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Inégal.
C'est le mot qui me vient à l'esprit en repensant à ce petit album.
Ces quelques historiettes de SF compilées ici sont certes traitées de façon très honorable sur le plan du dessin. Le style d'Azpiri est très dynamique, énergique et se prête très bien à ce genre d'univers. Je suis moins enthousiaste quant au choix des couleurs, mais cela reste de très bonne facture.
En revanche, la qualité scénaristique des différentes histoires est très fluctuante. Cela va du très convenu (notamment celle des méchants colonisateurs humains massacreurs d'aliens innocents ou celle des pauvres colonisateurs humains massacrés par les aliens sanguinaires) au très bon (la dernière, où la flotte d'invasion extra-terrestre se retrouve confrontée à l'héritage robotique et nucléaire de la guerre froide).
J'ai donc trouvé certaines histoires inintéressantes et d'autres frustrantes parce qu'elles auraient mérité d'être un peu plus développées.
Allez, cela reste agréable à lire quand même. |
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Nom série
Le Vol du Corbeau
posté le
17/08/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai, comme beaucoup d'autres, dévoré Le Sursis en y prenant énormément de plaisir. Le talent de Gibrat, aussi bien en tant que dessinateur/coloriste que scénariste m'avait vraiment impressionné. Je suis donc entré dans Le Vol du Corbeau avec une grande impatience.
J'ai été très soulagé d'y retrouver ce qui faisait la force du diptyque précédent. Un graphisme réaliste et très élégant, servi par une mise en couleur de très grande qualité et une histoire intelligente, toute en nuances, évitant de sombrer dans le manichéisme.
J'admets cependant que le scénario est peut être un peu en dessous du Sursis. Il est vrai que le quasi-huis clos de ce dernier offrait un postulat de départ peut être plus original et plus riche, et l'auteur m'a paru un peu moins à l'aise dans l'histoire plus mouvante du Corbeau. En revanche, la confrontation des univers des deux principaux protagonistes (l'une proche de la mouvance communiste, l'autre beaucoup plus cynique et parfois réactionnaire) donne lieu à des dialogues très savoureux et apporte beaucoup de densité à la relation amoureuse qui s'esquisse puis s'affirme entre eux.
La fin plus ouverte, qui laisse la part belle à l'interprétation du lecteur, est également une heureuse surprise, et en tout cas, une jolie note d'espoir, surtout en opposition à la chute brutale et tragique du Sursis.
Gibrat confirme ici l'étendue de son art et sa maîtrise de son sujet. Serait-il capable de faire aussi bien en transposant ses intrigues dans un contexte historique différent ? |
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Nom série
Servitude
posté le
16/08/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Excellente surprise!
Je pensais en avoir ma claque de la HF, surtout quand elle provenait de chez Soleil, mais là, ils m'ont fait replonger! Et avec délectation, en plus!
L'énorme force de Servitude, c'est avant tout le dessin. Il est vraiment magnifique. Le traitement des personnages, le découpage des planches, les costumes des personnages, les paysages et décors... tout est léché et réalisé avec un grand talent. Le monde décrit y gagne énormément en réalisme et crédibilité, et cela devient un véritable plaisir que de tourner les pages (tout en regrettant de voir le nombre de celles qui restent à lire diminuer.. un signe qui ne trompe pas).
L' histoire, j'en conviens, n'est pas un chef d'oeuvre d'innovation. Il y a, ça et là, de fréquents emprunts à des classiques littéraires du même genre. Je pense notamment et surtout au Trône de Fer de G.R.R. Martin. Mais on est très loin d'un plagiat ou d'un pompage sans vergogne, et je gage que les tomes à venir vont contribuer à donner à cette série une autonomie plus complète.
Le seul point qui me fait hésiter, c'est le choix de colorisation en teintes sépia. Séduisant au début, j'ai peur qu'il devienne rapidement lassant et prive un peu l'ouvrage d'une partie de sa force. On verra avec la suite (très rapidement, j'espère). |
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Nom série
Orbital
posté le
16/08/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Parce que j'aime la SF en général, et ce quel que soit le média utilisé, et parce que les avis ci-dessous étaient plutôt élogieux, j'ai fait l'acquisition de cette BD.
