Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 4091 avis et 1884 séries (Note moyenne: 2.88)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Aleph-Alif  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite découverte avec ce one shot.
Il nous présente Dora, Israélienne d'origine espagnole, qui à la veille de la Guerre des Six Jours (juin 1967), décide d'aller faire un tour en Palestine pour en savoir plus sur la déportation de son père. Parallèlement elle enquête sur Aloïs Brunner, criminel de guerre nazi, qui se serait réfugié en Egypte.
Une intrigue qui eût pu être fort intéressante, mais qui finalement mène à une impasse, l'héroïne déambulant dans l'Israël de 1967 à sa guise, traînant sa nonchalance aussi bien chez les Juifs que chez les Arabes.
L'intérêt réside donc dans le dessin de l'Argentin Minaverry, dont c'est la première bande dessinée. Son style se situe dans une ligne claire élégante, aérée, très lisible. Il y a aussi un petit intérêt documentaire, avec ce souci de montrer un peu la vie quotidienne à cette époque.

Deux petits points à relever : Aleph et Alif sont la première lettre de deux alphabets, respectivement hébreu et arabe. C'est proche, non ?
L'autre point c'est le prix un peu élevé de l'album. Certes nous sommes dans la collection "Atmosphères", le haut de gamme de chez EP avec une maquette impeccable, mais 17,90€ c'est quand même un peu trop, même pour près de 100 pages.

Nom série  Les Poussins de l'espace  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après les aventures champêtres des "Chaussettes trouées", Tarek embarque le jeune dessinateur Batist dans de nouvelles aventures, sur les pas d'un poussin qui aimerait bien conquérir les étoiles, ou du moins poser le pied sur la lune. C'est une bonne idée de composer cette histoire, d'un côté le côté mignon des poussins, de l'autre la fascination pour les cieux et des astres. Le premier tome est une mise en place des personnages, il ne se passe pas grand-chose. Heureusement que deux ou trois éléments rajoutent un peu d'intérêt, comme l'identité mystérieuse du vieil homme.

Curieusement j'ai eu l'impression que Batist n'avait pas beaucoup progressé depuis Les Chaussettes trouées. Ses personnages enfantins en particulier sont toujours construits de la même façon. Mais il y a une petite évolution dans la seconde moitié de l'album, cela laisse augurer un second tome (qui sort bientôt d'ailleurs) plus maîtrisé.

S'adressant au jeune lectorat, cette nouvelle série touche son but en mêlant aventures et animaux parlants.

Nom série  La Véritable histoire du Chat botté  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle version du conte de Perrault, cette fois-ci d'abord au cinéma, que Tarek et Morinière ont adapté en bande dessinée.

Le résultat est un peu mi-figue mi-raisin. On ne peut nier l'aspect marketing de la chose, mais heureusement que le talent des adaptateurs est présent. En effet c'est un récit nerveux, pas gnangnan pour deux sous, avec un traitement plus moderne qu'une simple lecture littérale trop respectueuse. Le personnage du chat botté est ainsi encore plus roublard, avec un look gitan/pirate assez réjouissant. Le dessin de Morinière est toujours au top, accompagné par de très jolies couleurs de Svart.

Il s'agit donc d'une belle BD jeunesse, un peu gâchée je trouve par la couverture qui colle trop, à mon avis, au film.

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Connaissez-vous Sa majesté des mouches ?
Il s’agit d’un roman écrit par l’Anglais William Golding en 1954. Un avion transportant des enfants issus de la haute société anglaise se crashe près d’une île déserte. Tous les adultes périssent, et les enfants tentent de s’organiser. Mais très vite ils retournent à un état sauvage, sans retour. Considéré comme une œuvre pour enfants, la violence de l’histoire est pourtant manifeste, et il s’agit d’un classique de la littérature traitant en fait de la fragilité de la civilisation.

