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Nom série  Voies off  posté le 29/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas vraiment amateur de polar. Aussi c'est avec peu de passion que j'ai lu cette BD dont c'est le thème principal.

J'ai été surpris par le dessin. Je ne m'attendais à un tel style. C'est un genre qui, à mes yeux, se rapproche de l'animation, notamment au niveau des couleurs qui font un peu trop informatisées pour moi. Mais malgré ces réticences, c'est assez sympathique à regarder et fluide à la lecture.

Les récits sont vraiment courts, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ils jouent pour la plupart sur des surprises ou retournements de situations de dernière page. Ce sont des scénarios honnêtes et divertissants mais aucun ne m'a vraiment marqué, à part l'avant-dernier (le mari qui a tué sa femme) qui m'a bien plu par sa révélation finale. Globalement, je ne suis pas très amateur de la noirceur de ce genre de récit où on sait toujours que ça va mal se terminer. Comme dit plus haut, le polar noir, ce n'est pas trop ma tasse de thé même si les auteurs font en sorte de garder une certaine légèreté de ton et un certain humour... grinçant.

Nom série  La petite histoire des armes à feu  posté le 29/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD particulièrement instructive, pour peu qu'on s'intéresse un tant soit peu au sujet du militaire et de l'armement. C'est nettement plus sur son aspect informatif que j'ai apprécié cette BD que sur son humour qui ne m'a guère fait sourire.

Dans le premier tome, La petite histoire des armes à feu, Jacques Devos parvient à nous raconter de manière précise mais prenante l'histoire des armes à feu des tous premiers pétards jusqu'aux fusils d'assauts et tanks les plus modernes. J'ai appris beaucoup de choses. Ce sont des dizaines de termes et de types d'armes que je croyais connaître et dont j'ai finalement appris les vraies différences et le fonctionnement interne. Escopettes, arquebuses, mousquets, tromblons, fusils, mitrailleuses, mitraillettes, fusils d'assauts, pistolets, revolvers, automatiques, autant de termes que je croyais presque interchangeables mais qui se révèle fondamentalement différents dans l'époque et la technologie. L'auteur parvient à mettre en avant l'ingéniosité des inventeurs successifs et à nous expliquer par des schémas simples comment marchent leurs armes.
Ca a l'air assez militariste présenté ainsi mais c'est diablement intéressant. Seul défaut, le degré de précision technique est parfois un peu fastidieux.

Le second tome, Armes secrètes, armes farfelues , m'a un peu moins intéressé. Il est en effet présenté à la manière d'un long inventaire d'armes surprenantes, de projets abandonnés et de véritables prototypes loufoques. Si l'on pioche par-ci par-là quelques-unes de ses pages, c'est assez amusant et instructif, mais quand on lit l'album d'un coup, cela devient très rapidement rébarbatif.
J'ai quand même, une fois de plus, appris pas mal de choses intéressantes, découvert des armes et systèmes qu'on croyait sortis de l'imaginaire d'écrivains et d'auteurs de BD (je pense ici à l'arme sonique récupérée par Hergé dans l'Affaire Tournesol) alors qu'elles ont vraiment existé au moins à l'état de projets officiels.

Une lecture très instructive et plaisante à lire.

Nom série  Les Funérailles de Luce  posté le 28/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec tous les avis positifs ci-dessous, je m'attendais à quelque chose de nettement plus consistant. Au final, j'ai passé un moment de lecture assez agréable mais qui ne m'a guère marqué.

Le dessin de Springer est tout ce qu'il y a de sympathique. Plein de personnalité, techniquement maîtrisé, il est beau et souple, même si je lui reproche quelques cases pas très évidentes au niveau de la clarté.

Le récit est fluide et plaisant. Un bon moment, je me suis demandé où l'auteur voulait en venir, alternant en réalité deux histoires presque indépendantes pendant presque tout l'album. D'un côté, il y a cette petite fille assez réservée, ces personnages intrigants qu'elle voit et les peurs dont elle fait preuve vis-à-vis de la mort et du noir. D'un autre côté, il y a son grand-père, vieux mais plein de vie, et l'histoire qu'il va vivre rappelant, à la manière de Les Petits Ruisseaux que l'amour et le sexe ne disparaissent pas avec l'âge. Ces deux récits se rejoignent en une fin relativement poignante mais nettement moins que je l'aurais... espérée.
Je n'ai pas tellement su être touché par cette façon de raconter, et j'ai un singulier sentiment comme quoi cette oeuvre serait restée trop superficielle à mon goût. J'aurais aimé quelque chose de plus dense, hésitant moins à entrer dans le vif du sujet.

