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Nom série  Five  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pffff...

Que dire ?
J'ai eu du mal à finir ce manga. C'est de loin le pire shôjô que j'ai pu lire. Déjà, la situation de départ a de quoi faire rire : la répartition des élèves par niveau, et donc la constitution d'une classe de cracks avec uniquement des garçons. Et, ô surprise, une fille débarque dans cette classe, une fille qui a été ballottée d'un lycée à l'autre toute son enfance. Je ne suis pas sûr qu'une telle situation soit réellement possible, même si je ne connais pas le système scolaire nippon.
L'incohérence se poursuit plus tard : les élèves ne sont jamais en cours, n'étudient jamais... Je sais que ce n'est pas le sujet du manga, mais quand même...
Le dessin est correct, mais dans la moyenne du shôjô, il n'a aucun caractère particulier.

Bref, un shôjô de plus, qui sera vite absorbé par la masse...

Nom série  [Beyrouth] Catharsis  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ecrit en prélude à Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles et Je me souviens, Beyrouth, ce petit one shot est une brève évocation de la jeunesse de Zeina Abirached dans cette ville martyr que fut la capitale libanaise.
Née en 1981, elle n'a pas connu la guerre qui a ravagé la ville, mais son aspect singulier, avec le mur qui la coupait en deux.
Au travers de deux ou trois situations et de quelques portraits rapidement tracés, la symbolique est très forte. Son trait, qui fait immanquablement penser à celui de Marjane Satrapi (sur des sujets proches, en plus), allie la simplicité à l'efficacité.

Seul véritable hic, le prix relativement élevé (4,80€) pour une BD du format des pattes de mouche chez l'Association et une vingtaine de pages...

Nom série  La Guerre des Mondes  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Déçu par cette adaptation d'un de mes romans préférés.

Tout d'abord l'album se lit très rapidement, on n'a pas l'impression que plusieurs semaines se passent entre l'arrivée des Martiens et leur fin. Mis à part la barbe du héros, peu de séquences laissent supposer cet écoulement temporel. Du coup la lecture est faussée, on se sent un peu floué. Je n'ai pas ressenti le sentiment de tension, de paranoïa propres au récit de Wells, si brillant.
Côté dessin, je n'ai pas trouvé ça mauvais, mais cela n'a pas soulevé mon enthousiasme. Les tripodes ne sont pas trop mal dessinés, mais c'est à peu près tout au chapitre réellement positif.

Bref, j'ai trouvé l'adaptation chez Adonis carrément meilleure, mieux travaillée sur tous les plans.

Nom série  Nage libre  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le point fort de cette BD est sans conteste les dialogues.

Tranchants, vifs, assez jouissifs par moments, on peut dire que Sébastien Chrisostome a bien écrit cette histoire. Ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde à sa lecture.

Au vu de la couverture, on eût pu croire qu'il s'agît d'une bande dessinée pour enfants... Pas seulement, suis-je tenté d'écrire, car les dialogues, justement, ne sont pas forcément à la portée des plus jeunes. Il y a aussi des situations assez équivoques, comme quand Marsha rentre dans le vagin de la Gardienne... Rien de réellement cru cependant, mais une histoire plutôt bien menée, qui fait irrésistiblement penser aux humains, bien que le sujet fût une épopée saumonesque...

Le dessin est bizarre, très typique de la "nouvelle BD", ne s'embarrassant pas de soucis de réalisme. Seule l'efficacité compte, et sur ce plan le trait atteint plutôt pas mal son but.

Au final ? Un bon 3,5/5 pour cette petite curiosité.

Nom série  3 Jours avant...  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le bon point de cette bande dessinée est son dessin.

Classique, bénéficiant de couleurs harmonieuses, il est plutôt agréable à l'oeil. Il verse parfois dans un registre un peu plus caricatural, mais ne s'éloigne jamais vraiment de son caractère original.

Pour le reste... Effectivement il y a beaucoup de dialogues, qui alourdissent inutilement le récit, c'en devient réellement chiant par moments. Le tome est en fait une succession d'anecdotes encapsulées dans une trame de fond, toutes des histoires sans grand intérêt. Et la façon dont elles s'emboîtent n'est pas des plus habiles...

