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J’ai d’abord eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire, déstabilisé que j’étais par ces morts inévitables en fin de chaque chapitre, et par ces réflexions sur la vie un peu téléphonées. Et puis je me suis fait happer par le récit, pour ne plus en sortir avec la dernière page.
Alors oui, il faut être friand d’élucubrations sur le sens de la vie, la mort, le bonheur etc. pour apprécier cet album, mais il faut quand même préciser que le message est la plupart du temps subtil et juste, et pas assené à grand coups de clichés comme je l’avais craint à la lecture du premier chapitre. Je suis ressorti de ma lecture revigoré, la tête remplie de passages touchants ou marquants, et l’impression peut-être futile de « comprendre » la vie un peu plus qu’avant.
Ajoutons à cela une mise en image exemplaire, avec un dessin clair et dynamique et une mise en couleurs magnifique, et on obtient un des tous meilleurs « romans graphiques » publiés ces dernières années. Les amateurs du genre peuvent investir les yeux fermés ! |
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Nom série
Secrets : L'Angélus
posté le
08/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je vois que tout le monde est d’accord pour dire que « Secrets : L'Angélus » est un excellent diptyque, et je ne vais pas faire exception. Giroud est vraiment un de mes scénaristes préférés. Il écrit une quantité incroyable de scénarios, et commence vraiment à maitriser son art.
Le scénario est huilé, la narration parfaite, et on se laisse vraiment porter par l’histoire. L’intrigue familiale (thème récurrent dans la collection « Secrets ») n’est certes pas renversante sur le fond, mais elle est rondement menée et m’a tenu en haleine du début à la fin… fin qui a réussi à me surprendre, même si je l’avais partiellement vue venir.
Et puis alors niveau dessin Homs s’est surpassé… quel talent ! Je vois que sa seule expérience BD avant L'Angélus est d’avoir été pendant deux ans le dessinateur du personnage Red Sonja (Marvels, USA). Quelle maturité pourtant ! Quel esthétisme dans ses planches, vraiment du beau boulot.
Un diptyque passionnant et remarquablement mis en image. A ne pas manquer. |
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Nom série
Automne
posté le
05/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Nobrow est un petit éditeur anglais créé en 2008 ayant pour vocation de publier des œuvres originales et décalées créées par des jeunes talents britanniques. « Automne » - leur deuxième album à paraître en France après Hilda et le géant de la nuit - vient de gagner le « prix révélation » à Angoulême, une bonne occasion de se lancer donc.
Et bien… bof. Le dessin rappelle un peu celui de Chris Ware, petites cases comprises (ce dernier y va d’ailleurs de son petit commentaire élogieux en 4ème de couverture), et globalement les planches sont assez jolies, avec des petites trouvailles intéressantes (les reflets dans les fenêtres vus de l’intérieur par exemple).
Mais alors côté scénario, c’est le néant. Et je n’exagère pas : il ne se passe rien dans cette BD. C’est du quotidien contemplatif poussé à l’extrême. La première histoire nous raconte le quotidien d’un gars qui prépare et sert des repas dans une maison de retraite. Des myriades de petites cases nous montrent donc la préparation des plats, l’épluchage des patates, la vaisselle, l’aiguille qui tourne sur l’horloge, le ventilateur de la clim' qui tourne. M’enfin ! La deuxième histoire nous fait suivre deux adolescents inintéressants au possible.
Vraiment, ça me désole d’être aussi dur avec un petit éditeur, mais je ne comprends vraiment pas qui pourrait prendre du plaisir à lire ce genre de chose. Je suis pourtant bon public, j’aime les « romans graphiques », le quotidien, les petits riens etc… mais une histoire doit me faire passer des émotions, me faire rire, m’intriguer… ici, rien.
Je mets quand même 2 pour le dessin, et pour le bouquin même qui est très joli. Mais avec une histoire aussi vide et un prix de 18 euros, je doute qu’ils en vendent plus de quelques centaines. |
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Nom série
La Douce (Schuiten)
posté le
01/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un album bien dans le ton de la série Les Cités obscures, et qui en reprend tous les ingrédients : un personnage mâle relativement âgé et porté sur son travail, une jeune femme en guise de compagnon et une quête insensée nous faisant voyager dans un monde mystérieux magnifiquement mis en image, tantôt en train, tantôt en téléphérique.