En définitive, je n'ai pas été marqué par cette BD même si je lui reconnais des qualités graphiques évidentes et une certaine originalité de scénario et de ton.

Nom série  Synop6  posté le 26/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce manga à la française part sur une idée qui aurait pu avoir du potentiel. Sur la base de compétition d'impros ou de slams, les auteurs imaginent en effet des compétitions d'improvisation de scénarios. Les scénaristes en herbe, que ce soit de jeux de rôles ou de jeunes écrivains ou poètes, ont de quoi être intéressés par cette idée. Malheureusement, le résultat n'est guère convaincant.

Au niveau du graphisme, il y a du bon et du moins bon. L'aspect visuel est celui d'un manga pure souche, à mi-chemin entre le shonen et le shojo, à la manière du scénario qui est à mi-chemin entre le nekketsu et la romance lycéenne. Le rendu est assez inégal. Il est tout à fait correct sur la fin du premier tome, d'un rendu plutôt pro, mais il est nettement plus amateur en début d'album avec certaines cases réussies et d'autres médiocres, notamment au niveau des anatomies et de l'absence de décors. Certaines incrustations de photos en arrière-plan ont également tendance à tomber comme de vraies perruques dans la soupe tant elles ne collent pas avec les personnages en avant-plan.

Le récit manque terriblement de maturité. Les personnages sont des lycéens mais on dirait que les scénaristes en sont également. Les relations entre les protagonistes sont cousues de fil blanc, prévisibles, sans crédibilité et sans naturel.

L'idée du script battle aurait pu être bonne. Une telle thématique promettait à mes yeux des prouesses intellectuelles et d'imagination qui, une fois couchées sur le papier, auraient pu ravir l'esprit du lecteur.
Mais la démonstration qui en est faite dans ce premier album est assez pitoyable.
D'un côté, nous avons le héros qui se retrouve sur scène sans aucune préparation et balance une histoire assez nulle mais qui a le mérite d'être marrante : il se fait huer par le public. Soit. Mais face à lui, il y a le méchant, l'antipathique pêteux qu'on veut baffer dès la première apparition, qui réplique avec une histoire d'une totale platitude et sans imagination. Et là, tout le public applaudit à tout rompre. Ah ? Et les auteurs d'insister très lourdement en mettant des tonnes de superlatifs dans la bouche de la copine du méchant pour bien préciser que, dans l'esprit des auteurs au moins, c'est vraiment une bonne impro qu'on vient de nous assener là. Ah ? Je crains que de l'affirmer ainsi noir sur blanc ne suffise vraiment pas à m'en convaincre.
Voilà en tout cas qui ne me motive vraiment pas à l'idée de suivre d'autres compétitions de ce "sport intellectuel" si le niveau reste aussi navrant et si les opinions du public, garantes de la victoire ou de la défaite des protagonistes, sont aussi artificiellement manipulées par les auteurs du manga.
C'est d'autant plus ironique que le bonus en fin de premier tome est justement toute une sorte de leçon de la part des auteurs sur "comment créer un scénario parfait", comme s'il suffisait de suivre à la lettre les méthodes basiques du scénario de manga (inversions de valeurs, fossé narratif, etc...) pour produire un bon récit.

Pas convaincu du tout donc par les péripéties sans saveur de ces personnages et par leurs artificielles confrontations. Seules la qualité correcte du dessin et l'espoir que l'idée de ces scripts battle finisse par donner quelque chose d'intéressant m'ont empêché de refermer l'album avant la fin.

Nom série  Le Dieu Singe  posté le 25/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien la légende chinoise du Dieu Singe même si je n'ai toujours pas, jusqu'à présent, eu l'occasion de prendre connaissance de la fin de son récit, chacune de mes lectures s'étant jusqu'à présent arrêtée au début de la pérégrination vers l'ouest.
C'est avec curiosité que j'ai voulu expérimenter cette nouvelle adaptation en BD cette fois avec l'efficace J-D Morvan au scénario.
Mon avis est mitigé.

Le dessin est plutôt excellent. Ce sont surtout les couleurs qui sont bonnes. C'est un travail à l'ordinateur de grande qualité qui offre une palette chromatique éclatante assumant totalement son aspect artificiel.
Les décors sont à la hauteur, fins, soignés, détaillés et beaux.
Les personnages, pour leur part, tiennent du style de l'animation moderne et contrastent un peu par l'apparence plus grossière de leurs traits. C'est bien là le moindre reproche que je ferais à ce graphisme.

