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Nom série  Le fantôme des Canterville  posté le 07/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à ce qui est dit par mes camarades, Le Fantôme des Canterville n'est pas un roman, mais plutôt une longue nouvelle d'Oscar Wilde. Cependant c'est l'un de ses écrits les plus plaisants, où l'auteur faisait preuve non seulement de sa virtuosité littéraire, mais aussi et surtout de sa verve comique. Mais comme l'ont souligné mes camarades, le récit est très condensé ; alors qu'il s'étale sur plusieurs semaines, dans la BD on a l'impression que c'est réglé en trois jours ! De même la scène de Rédemption de Sir Simon Canterville est complètement concassée, devenant une demie-page sans aucune explication...

Dommage, car une telle oeuvre aurait mérité une adaptation de plus grande ampleur ; les dessins d'Hanze sont quant à eux, assez sympathiques... Ils me font penser au style de Zanzim...

Un beau raté, en quelque sorte...

Nom série  Louis la Lune  posté le 07/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'album est beau, c'est une évidence. Réalisé dans un esprit résolument vernien dans sa quasi-intégralité, il ravira les amateurs des aventures de ce pionnier de l'imaginaire, lui qui a en quelque sorte inspiré le steampunk... Les dessins d'Alban Guillemois sont à l'avenant, délicieusement psychédéliques, enfin, à la mode des années 1880, délicatement tordus et savoureusement défragmentés. Un style qui pourrait aussi bien aller à un récit sur les vampires, par exemple... Pour l'histoire, je l'ai trouvée exagérément tarabiscotée, un peu longue et inutilement bavarde par moments... La façon dont se propulse le Nautilus n'intéressera sans doute pas grand monde...

Nom série  Droit du sol  posté le 07/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mes camarades ont bien posé les enjeux de la lecture de "Droit du sol" ; à cela se rajoute le débat lancé par le Ministre de l'Immigration et de l'identité nationale sur, justement, cette identité nationale.

Qu'est-ce qu'être français ?
C'est parler la langue française ? C'est naître sur le territoire ? C'est s'intégrer, aller à l'école, trouver du boulot ? Je ne pense pas qu'il y ait de réponse définitive ; mais, à 5 000 ou 10 000 kilomètres de la métropole, le concept même prend toute son importance. A Mayotte, nouveau département, se croise natifs qui essaient de survivre, parfois en vendant leur corps, métropolitains aux motivations diverses, allant de l'humanitaire à la concupiscence la plus crasse. L’atout de Charles Masson est d'essayer de présenter un panorama vaste de toutes ces identités, qui essaient toutes de tirer profit de leur appartenance à la nation française... Avec en toile de fond l'arrivée au pouvoir de Sarkozy et sa conception toute particulière de l'identité française... Masson essaie de nuancer son propos, il n'y a pas de bons ou de mauvais maorais, de bons ou de mauvais métropolitains... C'est bien, mais en plus de nuancer, il aurait bien fait d'approfondir le débat sous-jacent. Des tas de questions sont posées par ce one shot, peu trouvent de réponse, ou du moins de prises de position... Dommage, car l'ouvrage aurait ainsi pu avoir un véritable retentissement, et participer lui aussi au débat...

Cependant la lecture fut intéressante, même si j'aurais aimé découvrir un peu plus la culture de Mayotte...
Un petit 3,5/5 mérité.

Nom série  Yêu Yêu Saïgon  posté le 06/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Plutôt sympathique ce carnet de voyage à Ho-Chi-Minh Ville, ex-Saïgon...
Eco, venu y passer quelques temps avec sa petite amie vietnamienne, en profite, entre deux projets pour des éditeurs locaux, pour croquer la vie quotidienne dans la capitale... C'est frais, c'est sympathique, c'est bien raconté. Les anecdotes, entrecoupées d'extraits de la BD de super-héros vietnamien réalisée par Eco, sont assez marrantes, sans toutefois verser dans le néo-colonialisme ou la pitié. L'auteur se met lui-même en scène avec son trait simplifié mais tout de même assez travaillé.

Une lecture bien sympa, à découvrir.

