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Nom série
Raoul Scopitone
posté le
23/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Bon départ pour ce barbouze de choc !
Avec ce Raoul Scopitone, Jérôme Lebrun et Philippe Pinard nous offrent une série fleurant bon les années 60. Le récit se veut ouvertement loufoque et explosif, et même si ce premier tome n’est pas parfait, cela me semble bien engagé.
Les atouts sont effectivement nombreux :
- Un duo de choc extrêmement classique mais complémentaire, composé d’un petit râleur, prêt à s’emporter au moindre prétexte et de son adjoint, calme et discret mais présent quand le besoin s’en fait sentir.
- Un dessin caricatural très efficace. Jérôme Lebrun a le pinceau alerte. Son trait est dynamique et expressif au possible. Et si les proportions de ses personnages peuvent paraître étranges (ils ont tous l’air atteints de nanisme), c’est tout à fait dans le ton de la série, burlesque et décalé.
- La colorisation est elle aussi très réussie, discrète et nuancée. Elle n’écrase aucunement le dessin et, bien au contraire, met les qualités de ce dernier en évidence.
- Les clins d’œil sont multiples et enrichissent grandement la lecture. Je suis certainement passé à côté d’un paquet de références, que j’aurai d’autant plus de plaisir à découvrir à la relecture. Je m’en voudrais toutefois de ne pas souligner le rôle joué par le « colonel » Koeniguer, directement inspiré par l’auteur du même nom (et par conséquent victime d’une caricature des plus joyeusement gratinées).
- L’époque choisie est intelligemment exploitée et le récit, comme écrit plus haut, ravira les nostalgiques.
Seuls petits bémol :
- D’intrigue, il n’est pas vraiment question puisque cette enquête est surtout prétexte à des scènes mêlant humour et action. La résolution de l’énigme se réalisera en deux planches (et par le plus grand des hasards, serais-je presque tenté d’écrire) à la fin de l’album. C’est, à mes yeux, un peu simpliste… mais il s’agit d’un premier tome et l’important était surtout de donner à cette série son ton.
- Je regrette également le caractère quelque peu répétitif de cette histoire, avec un Raoul Scopitone qui s’emporte à la moindre occasion. On peut alors découper le récit en autant de chapitre adoptant le même principe narratif : Raoul Scopitone a) s’infiltre, b) pète un câble et casse tout, c) se fait rappeler à l’ordre par son supérieur.
Enfin, même si cette nouvelle série est intégrée dans la collection Calandre, les véhicules tiennent ici un rôle secondaire. On aura cependant du plaisir à retrouver certaines carrosseries typiques de l’époque.
Au final, le positif l’emporte sur le négatif et je serai très heureux de retrouver ce personnage dans de nouvelles aventures. Si vous voulez tenter l’aventure, n’hésitez pas également à compléter votre lecture par un passage sur le blog du dessinateur. C’est là une véritable mine quant aux multiples clins d’œil présents dans l’album. |
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Nom série
Sian Loriel
posté le
25/05/2012
(dernière MAJ le 19/04/2013)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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A la lecture du premier tome, je m’étais fait la réflexion que Sian Loriel était typiquement le genre de série qui aurait mérité de pouvoir mûrir dans un magazine avant de se voir paraître en album. En effet, tant au niveau du scénario que du dessin, je sentais un évident potentiel mais je trouvais que celui-ci ne parvenait pas à pleinement s’exprimer, la faute à de petites erreurs de jeunesse.
A la lecture du second (et normalement dernier) tome, mon sentiment reste identique : les auteurs sont prometteurs mais la série demeure plombée par quelques erreurs de jeunesse.
Tout d’abord, le dessin m’est apparu parfois fort approximatif dans le premier tome. Il progresse bien au fil des pages pour atteindre un niveau plus qu’honorable au début du second tome. Malheureusement, à partir du milieu de ce tome, à nouveau, j’ai trouvé le trait mal maîtrisé. Certains visages sont franchement ratés tandis que les décors auraient mérité un travail plus en profondeur. Bon sang ! On est dans de la fantasy mâtinée de steam-punk ! Dieu sait si les décors sont importants dans ce genre d’univers puisque c’est à travers eux que le lecteur est entraîné dans un autre monde.
La colorisation, elle aussi, ne m’aura pas convaincu. Mais il s’agit là d’un choix manifeste des auteurs ! A titre personnel, je me suis cru revenu au milieu des années 80, avec des couleurs très tranchées dominées par le rouge et le bleu.
Le scénario, lui, se construit autour d’intrigues de pouvoir dans un univers riche et complexe. Les luttes internes et les menaces extérieures sont les bases sur lesquelles repose l’intrigue.