Les thèmes abordés sont intéressants et abordés de façon subtile : l’amour obsessionnel que peuvent porter certains à leur carrière, le refus du progrès et les conséquences de l’avancée technologique sur l’environnement et notre société (bureaucratie, disparition de certaines professions). La fin m’a semblé un peu convenue, mais cela ne m’a absolument pas gâché mon plaisir de lecture.
Un moment de lecture dépaysant et stimulant ! |
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Raaa mais qu’est-ce que c’est beau ! Rosinski est vraiment au sommet de son art, chaque case est une peinture à l’huile magnifique, très détaillée et aux couleurs lumineuses. Vraiment les mots me manquent pour exprimer mon ressenti.
L’histoire m’a aussi beaucoup plu. Je ne suis pas spécialement familier avec l’histoire du comte de Monte-Cristo à laquelle cet album fait apparemment référence, mais cela n’a pas du tout affecté mon plaisir de lecture. J’ai trouvé l’intrigue passionnante et parfaitement narrée, même si certaines planches sont un poil chargées textuellement. Il faut aussi être friand de retournements de situations inattendus. En finissant le premier tome on se dit que l’histoire est pliée, mais le second tome présente les faits sous un angle complètement nouveau, avant de nous reprendre par surprise sur la fin !
Un diptyque passionnant, et puis bon sang quel dessin ! |
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Nom série
Alger la noire
posté le
29/01/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je me retrouve beaucoup dans l’avis de Ro.
Le contexte politique m’a énormément intéressé. L’ambiance malsaine voire vicieuse de l’Algérie de l’époque est parfaitement montrée et expliquée (même si la lecture de la section « création » de la page de l’OAS sur Wikipédia m’a aussi beaucoup éclairé).
Mais l’enquête elle-même m’a déçu. Elle m’a captivé sur la première moitié, mais c’est trop long, trop compliqué, trop de protagonistes viennent s’ajouter à la liste, et il faut vraiment être concentré pour ne pas décrocher. Pire selon moi : les auteurs ont dû arriver à la même conclusion, avec cette scène finale où le détective en charge de l’enquête va se recueillir sur la tombe de sa mère, et lui raconte à voix haute tout ce qu’il a découvert et compris. Moi j’ai vu ça comme un aveu de faiblesse, et comme une grosse ficelle scénaristique pour venir en aide aux lecteurs paumés. Je ne suis donc pas ressorti satisfait de ma lecture.
Dommage, sur le fond l’intrigue est bien construite, et comme je le dis plus haut le background historique est passionnant. A lire uniquement si vous aimez les enquêtes policières compliquées. |
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Nom série
Mezek
posté le
28/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Cette BD m’a semblé très « académique » sur la forme : narration linéaire, personnages un peu stéréotypés et dessin propre et aéré (presque « ligne claire »).
Par contre son background historique m’a passionné et montre les difficultés pratiques suivant la création d’Israël, et notamment son incapacité à se défendre militairement dans un contexte diplomatique compliqué. Le quotidien de ces mercenaires est intéressant, rythmé par les patrouilles et les empoignades avec les pilotes de l’armée israélienne.
Je n’allais mettre « que » 3/5, la faute à un récit qui selon moi ne décollait pas (un comble !), mais la dernière partie m’a beaucoup plu. L’intrigue s’emballe enfin, et je trouve les réactions de certains personnages intéressantes, on s’éloigne un peu des clichés suscités. Du coup je suis resté sur une impression très positive.
Un album un poil académique, mais intéressant et finalement très divertissant, qui devrait ravir les amateurs de récits de guerre et d’Histoire. |
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Cette BD m’a beaucoup plu, mais soyez prévenus : elle est très classique et ressert une énième histoire sur le thème de la Bête du Gévaudan, mais cette fois-ci en Sibérie. Le contexte historique peut sembler intéressant au premier abord, mais il est finalement assez peu montré.
