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... a posté 181 avis et 19 séries (Note moyenne: 3.22)

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Nom série  Le Désespoir du Singe  posté le 16/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La sortie du 1er tome de cette série m’avait intrigué mais j’avais été rebuté par le dessin, pensant qu’il ne me plairait pas. La sortie du 2ème tome m’a fait franchir le pas et j’ai été finalement très emballé par cette lecture.

Dans une ville portuaire où la pêche a toujours été une activité majeure, le gouvernement met en place une irrigation massive des terrains agricoles sans se soucier des conséquences écologiques désastreuses : la mer se tarie. La population locale des pêcheurs est donc en passe de se révolter et commence à perpétrer des attentats, mais la répression des autorités va être très dure. Sur cette trame nous allons suivre le destin de 5 personnages : Joseph qui a reprit la fabrique d’éponge familiale, Edith sa cousine artiste, Lazlo ami de Joseph, amoureux d’Edith et fils d’un riche propriétaire agricole, Joliette future épouse toute désignée de Joseph et enfin Vespérine, modèle d’Edith, épouse d’un infirme, dont Joseph tombe amoureux.
On pourra reconnaître dans ce scénario beaucoup d’éléments qui nous ramène à la dure réalité : les catastrophes écologiques cachées et même perpétrés par le gouvernement dans le seul but de développer des activités plus lucratives, la population des pêcheurs oppressés et les miliciens ne sont pas non plus sans rappeler les juifs et les nazis pendant la seconde Guerre Mondiale. A côté de cela, on nous propose de suivre plusieurs personnages attachants sur fonds d’histoires d’amours impossibles et dont les destins vont être directement impactés par la révolution en cours. On entre donc facilement dans cette histoire avec un premier tome qui prend le temps de présenter les différents éléments et puis tout va s’accélérer pour les différents protagonistes … Je vous laisse découvrir la suite …
Au niveau du dessin, il ne m’avait pas convaincu dans un premier temps, mais je dois avouer que je m’étais trompé. Alfred nous offre un graphisme stylé où il alterne un côté nerveux avec un côté plus doux selon les évènements qu’il traduit. Il représente parfaitement les différentes ambiances et il transmet très bien les différentes émotions. D’une manière générale, il se marie parfaitement avec le scénario.

Cette série connaît un excellent début en abordant des thèmes forts et en mettant en place des personnages attachants. L’accélération des évènements dans le second tome annonce déjà une suite qui devrait être excellente.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 15/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré les difficultés « actuelles » des Humanos, ils continuent à débuter de nouvelles séries. On peut se demander à quoi ils jouent sachant que les suites de celles qui sont en cours sont de plus en plus hypothétiques. Etant quand même d’un naturel optimiste, je me suis procuré ce 1er tome, et je dois dire qu’il s’agit d’une belle surprise.

Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, en République Socialiste Tchèque, une fillette, Sarah, se retrouve dans un mystérieux hôpital et à son réveil, elle se souvient avoir découvert le massacre de ses parents en rentrant de l’école. Les médecins lui expliquent qu’ils ont été touchés par un virus inventé par les Nazis et qu'elle aussi est infectée mais n’en n’a pas encore subi les conséquences. Avec l’aide d’autres pensionnaires de cet étrange établissement et d’une voix qu’elle seule entend, elle va découvrir que la vérité n’est pas du tout celle-ci.
La plupart des éléments utilisés dans cet album sont des classiques des films à frissons : l’hôpital éloigné de tout, installé dans un vieux manoir immense et relativement vide, des médecins qui n’ont pas l’air d’en être, des morts cachés, des bruits étranges … Mais derrière tout ça, on peut déjà déceler les bases d’un scénario solide encore très mystérieux, et dont les éléments se mettent en place petit à petit et nous tiennent en haleine. Le tout se lit très bien et l’atmosphère générale lugubre, frissonnante et fantastique est parfaitement mise en place.
Cette réussite doit également beaucoup aux dessins et aux couleurs. Ces dernières sont particulièrement sombres même sur les scènes d’extérieures qui présentent des décors enneigés, et elles confèrent une ambiance lourde et pesante. Les scènes de nuits sont nombreuses et parfaitement rendues. Le trait est assez intéressant et se trouve entre réalisme et cartoon, ce qui donne du dynamisme à l’ensemble. Enfin, les découpages et angles de vues sont très travaillés et permettent de faire passer quelques frissons.

Comme dit dès le début, cet album est une excellente surprise qui annonce ce qui sera, je l’espère, une excellente série.

Nom série  Le Grand Mort  posté le 15/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’attendais cet album avec une relative impatience pour plusieurs raisons. Tout d’abord le nom de Loisel sur une couverture fait toujours envie mais il y a aussi celui de Mallié dont j’avais apprécié le travail sur Les Aquanautes et sur L'Arche. Puis, lorsque j’ai vu quelques planches sur le site de Loisel, j’ai tout de suite trouvé le résultat à mon goût.

Donc ce qui m’a fait acheter cet album n’est pas tant le nom des auteurs mais finalement la qualité graphique à tous les niveaux. Les personnages principaux sont dessinés avec beaucoup de soins et ont des visages forts particulièrement réussis. Les protagonistes du petit peuple ne sont pas en reste avec des représentations certes classiques mais le côté mignons « petit monstres » convient très bien. Les décors quant à eux, ont fait preuve de beaucoup de travail pour alterner entre un côté réel rural très réaliste et un côté imaginaire presque idyllique. Le tout est rehaussé par la mise en couleur de Lapierre qui complète le dessin pour rendre parfaitement ces 2 atmosphères.
L’histoire commence avec l’arrivée d’une étudiante, Pauline, venue de la ville, dans un village perdu de la Bretagne où une amie lui a prêté sa voiture et sa maison pour qu’elle puisse réviser pour ses examens. Mais rien ne va se passer comme prévu et elle va croiser le chemin d’Erwan, qui va lui offrir le gîte alors que sa voiture est en panne d’essence. Elle va alors le suivre dans ses aventures qui vont l’emmener pour une mission de la plus haute importance dans un monde parallèle, le monde du petit peuple.
La Bretagne et ses légendes deviennent de grands pourvoyeurs d’idées pour les scénaristes de BD, et cette série aurait tout à fait sa place dans la collection Celtic de Soleil. La base de cette aventure n’est donc pas des plus originale puisque le monde du petit peuple a déjà été mainte fois utilisé. Les deux personnages principaux sont assez caricaturaux : d’un côté la citadine toujours bougonne qui a du mal à évoluer en milieu naturel et ne crois que ce qu’elle voit et de l’autre côté Erwan plus réservé qui se laisse porter par ces légendes. Ce dernier est chargé d’une mission dont on sait peu de choses dans le monde parallèle, et se voit affublé d’un acolyte qui, on le devine déjà, ne lui facilitera pas la tâche. Les ficelles utilisées semblent donc plutôt convenues et classiques mais ce n’est pas ce qu’on retient en fermant l’album : les auteurs nous offrent en fait un voyage au cœur d’un monde imaginaire parfaitement raconté, avec un rythme soutenu, des personnages antagonistes attachant, des être imaginaires mystérieux et un but encore flou. L’ensemble de cet album est basé sur une dualité constante : entre les 2 personnages principaux (ville / campagne, caractères opposés) et entre les 2 mondes (réalité / imaginaire).

Ce premier tome n’apporte pas beaucoup de nouveautés dans le monde des légendes celtiques, mais il y a une réelle qualité dans la manière dont sont présentées les choses, narration et dessin, qui font que la lecture de ce premier tome est très agréable et que je la conseille.

Nom série  Les Eternels  posté le 14/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu la globalité de cette série composée de 2 diptyques, et pour faire un jeu de mot facile et un peu foireux, je vais dire qu’elle n’a rien d’éternel.

Dans l’univers des diamantaires, on va suivre Uma, jeune femme dépressive, qui va être amenée à remplacer sa sœur jumelle Mira au sein des Eternels après que celle-ci ait été tuée. Cette organisation est chargée de maintenir un certain ordre autour du marché des diamants.
Les deux intrigues en 2 tomes qui nous sont proposées sont en elles-mêmes plutôt intéressante, bien ficelées et assez complexes pour nous tenir en haleine. Mais il y a plusieurs éléments qui m’ont vraiment empêché d’accrocher. Tout d’abord les personnages sont pour la plupart vraiment pas crédibles en commençant par Uma qui est peu sur d’elle et qui cumule les tentatives de suicides mais se transforme en agent hors pair chez les Eternels, ou la fille de Mira qui est une enfant au comportement et au langage digne d’un camionneur (je n’ai rien contre eux …), ou encore le flic homosexuel kabyle … je m’arrête là. Ensuite, la narration est très heurtée avec beaucoup de dialogues insignifiants qui n’apportent rien au déroulement de l’intrigue et qui rendent la lecture fastidieuse. Enfin, le fait que l’héroïne se balade à moitié nue la plupart du temps est plutôt agréable mais n’a vraiment aucun intérêt.
Graphiquement, il y a un certain style qui peut plaire mais pour moi ce n’est pas le cas. Les traits tout en rondeur sont gâchés par un encrage beaucoup trop épais qui rendent les visages grossiers. Les femmes ont toutes le même portrait et seuls la coiffure et la couleur de cheveux permettent de les distinguer. Elles ont également toutes le même corps parfait ce qui en devient finalement ridicule. Au niveau, des découpages et de la mise en scène, ils rendent assez bien l’action mais j’ai trouvé que la position des corps ne donnait pas une réelle impression de mouvements.

Plutôt déçu par cette lecture, car je pense qu’il y avait une idée de base plutôt intéressante mais le traitement n’est vraiment pas à la hauteur.

Nom série  Quartier lointain  posté le 13/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Il s’agit du premier manga pour lequel je poste un avis, et je pense qu’on ne peut vraiment pas mieux commencer. J’ai avalé les 400 pages de l’intégrale en une tout petite soirée, sans lâcher un seul instant cet album, complètement immergé dans la lecture et coupé du monde extérieur.

Cette histoire qui nous permet de suivre un homme de 48 ans, Hiroshi, qui s’éloigne petit à petit de sa famille et qui, sans s’en rendre compte reproduit un schéma qu’il a déjà connu. Puis de retour dans sa ville d’enfance, il va se retrouver dans son corps d’enfant avec son esprit d’adulte, il va revivre l’année de ces 14 ans mais avec un angle de vue complètement différent.
Cette histoire est dès le début intéressante, intelligente mais elle est surtout parfaitement racontée. La narration est vraiment très fluide, ce qui fait que l’on dévore littéralement les planches et qu’on ne peut pas arrêter la lecture. Il y a également une forte dose émotionnelle qui passe et fait qu’on se retrouve souvent avec une sorte de boule dans la gorge. Les personnages ne sont pas en reste, attachants, réels, leur destin ne nous est donc pas indifférent. Au final, il s’agit d’une belle réflexion sur la famille que chacun verra selon son vécu : pour ma part, en tant que père d’une famille recomposée, j’ai été très touché et marqué par cette lecture.
Pour le dessin, je ne suis pas trop habitué au manga et à ce noir et blanc. Je trouve que la couleur permet de rendre de meilleure manière les différentes atmosphères mais au vu du scénario je pense finalement que le noir et blanc s’adapte très bien ici. Les décors sont souvent détaillés, précis et rendent parfaitement le Japon des années 60, les personnages quant à eux sont bien dessinés mais sans plus.

Un gros coup de cœur indispensable !

Nom série  Nävis  posté le 13/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai longtemps hésité avant d’acheter cette série qui porte sur l’héroïne de Sillage, mais je me suis dit finalement qu’elle devrait plaire au moins aux enfants donc pourquoi pas et puis le dessin est assez convaincant.

En effet, Munuera présente un style très cartoon que je n’aime pas trop normalement, mais que j’ai beaucoup apprécié dans ces albums. J’ai trouvé qu’il y a avait une très grosse maîtrise de tout ce qui est mouvement, dynamisme, découpage pour un rendu vivant, animé, expressif. De plus, les personnages et autres animaux sont souvent très « mignons » ce qui ravira les jeunes lecteurs.
Au niveau des histoires racontées, elles sont indépendantes entre chaque tome et prennent donc place pendant l’enfance de Nävis. Comme à son habitude, Morvan met en avant à chaque fois une morale bien précise et qui part toujours d’un bon sentiment. Au final, les 2 premiers tomes sont plaisants à lire, dynamiques avec des intrigues plutôt simples, ils correspondent parfaitement au public visé. J’ai eu un peu plus de mal avec le 3ème tome, qui m’a paru un peu long et relativement vide.

Cette série est donc une bonne surprise pour moi, grâce principalement aux dessins, et je la conseille vraiment pour le jeune public.

Nom série  La Grande ombre  posté le 13/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a longtemps que cet album attendait sur mes étagères et je me suis enfin décidé à le lire. J’en ressors relativement charmé par l’ambiance mais je ne suis pas encore convaincu par l’histoire.

En effet, le graphisme de Gine est particulièrement fin et les couleurs très pâles donnent une atmosphère pleine de douceur qui bascule complètement lorsque « l’ombre » entre en scène. Je n’étais pas convaincu sur un premier feuilletage rapide mais je dois dire que lorsqu’on entre dans la lecture, le dessin nous entraîne complètement dans cet univers. Le trait est très précis et le résultat est vraiment très agréable à regarder.
Cette douceur qui se dégage est en parfaite adéquation avec ce début d’histoire qui reste encore très mystérieuse. On se retrouve plongé dans un monde qui pourrait être le notre à une époque future, mais rien n’est précisé à ce sujet. On sait simplement qu’une ombre menace cet univers qui semble fragile. On va suivre le destin d’Arcan’ qui semble être toute désignée pour pouvoir lutter contre cette menace. Ce premier tome pose donc les bases de cette histoire tout en conservant beaucoup d’inconnues, voire même un peu trop à mon goût. Ainsi, la lecture est agréable et bien rythmée mais il y a encore beaucoup trop de flous sur le scénario qui emprunte des chemins mythologiques et fantastiques.

Ce premier album est donc très agréable avec un univers tout en douceur particulièrement réussi, mais l’intrigue ne m’a pas encore complètement convaincu.

Nom série  Olympus  posté le 13/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu ce diptyque il y a maintenant quelques jours, et je dois avouer qu’il ne m’en reste pas beaucoup de souvenirs.

On va suivre un groupe composé d’étudiants en archéologie qui vont découvrir une urne qui va s’avérer être « la boîte de Pandore ». Attaqués par un bateau pirate, dont on ne sait ce qu’il vient faire là, ils vont se retrouver au milieu d’une énorme tempête et vont échouer sur une île mystérieuse qui abrite le Mont Olympe. Ceci aurait pu être intéressant, encore que, mais tout manque vraiment d’originalité, en commençant par les personnages, tous plus classiques les uns que les autres : les 2 sœurs étudiantes, l’une sérieuse et l’autre oisive, les pirates tous plus idiots les uns que les autres sauf le chef... On va les suivre dans différentes épreuves mythologiques comme l’affrontement avec le cyclope, ou le minotaure et le labyrinthe... c’est un peu facile, franchement convenu et relativement ennuyeux.
Le graphisme correspond bien à ce mélange de personnages du présent et de la mythologie avec une bonne représentation de l’Olympe et des différents êtres imaginaires. Mais comme pour les autres réalisations de Guice, je trouve que son dessin a un goût d’inachevé et manque de précision. On pourra quand même apprécier la qualité du découpage et de la mise en scène.

Au final, une lecture qui s’oublie relativement vite.

Nom série  Adam Sarlech  posté le 12/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Toujours pour profiter d’un déstockage massif chez les Humanos, je me suis procuré l’intégrale de cette série tout en connaissant les qualités de créateur d’ambiance de Bézian.

Il nous emmène ici, avec 3 récits reliés par un fil très mince, dans une atmosphère noire remplie de fantastique et de spiritisme. Pour moi, le premier récit est le plus troublant avec des personnages tous plus malsains les uns que les autres mais finalement c’est peut-être un peu trop. L’intrigue s’avère intéressante et nous emmène vers un chemin plus ou moins inattendu. Le 2ème tome, pour moi le plus réussi, joue une carte supplémentaire, celle du frisson, avec réussite. On se retrouve errant dans une immense maison entre personnages réels et imaginaires, et cette fois le dénouement est assez surprenant. Pour finir, le 3ème et dernier tome est celui que j’ai le moins aimé, je n’ai pas retrouvé une ambiance aussi pesante même si on est porté par le scénario. On peut donc dire que Bézian réussit à nous immerger dans ces univers fantastiques qu’il maîtrise parfaitement.
Il faut ajouter à cela un dessin très particulier que je n’ai pas trop apprécié sur le 1er tome. Trop torturé, trop de traits inutiles qui gâchent la lisibilité, il découle sur des visages vraiment hideux, mais ceci était finalement peut-être voulu. Sur les autres tomes, on trouve un dessin avec un style toujours aussi particulier mais qui est cette fois plus épuré et moins encombré. Tous les éléments, visages, corps, décors, sont vraiment très expressifs et le tout est très artistique.

Une excellente lecture qui nous plonge le temps de 3 tomes dans une atmosphère fantastique envoûtante. A conseiller !

Nom série  Métal (Guice/Brown)  posté le 12/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai pris cette série sans grande conviction parmi tout un lot de déstockage des Humanos, car même si au premier feuilletage l’univers me semblait intéressant j’avais un peu peur qu’il soit limité.

On se retrouve dans un univers futuriste avec un fonctionnement très proche de celui du Moyen-Âge et de la monarchie mais à un niveau interplanétaire. L’intrigue se forme donc sur fonds d’alliances, de trahisons, ou chacun ne cherche qu’à avoir davantage de pouvoir. Mais la dynastie dominante, les Hurons, doit faire face à une menace sans précédent, les Silkes, et pour cela il faut qu’elle face taire les différents et qu’elle réunisse le plus de peuples possibles sous sa bannière.
On retrouve un monde très riche dans lequel on plonge assez aisément et même s’il peut sembler complexe, on s’y retrouve simplement. On pourra regretter que le scénariste ait utilisé quelques ficelles assez convenues, avec un traître tout désigné, un rebelle sans foi ni loi, un ennemi extérieur mystérieux … Mais j’ai beaucoup aimé ce mélange futuriste et médiéval aussi bien au niveau des rapports entre les hommes de pouvoir que sur l’utilisation d’armures qui permettent de combattre sans se faire tuer ou d’engins de sièges technologiquement très avancés dans les grandes batailles. Le tout s’enchaîne à un bon rythme et c’est agréable à lire.
Au niveau graphique, j’ai eu un peu de mal sur le trait car je l’ai pas toujours trouvé aboutit. J’ai l’impression qu’il est bâclé avec des traits vraiment proche du brouillon, parfois un peu grossier, et les arrière-plans manquent souvent de finesse. Mais derrière ce petit manque d’esthétique à mon goût, le dessin est maîtrisé avec du dynamisme, de la vitalité, les personnages ne souffrent pas de défauts. Il est également pour beaucoup dans l’impression réussi du mélange futuriste / médiéval car il représente aussi bien les éléments de l’un (armures, armes, vaisseaux …) que de l’autre (habits, décors …).

Finalement, il s’agit d’une bonne surprise avec un univers intéressant et même si certaines ficelles sont connues, c’est assez bien raconté pour que ce soit agréable à lire.

Nom série  Ciel en ruine  posté le 12/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas féru d’aéronautique et les dessins de cette BD me font penser à tout sauf à un album qui aurait pu sortir en cette année 2007, mais connaissant la qualité des albums parus dans la collection Cockpit de Paquet, j’ai quand même tenté le coup.

Il est vrai que graphiquement, on est assez loin de ce que j’apprécie. Je trouve que le style ligne claire utilisé nous ramène des années en arrière surtout pour les visages qui, de plus, ne sont pas toujours très bien maîtrisés. L’ensemble a un petit côté fade mais quand on y regarde de plus près, il y a tout de même des raisons de contentement. Les arrière-plans sont souvent très détaillés, et les avions, qui sont le sujet central, sont vraiment très bien dessinés.
L’histoire quant à elle, se déroule pendant la fin de la seconde guerre mondiale et nous conduit du côté allemand avec en « personnage principal » le ME 262, le meilleur chasseur de cette fin de guerre. Cet album va avoir une grosse partie technique avec la description de cet avion, et même pour moi qui ne suis pas vraiment intéressé, j’ai trouvé que tout était relativement clair, limpide et de plus, ces explications me sont apparues nécessaires dans le récit. L’intrigue quant à elle se base sur une réalité historique avec le début de la fin du nazisme, les craintes que cela pouvait entraîner chez les allemands et donc les débuts des rébellions et des désertions. Le scénariste y a ajouté du fantastique avec l’intervention du diable sous l’apparence d’un chien. Cette partie tranche complètement avec le côté historique réaliste et je dois dire que ça m’a un peu dérangé sur le moment, mais ne sachant pas encore où va nous mener le scénariste sur ce plan, je préfère attendre pour en parler en bien ou en mal.

Finalement, il s’agit d’un très bon 1er album, très bien documenté et intéressant, mais je ne suis pas complètement convaincu par le côté fantastique. A voir dans le prochain tome !

Nom série  Les Orphelins de la tour  posté le 12/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la sortie de cet album, je n’avais pas été attiré par le dessin mais le scénario me semblait prometteur. J’ai finalement franchi le pas et je ne sais pas trop quoi penser de cette introduction.

L’action prend place dans la cité-état de New-York, dans un futur éloigné de nous d’une cinquantaine d’années, avec le personnage de Théo qui est obnubilé par une tour invisible qui se dresserait au cœur de la ville. Il va alors se retrouver au cœur d’une intrigue que l’on a un peu de mal à cerner dans ce début d’histoire. Il y a beaucoup de mystères autour de Théo, de cette fameuse tour ou encore de spectres qui viennent le hanter dans ses rêves, mais aussi de l’intelligence artificielle ou des moines qui lui viennent en aide. On est un peu perdu et on subit le déroulement des évènements. Mais heureusement l’ensemble est plutôt bien raconté et le scénariste parvient à nous intriguer juste ce qu’il faut pour avoir envie de connaître la suite.
Le dessin ne m’avait pas convaincu au premier coup d’œil. Après lecture, je dois dire que j’ai apprécié les couleurs relativement pâles qui donnent une atmosphère particulière. Par contre, même si le style a une certaine identité et est à part de ce qui se fait d’habitude, j’ai trouvé qu’il ne donnait pas toujours un résultat agréable et que certains traits étaient souvent de trop. Pour les décors, à part quelques vues globales de New-York qui sont très détaillées, ils sont pour la plupart vides.

Au final, il est encore trop tôt pour pouvoir donner un jugement sur cette série car trop peu d’éléments nous sont donné dans ce premier tome. Celui-ci étant de bonne facture, on peut espérer une suite correcte mais rien n’est moins sur, je ne conseille donc pas l’achat pour l’instant.

Nom série  La Légende des nuées écarlates  posté le 09/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me suis enfin décidé à acheter cet album qui m’avait fait de l’oeil à sa sortie et que je n’avais pas acheté, mais je me demande encore pourquoi.

Oui, je me demande encore pourquoi, parce que cet album avait tout pour me plaire en commençant par le graphisme. Ce qui frappe en premier lieu, c’est ce savant mélange de la couleur blanche qui reflète le calme, la douceur, avec la couleur rouge qui amène le sang, la violence mais aussi l’amour, pour donner un ensemble parfaitement cohérent et tout en beauté. Mais les qualités ne s’arrêtent pas là, car le soin apporté au dessin est également pour beaucoup dans le plaisir visuel. Chaque planche et chaque case font preuve d’une grande méticulosité avec une foule de détails qui font que l’on s’attarde pour les contempler. L’auteur s’applique également beaucoup sur les visages, mais j’ai trouvé leur proportion et les perspectives pas toujours très bien rendues. Enfin, tout amateur de japon médiéval et de fantasy ne pourra qu’être admiratif devant la richesse du graphisme dans ces 2 domaines.
Au niveau de l’histoire, on va suivre un Ronin amnésique en quête de son passé. Persécuté par des voix, celles-ci se taisent lorsqu’il est en présence de la troublante Meiki. Dans un monde entre légende et réalité, l’auteur alterne entre les époques en revenant sur le passé de cet ancien samouraï et en nous expliquant l’origine de ces maux. Le japon médiéval est à la base de cet univers mais il est agrémenté de fantasy avec la présence de créatures imaginaires et de magie. La narration est emplie de poésie, et même si certains passages sont encore un peu flous, cela renforce le côté onirique de l’ensemble. Enfin ceci n’empêche pas le scénario de bénéficier d’une évolution constante et d’être assez vivant avec quelques scènes d’actions et de duels bien dosées.

Voila toutes les raisons qui me font dire que j’aurai vraiment du acheter cet album plus tôt, mais finalement c’est un bien pour un mal car j’aurai moins longtemps attendre pour lire la suite.

Nom série  Le Temps des loups  posté le 09/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert le dessin de Bec dans Sanctuaire, puis ses qualités de scénariste dans Pandemonium, Carême ou encore le très bon Carthago. Je me suis alors lancé dans cette lecture mais en sachant que ce n’était peut-être pas ce qu’il avait fait de mieux.

Sur fond de monde post-apocalyptique en pleine restructuration, nous allons suivre l’arrivée d’un jeune homme dans un village reculé des montagnes, qui font penser à la chaîne des Alpes. On va alors découvrir qu’un nouvel ordre est en train de se mettre en place : celui des loups.
Bec reste toujours dans ce domaine fantastique qu’il affectionne avec des ambiances toujours lourdes. Mais ici, il abandonne le huis clos pour les grands espaces et j’ai trouvé cette atmosphère moins réussie, moins aboutie. En fait, le déroulement de ce 1er tome est assez décousu, et on est un peu désorienté : il ne s’agit que d’un tome d’introduction mais tout ce qui est présenté ne l’ai pas complètement, on reste un peu sur notre faim. Derrière ces défauts, l’auteur maintient un mystère constant en jouant sur cette même corde en mettant en place des personnages mais en ne révélant rien sur leurs intentions ou leur passé. Finalement ce qui m’a dérouté dans cet album m’a également donné envie d’en savoir davantage … Pour finir avec le scénario, je n’ai pas trouvé que poser le récit après l’apocalypse apporte grand-chose mais ceci reste à voir pour la suite.
Graphiquement, on reconnaît le travail de Bec dans son style photo réaliste. Les défauts qu’on pouvait trouver sur sa manière de travailler, comme la ressemblance entre certains visages ou le manque d’expression, s’estompe dans cet album. Chacun des personnages est très reconnaissable et les émotions se lisent correctement. Je serai un peu plus réservé sur les décors et leur traitement. A part quelques cases montrant de belles montagnes ou des vues sur le village très réussies, ils sont souvent très vides dans les plans rapprochés. Il ne s’encombre pas de détails d’arrière plan et nous sert une couleur de fond uniforme. Ceci donne un côté froid à l’ensemble qui peut convenir à l’ambiance générale, mais j’ai trouvé que s’était un peu trop vide. Enfin, tout comme pour le scénario, l’unité graphique est assez décousue passant d’ambiances légères, montagnardes, rurales, à des ambiances sombres, lourdes, fantastiques.

Il ne s’agit ici que d’un premier tome qui n’est pas exempt de défauts mais qui peut donner une suite intéressante (si elle arrive …), mais il est trop tôt pour le dire. Je suis quand même clément avec la note car certains éléments m’ont plu, mais je n’en conseille pas l’achat.

Nom série  Afrika  posté le 09/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Lombard essaye actuellement de relancer sa collection Signé. Après la diptyque Miss Endicott et l’intégrale de A la recherche de Peter Pan, on retrouve un auteur incontournable de cette collection, Hermann, pour un nouveau one shot.

Cet album nous propose un voyage au cœur de l’Afrique sauvage, où l’on va suivre principalement 2 personnages : Dario qui souhaite oublier son passé en s’occupant d’une réserve naturelle et en la protégeant des braconniers et une journaliste, Charlotte, venue pour faire un reportage sur ce braconnage. Malheureusement pour eux, ils vont être témoins d’agissements que le gouvernement souhaite garder secret et vont donc être l’objet d’une traque au cœur de la jungle.
La base du scénario est intéressante en mettant en scène plusieurs éléments : la protection des animaux et la lutte contre le braconnage, des agissements politiques et économiques douteux, la dureté de la jungle, le personnage de Dario plein de mystères et au passé très lourd … Malheureusement, cet album est un peu court et ne permet pas d’approfondir tous ces éléments. On aurait aimé en savoir davantage sur les agissements gouvernementaux et sur la société Ferguson, on aurait aimé en apprendre plus sur le passé de Dario et un plus grand développement aurait permis qu’on s’attache davantage au sort des animaux. Malgré cela, l’ensemble est quand même bien raconté, la phase de traque s’avère très réussie et même si on en sait peu sur le personnage principal, on s’y attache et il reste l’intérêt central de cette histoire.
Mais ce qui ressort le plus de cet album, c’est finalement son dessin. La représentation de la savane est criante de vérité et Hermann parvient à donner des mouvements très réalistes aux animaux. La réalisation de la jungle est tout aussi réussie et la mise en scène de l’ensemble et plus particulièrement de la traque est pour beaucoup dans le plaisir de lecture. J’ai également apprécié son trait pour les personnages d’origine Africaine, mais un peu moins pour les blancs et particulièrement pour Charlotte. Je la considère plus comme une femme fragile mais Hermann l’a représentée avec un physique dur et un visage carré ce qui lui enlève tout féminité.

Finalement cet album est à lire davantage pour le voyage graphique qu’il nous offre au cœur de l’Afrique, que pour le scénario qui s’avère pas assez développé pour être totalement convaincant.

Nom série  Tanatos  posté le 08/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai longtemps hésité avant de franchir le pas d’acheter ce 1er tome. En effet, le côté « je suis méchant parce que c’est comme ça » qui se dégage du personnage de Tanatos, m’intriguait d’un côté mais me faisait un peu peur de l’autre. Je me suis quand même lancé dans cette lecture.

Au cœur des années 1913-1914, Convard va nous présenter les plans machiavéliques du fameux Tanatos qui n’a pour seul but que de devenir l’homme le plus riche du monde. C’est ce personnage qui se retrouve au centre de cette série même si d’autres sont très présents comme Jean Jaurès ou les 2 enquêteurs. On se retrouve donc, comme je le craignais, devant un « méchant » dans le pur style des James Bond dont les seules motivations sont l’argent. Ses moyens financiers lui permettent d’avoir des moyens techniques très avancés et d’avoir des avantages indéniables pour pouvoir mettre ses plans à exécution. Mais ses capacités à se déguiser et à imiter, et cette opposition systématique à l’ordre établi ne sont pas sans ressemblance avec le personnage de Fantômas, que j’aime beaucoup, ce qui lui donne une profondeur supplémentaire et qui m’a fait un peu oublié le côté : « mais pourquoi est-il aussi méchant » … « parce que ! ». Au-delà de cet élément central, le scénariste a recoupé son récit avec la réalité en le présentant dans les prémisses de la 1ère Guerre Mondiale et avec des personnages historiques réels. Il a su mélanger tout ceci avec une pointe de steampunk, on obtient donc un environnement original plutôt réussi. De plus, l’intrigue générale de ce 1er diptyque est pour l’instant bien ficelée et sait nous tenir en haleine.
Au niveau graphique, Delitte est parfaitement dans le ton de l’époque traitée. Les visages avec moustaches, barbes ou lunettes, les décors et la mise en scène cadrent parfaitement avec le début du XXème siècle. Par contre, j’ai un peu de mal avec son trait pour les visages que je trouve souvent trop lourd et qui donne parfois l’impression de voir des cicatrices. De plus, j’ai l’impression que les proportions des corps ne sont pas toujours correctes.

Finalement, il s’agit d’un bon premier tome, et même si le personnage de Tanatos n’est pas vraiment original, l’atmosphère et l’intrigue donnent de l’intérêt à la lecture. En attendant le 2ème tome, déjà prévu pour janvier 2008, pour connaître la fin de ce premier diptyque, je conseille la lecture de 1er album.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 08/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Difficile de passer derrière autant de monde, et surtout autant d’avis positifs, mais venant de lire le 8ème tome, je vais essayer de rajouter une petite bafouille.

On ne présente donc plus cette série où les personnages humains côtoient des héros à représentation animal ce qui m’avait fait hésiter à commencer cette lecture. Puis je me suis lancé et j’ai voyagé au rythme du délire des auteurs et de dialogues fin et délicieux. Nos héros qui maîtrisent aussi bien la lame que la langue (ou inversement) nous offrent un savant mélange de cape et d’épées et de tirades à la Cyrano de Bergerac. On suit leurs aventures plus loufoques les unes que les autres avec beaucoup de plaisir. Cependant, la surprise du à la découverte de cet univers, l’humour et l’intérêt de l’intrigue présent dans les premiers tomes s’estompent un peu au fur et à mesure pour laisser place à une aventure qui piétine un peu. Heureusement, les dialogues toujours exquis et l’originalité de l’ensemble font que cette série reste une référence. Enfin, après la lecture du 7ème et du 8ème album, j’ai retrouvé un scénario plus dynamique qui relance encore l’intérêt de la lecture.
Cette série a également de grandes qualités graphiques : des personnages réussis avec de vrais « tronches » expressives aussi bien pour les humains que pour les animaux, des décors fouillés et détaillés, de très belles ambiances colorés, des découpages originaux et inventifs qui servent parfaitement l’humour ou l’action. Le dessin se marie parfaitement au scénario et à l’atmosphère générale pour donner un ensemble parfaitement cohérent.

Je suis donc comme beaucoup tombé sous le charme de cette série, et j’aurai trouvé dommage qu’elle s’arrête au bout de 4 tomes. C’est vrai qu’il y a ensuite une légère baisse de régime, mais le plaisir est toujours là et les derniers développements de l’histoire me font penser que les auteurs nous réservent encore de belles surprises.

Nom série  Ronces  posté le 07/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Morvan est un scénariste très prolifique avec des fortunes diverses, qui aime puiser dans notre quotidien pour inspirer ses récits. C’est encore une fois le cas avec une série mettant en avant une lutte entre une nature fragile et une urbanisation galopante.

Nous allons donc nous retrouver sur une planète mi-végétale d’un côté et mi-urbaine de l’autre où l’on va suivre l’arrivée dans une ville hyper développée, d’un être aux facultés physiques aussi grandes que ces facultés cérébrales sont faibles. Il va s’en suivre des meurtres tous plus immondes les uns que les autres sur lesquels va enquêter un commissaire très compétent mais qu’on pourra qualifier de « loser ».
Le premier tome, vraiment intriguant, nous présente cette immense cité urbaine surdéveloppée dans un style futuriste très sombre et les différents personnages dont le policier qui s’avère vraiment très réussi. On imagine assez vite où veut en venir Morvan et tout s’éclaircit dans le deuxième tome, mais malheureusement j’ai trouvé la base scénaristique un peu trop manichéenne avec cette opposition nature / urbanisation. Malgré cette faiblesse, l’atmosphère générale de la série est vraiment très réussie avec un ensemble mélangeant de la fantasy, du thriller et du futuriste, ce qui offre un monde complet. De plus, la narration est vraiment très bonne, et l’utilisation de plusieurs planches muettes nous plonge complètement dans cet univers et fait davantage ressortir les émotions.
La partie graphique est assurée par un jeune dessinateur, Nesmo, que l’on pourra tout de suite qualifier de talentueux. Il a déjà un style bien affirmé pour ce qui est des personnages et des mouvements mais ce qui frappe le plus c’est la qualité du découpage qui donne du dynamisme et des cadrages qui offrent des vues impressionnantes sur la ville. Sa mise en couleur n’est pas en reste et distille les ambiances végétales ou métalliques à bon escient.