Bref, Villoutreix (dont c'est apparemment le seul album) aurait mieux fait de proposer son dessin aux gens de la collection [A Suivre] plutôt que de monter ce projet sans direction précise.

Nom série  La Malédiction des sept boules vertes  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En effet, il serait dommage que cette splendide série tombe dans l'oubli.

Beaucoup de choses ont déjà été dites, et peut-être que je vais les répéter, mais tant pis. J'ai trouvé dans "La Malédiction des 7 boules vertes" la quintessence du récit d'aventure pure et dure. Le roman d'initiation, inspiré en partie par l'oeuvre de Tolkien, qui parvient à s'en affranchir en cours de route... Le tome 1 est déjà très bien mené, mais la série prend son envol dès le suivant. On ne peut plus la lâcher... Ca s'essouffle dans le tome 5, pour reprendre brillamment dans le 6. Attention, celui-ci est construit en regard, avec même une double scène de poursuite absolument bluffante. On ne s'ennuie pas une seconde dans ces 8 tomes, et c'est vraiment un grand plaisir.

Le seul reproche que je pourrais faire à Parcelier est le visage de ses personnages. Guilio est inexpressif au possible, et les autres sont vraiment moches. Pire, cela n'évolue pas au long des 8 tomes. C'est ce défaut -absolument pas gênant pour vraiment apprécier cette série, je le précise- qui m'empêche de mettre la note maximale. Pour le reste, les décors sont stupéfiants de charme. Bien qu'ayant un caractère "ligne claire" affirmé, le trait est intemporel, ce qui en fait selon moi un classique incontournable.

La série est épuisée depuis plusieurs années, mais si vous la trouvez, d'une manière ou d'une autre, jetez-vous dessus !

Nom série  Bienvenue à Boboland  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, une BD sur les bobos... On n'avait pas vu ça depuis... Les BD de Jean-Philippe Peyraud, qui continue à en faire sans recevoir de prix critiques...
Certes, certains travers des bobos sont assez bien retranscrits, les mises en situation sont - relativement - crédibles, mais pour le reste... En plus je trouve qu'au niveau du dessin Dupuy et Berberian ne se sont pas foulés, c'est à peine plus "fini" que des esquisses.

Bref, sans grand intérêt, sauf si vous habitez la province et ne savez pas ce qu'est un bobo...

Nom série  Ceci est mon corps  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eh bien moi je suis assez déçu par cette série.
J'ai tout trouvé convenu, l'histoire, les personnages, le déroulement des évènements... j'ai l'impression de lire une resucée de nombre de romans et de films d'anticipation. Il n'y a aucune originalité, bien au contraire...
En ce qui concerne le dessin de Goethals, il ne m'a pas plu. Ses personnages n'ont pas d'expression, et leurs proportions sont hasardeuses.
Le second tome est pétri d'action, c'est même à la limite de l'indigeste tellement il y en a.
Bref, je me suis ennuyé ferme et j'ai trouvé ça d'une banalité affligeante.

Nom série  Eagle  posté le 23/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On connaît la fascination de Kaiji Kawaguchi pour les Etats-Unis. En témoignent ses séries Spirit of the Sun et Zipang, entre autres.

Dans la foulée de la candidature de Barack Obama pour le poste suprême dans ce pays, Casterman, via sa collection Sakka, a flairé le filon en rééditant la série "Eagle", qui raconte l'ascension d'un avocat américain d'origine japonaise dans les arcanes du pouvoir. Celui-ci débute au moment de la déclaration de candidature de Kenneth Yamaoka pour l'investiture démocrate.

Ne se cantonnant pas à un simple reportage sur cet évènement majeur, Kawaguchi rajoute une couche de roman graphique en y mêlant une histoire d'enfant japonais qui recherche son père, ancien soldat américain passé en cantonnement au pays du Soleil levant. Très vite, on apprendra que le journaliste réclamé par Yamaoka est son fils. Ceci n'est pas un spoiler, ce fait étant révélé dès le premier tome d'une série qui en compte 11.

Comme d'habitude, Kawaguchi imprime un caractère épique à ses personnages, leur donnant des statures symboliques. Cette stature est bien sûr inhérente à la personnalité de Yamaoka, qui se comporte comme un tribun capable de renverser les foules. Comme Sarkozy, comme Mitterrand, il est avocat, et a donc des prédispositions pour la rhétorique et pour s'adresser à une assemblée.