On retrouve tous les poncifs du genre : le petit village isolé, des meurtres sauvages attribués à une bête mystérieuse, des croyances locales, des personnages bien épais, et au milieu de tout ça un homme de la ville menant l’enquête, jusqu’à un dénouement inattendu. J’ai récemment lu La Bête de Chabouté, et j’aurais pu décrire cet album exactement de la même façon ! Du déjà-vu donc, mais j’ai trouvé de déroulement de l’intrigue passionnant, et la fin ne m’a pas déçu.
J’ai trouvé le dessin superbe (quelle couverture !), et parfaitement adapté à l’ambiance.
Une chouette « histoire de monstre », classique mais efficace. |
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Une belle histoire, sur un sujet qui pourrait sembler difficile au premier abord (déportement massif d’orphelins). Mais les auteurs ont réussi à instiller une ambiance légère, presque humoristique, sans pour autant trahir le message de fond. Je dis bien LES auteurs, parce que cette prouesse est due autant au dessin qu’à l’histoire même.
L’intrigue est prenante, car elle commence par une scène finale intrigante, avant de replonger dans le passé pour nous en expliquer les origines. Les aventures de nos orphelins alternent des passages légers et humoristiques avec des scènes consternantes. Les « distributions » d’enfants aux parents en forme de foire aux bovins sont absolument incroyables quand on considère la complexité des procédures d’adoption modernes. La fin est bien vue, même si le « mélange » qui en est à l’origine me parait un peu gros.
Et comme je le dis plus haut, le dessin est en parfaite adéquation avec l’histoire. Il est superbe, mais surtout dédramatise un peu les situations. Il est coloré, dynamique et aéré. Au final les planches sont vraiment superbes.
Une chouette histoire, terminée en deux tomes (même si d’autres cycles sont prévus). Que demander de plus ? |
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Cette BD ne m’a pas passionné autant qu’elle aurait dû. Pourtant je suis originaire des Alpes, et je viens d’une famille de montagnards. J’ai même fait un peu d’escalade quand j’étais ado.
Mais je trouve l’histoire molle, la narration trop académique. Par moment on dirait presque du Jules Verne, c’est vous dire ! (j’aime beaucoup Jules Verne, mais ça a quand même bien vieilli au niveau de la narration). L’auteur greffe sur son histoire des bouts d’Histoires de l’alpinisme, mais pas de façon très digeste selon moi. Du coup j’ai n’ai ressenti aucune émotion, je n’ai pas vibré quand nos comparses arrivaient au sommet après une ascension difficile. J’ai suivi leurs exploits avec un certain intérêt, mais sans plus.
Surtout que comme le dit Erik dans son avis, le dessin est certes joli, mais les cases sont souvent trop petites, et ça m’a un peu empêché de le sentir ce vide justement.
Un album sympa sur un sujet original, mais qui ne m’a pas marqué plus que ça. |
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« Tout sauf l'amour » est le nouvel album du duo d’auteurs à l’origine de Exauce-nous, paru en 2008.
L’histoire me rappelle un peu les « rom com » américaines (comédies romantiques !), avec cet homme et cette femme que tout semble séparer, mais qui tomberont amoureux à la fin après de nombreux malentendus. Oui, je sais, je viens de vous raconter la fin, mais franchement on la voit venir grosse comme une maison, voire un immeuble ! Et c’est un peu le problème avec cette BD : malgré une thématique intéressante (peut-on « probabiliser » et dompter l’amour ?), le déroulement de l’histoire est trop téléphoné, les réactions des personnages presque caricaturesques, bref, aucune surprise, aucune émotion en ce qui me concerne. Je note aussi des petits soucis de narration, des transitions un peu bizarres par-ci par-là (en relisant mon avis sur Exauce-nous je vois d’ailleurs que j’avais fait la même remarque).
Par contre graphiquement je me suis régalé, et pour cause : l’histoire se déroule à Grenoble, ma ville natale, ce qui est très rare en BD. Quel plaisir de retrouver des monuments connus, la place du tribunal, la Bastille, les montagnes etc. Je vous ai mis une belle planche dans la galerie représentant l’Isère, le téléphérique, le quartier Saint Laurent, et les falaises du magistral Mont Saint-Eynard en fond.
