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Nom série
Un Automne à Hànôi
posté le
26/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une BD qui ne paie pas de mine et surprend quand on la feuillète par son aspect original. Mais au final ce fut une bien agréable surprise pour moi.
Un automne à Hànôi est graphiquement étonnant. Hormis quelques pages comprenant une unique image, la majorité des planches sont composées d'une grande case aux contours arrondis subdivisée en un morpion de 9 petites cases. Ces dernières se présentent ensuite soit sous la forme d'une suite d'images narratives comme dans une BD standard, soit comme des successions d'images comme autant de points de vue ou de clichés d'un endroit, ou encore sous d'autres formes et compositions assez originales. Et par moment, l'une de ces petites cases est emplie uniquement d'un texte narratif s'intégrant très bien dans le suivi visuel.
Il semble que cet aspect visuel soit inspiré de l'art Vietnamien, peut-être des laques. En tous les cas, c'est une mise en page originale et réussie.
Le dessin pour sa part est bon et surtout excellemment rehaussé par des couleurs fortes et de toute beauté.
C'est donc un album très joli et graphiquement original tout en étant agréable à lire.
Mais que contient-il ensuite ?
Un carnet de voyage lui-même présenté sous une forme inusitée. Plutôt qu'un suivi chronologique d'un séjour au Vietnam, la BD est composée de courts chapitres, parfois une unique planche, présentant ce séjour sous la forme d'anecdotes, de présentations de lieux, de discussions, d'histoires qui ont été racontées à l'auteur. Ces anecdotes sont parfois amusantes, parfois fortes, parfois même cruelles, mais toutes ou presque sont très justes et pleines d'une ambiance qui permet de se sentir vraiment transporté.
Seul véritable défaut de cet album, il m'a semblé trop court : moins de 40 pages sans compter les croquis en fin d'album. Outre le fait que j'aurais vraiment eu envie d'en lire plus, cela rend l'album un peu cher.
Néanmoins, je vous en conseille, si ce n'est l'achat, au moins la lecture. |
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Nom série
Les Essuie-glaces
posté le
25/04/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Jusqu'à présent, aucune oeuvre de Baudoin ne m'a intéressé ni charmé : autant dire si j'ai lu les essuie-glaces à reculons. Mais finalement, c'est peut-être bien la BD de cet auteur qui m'a le plus plu pour le moment.
Là où certains crient au génie concernant le dessin de Baudoin, je le dis tout net : moi je n'aime pas. Ce n'est pas mon genre de dessin du tout. Hormis les décors qui ne sont pas mauvais, ce sont surtout les visages des personnages que je trouve moyens. Mais par dessus tout, c'est l'encrage de Baudoin que je n'aime pas, pas du tout. D'où le fait que je n'ai accroché graphiquement à aucune des BDs de lui que j'ai lue puisqu'elles étaient toutes en noir et blanc et donc avec cet encrage noir omniprésent.
Mais les essuie-glaces est en couleurs et ça change tout pour moi. Ces couleurs me réconcilient vraiment avec l'aspect visuel de cette BD car je les trouve très réussies. Dans des tons bleu et neige, peintes à la gouache semble-t-il, elles donnent une ambiance froide mais très belle à ces planches.
De son côté, l'histoire de cet album est difficile à cerner comme souvent chez Baudoin. Les essuie-glaces est sensé former la conclusion d'un tryptique avec Les yeux dans le mur et Le Chant des baleines, mais je n'ai pas lu les 2 autres donc ne peut pas voir le lien qui pourraient exister entre ces 3 albums.
Après une introduction onirique, la trame de base de cet album est le récit du dernier voyage de Baudoin au coeur du Québec après y avoir séjourné durant 3 ans et s'y être fait quelques amis. Mais la narration part en nombreuses digressions comme suivant le fil des pensées de l'auteur. Et en parrallèle au récit, des textes de bas de page racontent la forme que prend une histoire d'amour et son évolution. Narration un peu confuse et multiple donc, dont on voit mal en début de lecture vers où cela est sensé nous mener. Pas toujours passionnant, parfois prise de tête, je dois avouer que c'est essentiellement par le récit du voyage au Québec en lui-même que j'ai été intéressé et pas par les digressions de l'auteur, pas par la présentation de ses amis et de ses amours, pas par ses reflexions diverses sur les sentiments et la vie.
Ce n'est donc pas une Bd dont je conseillerais l'achat, mais un album assez joli et pas inintéressant même pour quelqu'un comme moi qui ne suis pas fan de ce genre de "BD d'auteur". |
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Une BD muette qui se lit bien et amène facilement le sourire.
L'auteur, Eco, est issu du monde des fanzines et son dessin en est resté assez simple, d'un style qu'on peut difficilement considérer comme techniquement avancé. Mais il est efficace et pas désagréable à lire.
Les scènes sont plus ou moins muettes, dans le sens où pour éviter d'avoir à tout faire comprendre uniquement par les gestes et situations, l'auteur utilise des bulles contenant des images explicites à la place de textes. Le message passe bien et la lecture est claire et plaisante.