Le premier tome pose les jalons de cet univers tout en nous faisant vivre, déjà, une grande bataille finale. Certains ennemis internes se révèlent, certains alliés externes se dévoilent. Je m’attendais donc à voir le second tome exploiter les principaux caractères développés jusque là mais j’ai été surpris de ne finalement retrouver que Sian Loriel, héros de la série, et son fidèle écuyer (ou du moins, l’équivalent local d’un écuyer, mais je ne vais pas tout vous expliquer. L’intérêt de la série réside justement dans son univers original) comme personnages récurrents. Que deviennent la belle prêtresse nordique et son peuple, si déterminants dans le premier tome ? On ne le saura pas… pourtant ils détiennent en otage ni plus ni moins que le prince légitime. Une ellipse magistrale sera faite à ce sujet (faute de place, sans doute).
A nouveau tome, nouvel ennemi. Le scénariste enrichit encore son univers avec une dimension ecclésiastique d’importance. J’ai donc eu le sentiment de lire deux tomes quasi indépendants. Bien sûr, il vaut mieux avoir lu le premier tome avant d’attaquer le suivant, bien sûr, des passerelles existent entre ces deux récits (et certains événements survenus dans le premier tome trouvent une explication dans le second) mais le fait est là : le deuxième tome repart quasiment de zéro.
La fin du récit, elle, ne m’est pas apparue comme une vraie fin. Trop d’explications me manquent et l’histoire se termine sur une image choc qui mérite tout de même quelques développements.
En théorie, la série est terminée… et je ne peux m’empêcher de trouver ça un peu con. L’univers mis en place au fil de ces deux tomes a réussi à capter mon attention au point que j’aimerais continuer à l’explorer, mais je ne suis pas prêt à investir mon argent dedans.
Vraiment, je n’en démords pas : Sian Loriel est l’exemple typique des séries qui auraient profité d’une parution en magazine, histoire de laisser à ses auteurs le temps de peaufiner leur art autant que leur univers avant de faire le grand saut vers la parution en albums.
Je vous conseille l’emprunt plutôt que l’achat… mais aussi de suivre ces deux auteurs dans leurs prochaines productions, car ils ne manquent pas de potentiel dans leur genre. Dans le cas présent, l’univers mis en place mérite un coup d’œil, mais les nombreuses imperfections, les ellipses maladroites et cette fin qui n’en est pas une m’incitent à la sévérité. Bof, donc… |
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Nom série
Nic Oumouk
posté le
19/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Amusant, ce Nic Oumouk, petit beur des banlieues confronté aux vicissitudes de la vie (grammaire, orthographe, racket, émeutes, mère protectrice et quête de pognon facile…). Le ton est naturellement humoristique, les bonnes idées sont nombreuses, les bons mots fleurissent à intervalle régulier. Le premier tome offre un scénario encore très décousu, facilement scindé en plusieurs histoires courtes. Le second tome, lui, nous propose une histoire complète cohérente.
L’ensemble est réalisé sans prétention et sans prise de tête mais Manu Larcenet, au travers de ce récit humoristique, nous dresse quand même un tableau très actuel de la jeunesse en banlieue et de cette fameuse « deuxième génération » déracinée et en quête de repères. J’ai donc trouvé le récit burlesque et amusant mais le message est loin d’être idiot même si quelque peu caricatural.
Le dessin dégage lui aussi ce sentiment de naturel et de spontanéité. C’est dynamique et expressif, facile à lire, frais.
En clair, et même si on ne peut pas parler de plat de résistance, ce petit beur de Nic Oumouk constitue quand même un très bon « quatre heure ». Divertissant et burlesque mais pas idiot. |
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Nom série
Dog fights
posté le
16/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une série plutôt destinée à la jeunesse qui s’articule autour de deux thématiques. Nous avons en effet d’une part une intrigue policière, avec magouilles mafieuses, meurtres et enlèvements à la clé, et d’autre part un jeu télévisé dans lequel s’affrontent d’audacieux aviateurs lors d’épreuves démentes.
Aux commandes, Régis Hautière, qui signe ici encore un bon scénario. Le rythme est soutenu, l’intrigue rondement menée tandis que les fils se réunissent dans un final aussi convenu qu’efficace. Bin oui, soyons clair : avec ce genre d’intrigue et le ton employé (où l’humour est quand même très présent), on se doute bien qu’à la fin, les gentils triomphent. Il n’empêche que si la conclusion est prévisible, le chemin emprunté pour y aboutir nous réserve son lot de surprises… et ça, c’est bien agréable.
Le dessin, d’apparence assez simpliste (mais d’apparence seulement), convient parfaitement au récit. C’est dynamique, frais, facile d’accès, très expressif. Que demander de plus ?