Mon avis est un peu sévère. « Tout sauf l'amour » n’est pas une mauvaise BD, loin de là. Je l’ai juste trouvée trop légère, trop téléphonée, et sans le cadre Isérois, je pense que je me serais un peu ennuyé. |
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Nom série
Le Loup des Mers
posté le
23/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Génial !
J’ai adoré cette histoire qui mêlent aventure pure et réflexions philosophiques. Un premier avertissement donc : les scènes d’action laissent souvent place à des dialogues entre Hump et Loup Larsen sur des sujets tels que la morale, le sens de la vie, la religion, l’écriture etc. Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup intéressé (pourquoi un croyant a-t-il peur de mourir ?), et ajoute selon moi de la profondeur aux personnages, mais ça ne plaira pas forcément aux lecteurs s’attendant « juste » à une grand aventure maritime remplie d’action.
Et puis bon sans ce Loup, quel personnage emblématique, quelle force, quelle présence ! Il porte ce récit comme il porte son équipage, à bout de bras, sans compromis, et ce jusqu’à la fin… fin qui m’a d’ailleurs beaucoup touché (mais je n’en dirai pas plus.) Si je devais faire un reproche je dirais juste que l’arrivée d’une femme que Hump connaît sur le navire me semble être une sacré coïncidence, et une ficelle scénaristique un peu grosse.
Le dessin est absolument magistral, très détaillé, d’un esthétisme sans faute, et participe grandement à l’ambiance du récit.
Voilà, une belle aventure, des personnages forts, de la réflexion, et une mise en image sublime… un cocktail gagnant selon moi ! |
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Nom série
Frères d'ombre
posté le
22/01/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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La guerre d’Algérie n’est pas montrée dans « Frères d'ombre », mais hante ce récit comme elle hante toujours notre époque. C’est dans ce contexte lourd de sens qu’un simple contrôleur SNCF déclenche une série d’évènements qui vont finir par le dépasser et le changer pour toujours : il aide un immigré clandestin algérien à se cacher dans les toilettes du train, puis l’accueille chez lui pendant quelques jours. Un acte anodin, une main tendue, Kamel est tellement sympathique… mais cache-t-il bien son jeu ?
D’un point de vue narratif je trouve que le récit a un peu de mal à décoller, et est assez prévisible. Il est rondement mené, facile à suivre, et assez prenant, mais disons que je n’ai jamais été « scotché », et le dénouement est un peu convenu. Les personnages secondaires sont très clichés – le contrôleur de la SNCF raciste, le frère ultra sécuritaire qui a fait la guerre d’Algérie, le flic « gros dur », l’immigré illégal mais au grand cœur et moralement impeccable, etc… je me doute bien qu’on ne doit pas être bien de la réalité, mais bon.
Un récit efficace, une histoire intéressante mais trop convenue à mon gout. |
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Nom série
Grandville
posté le
21/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’ai dévoré les 3 tomes parus en anglais, et j’en redemande, au point d’avoir passé un certain temps sur le web à la recherche d’informations sur la parution du tome 4, à lire des interviews de l’auteur etc. J’ai terminé le tome 3 il y a 48 heures, et les personnages, l’univers mis en place me manquent terriblement. Un gage de qualité non ?
Pourtant il faut avouer que les intrigues ne sont pas foncièrement originales. Il s’agit de bêtes (c’est le cas de le dire) enquêtes policières, avec des ficelles éculées et des coupables relativement prévisibles. Il y a notamment une double page en fin de tome 2 où nos deux détectives mettent une plombe à arriver à une conclusion qui me semblait pourtant évidente. La scène à pour moi pris une tournure involontairement comique et m’a rappelé certaines scènes avec Joey dans la série Friends (vous savez, quand il met plus de temps que les autres pour capter quelque chose).
Mais cette série possède aussi de nombreuses qualités. Les intrigues font peut-être « déjà vues » mais sont rondement menées et parfaitement rythmées. Les personnages sont très attachants, grâce notamment à un humour corrosif et « très anglais » dans les dialogues (je parle de la VO).