Le scénario, pour sa part, se rapproche de l'absurde pour la majorité du récit. Allez comprendre pourquoi ce vieux maître de kung-fu est tellement irrité par une pompe à incendie ? Allez comprendre pourquoi ce jeune fan de disco a choisi de faire du kung-fu ? Allez comprendre ce que la jolie serveuse fait à se connecter à une drôle de machine à parabole ? Le tout nous est assené comme un petit univers gentiment fou et amusant. Le sourire et les petits éclats de rire sont bien présents à la lecture.
La conclusion de l'album apporte des réponses aux parts d'absurde du récit mais ces réponses sont amenées par une évolution encore plus délirante de l'histoire. Encore une fois, le lecture sera amusé par la tournure surprenante du final de cette BD.
En résumé, une lecture plaisante et pleine d'humour.
L'ennui, c'est que la soixantaine de pages de cet album se lisent bien vite, comme un bonbon acidulé trop vite avalé. D'où ma réticence à en conseiller l'achat puisque la BD est au niveau de prix d'un album cartonné adulte standard qu'on prendra plus de temps à lire et qu'on relira plus souvent. |
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Vraiment un manga particulier, presque un concept : faire 18 chapitres sur 18 repas différents que fait un représentant de commerce dans divers petits restaurants ou ailleurs, avec à chaque fois la description du repas et ce que ressent le héros. Ca a l'air d'un ennui complet, non ? Ben pourtant, j'ai bien apprécié ma lecture.
Taniguchi a le chic pour réussir à faire passer des émotions simples, souvent nostalgiques dans ses oeuvres. Pour le coup, il a dû bien s'entendre avec le scénariste Kusumi car cet album fonctionne exactement comme ça.
Par ces repas et la fonction dont le héros nous fait partager ses émotions, c'est une porte vers nos propres sensations qui nous est ouverte, une fenêtre vers des souvenirs, gustatifs mais aussi de simples moments agréables ou moins agréables. Le personnage est assez attachant, proche de tout un chacun, et il est facile de s'identifier à lui.
Alors c'est certain que de lire cet album d'un seul coup, c'est pesant car 18 repas racontés les uns après les autres, ça lasse. Moi-même, j'ai lu cet album en 2 fois car je me suis lassé en milieu de lecture. Mais c'est une chose à savoir : cet album se déguste par petites bouchées, pas en une seule grande déglutition. Chaque histoire apporte son lot d'émotions et de souvenirs, elles peuvent se lire indépendamment, doucement, en prenant son temps et en savourant les moments.
Nostalgie, papilles alléchées, émotions partagées. Il n'y a pas d'intrigue ici, pas d'histoire, juste des émotions et une communication entre êtres humains via une chose qui nous rassemble tous : le plaisir de manger.
Alors c'est clair que ça ennuiera beaucoup de lecteurs qui ne cherchent pas ça dans une BD, c'est clair que moi-même ce n'est pas une BD que je retiendrais comme étant indispensable, mais j'ai ressenti un petit bonheur à sa lecture et j'en ai encore faim rien que d'y penser.
Une chose est sûre, cet album m'a véritablement donné envie de découvrir un pays comme le Japon par sa cuisine, aussi variée soit-elle. |
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Nom série
Quintos
posté le
24/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Grand fan d'Andreas pour ses scénarios complexes et ses histoires pleines d'ambiance, j'attendais peut-être un peu trop de cet album que j'ai trouvé un peu trop superficiel et trop court.
Au niveau du dessin et des couleurs, rien à dire. C'est le style récent d'Andreas assisté des couleurs d'Isa Cochet : j'aime, les compositions et les mises en page sont excellentes, les décors sont un peu désertiques mais c'est joli.
Au niveau du scénario, pas d'intrigue complexe ou de mystères à résoudre comme dans la majorité des oeuvres d'Andreas, c'est une oeuvre à peu près historique (dans le sens où les noms, celui de Guernica par exemple, ont été modifiés pour ne pas avoir à assurer une conformité historique trop précise) qui est racontée de manière linéaire sur une période de 2 jours. L'ensemble du récit est basée sur les personnages de diverses origines et sur leurs relations. Mais le récit se passe un peu trop vite pour que ces relations se forgent véritablement. De même, l'aspect dramatique du récit est atténué par la vitesse avec laquelle les évènements sensés être dramatiques se succèdent, éliminant les personnages les uns après les autres avant qu'on aie eu le temps de s'y attacher et de manière parfois tellement rapide qu''il faut relire certaines cases une deuxième fois pour découvrir qu'untel est mort et pourquoi.
Malgré ces petits défauts qui rendent l'histoire trop superficielle et un peu trop vaine à mes yeux, le récit est bien rendu, relativement prenant et agréable à lire. En outre, l'émotion est bien passée à mes yeux en ce qui concerne le regard désemparé de l'Allemand, Ernst, quand il voit que c'est son pays qui intervient pour écraser la cause pour laquelle il se bat. |
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Nom série
Révélations
posté le
24/04/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Motivé par les avis très favorables et tous d'accord sur la qualité de cette BD, je l'ai achetée également. Je n'en suis pas déçu du tout même si ce n'est pas la BD grandiose qu'on pourrait espérer.