Bon, ben, désolé, mais je suis franchement déçu.
Parlons de l'aspect graphique, d'abord. J'ai trouvé l'ensemble assez brouillon, au trait un peu grossier et confus. Les couleurs sont très ternes et contribuent à faire de l'ensemble un truc sans beaucoup de relief ni d'énergie. Pour une oeuvre qui appartient au space opera, j'ai trouvé que ça manquait singulièrement de grandeur et d'effets 'grosse claque dans la gueule' qu'on pourrait en attendre.
Sur le plan de l'histoire, je n'ai pas du tout été emballé. Le synopsis de base est une synthèse fade de différents thèmes traités et re-traités mille fois en littérature SF: la fédération galactique qui accueille les vilains petits humains plein de défauts, l'organisation de juges/arbitres/agents secrets qui veille à la bonne marche de l'ensemble, le duo de personnages principaux que tout sépare mais dont on sait déjà qu'ils vont finir copains (ou plus si affinité et compatibilité biologique), etc...
Pour les rôlistes qui ont pratiqué le vénérable Mega, dont je fais partie, il y a là un sentiment très, très lourd de déjà vu.
Pour les autres, peut être quelques découvertes mais pas de quoi révolutionner votre vision de la SF. Et je ne parle pas des nombreux points qui nuisent à la crédibilité de l'ensemble.
En plus, la fin du premier tome prend une direction un peu trop 'action' qui je le crains va jeter aux oubliettes le point intéressant de cette BD, à savoir la résolution d'une crise diplomatique.
Non, vraiment, je n'ai rien trouvé de convaincant dans tout cela. Je regarderai la suite, pour voir si l'avenir me donne tort, mais avec énormément de méfiance. |
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J'ai acheté cette BD, avant tout intéressé par l'aspect historique (ou documentaire) sous l'angle duquel y est traité le personnage de Vlad Tepes. Le mythe du plus célèbre des vampires, vu et revu des centaines de fois par tous les media existants, ne m'attire pas plus que cela. En revanche, je pensais clairement qu'il y aurait un grand intérêt à re-découvrir le prince valaque à la lumière de faits établis et de son rôle dans les conflits entre royaumes chrétiens et empire ottoman, durant la fin du moyen âge.
J'ai malheureusement été assez déçu.
L'ouvrage m'a semblé manquer d'une certaine rigueur dans son approche, laissant de larges parts à des interprétations romanesques assez discutables, ou prenant pour argent comptant certaines anecdotes qui relèvent plus de la légende que du fait établi. A plusieurs reprises, la réalité historique est clairement mise de côté, pour choisir une vision plus dramatique, correspondant probablement plus à l'image monstrueuse que notre inconscient collectif se fait de Vlad Tepes.
Il ne s'agit pas là d'une tromperie puisque les auteurs expliquent leurs prises de positions dans les notes de fin d'album, mais cela rend le positionnement de cet ouvrage un peu incertain, à mi-chemin entre fiction et réalité.
Ma déception vient aussi du dessin que j'ai trouvé un peu en dessous du reste de la production d'Hermann (que j'encense pourtant régulièrement dans mes avis). Les traits des protagonistes sont parfois incertains, et quitte à verser dans une certaine forme de romancisation, la colorisation aurait gagné à être plus contrastée, plus violente, et non pas aussi douce et sans relief. Ce dernier point que je trouve très agréable dans d'autre séries, comme Jeremiah, me paraît vraiment être une faiblesse dans celle-ci.
C'est dommage, j'attendais vraiment beaucoup plus de cette BD et la richesse du matériau historique méritait, à mon sens, d'être mieux mise en valeur. |
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Nom série
Wayne Shelton
posté le
13/07/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Alors là, je me marre.
Cette série BD réussit l'exploit, tout en paraissant maintenant, de sentir le bon gros moisi des années 70-80 (un peu dans le genre que Ro et Spooky exhument régulièrement avec une joie malsaine et quasi-nécrophilique).