C’est un peu à cette œuvre (que je vous recommande) que m’a fait penser « Jolies ténèbres ». On se retrouve dans une microsociété privée d’adultes, et du coup les enfants se retrouvent dans des schémas primaires, jusqu’à sombrer dans la barbarie la plus extrême. Dans une telle société les personnes ayant des troubles psychologiques ne sont plus aidées, et deviennent soit des parias, soit des dominants. Fabien Vehlmann aime bien ce genre de situation, puisqu’il l’exploite également dans sa bonne série Seuls, sur un traitement nettement différent toutefois. Ici il a développé une idée originale de Marie Pommepuy et l’a poussée assez loin (peut-être pas jusqu’au paroxysme, mais assez loin quand même). Le regard porté sur Aurore et ses compagnons est celui d’un sociologue, on pourrait même parler d’entomologie eu égard à la taille des protagonistes. Ici le décalage est renforcé par le dessin des Kerascoët, un côté assez enfantin face à la violence inhérente et suggérée (parfois montrée) du propos. Il ne faut surtout pas croire que parce que le scénariste a écrit cette histoire, il est un sociopathe à tendances meurtrières, ce serait lui faire un mauvais procès… Non, il est juste parti d’une situation donnée et a tenté d’explorer un grand nombre de saynètes découlant de cette situation. Bien qu’il ne soit pas réellement découpé en petits chapitres, c’est ainsi que se présente ce one-shot.
Au-delà du dégoût, de la répulsion que nous évoquent ces scènes, il convient en effet de prendre du recul. Bien sûr, cela peut réveiller des échos dans notre enfance. Certains d'entre nous ont peut-être eu la tentation d'arracher des pattes à des mouches, de manger des fourmis... Cela prouve une chose : ces situations, d’apparence grotesque, ne sont pas impossibles. L’Homme naît-il naturellement bon ? Oui, nous a enseigné Jean-Jacques Rousseau dans nos cours de philo au lycée. Au regard de ces œuvres, mais aussi de beaucoup de choses se passant dans le monde, on est réellement près d’affirmer exactement le contraire. Car l’Homme, laissé à lui-même, pourrait redevenir un animal, guidé par son instinct, sa rancœur ou son ambition.
Le décalage est aussi présent dans le titre. « Jolies » relève du champ sémantique joyeux, appréciatif, alors que « ténèbres » laisse penser qu’il y a des choses sombres, inavouables dans l’album. Le titre est bien choisi, puisqu’après l’entame étrange, les tentatives « gentilles » d’Aurore pour instaurer une microsociété basée sur l’entraide et la bienveillance tombent toutes à plat, face aux caractères et aux ambitions de ses compagnons.
Voilà pour une première analyse à tiroirs.

[SPOILERS]
Du côté de l’histoire proprement dite, il y a plusieurs questionnements qui viennent à l’esprit pendant ou après la lecture. Comment la petite fille est-elle morte ? Pourquoi personne ne la trouve pendant le long moment où se déroule le récit ? L’homme qui se balade à proximité et vit dans une maison proche est-il lié à cette petite fille ? Est-il son assassin, son père ? Remarquons que dans une case, son lit comporte deux oreillers, un grand et un petit.
Qui sont tous ces enfants ? On ne le saura jamais vraiment, mais la façon dont ils apparaissent à Aurore laisse à penser qu’ils sont tous, elle comprise, des morceaux de l’âme d’Aurore, la petite fille morte. Celle qui se fait appeler ainsi ne serait peut-être que la fraction « raisonnée » de son esprit, les autres une partie des penchants naturels de l’âme humaine, suivant la théorie que j’ai développée sans talent au-dessus. Ces différentes facettes disparaissent les unes après les autres, à mesure que l’âme humaine s’échappe (meurt ?) du corps sans vie d’Aurore. Je n’ai pas d’interprétation pour la scène finale, Aurore restant seule face à l’homme sans nom. La dernière réplique trouve peut-être son écho dans la relation (pas claire) entre la petite fille morte et l’homme. C’est une interprétation possible, mais il y en a certainement d’autres. Le talent du scénariste est aussi de laisser la porte ouverte à l’interprétation, de montrer qu’il n’y a pas forcément une seule explication possible, mais autant qu’il y a de lecteurs. C’est une orientation qu’a prise Régis Loisel dans Peter Pan, une orientation qui n’a pas fini de faire jaser ; c’est le propre, selon moi, des œuvres de valeur. Autre point commun entre les deux œuvres, le regard de l’héroïne. Je n’oublierai jamais celui de Clochette, affiché en couverture du tome 6 de Peter Pan, un regard que recèle beaucoup de noirceur. Ce regard, Aurore l’affiche aussi dans la dernière partie de Jolies ténèbres, lorsqu’elle devient une exécutrice au sang froid. Ça donne des frissons.
[FIN SPOILERS]