Au final : voici un bon triptyque. Une lecture recommandée si vous cherchez un récit dans lequel intrigue policière, action et humour font bon ménage… et pourvu que vous la lisiez avec une âme d’enfant et non en mode « radar » quant aux petites incohérences qui jalonnent cette histoire. |
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Jusqu’à présent, cette série vaut bien plus à mes yeux par son cadre que par son intrigue ou son couple vedette.
Débarrassons-nous donc du quelconque (un couple américano-soviétique tellement fait l’un pour l’autre qu’il est difficile de s’imaginer qu’ils ne termineront pas cette histoire dans les bras l’un de l’autre (bon, ok, à la limite, l’un des deux mourra dans les bras de l’autre, mais c’est du pareil au même), et une intrigue… que je cherche encore) pour nous concentrer sur le positif : ce cadre pour le moins original !
Nous nous retrouvons en effet en Russie alors que la révolution bat son plein et le récit s’étalera dans ce premier tome de 1917 à 1921 (soit toute la période de guerre civile qui secoua le pays). Jusque-là, rien de vraiment original, me direz-vous. Il existe en effet plus d’un récit nous contant cette période trouble. Oui, mais là où pointe (de son petit doigt malicieux) l’originalité de ce scénario, c’est que nous allons traverser cette période en compagnie de propagateurs d’arts. En effet, notre couple vedette a pour mission d’amener la culture au peuple. Et là, honnêtement (oui ! Honnêtement !), c’est quand même vachement original ! C’est tellement saugrenu (faut quand même pas oublier que dans les campagnes, à l’époque, on crève de faim au sens premier du terme, un aspect qu’exploitent d’ailleurs justement et judicieusement les auteurs) que je ne peux que croire que ce train de la culture a réellement existé.
Résultat : j’ai lu ce premier tome avec plaisir et célérité… d’autant plus que le découpage est quand même très aéré et que les textes sont peu envahissants. J’ai appris certaines choses en matière d’art (notamment sur Kandinski, un de ces peintres dont je n’ai jamais rien compris à l’œuvre tout en trouvant ce qu’il faisait beau… Maintenant, je comprends un peu plus. Je ne trouve pas ses toiles plus belles pour la cause mais je me sens quand même un peu moins con).
Donc, voilà : je vais continuer à suivre la série mais ce ne sera ni pour son couple central ni pour une éventuelle intrigue.
La suite au prochain épisode... |
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Nom série
Talisman
posté le
16/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Chouette petite série principalement destinée aux adolescents. On navigue dans un univers fantastique déjà souvent exploité avec comme point d’orgue un monde parallèle auquel les héros (et leurs parents avant eux) accèdent via une forêt maléfique.
Le scénario est bien conçu, les personnages sont multiples et apportent chacun leur part au récit. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’histoire des parents interagit sur celle des enfants. L’action est, elle aussi, au rendez-vous : évènements fantastiques et courses poursuites ne sont pas rares.
La série se clôt de manière adéquate avec le troisième tome. Pas de rallonge inutile, pas de perte de rythme… mais pas vraiment de surprise non plus. L’ensemble se lit vite et avec plaisir.
Le dessin est dynamique et expressif. Je trouve que les décors auraient pu être un peu plus fouillés mais c’est quand même du bon boulot, agréable à l’œil.
Pour les adolescents, c’est plus que pas mal. Pour les adultes, le relatif manque d’originalité de l’ensemble risque d’être un handicap. A mes yeux, cela a été un très bon emprunt et je ne crois pas que j’aurais regretté l’achat si cela avait été le cas. |
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Sympa ! C’est sans nul doute le premier qualificatif qui me vient à l’esprit à la fermeture de ce bouquin. Sympa… pas révolutionnaire, pas super original, mais sympa.
Déjà, le titre est un poème en soi, et s’explique par le pseudo malencontreusement choisi par notre anti-héroïne. Le t(h)on est donné, on est dans le léger pas prise de tête et gentiment moqueur. La structure offre des gags en une planche qui forment une histoire complète. Une structure de plus en plus en vogue et bien maîtrisée dans le cas présent.
Le dessin est plutôt minimaliste et parfois maladroit mais expressif et (à l’image de l’album) sympathique. Il suffit de jeter un œil sur les seins des personnages féminins pour comprendre le degré de finition de ce dessin, mais, quelque part, cette façon de dessiner m’a amusé. C’est frais, jeune, pas prise de tête… sympa, quoi…
Le thème central est bien entendu la quête du grand amour via les sites de rencontre sur internet mais l’auteure a l’intelligence de parfois sortir de cet univers restreint pour varier quelque peu les plaisirs. L’ensemble se lit vite et sans lassitude. Cela sent le vécu et le personnage principal attire naturellement la sympathie par sa maladresse, sa distraction, ses contradictions et sa simplicité. Il y a un « je ne sais quoi » de Bridget Jones dans cette trentenaire looseuse sur les bords et bien souvent à côté de la plaque.