Le récit, ensuite, est l'adaptation directe de la légende de Sun Wukong, le Roi Singe. L'aventure de ce dernier s'étend sur de bien longs chapitres et le tome 1 de cette série n'en est que le tout début. Le conflit avec le panthéon des dieux chinois sera pour plus tard et le début de la pérégrination vers l'ouest en elle-même sera pour encore plus tard si tout va bien.
Mais la vastitude du récit originel du Dieu Singe est telle que cette adaptation en BD est obligée de condenser les évènements. Du coup, le rythme de la narration ne m'a pas paru terrible à bien des moments. Certaines péripéties passent relativement mal à mes yeux. Par exemple, la raison pour laquelle le Dragon de l'océan décide d'obéir à tous les désirs de Sun Wukong et pourquoi ce dernier se comporte ensuite avec défi envers lui ne parait pas tellement compréhensible tel que raconté dans cette BD.

Dans l'ensemble, cela reste une adaptation convenable qui a l'avantage de raccourcir une légende qui pêche un peu dans sa version originale par sa très grande longueur. Elle dispose en outre d'un dessin franchement intéressant et plaisant. Mais je lui préfère tout de même son adaptation en BD chinoise, Le Voyage en Occident, que je trouve plus pêchue et qui prend le risque de raconter plus en détail ce mythe antique.

NB : à noter d'agaçantes erreurs d'inversions de bulles de dialogues à plusieurs reprises dans ce premier tome. Je croyais que Delcourt prenait la peine de relire leurs albums avant impression, il semble que ce ne soit pas le cas.

Nom série  La Mer  posté le 25/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

La Mer est un album complètement muet, présentant une image unique par double page et formant ainsi une histoire toute simple et relativement vite lue. L'histoire, c'est celle d'un chat qui veut attraper un poisson rouge, mais celui-ci s'envole de son bocal et entraîne le chat dans une longue course-poursuite à travers le pays jusqu'à... la mer.

Le dessin est d'une grande simplicité, le style "ma petite soeur ferait pareil". Mais l'auteur réussit à lui garantir une belle esthétique par un beau travail sur la composition, les couleurs (pourtant composées seulement de rouge et de noir) et la texture. Ca ne plaira pas à tout le monde mais il y a un sens du beau et une sensibilité manifeste dans ces planches.

Je ne sais pas si cet album se classe vraiment dans la catégorie jeunesse mais je l'espère. Car son récit est vraiment trop enfantin pour qu'il en soit autrement. En tant qu'adulte, je suis nettement resté sur ma faim. Il y a une certaine poésie dans les évènements silencieux que vit ce chat et ce poisson volant de même que dans les décors qu'ils traversent.
Mais à part ça, un lecteur adulte comme moi ne ressentira pas grand chose à la lecture. Et un enfant trouvera le récit simple et compréhensible mais ne sera guère captivé ni marqué pour autant, je pense.

Nom série  Sale morveuse !  posté le 25/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par curiosité mais sans grande motivation, j'ai voulu voir ce que donnait un album de ce nouvel éditeur, Diantre. Connaissant déjà Gally par son blog et ses quelques publications actuelles, c'est sur son album que j'ai jeté mon dévolu.

Le dessin est celui habituel de Gally. Noir et blanc, elle y privilégie ici l'efficacité au détail. Tant et si bien que ça se lit sans soucis mais je ne m'attarderai pas sur une planche en particulier.

Le récit reprend un fantasme assez typique, celui déjà évoqué dans Quartier lointain, pouvoir revenir en enfance avec son esprit adulte et être en mesure de remodeler son passé. Gally y prend le partie d'en profiter totalement, prenant sa revanche sur tout ce qu'elle a pu regretter dans sa propre enfance. C'est parfois assez jouissif et souvent amusant.
Cela ne m'a cependant pas plus emballé que cela car ça reste très superficiel et l'humour tombe parfois assez à plat. En outre, une fois le principe de base acquis, l'intrigue peine assez à intéresser. Et en fin de ce qui se révèle être un premier tome, je ne suis guère curieux de voir la suite.
Mais c'est un album sympathique et pas trop cher, alors pourquoi pas ?

Nom série  Nextwave  posté le 15/05/2007 (dernière MAJ le 24/03/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la veine de The Authority, voilà une série iconoclaste qui se moque avec le plus grand sérieux et la plus grande folie des super-héros de l'univers Marvel.