Et surtout l’univers uchronique mis en place est passionnant : Napoléon a gagné, l’Angleterre fut brièvement une colonie française avant de regagner partiellement son indépendance, et la situation politique est complexe. Le tout saupoudré de Steam Punk, et de messages sociaux et politiques faisant échos à notre société (pas toujours de manière très subtiles certes, mais la réflexion reste intéressante).
Enfin, le dessin de Bryan Talbot est magistral. Il ne sera pas du goût de tout le monde, bien entendu. Il est très typé « comics », notamment au niveau des couleurs. L’auteur utilise des effets informatiques (flou, incrustation de photos etc.), le trait est gras, et certaines cases manquent de décors. Mais j’adore son esthétisme, les personnages anthropomorphiques sont magnifiques, et quel dynamisme, les scènes d’action sont très lisibles.
Voilà, un coup de cœur. L’avenir de l’éditeur français « Milady Graphics » reste incertain, je ne sais donc pas si le tome 3 (et les suivants) verront le jour. Mais si l’anglais ne vous fait pas peur, je vous conseille de vous tourner vers les bouquins publiés aux éditions Jonathan Cape, ils sont magnifiques ! |
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Nom série
Crève saucisse
posté le
19/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Cette histoire m’a beaucoup plu. Elle n’est certes pas super originale (une femme trompe son mari et ce dernier se venge), mais remarquablement contée, impossible de reposer la BD avant d’en avoir lu le dénouement ! Contrairement au posteur ci-dessous la « fameuse » scène ne m’a pas du tout dérangé. Je trouve ça rigolo que le mari s’inspire d’une scène de bande dessinée pour échafauder son plan démoniaque ! Par contre je manque de culture BD, je n’ai pas reconnu l’album en question. En tout cas voir le mari s’amuser de sa femme et de son amant est cruel et assez jubilatoire.
Le dessin de Simon Hureau est parfaitement maitrisé, et d’une lisibilité et d’un esthétisme remarquable.
Une histoire pas très originale sur le fond, mais rondement menée et plaisante à lire. Un chouette moment de lecture. |
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Nom série
Le Massacre
posté le
17/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Nouvelle BD de Simon Hureau, et nouveau coup de cœur. J’avais énormément apprécié son dernier album Intrus à l'Etrange (d’ailleurs récompensé à Angoulême en 2012). « Le massacre » m’a de nouveau enchanté.
L’intrigue est remarquablement construite. Elle débute par une bête vente aux enchères lors de laquelle un trophée de chasse est vendu pour une somme mirobolante… puis la narration nous ramène dans le passé pour nous expliquer l’incroyable histoire de cet objet pourtant assez commun. Pour ce faire on part au Cambodge, et on fait la connaissance de divers personnages dont la vie se mêle à l’Histoire troublée de ce pays. Découvrir tous les aboutissements de cette « intrigue » est absolument jubilatoire, quelle aventure ! L’histoire est assez dense, et les planches parfois un peu chargées en texte, mais cela n’affecte pas du tout la fluidité ou le plaisir de lecture.
J’adore le dessin de Simon, il fourmille de détails, et représente superbement les jungles cambodgiennes.
Si je devais faire un petit reproche, je dirais juste que je ne vois pas trop l’utilité des deux dernières planches, qui semblent servir de conclusion ou de « bonus ». Je ne les ai pas trouvées extraordinaires. M’enfin, rien de bien grave.
Un album indispensable selon moi, et mon premier coup de cœur 2013 ! |
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L’auteur a animé des ateliers dessin/BD en maisons d’arrêt pour mineurs, et nous fait partager son expérience.
Je trouve ce genre d’initiative remarquable, et j’imagine que du point de vue de l’auteur ça a du être terriblement intéressant, enrichissant et gratifiant. Reste que je me demande si cela valait la peine d’en faire une BD. Il ne se passe pas grand-chose lors de ces ateliers, d’ailleurs l’auteur n’a même pas le droit de leur parler de leur situation, des crimes commis etc… juste de dessin. Ca limite un peu la réflexion, forcément.
J’ai quand même trouvé un passage bien vu : celui où l’auteur nous montre les gamins « bombant le torse », parlant comme des « grands » pour impressionner les autres détenus, avant de replonger dans l’enfance et demander aux gardes s’ils peuvent jouer à la Playstation. La représentation graphique est habile, avec ces visages aux traits temporairement plus adultes. J’ai trouvé ce passage à la fois humoristique et assez profond.
Un bon album, mais selon moi un peu limité dans sa portée, de par son principe même. Intéressant, mais pas renversant. |
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Nom série
Un sac de billes
posté le
15/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ce diptyque, adapté du roman de Joseph Joffo, raconte la fuite d’une famille française juive lors de l’occupation nazie. Le sujet est un peu éculé, certes, mais toujours intéressant et édifiant. Certains passages ont une force narrative inouïe, comme cette toute première scène en début de tome 1.
J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces deux enfants sur la route, les voir grandir beaucoup trop vite, échapper aux rafles, puis s’organiser et dénicher des combines pour se faire de l’argent. On découvre par ailleurs le quotidien de la population pendant l’occupation allemande, le background historique est donc intéressant.
Je n’ai pas lu le roman, mais l’adaptation semble réussie. L’auteur évite les erreurs classiques de ce genre d’exercice (passages trop chargés en textes, coupures rendant l’histoire incompréhensible) et le dessin élégant de Vincent Bailly apporte vraiment un plus. L’édition est magnifique, comme toujours chez Futuropolis.
La fin surprend, et ne verse pas dans le dramatique larmoyant souvent associé à ce genre d’histoire. Bref, un moment de lecture agréable et instructif. |
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Nom série
Amère patrie
posté le
15/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Bizarre, beaucoup d’avis sur le tome 1, mais rien depuis la parution du tome 2. Moi j’ai découvert ce diptyque une fois les 2 tomes parus, et j’ai passé un excellent moment de lecture.
Je traverse une période « histoire guerrière » dans mes lectures… je me gave de BDs (et films, séries télé etc.) sur la première et seconde guerre mondiale. « Amère patrie » se démarque de la myriade de BDs sur le sujet en parlant non seulement de la Grande Guerre, mais aussi de l’avant-guerre et de l’après-guerre.
Le premier tome suit deux personnages qu’à priori rien ne rapproche, mais qui finiront par se retrouver dans les tranchées. Cette partie de l’histoire présente la vie en France et en Afrique (Sénégal) de l’époque, et montre la lente déstabilisation de l’Europe.
Le second tome montre le conflit même, mais finalement assez succinctement, avant de s’intéresser à l’après-guerre, et en particulier au calvaire des familles de soldats exécutés pour soi-disant trahison ou lâcheté au combat (difficulté pour une femme de trouver un emploi, enfants battus à l’école etc.) On suit son long et poignant combat pour faire restaurer l’honneur du nom de sa famille.
Par contre je trouve que ce 2eme tome a des petits soucis de rythme. Tout semble s’enchainer trop vite, comme si l’histoire était prévue en 3 tomes, avant d’être raccourcie… je me trompe peut-être, mais c’est vraiment l’impression que j’ai eue en lisant cet album.
Bon, rien de bien grave… Un diptyque intéressant, que je conseille aux amateurs du genre. |
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Nom série
Pleine lune
posté le
11/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Cette BD est particulière.
Le protagoniste est détestable au possible (raciste, misogyne etc.), ce qui semble avoir dérangé certains lecteurs. C’était pourtant le but de l’auteur : dresser le portrait d’un personnage horrible, puis au travers une série de situations plus loufoques les unes que les autres, le mettre face à ses pires cauchemars et préjugés. Malgré des personnages et situations un peu clichés j’ai trouvé cette course en avant vraiment hilarante, à chaque fois qu’il se tirait du pétrin j’attendais l’obstacle suivant avec impatience.
Lors de la lecture on se dit que l’auteur y va fort, et que notre antihéros n’a vraiment pas de bol, mais la fin vient nous expliquer cette avalanche de malchances… bien vu !
Un bon moment de lecture. |
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