La majorité des gags m’auront fait sourire tandis que l’un ou l’autre m’aura franchement fait rire (ah, ce merveilleux correcteur d’orthographe !) Certains tombent également à plat mais ils sont rares. Un exercice réussi, donc, dans son ensemble.
Pas révolutionnaire… mais sympa. Une lecture conseillée pour un pur moment de détente sans prise de tête. |
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Ce n’est pas la première fois que je dis ça d’une production des éditions Zéphyr mais je trouve le cadre historique de cette série des plus intéressants. En effet, je connais peu d’ouvrages ayant pour sujet la problématique des transports ferroviaires et le sort des cheminots durant la seconde guerre mondiale… et j’avoue que cet aspect m’a de suite intrigué.
Par ailleurs, cette série ne se cantonne pas à une représentation historique de cet aspect. L’aventure et la fiction sont également au rendez-vous. Il y sera notamment question de vengeance, avec des protagonistes moins manichéens que d’apparence. Et dès ce premier tome, on peut constater que le récit va s’articuler sur une double intrigue… qui ne devrait bien vite ne plus en former qu’une. Cette intrigue permet d’introduire un personnage féminin au caractère bien trempé et un officier allemand d’apparence cruelle (mais qui pourrait bien avoir de bonnes raisons de l’être).
Le dessin, dans sa veine semi-réaliste, est agréable à l’œil. Les décors sont fort bien reproduits et les amateurs du genre devraient prendre plaisir à retrouver quelques locomotives à vapeur passées dans la légende. Malheureusement, les personnages, s’ils sont aisément différentiables, paraissent de temps à autres quelque peu figés. Il y a là, je pense, matière à progresser mais c’est une sorte de constance chez ces dessinateurs « techniques ». A croire que précision et dynamisme sont difficiles à concilier.
Par ailleurs, la série n’est pas dénuée de menus défauts. Les personnages sont quand même souvent stéréotypés tandis que les dialogues manquent de naturel. Quant à l’intrigue, et bien (et sauf erreur de ma part), elle me semble déjà bien dévoilée à la fin de ce premier tome… ce qui ôte une bonne part de suspense pour la suite.
En gros, c’est pas mal et j’ai aimé ce cadre original mais cela manque encore un peu de finesse pour que j’en conseille l’achat. A voir si la suite parvient à relever le niveau, auquel cas il s’agirait là d’une œuvre originale dans le domaine du récit militaire. |
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Nom série
Coeur de pierre
posté le
08/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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La couverture à elle seule est un poème et justifie pleinement l’achat de l’album. J’aurais cependant été déçu si je n’avais trouvé à l’intérieur de ce livre de quoi satisfaire ma soif d’histoires.
Heureusement, le contenu n’est pas loin de valoir le contenant. Le dessin reste admirable tandis que l’histoire ne se résume pas à un basique conte pour enfants. De plus, comme dans leur précédente collaboration (« Aristide broie du noir »), les auteurs ont recours à un récitatif en vers qui musicalise la lecture et laisse l’espace nécessaire au dessin pour s’exprimer.
Et c’est à la fois bercé par les mots et charmé par le dessin que j’ai suivi ce beau récit, moins convenu et plus fin que celui auquel je m’attendais (que du bonus, en somme).
Ce conte :
- exploite le triangle amoureux avec finesse ;
- est sombre et lumineux à la fois ;
- est adapté à un jeune public sans être naïf ;
- offre de très belles planches sur lesquelles il fait bon s’attarder ;
- nous berce de belles phrases, telle « … ce cœur vide trop lourd à porter » ;
- ne tombe ni dans la nunucherie ni dans le manichéisme ;
- ravira bien des tranches d’âge ;
- est source de réflexion quant à sa conclusion ;
- baigne dans un esprit « burtonien » grâce à sa poésie noire.
En résumé : cet album est une réussite.
Seul (petit) reproche : certaines phrases auraient mérité un peu plus de travail dans leur structure. Séverine Gauthier a parfois opté pour la clarté au détriment de la musicalité, alors que je pense que les deux pouvaient aller de pair.
Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est franchement bien ! |
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Nom série
Après-guerre
posté le
28/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Nouveau diptyque du duo Warnauts et Raives, cet Après-guerre est la suite directe des Temps Nouveaux, déjà parus dans la même collection. Nous retrouvons donc les mêmes personnages tels que nous les avions laissés à la fin du diptyque susnommé.