Le héros (moustachu, j'adore... tout un programme) est un beau spécimen d'homo bedeticus vanhammiensis, tout en virilité, ruse de goupil, gros compte en banque et courage dopé à la testostérone. Il est bien entendu accompagnée de son acolyte féminin (modèle bombe atomique mais qui aime aussi les flingues - genre modèle de couverture de SAS) destiné à nous faire rêver, pauvres lecteurs mâles avides de sensations fortes que nous sommes.
Et ses aventures se déroulent dans le pays merveilleux du cliché, jouant sur les registres habituels du scénariste belge millionnaire que je ne citerai pas, nous démontrant, si cela était encore nécessaire, que les bagnoles qui vont vite, les explosions qui font boum et les intrigues internationales, peuvent, quand le tout est assemblé avec talent, avoir des vertus soporifiques proche de celles d'un annuaire de France telecom (avec les cartes des villes et les infos pratiques en moins).
Le dessin? Pas grand chose à en dire, efficace, bien exécuté. Un support assez neutre qui met bien en valeur l'indigence des scénarios. |
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J'ai bien aimé cette BD, joli clin d'oeil au polar/film de barbouzes des années 50/60, aux personnages hauts en couleurs (mais qui ne sombrent pas pour autant dans la caricature) et à l'humour souvent cynique mais très efficace. L'esprit d'Audiard n'est pas loin, et j'ai trouvé l'exercice autrement plus réussi et plus fin que dans d'autres BD qui ont tenté la même approche (je pense notamment aux Teigneux, dont la subtilité du scénario n'a rien à envier à une charge de panzers, ou à une histoire d'Arleston).
Je suis un très grand fan du dessin de Barral. Il a une véritable originalité, et il confère une grande humanité à ses personnages. Les expressions (surprise, colère, bêtise) sont rendues avec brio et contribuent beaucoup au plaisir de la lecture. C'est donc une grande partie du charme de la série qui s'en va lorsque Barral n'est plus au crayon.
La première partie de la série est pour moi une vraie réussite, je suis plus mitigé quant à la suite. |
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Nom série
La Gloire d'Héra
posté le
30/06/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Comme un certain nombre des posteurs précédents, j'ai d'abord lu Tirésias avant de lire la Gloire d'Héra. Je suis assez d'accord pour dire que ces deux albums sont effectivement un peu en dessous. Mais j'ai du mal à en faire porter la faute aux auteurs.
Il est vrai que la légende de Tirésias est probablement plus prenante et riche que ce premier acte de la vie d'Hercule. Et dans la mesure où les auteurs ont pris soin, me semble-t-il, de rester fidèles au matériau mythologique initial, on peut difficilement leur reprocher la faiblesse relative d'une histoire par rapport à une autre.
En revanche, cette BD me paraît toujours digne d'être lue pour deux raisons. D'abord, le dessin de Rossi, très vivant, et parfaitement maîtrisé, qui donne une véritable humanité à ces personnages qu'on a un peu tendance à fossiliser dans le patrimoine culturel occidental. Ensuite, la focale qui est faite sur une partie beaucoup moins connue de la légende d'Hercule, trop souvent limitée à l'énumération des travaux, et qui nous rappelle la dimension tragique de ce héros, que le destin condamnera à perdre ceux qui lui sont proches à plusieurs reprises.
Du beau travail, tant sur le plan graphique, que sur celui de la vulgarisation de la mythologie antique.
A lire, surtout si l'on apprécie ce genre de retour aux sources. |
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Nom série
Millénaire
posté le
29/06/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Joli petit mélange d'Histoire et de fantasy que cette série. Au début c'est assez déroutant. Les personnages évoluent dans la France de la fin du Haut Moyen Age, et peu à peu viennent s'intercaler des éléments appartenant aux mondes du fantastique et de la SF. La chose est réalisée avec un certain talent, et parvient à créer un climat crépusculaire et un peu désespéré, que j'ai trouvé très prenant.
Alors bien entendu, certains poncifs ne sont pas évités (notamment celui des moines comploteurs-fanatiques, celui du duo héros malin et tourmenté + colosse simplet au grand coeur - qui se transformera en trio avec l'ajout de l'héroïne à forte poitrine), mais bon, ce n'est pas toujours désagréable de retrouver certains clichés (un peu comme de chausser de vieilles pantoufles bien confortables). Et puis, les personnages de second plan sont souvent intéressants et laissent autant de possibilités d'intrigue à développer.