Nom série  Sekushi Memory  posté le 05/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est très très partagé sur cette BD.
D'un côté j'apprécie grandement le dessin de Jian Yi, qui a travaillé récemment avec JD Morvan chez Delcourt, sa mise en scène est très dynamique, il sait réaliser de superbes planches et son style très particulier passe bien dans nos contrées. On ne peut d'ailleurs pas parler de manga en l'occurrence, car l'auteur, bien qu'étant chinois, propose un dessin très européen, qui a seulement l'air inspiré par le manga... On fait d'ailleurs très vite abstraction de cette ambigüité devant la beauté des planches.

Du côté du scénario je suis très dubitatif.

Autour d'une intrigue mince comme un papier de cigarette, on a un récit d'action, où les protagonistes sont des rock-stars (le chanteur d'Indochine, Iggy Pop font des apparitions remarquées), au premier rang desquels le groupe Dead Sexy Inc, dont le chanteur n'est autre que le scénariste du présent ouvrage. Ils ne sont pas au premier plan, mais font quand même des apparitions très nombreuses et servent de moteur à l'intrigue. Ca ressemble un peu à de l'auto-promo un peu originale, même si la musique dudit groupe (qui tourne pas mal avec Indochine, d'après mes recherches) n'est pas vraiment représentée dans l'album. Stéphane Hervé produit donc un récit très "adrénaline", pas forcément très malin, mais qui a le mérite de ne comprendre aucun temps mort ou presque. Des petites choses m'ont agacé dans l'histoire ; d'abord ce rat qui parle (ou pas), mais pas très bien introduit, ou encore cette propension à mettre du vocabulaire japonais dans le langage quotidien, au milieu d'autres vocables français. Sans doute pour faire "branché", très "bi-culturel", mais savoir comment on dit "merde" ou "papier-toilette" en japonais ne m'intéresse pas trop, au contraire du sekushi du titre, dont je n'ai pas trouvé de traduction...

Au final voilà une nouvelle BD au rythme trépidant, joliment illustrée, mais qui souffre d'une approche scénaristique bancale, voulant jouer le côté branché (et donc has been, souvenez-vous des BD mettant en scène le groupe Kiss...), au détriment d'un récit qui pourrait très bien se tenir sans ces oripeaux promotionnels. Espérons que le second tome rectifiera le tir...

Nom série  Lazarus Jack  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un comic qui se lit sans déplaisir, et qui offre des voyages à travers plusieurs dimensions, à travers plusieurs époques pour illustrer la quête d'un homme. Cet homme c'est Lazarus Jack, ci-devant magicien de toute première force qui n'est plus qu'une amibe gâteuse au fond de son lit à l'hospice...

Une histoire de vengeance, de course à travers les dimensions, avec des flashes-backs entrelardant le récit, que cela est parfois inutilement complexe ; mais au final, le récit tient sur une ou deux lignes. Tout le talent de Mark Ricketts est de le faire tenir sur 124 pages, ce qu'il arrive globalement à faire, même si la tromperie est vite éventée.

Côté graphisme, Horacio Domingues assure vraiment, aidé par de magnifiques couleurs pour éclairer ses cadrages fort réussis.

Un petit 3,5/5.

Nom série  Bulles et Nacelle  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis fan de l'oeuvre de Renaud Dillies.

Pourtant j'ai été étonné de le voir sortir son dernier bouquin chez Dargaud, dans la collection Long Courrier. Ca ne me semblait pas correspondre vraiment à ce qu'il fait ; ceci dit, les collections en tant que telles ont un peu éclaté chez l'éditeur leader, et du coup pourquoi pas ?

Bref.

J'ai été un peu déçu par cet album. On y retrouve ce qui fait son talent : cette alchimie particulière entre inspiration musicale, poésie et animaux mignons. Pas de souci, tout y est, dans une belle farandole de couleurs et des planches parfois de toute beauté : je pense par exemple à celle où Charlie se trouve au pied d'un réverbère et regarde vers le haut. Magnifique !
Par contre j'ai trouvé le propos assez creux. On a un personnage solitaire qui se retrouve avec une sorte de Jiminy Cricket qui ne va pas vraiment interagir avec lui. La poésie des pages et des situations c'est sympa, mais ça ne suffit pas forcément à faire une belle histoire...

J'attends tout de même le prochain album de Dillies.

Nom série  Gentleman Jim (Les aventures de)  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'ai trouvé dans cet album des résonances avec Ethel & Ernest du même auteur, où il racontait la vie de ses parents.