Imaginez Nextwave, un groupe dissident de la H.A.I.N.E (H.A.T.E, parodie évidente du S.H.I.E.L.D) qui se rebelle contre ces derniers, les accusant de protéger une mégacorporation terroriste qui aurait pour but de tester joyeusement des Armes Non Conventionnelles de Destruction Massive en éradiquant un petit peu des régions entières des USA.
Imaginez que ce groupe soit composé de :
- Monica Rambeau, ex-Photon, ex-Capitaine Marvel, ex-membre de Vengeurs dont elle a été un moment à la tête, capable de se transformer en n'importe quel rayonnement électromagnétique, qui profite de son expérience passée chez les Vengeurs pour se placer en tant que chef de Nextwave, et à propos, vous a-t-elle déjà dit qu'elle avait fait partie des Vengeurs ?
- Captain (anciennement connu sous le nom de Captain Fuck), ancien punk beurré comme un petit Lu, que des martiens à grosses têtes ont choisi comme nouveau détenteur de leurs pouvoirs super naturels qui l'ont transformé en héros digne d'un Superman crétin et beurré comme un petit Lu
- Machine Man, androïde au caractère digne d'un Bender de Futurama, capable de transformer son corps en couteau suisse géant
- Elsa Bloodstone, chasseuse de monstres au physique de top model, aussi bourrine avec ses poings qu'avec ses fusils à pompe
- Meltdown, mutante ex-membre d'X-Force, capable de faire exploser tout ce qu'elle désire d'un simple "tick tick boom !"

Et contre eux, quels ennemis ?
Un dragon chinois géant et vert doté d'un slip violet à la Hulk, un policier ripou capable de se métamorphoser en Transformer géant à moustache et bien sûr l'inénarrable Dirk Anger, directeur de la H.A.I.N.E au caractère... heu... affirmé.

Ca a l'air débile résumé comme ça. Ca l'est. Mais c'est néanmoins raconté sur le ton du second degré, faisant mine régulièrement de se prendre au sérieux pour donner évidemment plus d'impact à l'humour.
Textes narratifs hilarants, scènes d'anthologie où l'on frise le ridicule sans jamais tomber dans le clownesque, super-héros Marvel méchamment tournés en dérision, des répliques et des personnages à peine plus politiquement corrects que ceux des très bons albums The Authority de Mark Millar, je dois dire que je me suis fendu la poire à bien des moments au cours de ma lecture.

Ce n'est pas une série parfaite car l'humour retombe un peu à certains moments, parce que certains passages sont quand même un peu "débiles" et parce que l'intrigue se borne en gros à une suite de combats mais ce fut un véritable petit bonheur de lecture pour moi avec son lot de crises de fou rire.


Addendum :
Petite déception après lecture du second tome qui m'oblige à baisser ma note. J'ai encore rigolé à plusieurs reprises lors de la première moitié de sa lecture mais je trouvais l'humour quand même trop souvent lourdingue. Quand à la seconde moitié, elle m'a plutôt laissé indifférent et m'a paru nettement moins marrante malgré quelques idées amusantes. J'espérais quelque chose de plus percutant, j'ai finalement lu un album qui s'oublie rapidement après lecture et n'a pas la force humoristique qui m'avait étonné et plu dans le premier tome. Dommage.

Nom série  L'infini (Flywires)  posté le 24/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà la clôture de cette série en trois tomes et elle me laisse sur une impression en demi-teinte. Il y a du bon et du moins bon dans cette BD.

Le bon, à mes yeux, concerne les idées et réflexions de SF qu'elle aborde.
Qu'il s'agisse de la réflexion sur cette sorte de Net qui relie les humains entre eux et à leur technologie, réseau dont il ne fait pas bon être coupé, ou encore de réflexions sur la vie à bord d'un vaisseau interstellaire gigantesque quand on ne fait partie ni de la génération qui a accepté de monter à bord ni de celle qui verra la fin du voyage, ou encore de doutes sur la valeur de la vie quand toute partie du corps humain, incluant la tête et le cerveau, peut être clonée et recréée et la mémoire être sauvegardée puis réinjectée, il y a beaucoup de thématiques abordées à la fois, peut-être trop car chacune l'est de manière superficielle seulement.

Le tout n'est pas creusé car inclus dans une intrigue plutôt mouvementée et pleine d'action. Après une introduction toute en punch quoiqu'un peu trop rapide, on se pose ensuite de nombreuses questions dans le second tome avant d'en voir les réponses et révélations débouler en avalanches dans le dernier album. Le tout n'est pas désagréable à lire mais se révèle plutôt confus sur la fin. En tant que lecteur, j'ai un peu perdu pied et les choses se sont assez embrouillées. Tant et si bien que le final, pourtant doté d'une morale surprenante et politiquement incorrecte quand on y pense, m'est passé un peu à côté alors qu'il y avait le contenu pour en faire quelque chose de fort et de prenant. Question de rythme et de mise en place du récit, je pense.

Il n'en reste pas moins un récit de divertissement SF avec quelques bonnes thématiques abordées, des personnages intéressants et parfois amusants, et une fin qui pourrait étonner le lecteur habitué à une soupe hollywoodienne bien pensante.