Le dessin est standard, mais solide. Il se laisse parcourir agréablement.
En résumé, un thème assez original, traité par des moyens très classiques. L'intrigue me poussera à suivre cette série. |
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Nom série
Le Dernier Envol
posté le
26/06/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Alors là, j'ai vraiment été séduit!
Cette BD a certes certains (petits défauts) de jeunesse, notamment, comme l'a mentionné Ro, un trait parfois approximatif dans le traitement des visages.
Mais, pour moi, ces légers travers ne sont rien à côté du talent de l'auteur, que je trouve remarquable et très prometteur. Enfin une BD de combat aérien pleine de vie, traitée avec une vision très cinématographique dans sa mise en cases, servies par des couleurs riches et innovantes. J'ai également énormément apprécié le fait que l'auteur, visiblement un grand connaisseur des vieux coucous, ne fasse pas de son oeuvre un traité d'expertise, et que la connaissance reste toujours au second plan par rapport à l'action.
Même si cela reste encore embryonnaire ici, il y a également, me semble-t-il, un bon rendement des émotions (je suis resté scotché plusieurs minutes sur le regard plein de tristesse/mélancolie que lance l'as allemand à l'Américain qui vient de l'abattre) et le scénario est somme toute bien conçu, avec un beau tour de force en bouclant la boucle sur la dernière historiette.
J'espère que l'auteur produira d'autres bijoux du même acabit, et sur des thèmes similaires. Buck Danny et sa poussière viennent de prendre une grosse, grosse baffe ! |
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Nom série
Yiu
posté le
23/06/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Yiu apporte un éclairage intéressant sur la question de la prépondérance du dessin ou du scénario dans les éléments constitutifs d'une bonne BD.
Sur ce sujet, j'ai en général tendance à privilégier la qualité de l'histoire, son originalité, son rythme, l'épaisseur des personnages, etc... Et bien, Yiu, fait partie des séries qui me font revenir un peu sur mon opinion.
Je ne suis franchement pas convaincu par le cadre de l'histoire, et la possibilité d'une espèce de gouvernement d'union des grandes religions dans un décor post-apo me paraît un peu grotesque. En plus, le thème de l'arrivée de la Bête a été maintes et maintes fois traité, souvent avec beaucoup plus de talent et de subtilité. Le scénario se résume de fait à une succession de scènes d'action et de combat, agrémenté d'une dose réglementaire de sentimentalisme (le petit frère atteint d'une terrible maladie). Donc, rien de terrible.
En revanche, le travail graphique est vraiment remarquable. La mise en scène, le dessin, mais surtout la colorisation, m'ont vraiment subjugué. Je me suis surpris à acheter la série complète, tout en pestant contre la faiblesse de l'intrigue, ravi par les claques que je prenais en regardant les planches.
Par bien des aspects, cette BD a produit le même effet sur moi que Requiem, où là aussi, une certaine pauvreté scénaristique (encore que l'univers de Requiem me paraît plus riche et intéressant) est complètement éclipsée par le talent du dessinateur de du coloriste.
A lire, c'est sûr. A acheter, pour garder ces belles images dans un coin de sa bibliothèque. |
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En général, j'aime beaucoup Cosey dont les histoires inventives et souvent émouvantes me font souvent penser dans leur ton, comme dans leur propos à des romans de Paul Auster.
Ici, on retrouve certaines de ces qualités : des personnages originaux dotés d'une personnalité fouillée, une ambiance assez prenante et une intrigue bien conçue. Je reconnais cependant que sur ce dernier point, Cosey a produit beaucoup mieux notamment dans son Voyage en Italie ou dans Zeke, et que là le résultat est moins probant.
En tout cas, la force d'évocation de son dessin (paysages de montagne fabuleux, fidélité du rendu de la vie d'une petite ville américaine) est intacte et compte pour beaucoup dans l'intérêt de l'ouvrage.
A lire, mais peut être pas à acheter car Cosey a probablement produit des choses plus riches en émotions. |
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J'ai passé un agréable moments à suivre les pérégrinations de cet écrivain à bout de souffle, englué dans ses souvenirs et à la recherche d'un nouvel élan, trouvé dans la poursuite des traces d'un de ses congénères.
