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Nom série  Le Dieu des Cendres  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est clair que le dessin d'Aja, que je trouvais un peu léger au début, progresse pas mal au fil de ce premier tome, oscillant toutefois entre du réalisme et du semi-réalisme. A ne pas vouloir choisir, il finit par s'empêtrer un peu.
Par contre, concernant l'histoire, elle n'est pas inintéressante, même si à mon goût le contexte historique n'est pas vraiment utilisé à bon escient. Par contre le récit à consonance fantastique qui se déroule en filigrane est intrigant, et mérite qu'on s'y attarde un peu.

J'attends de lire la suite pour me prononcer définitivement.

Nom série  Le Voleur de visages  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maître de la terreur nipponne, Junji Ito nous livre ici un recueil d'histoires courtes, assez anciennes me semble-t-il.

Très vite on retrouve ce qui fait sa patte. Cette horreur qui peu à peu gangrène, ronge, envahit le quotidien, pour un voyage sans retour. Chacune des histoires est vraiment typique de son oeuvre, mais certaines sont plus réussies que d'autres. Celle que j'ai préféré c'est celle qui donne son nom au recueil, avec cette histoire sur l'identité, cette jeune fille qui s'approprie le visage de ceux qu'elle fréquente de trop près. "Chutes" m'a quand même fait plutôt flipper. Par contre celle relative aux épouvantails et celle où les crânes de membres disparus d'une même famille sont accrochés à celui du dernier survivant m'ont paru assez ridicules.

Autre point important chez Ito : les phénomènes terrifiants ne sont jamais (ou si peu) expliqués ; c'est peut-être une lâcheté d'auteur, mais c'est aussi assez habile : le lecteur est forcé d'imaginer ce qu'il va se passer ensuite, ou de trouver une explication, parfois ad nauseam, jusqu'à l'obsession (souvenez-vous du syndrome Spirale).

Le dessin présent dans la plupart de ses histoires me paraît moins torturé que dans ses oeuvres plus connues (Gyo, Spirale et Tomié) ; il reste suffisamment inquiétant lorsque l'horreur se dévoile...

Nom série  Souvenirs d'un Elficologue  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup de gens, je dirais qu'au niveau visuel, c'est un bel objet. Le dessin de Bordier est très bon, il ne souffre pas de défauts particuliers, si ce n'est des visages un chouia déformés sur certaines cases. Mais je chipote.

Je chipote parce que c'est l'histoire qui me pose un peu problème. Comme l'impression d'avoir déjà lu ça. Une créature immémoriale qui tue ses hôtes, un étranger qui se retrouve "élu"... Il n'y a pas grand-chose d'original dans tout ça. On va dire que la suite apportera sans doute des réponses à certaines questions, mais j'ai l'impression de les connaître déjà...

Nom série  Journal intime d'un lémurien  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Qu'est-ce que j'ai été déçu par cet album...

Je ne suis pas lecteur du blog de Fabrice Tarrin, mais ça ne m'incite pas à aller le voir. Il semblerait, comme souvent, que le but soit humoristique, mais là pour le coup, je n'ai jamais ri, ni même esquissé un sourire. Il y a deux ressorts dans ces pages : la relation de Tarrin avec la fille de Renaud, et les réactions très répétitives que ça entraîne chez ses amis, ainsi que son copain schizophrène, représenté sous forme de canard. Comme je l'ai dit le premier est très répétitif, j'ai trouvé ça creux, totalement plat. Le second... Je ne sais pas, ça m'apporte du malaise de lire ça. Son copain est schizophrène, et visiblement il ne se soigne pas ; et au lieu de l'aider réellement, Tarrin se contente de noter les répliques les plus marquantes de celui-ci. Pénible.

Bref, pour moi c'est impubliable, et si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ses personnages sont quand même assez expressifs.

Nom série  Je ne verrai pas Okinawa  posté le 11/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Aurélia Aurita a été traumatisée par l'une de ses arrivées au Japon. Elle a eu l'idée d'en faire une BD (ou un "manga", puisqu'elle se dit "mangaka") pour dénoncer ce scandale au monde entier. C'est sûr qu'en étant éditée aux Impressions nouvelles ça va faire changer les choses...