Nom série  L'Association des Cas Particuliers  posté le 24/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans sa thématique, cette série ressemble à un de ces nombreux thrillers ésotériques ou archéologiques qui ont été engendrés par la mode Da Vinci Code. Mais son traitement est assez rafraîchissant et échevelé pour apporter quelque chose de neuf et de bien plaisant à lire.

Tout est assez lâché dans cette BD, à commencer par le dessin. Son trait est dynamique et efficace mais il ne ravira pas les amateurs de planches soignées et réalistes. C'est à nouveau là une manière de démarquer cette série des trop sérieuses séries BD du style Le Triangle Secret et autres Le Décalogue. Avec un encrage aussi lâché, l'auteur donne un certain peps pas désagréable à sa série qui n'hésite pas à prendre la voie de l'action plutôt que de la réflexion dans une bibliothèque obscure.

L'intrigue des deux premiers tomes, formant un cycle complet, est originale et mêle de manière plutôt surprenante paléontologie et lignées royales françaises.
Mais l'essentiel de l'intérêt de cette BD repose sur les personnages. Qu'il s'agisse des héros comme de leurs adversaires, l'auteur n'hésite pas à leur donner des personnalités étonnantes qui amènent rapidement le sourire. L'association des cas particuliers n'a rien d'une agence tout-risques où chacun joue son rôle à la perfection et où tout s'imbrique avec professionnalisme : nous avons ici un groupe de trois personnages suffisamment intelligents et débrouillards pour aller plus ou moins de l'avant dans leurs enquêtes mais leur association est plutôt brinquebalante et ses membres, enfin surtout un, ne savent pas trop le rôle qu'ils ont à jouer. De même, leurs ennemis, et notamment les trois tueuses à leur poursuite, sont assez surprenantes et l'auteur tourne souvent leurs actions violentes en ridicule.

Il en résulte une intrigue échevelée et amusante, où le réalisme flirte régulièrement avec le burlesque. Jusque dans la conclusion du premier cycle qui a de quoi dérouter et faire sourire. Une sympathique lecture de divertissement, qui ne se prend pas trop au sérieux tout en offrant un scénario original et plutôt bien mené.

Nom série  Superman - Les Saisons de Superman (For All Seasons)  posté le 23/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais nettement plus de Jeph Loeb et Tim Sale. J'aime bien le personnage de Superman et je me disais qu'avec les auteurs de Batman - Un long Halloween aux manettes, il y avait de quoi faire quelque chose d'intéressant. Au lieu de ça, For All Seasons n'est pas grand chose de plus qu'un petit hommage rendu à l'Homme d'Acier.

Le récit se contente de reprendre les débuts connus de tous ou presque de Clark Kent, son départ de Smallville, ses débuts à Metropolis et quelques confrontations sans grande conséquence entre Lex Luthor et lui. On n'apprend rien de neuf, et l'intrigue n'a rien de vraiment captivant. Seul apport des auteurs dans cette mini-série en quatre chapitres, quelques questionnements d'un Superman qui doute de lui et de ce qu'il peut apporter au monde avec ses pouvoirs sans limite.

Le dessin de Tim Sale a toujours une personnalité bien à lui qui me plait bien mais je n'ai pas retrouvé les belles mises en page et compositions dont il a su faire preuve dans d'autres de ses oeuvres. En outre, je n'aime guère la colorisation de cette BD.

En résumé, cela se laisse lire sans déplaisir mais cette mini-série n'apporte pas suffisamment d'intérêt pour valoir son achat.

Nom série  La Porte au Ciel  posté le 22/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eugenio Sicomoro, voilà un dessinateur qui a fait du chemin depuis Lumière froide, la seule autre série de lui que j'ai lue. J'y avais déjà noté ses personnages très travaillés et réalistes mais je lui reprochais des décors vides et des couleurs médiocres. Tout cela est corrigé et encore perfectionné dans cette nouvelle série qui parait dans la collection Aire Libre.
Ses personnages sont dessinés avec un souci du détail impressionnant. Ils ont un peu de la vie et du réalisme des héros de Gibrat. Et ils ont même temps la grande expressivité faciale des personnages de grands du dessin italien tels que Liberatore ou encore Serpieri. Face à un tel réalisme, il résulte parfois une légère impression de figé mais ce serait vraiment chercher la petite bête tant chaque planche est soignée et réussie.
Les décors ne sont pas en reste. A l'exception de quelques lignes droites trop tracées à la règle, ils offrent de simples mais superbes paysages campagnards et forestiers.
La colorisation est en outre excellente et ajoute à la beauté de chaque page.