Au final, il faut vraiment, à mon humble avis, se détacher des contingences civilisationnelles pour vraiment apprécier Jolies ténèbres. Elle mérite d'ailleurs au moins deux lectures successives, et probablement une troisième une fois ces deux premières digérées. Si l’on ne s’attache qu’aux actes, c’est une œuvre gore, à la limite du soutenable, on a envie de venir chercher ces enfants pour les ramener dans un cadre structuré. Car ces enfants sont condamnés à brève échéance, tous.

Pour toutes ces raisons, "Jolies ténèbres" est une œuvre forte, qui ne laissera de toute façon pas indifférent, et c’est dans la polémique qu’elle soulève qu’elle révèle sa véritable profondeur. Et son véritable intérêt. Bien sûr, ce n’est pas une bande dessinée à mettre entre toutes les mains.

Nom série  Raoul et l'Etrange Carnaval  posté le 19/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite curiosité, publiée par un éditeur qui a disparu...

C'est en effet Stefan Astier, auteur de Negev, qui s'était essayé ici pour la première fois à la BD... C'est une petite aventure débridée, mettant en scène les animaux d'une forêt (à l'instar de la série Sibylline) aux prises avec un méchant récurrent. Sauf que là le méchant n'est apparu que dans ce tome, la série ayant été abandonnée.

L'histoire est sympathique, assez débridée, et plutôt rigolote si on a plus de 8 ans par exemple. Le dessin d'Astier manquait alors de maîtrise, mais il collait bien au récit ; je me suis tout de même fait la réflexion que l'Astier de cette époque aurait pu faire un Donjon monsters.

Bonne petite BD, vite lue comme la plupart des récits destinés à la jeunesse.

Nom série  Contes des mille et une nuits  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vaste projet que celui d'adapter ces contes célèbres en bande dessinée... En voici deux dans cet album, toujours avec l'ambition de coller au plus l'oeuvre originale.

Daniel Bardet et Nawa sont des habitués des séries historiques, comme en témoignent leurs collaborations dans les collections idoines chez Glénat. Pourtant j'ai été étonné par le manque de maîtrise de Nawa sur le premier conte. Les visages de ses personnages sont hasardeux, l'encrage est approximatif... On se serait cru dans une bd amateur... Heureusement cela s'arrange sur la fin du récit, et le second conte est bien plus maîtrisé. Le dessinateur se frise d'ailleurs sur certaines vues architecturales, vraiment très belles.
Je ne connaissais pas ces histoires, mais j'ai bien aimé la seconde, concernant Gelnare, la princesse de la mer. Cependant les adaptations ne sont pas des plus fluides, le récit paraissant un peu lourd par moments.

J'ai tout de même passé un bon moment de lecture avec ces deux contes que je ne connaissais pas. En fin d'album, un dossier pédagogique sur le hors texte des Contes, ainsi qu'un bref rappel historique.

Nom série  Le Suédois  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le point fort de cet album est en effet le dessin...

Christophe Gaultier a composé son one shot d'une traite, sans faire aucune esquisse ni aucun dessin préparatoire. Cela lui permet d'imprimer un caractère nerveux, "jeté", sans concession et presque sans réfléchir. Un aspect "brut" qui convient bien à ce récit âpre, à couteaux tirés, dont l'atmosphère est lourde. Une atmosphère bien rendue également par les couleurs, très sombres au-dehors, brûlées à l'intérieur du Blue Hotel... Des cadrages "bruts" également renforcent le côté oppressant de l'ensemble.

Par contre, au niveau de l'histoire, c'est quasiment sans intérêt. Nous avons un homme étrange, à moitié fou, qui croit débarquer dans l'Ouest sauvage et meurtrier, tellement obsédé par la mort qu'il décide de rester là. Il provoquera même deux bagarres pour provoquer sa mort. C’est un peu basique, un peu "rustre" comme histoire. Comme l'étaient l'époque, les lieux... Mais de là à encenser ce récit, il y a un gouffre que je ne pourrai pas franchir.