Mais alors que là Briggs rend hommage à des "petites gens" avec tendresse et pudeur, ici il n'arrive qu'à caricaturer un pauvre diable sans intelligence, à l'imagination trop influencée par les images qu'il voit. Jim a le niveau de réflexion d'un enfant de 5 ans, incapable de séparer la réalité de la fiction (et sa femme a également l'intelligence -et le charisme- d'une huître), et même si l'auteur a voulu faire dans la caricature, ce dont je doute fort, c'est trop méprisant (à la manière Briggs, hein, ça se fait en gentleman so british) pour être réellement apprécié.

Rapidement l'histoire m'a gonflé, me demandant où l'auteur voulait en venir. La morale pourrait être "ne prenez pas les chimères pour des réalités, sinon vous vous retrouvez en prison". C'est léger. Très léger.

Nom série  Ballon ovale  posté le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un peu bizarre cette BD.
On est dans un contexte sportif bien donné, on a un joueur de grand talent qui se retrouve à jouer les détectives, ou plutôt les pompiers envers les dégâts causés par un petit jeune... Ca ne vous rappelle rien ? Eric Castel, pour les amateurs de bds moisies... Sauf que là, René Durand, auteur entre autres de La Terre de la bombe, rajoute un petit élément de fantastique. Ce seul élément va faire basculer toute l'histoire, mais aussi le destin de plusieurs personnes.

Bizarre cette BD car l'idée de départ n'est pas trop exploitée par le scénariste, et le "don" de Laurent ne lui sert finalement pas à grand-chose, mis à part au début de l'histoire et au cours des matches. L'histoire au final est assez inintéressante sans être mièvre ; le personnage principal manque complètement de charisme, et du coup on regrette moins qu'il n'y ait pas eu de suite. Le monde du rugby n'est pas vraiment développé, et les amateurs de ballon ovale resteront sur leur faim, malgré les efforts de Christian Vicini, le dessinateur. Celui-ci a un style classique, assez ancré dans les années 1980, et il maîtrise bien les coupes au balayage chez les héroïnes féminines... Non je plaisante, d'un point de vue morphologique et design c'est très juste, on regrette donc que cet album fût son dernier.

Nom série  Le Miroir des Alices  posté le 01/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au minimum, cette série vaut le coup d'oeil. Le graphisme de Kara est vraiment intéressant, avec cette influence manga bien digérée qui lui permet d'ancrer ses récits dans un modernisme de ton et de style, parfois en décalage avec l'époque considérée. mais ci, vu qu'on est dans un monde virtuel, cela ne pose pas de problème. Au contraire, cela permet à l'auteur d'intégrer des éléments de 3D plutôt réussis dans ses planches, ce qui peut donner parfois des pages de toute beauté. Je pense notamment à celles comportant une sorte de dragon numérique. C'est un peu moins réussi pour les personnages, même si le trait s'affirme très vite.

Quant à l'histoire, j'avoue qu'elle est un peu légère. Un mélange de métaphysique et de mondes virtuels qui se veut consistant mais qui au final laisse assez circonspect de par son aspect brouillon...

A lire, ou plutôt à regarder.

Nom série  Cheminot  posté le 30/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, pas inintéressante cette évocation des chemins de fer dans un contexte historique... L'approche est très facile, à même d'intéresser tous les publics ; cependant un regret, qu'il n'y ait pas un peu plus de vernis technique, que l'on n'explique pas plus en quoi certaines évolutions ont changé en profondeur le chemin de fer. Certes, le point de vue est celle des chauffeurs de locomotive, puisque le narrateur et ses ascendants le furent de père en fils, mais il s'est également attaché à parler des autres métiers indispensables du domaine. Malgré ce manque, la narration est fluide et l'album se lit sans déplaisir, grâce également au dessin d'André Juillard.

C'est le second album de ce dernier, après Les Cathares. Son style a déjà évolué entre les deux, s'approchant de celui qui a fait son succès et sa renommée dans Les 7 vies de l'épervier et ses autres séries. Cet album est donc déjà proche de la maturité graphique, et cela se sent dans les expressions du visage, le traitement des couleurs (étonnamment fraîches pour un album qui approche des 30 ans), et dans le design de certains véhicules du rail. Seuls les paysages manquent encore de rigueur, et encore.

A noter en annexe de l'album un article d'un journaliste du magazine la Vie du rail, ainsi que les coordonnées de tous les petits chemins de fer touristiques en France. Histoire, toujours, d'intéresser le grand public au sujet de façon ludique.