Le cadre historique est bien retranscrit et intéressant pour qui cherche à en savoir plus sur l’immédiat après-guerre. L’histoire se développe en différents lieu, des Ardennes belges à Berlin en passant par Paris, Liège ou la Russie. La représentation de l’époque se veut réaliste et se révèle riche en informations (marché noir, question royale en Belgique, division de Berlin, début de la guerre froide, sort des Belges des cantons de l’Est (équivalent belge de l’Alsace et de ses « malgré-nous »)). Tout cela alourdit considérablement une lecture qui, de ce fait, ne s’exécute pas en ¼ d’heure.
Ce genre de structure possède les avantages de ses inconvénients… et inversement. J’ai grandement apprécié le côté instructif de l’ouvrage mais, à force de m’intéresser aux faits et à la situation politique de l’époque, je n’ai pas éprouvé d’empathie pour les personnages, et surtout pour Thomas (personnage principal de la série). Il me faut avouer que déjà dans le précédent diptyque, ce personnage ne m’avait pas spécialement touché… je reste donc dans la continuité.
Mais s’il est un aspect qui m’a marqué, c’est l’évolution du dessin. Et, pour tout dire, je l’apprécie bien plus sous cette forme moins fouillée mais plus naturelle que dans les œuvres précédentes du duo. Attention ! Cela reste du dessin léché, et les décors sont restitués avec un souci de véracité manifeste, mais les personnages dégagent quelque chose de plus impulsif, de plus dynamique. Ils semblent moins prendre la pose (même si les personnages féminins des auteurs ont toujours bien la même physionomie). Naturel, c’est vraiment le mot qui me vient à l’esprit quand je cherche à définir cette évolution, et je suis fan ! La colorisation, elle aussi, m’est apparue plus nuancée et plus subtile. Ce qui est certainement dû au fait que les couleurs choisies sont moins vives et moins « brillantes ».
Au final, voici un premier tome qui devrait ravir les fans du duo et les amateurs de récits historiques en général et de cette époque de l’immédiat après-guerre en particulier. Un bon départ, à confirmer dans la suite. |
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Avec Nocturne, Clarke prend le parti-pris risqué de jeter son lectorat dans une histoire extrêmement étrange sans l’y avoir préparé. En première lecture, j’avoue ne pas avoir su rentrer dans cet univers. Bien sûr, au fil de celle-ci les choses s’éclairent mais j’ai été tellement décontenancé tant par le concept que par ces dialogues dont le lecteur ne comprend le sens qu’a posteriori que je n’ai pas apprécié, tout simplement.
J’ai donc laissé le livre reposer quelques temps avant de le relire. Je dois bien reconnaitre que cette seconde lecture m’a bien plus plu. Le concept a déjà été exploité dans d’autres ouvrage mais la version de l’auteur, avec cette dimension fantastique décalée et angoissante, est bien pensée.
Au niveau du trait, et sans être tombé en admiration devant celui-ci, je l’ai trouvé efficace et totalement adéquat pour ce genre de thématique. Les personnages sont bien typés. En soi, ils sont peu expressifs mais comme nous sommes en compagnie de gens quelque peu amorphes (du fait même de ce qui leur arrive), cela m’a pleinement convenu. A noter : le culot de l’auteur d’avoir réalisé une planche totalement noire (même pas le moindre texte). Celle-là, il a pas dû mettre trop de temps à la réaliser… mais elle cadre parfaitement avec le scénario.
Enfin, le final continue d’un peu me décevoir. Je l’ai trouvé trop « facile », trop convenu… Je pense que conserver une petite part de mystère aurait été un choix plus judicieux.
Pour la notation, j’hésite. Après relecture, je trouve l’album pas mal mais sans considérer son achat comme prioritaire. Par ailleurs, l’album s’apprécie plus lorsqu’on peut le relire. Bon, alors, empruntez-le d’abord en bibliothèque et ne vous arrêtez pas à votre première lecture… quitte à l’emprunter une seconde fois. Vous pourrez alors juger de l’opportunité ou non de l’acheter. |
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La grosse originalité de cet album réside dans le lieu et l’époque auxquels l’histoire se déroule. En effet, réaliser un « casse » en temps de guerre et en profitant de la confusion régnante est une idée déjà exploitée à plus d’une reprise. Le réaliser à Carthage peu avant la chute de la ville face à l’envahisseur romain, ça, aucun réalisateur de peplum n’y avait songé !
