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Nom série  Paroles d'illettrisme  posté le 12/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans le cadre de ses ateliers organisés par la ville de Blois et le festival BD Boum, la collection "paroles de...", initiée par Corbeyran chez Delcourt, continue son bonhomme de chemin chez Futuropolis.

Cette fois-ci ce sont des récits mettant en scène la pauvreté qui nous sont proposés, car illettrisme et pauvreté sont indéfectiblement liés. Les situations proposées sont assez diverses, mais toutes édifiantes. Racontées avec sobriété, sans misérabilisme, elles aideront peut-être à faire reculer ce phénomène invisible qu'est l'illettrisme. Les dessinateurs se sont tous impliqués dans le projet, sous la direction de Luc Brunschwig, toujours appliqué. Je n'ai pas de préférence au niveau des histoires ou des dessins, préférant apprécier l'ensemble et saluer l'entreprise.

Un travail remarquable, comme toujours dans ce cadre.

Nom série  Villa Toscane  posté le 28/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une sorte de testament. Celui de Michel Crespin, auteur au trajet météoritique dans la bande dessinée, et qui disparut à l'orée de sa gloire, en 2001.

Cet album devait être publié chez le Lombard, et se retrouve finalement chez Futuropolis, 7 ans plus tard.

Je suis un peu déçu. J'avais assez apprécié "Faust", publié chez Casterman, et ici nous avons une sorte de plongée dans la folie, couplée à une histoire d'alchimie moderne. Le récit est plutôt indigeste. Très vite j'ai trouvé les personnages caricaturaux, l'histoire peu intéressante. Et puis le dessin possède un curieux caractère d'inachevé, sciemment décidé par l'éditeur. Deux cases sont ainsi en noir et blanc, contrairement au reste de l'album. Et d'autres, plutôt nombreuses, possèdent une colorisation un peu étrange, assez datée, alors que Crespin a un trait assez élégant. Il sait installer des ambiances, et sait en jouer. Dommage qu'il n'ait pu achever correctement cet album.

Nom série  Nouvelles du Monde Invisible  posté le 28/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bande dessinée sur l'odorat...

L'idée est intéressante, et c'est Jean-Claude Denis, l'un de nos auteurs les plus "sensuels" qui s'y colle. Mais s'il y a bien un sens qui ne peut pas "passer" en bande dessinée", c'est bien l'odorat. Le sujet est casse-gueule, et Denis se casse un peu la gueule, immanquablement. Ses évocations tombent à plat, et en plus son récit n'est finalement pas très intéressant. Denis évoque des épisodes de sa vie, où le phénomène de la madeleine de Proust tourne à plein régime. Mais, assez curieusement, les odeurs évoquées sont presque toujours des mauvaises odeurs. C'est assez lassant, et les histoires tournent assez vite court.

Reste le dessin de Denis, pas désagréable, assez classique dans une veine ligne claire. Ca se lit facilement, mais si le sujet vous intéresse, préférez Le Parfum, excellent roman de Patrick Süskind, qui est aussi un formidable roman policier.

Nom série  Yossel  posté le 27/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très bel album...
Rares sont les ouvrages qui traitent avec autant de justesse et d'humanité de la Shoah. Joe Kubert n'a pas vécu cette catastrophe, mais il a construit son récit d'après des témoignages recueillis auprès de proches, mais aussi ses lectures.
Le résultat est vraiment tétanisant. Il ne cache rien, ou presque, de l'horreur de la Solution finale, des camps, de la répression faite aux Juifs dans le ghetto de Varsovie. Réalisé sous forme d'esquisses -parfois très poussées-, son récit est un vrai document, qui peut prendre aux tripes.

Cependant je n'ai pas été aussi transporté par ce récit que par Maus. C'est pourquoi ma note est légèrement inférieure.

Nom série  D'Artagnan, journal d'un cadet  posté le 24/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD très sympa, qui nous permet de relire avec toujours autant d'enthousiasme l'oeuvre phare d'Alexandre Dumas...
Ce que j'ai aimé par-dessus tout ? L'humour, distillé à forte dose, présent sur de nombreuses pages, parfois involontairement. C'est frais, c'est enlevé, c'est distrayant, bref, du pur divertissement ! Le dessin de Juncker, proche de celui de Brüno, nous propose de belles planches, très dynamiques, j'aime vraiment beaucoup !
J’ai hâte de lire d'autres BD du même auteur.