Un album intéressant à plusieurs titres donc, mais qui aurait mérité plus de développement, peut-être un second volet.

Nom série  Karolyn (Cyril)  posté le 29/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme Ro, j'étais curieux de voir ce que l'un de mes dessinateurs préférés, Philippe Luguy, pouvait proposer aux commandes seul d'une série jeunesse.

C'est assez décevant au final. Le dessin est plus épuré, plus simplifié que dans Sylvio et les amateurs purs de l'auteur y trouveront sans doute à redire. Certes, il y a encore de belles scènes, des jolies créatures (la licorne d'or, les scènes dans les arbres), mais malheureusement il ne donne pas tout.

Pour l'histoire c'est un peu pareil, même si en général Luguy se fait aider dans ses histoires. A la lecture du premier tome, on a vraiment l'impression qu'il n'y avait qu'un prétexte avec un personnage sans grande saveur, puis des péripéties qui s'enchainent sans grande réussite. L’arrivée du comparse, par exemple, est très téléphonée... Le second tome est un peu plus soigné à ce niveau, mais cela reste mince.

A éviter quand même, sauf si vous êtes nostalgique de dessins naïfs...

Nom série  Annie Zoo  posté le 29/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai largement préféré Hyper l'hippo à cette nouvelle collaboration "jeunesse" du duo Morvan-Nemiri.

D'abord parce qu'au niveau du graphisme, là où Hyper l'hippo se révélait très lisible, cet album est plus "brouillon", difficilement appréhendable pour des enfants, et même pour des adultes. Avec le temps j'ai appris à apprécier ce type de graphisme, mais ce n'est pas forcément le cas pour un enfant de 8 ans. Et même moi j'ai vraiment du mal avec cette évolution graphique de Nemiri.

Au niveau de l'histoire, celle-ci est presque du niveau de sa devancière, qui était vraiment chouette. Ici une petite fille, pour combattre sa timidité, se découvre (ou s'invente ?) un super-pouvoir qui effectivement lui permet de passer outre les quolibets et autres moqueries de ses contemporains. C'est assez sympathique comme idée, mais pas très novateur, je le crains...

Bref, une lecture au final pas trop désagréable, mais un ton en-dessous de Hyper l'hippo.

Nom série  Hyper l'hippo  posté le 29/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très chouette BD jeunesse !
Avec un graphisme très particulier et qui n'appartient qu'à lui, Nicolas Nemiri parvient à retranscrire de façon extrêmement lisible le scénario de JD Morvan. Style lisible donc, mais pas simpliste, le dessinateur gardant son goût pour les cadrages diversifiés et des belles couleurs.
L'histoire quant à elle est bien sympa, proposant une belle variation sur le thème du compagnon de jeux d'un enfant. Son imagination est débordante, tout à fait dans le ton de ce que pourrait raconter un enfant.

Bref, une bien belle BD.

Nom série  Flood!  posté le 29/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture m'a tout de suite fait penser aux graphic novels de Will Eisner. La comparaison n'est pas anodine, puisque Flood! prend comme personnage principal la ville de New York, dans laquelle déambule un homme en peine.

Au niveau du dessin Eric Drooker s'éloigne de cet illustre auteur pour proposer un style plus underground, plus "brut", lequel aspect est notamment renforcé par l'usage de la carte à gratter. Du coup de nombreuses cases et planches gagnent en expressivité, et un grand nombre laissent une image rémanente dans la mémoire du lecteur. On dirait la plupart du temps des gravures.

C'est une Grosse pomme sur le point de basculer dans le chaos que nous dépeint Eric Drooker. Son personnage déambule dans les rues, sans trouver de refuge durable ni de salut. Le parallèle avec la Bible est évident, jusqu'à la scène finale directement tirée du Livre. On ne s'ennuie pas trop à cette lecture, d'autant plus que Drooker multiplie les idées de mise en scène, jusqu'à par exemple splitter les cases de sa page et nous proposer de petites, très petites cases. Autre nuance importante, l'apparition d'un joli bleu dans certaines planches, pour montrer une mise en abyme plutôt astucieuse.

Récit muet, Flood! est cependant très facile à suivre, même si je ne suis pas sûr d'avoir compris toutes les scènes et leurs hors-textes. C'est d'ailleurs mon principal regret après ma lecture, car j'apprécie cet album, qui, en demi-format, est un très bel objet, au packaging remarquable. Souhaitons que sa belle couverture l'aide à une meilleure visibilité.

Nom série  L'Incident de Sakai et autres récits guerriers  posté le 29/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil de récits historiques bénéficie de deux atouts majeurs.

D'une part leur intérêt -historique bien évidemment- car ils nous permettent de rentrer dans une période, le Japon médiéval, que l'on connaît encore assez peu. Grâce à des gens comme Hiroshi Hirata, cette méconnaissance est peu à peu gommée. L'incident de Sakai, en lui-même, est un évènement passé complètement inaperçu dans l'histoire de France... C'aurait pu dégénérer beaucoup plus cette histoire...
Le second atout est le savoir-faire de l'auteur en matière de rythme, de narration et de sérieux dans le dessin. Les cases sont parfois impressionnantes, et Hirata excelle dans les scènes d'action. On sent par ailleurs que l'Histoire est vraiment son domaine d'inspiration préféré.

Malgré ces atouts, je n'ai pas été touché plus que ça par ces récits. Difficile à dire, mais j'ai l'impression qu'à part l'histoire de Sakai, tous iront rapidement dans un coin de ma mémoire tellement lointain que leur souvenir s'effacera très rapidement...

Nom série  Mauvais garçons  posté le 28/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément ces deux-là ont un grand talent !

On avait découvert Benjamin Flao et son trait réaliste dans La Ligne de fuite, il y a deux ans. A l'époque son trait me semblait manquer d'un peu de maturité, mais il me semblait voué à faire de grandes choses. C'est déjà chose faite avec ces "Mauvais garçons", cette chronique désenchantée de deux chiens fous que l'amour du flamenco consume. La plupart des planches sont juste magnifiques, une petite minorité manquant un peu de maîtrise. Mais le choix des cadrages, des ambiances et des plans montre la maturité du jeune auteur nantais.
Son complice Christophe Dabitch a planté cette fois le décor en Andalousie, de nos jours, dans un village où le temps semble paresseux, où les deux héros traînent leur mélancolie au milieu des vieux qui radotent, mégotent, ergotent tout en sirotant leur jaja quotidien. Un village dont quelques tranches de vie sont montrées, comme des ponctuations à l'histoire de Manuel et Benito, l'un espagnol ayant vécu en France, l'autre d'origine gitane, si différents et si riches de cette différence...
Leur amour du flamenco et des femmes les mènera à leur perte... ou pas. C'est dans ce jeu des nuances que se situe l'âme de ce diptyque plein de grâce, de splendeur et de rythme chaloupé.

L'amour de la musique, après Rébétiko, semble inspirer les gens chez Futuropolis...

Nom série  Marcel Labrume  posté le 27/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah voilà une réédition qui tombe à pic !

Marcel Labrume fut primé au festival d'Angoulême en 1984, et les deux tomes édités en 1983 par les Humanos étaient depuis longtemps introuvables. Fortes d'une déjà belle histoire d'amour avec l'oeuvre du maître italien, les Editions Mosquito ont décidé de rendre cette oeuvre à nouveau disponible. Dotée d'une nouvelle traduction, d'un nouveau scannage des planches originales, l'intégrale qui vient de sortir propose donc un bel objet, à même de ravir les amateurs d'aventures exotiques et guerrières.

Marcel Labrume est un journaliste qui ne fait pas de reportage, mais essaie plutôt de passer entre les gouttes de la seconde guerre mondiale. Il espère qu'en s'exilant au Proche-Orient, puis en Lybie, il pourra y échapper ; mais non, hélas ! Doté d'un dessin d'un grand classicisme, le héros est tout sauf un enfant de choeur, encore moins un homme sûr de ses convictions, on est loin du cliché du bel aventurier au coeur d'or. Comme le dit Micheluzzi lui-même, Marcel est un homme qui attire avec son potentiel de séduction un peu perverse, par son statut de personnage trouble, sans idéal, totalement immergé dans son abominable égoïsme. Un personnage plein de contradictions donc, balancé dans les soubresauts d'une belle saloperie, une guerre qui fera le vide autour de lui, alors qu'il n'aspire qu'à s'échapper de tout ça. Marcel le mérite-t-il ? C’est un personnage égoïste, brutal, grossier, violent... Mais il est à l'image du monde qui s'agite autour de lui, un monde en plein chaos, avec des gens très différents qui s'affrontent au bout du monde, pour des idéaux qui les dépassent...
Marcel disparaît à la fin du premier tome (il ne meurt pas), mais à la demande générale des lecteurs de l'époque, Micheluzzi le fera revenir dans un second tome, plus classique dans son déroulement et ses thématiques.

Je l'ai dit, Micheluzzi fait preuve dans cette oeuvre, peut-être son apogée, d'une belle maîtrise du dessin classique, directement hérité de Milton Caniff, dont il a bien digéré l'influence, et qui lui permet de s'exprimer dans un noir et blanc parfois somptueux, dans des cases propres (contrairement à l'édition française originale). La documentation technique est de tout premier choix, puisque tout, y compris les mitrailleuses et les voitures des années 1940, est criant de vérité.

Je ne suis pas trop preneur des récits guerriers et/ou historiques. Pourtant le vrai sujet de ce diptyque est ailleurs, puisqu'il est construit comme un polar, noir, dramatique. L’atmosphère, le déroulement de l'histoire, le bad guy, la pépée blonde qui surgit comme un météore dans la vie de Marcel, tout ressemble à s'y méprendre à un polar des années 1940/50, du moins dans la première partie, la seconde, bien que dramatique, ressortissant plus aisément du genre "aventures historiques".

Au final, j'ai lu une grande série, qui fait indubitablement partie des classiques de la bande dessinée européenne de par la qualité de sa narration, le soin apporté aux ambiances et aux cadrages magnifiés par le noir et blanc, mais par laquelle je n'ai pas été très touché, étant assez peu sensible à ce genre d'histoire (Corto Maltese me gonfle prodigieusement, par exemple).

Nom série  Telle est une Estelle  posté le 26/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique cette BD. Elle a été inspirée à Sylvain-Moizie par sa (petite ?) sœur Estelle, visiblement très inventive et qui se pose des tas de questions, en particulier la plus cruciale : comment fait-on les bébés. Elle est balancée entre ses parents, ses copines, sa sœur, son oncle, sa maîtresse… Elle va avoir la révélation un mercredi, alors qu’elle construit une cabane avec sa copine Natachat (faute d'orthographe révélatrice). L’auteur construit son récit comme une suite de gags sans véritable coupure, une succession de moments-clés sur le cheminement d’Estelle vers la réponse à sa question. C’est très frais, on se marre bien à la lecture, sans doute parce que l’essentiel est là : ça sonne « vrai ». L’autre astuce c’est de donner aux enfants des têtes d’animaux, des animaux auxquels les identifie Estelle : la petite fille est ainsi une musaraigne, sa copine Natacha un chat (d’où le « Natachat » plus haut), Jean-Loup un loup... C’est une manifestation directe de l’imagination d’Estelle, d’autant plus qu’elle leur attribue des caractéristiques des animaux respectifs.

J’ai passé un bon moment de lecture avec Sylvain-Moizie et Estelle. C’est un récit bouillonnant de vie, drôle, sincère et sans prétention. Le petit bémol vient du dessin de l’auteur, que je n’apprécie pas plus que ça, et qui fait un peu « sale », « brouillon » à mes yeux. Il est meilleur que dans La Bête qui mangeait tout le monde, mais je ne suis pas trop preneur.

Nom série  Le Pavillon des hommes  posté le 26/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga prend comme point de départ une base inattendue : le shogun, gouverneur de la région d’Edo (l’actuelle Tokyo), avait à sa disposition une sorte de harem, mais entièrement constitué d’hommes… Cela donne des situations compliquées, encore plus lorsque le shogun en question est une femme, mais que personne n’est censé le savoir… Le récit est en fait une succession d’histoires courtes, nous faisant naviguer dans le temps et les différentes époques du Pavillon des hommes. C’est un peu dommage, car au moment où l’on s’attache au personnage principal, un autre récit démarre et il disparaît. A côté de ça, les nouvelles sont bien menées, permettant de bien saisir les tenants et les aboutissants. « Le Pavillon des hommes » est servi par un dessin très élégant et fin de l’auteur Fumi Yoshinaga, qui s’ingénie à dessiner des kimonos aux dessins somptueux. C’est un vrai plaisir pour les yeux.

C’est donc un manga intéressant, bien mené, mais hélas qui souffre de son rythme, des nouvelles trop longues.

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