Et, chose agréable, le contexte historique qui sert de théâtre à cette histoire est habillement exploité… tout en restant un décor ! On n’est pas dans la reconstitution historique et le ton employé est assez désinvolte, les dialogues sont vifs, l’humour est présent même s’il reste assez discret, les rebondissements sont légion (romaine (désolé…)) mais derrière tout ça se cache une grande connaissance de Carthage (ville natale du scénariste) et de sa prise par les Romains ! La petite histoire se greffe ainsi sur la grande avec beaucoup d’à-propos.
Ce premier tome se révèle riche en évènements mais malheureusement parfois très pauvre en cases (les planches pourvues de 4,5 ou 6 cases sont nombreuses). L’album se lit donc très rapidement et manque parfois de développement.
Le dessin, enfin, exploite la veine moderne des Kerascoët, Sfar et consort. Dans le genre, il est de qualité et les amateurs apprécieront. Le peu de cases par planche et le format de l’album assurent une grande lisibilité de l’ensemble. Je trouve donc un peu malheureux que les décors ne soient pas, parfois, un peu mieux détaillés.
Dans l’ensemble, ce premier tome m’a donc bien plu et je suis d’autant plus curieux de lire la suite qu’il se termine sur un « cliffhanger »… qui ne laisse pas que le lecteur en suspens ! |
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Un récit qui s’articule sur deux époques adapté d’un roman à succès dont j’ignorais jusqu’à l’existence (fou le nombre de best-sellers dont je n’ai jamais entendu parler !!) et qui nous présente un peuple juif oublié de l’histoire : voilà le programme.
Et bien, objectivement, la dimension historique du récit m’a bien plu. On se retrouve un peu avant l’an mille, dans un contexte moyenâgeux où il ne fait pas bon être juif… Et pourtant un peuple va décider de se faire disciple de Moïse. Ces Khazars nous sont présentés comme un peuple fier, habile guerrier mais aussi cultivé et philosophe.
L’énigme qui entoure leur existence est en elle-même source de curiosité de la part du lecteur tandis que le contexte historique est exposé via un messager prêt à traverser l’Europe entière pour porter au roi Khazars une simple lettre.
L’époque actuelle est vue au travers du regard d’un écrivain, passionné par ce peuple et qui va se retrouver au cœur du mystère lorsqu’un attentat contre un pipeline est revendiqué par un « Renouveau Khazar » pour le moins énigmatique.
Histoire, religion et géopolitique font donc bon ménage dans ce copieux premier tome. J’attends cependant de voir comment tout cela va évoluer dans la seconde (et donc dernière) partie, mais jusqu’à présent c’est pas mal du tout.
Le dessin est très classique dans sa veine réaliste. Il convient bien au récit même si j’aurais parfois apprécié une plus grande finesse dans les décors (surtout pour illustrer la culture du peuple Khazar). |
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Nom série
Conquistador
posté le
25/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Georges Van Linthout est un grand amateur de blues, et son « Mojo » réalisé en compagnie de Rodolphe m’avait laissé sur le cul.
Par conséquent, je ne pouvais passer à côté de cet album, construit sur la même thématique mais laissant plus de place à l’onirisme et surtout réalisé bien avant le « Mojo » susnommé.
La lecture fut plaisante mais pas pleinement satisfaisante. En fait, tout m’est apparu trop vite expédié. Le dessin est agréable, le personnage principal est attachant, les anecdotes qui parsèment l’album sont bien dans l’esprit « blues » du Delta… mais le format est trop bref pour que les auteurs puissent vraiment s’attarder en route. Or, le blues, c’est avant tout une question de rythme, d’alternance -voire même de symbiose dans les meilleurs des cas- entre la désinvolture et l’urgence. Chose que je n’ai pas vraiment retrouvée ici.
Le final est sans surprise mais cadre parfaitement avec l’esprit du récit.
Voilà, c’est plaisant mais comme l’auteur a (à mes yeux, du moins) fait mieux depuis, je n’ai pas été subjugué. Et même son trait au lavis me semble aujourd’hui mieux maîtrisé qu’à l’époque.
Conquistador est donc une bonne entrée en matière pour qui veut découvrir l’auteur dans sa version « blues » mais si vous ne devez acheter qu’une seule œuvre, optez plutôt pour « Mojo » qui est plus abouti à tous points de vue. De là à déconseiller l’achat, il y a une marge… Achat non déconseillé donc, mais pas prioritaire. |
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Nom série
Le Client
posté le
25/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Pas mal…
Cette classification correspond pleinement à mon sentiment à la fin de ma lecture. L’histoire se laisse lire mais ne surprend jamais. Le dessin est soigné mais ne m’a jamais subjugué. Les différents personnages ne sont pas dépourvus de charisme mais ne sortent pas spécialement des archétypes du genre.