Pour ce qui est du dessin, je rejoins Ro (comme souvent) pour dire qu'il me fait beaucoup penser à celui de Veyron. Il n'est certes pas extraordinaire, manque parfois - je trouve - de finesse mais il transmet une ambiance, une certaine mélancolie (probablement aussi grâce à sa colorisation très douce) qui est en adéquation avec le scénario.
Le scénario, d'ailleurs, est très bien ficelé et la révélation finale est savamment amenée et produit un résultat efficace. On pourra quand même lui reprocher un petit manque de clarté (notamment dans les flash backs qui viennent un peu brouiller la lecture).
J'ai donc bien aimé cette BD, mais quelque part, je me dis également que le résultat est sûrement beaucoup plus probant sous forme de roman (ce que l'auteur a d'ailleurs également tenté), format plus propice aux exercices d'introspection des personnages, qui sont ici assez nombreux. |
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Nom série
Les Teigneux
posté le
27/07/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Lire cette BD c'est un peu comme trop manger de gateau au chocolat (quand on aime le chocolat). Au bout de quelques part, ça écoeure.
Je m'explique: comme, je pense, un très grand nombre de personnes, j'adore les dialogues d'Audiard et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu les Tontons Flingueurs. Alors quand on m'a prêté cette BD, qui cible ostensiblement ce créneau, j'avais un a priori assez positif.
Et, de fait, au début, je n'ai pas été déçu. Les premiers dialogues sont assez truculents, fidèles à l'esprit du maître, mêlant gouaille et argot improbable. Mais très, très vite l'accumulation, l'obstination des auteurs à placer une réplique voulue fine et pleine d'esprit dans chaque bulle, ça dégoûte complètement.
L'histoire ne devient qu'un prétexte à cet exercice d'imitation d'Audiard, par ailleurs pas très réussi, qui provoque lassitude et ennui. Le scénario est presque inexistant (règlements de compte et fusillades à longueur d'albums) et bizarrement très violent (surabondance de sang et de cervelles qui giclent, pour le coup en totale contradiction avec les films de référence).
Le dessin est conventionnel mais franchement pas innovant et souffre parfois de certaines approximations (notamment dans les traits des personnages).
Cette BD n'est rien d'autre qu'une opération marketing qui, au final, ne présente que peu d'intérêt. |
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Joli tour construction scénaristique que ce chassé-croisé de personnages, à la Short Cuts (ou Magnolia). Les divers protagonistes, leurs motivations et la façon dont leurs destins s'entremêlent sont bien pensés et bien amenés. On pourra toutefois regretter un certain manque de profondeur dans le sujet et le fait que l'histoire se termine un peu brutalement (je n'ai pas bien compris le message que l'on essayait de faire passer) presque immédiatement après que le canevas se dévoile dans son intégralité. J'aurais aimé peut être une dizaine de planches de plus pour développer l'intrigue, voire à l'extrême un deuxième tome.
Je ne suis pas fou de ce genre de dessin (qui me fait un penser à celui de Blain) mais je ne peux pas dire qu'il soit désagréable et il suffit à bien faire passer les émotions des personnages.
A lire pour découvrir un scénario assez original mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus. |
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Nom série
Concrete
posté le
25/07/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'avais lu quelque part (dans BoDoi, je crois) une revue assez élogieuse sur Concrete, qui, il est vrai, paraissait présenter une vision assez novatrice du thème du Monstre et/ou de l'aliénation, et développer une facette intéressante du genre super-héros.
Après la lecture, je dois dire que j'ai été assez déçu.
Le dessin (en dehors de la couverture et de quelques illustrations pleine-page) ne sort vraiment pas de l'ordinaire et paraît même un peu bâclé par moments (les visages humains sont souvent approximatifs et peu expressifs). Il est par ailleurs servi par une colorisation vraiment fade et peu inventive.
Quant à l'histoire, même si le postulat de départ reste excellent, son développement est vraiment pauvre et m'a laissé un sentiment de gâchis. L'auteur va de poncif en poncif et son intrigue est très loin d'être passionnante. J'ai suivi ça de loin, sans me sentir aucunement touché (encore moins ému) par la condition du héros.