Note finale : 3,5/5.

Nom série  Camelot 3000  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ressusciter le roi Arthur et se chevaliers de la table ronde en l'an 3000 pour leur faire jouer le rôle de sauveurs d'une Terre aux proies à une invasion extra-terrestre ? Pourquoi pas, même si l'idée fait furieusement penser à une série Z des années 1980.

Ô mais surprise ! Ce comic a été réalisé dans les années 1980... Ô mais stupeur ! c'est presque une daube intersidérale !

Ce qui sauve cette série du naufrage intégral, c'est le dessin. Certes, il est daté, fait très années 1980 dans le look des personnages, dans leurs costumes. Mais sur le plan anatomique, sur celui des designs, des décors, il se révèle assez correct, bien que sans génie. Le noir et blanc est correctement utilisé, sans gros effets d'esbroufe inutiles.

Par contre, l'histoire est d'un ridicule achevé. L'anachronisme est bien sûr complètement assumé, mais quand même, en 3000, la technologie semble ne pas avoir des masses évolué depuis le dernier millénaire, tout le monde parle un anglais standard, même à 2000 ans de distance... Les clichés de la légende arthurienne sont bien sûr présents : Excalibur dans le rocher, les amours coupables de Guenièvre et Lancelot... Jusqu'à la figure christique de Perceval. Alors bien sûr, si Arthur a survécu pendant 2000 ans dans un sarcophage de pierre, ses chevaliers se sont, eux, réincarnés dans des combattants émérites de toutes origines : africains, asiatiques, et même des femmes. Attendez, est-ce qu'on a le bon quota de chaque race, là ? Oui, ça va à peu près. Et oui, on est dans le "politiquement correct". Tout juste nous montrera-t-on un début d'étreinte saphique à la fin du tome 2 ; mais attention, l'une des deux filles étant un homme dans sa tête, c'est finalement hétérosexuel.

Les personnages sont ridicules, leurs comportements hors de propos, bref, c'est du grand n'importe quoi ! Seul le dessin est agréable. Heureusement qu'il ne comporte pas de couleurs, cela l'aurait achevé...

1,5/5.

Nom série  L'Heure la plus sombre vient toujours avant l'aube  posté le 16/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un fait qu'en vieillissant, j'apprécie de plus en plus les romans graphiques, peut-être parce que certains d'entre eux me parlent de choses qui me tiennent à coeur.

C'est le cas avec "l'Heure la plus sombre...", dont le titre vient d'une chanson de Bob Dylan. Une chanson qu'écoute régulièrement Jean-Claude sur son lecteur de CD, dans son bahut. Mais aussi le point de départ de toute l'histoire, puisque c'est à ce moment qu'il soustrait Nouria à son salopard d'employeur. La suite est une histoire entre deux êtres qui ne se sont croisés qu'à de rares reprises, et qui vont lier leur destin de façon indéfectible... ou pas. Moynot chronique donc l'ordinaire, la vie des petites gens, mais sans misérabilisme, s'attachant plus aux pensées de ses deux protagonistes, dans un chassé-croisé plutôt pas mal vu. Il les amène à proximité de Bordeaux, où il vit, dans la riante ville de Lormont (non je rigole, c'est une cité-dortoir chiante à mourir, croyez sur parole un local).

Ca m'a plu.

Mais ce qui m'a plu le plus, c'est la fin de l'histoire, une fin à laquelle on ne s'attendait pas forcément, mais qui pourtant devenait inévitable vue la tournure des (non-) évènements.

Attention, c'est du roman graphique pur et dur, et ceux qui voudraient de l'action en seront pour leurs frais. Ceux qui recherchent des histoires simples, ordinaires, mais bien racontées, devraient apprécier.

Nom série  Lulu Femme Nue  posté le 16/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme le dit Etienne Davodeau lui-même, ce n'est pas un documentaire, mais dans une sorte de roman graphique au plus proche de la vérité. Impossible de différencier réellement ces deux facettes de l'auteur angevin, tant le traitement est proche, et le résultat toujours de qualité.