Le dessin est le gros point fort de Revelations. Très original, son trait mélange des personnages un tout petit peu cartoon avec des décors et des situations plus noires et réalistes. Le lien entre le trait du dessin et la colorisation est surtout assez exceptionnel. Je ne saurais dire quelle technique est véritablement utilisée : crayon de couleurs puis informatique, informatique uniquement, ... ? Le résultat est vraiment bon et rarement vu jusqu'alors. Les planches sont de vrais bijoux, même si l'esthétisme est parfois un peu favorisé par rapport à la narration visuelle. Certaines scènes d'action sont par exemple un petit peu confuses mais qu'importe.
Le scénario, ensuite, parait prenant et assez bien mené. Il faut admettre que dans l'unique tome 1 paru en France jusqu'ici, il ne se passe finalement pas tant de choses que ça. L'enquête s'entame, le mystère reste à peine dévoilé, on ne sait pas encore si le tout va nous amener vers un thriller esotérique inspiré du Da Vinci Code (dont on aperçoit d'ailleurs un exemplaire dans la bibliothèque du héros) ou vers plus de fantastique. L'enquête suit son cours, avec des dialogues assez percutants même si pas toujours très naturels. C'est plaisant à lire mais pas encore véritablement palpitant.
Dans tous les cas, j'en conseille l'achat (ou au minimum la lecture) et j'attends la suite avec impatience.
Après lecture du tome 2, je suis déçu et dois baisser ma note.
Oui, le dessin est toujours aussi beau, notamment au niveau de la colorisation informatique mais excellente.
Oui, le héros a toujours son excellente répartie quoiqu'elle soit moins marquante ici.
Mais déjà, la narration de ce second tome est très confuse : on a presque l'impression qu'il ne s'y passe rien.
Et surtout, le final de l'enquête est très décevant. Au lieu de rester sur la voie du thriller prometteur du début, il plonge dans un mysticisme bancal, donnant l'impression d'une part de "se la jouer pour épater le lecteur" et d'autre part d'utiliser un gros deus ex-machina expliquant la conclusion de l'enquête sans qu'on comprenne ni l'interêt ni la motivation exacte de tout ce récit. On se rend compte au final que tout est basé sur du fantastique, solution trop facile et surtout peu cohérente lorsqu'on a l'envie d'avoir une explication intelligente et plausible aux mystères levés dans le premier tome.
A lire donc pour apprécier le dessin excellent et les réparties du héros, mais ne vous attendez pas à un scénario aussi intelligent que le début de l'histoire le laissait espérer. |
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De la taille d'un album de la Collection Patte de Mouche en plus épais et plus solide, cette petite BD se lit vite. Elle se lit d'autant plus vite que chaque page contient au plus un dessin et un petit texte.
L'idée de base, c'est la contrainte d'écrire et de dessiner un album totalement avec la main gauche. Cela donne une écriture et un dessin bien sûr hésitants. Le style de Bruno Heitz étant plutôt du genre minimaliste, ce n'est pas choquant mais ce n'est pas beau pour autant.
Le récit, c'est un petit conte humoristique sur tous les méfaits de cette méchante main gauche qui ne sait même pas écrire ni dessiner et qui en plus fait rater ses crêpes à son propriétaire ! Mais bien sûr, on apprendra que cette main gauche a aussi des qualités et que finalement, gare à la main droite si l'on devient gaucher.
Amusant dans l'idée, le sourire vient au cours de la lecture sans pour autant vraiment faire rire. Ca se laisse lire mais comme ce n'est pas bien joli et que rien de formidable n'en ressort, ça ne donne pas envie de l'acheter, même à petit prix. |
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Nom série
Transparent
posté le
22/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C'est essentiellement parce que l'idée de base de cette série, les "transparents" en eux-mêmes, me paraissait originale et m'intéressait que j'ai acheté le premier tome de cette série. Transparent étant composée d'histoires courtes, à raison de 6 ou 7 par tome, un unique tome permet de se faire une bonne idée de la série et ce n'est pas désagréable.
Dessin manga classique, pas fameux mais très lisible.
Et donc cette idée d'étudier la question de personnes dont tout l'entourage est capable d'entendre les pensées est non seulement originale mais surtout bien traitée. La reflexion est faite comme dans un ensemble de nouvelles de science-fiction, abordant plusieurs idées et problèmes autour de la question : un "transparent" peut-il devenir docteur au risque de briser le silence professionnel, peuvent-ils devenir champion d'échecs alors que leurs adversaires savent à quoi ils pensent, comment peuvent-ils vivre l'amour avec une femme qui sait tout de ce qu'ils pensent mais qui craint aussi que tout leur entourage sache tout de leur relation et de leur vie sexuelle, etc... J'ai eu un tout petit peu de mal à certains moments car je suis peu friand de certaines pensées intimes que je trouve typiquement japonaises quand les personnages sont du genre "pervers frustrés" ou quand des sujets un peu scatos sont abordés. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé les reflexions sur ce sujet à base de fantastique très intéressantes et très bien menées. En outre, une bonne part d'humour fait passer la réflexion sans ennui ni trop de sérieux.
