Passe-Murailles, Harry Dickson, et même Superman, présent sous une autre identité, transparente (« Steele »)… Les auteurs font même un petit clin d’œil à Lovecraft ; quant à moi j’ai vu également une référence au film Cube. Manquant personnellement de repères, je pense qu’il y a d’autres influences et références, que je n’ai pas vues. Mais peu importe, puisque l’ensemble se tient sans trop d’incohérences, et que ce tome 1 ébauche un récit qui sera sans doute riche. Il comporte un prologue et le premier récit de la série (qui comptera au final 6 tomes), où il ne se passe pas grand-chose mais où un amateur de fantastique comme moi peut trouver du grain à moudre, et des pistes de recherche pour enrichir sa connaissance du genre.

Le dessinateur chargé de ce travail de stakhanoviste est Gess, auteur de Teddy Bear et Carmen Mc Callum. Il a fait beaucoup de recherches pour coller à l’ambiance de cette série, proche du bauhaus et de l’expressionnisme allemand. Ces recherches sont notamment visibles dans les décors, les costumes, les architectures, ce qui rend le récit plus réaliste.

On pourrait croire cette bande dessinée réalisée par une équipe américaine, tant elle ressemble à d’autres productions outre-Atlantique : format, sujet (super-héros, bien sûr), découpage bien sûr (Gess fait ici un travail qui est à rapprocher de celui de Stan et Vince, par exemple). En feuilletant l’album on risque de trouver son travail un peu bâclé, mais à la lecture cette sensation disparaît pour une impression générale d’efficacité, et surtout une recherche d’authenticité et de fidélité aux différentes figures emblématiques qui parsèment le récit. A noter également le très bon travail éditorial des graphistes de l’Atalante, avec une maquette soignée et des « bonus » dans le ton et la mode des années 1930.

En résumé, une uchronie riche qui intéressera les amateurs du genre.

Nom série  Les fabuleuses aventures de Nasr Eddin Hodja  posté le 25/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens je ne connaissais pas ce personnage. Il fait visiblement partie intégrante de la culture arabo-musulmane, c'est une sorte de personnage emblématique, un M. Hulot à la turque. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses histoires sont contées dans des dizaines de langues.

Ses histoires courtes sont morales, bouffonnes, absurdes ou parfois coquines. Nasr Eddin est un crétin qui fait le bonheur de ses amis, auxquels il raconte ses aventures bouffonesques. Il sert d'ailleurs parfois de bouffon à Tamerlan (Timour Ling), terrible conquérant ouzbek du 14ème siècle. Il sert aussi parfois de cadi, de juge populaire, son bon sens tout simple faisant merveille. Malgré l'anachronisme de certaines scènes, les gags sont assez sympathiques, presque universels, ce qui dénote l'intemporalité du personnage. J'ai largement préféré cet album à Les Blagues du Bled, par exemple.

Pénélope Paicheler, l'adaptatrice, a un trait enfantin assez rigolo, qui suffit à bien retranscrire les situations.

Rafraîchissant.

Nom série  Des Bulles dans la finance  posté le 24/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le GRAD (Groupe de réalisations et d'animations pour le développement) a réalisé une BD sur le micro-crédit, système qui permet à des particuliers d'avoir une activité stable grâce à l'entraide financière. Le point de départ de ce principe est un certain M. Raiffeisen, citoyen allemand qui, en 1845, se démène en tant que maire d'une petite ville pour que chaque entrepreneur local (agriculteur, boulanger, etc.) trouve son compte, au propre comme au figuré. Il finira par créer les premières mutuelles d'épargne et de crédit, qui feront bien des émules en Europe et sur le Nouveau Continent.

Vient ensuite l'histoire de Muhamad Yunus, surnommé "le banquier des pauvres" au Bangladesh. Le GRAD propose, en plus de ces histoires, des fiches pédagogiques et des jeux afin de sensibiliser des jeunes intéressés par le sujet. Les histoires sont plutôt intéressantes, sur un sujet un peu obscur, grâce au très bon travail des dessinateurs, parmi lesquels Calza, Maret et Pet. Le choix d'un coloriste unique permet, malgré les styles fortement dissemblables, de garder un autre point d'unité au recueil en sus du sujet.

Nom série  Les Blagues du Bled  posté le 24/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Blagues du Bled... Avec ce titre je m'attendais à découvrir des gags de qualité, exotiques, spécifiques à la culture musulmane ou maghrébine. Mais en fait c'est très décevant, la plupart des "blagues" pourraient être appliquées aux "Blondes", surtout celles mettant en scène le grand-père... Rien d'exotique donc et en plus l'immense majorité des vannes est de piètre qualité. Les gags tombent à plat à tous les coups.

C'est Djillali Defali qui s'est "amusé" à compiler et à mettre en images ces "Blagues du Bled"... Son dessin -ici- enfantin est assez sympa, il passe bien. Les couleurs de Raphaël Hédon, qui travaille sur Le Chant des Stryges, sont presque trop bonnes pour une série jeunesse.

Une déception donc.

Nom série  Zed (Kymera)  posté le 24/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album avait tout pour plaire.
Un dessinateur talentueux, à l'imagination semble-t-il assez foisonnante, un petit personnage sympathique, une trame qui semble brasser plusieurs thèmes en prise avec le monde contemporain...
Hélas je n'ai pas vraiment aimé ce Zed. La faute en tout premier lieu à une narration assez peu linéaire, confuse, qui part un peu dans tous les sens. Alors certes, c'est destiné à un lectorat assez jeune, mais ce n'est pas une raison pour écrire n'importe quoi...
C'est dommage, bien dommage car le personnage de Zed et l'univers étaient potentiellement intéressants. Il reste des décors fantaisistes, comme les aliens, et des scènes dans l'espace plutôt sympathiques.

Peut-être la suite, si elle est un jour publiée, me donnera-t-elle tort...

Nom série  Mamé  posté le 24/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire toute simple, celle d'un amour inter-générationnel à portée universelle comme il en existe peu en BD. Seul un auteur de la sensibilité de Dauvillier est d'ailleurs en mesure d'en faire une BD. Autobiographique ? Peu importe après tout. L'important est que le message passe, qu'il touche... C'est le cas ici, mais il est un peu dommage que le dessin de Deborah Pinto ne soit pas un peu plus mature. Certes, on voit bien les expressions des personnages mais il est un peu trop naïf à mon goût...

En bref : belle histoire, toute simple, mais qui manque d'un peu de maturité au niveau graphique.

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