Makyo nous offre un scénario mêlant plusieurs trames qui s'agencent de belle manière.
La principale, en toile de fond, est sur le thème de la disparition. La disparition d'un enfant et la force de vivre du père éploré qui maintient sa fille en vie par des toiles de peinture où il fait évoluer et vieillir son visage, années après années.
La seconde trame, force dynamique du récit, raconte la fugue commune de trois adolescentes, chacune pour des raisons différentes et très valables. Ce sont de vraies amies attachantes et jolies même si elles ont toutes les trois tenté de se suicider par le passé.
Ces deux fils narratifs vont se mêler autour d'un endroit légendaire, la Porte au Ciel, qui apporte une dimension un peu mystique à ce récit où les vivants côtoient la mort et la disparition.

Présentée ainsi, l'intrigue parait sombre et un peu sinistre. Mais il s'en dégage pourtant une vraie joie de vivre, de résister. Les héroïnes sont tourmentées mais pleines de vie et bien décidées à ne pas se laisser abattre. Le père dont la fille a disparu a su lui aussi redresser la tête et maintient l'esprit de sa fille en vie par la force de sa volonté. Et à cela s'ajoutent les très beaux décors champêtres de ce récit.
Tout cela pour donner une BD que j'ai lue avec grand plaisir et dont j'ai hâte de découvrir le second et dernier tome.

Nom série  La lecture des ruines  posté le 21/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
David B. fait du David B. avec cet album. Décor sombre et guerrier, ambiance mêlant onirisme, mythologies folkloriques et superstitions et, bien sûr, dessin naïf et doté de la personnalité qu'on lui connaît.
Je n'ai pas tellement été charmé, ceci dit.

L'histoire commence de manière à peu près linéaire, avec une intrigue qui semble se tenir. Mais elle évolue pour tourner à un drôle d'amalgame de superstitions et de mythes de la première guerre mondiale. Résultat, ça finit dans un drôle d'imbroglio légèrement sans queue ni tête.
Je suis partagé car j'ai bien aimé une partie de l'ambiance et j'ai bien aimé l'épilogue sur le journal Les incidents de la nuit (comme la BD homonyme de l'auteur) et comment cet album serait une sorte d'hommage rendu à ce folklore fantastique et macabre de la guerre de 14-18.
Mais hormis cela, je me suis plutôt ennuyé à la lecture et n'ai pas su être captivé par ce récit sans accroche et trop embrouillé.
J'apprécie la personnalité certaine de ce récit original mais pour le reste, bof.

Nom série  Un Monde de différence  posté le 11/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis un certain temps avant de lire ce comics car son dessin me rebutait. Il est soigné et travaillé, j'aime bien son encrage et ses décors. Mais par contre, je ne comprends vraiment pas ce choix de l'auteur de représenter les personnages avec de vrais visages de trisomiques, avec des mentons énormes que ce soit des filles ou des garçons, et des sourires dignes d'une publicité pour l'enrôlement de boy-scouts. Ca donne vraiment des airs de cons aux protagonistes du récit.
J'ai fini par m'y faire mais jamais je n'ai trouvé belles les planches que je regardais.

L'histoire, par contre, est intéressante.
Je croyais qu'elle abordait uniquement la question du racisme mais le sujet de l'homophobie est presque davantage traité. Et au passage, nous suivons le parcours d'un jeune homme qui se découvre homo mais préfère tenter de "corriger ce défaut" et d'agir en hétéro en espérant "guérir". C'est un vrai témoignage, plus ou moins fictif certes mais on sent qu'il y a énormément de vécu là-dedans.
On en apprend également beaucoup sur la situation de la ségrégation raciale dans le Sud des USA dans les années 60, sur l'état d'esprit des gens, qu'il s'agisse des noirs, des red-necks racistes et de ceux qui sont entre les deux et vont décider d'agir dans un sens ou dans l'autre.

Cet album est dense, se lit en plusieurs heures, et est suffisamment bien raconté pour ne pas ennuyer le lecteur tout en lui apprenant pas mal de choses.
Il manque cependant différentes choses pour faire de cette BD davantage qu'un album informatif. La narration est maîtrisée mais n'a rien d'originale. L'émotion n'a su que très moyennement m'atteindre. Même les moments sensés être forts de la fin de l'histoire m'ont à peine touché. De même, le quatrième de couverture parle de moments humoristiques et d'autodérision, mais je n'en ai vu aucun et je n'ai souri à aucun moment.
J'ai lu cette BD avec curiosité et sans aucun déplaisir car elle est bien racontée et présente quelques textes et dialogues très bien écrits. Mais hormis son caractère informatif, je n'en retire pas grand chose.

