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Nom série  Chemins de Fer  posté le 25/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chemins de fer... Je m'attendais à une suite d'histoires courtes ayant pour cadre l'univers ferroviaire au temps du Far West.

Finalement c'est une seule longue histoire, une sorte de télescopage entre plusieurs sous-intrigues ayant de l'humour comme moteur principal, ainsi qu'une malle, objet de toutes les convoitises. C'est sympathique, mais sans plus en fait. J'ai eu un peu de mal à assimiler les différentes trames, avant de raccrocher les wagons (ah ah ben oui) en cours de route. Pomès a teinté son récit d'une bonne dose d'humour, mais pas toujours à bon escient. J'ai bien aimé la partie où les deux malfrats érudits s'entretuent pour une simple question de vocabulaire. Celle concernant la vieille bande de voleurs de poules nettement moins.

Mais l'ensemble est quand même pas mal construit, j'ai passé un bon petit moment de lecture.

Nom série  L’Oeil était dans la tombe  posté le 24/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d'abord bravo pour le titre, une citation de Victor Hugo qui trouve ici tout à fait sa place.
Comme dans une grande partie de son oeuvre, de Metter met ici en scène une histoire de manipulation. Manipulation à plusieurs niveaux, d'ailleurs, qui révèle la véritable personnalité de Patrick, sa face sombre.
La lecture se fait sans déplaisir, malgré un faux rythme lent qui pourrait faire décrocher certains lecteurs. On suit, impuissant, la montée en puissance -ou le basculement- du personnage principal. Pas mal amené, mais malheureusement un peu creux, la psychologie de celui-ci n'étant à mon sens qu'effleurée, pas assez approfondie. C'est dommage, car le dernier rebondissement, pas inintéressant, semble un peu tomber comme un cheveu dans la soupe. Heureusement que le style très personnel de De Metter, agrémenté ici de couleurs directes, est plutôt agréable, les personnages sont assez expressifs.

Pas le meilleur album de De Metter cependant.

Nom série  Astro Boy (Anthologie)  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne répèterai pas ce que dit Ro pour présenter le contenu de cette anthologie, il s'en charge très bien. Je me concentrerai sur mon plaisir de lecture.

Celui-ci a été assez faible au final. Même si je prends en compte l'aspect historique de la série, l'époque où elle a été composée, etc., j'ai toujours du mal à la trouver réellement intéressante. Parce que finalement les intrigues d'Astro Boy sont très simplistes, en premier lieu. C'est sûr, ça s'adresse avant tout à un lectorat jeune, mais les récits sont empreints d'une telle naïveté que j'ai vraiment eu du mal à finir ce premier tome. Toutefois, il m'a permis de "recaser" les vagues souvenirs que j'avais de la série animée qui passait à la télévision quand j'étais adolescent, et de redécouvrir cette série fondatrice.

Tezuka en était alors au début (ou presque) de sa longue et riche carrière, et son dessin, cependant assez "mignon", n'était hélas pas très développé. Je suis parfois plus indulgent avec d'autres séries de cette époque, mais là, je ne saurais réellement dire pourquoi, ce n'est pas passé...

Nom série  La Vengeance d'une femme  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Magistral !
Le grand public connaît peu l'apport de Jules Barbey d'Aurevilly à la littérature romantique du XIXème siècle, pourtant celui-ci est déterminant. Seuls les étudiants en Lettres ne l'ont pas oublié, ou presque...

Lilao nous permet de combler cette lacune en adaptant l'une des nouvelles extraites du recueil les Diaboliques. Et le résultat est magistral. Je l'ai déjà dit ? Comment qualifier autrement un one shot maîtrisé quasiment de bout en bout, qui nous propose un récit implacable, d'une efficacité redoutable et doté en plus d'une atmosphère à la fois sensuelle et délicate ?

Lilao réussit son adaptation sur tous les plans : il a su extraire la substantifique moelle de la nouvelle du maître du dandysme, saisir l'atmosphère très particulière de l'époque de Louis-Philippe. Aucun élément n'est obscur, la vengeance de cette femme est parfaitement assimilée par le lecteur. Un travail d'orfèvre au niveau de l'adaptation.

Au niveau graphique, c'est une découverte de grande valeur : alternant les scènes sensuelles avec les passages plus traditionnels (conversations, décors, naturels ou pas), Lilao est un dessinateur extraordinaire, qui fait très peu d'erreurs d'anatomie, et sait installer de belles ambiances en intérieurs, mais aussi quelques scènes extérieures. Son noir et blanc est d'un réalisme remarquable.

Mon gros coup de coeur du moment.

Nom série  46XY  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD parlera forcément à tous ceux qui sont parents, ont eu des difficultés pour l'être, et ceux qui veulent le devenir.

Raphaël Terrier, homme à la vie tourmentée, est un auteur qui a besoin de parler de ses problèmes dans sa production littéraire. Après (A)mère, il nous parle donc des problèmes qu'ils ont rencontrés, son épouse et lui, lors de la première grossesse de celle-ci. Une grossesse qui s'avère difficile, avec un enfant développant ses organes hors de son abdomen. Une sorte de cauchemar visuel que l'on voit développer par échographie interposée, en fait. C'est sûr, l'histoire de Raphaël et Charlotte est touchante, elle parlera à beaucoup de personnes, beaucoup d'ailleurs qui n'osent franchir le pas pour parler d'une "aventure" pareille... Si j'étais dans leur situation, je ne sais pas comment je réagirais, ni comment j'agirais...

Terrier trouve d'entrée les mots justes pour parler de ses espoirs, ses craintes, et même pour évoquer en termes simples une situation compliquée. Là réside la grande qualité de ce roman graphique (et l'expression prend ici toute sa valeur). Mais curieusement on a l'impression d'un certain détachement dans les mots, comme s'il avait écrit tout ça bien plus tard que ce que l'on pense. Dommage que plus d'images ne viennent pas en soutien de ses mots, cela aurait pu alourdir leur impact.

A lire, mais seulement si vous n'êtes pas dans une situation semblable ou proche.

Nom série  Quelques Jours Ensemble  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai l'impression que la bande dessinée grand public s'empare de plus en plus des histoires intimes, des douleurs familiales, des secrets honteux.

C'est une tendance qui n'est pas forcément pour me déplaire, ça fait sortir le 9ème Art de son côté divertissement pour gamins. Mais quand même, ce serait sympa de mettre un peu de réalisme, de cohérence dans ses histoires... Alcante, partant d'une envie de raconter une histoire touchante, en rajoute dans le pathos. Les incohérences ont déjà été pas mal relevées par mes camarades, je ne les détaillerai pas, mais sachez que ces éléments n'ont pas aidé à la bonne appréciation de ce one shot. Seul le destin de Julien m'a semblé échapper au cliché, mais c'est assez peu au final.

Alors pourquoi un 3/5 si je n'ai pas aimé l'histoire ? parce que malgré tout Alcante a essayé de construire une relation touchante entre le père et le fils, que malgré la naïveté et les grosses ficelles, on y croit un tout petit peu, et que le dessin de Fanny Montgermont est clair, très expressif, qu'il est assez adapté à ce genre de récit.

Nom série  Hansel & Gretel  posté le 19/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si vous croyiez trouver une version trash du célèbre conte repris par les frères Grimm, c'est raté.

En fait comme à son habitude la mangaka détourne complètement le récit d'origine pour en faire un récit psychédélique, délirant, complètement inattendu. Malheureusement je trouve que c'est inférieur à Cinderalla par exemple, et que Junko Mizuno est restée sage. Très peu d'images coquines, une intrigue finalement assez plate, et des personnages, hormis la jeune fille, assez transparents.

Au niveau du graphisme c'est aussi assez simple, c'est le style de Mizuno, mais il y a moins de délires visuels qu'à l'accoutumée. Dommage car il y aurait eu de la matière avec la nourriture, par exemple...

Nom série  Fantaghenna  posté le 18/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite série qui aurait dû compter trois tomes, "Fantaghenna" n'en comporte finalement qu'un, la série ayant été abandonnée à l'issue du premier, comme souvent chez Paquet.

Le postulat de départ, à défaut d'être original, est sympathique et intéressant. Toutes les créatures de contes de fée vivent dans un monde ; mais si on arrête de croire en elles, elles meurent. Elles ont cependant des vies bien chahutées, assez proches de notre monde finalement : meurtres, attentats, sexualité... Un détournement de contes, donc, qui nous emmène dans le décor vénitien, en compagnie des rejetons de trois méchants célèbres, qui enquêtent sur les actions d'une "gentilliste". Point de départ intéressant, mais ça se gâte relativement vite, hélas. On perd de vue le but des personnages, le récit se perd dans des sous-intrigues sans intérêt...

Dommage, l'univers développé, grâce notamment au dessin de Turconi, était assez sympathique.

Nom série  Le Sang des Valentines  posté le 22/01/2005 (dernière MAJ le 18/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3,5/5

Gros choc graphique. Vraiment. De Metter a un style très cinématographique, très moderne, même s'il gagnerait à être plus régulier, plus rigoureux dans son encrage. J'aime beaucoup les expressions des visages des protagonistes, en particulier. Concernant l'histoire, il s'agit d'une très bonne histoire, qui pourrait faire l'objet d'un téléfilm de très bonne facture. On est touché par cet homme qui perd tout en rentrant de la Guerre...
Mais il est dommage que la fin soit deux crans en-deça du reste. On a l'impression que l'auteur n'a pas su comment la conclure. Ca ne pouvait pas se terminer bien, de toute façon...

Nom série  Les Guerriers du Silence  posté le 09/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu assez récemment le roman de Pierre Bordage, et j'étais curieux de voir ce que donnerait son adaptation en BD.

C'est une adaptation qui me semble assez bonne ; d'emblée nous sommes plongés dans l'univers de la Confédération de Naflin, au coeur de l'action. Le décor n'est pas posé, on est obligé de suivre de suite, ou de lâcher, malgré les petites clés de lecture encyclopédiques dans les pages arrière des couvertures.

J'ai eu le plaisir de retrouver ces petits éléments inventés par Bordage, le colancor, le chairmarché, le Kreuz, les Scaythes les déremats... C'est un univers de grande ampleur, qui compte beaucoup de personnages. J'ai été assez satisfait de la représentation des Scaythes, ces tueurs mentaux aussi terrifiants que mystérieux. Je ne connaissais pas le travail de Philippe Ogaki, mais je trouve qu'il ne s'en sort pas trop mal, notamment au niveau des architectures, des designs techniques. Par contre il doit quand même progresser au niveau des personnages. L'inspiration du manga est fortement marquée, mais je ne suis pas sûr qu'elle devrait l'être autant dans une histoire de Bordage. Il y a aussi un petit manque de maturité au niveau des visages. Aphykit par exemple est de plus en plus moche au fil des pages, un comble pour un personnage dont la beauté doit être transcendée de par son essence très particulière (et qui change plusieurs fois de coiffure dans la série, alors qu'en principe elle n'en a pas le loisir). Il y a de belles ambiances réalisées par ce dessinateur dont l'encrage rappelle par moment celui de Bruno Maïorana sur Garulfo (en même temps c'est Thierry Leprévost, qui a colorisé la série sur le sympathique batracien qui travaille sur "les Guerriers du Silence" à partir du second tome). A propos d'animal pataugeant dans le liquide, j'ai été déçu par le monagre, cette créature abyssale et légendaire qui aide Tixu. On n'en voit finalement pas grand-chose alors que dans le roman il tient une place non négligeable. Le graphisme d'Ogaki rappelle également celui de Patricia Lyfoung, avec laquelle il collabore sur La Rose écarlate...

Alors bien sûr, adapter un roman de 700 pages en BD, même en 4 tomes, ce n'est pas évident. Algésiras, dans son travail d'adaptation, a forcément fait des raccourcis. Nous n'avons pas par exemple droit aux discussions entre Filp Asmussa et Long Shu Pae, ni aux conversations de Shari avec sa pierre, ou aux moments où Tixu découvre et apprivoise son osmose avec l'antra d'Aphykit... Ces raccourcis sont là pour ne pas alourdir encore plus un pavé déjà difficile à digérer. Les Guerriers du Silence et ses suites est un livre-univers, et le faire passer au papier est déjà une gageure, plutôt bien relevée par l'équipe de la BD. Mais certains éléments, tout comme dans le roman original, me semblent toujours obscurs, comme les motivations de Bilo Maïtrelly, qui ne semble aider Tixu - au péril de sa vie et de ses séides - que parce qu'ils sont complanétaires...
Comme je l'ai dit, on est directement plongé dans l'univers du livre, sans explication préalable. Ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre originale risquent d'être un peu déroutés. Ainsi on a du mal à comprendre les positionnements des différentes factions, leurs motivations, on risque de les mélanger en plus... La BD a ce mérite de mettre des "visages" sur ceux-ci. Les interprétations graphiques d'Algésiras et Ogaki me semblent assez bonnes ; Oslustrist ressemble pas mal à l'idée que je m'en faisais, par exemple...

Une question me taraude pourtant : pourquoi Tixu garde-t-il ses vêtements après son transfert en déremat sur Marquinat ? Il devrait se retrouver nu comme un ver.

La fin de ce quadriptyque peut paraître frustrante, à cause de son côté "non-fin", justement, mais c'est normal, le roman original a connu deux suites. L'indication à la fin du tome 4 "Fin du premier cycle", laisse cependant penser que ces suites seront aussi adaptées. Peut-être quand Ogaki en aura fini avec Meteors...

En conclusion ? J'ai été agréablement surpris par cette adaptation. Grâce à un dessin plutôt bon, réhaussé par des coloristes chaleureux et talentueux ; les raccourcis ne gênent pas trop la lecture, mais Algésiras est obligée de composer avec les déficits en narration de l'oeuvre originale.
Un 3,5/5, arrondi à 4 pour le courage de l'entreprise.

Nom série  Rosalie Blum  posté le 09/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un roman graphique comme il en existe des tonnes, où nous suivons le quotidien terne d'un gars sans histoires.

Sans histoires, mais son étrange obsession pour l'épicière va le pousser à faire de drôles de choses... Le récit est à peu près bien mené, ça se lit sans problème, mais le côté mièvre et insignifiant de l'histoire a tendance à me faire bâiller. Pourtant l'auteur s'est amusé à bien croquer ses personnages, en particulier la mère de Vincent, qui est possessive, exigeante, manipulatrice... Le trait de Camille Jourdy est assez bon, il est bien colorisé, ce qui rend la lecture assez agréable.

On est devant un roman graphique relativement sobre, mais peut-être trop. Peut-être le troisième et dernier tome mettra-t-il un peu de sel ?

Nom série  Hansel et Gretel  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le souvenir que j'avais de ce conte des frères Grimm était un peu confus, car ancien. Ne me restaient que l'abandon par les parents du frère et de la soeur, l'histoire des petits cailloux blancs pour ne pas perdre leur chemin, ainsi que la maison en sucre d'orge de la sorcière...
Il semblerait que Philip Petit ait respecté ces passages obligés, mais aussi le reste du conte. C'est bien, ça garde le cachet authentique de l'histoire, mais il aurait fallu un peu plus d'interprétation en effet...
Pour moi le souci est sur le plan graphique. Ca manque de consistance, de maturité. Pourtant le talent n'est pas loin, il ne demande qu'un peu d'efforts pour pointer son nez...

Une adaptation fidèle, mais trop "molle" pour être retenue, hélas. 2,5/5.

Nom série  Presque Humains  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bon recueil, qui permet de saisir une partie de l'étendue du talent graphique de Berni Wrightson, illustrateur légendaire malheureusement peu connu par chez nous, ou plutôt oublié.
La couverture est assez laide, ou plutôt disons qu'elle a mal vieilli, mais elle laisse entrevoir ce qu'il y a à l'intérieur.

Ces huit histoires ressortent toutes du genre fantastique, un genre qui lui permet de lâcher la bride à son crayon si inventif. Il faut dire que les histoires, dont une seule est apparemment une adaptation de Lovecraft (et quelle histoire ! superbe !) sont particulièrement terrifiantes et efficaces. Pour ma part ma préférée est "Jenifer", cette histoire d'une femme au visage abominable qui sème la mort et la désolation autour d'elle. Un vrai chef d'oeuvre.
C'est avec ces histoires qu'on se rend compte que Wrightson a influencé des auteurs comme Guillaume Sorel ou encore Jean-Baptiste Andreae...

Un auteur majeur, un recueil de premier choix, hélas introuvable ou presque.

Nom série  Pinocchio (Foerster)  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une variante du conte classique de Carlo Collodi, cette fois-ci sur un ton dramatique, enfin différemment dramatique.

C’est Foerster, spécialiste des personnages torturés, qui nous propose sa version. Ici il laisse libre cours à son goût des gueules improbables, des architectures penchées... Pas trop non plus, puisque l'album ne compte que 30 pages. Nous sommes en présence d'un conte cruel en forme de road-movie aux planches trichromes très agréables à lire.

Une bonne petite histoire, qui fait passer un (court) moment de lecture.

Nom série  Lolla  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai beaucoup de mal avec ce genre d'histoire et de dessin, où l'absurde le dispute à l'inepte.
C'est peut-être un problème culturel, je n'ai sans doute pas le bagage artistique suffisant pour apprécier à sa juste valeur ce genre de BD.
Je ne déteste pas Jerôme Bosch, mais je manque de repère pour apprécier le dessin torturé de Marcelé. Pour moi cela ne va nulle part et ne mène nulle part. Bon d'accord, il y a quand même une certaine sensualité qui se dégage de ça, le dessin n'est pas mauvais, mais les couleurs ont très mal vieilli.

Bref, pas ma tasse de thé.

Nom série  Une petite mort (Petits meurtres)  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Eh bien moi j'ai détesté ma lecture...

Dès le départ le dessin m'a débecté. Ces couleurs étranges, ces morphologies hasardeuses, ces vignettes difficiles à déchiffrer... Cela ne m'a pas lancé dans ma lecture de la meilleure des façons. Quant à l'histoire... Le début m'a en effet un peu dérouté, mais assez vite j'ai compris la structure du récit en blocs mis dans le désordre... Et franchement je n'en ai pas vraiment vu l'intérêt. Certes, c'est "original" (et encore), mais si l'on replace l'ensemble dans l'ordre, on se retrouve devant une histoire banale, l'histoire d'un gars un peu dérangé par ses démons intérieurs, et... c'est à peu près tout.

Je suis peut-être passé à côté d'un chef-d'oeuvre, mais pour le coup, c'est sans regret.

Nom série  Temps Π  posté le 08/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit OVNI que cette vieille BD.
En fait le point commun des quatre récits est le temps, ses dérapages, ses pièges...
Je n'ai pas apprécié toutes les histoires de la même façon, ce qui est logique. J'ai eu du mal à rentrer dans la première. La faute peut-être à un côté psychédélique qui me pose toujours problème à la lecture. Amateur de SF, j'ai lu quelques nouvelles d'Harlan Ellison, et j'aime aussi l'humour noir et grinçant dont il fait souvent preuve. Mais là, je ne sais pas, l'adaptation ne me semble pas très bonne, pas très linéaire. Et le dessin d'Alex Niño ne m'a pas plu sur ce segment, trop fouillis.

Le récit suivant, adapté de Robert E. Howard, m'a beaucoup plus accroché. Je crois qu'il s'agit de la première de son cycle romanesque consacré à Conan. Tout de suite j'ai senti un rythme, une palpitation, aidés par un dessin qui me semble plus appliqué ; bien sûr, il y a cette propension à en rajouter au niveau des décors, mais Niño s'est aussi appliqué sur les anatomies de Conan et des créatures, ce qui rajoute de la cohérence au récit.

En ce qui concerne les Hommes-dieux, le récit m'a semblé un peu moins intéressant, mais le dessin est parmi les meilleurs à ce moment. Je lui ai trouvé, sur ce segment plutôt que sur les autres, une certaine parenté avec celui de Carlos Gimenez, auteur également versé dans les récits futuristes.

Le dernier récit est l'adaptation d'un classique de Michael Moorcock, grand auteur de fantasy comme Robert E. Howard ; ici c'est une sorte de fantasme judéo-chrétien qui est mis en scène... Si le récit est plutôt intéressant (mais avec une adaptation chaotique à mon goût), le dessin est pas mal, dans un registre moins "SF" que dans les autres récits.

Au final, il s'agit d'un recueil assez intéressant, qui nous présente quatre déclinaisons sur le thème du temps. Quatre déclinaisons très différentes, provenant d'auteur intéressants pris séparément, toutes dessinées par le même artiste, malheureusement oublié à notre époque, mais qui dans le registre réaliste, avait vraiment un grand talent.

Un bon 3,5/5.

Nom série  Un après-midi au cirque  posté le 07/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moi j'ai un peu de mal avec le Marcelé de cette époque.

Je trouve son dessin très torturé, immature, "sale" même par moments. Ces deux récits ont pour points communs les apparences, et en particulier une certaine forme de sensualité, mais pour moi le dessin ne dégage vraiment pas de sensualité. J'ai essayé de m'attacher aux deux histoires, mais là aussi c'est assez fade à mon goût. La première m'a laissé un goût d'inachevé dans la bouche, quant à la seconde, je l'ai trouvée inutilement cruelle.

Dans ces conditions, c'est difficile de vraiment les apprécier.

Nom série  Creepshow  posté le 07/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand fan de Stephen King, je ne pouvais passer à côté de cette lecture, adaptation d'une série de sketches télévisuels qui ont assez mal vieilli.
En fait le comic a moins vieilli que les sketches, car le dessin de Wrightson, que l'auteur a toujours admiré, est assez agréable dans un registre réaliste, relativement sobre, chose rare à l'époque où cela a été dessiné. Seules les tenues des personnages sont un peu datées, mais cela ne fait que renforcer le charme un peu kitsch.
On a la transposition quasi plan par plan des sketches d'origine, et l'on retrouve le même humour noir et cynique qui ont un peu lancé la carrière de King à la télévision à la fin des années 1970 et au début des années 1980. C'est... "sympathique", mais pas exceptionnel non plus, même dans ce registre.

A lire si vous êtes complétiste de l'auteur.

Nom série  Gringo  posté le 06/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Gringo" est potentiellement intéressant à plusieurs titres.
Premièrement c'est la dernière oeuvre, dans l'ordre de sa réalisation, de Tezuka. Inachevée suite à la dégradation de la santé de l'auteur, elle constitue en quelque sorte son testament artistique. Cette impression est renforcée lorsqu'on lit la note d'intention de l'auteur, placée en guise de postface par l'éditeur : Tezuka souhaitait réaliser une fresque où un Japonais, attaché aux valeurs traditionnelles de son pays, se retrouve dans des situations très compliquées dans un pays totalement étranger pour lui. Un peu comme dans Lost in translation, mais en plus virulent.

Hitoshi Himoto, dont le nom peut se lire "le Japonais" lu dans un autre sens, est en effet une sorte d'archétype nippon, tel que nous, les gaijin, les voyons. Il est hyper-actif, presque drogué par le travail ; obsédé par le profit, il cherche toujours à retirer un bonus sonnant et trébuchant, même dans les situations dramatiques. Complexé par sa petite taille, il compense par une force herculéenne (grâce à sa pratique ancienne du sumo) et une frénésie sexuelle pitoyable. Je l'ai dit, il est aussi attaché aux valeurs traditionnelles nipponnes, telles que le respect entre Japonais, une certaine pudibonderie qui confine parfois au burlesque (cela n'est pas incompatible avec sa frénésie sexuelle, notez bien), mais aussi un courage imprudent. Un archétype du Japonais des années 1980, dynamique en affaires mais englué dans son éducation première.

Un passage qui m'a particulièrement intéressé est celui où Himoto et ses proches se retrouvent dans une communauté japonaise perdue dans le temps, isolée au coeur de la forêt sud-américaine. C'est très révélateur de la forte identité isolationniste dont le Japon était l'un des exemples les plus incroyables, jusqu'à la fin du XIXème siècle.
Ce personnage typiquement tezukien se débat dans des situations assez ubuesques dans un pays fictif d'Amérique du sud, entre magouilles politico-financières et guérillas un peu dans le style des FARC. Cependant le message n'est pas aussi mordant qu'il aurait pu l'être. Dans la moitié des situations Himoto apparaît finalement assez fade, il a un comportement inutilement sanguin parfois, et cela nuit à la crédibilité de l'ensemble. Lui et ses proches se retrouvent à un moment à traverser la jungle amazonienne (ou son équivalente), mais on n'aperçoit jamais de bestioles, comme des tamanoirs, des mygales, des marsupilamis ou des jaguars... Et malheureusement cette fresque ambitieuse ne connaîtra pas de fin (ce n'est pas un reproche), ce qui rend le propos de Tezuka incomplet. Cependant la préface de Jean-David Morvan livre quelques clés de lecture très utiles.

Si vous êtes intéressé par la culture japonaise, et la façon dont elle-même se voit, n'hésitez pas à lire ce pavé de plus de 630 pages.

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