Malgré un scénario que je trouve un peu léger, cette histoire est très bien racontée et très bien dessinée, ce qui permet de passer un très bon moment de lecture. Espérons que le 3ème tome, qui doit clôturer le 1er cycle, soit dans la même lignée.

Nom série  Les Aigles de Rome  posté le 06/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etant assez fervent de tout ce qui concerne la Rome Antique et étant adepte du travail de Marini, j’attendais ce 1er tome avec une certaine impatience même si on pouvait craindre pour le 1er exercice de cet excellent dessinateur en tant que scénariste.

A l’ouverture et au 1er feuilletage, on ne pourra qu’être, encore une fois, admiratif devant la grande qualité de son dessin. On reconnaît parfaitement son trait avec des personnages hyper charismatiques et très vivants, son style très dynamique mais aussi très cru aussi bien dans les scènes de violences qu’érotiques. Le reproche que je fais d’habitude sur la ressemblance entre ses personnages est moindre dans cet album. J’ai trouvé qu’il avait réussi à se renouveler dans les traits des personnages masculins, par contre les personnages féminins restent très semblables à ses autres réalisations. Le décor Romain est également de qualité et nous plonge parfaitement dans cette ambiance antique. C’est donc, encore une fois, du très bon Marini.
Passons à ce qui pouvait apporter quelques craintes, le scénario. On va suivre dans ce 1er tome, l’éducation de 2 jeunes gens venus d’horizons différents : Marcus de sang Romain même si sa mère est originaire de Germanie, et Ermanamer fils d’un peuple de barbares germains. Eduqués par Titus, le père de Marcus, ils vont devenir frères de sang malgré leurs différences.
On est très loin de la justesse et de la profondeur historique d’un Murena, mais ce n’est pas la direction voulue par Marini, tout du moins dans ce 1er tome. Difficile d’émettre un jugement après cette lecture, étant donné qu’il s’agit ici que d’une présentation des 2 personnages principaux, mais on pourra profiter d’un déroulement fluide et d’une lecture agréable et pas dénuée d’intérêt. La dureté, la violence et la sexualité de l’époque sont, à mon sens, bien rendues, mais l’album est rempli d’insultes et de grossièretés qui, je trouve, sortent du contexte. Certes, il est clair que pour qu’une telle BD soit agréable à lire, il ne faut pas utiliser le langage d’époque qui serait vraiment trop lourd, mais un juste milieu aurait pu être trouvé. Au final, on ne sait pas trop où va nous emmener cette série, mais il y a un fort potentiel avec les personnages principaux dont le futur s’annonce rempli d’aventures.

Il s’agit donc d’un bon 1er tome qui met cette série plus sur les rails de l’action / aventure que sur la réalité historique. Et même si on en sait peu sur la suite, j’ai l’impression que celle-ci pourrait être vraiment intéressante. Pour conclure, cet album va quand même assez loin dans la violence et l’érotisme, il est donc à réserver à un public averti.

Nom série  Tengiz  posté le 06/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré la couverture du 1er tome qui me semblait des plus austère, la force qui se dégage du guerrier donne le ton de cette trilogie.

Tarek nous emmène dans une atmosphère médiévale fantastique au cœur de l’Asie centrale. Nous allons suivre un retour sur le court règne du roi des Trois Contrées, Tengiz II, alors qu’il se meure dans sa citadelle sous les feux de l’ennemi. Le récit entièrement basé sur la guerre entre la famille royale et le clan rival ne fait pas du tout dans l’originalité : alliances, traîtrises, immenses batailles. Mais il se dégage de cette série une ambiance très réussie et l’ensemble est très bien raconté même s’il faut faire preuve d’une lecture assidue pour ne pas se mélanger entre les différents personnages. La touche fantastique apporte un intérêt supplémentaire et l’alternance entre scènes de batailles et élaboration de plans est bien dosée. On connaît le déroulement des évènements et le destin inéluctable des personnages avant de les avoir lu, mais ce choix de l’auteur est parfaitement assumé et ne gâche finalement pas la lecture.
Graphiquement, le travail effectué sur les personnages est de qualité. Les visages sont parfaitement dessinés même s’il est parfois difficile de reconnaître untel ou untel. Les habits, armures, armes sont également parfaitement maîtrisés et donne parfaitement le ton médiéval et asiatique de cette série. Pour ce qui est des décors, on peut dire qu’ils sont beaux mais principalement grâce à une mise en couleur très bien utilisée car ils auraient tendance à manquer de détails. Enfin, quelques planches représentant de grandes scènes de batailles sont vraiment très belles et impressionnantes.

Malgré son manque d’originalité, cette série est très agréable à lire et pourrait même s’avérer indispensable, selon la qualité du dernier tome, pour tous ceux qui apprécient ce genre d’univers asiatique médiéval fantastique.

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