Une lecture agréable et qui fait réfléchir également sur les gens et sur leurs façons de penser et de réagir. |
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Nom série
Invincible
posté le
22/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai acheté le tome 1 de cette série sans grande motivation, pensant juste passer un moment agréable parce que j'aime assez les histoires de super-héros même s'il est rare d'en trouver qui casse vraiment des briques. Mais j'ai eu une très agréable surprise à la lecture et j'ai passé un vrai bon moment.
Le dessin est tout simple, un peu carré comme pas mal de comics américains récents. Ce n'est pas franchement beau mais ça se lit très bien.
Quant au scénario, il commence assez vite avec un jeune héros qui acquiert en quelques pages des super-pouvoirs dignes de Superman : j'étais un peu déçu sur le coup car je pensais que cette BD allait plus s'attarder sur cette découverte des pouvoirs et je pensais aussi que le jeune Invincible et son père seraient les deux seuls super-héros sur Terre. Au lieu de ça, et c'est justement là dessus que joue le scénario d'Invincible, tout est traité comme si avoir des super-pouvoirs était complètement banal ("oui, c'est bien, tu reprendras encore un peu de patates ?") et les super-héros sont regroupés en petites bandes organisées tout en restant amateurs. Tout est raconté sur un ton léger, avec un humour beaucoup plus fin et pince-sans-rire que je l'imaginais. Cette série est très agréable à lire et le rire surgit souvent alors même qu'on lit des histoires purement super-héroïques qui, en elles-mêmes, sont très classiques mais pas inintéressantes pour autant.
Bref, un vrai bon moment de lecture qui m'a largement donné envie de m'acheter la suite. |
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Nom série
Je veux un bébé !
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Note approximative : 3.5/5
Après Corps de Rêves, Max et Nina, Onomatopées et sans doute d’autres que j’oublie, les BDs racontant une grossesse de son début à sa fin commencent à se faire nombreuses. Celle-ci ne déroge pas à la règle, prenant la grossesse dans son aspect chronologique puis racontant une suite d’anecdotes, de situations dans lesquelles nombre de jeunes parents se reconnaîtront. Le dessin est simple, dans le style humoristique épuré et fonctionnel. La BD est composée de petites histoires courtes, presque des planches de gags bien qu’il s’agisse plutôt de petites tranches de moments particuliers au long d’une grossesse jusqu’à la naissance et les premiers jours du bébé.
Malgré l’aspect déjà assez usé du thème abordé dans Je veux avoir un bébé, j’ai une certaine affection pour cette BD que j’ai lue avec le sourire et avec plaisir. Les anecdotes sont racontées avec justesse et humour, on s’y retrouve tout en voyant que c’est une fiction humoristique. Agréable à lire et amusant, à même de plaire aussi bien aux jeunes mères qu’aux jeunes pères, et à tout ceux qui s’en sentent proches. |
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Nom série
Brazil 2022
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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L’exemple typique de la BD qu’on trouve en solderie et qui ne s’y vend même pas.
Déjà, avec une couverture aussi kitsch, ça n’attire guère le lecteur lambda. Le dessin est tout juste potable, quoique parfois franchement mauvais notamment au niveau de certaines perspectives foireuses. Les couleurs sont moches. Mais bon, ça reste lisible et certains visages ne sont pas trop mauvais.
Quant au scénario, il n’est pas très original. C’est une grossière confrontation entre riches décadents à la façon des aristos de l'Incal de Jodorowsky et Moebius et exclus de la société. Un peu de cul pour appâter le lecteur mâle, un peu de violence, un peu de social, un peu de tout mais beaucoup de rien. Beaucoup de péripéties, péripéties souvent assez ridicules d’ailleurs, des personnages pas attachants et caricaturaux, une narration souvent trop rapide ou alors trop confuse, et des dialogues qui sonnent mal.
Bref, une BD médiocre dont le seul intérêt est une vision futuriste d’un Brésil géopolitiquement assez intéressant, avec quelques idées de SF sociale pas mauvaises même si pas totalement originales. |
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Nom série
Starbuck
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J’aime bien Foerster et je pensais avoir lu quasiment l’intégrale de son œuvre mais je n’ai découvert la série Starbuck que tout récemment. Parue à la fin des années 80 dans le journal de Spirou, son public cible est plutôt jeune mais si on retrouve quelques éléments un peu inquiétants qui forment ensuite la touche personnelle des histoires de Foerster.