Nom série  Les Eternels - Dessein intelligent  posté le 10/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais curieux de voir ce que pouvait donner un scénario de Neil Gaiman dans l'univers de Marvel. Celui qu'il nous offre ici avec ce renouveau des Eternels n'est pas mal mais loin à mes yeux de l'originalité et la force d'un Sandman ou de la majorité de ce que j'ai lu de lui.

Au dessin, John Romita Jr dont j'aime le style un peu anguleux. Son dessin me plait ici encore. Il est à la fois classique mais non dénué d'une vraie personnalité.

Le scénario, quant à lui, permet de découvrir ces personnages des Eternels. Créés par Jack Kirby en 1976, ils avaient été abandonnés depuis 30 ans. Gaiman leur redonne vie avec une entame assez classique : la quasi totalité des Eternels a perdu la mémoire et vit parmi les humains. Comme par hasard (une coïncidence trop facile que je déplore, surtout venant d'un scénariste comme Gaiman), des évènements plus ou moins indépendants vont leur redonner la mémoire à tous en même temps et les réunir dans une intrigue complexe avec des secrets antédiluviens qui menacent de se réveiller et de détruire le monde.
L'intérêt vient, pour commencer, de l'originalité de ces personnages des Eternels et des choses qu'ils ont vécues depuis un million d'années, notamment vis-à-vis de ces créatures quasi-divines appelées les Célestes. La qualité du récit vient aussi des relations qu'ont bâties entre eux les Eternels en tant qu'humains dans un monde où vivent d'autres super-héros dont ils ne pensaient pas être les égaux. Puis viennent toutes les sous-intrigues du scénario qui ne sont pas mauvaises et assez prenantes.

Bref, c'est un récit plaisant, bien mené, doté d'un graphisme de qualité et qui permet de découvrir les personnages assez originaux que sont les Eternels. Un sympathique divertissement mais nous sommes loin des chefs-d'oeuvre de Neil Gaiman à mon sens.

Nom série  La Vavache  posté le 10/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il faut bien noter une chose avec cette BD : c'est une Bd pour la jeunesse, la petite jeunesse. Je situerais le coeur de cible de cette lecture parmi les enfants de 3 à 7 ans. C'est une BD muette, donc lisible même si on ne sait pas lire, toute en couleurs ensoleillées, toute mignonne et amusante.

Le dessin me fait un peu penser à ces BDs de Pif Gadget. Simple, rondouillard, lumineux, il est taillé pour plaire aux enfants. Quelques expressions faciales assez réussies et humoristiques dénotent cependant d'une certaine technique de la part de la dessinatrice. C'est en tout cas efficace, très lisible et plaisant à lire.

Le récit se lit vite, il est plutôt enfantin, mais je dois avouer qu'il m'a mis de bonne humeur. Il ne manque pas, en effet, d'un certain humour. Il reste cependant taillé pour plaire davantage aux jeunes enfants qu'aux adultes. Mais j'en retiens que c'est le genre de BD que je lirais et relirais avec plaisir à mes enfants.
A noter en outre que l'album offre une double planche cartonnée dépliable qui s'intègre complètement dans l'histoire et ajoute un côté ludique à la BD.

Nom série  Mademoiselle (Poupon)  posté le 10/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est le genre de BD qui se lit en trente secondes. Il ne contient en effet qu'une vingtaine de pages, et chaque double page ne comporte qu'une unique grande case à moitié muette (en fait une seule longue phrase s'étale du début à la fin de l'album). C'est un récit d'une pure simplicité, celui d'une belle femme qui étale les formes attirantes de son corps nu et de l'homme qui vient lui faire l'amour. Pas de quoi pavoiser.

Ceci étant dit, le dessin est très joli. La technique rappelle un peu le pastel gras et offre des couleurs originales et belles. Le trait est sensuel et bon.
Ce sont en fait de belles illustrations qui forment un récit simple, instinctif, sur la base d'une phrase assez amusante.

Joli à regarder, certes, mais je me vois mal en conseiller l'achat à moins de vraiment aimer ce type de dessin car hormis cela il y a bien peu à lire.

Nom série  Le Val des Ânes  posté le 10/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La couverture de cet album m'a aussitôt fait penser à du Baudoin. Impression renforcée au feuilletage des pages car le style ressemble à un mélange entre celui du dessinateur Niçois et celui de Sfar pour le trait assez hésitant et lâché. Nous ne sommes pas là au même niveau de maîtrise que ces deux artistes d'influences mais on ressent tout de même dans certaines cases une vraie technique indiquant que l'auteur est issu d'une école d'art.