Le récit est intéressant, même si à mon goût il ne rentre pas assez en profondeur dans les mécanismes politiques et électoraux des Etats-Unis. La partie "roman intimiste/romance interdite" est assez prévisible, mais se lit sans déplaisir.

Je ne sais pas à quel moment cette série est apparue dans la bibliographie de l'auteur par rapport à ses oeuvres phares, mais je trouve son dessin moins abouti que dans Zipang, par exemple.

Un bon divertissement, sans plus.

Nom série  Le Bras du Démon  posté le 23/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur une idée de départ sympathique mais pas très originale (je crois qu'il y a eu La main qui tue au cinéma), Christian Godard nous propose une petite série comportant un soupçon de fantastique, mais sans grande prétention.

L'histoire avance bien, le récit est clair, linéaire et bien conçu. Il y a peu de surprises, mises à part les scènes dénudées qui sont un peu inutiles. Mais bon, Godard aime les femmes à poil dans ses BDs, il en met même là où elles n'étaient pas vraiment utiles. L'histoire n'est donc pas très originale, mais il est vraiment dommage que la disparition de Clavé ait mis un terme (peut-être définitif) à cette série, qui était très correctement dessinée, même si elle va vieillir un peu vite... Mention spéciale aux couleurs de JJ Chagnaud, avec un rouge très particulier.

Nom série  Cesium 137  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album au contenu lourd, difficile à appréhender dans sa globalité.
Pascal Croci a en effet déserté son domaine de prédilection, le gothique, pour s'attaquer aux grands fléaux du 20ème siècle, aux catastrophes provoquées par les hommes. Son choix est de mêler témoignages, réflexions personnelles et images symboliques, ainsi que de faire se télescoper ces différents évènements marquants.
En résulte un patchwork un peu brouillon, à la narration parfois confuse lorsque l'indignation de l'auteur s'exprime, mais qui pourtant se révèle des plus intéressants quand des témoignages nous sont livrés.
Sur le plan graphique, Croci propose des planches sous formes de crayonnés très poussés, à la limite de l'encrage, des pages plutôt jolies (quel drôle de terme pour parler d'images illustrant l'horreur absolue, mais l'élégance du trait ne m'inspire rien d'autre comme adjectif), l'auteur n'hésitant pas à utiliser des pleines pages, et même des double pages pour nous montrer une catastrophe dans toute son ampleur.

La lecture laisse un sentiment confus de colère contre la nature humaine, mais aussi une certaine perplexité face à l'oeuvre de Croci, qui par certains côtés se rapproche de XXe ciel.com.

Nom série  Baybars  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un peu déçu par cette nouvelle série de Tarek...
Il s'attaque à une figure des contes orientaux, Baybars. Celui-ci grimpe rapidement dans la hiérarchie auprès du roi, malgré les bâtons que le vizir met dans ses roues. Ca fait un peu penser à Iznogoud cette histoire d'ailleurs... En moins grand-guignolesque.
Pour le reste... Le récit n'est pas d'une passion débordante. Certes, c'est un personnage emblématique, une sorte d'incarnation du Bien, de la Justice, de l'Equité, mais en cette période de perte des illusions, c'est un peu trop suranné ; il fait un peu "too much".

Le dessin d'Eddy Vaccaro n'est pas trop ma tasse de thé... Je trouve qu'il manque d'un peu de "dureté" dans le trait... je dois avoir des goûts trop classiques...

Tiens, un truc bizarre : il n'y a AUCUNE femme dans cette BD.

Nom série  Aleph-Alif  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite découverte avec ce one shot.
Il nous présente Dora, Israélienne d'origine espagnole, qui à la veille de la Guerre des Six Jours (juin 1967), décide d'aller faire un tour en Palestine pour en savoir plus sur la déportation de son père. Parallèlement elle enquête sur Aloïs Brunner, criminel de guerre nazi, qui se serait réfugié en Egypte.
Une intrigue qui eût pu être fort intéressante, mais qui finalement mène à une impasse, l'héroïne déambulant dans l'Israël de 1967 à sa guise, traînant sa nonchalance aussi bien chez les Juifs que chez les Arabes.
L'intérêt réside donc dans le dessin de l'Argentin Minaverry, dont c'est la première bande dessinée. Son style se situe dans une ligne claire élégante, aérée, très lisible. Il y a aussi un petit intérêt documentaire, avec ce souci de montrer un peu la vie quotidienne à cette époque.