Ici Davodeau nous permet de suivre Lulu, une quadra désoeuvrée qui décide de prendre un "congé" et finalement découvre la vie... 45 000 adultes disparaissent chaque année en France, certains volontairement comme notre Lulu. On peut donc parler de phénomène de société. Et notre sociologue préféré du 9ème art se penche sur le cas pour nous livrer une histoire très sensible, très bien écrite. Il n'y a aucun lieu de décrit (mis à part Angers, et la côte la plus proche, soit probablement l'Atlantique en Vendée ou dans le sud de la Loire-Atlantique), pour nous montrer la portée universelle de son histoire.

"Lulu Femme Nue" a une portée symbolique pour Davodeau. Cet album a été réalisé 10 ans après Quelques jours avec un menteur, qui mettait en scène des trentenaires. Ici les protagonistes ont 10 ans de plus. Les personnages ne sont pas les mêmes, mais la parenté est évidente.

L'histoire de Lulu aurait pu être racontée par la principale intéressée, mais Davodeau nous met dans la peau de Xavier, un de ses amis, qui la cherche et la trouve, et décide de l'observer dans cette parenthèse qu'elle s'est accordée. Il y a donc plusieurs niveaux de narration, surtout que le narrateur va changer dans le second volet de ce diptyque. Un ton différent pour ces deux phases donc...

Le second et dernier tome continue sur le même ton, fait de sensibilité, de crédibilité, et surtout un sens du rythme remarquable, Davodeau entrecoupant son récit par des passages se passant sur la terrasse de Lulu, des pauses bienvenues pour ne pas perdre de vue que quelque chose de dramatique s'est passé peu avant. Et bien sûr, le style Davodeau réserve un retournement de situation presque magistral aux deux tiers de cette seconde partie. A noter d'ailleurs que Davodeau, consciemment ou pas, construit différemment son découpage selon la situation : narration du passé ou présent, gaufrier ou bandes plus larges. Bien sûr ce n'est pas une règle absolue, mais j'ai pu remarquer cette différenciation en particulier sur le second tome. Et bien sûr, des personnages sympathiques, pas de méchants, juste des gens ordinaires, qui ont une vie ordinaire, mais peuvent avoir envie, un jour, de la bousculer...

Encore une fois cet auteur fait mouche.
Un 4/5 bien mérité. Davodeau fait partie des grands.

Nom série  le Bateau-feu  posté le 14/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'histoire est assez intrigante dans le premier tome, pour se dégrader nettement par la suite. En effet le rythme est très lent, l'histoire se perd dans des circonvolutions inutiles et on perd facilement le fil. Christophe Gibelin essaie d'ouvrir plusieurs pistes, mais la plupart ne mènent tout simplement à rien.
Le dessin d'Héloret n'est pas vraiment mauvais, d'autant plus qu'il s'améliore au tome 2, mais je trouve qu'il manquait de maîtrise. Les personnages qui n'ont pas du tout la même tête d'une case à l'autre, ça me hérisse le poil. Pourtant certaines cases, en particulier mettant en scène Pénélope, sont vraiment pas mal ; mais elles sont noyées dans la masse plus "ordinaire" des 4 tomes.
Résultat, j'ai failli arrêter ma lecture au cours du tome 2. Mais j'ai continué, me demandant où le scénariste voulait aboutir, et la réponse est : pas grand-chose...

Un scénario mal construit, une narration défaillante, un dessin trop immature : une série qui est tombée dans l'oubli...

Nom série  Tout seul  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est curieux qu'il n'y ait qu'aussi peu d'avis sur cette BD. Peut-être le format et le prix ont-ils rebuté plus d'un lecteur potentiel. Pourtant il s'agit d'un oeuvre de toute première force, la meilleure peut-être de Chabouté à ce jour.

J'ai lu Le Phare juste avant, et je ne peux m'empêcher de trouver des points de comparaison. Bien sûr, le cadre est le même. Du coup, c'est aussi un huis-clos, et le sujet de la solitude est au centre de l'histoire. L'imagination aussi, puisque lorsqu'on est tout seul, il faut trouver des voies pour s'occuper l'esprit. Le héros de "Tout seul" le fait par le biais d'un dictionnaire, qui permet à son esprit de vagabonder, souvent de façon farfelue, mais retranscrite de façon absolument charmante par Chabouté.

L'imagination, c'est aussi la rêverie, la contemplation. Chabouté a choisi de nous montrer ce temps qui passe, ce lent écoulement par le biais d'un découpage très lent, par des vignettes qui ne bougent pratiquement pas, par des rapprochements de la caméra, par la filature du vol d'une mouette. Un parti-pris peut-être classique et éculé, mais toujours aussi efficace.

"Tout seul" ne compte que 3 personnages, dont un, mais Chabouté les décrit de façon très précise, surtout pour les deux marins-pêcheurs, cernés en quelques phrases et 2-3 regards.

Une lecture absolument indispensable, où l'un des auteurs les plus singuliers de la bande dessinée francophone est probablement au sommet de son art. "Tout seul" est un must.

Nom série  Le Phare  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa cet album.
Il s'agit d'une sorte d'histoire d'initiation dans l'Espagne des années 1930, en proie à la guerre civile. L'histoire est très agréable, j'ai bien aimé par exemple les passages entre les deux personnages, on sent une réelle empathie entre eux. Ceux-ci sont d'ailleurs très soignés, on aimerait que le temps s'arrête dans ce phare, que les révolutionnaires franquistes ne retrouvent jamais le jeune conscrit...
Le dessin de Paco Roca est très clair, une sorte de ligne claire moderne qui rend le récit à la fois lisible et chaleureux.

Un très bon moment de lecture.

Nom série  A.Doll.A (Lolita HR)  posté le 12/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne petite série que voilà !

Certes, c'est une réédition de "Lolita HR", dont la maquette était vraiment mal pensée, et donc pas une vraie nouveauté, mais cette *renaissance* permettra, je l'espère, à cette série de qualité de rencontrer son public.

Delphine Rieu a concocté une trame très riche, entremêlant une histoire de rock star synthétique à un récit de résistance anticipative. Cela permet une grande diversité d'histoires, et la scénariste a opté pour une intrigue à la fois nerveuse, très serrée au niveau des personnages, et complexe au niveau du background. Le format choisi lui permet de bien déployer son univers, ce qui nous permet à nous, simples lecteurs, de comprendre à peu près tout ce qu'il se passe. Son histoire est servie par le graphisme de Javier Rodriguez, très clair, plus proche du comics que du manga, et n'entrave pas du tout la lecture. A peine ai-je un peu de mal à discerner Lolita et son opératrice, mais ce n'est vraiment pas grand chose.

Une série à suivre.

Nom série  Bran  posté le 11/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dommage, cette série aurait pu être intéressante.

Elle bénéficiait de deux talents incontestables : d'abord Jean-Luc Vernal, scénariste estampillé "historique" dans les années 1970 et 1980, qui créa Tetfol, Ian Kaledine et Jugurtha. Des séries aujourd'hui oubliées mais qui occupaient bien le terrain au Lombard voici 20 à 30 ans. L'autre talent est ici Philippe Delaby, qui a rencontré le succès avec Murena. Ici c'est encore une BD d'époque, qui remonte à mille ans environ, et nous invite à suivre le destin de Bran, un jeune homme fougueux qui ne trouve pas sa place au sein d'un peuple barbare. Le personnage et les mystères qui l'entourent auraient pu être le fil conducteur d'une série intéressante sur la vie et les différentes peuplades de cette époque. Malheureusement le succès n'a pas dû être au rendez-vous et elle s'est arrêtée au premier tome.

Il faut dire que le scénario est particulièrement indigent, Vernal voulant intégrer beaucoup d'éléments dans un seul tome, au détriment de la cohérence. Que représente le corbeau ? D'où vient vraiment Bran ? Deux questions parmi d'autres, soulevées par ces 52 pages.

Reste le dessin de Delaby, dont ce n'était certes pas le premier album, mais qui montrait déjà de belles promesses avec des personnages très bien dessinés, aussi fins qu'expressifs, ainsi que des cadrages intéressants. L'album n'a pas vieilli, si l'on excepte sa maquette et sa couverture.

Nom série  Malienda  posté le 09/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A mon avis cette série est l'exemple typique de l'oeuvre stoppée net par un éditeur.
En effet au départ elle était prévue en 5 tomes, comme en témoignent les titres déjà choisis et présents à la fin des deux premiers. Au final elle n'en compte que 3, et le troisième est proche de la catastrophe.

Les deux premiers tomes laissaient présager une série plutôt intéressante, avec un univers proche des traditions à la fois nordique et celtique, comme semble les apprécier Thomas Mosdi. En plus, avec un illustrateur de la trempe de Frédéric Bihel, cela donnait de belles planches, où les personnages rivalisaient de beauté avec les décors, parfois somptueux. Même si l'intrigue n'était pas des plus passionnantes, cela promettait une série pas désagréable du tout. Puis vint le tome 3, et là patatras ! D'abord Fred Bihel semble moins inspiré, moins impliqué dans le dessin : les personnages sont moins soignés, les couleurs sont moins contrastées. Ce n'est pas catastrophique, mais la baisse de qualité est visible. Si l'on se tourne vers l'histoire, elle tourne à l'eau de boudin, la narration est tellement différente que c'en est déconcertant.

La fin de l'histoire en est même incompréhensible, à moins que l'on pense que
[SPOILER]tout, depuis le début, ne serait que le rêve ou le délire d'Adam à partir d'un poème qu'il aurait lu, et les personnages que ceux qui l'entourent...[FIN SPOILER]

Bien évidemment cette fin ne me convient pas, et j'ai tout simplement eu l'impression que Mosdi a dû boucler en catastrophe sa série en trois tomes au lieu des 5 prévus... Du coup il a dû condenser le contenu des trois derniers tomes prévus initialement en un seul. Dommage...

Nom série  Serpenters  posté le 09/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca partait pourtant pas mal cette série...
Des représentants d'un peuple précolombien qui fuient une autre faction, une civilisation surpuissante vivant dans des bâtiments cyclopéens, un dessin par moments presque habité, vraiment apte à illustrer les délires tout droit sortis du peyotl du scénariste...

Et puis dans le second tome tout s'effondre. D'un coup je ne comprenais plus l'histoire, qui passait de deux fils d'intrigues à trois ou quatre, mais sans véritable âme, et le dessin qui semble être fait par un autre, des visages grimaçants et déformés, des couleurs abominables... J'ai lâché au bout d'une dizaine de pages, c'était complètement illisible.

Du gâchis.

Nom série  30 jours de nuit  posté le 08/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu les deux premiers tomes.
Je précise que j'ai vu le film tiré du premier il y a quelques semaines, et que cela a sans doute influencé ma lecture.

L'idée de départ est tout simplement géniale. Les vampires ne sortant que la nuit, quoi de mieux qu'un endroit où la nuit dure près d'un mois, très isolé qui plus est, pour leur occasionner un terrain de chasse de premier choix ? Le déroulement est vraiment bien géré, Steve Niles a pu développer son histoire avec beaucoup de liberté, même si la gestion du facteur temps, déterminant, n'est pas optimale, tout comme dans le film.

Dans le second tome l'histoire prend une toute autre direction, c'est vraiment une séquelle, et malgré son volume plus épais, je trouve le récit moins nerveux et moins inventif que dans le premier, malgré une fin -attendue, bien sûr- qui est assez bonne.

Le trait de Ben Templesmith est très particulier, très gras, et ne plaira forcément pas à tout le monde. Mais si l'histoire est susceptible de vous plaire, n'hésitez pas et essayez, c'est un récit qui a fait date dans le genre vampirique.

Nom série  Elle ne pleure pas, elle chante  posté le 07/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire touchante, c'est la première idée qui me vient à l'esprit après avoir refermé ce one shot.

Une histoire touchante, qui traite de l'inceste, et du purgatoire qui en découle. Comme l'ont relevé mes camarades, Pourquoi j'ai tué Pierre est passé depuis, et il a tout emporté, jusqu'au souvenir de cet album, qui porte sur le même thème. Nous sommes amnésiques, mais l'histoire de Laura est touchante. Touchante parce que triste, parce que pas si rare qu'on aimerait qu'elle soit, parce qu'elle est bien racontée. Les mots d'Amélie Sarn, choisis avec soin, relayés par Eric Corbeyran, sont autant de coups de poing, de coups au coeur. Ce qui me semble en gros décalage avec l'histoire est l'illustration graphique. Les personnages en sont déshumanisés, désincarnés, on a l'impression de voir une famille de fantômes. C'est peut-être ce qu'ils sont, au final, mais cette perte d'expression ne rend quand même pas service à l'histoire de Laura...

Amélie a poussé un cri dans son roman, mais ce cri est silencieux, il est impuissant.

Je mets un petit 3,5/5, eu égard à l'histoire elle-même.

Nom série  Fraise et Chocolat  posté le 05/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Oh la jolie chose inutile que voilà !

Dans le sillage des multiples BD "intimistes", je demande le degré zéro de l'intérêt. En effet nous voilà dans la peau (ah bah si, on peut le dire hein) d'Aurélia Aurita, jeune dessinatrice qui va rejoindre au Japon un certain Frédéric Boilet, moins jeune auteur à l'oeuvre dont je doute un peu de la qualité...

L'album est une suite de scènes de cul, à peine entrecoupées de petites discussions aussi vaines qu'inutiles. Bon, le cul c'est bien, mais en BD c'est lassant à force s'il n'y a rien d'autre, à moins de faire outrageusement dans le porno et que ce soit bien représenté. Certes, Aurélia semble bien s'amuser en racontant ça de façon libérée, mais désolé, le Boilet me laisse froid. Et ce qui est curieux, c'est le soin qu'elle apporte à son visage, et qui du coup semble vraiment en décalage avec le style presque enfantin qui est présent partout ailleurs dans l'album, y compris dans les parties intimes...

Bref, il n'y a rien à sauver dans cet album.

Nom série  La Bande à Bonnot  posté le 05/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le hasard de mes lectures a fait que j'ai lu cet album juste après Les Brigades du Tigre, qui se passe à la même époque, et qui concerne également cette Bande à Bonnot.

Ici c'est Christian Godard, l'un des auteurs les plus surprenants et les plus méconnus de la BD franco-belge, qui s'est attelé à cette biographie. Partant d'une documentation visiblement très précise, il s'est attaché à replacer le phénomène dans son environnement historique et social, nous montrant par exemple les débuts de cette bande.

C'est Florenci Clavé, dessinateur du "Bras du démon", qui s'occupe de la partie graphique. Son réalisme classique, son art consommé du noir et blanc confèrent à ce one shot une allure de série de gravures de grande qualité, ce qui permet un traitement réaliste admirable de cette époque. Par contre ses personnages ont toujours l'air plus âgés qu'ils ne sont réellement, ce qui est un peu dommage. Ce style, cependant, paraîtra immanquablement daté aux lecteurs d'aujourd'hui (rappelons que l'album est sorti il y a 30 ans), qui laisseront l'album sur l'étal du bouquiniste.

Un album intéressant, qui se penche sur une page intéressante de notre histoire plus ou moins récente (1911-12), mais qui malheureusement rebutera les lecteurs d'aujourd'hui.

Nom série  Les Brigades du Tigre  posté le 04/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahhhh Les Brigades du Tigre... Ses poursuites à 30 km/h, ses canotiers, ses moustaches en guidon de vélo...

Je n'ai pas vu le film directement rattaché à la BD (ou l'inverse), mais j'ai lu cette BD sans a priori, sans en attendre quelque chose de particulier.

Je trouve que Delitte a fait du joli boulot. Reconstitution des décors et véhicules solides, ça il n'y a pas de souci. Quand on voit ce qu'il fait sur Belem, on se doute qu'il bosse bien. Seul souci, et de taille malheureusement, ses personnages ont tous un peu le même visage, la même morphologie... J'avais du mal à différencier Pujol et Valentin par moments... Heureusement que Terrasson a passé la majeure partie de l'album séparé d'eux, sinon ç'aurait fait une belle famille de triplés !

Sur le plan de l'intrigue c'est carré, là encore on a deux bons faiseurs au clavier, Dorison et Nury. C'est en quelque sorte le début de l'histoire de la Bande à Bonnot, une autre affaire spectaculaire de ce siècle naissant. Dommage d'ailleurs que les auteurs n'aient pas prolongé leur effort sur cet épisode...

Les bonus documentaires en fin d'album sont sympathiques, à défaut d'être véritablement intéressants. J'aurais aimé, par exemple, en savoir plus sur la création de cette fameuse première brigade, et que me soit expliqué pourquoi on y a accolé le surnom de Clémenceau, le Tigre...

Un bon one shot, qui je le crains est un peu orphelin sans le film éponyme...

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