On reproche parfois aux auteurs de BD de construire une histoire sur rien, ou sur si peu de choses. Sur un fragment de leur vie. Là c'est vraiment sur un petit incident de pas grand-chose (ok, elle a passé 6 heures toute seule dans une zone sécurisée d'un aéroport japonais, mais franchement ce n'est pas méchant). Elle a ainsi découvert les difficultés que l'on fait aux ressortissants étrangers dans un pays dit "civilisé". Mais lorsque vous arrivez dans l'espace Schengen en provenance d'ailleurs, ce n'est pas mieux. Essayez d'accueillir un Indien chez vous pendant plusieurs jours, vous renoncerez très vite face à la montagne de paperasse que vous devez remplir ou fournir...

Et puis notez tout de même que lors d'un précédent séjour, cette chère Chenda est restée plus longtemps que ne le permettait son visa... Et elle se demande pourquoi on lui fait des difficultés à son retour...

Bref, la candeur et la bêtise de Chenda m'ont tellement énervé, en plus d'avoir fait un album sur du vent (sans parler de l'épilogue absolument inodore et sans saveur), que cette chose ne mérite que la note minimale.

Nom série  Saint Kilda  posté le 11/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Belle petite nouveauté ce Saint-Kilda. Elle nous permet de découvrir cet archipel qui a réellement vécu à l’écart du monde jusqu’en 1930, date à laquelle la population a été évacuée à sa demande, face à la rudesse des éléments. Comptant un patrimoine architectural remontant à la préhistoire, l’île principale, Hirta, est devenue une réserve naturelle pour les oiseaux sauvages, et fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Son cadre enchanteur en fait l’un des endroits les plus beaux du Royaume-Uni. Si vous souhaitez en savoir plus je vous incite à aller faire un tour sur la page dédiée sur Wikipedia, très complète.

Mais revenons à nos moutons (je vous rappelle que nous sommes en Ecosse). Un site comme celui-ci, très isolé, est propice à de nombreux fantasmes d’auteurs, et Pascal Bertho, auteur de séries assez diverses mais semble-t-il attiré par la mer et les sociétés anciennes (dans le désordre je citerai Aëla, Sept pirates notamment), s’est donc penché sur cet archipel mystérieux. Un récit d’aventure, avec un jeune étranger en guise de fil conducteur, c’est assez classique, mais toujours efficace lorsque c’est bien raconté. Et c’est indéniablement le cas ici, car malgré l’indolence du récit sur une bonne partie du premier tome, on n’arrive pas à s’en défaire, on a envie de lire la suite. Et puis il y a des choses à découvrir sur Saint-Kilda, des choses pas très reluisantes…

Je trouve qu’une partie du mystère est dévoilée un peu vite, mais étant donné que le récit sera bouclé en deux tomes, cela se justifie. Le patrimoine historique de l’archipel n’est pas trop exploité, ce qui me chagrine un peu, car j'aurais aimé en apprendre un peu plus. La seconde partie voit les habitants de l'île prendre les choses en main, et le rythme narratif s'affole un peu plus. La fin n'est pas tout à fait celle à laquelle je m'attendais, et du coup j'ai envie de relire le diptyque pour bien m'en imprégner.

C’est Chandre, qui a réalisé trois tomes de la série Agatha Christie, qui est aux pinceaux, et il nous offre de très belles pages en couleurs directes, dans un style réaliste assez réjouissant. J’aime bien quand les couleurs sont chaudes. Ça tombe bien, Darius est roux, nous sommes en Ecosse (donc l’herbe est d’un vert pétant), et la couleur naturelle est remarquable sous ces latitudes. Dans le second tome les ambiances sont un peu plus marquées, en particulier avec un brouillard tenace qui cache bien des choses (et permet au dessinateur de réaliser une couverture aussi intrigante que réussie). Du bon boulot, sans conteste.

Une lecture agréable, intéressante et très divertissante. Une parenthèse réussie sur un endroit coupé du monde.

Nom série  Molly Manderling  posté le 11/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a quelque chose de pourri au Grand-Duché du Mecklembourg… Lorsque Milani et Micheluzzi mettent leur nez dedans, ils ressortent plein de trucs bizarres. Conspiration fraternelle, savant corrompu, prince disparu, nous avons une belle galerie de personnages un peu à l’eau de rose autour de la jolie Molly, qui ne demandait qu’à faire tranquillement son stage en médecine… Ca donne des scènes un peu cocasses, comme ces trois demandes en mariage en très peu de temps.

En ce qui me concerne je me suis pas mal ennuyé à cette lecture. Les rebondissements sont un peu trop téléphonés à mon goût, il y a un peu trop de coïncidences (on a un peu l’impression qu’il n’y a que 10 habitants au Mecklembourg) et la fin est trop « happy end » à mon avis.

Le dessin de Micheluzzi est typique du réalisme italien des années 1980, mais ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux à mon sens.

Nom série  Les Tribulations de Rosso Stenton (Roscoe Stenton)  posté le 11/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, revoilà du récit d’aventure comme savaient en faire les Italiens de la grande époque. Pas à la manière de Corto Maltese, non en bien plus réaliste. Nous nous trouvons au cœur de la Chine occupée partiellement pas le Japon. Dans ce contexte, des troupes occidentales patrouillent sur les eaux chinoises, ce qui explique la présence de Red (Rosso en italien) en Chine. La Chine de cette époque est propice à de nombreux fantasmes, c’était un pays où nombre d’aventures étaient possibles. Le parfum de l’exotisme, mêlé à la sueur du marin testostéroné, plane sur la série, qui nous permet de voyager en extrême-orient sous la plume inventive et élégante d’Attiloio Micheluzzi. Celui-ci, avec un trait qui rappelle un peu celui de Milton Caniff (ce qui n’est que justice, puisque la série ressemble pas mal à ce que faisait l’Américain dans les années 1930 et 1940.

Rien de bien révolutionnaire cependant, un personnage de grande gueule qui s’en sort toujours dans des récits relativement réalistes, c’est du classique. Par contre l’auteur s’amuse à dialoguer avec son personnage, qui passe son temps à l’engueuler. A noter que Mosquito a ressorti récemment les 4 tomes de la série dans une version colorisée (drôle d’idée, car justement Micheluzzi était un maître du noir et blanc), avec des maquettes soignées.

Nom série  Yuna  posté le 06/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le scénario est clairement très simpliste, il aurait pu faire l'objet de nombreux romans fantasy pour ados sortis ces dernières années... et remplir un joli succès en librairie.

Le scénario est clair, il tient en trois lignes, et l'histoire est assez bien contée. Pour le reste, je n'ai pas vraiment été accroché. Et j'ai même remarqué quelques incohérences, sans même vraiment y faire attention : Yuna, après avoir refusé mordicus de suivre les étrangers, le fait au bout de 5 minutes, sans que personne, visiblement, ne l'en persuade ; la prophétie parle d'élue dans sa seizième année, or Yuna a 16 ans révolus ; de plus, malgré les péripéties, les contrées boueuses, les cascades qu'on l'oblige à faire, elle ne se départit jamais de son joli chignon si sage...

Un chignon bien dessiné, comme l'ensemble de l'album d'ailleurs. Le dessin est très agréable, même si je trouve que le traitement informatisé des couleurs l'écrase un peu. Cependant il n'a rien d'exceptionnel, je trouve même que Yuna a un visage un peu bizarre par moments...

Bref, ce n'est pas franchement mauvais, juste pas mal.

Nom série  Atori  posté le 06/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lycéenne aux gros nougats et disposant d'un appétit d'ogre, Atori dézingue après les cours de nombreux démons.

Rien de bien original me direz-vous, mais il se trouve que j'ai trouvé quand même des petites choses intéressantes. L'arme d'Atori se trouve dans ses cheveux, longs et soyeux. Elle s'attaque à certaines catégories de démons, pas toutes ; on la voit ainsi donner à manger à certains petits gnomes cornus qui mendient... Atori est de plus entourée par des personnages intrigants, sinon attachants : ce binoclard qui est accompagné d'un démon familier, cette surdouée qui essaie de la surpasser physiquement... Je n'ai pas hurlé de rire, mais ces éléments, qui ponctuent le récit, sont assez bien amenés et évitent l'habituel écueil de niaiserie propre à ce genre de série... Il y a du fan service (les seins en forme et en taille de pastèques de l'héroïne, sa culotte dévoilée de temps en temps aux regards ébaubis de ses petits camarades, et même un téton à la fin du premier tome), mais placé avec parcimonie, et les apparitions des démons sont un peu plus "réalistes" qu'à l'accoutumée.
Le personnage d'Atori est préoccupé, pas encore torturé, par sa nature hybride, ce qui là encore détonne dans le paysage du manga fantastique.
J'aime bien le dessin de Tashiro ; il est dans une longue tradition de Shonen, mais il ne comporte pas vraiment de défaut, et les scènes d'action sont assez lisibles, dynamiques.

Une série qui ressemble à beaucoup d'autres, mais pour peu qu'on se penche dessus (pas trop près cependant, vous risquez de tomber dans un joli corsage), qui comporte des petites choses assez plaisantes. A suivre sans en attendre trop non plus.

Nom série  Blackwood  posté le 06/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une nouvelle série en médiéval fantastique, avec de la magie, des exorcismes et des morts-vivants… Rien d’original en somme.

En tant qu’amateur de fantastique, une histoire de morts-vivants possédés, de loups-garous dépenaillés aurait pu me plaire, mais il ne se passe pas grand-chose dans le premier tome.

Et, c’est malheureux de le dire, mais le dessin de Kan-J m’en a rappelé plein d’autres, pour la plupart édités chez Soleil. En-dehors de cette originalité, je reconnais que ce dessin est assez agréable à l’œil, qu’au niveau dynamisme il est assez efficace (même s’il y a peu de scènes d’action dans ce premier tome), et que les couleurs sont assez bien faites.

Nom série  Super Spy  posté le 05/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'attendais rien de particulier de cet album, son dessin ne m'ayant pas particulièrement tapé dans l'oeil au départ. De plus je ne suis pas vraiment amateur d'histoires d'espions est celle-ci ne m'a pas vraiment réconcilié avec ce sujet.

Le récit est divisé en plusieurs chapitres, placés dans le désordre, mais je n'ai pas eu envie de tout replacer dans l'ordre chronologique de l'histoire pour recoller les morceaux. Assez vite dans la lecture s'est installée une sorte de lassitude intellectuelle, je me suis désintéressé de cette intrigue à tiroirs et de ses personnages ambigus. Difficile de dire ce qui a provoqué cet état, mais n'appréciant pas le dessin, même au fil du récit, je n'ai pas senti l'envie ni le besoin de m'accrocher.

Bref, je suis sûrement passé à côté.

Nom série  Fauteuils en état de siège  posté le 03/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ecrire une histoire sur le handicap, ce n'est pas facile. En faire une série de strips d'humour l'est encore plus. Paul Samanos y est cependant parvenu.
Le personnage principal de ses gags, qui est un peu son alter ego (Paul Samanos est invalide depuis une vingtaine d'années, après un accident de rugby), prend la vie du bon côté malgré son handicap moteur. L'objectif est double : nous donner à rire, bien sûr, mais aussi à penser. A réfléchir sur la vie quotidienne des personnes handicapées, qui doivent souvent inventer des ruses ou se plaindre pour obtenir gain de cause.
Son dessin, très simple mais très efficace, est réhaussé par les couleurs de Svart.
C'est frais, d'autant que Samanos aborde de nombreux sujets, y compris la sexualité, brossant ainsi un tableau assez complet de sa condition. On s'amuse pas mal, et on referme l'album avec un regard plus juste et plus léger sur nos amis en chaise roulante...

Seul hic, ça se lit très vite, trop vite...
A noter que l'ouvrage est publié dans la collection... Contre-Pied chez la Boîte à Bulles.

Nom série  Reign  posté le 03/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a des séries efficaces mais qui manquent d'originalité. Il y en a des originales qui sont toutes molles. Peu réunissent les deux qualités. Reign, pour moi, n'en réunit aucune.

Certes, on se retrouve avec un scénario bourré de testostérone, un scénario qui reprend tous les poncifs des séries Tv américaines traitant de cellules anti-terroristes. J'ai eu l'impression de voir passer une demi-douzaine de films connus en lisant uniquement le premier tome. Aucune originalité, aucun intérêt.

Quant au dessin de Cara... Certes, il est assez efficace (et mes deux points vont sur sa pomme), mais il ne sort pas du lot, j'ai là encore l'impression qu'une bonne douzaine de dessinateurs lancés depuis 10 ans par Delcourt et Soleil auraient pu faire cette BD sans qu'on remarque la différence.

Nom série  Breakdowns  posté le 03/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un fourre-tout dont il est difficile de détacher un fil conducteur. C'est normal, il s'agit en grande partie des oeuvres de jeunesse d'Art Spiegelman, auteur qui restera à tout jamais (je pense) comme l'auteur de l'inoubliable Maus.
Ici il nous propose de rentrer dans ses oeuvres de jeunesse, et donc dans sa vie, puisque celle-ci influençait celles-là. L'intérêt historique, analysé par l'auteur lui-même avec le recul d'une trentaine d'années, est indéniable. Sexe, drogue, déviances, voici les ingrédients que Spiegelman agrémentait à sa sauce, qu'il réalisait à partir des nombreuses influences artistiques (notamment Picasso) qu'il a ingérées à l'époque, entre autres substances douteuses.
L'intérêt narratif, par contre, est assez faible. Seules une ou deux histoires valent vraiment la lecture.

Se présentant comme un patchwork, "Breakdowns" est un mélange intéressant pour les fans de l'auteur et de la BD underground américaine des années 1960 et 1970.

Nom série  Correspondante de guerre  posté le 03/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis est assez proche de celui de Ro.
Nous avons là un album visuellement et matériellement bien fait. Le dessin de Daphné Collignon est élégant, racé, il est mis en couleurs avec parcimonie, mais c'est pour mieux appuyer son propos, ou plutôt celui d'Anne Nivat, dont elle reproduit les paroles pour l'essentiel. La maquette est soignée, les photos choisies avec soin, c'est de la belle ouvrage.

Si l'on y regarde de plus près, cependant, on remarque qu'il y a un côté bancal dans le projet de Daphné Collignon. En effet son idée de départ (enfin visiblement elle vient à cette option à son second ou troisième entretien avec Anne Nivat) est de faire une sorte de portrait de la grande reporter. Idée intéressante, car le grand public se fait une image probablement fausse des grands reporters, en particulier de ceux qui sont sur les points chauds du globe. Souvent mal rasés, habillés en treillis ou avec des vestes aux multiples poches, on les imagine partageant le quotidien des peuplades opprimés qu'ils viennent observer. Personnellement j'ai en tête ce reporter de TF1, prénommé Patrick (son nom m'échappe sur le moment), qui était présent sur tous les gros conflits du globe, jusqu'au jour où il y laissa sa peau, écrasé par un char (je crois). Il me semblait faire un bon boulot, et la vie qu'il était censé mener me fascinait pas mal. C'est donc avec curiosité que j'ai lu ce "Correspondante de guerre". Et au final, je trouve l'album relativement décevant. on n'apprend rien sur le métier de grand reporter. Ni comment est née la passion d'Anne, ni pourquoi elle va surtout sur les points chauds. On apprend juste qu'elle aime traverser les frontières.
C'est léger.
En fait, une fois refermé, l'album nous semble très léger sur le métier qu'il était censé représenter. Si au moins on avait eu un ou deux récits plus impliqués des divers séjours d'Anne en Afghanistan, par exemple... Je ne demandais rien de sanglant, juste de l'authentique.

On est loin du "Photographe"...

Nom série  Gitans  posté le 02/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD ose aller au-devant de ce peuple qui a toujours subi de nombreuses situations d'ostracisme, voire d'extermination que sont les Gitans. C'est Kkrist Mirror, dessinateur de presse, qui en se rendant à plusieurs reprises au fameux pèlerinage des Saintes-Maries de la Mer, qui nous permet d'en savoir un peu plus sur cet évènement religieux de première importance.

Les gens du voyage y sont montrés dans un contexte festif, à un moment où ils arrivent des quatre coins de l'Europe pour se recueillir autour de processions et de rituels très codés. L'ensemble des planches sont des instantanés, des croquis tout droit sortis des carnets de voyage de l'auteur, et on sent tout son respect, voire sa fascination dans son trait et ses commentaires. Les hommes, les femmes et les enfants sont beaux, riants, graves, recueillis, détendus...

C'est pas mal, le trait réaliste de l'auteur permet à ces instantanés de garder le cachet de l'authenticité. A noter que la partie "croquis" est complétée par des textes de spécialistes des Gitans, un enseignant et un ethnologue qui connaissent vraiment leur univers. Seul petit hic, on ne rentre pas vraiment dans leur intimité, Mirror reste un spectateur assez passif, c'est dommage pour qu'on comprenne pleinement les motivations et la ferveur entourant ce pèlerinage.

Nom série  Les Révoltés  posté le 30/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Personnellement j'ai lu l'intégrale de cette série qui n'est pas si vieille (10 à 12 ans, au plus). Et pourtant j'ai eu l'impression d'être devant une série bien plus ancienne.

Cela est principalement dû au dessin. Malès a un style classique, trop classique, que l'on dirait directement issu de l'école du Jijé de Valhardi. Seulement cette dernière série date des années 1950 (et même 1948.), et même s'il y a quelque part un hommage, cela me semble assez peu réussi. En effet Malès reprend bien le look des personnages, leurs vêtements. Mais comme je suis assez peu sensible à cette période, cela ne me plaît pas. En plus le dessin me semble plutôt inexpressif au possible, j'ai vraiment eu du mal à accrocher. Et l'épilogue présent dans l'intégrale va plus loin dans la mocheté, réalisé en couleurs directes, et où visiblement le dessinateur a eu du mal à "revenir" dans son style de l'époque.
Tiens parlons-en de cet épilogue. Dufaux s'est visiblement rendu compte en bouclant son triptyque qu'il avait laissé des personnages au bord du chemin (notamment une "hobo", c'est à dire une vagabonde, haha) ; de plus, "Les Révoltés" se voulant une série évoquant l'industrie cinématographique, et étant donné que mis à part deux producteurs discutant entre deux fusillades on n'a pas vraiment d'évocation, il met deux-trois stars du grand écran de l'époque. Mais c'est un peu léger, Monsieur Dufaux...

Tout comme la série en elle-même m'a parue légère, dans le sens où l'intrigue me semble naviguer à vue, sans véritable plan, sans... scénario, un comble pour un scénariste aussi réputé ! Ok, il y a des personnages de révoltés, contre leur famille, le star system, la société, etc. Mais la façon dont ils sont raccrochés les uns aux autres me semble tellement artificielle que l'on aurait pu appeler la série "Les paumés" (ceci est aussi dû au fait que Dufaux les a un peu lâchés en cours de route). Tiens d'ailleurs, je n'ai rien compris au tome 3, j'ai presque eu l'impression de lire une autre série, tellement le virage était important.

Bref, "Les Révoltés" m'ont révulsé.

Nom série  L'Idole & le Fléau  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Laurent Frédéric Bollée serait-il le Pierre Christin des années 2000 ? On peut remarquer certaines similitudes, comme le choix de travailler avec des auteurs singuliers, mais aussi et surtout des trames scénaristiques proches : des catastrophes, l'obligation pour l'humanité de se regrouper, de se serrer les coudes face à des phénomènes qu'elle ne comprend pas...

Cette nouvelle série m'a fait penser à Apocalypse Mania par moments. On change de personnage principal en cours de route, on fait appel aux technologies comme moteur de l'histoire, on a un leader charismatique noir...

Ce premier tome m'a paru bien confus. On se doute qu'il y a un homme (ou un être pensant) derrière ce qu'il se passe sur Terre, puisqu'on a une voix off. Visiblement tout cela a été provoqué par une invocation par les Nazis en 1935 (beau réservoir à fantasmes que voilà) ; mais pourquoi cela ne commence-t-il qu'en 2012, soit après que la série soit terminée ? Il y a là une faiblesse scénaristique qui me désole. On peut apprendre quelques petites choses dans cette BD, comme le fonctionnement (enfin, le principe, et encore) de la machine Enigma, ou encore que les autorités anglaises ont laissé faire leurs ennemis mortels pour ne pas éveiller leurs soupçons... La belle affaire.

J'ai vraiment du mal à accrocher à cette nouvelle série ; et ce n'est pas le dessin d'Igor Kordey, très impavide et inexpressif, qui va m'aider à mieux l'apprécier.

Nom série  Inès  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis assez partagé après cette lecture...
D'un côté je trouve qu'elle est bonne, et à côté de ça je suis déçu.
Les autres avis ont très bien su exprimer toute l'horreur que peut inspirer l'histoire de la maman d'Inès. Lorsque le couple devient violent, il est temps de changer, si on en a la possibilité. Enfin, je ne m'étendrai pas sur le sujet, si délicat. Disons tout de même que Loïc Dauvillier a su éviter beaucoup d'écueils, comme la mièvrerie, la surenchère, les effets de manche inutiles. Il a choisi de rester dans la sobriété, le factuel, sans en rajouter, et c'est une bonne chose.
Maintenant, je trouve qu'il manque quelque chose. De l'âme ? peut-être. Je ne saurais vraiment dire. Car les auteurs ont fait de l'excellent boulot, les planches de Jérôme d'Aviau sont magnifiques, son noir et blanc est très travaillé, et son trait s'affirme d'album en album.

[SPOILER]
Par contre, une interrogation m'a perturbé (un peu) pendant la lecture : qui est Inès ? La logique voudrait que ce soit la mère, battue par son conjoint. Eh bien non, c'est sa petite fille. Sa fille, la seule qui lui permette de ne pas craquer. Celle dont l'amour est le remède, même temporaire, au calvaire de sa mère. Inès qui se retrouve aux mains des services sociaux à la fin de l'album. Inès qui reproduira peut-être plus tard le schéma de ses parents. C'est là que réside la véritable peur. Dans l'avenir.
[FIN SPOILER]

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