Au niveau du dessin, hormis quelques personnages aux visages très simples, façon classiques de Dupuis jeunesse, c’est le style typique de Foerster, quoiqu’il soit ici en couleurs contrairement à ses histoires noires éditées chez Fluide Glacial. On note cependant rapidement que son style était encore un peu hésitant à cette époque et les planches manquent de maîtrise par rapport à ses œuvres plus modernes. C’est d’autant plus facile de comparer que Starbuck présente de nombreux éléments picturaux avec le début de Gueule de bois, dont le premier tome est paru récemment, décors de marins et maisons de bois ouvragées, et force m’est de constater que la technique et l’esthétisme est plus présent à mes yeux dans la BD la plus récente, même si Starbuck n’est pas moche du tout. Je chipote en faisant ce comparatif car sincèrement, j’aime quand même bien le dessin de cette plus ancienne série.
Les histoires de Starbuck font la part belle au fantastique et aux légendes maritimes. On y retrouve une part de naïveté qui convient aux histoires destinées à la jeunesse, mais aussi un petit peu des éléments plus noirs sans quoi on ne reconnaîtrait pas la touche de Foerster. Objectivement, les scénarios ne sont pas vraiment captivants ni brillants, ils intéresseront sans doute plus les jeunes lecteurs (je dirais 12 ans en moyenne) que les adultes mais ils sont agréables à lire quoiqu’on en dise et parfois assez amusants. |
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Une saga familiale dans l’univers des riches familles juives. On se croirait en train de lire la version BD d’un téléfilm du dimanche après-midi avec l’évolution d’une famille sur environ un siècle du milieu du 19e à la seconde moitié du 20e siècle. A mes yeux, cette saga se révèle être, outre une présentation globale de familles juives de diverses origines qui ont su percer en Amérique, une critique de la façon dont le monde des affaires et du pouvoir corrompt les êtres, critique qui se révèle résumée avec une fin « de conte de fées » dans le conte de la page finale.
Will Eisner a un dessin véritablement agréable à lire, dynamique et moderne alors qu’il avait déjà ce style bien avant l’ensemble des auteurs actuels de BD. La Valse des Alliances alterne textes écrits et planches dessinées sans jamais que le rythme de lecture n’en soit gâché. Une lecture fluide, un dessin plaisant.
Le récit, cette observation de l’évolution d’une famille, de son ascension, de ses tourments, des familles et personnes qui s’y sont attachées, est assez prenante dans son ensemble même si je dois admettre l’avoir trouvée un peu longue et m’être lassé à partir de la moitié de cet album qui fait quand même près de 170 pages. Le plus lassant est de voir qu’en fait ceux qu’on suit réellement dans ce récit sont vraiment pourris. Le personnage principal, Conrad, est une vraie ordure, et ceux qui l’entourent ne valent guère mieux. Seule Rosie, sur la fin, mérite un peu de respect, tous les autres étant soit trop faibles, soit trop égocentriques et détestables.
Une saga familiale traitée avec franchise et interêt, un constat sincère et peu reluisant de la laideur de l’âme humaine face à la corruption de l’argent. |
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Un recueil d’histoires courtes de Goossens, tous les amateurs de cet auteur de BD à part ne peuvent que se réjouir de sa lecture. Et c’est mon cas : c’est une BD que j’ai lue avec envie, avec plaisir, avec le sourire quasiment en permanence. Cependant, les vrais éclats de rire, les moments de génie que j’avais ressentis à la lecture, par exemple, de Voyage au bout de la Lune du même auteur, ne me sont pas ici véritablement apparus. Absurde, humour deuxième, troisième, énième degré, délire : j’adore à la base, mais moins de vraies explosions de rire que je l’aurais voulu. |
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Nom série
Cages
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Connaissant Dave McKean par la lecture de Black Orchid mais surtout par ses illustrations d’œuvres de Neil Gaiman et notamment les impressionnantes couvertures de Sandman, je m’attendais à trouver en Cages un album très hermétique au graphisme incroyable mais peut-être trop sombre et complexe. Mais j’ai eu la surprise de découvrir une œuvre nettement plus facile à lire et finalement assez peu extravagante graphiquement parlant.
Je trouve Cages relativement facile à lire car le récit est au départ linéaire, le personnage principal assez attachant, les dialogues bien écrits. Dave McKean fait même preuve à de nombreux moments d’un humour très appréciable qui ne gâche vraiment rien au plaisir de lecture. Mais cela ne m’a pas empêché de décrocher complètement lors de certains passages plus artistiques, plus verbeux ou plus oniriques.
Quant à l’extravagance graphique, elle se borne à certaines images à base de photomontages, de peintures, certains passages abstraits ou simplement « différents » artistiquement parlant. Mais la majorité du récit se présente sous la forme d’une BD noir et blanc au trait presque classique quand on le compare aux incroyables montages graphiques dont Dave McKean peut être l’auteur. Ceci dit, classique est bien grand mot pour ce trait qui me fait en fait un peu penser à celui de Bezian, auteur dont on peut difficilement dire qu’il approche le style ligne claire.