Je ne vais pas courir après la suite. |
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Nom série
Isaac le pirate
posté le
18/07/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Mon avis ne porte que sur les quatre premiers tomes (ma biblio n'a pas le cinquième).
J'ai vraiment eu du mal à comprendre où l'auteur voulait nous emmener. Les deux premiers volumes sont cohérents, nous emmènent sur une double intrigue : les aventures maritimes d'Isaac d'une part, et les hésitations amoureuses de sa fiancée restée à Paris d'autre part. Ok, le dessin est particulier mais tout cela est assez palpitant et solide.
Mais à partir du tome 3, je ne comprends plus. L'intrigue semble s'éparpiller complètement, relatant les tribulations d'Isaac dont je n'ai pas compris le schéma directeur, créant et abandonnant une multitude d'histoires secondaires sans lendemain et nous emmenant dans une direction indéterminée.
Le tome 4 effectue un nouveau virage en nous entraînant dans une histoire de voleurs/assassins dans les rues de Paris. A la fin je ne comprenais plus le rapport avec le titre de la série.
J'aimerais quand même mettre la main sur le dernier tome paru pour voir si tout cela retombe sur ses pieds; mais en attendant je suis vraiment sceptique et je ne le recommande clairement pas à l'achat. |
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Nom série
Le Monde d'Edena
posté le
18/07/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Le Monde d'Edena est vraiment une série étonnante. Moebius, à partir de quelques courtes histoires et d'une commande publicitaire, crée peu à peu une série s'étalant sur plusieurs albums, s'efforçant de lui donner, sinon de la cohérence, au moins une intrigue de fond qui tient la route.
Le scénario n'est certes pas un chef d'oeuvre de logique cartésienne mais, ma foi, ça n'a pas à rougir face aux délires qui ont résulté de la collaboration de Moebius et de Jodorowsky. C'est même plutôt agréable car beaucoup plus poétique et harmonieux.
Le dessin est bien entendu irréprochable. Moebius a un sens de la mise en scène, des proportions et une maîtrise totale de son talent. C'est un plaisir de chaque instant.
A lire ou à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore ce petit bijou. |
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Je suis amateur de l'oeuvre de Cosey. J'aime beaucoup la finesse avec laquelle il construit ses intrigues, jouant avec habileté avec les sentiments et les histoires personnelles de ses protagonistes, dont les backgrounds sont originaux et réalistes.
Son dessin n'est certes pas extraordinaire mais il est très agréable et servi par des couleurs douces qui rendent l'ensemble plaisant et fluide.
Les quatre histoires de cet album reprennent l'ensemble de ces qualités et en ce sens c'est un succès. Malheureusement, ce format ne permet pas de développer autant que l'on pourrait le souhaiter tant les personnages que les scénarios où ils évoluent. En bref, je suis resté franchement sur ma faim à chaque fois : les acteurs sont posés, l'histoire démarre et hop, tout est déjà fini. C'est efficace, bien ficelé mais terriblement frustrant surtout lorsque l'on a goûté à des albums plus denses comme le 'Voyage en Italie' ou 'Zeke raconte des histoires'. |
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Nom série
Le Mercenaire
posté le
13/07/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Cette BD repose exclusivement sur la force de son graphisme. Les planches de Segrelles sont des peintures extraordinaires de beauté où les couleurs et jeux de lumière parviennent à créer des paysages et des ambiances assez extraordinaires.
Le revers de la médaille, c'est un manque de fluidité dans les cases. Forcément quand on se déchire comme ça sur chaque dessin, on doit plutôt aller à l'essentiel au risque de sauter quelques séquences qui donneraient un peu plus de rythme. Tout cela est très beau mais également très figé et assez peu vivant.
Les histoires sont de la fantasy assez proche de la production de l'âge d'or (cf. Howard, par exemple) donc souvent simples et agrémentées de jolies filles en petite tenue. On notera quand même que l'univers dans lequel évolue le Mercenaire est assez original et bien structuré.
Personnellement, j'ai été très impressionné par la virtuosité du dessinateur (ou faut-il dire peintre?) ce qui me fait pardonner les lacunes de l'intrigue mais je conçois très bien que cela soit bloquant pour d'autres. |
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