Une fois de plus, je me rends compte que Zidrou est devenu un redoutable scénariste. Il parvient à capter mon attention alors que l’histoire qu’il se propose ici de nous raconter est des plus anodines (le client tombé amoureux de sa « régulière » et qui va tout faire pour l’arracher à ses proxénètes). Mon grand regret est que toute l’histoire sent l’eau de rose. Le méchant est finalement très compréhensif, le héros parvient à ses fins malgré un plan des plus foireux, et la prostituée semble sortir du milieu sans aucune séquelle (j’ai du mal à croire qu’une fille que l’on force à se prostituer ne soit pas droguée, avec des problèmes de dépendance à la clé).
Trop classique et trop propre sur soi pour totalement me convaincre mais tout de même agréable à lire… Pas mal, quoi…
Par contre, et comme le dit Pol, je ne peux que féliciter les auteurs pour ne pas être tombés dans le piège du "racolage" facile que ce genre de thème peut provoquer. |
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Nom série
Section Trident
posté le
20/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Sans crier au génie, j’ai trouvé avec cette section Trident de quoi satisfaire ma soif de lecture. Nous sommes ici dans un récit de type militaire avec des héros combatifs, compétents et personnes d’honneur. Face à eux, un complot qui risque ni plus ni moins que de provoquer une guerre avec la Chine.
Bon ! Les ficelles sont un peu grosses et je n’ai pas trouvé l’ensemble vraiment crédible mais l’action est au rendez-vous tandis que la visite du porte-avion « Charles de Gaule » est instructive (la majeure partie de l’action se déroule sur le navire).
On en apprend également plus sur l’un des personnages principaux grâce à de multiples flash-backs. Je ne vois pas ce que cela apporte au récit mais ces flash-backs ont le mérite d’éclairer une introduction qui m’était apparue des plus bizarres, de prime abord.
Le dessin, enfin, est d’une agréable qualité dans cette veine réaliste. Un travail marqué par l’utilisation de l’ordinateur (tant au niveau du trait que de la colorisation) mais, dans le genre, c’est bien fait !
Les deux premiers tomes offrent une histoire complète, mais devraient être suivis d’autres.
Pas mal… pas génial mais pas mal… |
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Nom série
Vito
posté le
20/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un premier tome très prometteur.
La dimension fantastique est amenée avec finesse tandis que les personnages principaux s’imposent directement grâce à leur charisme et leurs parts de mystère. L’époque et la localisation géographique choisies (la Sicile de l’immédiat après-guerre) apportent encore une nouvelle touche d’originalité.
Par ailleurs, et malgré son originalité, cette histoire est fondamentalement classique dans sa mise en place (un jeune ado « monstrueux » en quête de son père, sa belle-famille sur le dos, est pris en amitié par un projectionniste ambulant marqué par la guerre). Et je suis grand amateur de ce genre de récit… pourvu qu’il soit bien mené.
Enfin, le dessin est d’une grande finesse, finesse encore rehaussée par une colorisation pastel. Là, franchement, c’est du très haut de gamme !!
L’album se lit vite et avec plaisir, avant de se relire plus lentement, histoire de mieux apprécier le dessin. Je suis impatient de retrouver ces personnages pour une suite qui, je l’espère, restera aussi accrocheuse. |
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Nom série
Vacadab
posté le
14/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J’ai trouvé là un récit désabusé avec une pointe de cynisme et d’amertume. Cet album parlera certainement à toute une génération de jeunes gens en quête d’un emploi motivant.
Vacadab nous propose en effet le portrait d’un vendeur débutant, engagé pour fourguer des aspirateurs hors de prix via un porte à porte plutôt agressif (il est formé en cela par un vieux briscard qui connait la musique). Le constat est amer, il fait ce boulot parce qu’il faut bien payer les factures mais ne peut qu’être dégouté par les techniques commerciales employées et démotivé par les nombreux refus essuyés.
La peinture sociale est juste, le ton employé ne rend pas le récit larmoyant mais j’ai ressenti une telle perte d’illusions chez ce personnage que je ne peux pas dire que la lecture soit amusante.
Le dessin, enfin, est très bon dans une veine semi-réaliste caricaturale. Le noir et blanc convient bien, tant pour souligner la qualité du trait que pour illustrer ces sombres propos.
Un bon récit, sans nul doute. A lire très certainement mais le côté « je n’aime pas ma vie mais je sais pas quoi faire d’autre » du personnage central ne me l’a pas rendu spécialement attachant (même si j’y ai vu le reflet de certains jeunes de ma connaissance), et sans empathie difficile pour moi de monter ma cote à franchement bien. |
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Journal d’une tournée, ces Hurlements en coulisse sont l’œuvre d’un artiste que j’aime beaucoup : Etienne Moynot. Durant plusieurs mois, l’auteur va suivre un groupe, « Les Hurlements d’Léo », dans sa tournée, partageant le quotidien des musiciens et de leur entourage.