Maintenant que j’ai parlé de la forme visuelle et de la narration, il faut tout de même aborder le sujet lui-même de cette BD qui n’est pas des plus évidents en première lecture. Car oui, il faut vraiment le dire, cet album, à la lecture un peu laborieuse du fait de ses 500 pages, nécessite en plus une seconde lecture pour vraiment pouvoir l’appréhender sérieusement car certains aspects se révèlent et s’expliquent mieux quand on a déjà compris certains tenants et aboutissants après la première lecture.
Et quel est le sujet abordé ? De ce que j’ai compris et ressenti, il me semble que Cages a pour thème l’Art en lui-même, abordant plus particulièrement les arts que sont l’art pictural, peinture et dessin, la littérature, roman et conte, et la musique, tout en n’oubliant pas quelques autres formes d’art abordées un peu moins ouvertement. Ce sont les vies d’artistes, les affres de la création, les conséquences de ces créations, diverses tentatives d’envisager les origines de l’inspiration, l’impossibilité de décrypter objectivement une œuvre d’art, les différentes façons de les aborder, de les ressentir, et tant d’autres variations sur ce thème compliqué et subtil qu’est l’Art et l’artiste. Le tout est traité à la fois sous forme de métaphores, de discours, de monologues, de dialogues, de contes, et tant d’autres, toutes ses formes de communications étant incluses dans un récit assez structuré basé sur la vie d’un immeuble où vivent le personnage principal et d’autres artistes ou non artistes, et sur une intrigue un petit peu étrange sur l’oppression que subit un écrivain qui a écrit un livre qui a scandalisé le monde entier. Bref, Cages est une œuvre d’art en elle-même traitant du sujet de l’Art et des artistes, un vrai bonheur pour les amateurs du genre et les étudiants en Art désireux de décortiquer chaque message, chaque métaphore, chaque symbole de ce récit complexe mais joliment structuré.
Cependant, je ne suis pas très amateur d’Art, du moins pas du genre à réfléchir mais plutôt à le ressentir, et je ne suis aucunement étudiant en la matière, j’ai donc eu un peu de mal à capter toute la symbolique de cette BD. J’ai globalement apprécié la force du message, le nombre assez grand d’informations qui nous sont transmises ou suggérées au cours de cet énorme one-shot sur le thème de l’Art, les parties linéaires du récit, quelques passages moins linéaires comme le récit de la Tour du Roi, mais comme je le disais plus haut, j’ai tout de même décroché à pas mal de moments. Cela a commencé par le long monologue de la femme abandonnée depuis 5 ans par son mari que j’ai fini par zapper au bout de quelques planches, cela s’est poursuivi par pas mal d’autres passages verbeux où je n’ai pas eu le courage en première lecture et à peine en seconde lecture de lire l’ensemble, de capter tout le message contenu. En outre, au delà de ces passages non linéaires, l’ensemble du récit, même les parties les plus claires ne m’ont pas tellement captivé. Et cette œuvre qui devrait être marquante m’a juste paru partiellement plaisante et belle, partiellement intéressante, mais quand même souvent hermétique ou tout simplement ennuyeuse. Certes, je ne pense pas être tout à fait le public cible, mais je ne saurais non plus conseiller à d’autres de payer un tel prix pour une telle œuvre, à moins justement d’être un grand amateur d’Art et d’histoire de l’Art. |
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Un récit qui n’est pas sans me rappeler Qui a tué l'idiot ? : ça ressemble en effet à un conte un peu absurde où une enquête dans un petit village breton éloigné du monde « civilisé » révèle ses habitants complexes et étonnants et mène à des découvertes surprenantes, avec ici cependant un peu plus de fantastique et un peu moins d’absurde, quoique, que dans Qui a tué l'idiot ?.
Le dessin est assez surprenant. Lâché, pas toujours juste mais relativement agréable à lire et assez amusant aussi parfois (je pense aux nuages par exemple). Les couleurs aussi sont surprenantes : on dirait une colorisation au feutre mouillé. Et là par contre, je trouve ça amusant également mais pas très joli quand même. Bref, c’est visuellement moyen mais pas désagréable à lire.
Quant à l’histoire, elle surprend au début par ses petits détails absurdes, les chats qui parlent entre eux, la foudre divine qui frappe l’église à chaque juron du curé, etc. Mais j’ai trouvé ces points amusants, ponctuant par des sourires l’enquête que mène doucement le héros de l’histoire. A mesure que l’histoire approche de la fin, le fantastique prend une part de plus en plus importante dans le récit et vient expliquer les mystères du village et de ses habitants. Sincèrement, j’ai trouvé l’ambiance du récit et de l’enquête assez plaisante et amusante. Forest fait preuve une fois de plus d’une imagination assez rafraîchissante et agréable. Cependant, je trouve tout de même que cette BD tire un peu en longueur au long de ses 100 pages et mériterait d’être un peu élaguée. Certains passages, certaines péripéties me semblent assez dispensables, comme par exemple tout ce qui tourne autour de Mezzocapone.