Mais ceci étant dit, je n'aime pas ce graphisme. Il m'a même rebuté un long moment avant que je me décide enfin à entamer cette BD. Trop brouillon, trop volontairement "sale", trop lâché. Même si j'ai fini par m'y faire au fil des pages, ce n'est clairement pas le genre de dessin que j'apprécie et qui me donne envie de lire.

Quant au récit, c'est une énième autobiographie, un récit de la jeunesse de l'auteur. Pourquoi pas s'il y a quelque chose à raconter et des émotions originales à partager ? Mais ce ne sont là que des suites de "conneries" de ce gamin qu'était l'auteur auquel je n'accroche clairement pas. Vies rurales, vies entre garçons avec ses frères et ses potes, bêtises en tout genre. J'en ressors avec une impression de dégoût face à la méchanceté des enfants qu'il montre sans fards, une impression même de sordide tant les anecdotes qu'il raconte ont de quoi me rebuter par moments. Tout est peut-être vrai, c'est peut-être là un témoignage pur de celui qui se donne au lecteur la main sur le coeur, mais cela ne m'a guère plus intéressé qu'un peu de voyeurisme et de curiosité.

Je ne le relirai pas.

Nom série  Le Prisonnier des étoiles  posté le 09/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà clairement à mes yeux la définition même d'une BD injustement oubliée. Je l'ai empruntée par pur hasard à la bibliothèque que je fréquente et je n'en attendais guère plus qu'un banal récit latin de SF-action teinté années 80, un truc à la limite du divertissement de gare. Au lieu de ça, j'ai découvert une BD excellente tant du point de vue du graphisme que du scénario, de son originalité, de sa justesse et même de son humour.

Le dessin d'Alfonso Font partage beaucoup d'influences. La plus évidente est celle de Moebius à qui il rend d'ailleurs un gros hommage dans une case qui est un clin d'oeil appuyé à la célèbre première page de L'Incal. Son encrage est cependant nettement plus fin à la manière d'un Al Coutelis. Et au long des pages de cet album, j'ai eu parfois l'impression de reconnaître un petit peu du trait dynamique de Pratt et des visages de personnages de Vance (en techniquement plus réussi).
Ces planches en noir et blanc sont belles et très soignées. L'auteur ne se moque vraiment pas du lecteur et offre à chaque fois des cases détaillées et travaillées mais toujours très lisibles. Du beau boulot qu'on prend plaisir à regarder et à lire.

Le scénario commence de manière assez banale. Sur une planète au gouvernement autoritaire, un beau rebelle se fait emprisonner après une course-poursuite et veut s'évader. Mais ce n'est là que le début car le scénario va ensuite nettement au-delà de cette trame trop classique apportant beaucoup d'idées pour un récit captivant et intelligent à la fois. Je me suis moi-même laissé prendre et surprendre. Je croyais lire du déjà-vu, j'ai découvert un récit très bien foutu et assez original.
J'apprécie en outre sa maturité car, là où je craignais un récit trop latin, trop machiste et superficiel, il offre une certaine profondeur et surtout un certain humour. Au tiers de la série apparaît notamment la belle blonde qu'on imagine tout de suite jouer le rôle de femme fatale à la botte de son amant, le beau héros. Mais au lieu de ça, elle va jouer l'amoureuse oui, mais une amoureuse un peu fantasque, parfois douce et soumise, parfois brutale et farouche n'hésitant pas à ridiculiser un peu le héros. Elle va même jouer régulièrement le rôle du faire-valoir humoristique, assez drôle d'ailleurs, ce qui tranche avec une vision caricaturale de la femme-objet belle mais sans cervelle.
Et pour ne rien gâcher, la conclusion de ce scénario ne manque pas d'intérêt et de retournement de situation, avec une belle révélation-surprise sur la fin.

Une très bonne lecture qu'il est vraiment dommage qu'elle ait disparu des mémoires.

Nom série  Goudron Plumé  posté le 09/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connaissais déjà Baladi pour son graphisme qui ne manque pas de personnalité. Encrage épais et mises en scène originales, il a de quoi séduire. Mais hormis quelques cases sympathiques dans cet album, il ne m'a guère charmé et il m'a même régulièrement déplu notamment en ce qui concerne les personnages.

Le récit non plus ne m'a pas plu. Sorte de western fantasmé à la limite de l'onirique, il se déroule sans grande linéarité, comme improvisé. J'ai eu l'impression que l'auteur tentait de faire passer des messages philosophiques, des symboles, mais je n'ai vraiment pas accroché. L'histoire m'a paru longue et ennuyeuse, tentant vainement de se relancer par-ci par-là.

J'accroche pas du tout.

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