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Après avoir lu cette série j’ai eu quelques difficultés avec la plupart de mes autres lectures, les visuels me paraissant toujours pauvres, les décors inexistants et les couleurs fades, soupirant sans cesse car rien ou presque ne trouvait grâce à mes yeux. J’ai même été obligée de relire certaines B.D. qui m’avaient laissée totalement indifférente, incapable de rentrer dans les histoires tant les visuels étaient insignifiants comparativement à celui de Requiem.
Sans jouer l‘amoureuse transie d‘Olivier Ledroit, il faut bien admettre que peu d’auteurs peuvent rivaliser avec cette bête du pinceau, ce demi-fou des couleurs éclatantes et envoûtantes, ce découpeur de cases à l’arrache, que vous croyez, mais qui sont minutieusement millimétrées. Unique en son genre, Requiem ça ne se lit pas mais se regarde avant tout, car c’est le graphisme qui dicte le sens de lecture des planches.
Toute série, même culte, comportera toujours quelques défauts, ne serait-ce dû qu’à la subjectivité de chacun. Le principal défaut de cette série étant et de loin le plus gros, presque l’unique, que seuls trois tomes ont été édités en tirage de tête très grand format, alors que moi je les veux tous !
Ensuite, il est vrai que comme certains l’ont dit sur le tome 6 ou 7, il faudrait que je me replonge dedans pour être précise, apparaît un certain humour un peu malvenu et surtout trop décalé par rapport aux tomes précédents, il surprend et fait un peu tache, heureusement ça ne concerne qu’un seul tome, même si une vague de légèreté souffle sur les tomes suivants.
Il est vrai aussi, les auteurs l’ont confirmé eux-mêmes en interview, qu’aimant tant cette série ils ont eu tendance à vouloir développer trop de personnages, et ont été obligés de limiter leurs désirs. Effectivement parfois j’aurais bien aimé retourner aux sources de l’histoire, mais les nouveaux venus sont tout aussi intéressants, moi je prends tout, je ne suis pas difficile. D’autant que j’adore le monde créé par Mills avec, comme dit ironiquement Pasukare dans son avis : « les gentils méchants, les méchants pas beaux, les méchants sans honneur, les méchants avec honneur et les méchants méchants qui trahissent les méchants gentils », tout cela dans un monde ultra gothique où tout est inversé, où la cruauté est de rigueur et la pitié une tare interdite.
Les personnages fourmillent et le rôle donné aux personnages historiques est judicieux et intéressant. De plus, les femmes ne sont pas que des potiches, elles ont aussi des rôles principaux et du caractère, ce qui est tout à fait jouissif.
Requiem c’est une série à tenter, même si ce n’est a priori pas dans vos goûts, il serait dommage de se priver d’un tel délice.
Tome 11
Je suis un peu déçue du visuel qui perd de façon significative en qualité sur de nombreuses cases, surtout les plus petites. Globalement je trouve la colorisation un peu moins travaillée que sur les tomes précédents, ça m'a un peu gâchée ma lecture, car pour moi Requiem c'est à 70 % du plaisir visuel.
L'histoire elle avance et reprend la trame principale.
Je laisse tout de même la note de culte en espérant que la suite sera à la hauteur de mes espérances. |
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Une nouvelle adaptation du « Chant de Noël » de Dickens mais agrémenté de zombies, histoire de lui apporter un peu de nouveauté et d’originalité. Sauf, qu’à mon goût c’est passablement raté, je ne suis pas du tout rentrée dans « le délire » du scénariste, c’est assez indigeste car l’usage qu’il fait des zombies n’est pas intéressant, le conte reste pratiquement le même, les zombies ne représentent que les mauvais côtés de Scrooge. Par ailleurs, c’est assez moralisateur et ça a tendance à dégouliner de ce côté-là.
Le graphisme lui est très joli, mais je trouve dommage tout ce temps perdu à dessiner une histoire sans grand intérêt, même pour les fans de zombies, mais peut-être que les vrais mordus de morts-vivants apprécieront quand même. |
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Nom série
Au fil de l'Art
posté le
07/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Il est certain qu’on ne pouvait pas trouver mieux que Gradimir Smudja pour illustrer une B.D. sur l’art et notamment la peinture. Il retrace ici, avec sa fille comme complice au scénario, une histoire de la peinture, où il a choisi certains représentants de cet art. N’étant pas, voire même pas du tout, connaisseuse de la chose, je ne saurais dire s’il a pris les plus connus et parmi eux ceux qui lui étaient le plus cher, ou si d'un point de vue technique il a pris les plus marquants.
Un fil rouge relie les histoires des différents peintres, ce fil est utilisé par une toute jeune fille et le non moins connu chat rouquin Vincent pour passer d’un artiste à un autre, mais il représente aussi d‘après le tableau de fin d‘ouvrage les différents courants artistiques, à vérifier car là je suis un peu perdue.