Deux petits points à relever : Aleph et Alif sont la première lettre de deux alphabets, respectivement hébreu et arabe. C'est proche, non ?
L'autre point c'est le prix un peu élevé de l'album. Certes nous sommes dans la collection "Atmosphères", le haut de gamme de chez EP avec une maquette impeccable, mais 17,90€ c'est quand même un peu trop, même pour près de 100 pages.

Nom série  Les Poussins de l'espace  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après les aventures champêtres des "Chaussettes trouées", Tarek embarque le jeune dessinateur Batist dans de nouvelles aventures, sur les pas d'un poussin qui aimerait bien conquérir les étoiles, ou du moins poser le pied sur la lune. C'est une bonne idée de composer cette histoire, d'un côté le côté mignon des poussins, de l'autre la fascination pour les cieux et des astres. Le premier tome est une mise en place des personnages, il ne se passe pas grand-chose. Heureusement que deux ou trois éléments rajoutent un peu d'intérêt, comme l'identité mystérieuse du vieil homme.

Curieusement j'ai eu l'impression que Batist n'avait pas beaucoup progressé depuis Les Chaussettes trouées. Ses personnages enfantins en particulier sont toujours construits de la même façon. Mais il y a une petite évolution dans la seconde moitié de l'album, cela laisse augurer un second tome (qui sort bientôt d'ailleurs) plus maîtrisé.

S'adressant au jeune lectorat, cette nouvelle série touche son but en mêlant aventures et animaux parlants.

Nom série  La Véritable histoire du Chat botté  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle version du conte de Perrault, cette fois-ci d'abord au cinéma, que Tarek et Morinière ont adapté en bande dessinée.

Le résultat est un peu mi-figue mi-raisin. On ne peut nier l'aspect marketing de la chose, mais heureusement que le talent des adaptateurs est présent. En effet c'est un récit nerveux, pas gnangnan pour deux sous, avec un traitement plus moderne qu'une simple lecture littérale trop respectueuse. Le personnage du chat botté est ainsi encore plus roublard, avec un look gitan/pirate assez réjouissant. Le dessin de Morinière est toujours au top, accompagné par de très jolies couleurs de Svart.

Il s'agit donc d'une belle BD jeunesse, un peu gâchée je trouve par la couverture qui colle trop, à mon avis, au film.

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Connaissez-vous Sa majesté des mouches ?
Il s’agit d’un roman écrit par l’Anglais William Golding en 1954. Un avion transportant des enfants issus de la haute société anglaise se crashe près d’une île déserte. Tous les adultes périssent, et les enfants tentent de s’organiser. Mais très vite ils retournent à un état sauvage, sans retour. Considéré comme une œuvre pour enfants, la violence de l’histoire est pourtant manifeste, et il s’agit d’un classique de la littérature traitant en fait de la fragilité de la civilisation.