Nom série  Cruel Thing  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce que j'ai aimé principalement, c'est le dessin. Puissant jusqu'au vertige, proposant d'explorer les frontières de la bichromie, il est vraiment très bon. On peut même parler d'un style envoûtant sur certaines pages très fortes. La virtuosité de ce jeune dessinateur argentin est vraiment bluffante, à tel point qu'on en oublie un peu le scénario.

Celui-ci est pour le moins hermétique, proposant une dialectique esthétisante complètement stylisée, mais reposant sur une psychologie de bazar. On a un peu l'impression de lire un roman pseudo néo-gothique pour adolescents, à la manière de la trilogie Twilight.

A lire, ou plutôt à regarder...

Nom série  Tartarin de Tarascon  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique cette adaptation. je me souviens d'avoir lu le bouquin quand j'étais adolescent, et m'être bien marré à l'évocation des tribulations de Tartarin. On retrouve le même esprit ici, à la fois la faconde provençale et la critique sociale à peine voilée d'Alphonse Daudet.

Pierre Guilmard en fait donc une adaptation sérieuse, il a pu prendre son temps tout en respectant l'oeuvre originale. J'ai un peu plus de mal avec son dessin, bizarrement fait et aux couleurs un peu trop violentes à mon goût. Cependant l'ouvrage se lit très bien, accompagné par une lecture audio et le texte intégral en .pdf. Et comme d'habitude dans cette collection, nous avons en fin d'ouvrage un dossier sur l'époque de l'écrivain, sa vie personnelle et son oeuvre. Très instructif.

Nom série  Fax de Sarajevo  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les derniers Poilus ont à présent disparu. Dans les autres pays d’Europe, je ne suis pas sûr qu’il reste beaucoup de vétérans de la première guerre. Ceux qui ont vécu et combattu pendant la seconde sont tous des personnes âgées à présent. Il y a encore eu un conflit d’ampleur en Europe, c’est celle qui a déchiré l’ex-Yougoslavie. Il y a un peu plus de 15 ans. Une guerre où des voisins se sont déchirés, au nom de la purification ethnique. Des gens parlant la même langue, qui tuent sans vergogne, sans distinction d’âge, de sexe, de religion. Juste parce que certains sont Serbes et d’autres pas. Une guerre terrible, où certains comportements ne sont pas sans rappeler ceux qui étaient de mise cinquante ans plus tôt. Des populations terrifiées, que la communauté internationale a laissées tomber, laissant l’ogre serbe raser des villes entières, tuer des centaines de milliers de personnes…

Ce calvaire, Ervin Rustemagic, éditeur de bandes dessinées bosniaque, l’a vécu de l’intérieur. Bloqué avec sa famille à Sarajevo, il envoie des centaines de fax à ses amis auteurs du monde entier : Joe Kubert aux Etats-Unis, Hermann en Belgique, Hugo Pratt en Suisse… Tous vont se démener pour permettre aux Rustemagic de sortir de la capitale bosniaque, longtemps en vain. La peur, la claustration et les courses au milieu des balles et des obus vont durer plus d’un an.

C’est à partir des fax d’Ervin et de photos prises par un jeune Bosniaque disparu que Joe Kubert va composer « Fax de Sarajevo », qui va raconter l’histoire des Rustemagic. Ancien encreur de Will Eisner (dont on sent l’influence), l’auteur va livrer là son œuvre la plus personnelle, puisqu’elle touche ses amis. Il va transcender certains des poncifs du comic pour livrer un ouvrage universel. Point ici de mâchoires exagérément carrées, d’explosions à outrance ou de dialogues empreints d’humour. C’est la réalité, c’est la vie et la mort qui flirtent dans une ville de 500 000 habitants au centre de l’Europe, c’est un conflit où la barbarie refait son apparition. Bien sûr, l’auteur va prendre quelques libertés avec les dialogues, la mise en scène, changer quelques noms, mais l’essentiel est là, dans sa réalité crue. C’est un récit qui là encore prend aux tripes. Le danger quotidien des snipers et des bombardements, l’angoisse de la coupure d’électricité, le stress quand votre enfant tombe malade et que vous n’avez aucun médicament… Et puis les montagnes russes quand on veut quitter le pays, les promesses non tenues des gouvernements étrangers qui font preuve d’une lâcheté sans nom (à ce titre, Bernard Kouchner n’est pas innocent). Et pour finir, on devient blasé ; on s’habitue au sifflement continu des bombes, les cadavres dans les rues deviennent un élément de décor, la lâcheté des puissants une déception, pas un facteur de découragement. Ervin, héros ordinaire, devient une sorte de figure emblématique, un modèle de survie qui ne veut qu’une chose : sortir sa famille de cet enfer. C’est tout ce qui lui a permis de tenir le coup pendant ces longs mois, même quand il a pu sortir, seul, de Sarajevo.