Chaque peintre a un petit résumé de ce qui a marqué son œuvre et sa vie, c’est juste assez touffu pour ne pas être rébarbatif et en même temps suffisamment étoffé. Père et fille Smudja proposent une petite saynète avec chaque peintre, jouant avec leurs tableaux de diverses façons. En passant ils déposent ici et là des explications - de façon succincte - sur certaines techniques comme les fresques ou d’autres qui m’ont laissée perplexe, car je n’y entends goutte.
Et pour finir un mot sur le graphisme, comme d’habitude de toute beauté avec cet auteur. Pour ceux qui connaissent sont travail il est ici de même qualité, comment faire mieux, n’est-il pas au top de son art ? Tout y est beau à mourir. Il y a deux ou trois planches qui sont dans les tons marrons avec une pointe de noir & blanc, ce qui me donne très envie de voir une B.D. toute en noir & blanc, car le résultat est superbe.
Les férus d’art parleront certainement mieux que moi de cette jolie B.D. déclinée en deux tomes.
P.S. : le prix peu paraître élevé mais il n'en est rien puisque l'album comporte 95 planches, soit le double qu'un album classique. |
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Je me rends compte aujourd'hui de l’importance que peut prendre le dessin dans l’appréciation d’une B.D. Le premier tome de cette série faisait partie de mes premières lectures B.D., et mes yeux encore novices trouvaient le style de Bourgeon très beau. J’avais bien apprécié ma lecture, certes le scénario n’avait rien d’extraordinaire mais les quelques mots de vieux français ajoutaient un charme certain à l'histoire.
J’ai voulu finir la série il y a trois semaines et j’ai logiquement repris la lecture du premier tome dont je ne me souvenais que très peu de choses. Ce qui m’a immédiatement choquée c’est le dessin que j’ai trouvé d'emblée vieillot et figé, à la limite même désagréable.
Je me suis fatalement ennuyée lors de cette relecture, et je me suis contentée d’entamer le second tome, qui lui m’est tombé des mains. Les personnages sont exaspérants et l’histoire pas si intéressante que ça avec ses petites raccourcis à droite et à gauche. Mais c’est surtout ce graphisme d’un autre âge qui m’a ôté toute volonté d’aller plus loin. Après tous les graphismes plus modernes, plus vivants, nets et précis que j’ai pu voir depuis, les styles comme celui-ci me rebuteraient presque, ou alors il leur faudrait un scénario exceptionnel, et ce n’est pas le cas ici.
Deux étoiles car je ne trouve pas que ce soit foncièrement mauvais, c’est surtout très décevant. |
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Nom série
Jeangot
posté le
03/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’ai attrapé cette B.D. sur les piles de ma librairie, avec sa belle couverture et le nom de Sfar inscrit dessus, j’ai embarqué la chose même si Sfar m’a un peu déçue dernièrement. Je n’avais pas vu l’autocollant : « une vie de Django Reinhardt », sinon j’aurais peut-être hésité ; d’autant que j’ai confondu cet homme avec un autre, du genre pouilleux dégoutant mais chanteur, dont je n’ai pas plus mémorisé le nom. C’est en lisant la B.D. que je me suis rendue compte de ma méprise, car le Django ne chante pas et je découvre en passant que c’est un joueur de jazz.
Misère ! je déteste le jazz ! ça m’horripile au plus haut point. J’ai un voisin amateur de la chose, que j’ai du le maudire au moins un million de fois, je ne supporte pas cette musique qui à mes oreilles tient juste du bruit exaspérant, si l’enfer existe, on doit y passer du Jazz nuit et jour.
Tout ça pour dire à quel point ma lecture était mal barrée, malgré le nom de Sfar et le si joli dessin d'Oubrerie, la galerie ne rend pas beauté des planches, la douceur et la texture des couleurs. Visuellement c’est parfait, il n’y a rien à redire. Les personnages animaliers sont expressifs et adorablement bien dessinés ; les couleurs sont chaudes et chatoyantes ; le découpage globalement classique s’adapte à chaque scène. Un régal pour les mirettes, une lecture visuellement reposante.
Passons au scénario que personnellement j’esquive, c’est la vie d’un jazzman, mais moi je le prends comme la vie d’un musicien sans style prédéfini, car si je me mets à penser « jazz » je remballe la B.D. et la retourne à ma librairie. Je suis quand même allée faire un tour sur le net pour savoir qui était ce Django et l’adaptation de sa vie est bien retranscrite ici. Ceci étant dit je n’y reviendrai pas.
Les personnages animaliers sont au poil, choisis en fonction des personnalités de chacun. L’humour est presque omniprésent, si ce n’est dans une réplique ce sera sur une expression faciale ou une situation, il sera plus ou moins appuyé, mais toujours actif.
On y parle de sexe aussi, ce que je n’apprécie pas trop dans une B.D. qui n’est pas de cul, mais c’est amené avec beaucoup d’humour et finalement ça passe très bien et sans choquer. Il y a aussi une pointe de cruauté qui apporte un peu de piquant à l’ouvrage. Les personnages sont très attachants et leurs répliques savoureuses, ce qui a largement contribué à mon appréciation de cette nouvelle série.