C’est un peu à cette œuvre (que je vous recommande) que m’a fait penser « Jolies ténèbres ». On se retrouve dans une microsociété privée d’adultes, et du coup les enfants se retrouvent dans des schémas primaires, jusqu’à sombrer dans la barbarie la plus extrême. Dans une telle société les personnes ayant des troubles psychologiques ne sont plus aidées, et deviennent soit des parias, soit des dominants. Fabien Vehlmann aime bien ce genre de situation, puisqu’il l’exploite également dans sa bonne série Seuls, sur un traitement nettement différent toutefois. Ici il a développé une idée originale de Marie Pommepuy et l’a poussée assez loin (peut-être pas jusqu’au paroxysme, mais assez loin quand même). Le regard porté sur Aurore et ses compagnons est celui d’un sociologue, on pourrait même parler d’entomologie eu égard à la taille des protagonistes. Ici le décalage est renforcé par le dessin des Kerascoët, un côté assez enfantin face à la violence inhérente et suggérée (parfois montrée) du propos. Il ne faut surtout pas croire que parce que le scénariste a écrit cette histoire, il est un sociopathe à tendances meurtrières, ce serait lui faire un mauvais procès… Non, il est juste parti d’une situation donnée et a tenté d’explorer un grand nombre de saynètes découlant de cette situation. Bien qu’il ne soit pas réellement découpé en petits chapitres, c’est ainsi que se présente ce one-shot.
Au-delà du dégoût, de la répulsion que nous évoquent ces scènes, il convient en effet de prendre du recul. Bien sûr, cela peut réveiller des échos dans notre enfance. Certains d'entre nous ont peut-être eu la tentation d'arracher des pattes à des mouches, de manger des fourmis... Cela prouve une chose : ces situations, d’apparence grotesque, ne sont pas impossibles. L’Homme naît-il naturellement bon ? Oui, nous a enseigné Jean-Jacques Rousseau dans nos cours de philo au lycée. Au regard de ces œuvres, mais aussi de beaucoup de choses se passant dans le monde, on est réellement près d’affirmer exactement le contraire. Car l’Homme, laissé à lui-même, pourrait redevenir un animal, guidé par son instinct, sa rancœur ou son ambition.
Le décalage est aussi présent dans le titre. « Jolies » relève du champ sémantique joyeux, appréciatif, alors que « ténèbres » laisse penser qu’il y a des choses sombres, inavouables dans l’album. Le titre est bien choisi, puisqu’après l’entame étrange, les tentatives « gentilles » d’Aurore pour instaurer une microsociété basée sur l’entraide et la bienveillance tombent toutes à plat, face aux caractères et aux ambitions de ses compagnons.
Voilà pour une première analyse à tiroirs.

[SPOILERS]
Du côté de l’histoire proprement dite, il y a plusieurs questionnements qui viennent à l’esprit pendant ou après la lecture. Comment la petite fille est-elle morte ? Pourquoi personne ne la trouve pendant le long moment où se déroule le récit ? L’homme qui se balade à proximité et vit dans une maison proche est-il lié à cette petite fille ? Est-il son assassin, son père ? Remarquons que dans une case, son lit comporte deux oreillers, un grand et un petit.
Qui sont tous ces enfants ? On ne le saura jamais vraiment, mais la façon dont ils apparaissent à Aurore laisse à penser qu’ils sont tous, elle comprise, des morceaux de l’âme d’Aurore, la petite fille morte. Celle qui se fait appeler ainsi ne serait peut-être que la fraction « raisonnée » de son esprit, les autres une partie des penchants naturels de l’âme humaine, suivant la théorie que j’ai développée sans talent au-dessus. Ces différentes facettes disparaissent les unes après les autres, à mesure que l’âme humaine s’échappe (meurt ?) du corps sans vie d’Aurore. Je n’ai pas d’interprétation pour la scène finale, Aurore restant seule face à l’homme sans nom. La dernière réplique trouve peut-être son écho dans la relation (pas claire) entre la petite fille morte et l’homme. C’est une interprétation possible, mais il y en a certainement d’autres. Le talent du scénariste est aussi de laisser la porte ouverte à l’interprétation, de montrer qu’il n’y a pas forcément une seule explication possible, mais autant qu’il y a de lecteurs. C’est une orientation qu’a prise Régis Loisel dans Peter Pan, une orientation qui n’a pas fini de faire jaser ; c’est le propre, selon moi, des œuvres de valeur. Autre point commun entre les deux œuvres, le regard de l’héroïne. Je n’oublierai jamais celui de Clochette, affiché en couverture du tome 6 de Peter Pan, un regard que recèle beaucoup de noirceur. Ce regard, Aurore l’affiche aussi dans la dernière partie de Jolies ténèbres, lorsqu’elle devient une exécutrice au sang froid. Ça donne des frissons.
[FIN SPOILERS]

Au final, il faut vraiment, à mon humble avis, se détacher des contingences civilisationnelles pour vraiment apprécier Jolies ténèbres. Elle mérite d'ailleurs au moins deux lectures successives, et probablement une troisième une fois ces deux premières digérées. Si l’on ne s’attache qu’aux actes, c’est une œuvre gore, à la limite du soutenable, on a envie de venir chercher ces enfants pour les ramener dans un cadre structuré. Car ces enfants sont condamnés à brève échéance, tous.