Ce one shot est donc une bande dessinées découpée en différents chapitres (le début des hostilités, le transfert à l’Holiday Inn, les tentatives pour sortir de la ville… Ceux-ci sont également ponctués par les fax d’Ervin et de ses amis internationaux. En fin d’album se trouve une série de photos montrent la ville avant et pendant le conflit, commentés par Kubert lui-même. L’intérêt de l’ensemble est inestimable, puisqu’il rend compte de l’intérieur et de l’extérieur d’un conflit dont la communauté internationale s’est détournée à l’époque ; seuls les commentaires de Kubert en regard des photos à la fin m’ont semblé quelque peu superfétatoires, puisqu’ils répétaient à la fois la bande dessinée et les fax d’Ervin, sans quasiment rien apporter de plus.

« Culte » n’est pas le terme que j’utiliserais pour qualifier succinctement cet album. Je parlerais plutôt de « patrimoine », « d’utilité publique », ou de « devoir de mémoire ». indispensable pour comprendre ce qu’est devenue l’Europe et l’inertie de la communauté internationale.

Nom série  Tourista  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est un recueil d’histoires courtes où l’auteure épingle les travers de ses concitoyens en vacances… Ouais enfin, je ne trouve pas ça très mordant. La plupart des gags tombent à plat, Brétécher se plaçant dans une position de bobo moqueuse pour la plupart de ses histoires. Et j’ai vraiment du mal avec cet état d’esprit. Quant au dessin, ça reste dans la plus pure tradition de l’auteure, souvent simplifié, avec des personnages assez laids (mais ça colle avec le dessin mais aussi les histoires) : on aime ou pas, personnellement ça me laisse assez froid dans une série humoristique.

Nom série  Sorcières, mes soeurs  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans ce recueil d’histoires courtes, Chantal Montellier a rassemblé des histoires ayant pour thème commun les sorcières, enfin u moins celles que l’on surnomma ainsi au fil des siècles. Souvent ces accusations furent le fruit de malveillance, résultant de déceptions amoureuses entre autres. Le combat de Montellier, pour donner à la femme en général la place qu’elle mérite, c'est-à-dire à égalité avec l’homme, est une lutte de longue haleine, une lutte qu’elle mène depuis trente ans. Ces histoires, réalisées sur cette période, dénotent un style graphique qui n’a quasiment pas évolué, et c’est bien dommage. Les couleurs sont abominables, les personnages ont des têtes à géométrie variable, et la mise en scène n’est pas des plus heureuses.

Reste le propos. Celui-ci est louable, mais malheureusement je trouve que Chantal Montellier a un peu des œillères. On nous la présente régulièrement comme l’une des premières auteures de BD, mais il y en eut quelques-unes avant elle. De plus elle rabâche quand même pas mal les mêmes arguments, les mêmes histoires (je le dis pour l’avoir vue et entendue à plusieurs reprises), et elle ne cesse de se tourner vers le passé pour appuyer son propos. A la croire il n’y a toujours que très peu d’auteures. Un simple coup d’œil sur les thèmes ici présents, par exemple, dénote le contraire.

Un ouvrage intéressant sur le plan sociologique, autant pour son propos que pour la personnalité de son auteure.