Je suis contente, SFAR IS BACK ! |
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Nom série
Witch Doctor
posté le
02/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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« Witch Doctor » est une jolie surprise trouvée par hasard sur les rayons de ma librairie, elle a un arrière goût de moisi et une modernité certaine entremêlés. Au début on a affaire à des histoires courtes où le Docteur Vincent Morrow essaie, autant que possible, de sauver la peau de ses malades atteints de maux divers qui ont tous comme point commun d’être du genre monstrueux. Dans la première il doit soigner un gamin possédé, dans la seconde (excellente !) une fée pond ses œufs dans des bébés qui se font bouffer de l’intérieur ; oui, sur la quatrième de couverture il est indiqué : pour lecteurs avertis, certes, ce n’est pas vraiment effrayant mais assez ragoûtant et cynique, avec pas mal de tripaille. A partir de la troisième histoire on rentre dans un récit plus général, les deux premières permettant de présenter ces incroyables, ahurissants et très attachants personnages.
L'humour est bien présent tout au long du récit, parfois noir, parfois juste basique, mais il fait toujours mouche.
Le côté vieillot vient de certaines scènes qu’on croirait issues d’une très ancienne B.D. dégotée au fond d’un grenier, et pour ce qui est du moderne ça se situe plutôt dans le joli graphisme très détaillé, aux couleurs chaudes, et infiniment agréable à regarder. |
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Nom série
Jim Curious
posté le
02/11/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Note 2,5/5.
Voici une B.D. en 3D, le dessin en lui-même n’a rien d’exceptionnel mais la 3D est réussie, certaines planches sont d’ailleurs assez impressionnantes. Par contre ça reste pour moi une simple curiosité car les yeux et le cerveau en prennent un coup. Après avoir retiré les lunettes, seulement portées tout au plus pendant 2 minutes, la désagréable sensation d’avoir des vertiges et un peu mal au crâne fut très dissuasive de recommencer l‘expérience. Peut-être que d’autres personnes sont moins sensibles et qu’elles pourront mieux profiter de cet objet toutefois assez ludique.
L’histoire qui est muette est assez simple mais sympathique, elle prend de toute façon toute sa force dans son visuel. Par contre le prix est assez élevé pour 5 minutes de lecture.
Je conseille à ceux qui ne sont pas sensibles aux effets secondaires de la 3D, sinon aux autres une œillade n’est pas de trop, histoire de voir ce qui se fait dans le genre. |
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Nom série
Long John Silver
posté le
30/10/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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En deux mots : grosse déception.
Le premier tome, bien qu’assez classique - mais il faut bien commencer un récit quelque part, - pose les bases de l’histoire et présente les personnages, ouvrant l’intrigue et installant un bon suspense. Il m’a encore plus plu à ma seconde lecture car cette dernière s’est faite sur le tirage de luxe.
Les deux tomes suivants sont nettement moins bons car on y trouve plusieurs raccourcis et quelques incohérences assez désagréables, qui sont d‘autant plus énervantes que le premier tome est vraiment bien traité et nous fait entrevoir une suite de qualité. Il est impressionnant de voir tout ce qui se passe sur ce rafiot alors qu'il est balloté sur des vagues de plusieurs mètres de haut : une femme qui prend un bain de pied ! Des meurtres à foison ! Sans que jamais personne n'éprouve le besoin de s'accrocher à quoi que ce soit !
Ceci aurait pu être évité si ces deux tomes avaient fusionné en un seul. Le second nous raconte le voyage aux Amériques et le suivant le débarquement ainsi qu’un commencement de l’exploration de l’île. Tout ceci n’apporte que très peu de matière à l’édifice.
Toutefois, on pourrait presque accepter toutes ces petits inconvénients si le dessin avait été à la hauteur…
… ce qui est le cas sur deux tomes.
Quant au troisième, il perd 70% de sa qualité, le dessin et la couleur proposent le minimum syndical pour pouvoir publier ce tome, et le suivant sera du même acabit vu que les premières planches en noir & blanc que l’on peut voir en fin du tirage de luxe sont de même piètre qualité que celles du troisième tome. Le trait perd de sa finesse et de sa précision et les couleurs sont moins peaufinées, même si le gros du problème reste dans le trait, franchement décevant.
J’adore le style de Mathieu Lauffray, quand il s’applique et offre des visuels à la hauteur de son talent, mais là c’est juste décevant.
Si j'ajoute que sur une case Long John est amputé de la jambe droite au lieu de la gauche, alors que une case plus tôt et deux cases plus loin il l'est de la gauche. Vous pourrez dire que ce n'est que sur une case, mais à mon avis c'est tout de même une case de trop.
Après ça la suite de l’histoire m’importe peu. |
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Nom série
Hercule (Soleil)
posté le
27/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Note 3,5/5.
Et enfin, après toutes les adaptations d’Hercule de ces derniers temps, le revoici dans sa version S.-F. Pour ce qui est du scénario ce premier tome ne casse pas des briques, peu bavard et donnant beaucoup dans l’action il se lit tout de même très vite. Le passage à l’univers S.-F. est plutôt bien réussi, avec l‘apport des références mythologiques, tout au moins celles que j’ai repérées, n’étant pas très portée sur le sujet, il y a certaines choses qui m’ont échappé. J’attends la suite pour juger du récit en lui-même, en espérant qu’il sera un peu plus dense par la suite.
Il est tout de même dommage qu’il n’y ait pas en fin d’ouvrage un récapitulatif de toutes ces références, ce qui donnerait une dimension plus intéressante et surtout plus approfondie à cette lecture.
Je n’aurais peut-être pas finalisé mon achat sans le graphisme absolument parfait de Looky, aussi dessinateur de Blanche Neige que j’avais trouvé très beau hormis la colorisation qu’il n’avait d’ailleurs pas réalisée lui-même. Il travaille ici à la colorisation avec Thill et le résultat est splendide. Rien que la couverture déjà donne le ton de ce qu’il y a l’intérieur, au moins on n’a pas de mauvaise surprise, la qualité est de mise de la couverture à la dernière planche. J’espère juste que la suite sera de même facture.
Il faut bien le dire, ce jeune dessinateur est bourré de talent, encore un que je vais suivre à la trace. |
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Nom série
Le Loup des Mers
posté le
26/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un peu plus de trois ans sépare A bord de l'Etoile Matutine de Loup des mers, et pourtant j’ai l’impression qu’à peine dix mois se sont écoulés. L’effet de surprise passé à la vue de cette nouvelle production, j’ai constaté avec un brin de tristesse que cela ressemble beaucoup trop - à mon goût - à l’Etoile Matutine, encore une histoire de marins et pire, une adaptation de Jack London dont je n’ai jamais vraiment apprécié les histoires. Je me suis donc efforcée à la lire sans aprioris, ce qui n’est pas trop difficile dans le cas présent vu que je suis une inconditionnelle du graphisme de Riff Reb’s. J'espère qu'une publication en noir & blanc verra le jour, à l‘image de la petite tuerie visuelle qu’est l’Etoile Matutine publiée en très grand format chez BD Must.
Le scénario commence de manière assez classique, j’avais un peu peur qu’il le reste, mais les évènements que je n’avais pas vu venir et ses personnages très particuliers, lui donnent une certaine originalité ainsi qu’une note d’intellectualisme bienvenue dans cette aventure en mer, où habituellement les marins bourrus sont légion.
Bien que n’ayant pas lu l’histoire originale je trouve que ce format B.D. est traité de manière assez parfaite, rien ne vient perturber son avancée harmonieuse. L’écriture est très belle et détone un peu au début avec ce récit de pêcheurs mal dégrossis, jusqu’à ce qu’on fasse plus ample connaissance avec le capitaine du rafiot, Loup Larsen, dont les conversation avec Humphrey sont un pur délice et remontent le niveau. Larsen est un personnage assez déstabilisant, aux airs d’abruti mais cultivé, aussi attachant qu’odieux, aussi drôle que désagréable, très réaliste sur la nature humaine mais à la fois cruel et violent, au final on ne sait s'il faut l'aimer ou le haïr. Les autres personnages paraissent presque inconsistants à côté, mais chacun apporte sa pierre l’ouvrage.
L’humour est distillé tout au long des planches avec justesse, que ce soit par le biais des répliques ou du graphisme.
J’ai adoré. |
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Nom série
Shrimp
posté le
05/03/2012
(dernière MAJ le 23/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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« Shrimp » nouvelle série sur les piles B.D. des librairies dont les auteurs sont à mettre aux côtés des Sfar, Trondheim, Larcenet et Cie, et je n’exagère aucunement le grand talent dont ils font preuve dans ce premier opus, qui fait partie de mes grandes découvertes de ce début d’année. Comme avec l’autre bande de joyeux drilles les auteurs nous proposent une histoire décalée, qui tient la route et qui garde une trame totalement fluide et logique.
On est en plein dans de la S.-F. à tendance humoristique où l'humour n’est pas présent constamment et à chaque case certes, il se révèle souvent subtil, on le trouve dans une situation ou dans un détail du décor, une expression, une réplique, etc. on aurait plus tendance à sourire tout du long qu’à s’esclaffer.
Je ne sais pas ce que nous réservent Matthieu Donk (d’après son idée originale, et c’est peu dire) et Benjamin d’Aoust, mais je ne peux imaginer être déçue par la suite, ça me semble de l’ordre de l’impossible. Le récit est foutrement original (justement) entre voyage dans l’espace et cuisine aux crustacés, voici une vraie trouvaille délirante aux personnages hyper attachants.
Prévue en deux tomes seulement (sniff) j'espère qu'ils feront une suite histoire de rester le plus longtemps possible dans cet univers cocasse à souhait.
Visuellement Mathieu Burniat a un style tout en simplicité mais suffisamment détaillé et surtout très expressif, en quelques coups de crayons bien posés il nous fait des gueules de chez gueules. Les couleurs sont sobres voire peut-être même un peu trop, jouant sur le contraste entre blanc, marron et noir ; additionnées d‘un peu de vert par ci, un peu de gris par là, une chouille de bleu et une pointe d’orangé. Le résultat est reposant et raffiné et surtout il met bien en valeur les personnages et les décors dans lesquels ils évoluent.
Tome 2
Graphiquement ce tome est dans la continuité du premier, même style, même colorisation, même qualité, c'est un plaisir.
Concernant le scénario l'histoire avance, pas très vite certes, elle a même tendance à partir un peu à droite à gauche, mais le récit étant bien barré dès le début ça passe parfaitement bien. L'humour est toujours présent et les personnages aussi attachants qu'auparavant, si ce n'est plus.
A noter un temps d'attente très réduit entre ces deux premiers tomes, j'espère que la suite viendra tout aussi vite. |
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Nom série
Ashrel
posté le
19/05/2009
(dernière MAJ le 18/10/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Tome 1 
Une très bonne surprise que cette seconde production de Valp, j'avais juste une petite appréhension que ce ne soit une bd trop ciblée jeune public, mais elle s'adresse à tous, et heureusement car je vais pouvoir profiter du graphisme très beau de cette auteure. Elle passe ici à l'informatique mais de façon très réussie, les couleurs sont belles et contrastées ; les visages très expressifs ; quant au décor général il installe d'emblée une ambiance proche de celle des Noces Funèbres de Tim Burton, un vrai régal.
Une histoire ayant pour cadre un monde de fantasy et de dragons, où les morts se réveillent au contact d'un jeune garçon nommé Ashrel et dont les origines sont entourées de mystère ; où une méchante reine veut marier sa nièce à un roi bien trop âgé pour elle, mais cette dernière déguisée en palefrenier se sauve du château et tombe nez à nez avec Ashrel… On ajoute une pointe d'humour et une juste dose d'action, résultat, une bonne histoire que l'on ne lâche pas avant la fin.
J'espère que la suite sera tout aussi prometteuse, et qu'elle nous réserve de bonnes surprises niveau scénario, car côté dessin ce sera difficile de faire mieux.
Quatre étoiles en encouragements à Valp, en attendant la suite.
Tome 2 et 3 
L'aventure continue et avance à bon pas. Ceci dit, les quelques révélations faites sur le passé de certains personnages ne sont pas forcément très surprenantes, le récit tablant sur un côté assez classique agrémenté malgré tout de quelques touches d'originalité, surtout dans la trame générale de l'histoire et quelques nouvelles têtes.
C'est plutôt sur le graphisme que j'aurais à redire. Tout d'abord le passage du grand format au format normal, qui met moins en valeur le joli trait de l'auteure et surtout un lettrage qui rapetisse exagérément et devient par moments un peu fatiguant à lire. De plus l'immersion dans l'histoire est de ce fait moins rapide.
Mais ce que j'ai vraiment moins apprécié c'est la baisse de qualité dans la colorisation au troisième tome, bien que quelques belles cases subsistent, on voit nettement la différence. J'avoue que ça m'a pas mal agacée, d'autant que j'adore le dessin de Valp. J'ai peur que la suite chute encore ou même qu'elle ne remonte pas à la qualité d'au moins le second tome, malgré le format plus réduit.
Tome 4 
L'histoire est bien conclue. Le graphisme reste dans la moyenne des tomes 2 et 3. Au final on a un récit fort sympathique mais que je ne relirai sans doute pas. |
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Nom série
Nosferatu (Soleil)
posté le
23/03/2011
(dernière MAJ le 17/10/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Une nouvelle histoire de vampires, sympathique et au rythme très soutenu, on alterne les scènes du passé et du présent à une fréquence élevée et même si le dessin ne marque pas de réel changement entre chaque époque on s’adapte immédiatement à ces sauts sans jamais être perdus. Péru essaie de faire quelque chose d’original sur ce thème assez éculé qu’est celui des vampires et il s'en tire plutôt bien, même si cela tient surtout au rythme haletant du récit et au dessin de Martino qui épouse parfaitement cet univers sombre qui se déroule la plupart du temps de nuit, mais qui reste toujours très lisible. Par contre le sang n’est pas assez marqué, ce n’est pas très impressionnant, en même temps c’est un peu l’originalité du récit qui n’utilise les scènes gores qu’à bon escient et sans surdose, cela dit un rouge un peu plus soutenu aurait eu plus d’effet.
Sinon, j’émettrais bien quelques réserves côté scénario mais j’attends la suite pour me prononcer. Je noterais juste deux d’entre elles, celle concernant Erick, un des chasseurs de vampires, qui est un personnage trop en décalage avec les autres, forte tête O.K., mais rigolo… ça passe un peu moins et si ça peut apporter une note d’humour à la B.D., ça empiète trop sur le réalisme du scénario, que j’ai fini par prendre moins au sérieux, surtout dans les toutes dernières cases du récit.
La seconde concerne le gamin qui se plie trop facilement aux volontés de Nosferatu, certes il lui promet une vie meilleure, mais il ne paraît que très peu effrayé alors que le type est franchement flippant, surtout qu'il vient de tuer sa sœur sous ses yeux, ce n’est pas très convaincant, même si ce n’est, après tout, qu'un détail du récit.
Suite et fin
C'est marrant, enfin non, je veux dire..., qu'à ma relecture j'y ai vu nettement moins d'humour, mais j'ai pareillement aimé relire ce premier tome. Le second, graphiquement est exactement de même facture, jusque-là tout va bien.
Par contre le scénario m'a nettement moins emballée, l'apparition de Jésus-Christ m'a été franchement pénible et m'a gâché tout le reste, je n'ai pas adhéré à son utilisation.
Il y a aussi que la plupart des personnages, presque tous en fait, ne sont pas du tout attachants, ils ont même eu tendance à me laisser dans une indifférence totale. |
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Nom série
L'Autre Monde - Cycle 2
posté le
09/06/2011
(dernière MAJ le 17/10/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Le jour où j’ai appris que la série L'Autre Monde reprenait j’ai pensé à un canular, un blague de mauvais goût, et même en constatant la véracité de l’info, en regardant la couverture de ce premier tome je croyais avoir une hallucination, c’était trop beau pour être vrai.
Passé l’effet de surprise, la question que l’on se pose est de savoir si elle sera à la hauteur de la première histoire. Pour parer à une éventuelle déception, j’ai estimé que d’avoir le premier cycle est déjà un cadeau des dieux, alors si le second est moins bon, finalement peu importe. Et je vous rassure, tout va bien. Cette « suite » qui peut se lire tout à fait indépendamment de l’autre, est toutefois un petit moins originale mais mon plaisir de lecture a été similairement le même. Similairement car sa colorisation est un poil en dessous, tout comme celle de L'héritage d'Emilie, ce qui n’est pas le cas de Mary la Noire, disons que c'est moins fin, c'est léger mais étant une adoratrice de Florence Magnin ça m'a tout de suite sauté aux yeux. Cela dit ce n’est pas bien grave car ça reste infiniment beau.
Le scénario comme je l’ai dit il est un peu moins original ou disons moins surprenant. Il reprend le thème des vampires, avec un clin d’œil au fameux conte du « Joueur de flûte », un personnage de la Mort, fort drôle par ailleurs, le tout agrémenté d’une petite histoire d’amour, bien évidemment. Le mélange est bien construit et j’ai adoré. D’ailleurs la touche humoristique est je crois plus présente que dans le cycle précédent.
Suite et fin
Déjà j'ai été un peu moins emballée à la relecture du premier tome, ma première lecture étant sans doute encore un peu éclaboussée par l’originalité du premier cycle. Mais ce qui m'a nettement moins plu dans ce second tome, c'est l'étalage et l'enfilade de thèmes mythologiques, ainsi qu'une une chute qui à la façon d'un miroir est l’exact reflet du premier cycle mais inversé, on ne regarde plus le ciel mais le sous-sol. Pour l'originalité donc on repassera. Et puis tout commence mal qui finit bien, pas de surprise non plus de ce côté-là.
Le graphisme est de même qualité que le premier tome, il y a aussi quelques très jolies planches.
Ça se lit toutefois agréablement. Achat réservé aux fans des auteurs. |
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Nom série
Elyne
posté le
11/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Le graphisme est très joli bien qu’il indique que cette lecture est plutôt réservée aux ados, et c’est hélas bien le cas, malgré tout c’est un bon récit, sans temps morts ni longueurs, avec ses quelques originalités et en même temps son grand classicisme, où une gamine ignorante de son passé va devoir affronter le plus dangereux des démons pour sauver le royaume.
On y trouve une dose d’humour plus ou moins honorable, chacun y sera plus ou moins réceptif. De cette jolie pléiade de personnages mon préféré reste Ters-Moon, maladroit, pas très malin mais plein de courage. Elyne par contre ne m’a pas été très attachante, je lui trouve un côté vraiment trop gamine, certainement dû à la manière dont Lullabi l’a dessinée, un poil plus « femme » aurait été presque mieux, afin d’apporter plus de crédibilité à l’histoire.
Sinon visuellement c’est excellent, j’aime beaucoup ce style de dessin et les couleurs chaudes et vives lui vont à ravir ; les personnages sont fouillés, différents et bien travaillés. On est toujours très proches de personnages, quelques cases plus lointaines ne seraient pas de refus, histoire de donner plus de poids et de relief à ce monde.
En fait, je n’arrive pas trop à porter un jugement sur ce premier tome, j’attends de lire la suite pour être, ou pas, convaincue définitivement. Je garde l'option d'achat en espérant que la suite me fera oublier le petit côté ado, ou même qu'il adoptera un ton un peu plus adulte.
Sachant tout de même que les 10/15 ans apprécieront d'ores et déjà cette lecture, j’en suis certaine. |
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Nom série
Sortilèges
posté le
11/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ce « Sortilèges » sera un diptyque et il est essentiel de le préciser, j’avais arrêté de lire les séries de Dufaux car systématiquement le premier tome voire les tous premiers étaient excellents et je n'y trouvais qu'une couillonnade scénaristique dans les suivants, avec souvent des rallongement très artificiels, mais ceci est mon avis très personnel ÉVIDEMMENT.
Donc, le fait que ce soit une série courte ainsi que le superbe dessin de Munuera m’ont fait tenter cette lecture et je l’ai beaucoup appréciée. Un mot avant tout sur le graphisme qui est splendide, on n’aura de cesse de le répéter, ce dessinateur a beaucoup de talent. Je n’émettrai donc qu’une seule petite critique : parfois ou peut-être même souvent, cela manque de décors, c’est un peu dommage et même si tout le reste est parfait c’est un poil frustrant.
Mais cette « légèreté » graphique est plus que compensée en terme de lecture par le scénario assez dense de ce premier opus et de ses 62 planches (en même temps vu le prix, je vous laisse deviner le fond de ma pensée). Globalement on pourrait dire que c’est un récit médiéval fantastique, mais je l’ai classé sciemment dans le genre « conte » car c’est le ton général employé par la voix-off, ainsi que certaines références à Blanche-Neige. L’avancement du récit est au poil, on y fait la connaissance de beaucoup de personnages et ce sans se perdre.
On pourrait dire aussi que c’est un tantinet classique comme histoire, mais l’ambiance et l’intérêt que l’on peu porter aux personnages font largement la différence et lui donnent sa propre personnalité. Il y a aussi un peu d’humour qui lui va en grandissant au fur et à mesure, presque inexistant en début d’ouvrage on le croise de plus en plus souvent par la suite.
J’espère que Dufaux restera dans sa lancée et nous fera un aussi bon second tome que ne l’est ce premier. |
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Nom série
Les Petits Soldats
posté le
31/08/2011
(dernière MAJ le 10/10/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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On a beau savoir qu’il ne faut pas se laisser abuser par une belle couverture qui ne garantit d’aucune façon une bonne histoire, mais c’est parfois difficile surtout lorsque le graphisme intérieur est lui aussi très attrayant, je me suis donc laissée tenter, quoique je devrais plutôt dire que je me suis littéralement jetée sur cette B.D.
Et le récit est de qualité ! Un beau mélange de dictature, d'ambiance 18ème siècle (nous sommes dans un pays imaginaire), de guerre, de complots, d’humour, de rimes et d’un peu d’amour, un peu trop à mon goût, mais bon, ça va, j’ai résisté et je n’en suis pas morte. Le tout est soutenu par des personnages hauts en couleurs, pour certains attachants et d’autres assez odieux, mais c’est aussi ce qui donne de la force au récit. Un personnage fort original et surprenant, Angela, est à découvrir absolument, mais je n‘en dirai pas plus. L’histoire commence de façon assez légère et met même un peu de temps à se mettre en place, mais la part de drame fait tout doucement surface au fur et à mesure de l’avancée des évènements ; ainsi que le suspense, pour le coup très frustrant en fin d’album, en espérant que la suite ne se fera pas trop attendre.
Les deux réels défauts à mon goût dans cette B.D. sont l’histoire d’amour qui ne me plaît pas, ainsi que la partie où le roi doit choisir une compagne, ces deux scènes sont beaucoup trop classiques, surtout en comparaison du reste de l’histoire nettement plus originale.
Le graphisme est typiquement dans mes goûts, coloré et détaillé, et surtout les visages très expressifs et souvent caricaturaux. Le découpage reste classique, avec cependant un agencement chapitré plutôt bien vu. Pour une première B.D. c’est foutrement bien réussi.
Suite et fin
Côté scénario ce second tome est dans la continuité parfaite du premier et surtout la fin est une vraie fin. J'ai tout simplement adoré l'histoire, mais...
... mais ! Ce qui m'a empêchée d'en profiter à 100% et qui m'a beaucoup énervée, c'est que le graphisme, presque fabuleux à mes yeux au premier tome, est de moins bonne facture sur ce second tome, au point que je me suis même demandé si je n'allais pas revendre la série. On y retrouve quelques belles cases mais uniquement une fois de temps en temps, on peut malheureusement constater que ce tome a été fait beaucoup plus rapidement, c'est bien dommage car l'originalité de l'univers valait un traitement graphique de qualité constante du début à la fin de l'ouvrage.
Je passe ma note de 4/5 à 3/5. |
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Note 3,5/5.
« Joe, l’Aventure intérieure » est un gros pavé de 220 pages assez original, intelligent et magistralement dessiné par Sean Murphy, il n’y a pas la moindre fausse note, c’est juste parfait. Les détails fourmillent, les perspectives sont d’une grande justesse, les visages expressifs et variés. La colorisation de Dave Stewart est en parfaite symbiose avec le dessin. C’est d’ailleurs ce visuel de rêve qui m’a décidée à lire ce comics, ça et le rat géant que j’ai entraperçu au feuilletage, j’adore les rats et les souris. Sans ça je n’aurais peut-être pas fourré mon nez là-dedans car le protagoniste, Joe, est un gamin de dix/douze ans et j’ai toujours peur avec ce genre de personnage que ce soit trop naïf.
Mais en fait non, ce n’est pas du tout puéril, même si certaines scènes sont vécues à hauteur d’un enfant de cet âge, avec ses frayeurs mais sans les geignardises d’un gosse un peu débile. Le scénario est très intelligent, basant son histoire sur une maladie bien connue de nos jours et très fréquente, le diabète. On rentre de plain-pied dans un délire de diabétique en hypoglycémie et un monde fantastique qui semble exister bien au-delà des hallucinations de Joe, notre petit malade.
Sa maison, ses jouets et son univers feront prendre vie à une aventure extraordinaire et à un tas de personnages connus et mois connus, c’est surtout là que ça m’a plu, car on y voit Batman, Superman et autres « super » mais qui ont des rôles de figurants, Grant Morrison n’ayant pas donné le beau rôle encore une fois aux mêmes.
Par contre je trouve que sur 220 pages il aurait pu encore plus développer son histoire car après une bonne moitié j’ai eu la sensation de faire un peu du sur place, même si l’attachement aux personnages et le magnifique graphisme ont fait que j’ai continué sans m’ennuyer. Peut-être que quelques pages de moins n’aurait pas été une mauvaise chose, d’où ma note de 3/5 au lieu de 4/5, c’est beau, c’est intéressant mais c’est une moustache de rat un peu long. |
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« Un léger bruit dans le moteur » pourrait se résumer en quelques courtes lignes, mais le très beau visuel lui apporte le poids qui manque un peu au scénario et qui tape allègrement dans la surenchère mortuaire. Ceci dit globalement c’est fort sympathique, surtout que le protagoniste, un gamin psychopathe, devient au fil des pages assez attachant, car il n’est pas juste maboule mais aussi malin et intelligent. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire dont la légèreté m’empêche d’aller plus loin.
Le classement en polar/thriller est ce qui est le plus proche, mais si l'option épouvante/horreur soft était disponible, c'est là que je l'aurais mise.
Le dessin est très sombre à l’image du récit, et par opposition tout en rondeur et enfantin. Lorsque je dis qu’il est sombre il n’en reste pas moins totalement lisible et foutrement joli à regarder.
Je n’aurais qu’une remarque, les quelques pages écrites par le gosse auraient dû comporter à mon avis quelques fautes d’orthographe, cette perfection grammaticale est un peu contradictoire avec ce que devrait être le niveau scolaire de ce gosse élevé par une belle bande d’ignorants. |
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Nom série
Versailles
posté le
03/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Superbe découverte ! Tout d’abord une jolie surprise de la part de Convard dont je n’ai jusqu’à présent apprécié que sa série Chats.
L’histoire est fabuleuse, elle prend racine dans une communauté restreinte et s’achemine tout doucement dans un monde aussi vaste que l’univers, mais j’en ai déjà trop dit. « Versailles » est aussi riche en dialogues que le sont les décorations du château et les évènements nombreux et cadencés, la lecture est dense et prenante, on ne regrettera pas cet achat. Le rythme est pour ainsi dire parfait, on découvre ce récit avec gourmandise et pourtant les premières pages m’ont parue un peu trop abracadabrantes et c’est sans doute ça qui malgré tout m’a poussée à aller plus loin, ça aurait pu prendre une tournure totalement saugrenue voire stupide, mais au contraire plus on tourne les pages et plus on se rend compte de la richesse et de l’originalité du scénario.
J’espère que la suite sera à la hauteur, qu'elle ira en grandissant et qu'elle ne restera pas sur le plancher des vaches, confinée dans son château et ses alentours, car au vu de la fin de ce premier tome ce serait un peu décevant. Ceci dit et vu la collection, j'ai bien peur qu'elle prenne la route que je redoute, maintenant ça peut aussi être très bon, à voir.
Graphiquement ce « Versailles » est royal avec d’innombrables détails et une colorisation équilibrée, ni trop ni pas assez relevée, je n’aurai qu’une critique à faire sur le visuel, parfois certains visages sont un peu figés, c’est dommage car le reste est parfait. |
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