Bref, un récit un peu absurde et amusant, une enquête qui tourne au fantastique soft, une histoire d’irréductibles bretons plaisante même si un peu trop longue et pas toujours suffisamment rythmée à mes yeux. |
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Nom série
Catwoman - A Rome
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Grand amateur de Batman - Un long Halloween et Batman - Dark Victory, je ne pouvais voir que d’un bon œil ce retour du duo Tim Sale et Jeph Loeb.
D’emblée, on y retrouve le même style de dessin : trait plein de personnalité et compositions très esthétiques, j’aime. En outre, cet album est colorisée en ce qui me semble bien être de la couleur directe à l’aquarelle, couleurs assez réussies qui ajoutent encore à l’esthétisme. Bref nous sommes loin d’un dessin lisse et sans âme, et personnellement je trouve ça excellent.
Concernant le scénario, on se pose dès le départ la question de « pourquoi Catwoman se rend-elle donc à Rome ? ». Et c’est vrai que ça paraît surprenant et on se demande presque si ce n’est pas un voyage purement artificiel, destiné simplement à permettre de raconter une histoire un peu exotique avec des personnages de l’univers de Batman. Mais la réponse finit par venir vers la fin de l’album, rassurant le lecteur par sa plausibilité et son intérêt surprenant. On apprend encore un peu plus sur l’univers de Batman et ses personnages, leur faisant gagner un peu plus de profondeur.
Le récit est bien mené, bien dialogué et non dénué d’humour à différents moments. Bref, il y a dans cette BD tout pour plaire à l’amateur de vraies bonnes histoires de Batman, même si Batman n’y est qu’un figurant présent sans l’être vraiment.
Seul véritable défaut de ce scénario, j’avoue ne pas avoir été suffisamment captivé. Le fait de ne pas savoir avant les deux tiers de l’album les motivations de Catwoman fait en sorte qu’on suit ses péripéties sans trop s’y attacher, sans trop comprendre le pourquoi du comment, sans envie pressante de savoir la suite des évènements.
En outre, la fin du récit n’est pas mauvaise mais pas à la hauteur d’un final comme celui de Batman - Un long Halloween du même scénariste, voire même un peu tiré par les cheveux sur certains points.
Bref, un bon récit, bien monté et joliment mis en image, mais un cran en dessous par rapport aux meilleures histoires de Loeb et Sale. |
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Nom série
Supermurgeman
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Des 2 tomes de cette BD, j’ai un peu plus ri sur le second, mais globalement je n’ai pas accroché.
Côté dessin, ce n’est pas joli. C’est un peu crade, un peu underground, un peu moche surtout. C’est voulu (ou presque) mais bon.
Côté scénario, c’est assez spécial, assez underground aussi. Difficile à cerner. Le personnage même de Supermurgeman est un parfait crétin à mi-chemin entre un superman juste et droit et un poivrot un peu dégueu puisque son super-pouvoir, c’est son dégueulis surpuissant. Les histoires sont assez délirantes, parfois un peu politiquement incorrectes, souvent absurdes, en permanence second degré. Mais alors que généralement j’aime ce genre de mélange (comme dans Plageman par exemple dont le thème me rappelle beaucoup Supermurgeman), ici j’avoue avoir vraiment très peu accroché ni à l’humour ni aux histoires. Les récits de chaque album sont étirés en longueur, avec beaucoup de dialogues, et pour chaque tome je me suis lassé au bout de quelques pages seulement. Quant à l’humour, j’ai dû rire 3 ou 4 fois dans le premier tome, un peu plus dans le second. Mais ces rires se sont dilués dans la longueur et l’ennui du récit à mes yeux.
Bref, c’est pas mon trip. |
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Nom série
Naruto
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J’ai tellement entendu parler de Naruto comme étant le plus gros best-seller en France en matière de manga que je me devais de voir à quoi ça ressemblait et si c’était si bien que ça. J’ai donc entamé la série, sans pour autant la lire dans son ensemble car je n’en ressens pas plus que ça l’envie pour le moment. Et au final, je trouve que c’est une série plaisante, assez réussie même s’il lui manque le petit quelque chose qui la rendrait franchement prenante à mes yeux.
Tant au niveau du scénario que du dessin, c’est véritablement un shonen standard. Le dessin est bon même si assez réduit pour permettre une production rapide et hebdomadaire. Ceci dit, ce manga est visuellement de qualité même s’il ne marquera pas par l’originalité de son trait.
Quant à l’histoire, c’est aussi le thème classique du shonen : un jeune héros, ici apprenti ninja, qui grimpe peu à peu les niveaux de combattant en accomplissant avec son maître et deux compagnons des missions de ninja où ils rencontreront des adversaires de plus en plus puissants. C’est aussi bête que ça mais assez agréable à lire. Les personnages sont plutôt attachants même si assez basiques. Naruto est finalement le moins basique du lot puisqu’il est assez imprévisible, un peu arrogant tout en étant conscient de ses faiblesses, gentil mais n’hésitant pas à parler rudement même aux enfants, etc. Et comme dans tout shonen qui se respecte, ce héros a un secret qui lui permet d’acquérir de grands pouvoirs notamment quand il s’énerve, ce qui est bien pratique pour sortir le héros de situations difficiles.
Les histoires sont simples mais assez prenantes. Les combats sont des alignements de techniques, de pouvoirs spéciaux dignes des jeux vidéo qui ont sûrement dû être adaptés aussi vite que possible sur la base de ce manga. Les permutations et métamorphoses des personnages rendent parfois l’action et la narration un peu confuses à lire mais toutes les actions sont soigneusement expliquées car les personnages ne peuvent bien sûr s’empêcher de décrire en détail leurs stratégies surprises et leurs techniques spéciales.
Bref, ce sont des histoires d’action où les combats sont un peu trop présents peut-être mais pas désagréables. Seul véritable manque dans cette série, à mes yeux, c’est une trame qui me donnerait en permanence envie d’en lire plus et plus encore. Naruto et ses compagnons accumulent les missions et les péripéties mais sans vraiment un fil directeur autre que le simple but de progresser et de devenir un jour Hokage, le plus fort des ninjas : pas d’intrigue globale, pas de quête de trésor ou de grand ennemi inaccessible à détruire comme dans Dragon Ball, pas de père à retrouver comme dans Hunter X Hunter. Tant et si bien qu’en tant que lecteur, il est possible d’arrêter sa lecture à n’importe quel moment hormis la motivation de terminer la mission ou le combat en cours. Ce qui se révèle finalement assez bien car le nombre de tomes sortis est déjà énorme et va sans aucun doute augmenter encore car les personnages évoluent finalement assez peu en plus de 20 tomes et l’auteur continue manifestement la série parce qu’elle plait et sans vouloir semble-t-il y mettre un terme avant que le succès se tasse. Alors c’est agréable pour ceux qui sont vraiment attachés à ces héros et à leurs différentes aventures mais ça frustrera ceux qui aiment les séries avec un début et une fin et une évolution précise et complexe entre les deux. |
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Nom série
Ai suru hito
posté le
20/04/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voilà le genre de shojo honteux qu’on lit en cachette et qu’on hésite à faire lire à ses amis parce qu’on a un peu honte de l’avoir acheté (n’est-ce pas, Altaïr ). Ai Suru Hito est un cocktail d’humour, d’érotisme et d’un romantisme à la morale douteuse à mes yeux.
Côté dessin, rien de spécial : du shojo typique avec des personnages très fins, femmes comme hommes. Ai Suru Hito alterne des dessins plus ou moins réalistes, avec des héros et héroïnes plutôt jolis physiquement, et des dessins hyper-deformed essentiellement concernant l’héroïne qui se retrouve une fois sur deux transformée en petit clown tout moche à bajoues de hamster. Je dois dire que l’aspect humour de l’héroïne ridiculisée par le dessin me passe un peu à côté, estimant le style deformed comme de trop grosses ficelles humoristiques et narratives.
Au niveau de l’histoire, si vous vous référez au résumé de cette série, vous comprendrez qu’il s’agit des efforts très insistants d’une minette pour draguer son jeune prof de droit. Pour arriver à ses fins, elle use de toutes les bassesses, s’humiliant et se moquant de la morale : son prof est marié mais qu’importe, elle joue le rôle d’une femme soumise mais qu’importe, … Et bien sûr, l’idée de base du récit, c’est surtout que le prof adulé mais stoïque a un petit frère beaucoup plus ouvert avec qui l’héroïne va faire l’apprentissage de l’amour et du sexe pour ensuite appliquer ces méthodes de séduction/racolage sur le grand frère. L’idée est complètement socialement incorrecte et il faut prendre cela comme un délire humoristique pour vraiment en rire. Avec mes principes stricts de fidélité et de mariage, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à rire des tentatives de « corruption » de l’héroïne. Et surtout son aspect très lourdement insistant m’a plus gonflé qu’autre chose.
En effet, au niveau des personnages, je dois dire que l’héroïne me rebute plus qu’autre chose et son idole de prof m’ennuie. Seul le petit frère me paraît vraiment sympathique et attachant, et j’aime d’autant plus les relations et discussions entre les deux frères (pas au sens imaginé par mademoiselle Suzuki dans le tome 2).
Concernant l’aspect érotique, il n’est pas mauvais. Les scènes sont bien vues, assez excitantes dans l’idée et bien dessinées. Mais l’effet émoustillant est radicalement brisé en permanence par le passage en dessin hyper-deformed en plein milieu de l’action et par des dialogues gamins à base de « zizi dans la foufoune ».
Malgré cela, j’ai ri quelques fois durant la lecture du tome 1 et… j’ai été explosé de rire à la moitié du tome 2 (« Il est nul ! »). L’humour est donc bien présent même si j’admets être resté froid à pas mal de moments sensés être amusants.
En résumé, je ne suis pas très fan de cette BD même si elle est parfois assez amusante et si elle a au moins le mérite d’être originale dans son idée. |
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