Nom série  Mongo le Magnifique  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mongo le magnifique c’est le surnom d’un nain ex-acrobate de cirque, docteur en criminologie et adepte des arts martiaux. La première de ses aventures est adaptée en bandes dessinées par Laurent Frédéric Bollée, avec au dessin l’Anglais Roger Mason. Celui-ci a un style très particulier, un style dans lequel les visages sont plutôt expressifs et qui découpe souvent ses séquences de façon quasi cinématographique. Le personnage de Mongo n’a rien de particulier par rapport à la flopée de héros de polar, si ce n’est sa petite taille. C’est bien peu, sans mauvais jeu de mots.

Nom série  Adèle & Caïn  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série me laisse circonspect. Enfin, ce premier tome, puisqu’il n’est pas du tout sûr qu’il y ait une suite.

En fait nous sommes face à une intrigue se passant dans le futur, impliquant une jeune femme (espionne ?) face à un magnat de l’industrie. Très vite je me suis lassé de l’histoire, qui tourne très vite à l’immonde soupe sans queue ni tête. Non que ce soit confus, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur dans l’histoire. Heureusement que le trait d’Alain Zibel, que j’ai découvert dans La Guerre des Mondes, est assez inventif. J’aime en particulier ses designs de voiture, dans un style rétrofuturiste assez sympathique. Un auteur à suivre donc, même si la couverture est assez médiocre.

En-dehors de ce dessin, cette série n’a pas vraiment d’intérêt.

Nom série  Murel  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis sa sortie cette couverture verte, avec ces personnages étranges courant, m’a interpellé. Au feuilletage la BD a un aspect assez beau. A la lecture elle est encore meilleure.

C’est une histoire d’infiltration d’une civilisation extra-terrestre par une autre. Il n’y a aucune explication au début, on rentre directement dans le vif du sujet. Le lecteur comprend au fur et à mesure ce qu’il se passe, les enjeux des actions, les actions des personnages. Pour l’heure le récit n’a pas encore pris son ampleur, donc on reste un peu sur sa faim à l’issue de ce premier tome. C’est un peu la raison de ma note médiane, j’attends de voir ce qu’il va se passer par la suite pour donner une note définitive.

Je ne connais pas les autres travaux du dessinateur Benoît Lacou, mais je suis très agréablement surpris. Les personnages des Murels sont très beaux, il y a une sorte de grâce qui se dégage d’eux. Par contre il est assez difficile de les différencier, ça heurte un peu la lecture. Il est un peu moins à l’aise avec les humains, mais ce n’est pas vraiment grave. L’ensemble est mis en couleurs par le dessinateur avec beaucoup de goût, des teintes vertes et bleutées de toute beauté. Vraiment, c’est un régal pour les yeux.

Espérons que la suite viendra rapidement.

Nom série  Clandestin  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La spécialité de James Ellroy, c’est les affaires de mœurs dans le Los Angeles des années 1950. Rappelez-vous de L.A. Confidential… Ici nous ne sommes pas dans le milieu du cinéma, mais dans celui de la police, pas celle qui fricote avec les malfrats, mais celle qui essaie de trouver son plaisir dans la rencontre d’une cliente fragile ou avide de sensations. Le héros d’Ellroy a beaucoup de chances de ce côté-là, il conclue pas moins de trois fois dans ce premier tome. Le récit est mis en images par Ptoma, qui aime bien ce genre de récits. Son trait est gracieux, sensuel, plutôt harmonieux. Seul petit hic, ses deux coéquipiers flics se ressemblent beaucoup, et lorsqu’ils discutent, on a un peu de mal à les différencier.

Cependant, malgré son talent, Ptoma n’a pas su installer une ambiance glauque à ses planches, alors que c’est l’une des caractéristiques principales du récit. Lequel n’est pas non plus un modèle de fluidité. J’ai trouvé l’enchaînement des séquences trop capillotracté, certains évènements arrivent à point nommé…

Dernier point noir, j’ai l’impression qu’on ne lira jamais la suite de cette histoire. Le premier tome est sorti depuis 3 ans, et la suite n’a pas l’air d’être prévue chez EP. Il faudra donc lire le roman d’Ellroy.