Et on ne peut pas dire que tout est rose dans ce carnet de voyage. Bien vite des tensions apparaissent entre les différents acteurs lorsque ce n’est pas un chauffeur de car incompétent qui accroit encore cette tension. Mais au bout du compte, il faut faire son set. Avec des hauts mais aussi des bas, les concerts s’enchainent, les anecdotes fleurissent au gré des rencontres, les musiciens se dévoilent peu à peu.
J’ai aimé la sincérité avec laquelle l’auteur réalise cette chronique. Il démythifie totalement l’univers du rock en nous présentant des musiciens très proches de nous. Ils ne sont pas parfait, l’un a un humour plus que lourd, l’autre ne consulte pas les autres membres du groupe quand il se doit… et la proximité constante imposée par la vie en car aménagé révèle et amplifie toutes les sources de désaccord. Enfin, Etienne Moynot nous livre ses propres préoccupations de l’époque, entre ses envies de musique jamais réellement assouvies et les difficultés rencontrées pour publier le livre qu’il préparait à l’époque.
Le traitement graphique privilégie la prise sur le vif. Le trait est jeté et en noir et blanc. Seules les quelques planches consacrées aux concerts proprement dits sont en couleur. De ce fait, ceux-ci apparaissent comme autant de points d’orgue clôturant la journée des musiciens et, parallèlement, un chapitre du livre ci présent.
Parce que les différents musiciens ne me sont pas apparus spécialement sympathiques, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière. Par contre, le côté « chronique de la route » m’a bien plu. En résumé, c’est vraiment pas mal… mais pas spécialement touchant. |
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Nom série
Black Birds
posté le
13/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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La période choisie est intéressante. L’évènement clé sur lequel repose la série également. Le dessin est de qualité. Le duo de héros est extrêmement classique (un militaire rigoureux et une tête brûlée) mais ce type d’association a déjà fait ses preuves à de multiples reprises.
Alors, pourquoi n’ai-je pas trop apprécié cette lecture ?
Pour trois raisons, principalement.
Un découpage mal maitrisé dans le premier tome, avec des sauts temporels mal amenés. Ce premier tome s’intéresse en effet à la création de cette unité spéciale. On découvre notre duo de héros alors qu’il mène déjà des opérations secrètes pour la CIA et on les suivra jusqu’à l’apprentissage du pilotage de ce fameux avion-fusée qui leur permettra d’espionner l’URSS. D’un strict point de vue historique, les différentes phases sont intéressantes mais il manque un lien entre elles. De plus, commencer l’évocation d’une nouvelle période à l’aide d’une date nous aurait permis de mieux nous situer dans le temps. A la lecture, j'ai vraiment eu l'impression que ce tome avait été à la hâte amputé de certains passages.
Un scénario qui a parfois tendance à s’égarer. Dans le premier tome, nous suivrons les manœuvres musclées menées par des gens de l’ombre pour imposer un type de prototype plutôt qu’un autre (avec meurtres à la clé). En définitive, il apparait que ce prototype est des plus performants. Le lecteur est en droit de se demander pourquoi ce prototype a dû être ainsi poussé en avant, puisqu’il semblait bien être le meilleur choix. Présenter les autres concurrents aurait permis de justifier les manœuvres entreprises. Nous exposer ces meurtres sans les justifier me semble par contre d’un intérêt tout relatif.
Des femmes dénudées à la moindre occasion. Soyons clairs, je n’ai rien contre une scène érotique bien amenée. Malheureusement, ici, j’ai vraiment eu le sentiment qu’il fallait « mettre de la femme à poil » deux à trois fois par tome, que le scénario le justifie ou non.
Ajoutez à cela que le duo central est prévisible jusqu’à la caricature et que j’ai du mal à admettre qu’un parachutiste armé d’un simple pistolet puisse abattre un Mig ou qu’un escadron en phase d’attaque préfère piquer face à son ennemi en pleine phase de décollage plutôt que de le prendre à revers sous un angle où l’opposant n’a aucune chance de pouvoir se défendre et vous comprendrez mon désarroi.
Enfin, je crois qu’en s’en tenant strictement aux faits historiques, le scénario aurait gagné en crédibilité et en intérêt.
Pas très intéressant, donc. Et c’est regrettable car la période et les évènements évoqués étaient prometteurs et le dessin et la maquette de la série sont de qualité. |
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