Pour toutes ces raisons, "Jolies ténèbres" est une œuvre forte, qui ne laissera de toute façon pas indifférent, et c’est dans la polémique qu’elle soulève qu’elle révèle sa véritable profondeur. Et son véritable intérêt. Bien sûr, ce n’est pas une bande dessinée à mettre entre toutes les mains.

Nom série  Raoul et l'Etrange Carnaval  posté le 19/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite curiosité, publiée par un éditeur qui a disparu...

C'est en effet Stefan Astier, auteur de Negev, qui s'était essayé ici pour la première fois à la BD... C'est une petite aventure débridée, mettant en scène les animaux d'une forêt (à l'instar de la série Sibylline) aux prises avec un méchant récurrent. Sauf que là le méchant n'est apparu que dans ce tome, la série ayant été abandonnée.

L'histoire est sympathique, assez débridée, et plutôt rigolote si on a plus de 8 ans par exemple. Le dessin d'Astier manquait alors de maîtrise, mais il collait bien au récit ; je me suis tout de même fait la réflexion que l'Astier de cette époque aurait pu faire un Donjon monsters.

Bonne petite BD, vite lue comme la plupart des récits destinés à la jeunesse.

Nom série  Contes des mille et une nuits  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vaste projet que celui d'adapter ces contes célèbres en bande dessinée... En voici deux dans cet album, toujours avec l'ambition de coller au plus l'oeuvre originale.

Daniel Bardet et Nawa sont des habitués des séries historiques, comme en témoignent leurs collaborations dans les collections idoines chez Glénat. Pourtant j'ai été étonné par le manque de maîtrise de Nawa sur le premier conte. Les visages de ses personnages sont hasardeux, l'encrage est approximatif... On se serait cru dans une bd amateur... Heureusement cela s'arrange sur la fin du récit, et le second conte est bien plus maîtrisé. Le dessinateur se frise d'ailleurs sur certaines vues architecturales, vraiment très belles.
Je ne connaissais pas ces histoires, mais j'ai bien aimé la seconde, concernant Gelnare, la princesse de la mer. Cependant les adaptations ne sont pas des plus fluides, le récit paraissant un peu lourd par moments.

J'ai tout de même passé un bon moment de lecture avec ces deux contes que je ne connaissais pas. En fin d'album, un dossier pédagogique sur le hors texte des Contes, ainsi qu'un bref rappel historique.

Nom série  Le Suédois  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le point fort de cet album est en effet le dessin...

Christophe Gaultier a composé son one shot d'une traite, sans faire aucune esquisse ni aucun dessin préparatoire. Cela lui permet d'imprimer un caractère nerveux, "jeté", sans concession et presque sans réfléchir. Un aspect "brut" qui convient bien à ce récit âpre, à couteaux tirés, dont l'atmosphère est lourde. Une atmosphère bien rendue également par les couleurs, très sombres au-dehors, brûlées à l'intérieur du Blue Hotel... Des cadrages "bruts" également renforcent le côté oppressant de l'ensemble.

Par contre, au niveau de l'histoire, c'est quasiment sans intérêt. Nous avons un homme étrange, à moitié fou, qui croit débarquer dans l'Ouest sauvage et meurtrier, tellement obsédé par la mort qu'il décide de rester là. Il provoquera même deux bagarres pour provoquer sa mort. C’est un peu basique, un peu "rustre" comme histoire. Comme l'étaient l'époque, les lieux... Mais de là à encenser ce récit, il y a un gouffre que je ne pourrai pas franchir.

Nom série  Cruel Thing  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce que j'ai aimé principalement, c'est le dessin. Puissant jusqu'au vertige, proposant d'explorer les frontières de la bichromie, il est vraiment très bon. On peut même parler d'un style envoûtant sur certaines pages très fortes. La virtuosité de ce jeune dessinateur argentin est vraiment bluffante, à tel point qu'on en oublie un peu le scénario.

Celui-ci est pour le moins hermétique, proposant une dialectique esthétisante complètement stylisée, mais reposant sur une psychologie de bazar. On a un peu l'impression de lire un roman pseudo néo-gothique pour adolescents, à la manière de la trilogie Twilight.

A lire, ou plutôt à regarder...

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