Nom série  Amer Béton  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Eh bien moi je n’ai pas vraiment apprécié ce manga. La faute en premier lieu au graphisme de Masumoto, qui manque beaucoup, à mes yeux, de maturité. J’ai vraiment du mal avec un récit où tous les personnages sont systématiquement laids. Ok, c’est en adéquation avec le propos de la série, dans une ville corrompue et décadente, mais cela a vraiment gâché ma lecture. Les personnages sont insupportables, et là aussi c’est en accord, mais franchement je ne vois pas trop l’intérêt, si ce n’est de nous enduire d’un pessimisme poisseux et inaltérable.

Ces difficultés de lecture ne m’ont pas donné envie d’analyser ma lecture, ainsi que le hors texte d’Amer béton. Je passe sans doute à côté de quelque chose, mais c’est ainsi, je n’ai pas aimé ma lecture.

Nom série  Napoléon (Osi)  posté le 09/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui, pourquoi, comme le dit l'historien Jean Tulard en préface, la bande dessinée ne s'emparerait-elle pas de l'histoire de notre premier empereur ? Parce que, Monsieur Tulard, elle l'a déjà fait, et ce depuis bien longtemps. Cependant l'ambition d'André Osi, dessinateur du lointain Horizon Blanc, est de retracer toute l'histoire de Napolleone Buonaparte depuis sa naissance, jusqu'à sa mort à Sainte-Hélène.

Dans le premier tome le fil rouge est la bataille de Toulon, entre 1791 et 1793, où le jeune sous-officier d'artillerie révèlera ses exceptionnelles dispositions à la stratégie, et à l'issue de laquelle il deviendra presque général de brigade. Parallèlement nous assistons donc à sa jeunesse, jusqu'à cette fameuse bataille. C'est très pointilleux, et même verbeux par endroits, donc attention à la lassitude. Je trouve d'ailleurs que le récit aurait pu être un peu allégé. Sur le plan du dessin, Osi se place dans la tradition des séries (A Suivre), avec la même rigueur sur le dessin. Sans être exceptionnel, celui-ci est plutôt solide.

Une énième série s'attaquant à l'un des personnages les plus importants de notre Histoire, mais celle-ci a l'ambition d'être la plus complète.

Nom série  Les Ensembles contraires  posté le 09/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a des récits, comme ça, qui vous touchent tout de suite.

C'est le cas de ces "Ensembles contraires". Le récit est simple, il nous propose sans détour une histoire d'amitié, comme on n'en a qu'une ou deux fois par vie, mais une sorte de coup de foudre, sans le côté amoureux. Juste l'amitié, dans ce qu'elle a de plus fort. Avec en fil rouge le soir où tout bascule pour Eric, ce sont plusieurs années d'aventures de deux inséparables qui nous sont contées. Ce choix narratif permet une montée d'adrénaline progressive pendant le premier tome, plus certainement qu'avec une narration linéaire, purement chronologique. C'est très malin de la part de Kris et Eric T. J'ai été particulièrement touché par l'épisode où Eric prend conscience de la dérive de sa mère, une dérive à la fois compréhensible et tellement dramatique...

Ils ont trouvé en Nicoby (alias Korkydü) un illustrateur très bon, aussi bien capable de traduire des ambiances que des sentiments contrastés. Une très belle découverte. Vivement la suite !

Nom série  Les Invisibles (Futuropolis)  posté le 09/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a deux éléments à séparer dans cet album : l'histoire et le dessin.

Sur le plan de l'histoire, j'ai été satisfait d'apprendre un nouveau pan de notre histoire, ce soulèvement partiel contre les gabeleurs en Chalosse. Je ne connaissais pas cet épisode, et je trouve que le traitement, centré sur Audijos, leader de cette insurrection, est plutôt bonne. Par contre on voit peu les Invisibles en action, c'est un peu dommage. Mais le sujet m'a vraiment intéressé.

Le dessin. Je le trouve carrément abominable. Les personnages sont très changeants, il y a pas mal de "fautes" dans les proportions... Je ne sais pas trop quoi dire d'autre, je l'ai détesté, c'est tout. Dommage parce qu'avec un autre dessinateur Jean Harambat aurait pu nous livrer un récit historique tout à fait passionnant et beau à l'oeil.

A lire uniquement pour le sujet, donc.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 205 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque