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Nom série  Les 7 vies de l'épervier  posté le 04/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela fait un petit moment que je voulais m'attaquer à cette série qui semble un must dans son genre. Et je ne suis pas déçu car j'ai beaucoup aimé le contexte historique de l'époque d'Henri IV dans lequel est ancrée cette série. D'ailleurs je me suis avalé les 7 tomes en quelques jours.

Les dialogues sont choisis avec soin pour coller à la façon de parler de l'époque, bien qu'à mon avis on en est encore loin mais il faut bien que ça reste intelligible pour un lecteur d'aujourd'hui.

Les auteurs mettent en place un drame familial, un héros masqué, une sorcière voyante et puis les héros qu'on connaît tels ce bon Henri, sa mégère italienne, le dauphin et Ravaillac. Au fil des 7 tomes on va évoluer aussi dans le temps, des jeunes années d'Ariane de Troil à l'âge adulte, dans l'espace entre Paris et l'Auvergne. Pour cela le dessin de Juillard même s'il a un peu vieilli par rapport aux standards d'aujourd'hui est tout à fait bon, le réalisme des décors est très bien rendu et les personnages sont bien campés.

Par contre au niveau du rythme de l'histoire, on passe parfois d'une case à l'autre sans se rendre compte immédiatement qu'on a changé de lieu. Puis 2 cases plus loin on revient dans la scène initiale. Ce n'est pas toujours du meilleur effet pour la compréhension du lecteur qui a parfois du mal à savoir si on est à Paris ou ailleurs par exemple. Mais globalement je n'ai pas eu trop de mal à me repérer dans les personnages pourtant nombreux et dont les destins s'entremêlent. Le personnage de la voyante est celui qui me plaît le moins mais c'est un artifice pour servir la narration du scénariste.

Le dernier tome est un peu surprenant quand Ariane ne reconnait pas son adversaire manchot. Il y a un moment ça doit faire tilt mais c'est sûrement pour donner une fin plus tragique. Je suis un circonspect sur ce final.

Pour conclure, voici une série historique tout à fait recommandable.

Nom série  Lou !  posté le 04/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout, le premier tome m'a bien plu avec des personnages marrants chacun dans leur genre. J'aime beaucoup la mère un peu geek

Une héroïne moderne cette Lou, Julien Neel présente une famille monoparentale préoccupée par des sujets actuels. C'est un bon contexte pour développer son humour et ses gags et tout cela avec un dessin très dynamique et coloré. Mignon tout plein.

Je ne suis pas étonné de voir que la série rencontre son petit succès auprès du jeune public mais pas seulement car les parents doivent aussi y trouver leur compte.

Nom série  Flipper le flippé  posté le 04/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Flipper le flippé est originalement paru en 2 tomes, les Requins Marteaux le publient à nouveau en 2012 avec 2 histoires supplémentaires.

J'avais découvert Morgan Navarro avec son Teddy Beat récompensé à Angoulême. On trouve ici le même genre d'ambiance de jeunes un peu perdus dans leur banlieue entre fêtes, alcool, drogue, jeux vidéos et soirées où parfois ça dégénère en baston. Et bien sûr les filles, l'un des sujets si ce n'est le sujet central.

Je ne suis pas forcément familier de l'univers banlieue, ni du parler local ni du rap évoqué dans cet album. Pour autant j'ai bien apprécié cette lecture, les personnages animaliers passent bien et sont mis en scène dans des situations particulièrement réalistes.

Je découvre que l'auteur reprend les mêmes personnages que dans Flip mais ici un peu plus vieux et donc avec forcément des thématiques plus adultes.

Bref, pas forcément indispensable mais personnellement ça m'a plu, un peu dans la même veine que Gilles Rochier sur ces récits de banlieue, mais avec plus d'humour chez Navarro.

Nom série  Super Negra  posté le 04/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
10 euros pour ce petit livre qui vient d'être réédité en septembre. L'inflation a bon dos je trouve. Remarquez si je ramène au prix d'un Mimolette à l'Asso, on doit être sur à peu près le même rapport prix / page.

Cela se lit très rapidement pour ce qui est malgré tout une édition augmentée par rapport à l'originale si j'ai bien compris avec 2 autres histoires de l'auteur en fin d'album.

Reste que sur le fond, c'est plutôt drôle et ça part dans tous les sens. Ce pastiche du monde de Mickey et ses amis est irrévérencieux et préfigure ce que donnera Pinocchio quelques années plus tard.

Les 2 petites histoires en plus sont sympa aussi. L'une sur une fille qui organise une soirée chez elle mais personne ne vient car c'est une connasse (sic), et l'autre histoire se demande si les femmes ne foutent pas le boxon dans les récits d'aventure. Imaginez si une grognasse se pointe au moment où on prépare un attentat contre Tintin. Ce petit là va sortir du train et l'aventure va très certainement s'arrêter là... pour laisser la place à une autre aventure à l'hôtel. Mais cela Winshluss ne le montre pas.

A voir.

Nom série  Vingt-trois prostituées  posté le 02/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le dernier album de Chester Brown ne fait pas l'unanimité. Loin d'être un plaidoyer absolu pour la légalisation de la prostitution, il prône plutôt avec ce livre sa libéralisation. Sa non pénalisation si vous voulez partant du principe qu'une personne doit être libre de disposer de son propre corps et d'en faire profiter de potentiels clients à travers des relations tarifées. C'est un sujet qui revient régulièrement dans nos sociétés, tout comme celui de la légalisation du cannabis par exemple sans que clairement une solution politique soit apportée.

Je dois dire que, sans faire montre de ma propre opinion à ce sujet, j'ai trouvé le discours de Brown en postface particulièrement étayé et intéressant sur la réflexion d'un homme qui fréquente des prostituées depuis plusieurs années. Cette annexe faite de 23 sections, ce qui renvoie aussi au nombre de prostituées rencontrées, détaille vraiment son avis sur un éventail très large de sujets comme l'argent, la violence, le trafic d'êtres humains, la fiscalité (les actes sexuels tarifés doivent-ils être soumis à l'impôt ?) sans pour autant faire l'apologie de la prostitution.

A l'inverse de cette annexe littéraire, le coeur même de la bande dessinée peut sembler un peu longuet tant Brown y décrit méticuleusement mais sans toutefois faire apparaître aucun détail physique ni visage pouvant compromettre l'identité de ces dames, ce qui contribue à l'impersonnalité de ces 23 rencontres, chacune de ses expériences. Forme simple, 1 gaufrier de 8 cases de même taille par planche, 1 chapitre avec un prénom (modifié) par tête de pipe.

On peut y lire ses émois de la première fois, et comment il s'est décidé à franchir le pas après une relation avortée avec sa petite amie. Puis arrivent alors toutes les questions : sécurité, la peur d'être vu, d'être arrêté par la police, les maladies, le paiement, le pourboire, les positions, avec ou sans fellation. Bref un panorama très large où l'on voit ses affinités avec certaines et pas d'autres. Doit-il donner son vrai nom ou pas ? Est-ce que les descriptions sur tel ou tel site d'annonces sont fiables ?
Plein de situations et de questionnements de ce genre qui font qu'au final je ne me suis pas vraiment lassé de lire 23 descriptions malgré leur côté presque médical. Il y a un aspect comptable aussi qui peut choquer, une évaluation de la prestation comme on évalue la qualité d'une transaction sur un site internet.

Ceci est toujours illustré par un dessin impeccable, on sent une sorte de maniaquerie chez Brown à retranscrire le plus fidèlement possible les situations, les dialogues y compris avec ses amis que sont Seth et Joe Matt également dessinateurs de bande dessinée.

Brown dessine comme il traite ce sujet avec ses proches amis, c'est-à-dire sans tabou, le plus naturellement du monde dans une société où l'acte sexuel et la femme - ou l'homme mais c'est plus rare - devient une marchandise comme une autre destinée à assouvir une envie immédiate. A travers son dessin on a l'impression que son personnage n'a pas d'émotions avec toujours un petit trait plat pour sa bouche comme le souligne Robert Crumb en introduction et un visage qui ne change guère, des petites lunettes ne montrant pas ses yeux. Quand sa petite amie le quitte mais décide de rester habiter avec lui puis fait venir son nouveau copain, Brown prend ça avec un aplomb incroyable. Quand Seth lui demande : "Tu n'es pas en colère ou jaloux ?", il lui répond :
"Je me sens comme d'habitude. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes".

En conclusion, un livre qui m'a plu globalement où Brown explore son sujet avec un certain cynisme mais aussi une pointe d'humour. Ce n'est pas pour autant qu'il m'a convaincu de ses thèses, si tant est qu'il ait pour intention sous-jacente de convaincre le lecteur à travers cet ouvrage.

Nom série  Unlikely  posté le 02/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Unlikely ou la romance ennuyeuse d'un premier amour, une première fois pour Jeff mais on a l'impression que c'est surtout une relation à sens unique. Jeff est hyper sensible, fleur bleue et finit par trouver Alison qui elle a déjà eu pas mal d'aventures sans pour autant y avoir trouvé satisfaction.

Déjà on a du mal à rentrer dans le concret de cette relation, cela prend tout de même plusieurs dizaines de pages de scénettes anecdotiques telles une soirée d'anniversaire ou une soirée cinéma dans le canapé à regarder Dune dans lesquelles les 2 protagonistes se cherchent sans se trouver. Puis on y est, après un petit trivial pursuit alcoolisé, mais c'est morne, à pleurer. Et on se dit bien que c'est une relation improbable. Unlikely.

Pourtant Jeff se livre sans fard, c'est sûrement en quoi il est touchant, y compris les scènes dans la chambre à coucher. Mais il faut vraiment en vouloir pour s'avaler ce petit pavé, au passage loin d'être un régal pour les yeux, sans se faire assommer par sa mièvrerie.

Nom série  Le bus  posté le 06/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avoue que j'étais un peu sceptique au départ de cette lecture même si j'en avais entendu de très bons échos sur le net. Encore un truc d'esthète de la bande dessinée admiratif d'un artiste américain paru dans Heavy Metal. Et bien presque mais pas tout à fait car Paul Kirchner arrive à développer tout un imaginaire délirant. Partant d'un postulat on ne peut plus simple, un homme qui attend le bus, il met en place une foule de situations autour de son personnage quelconque, calvitie, costume, mais vivant des phénomènes hors du commun, par exemple le bus qui se transforme en avion tel un papillon émergeant de sa chrysalide, sans que cela semble provoquer le moindre haussement de sourcil chez lui.

Il est vrai qu'on retrouve un peu de Little Nemo dans ces suites de strips, muets, et pour cela d'une lecture universelle. De plus le dessin en noir et blanc est impeccable, d'une très belle maîtrise rendant ces scènes d'un réalisme frappant.

Pourtant se disant qu'il tournait en rond et qu'il avait fait le tour de son sujet, Paul Kirchner a eu l'intelligence de mettre fin à sa série de strips comme il l'explique en postface. Une initiative qui devrait faire des émules plus souvent, du moins le souhaite-t-on.

Nom série  Maudit Victor  posté le 06/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Maudit Victor est très agréable à lire avec son dessin aéré, ses jolies couleurs et puis son histoire il faut dire un peu bizarre et à la fois poétique sur les bords. Victor, borgne depuis son enfance pour avoir pris au pied de la lettre les fadaises de son oncle, devient peintre une fois adulte puis prend possession d'un trésor de diamants auprès d'un mystérieux cheval qu'il suivit dans les bois. Ce canasson sera l'incarnation de la malédiction qui le poursuivra toute sa vie pour avoir tué et triché avec sa destinée.

Benoît Preteseille, cofondateur des éditions Warum, produit une oeuvre atypique dans une ambiance années 20 qui rappelle Kiki de Montparnasse et ses contemporains. Le tout est non dénué d'humour et teinté d'une douce folie.

Nom série  La Nuit du Canard Garou  posté le 06/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit format carré pour cet album de Bouzard qui met en scène un homme avec une tête bizarre (sûrement une facilité de dessinateur fainéant ). Celui-ci fait la fermeture du bar en emportant avec lui une bouteille de whisky, or au coeur de la nuit à l'heure où tous les chats sont gris, et lui aussi, il se retrouve assailli par une horde de clodos assoiffés. Il se dirige alors vers une petite île où il fait la connaissance malheureuse de canards agressifs.

Guillaume Bouzard s'est tapé un bon délire avec ce petit album, disons que ça se lit mais pas vraiment d'éclats de rire, et ça reste plutôt du niveau d'un délire entre potes de lycée. Bref ce n'est pas très abouti à l'instar d'un autre de ses albums de jeunesse, "Les Pauvres types de l’espace", et donc sa lecture n'est pas incontournable.

Nom série  La Peau de l'ours  posté le 06/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une petite île italienne. Des flash-backs vers les Etats-Unis de la dépression, on y retrouve l'ambiance des films de gangsters.

J'ai apprécié cet album bien écrit narrant la jeunesse perdue d'un vieil homme pour qui les jours sont comptés et avec des répliques parfois bien senties. Il se dévoile à un jeune gamin du village qui lui rappelle sûrement un peu de lui au même âge, à une époque où il s'est retrouvé sous la coupe d'un mafieux impitoyable au visage d'un pantin de bois buriné.

Il prépare alors sa vengeance tout en fricotant avec la petite fille séduisante du mafieux. Tous les ingrédients sont là et on avale ce livre d'une traite sans ennui.

Nom série  Feynman  posté le 24/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Réalisée par deux auteurs inconnus pour ma part, cette bande dessinée a la particularité de présenter la vie d'un physicien qui était jusque là inconnu ou presque pour ma part. Ottaviani semble s'être fait une spécialité de vulgariser l'accès à la science, il a déjà obtenu plusieurs prix aux Etats-Unis pour ses ouvrages. Il s'intéresse donc ici à l'histoire des physiciens du XXème siècle en présentant ce personnage un peu excentrique qu'est Richard Feynman, méritant d'être connu autant que Einstein peut l'être.

L'un des pères de la physique quantique moderne, il a également participé à la mise au point de la bombe nucléaire. Il était reconnu comme un professeur pédagogue et comme un expert auquel on a fait appel suite au crash d'une navette spatiale américaine.

Je reconnais que sur le fond l'ouvrage est assez didactique et que la vie de ce personnage est assez intéressante pour qu'on en fasse un livre attirant tout en expliquant au passage plusieurs concepts scientifiques pas toujours très compréhensibles pour le commun de la population.

Pour autant j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour venir à bout de cet album assez dense et pas non plus follement emballé par la narration utilisée il faut dire. De plus le dessin ligne claire est assez quelconque pour éveiller plus d'intérêt chez moi.

Bref je partais d'un bon a-priori et finalement j'ai été déçu mais je ne doute pas que cela puisse plaire à d'autres notamment si vous avez déjà lu avec plaisir des bouquins de Stephen Hawking (parce que là aussi j'ai du mal ).

Nom série  L'épi  posté le 15/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un album qui m'a fait rire même si la vie en tant que telle du protagoniste n'a rien de drôle. On suit les pas d'un homme ordinaire qui se lève, va au travail, rentre chez lui, mange devant la télé et se couche. Une vie réglée, lisse, morne, sans but en quelque sorte. Le héros se rend compte de l'inutilité complète de sa vie, il n'a pas grand chose qui le différencie d'un robot. Alors il tente de bousculer un peu ses habitudes. Cela commence par laisser dépasser un épi de sa tête au réveil, lutter contre ses voix intérieures qui lui disent qu'il est fou de se rebeller d'une telle façon, qu'il va se faire remarquer. "Aplatis tout de suite cet épi, ne sors pas du moule de l'employé de bureau servile et corvéable". Puis un jour il fait encore plus fort, il va au boulot sans cravate ! Un vrai crime de lèse-majesté s'il en est.

Bref à travers ce petit regard décalé, ce livre tente de rire du malaise de nos sociétés qui nous avilisse et nous dépersonnalise par le travail mais où l'isolement est de plus en plus grand. Je n'ai pas trop accroché sur la fin par contre.

Nom série  Empreintes  posté le 08/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Forcément ce titre fait partie de ces albums concepts qu'on salue pour la forme mais qui se lisent presque en moins de temps qu'un 100 mètres d'Usain Bolt. Muet, peu de dessins et peu de pages, l'auteur présente une chasse un peu particulière, la chasse à l'homme. Sauf que c'est un lion qui tient le fusil. Un renversement de situation assez comique façon planète des singes (sauf qu'ici c'est planète des lions si vous avez suivi) où l'homme est un animal qui devient un trophée sur un mur.

Bref, au delà de cette histoire qui n'est pas plus bête qu'une autre mais je n'y ai pas vu de métaphore particulière sur le sens de vie et la place de l'homme sur notre bonne vieille Terre, et par conséquent à titre personnel je ne recommande pas l'achat surtout si vous êtes déjà en manque de place sur vos étagères.

Nom série  Aztèques  posté le 02/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aztèques est un album décevant, déjà parce que c'est Andreas qui signe l'album et qu'il nous avait habitués à mieux aussi bien graphiquement que scénaristiquement. J'aime beaucoup les cultures anciennes et les civilisations aztèques et mayas sont assez fascinantes, pourtant ici on peine à vraiment s'intéresser et à comprendre le sort des différents personnages, surtout dans la deuxième moitié de l'album où ça va assez vite et s'enchaîne d'une manière pas toujours compréhensible. On apprend que tout cela se passe dans les toutes dernières heures d'une civilisation qui sera balayée par les espagnols voguant vers leurs terres.

Bref, un album qui aurait pu être mieux avec un peu plus de développement. On y apprend en tout cas peu de choses sur les Aztèques contrairement à ce que le titre de l'album peut laisser présager.

Nom série  Shenzhen  posté le 31/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un bon titre de Guy Delisle qui nous raconte ses expériences en Chine dans une entreprise produisant des dessins animés. C'est vivant, c'est souvent drôle le petit regard que possède l'auteur sur cette société encore assez fermée et sous la coupe du régime communiste.

Et pourtant on sent aussi sa solitude dans ce pays où il est difficile de nouer des relations, déjà par la barrière de la langue. L'auteur trouve parfois le temps long, il essaie de s'évader le week-end en dehors d'une ville grise et sans attrait.

Bref un bon titre à l'Association dans le genre carnet de route où l'on reconnaît de temps en temps des situations et des sensations qu'on a soi-même vécues pour ceux qui ont pu voyager un peu.

Nom série  Soldats de sable  posté le 31/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Publié par le Lézard Noir, Soldats de sable est un bon manga qui évoque avec un trait simple la seconde guerre mondiale côté japonais notamment à Okinawa. On y voit l'impuissance et la résignation des habitants insulaires face à la guerre et l'arrivée des Américains. On y voit aussi un jusqu'au boutisme japonais prêt à se sacrifier même quand tout espoir est perdu vu les forces en présence. Sacrifier les militaires, mais également les civils qui se trouvent au milieu. C'est un vrai choc de culture, les Américains ne comprennent pas du tout cette mentalité et cherchent à négocier pour faire des prisonniers.

Bref c'est encore un bon titre qui est proposé avec plusieurs histoires différentes et intelligentes autour de la guerre du Pacifique. Je regrette néanmoins son prix assez élevé ce qui ne favorise pas sa diffusion auprès du public.

Nom série  La Crème de Crumb  posté le 24/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
La crème de Crumb (tiens quand j'écris le titre à l'instant, j'ai des idées salaces, je n'avais pas pensé au double sens) se veut le condensé et le concentré même du meilleur jus de la production de Robert Crumb considéré comme la tête de pont de la veine underground du comics américain des années 1960-70.

Publié à l'occasion d'une exposition consacrée au sieur Crumb au musée d'art moderne de Paris - que j'invite tout un chacun à aller voir jusqu'au mois d'août, cette compilation contient de très bonnes histoires de différentes longueurs. Elles sont assez crues pour certaines et pour cela à réserver à un public averti. On y trouve par exemple des histoires d'inceste dans une famille, une histoire avec un bébé géant qui ne tête pas que le lait de sa mère ou encore les aventures de Whiteman l'archétype de l'américain moyen au look de Clark Kent qui se fait enlever par une femme big foot. On y retrouve aussi quelques histoires autour de la passion de l'auteur qu'est la musique blues du début du XXème siècle.

Pour ma part qui avait déjà lu plusieurs des publications des éditions Cornelius auparavant avec un format un peu plus grand dans la collection Solange, j'ai été agréablement surpris de ne pas trop retomber sur des histoires que j'avais déjà lu. Bien sûr j'en connaissais certaines mais cette brique permet d'appréhender l'étendue de l'oeuvre de Crumb et de découvrir ses personnages tels Fritz the cat, Mr Natural ou Snoïd. A cela s'ajoute une longue interview de plusieurs dizaines de pages qui ouvre le recueil. Il s'agit d'une interview faite en 1986 mais qui révèle bien toute la psychologie du bonhomme. Il y parle de pleins de sujets comme de ses débuts, de ses déboires financiers et juridiques notamment de l'affaire autour de "Keep on trucking", de ses mariages mais également des expériences avec le LSD et ses effets sur son oeuvre.

Bref on sent dans ses histoires transpirer toutes les angoisses de l'auteur dans une société américaine qui ne lui correspond pas, la frustration aussi notamment vis-à-vis des femmes bien charpentées qu'il affectionne, et il rend cela magnifiquement bien. Ajoutez à cela un dessin qui quoi qu'en dise Crumb sur le fait de camoufler ses imperfections par un habile système de hachures, personnellement je trouve superbe. Il y a toujours quelques histoires qui me laissent de marbre dans le lot, mais ce livre me paraît être le meilleur publié jusqu'ici en France. Pour un néophyte, je conseillerai de commencer par celui-là d'autant que son prix est raisonnable par rapport à la quantité. Avis à ceux qui veulent découvrir l'auteur, et aux autres qui connaissent déjà mais peut-être pas tout.

Nom série  Doomboy  posté le 08/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D. est un jeune garçon, cheveux longs, qui traîne avec ses potes, écoute du rock et fait lui-même de la guitare électrique mais n'est pas un génie en la matière. Tony Sandoval dont je ne connaissais pas le travail auparavant fait un portrait assez juste d'une jeunesse parfois cruelle. J'ai bien aimé son graphisme où ses personnages ont tous de grosses têtes et des corps filiformes, ça m'a rappelé le style de Fafé.

Puis suite à un chagrin d'amour, D. se sent assez mal dans sa peau et se met à jouer de la guitare sur la plage d'une façon surréaliste face à la mer où les cieux se déchaînent. Très belles planches dans ces scènes. Son pote diffuse ça sur la radio locale et Doomboy, son pseudo, devient vite une légende sur les ondes.

Une bande dessinée sur la musique, ce n'est jamais facile car un livre reste silencieux mais l'auteur arrive bien à faire passer l'énergie du guitariste sur plus d'une centaine de planches de ce format à l'italienne.

Nom série  Paulette Comète  posté le 30/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour tout dire le titre et la couverture ne faisaient pas super envie, mais le nom de Mathieu Sapin et la collection Poisson Pilote m'ont fait franchir le pas. La lecture s'avère décevante malgré un dessin tout à fait correct. Mais pour tout dire ce n'est pas drôle. Vivant chez sa grand-mère, Paulette joue une justicière malgré elle qui tente de sauver son prochain tel Amy Winehouse par exemple.

Bof bof bof. Filez telle la comète vers d'autres cieux du 9ème art.

Nom série  Zèbre  posté le 30/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zèbre est une succession d'histoires courtes assez proche de l'ambiance des incidents de la nuit de David B., on y retrouve d'ailleurs un personnage dénommé Travers. Mais c'est assez similaire sur le plan du dessin, de la rêverie qui s'en dégage.

Pourtant je n'ai pas totalement accroché à ces différentes histoires malgré le personnage principal fort charismatique qu'est Zèbre. C'est un homme dont le visage alterne peau blanche et peau noire et qui d'une histoire à l'autre passe d'une vie à l'autre testant tous les métiers.

Publié dans les années 80 sous la label (à suivre), c'est malgré tout un récit à voir pour qui est déjà amateur de David B. Pour les autres commencez plutôt par l'ascension du haut-mal par exemple.

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