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Le triptyque est un bon format pour construire une histoire bien développée mais qui ne s'éternise pas trop. "Tard dans la nuit" utilise relativement bien l'espace qui lui est donné pour distraire le lecteur avec cette histoire d'orphelins exploités dans les mines d'un village perdu du Canada.
Le dessin est plus que correct sans être extraordinaire, je lui reprocherais juste un manque de diversité au niveau des visages. Le scénario ne surprend pas et utilise bon nombre de clichés liés aux communautés isolées et hostiles aux étrangers et aux changements, mais se laisse suivre sans déplaisir : un bon petit divertissement en quelque sorte.
A emprunter à l'occasion. |
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Nom série
La Gouniche
posté le
09/02/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Spooky voulait passer le relais à une fille, je l'ai pris, mais très vite je l'ai amèrement regretté…
Nan mais entre nous, c'est sympa cette nouvelle technique commerciale qui consiste à vendre le brouillon du story-board de la BD, directement photocopié de la nappe du resto où il a été griffonné lors d'une soirée arrosée... Ah non, on me souffle dans mon oreillette que c'est bien la BD terminée que j'ai sous les yeux, désolée pour la méprise ! En même temps, c'était quand même trompeur, l'illusion était presque parfaite, il y avait même les ratures, les fautes d'orthographe et les traces de scotch…
Bon, allez, oublions quelque peu la coquille peu avantageuse de cette BD pour s'intéresser à sa beauté intérieure, car il y en a forcément une, sinon, comment expliquer que, dans la jungle sans pitié du monde de l'édition, cet ouvrage puisse être publié…
Il y a peut-être de l'humour (ça doit être cette histoire de groupe de rock dont les initiales du nom sont K K, pour avoir une excuse pour faire de la merde), ou des jeux de mots à mourir de rire (je pense que c'est l'histoire qui cause du reportage sur les hobbies des flics, vous savez, les hobbies wan ken hobbie), ou encore de la réflexion philosophique profonde (comme dans cette histoire édifiante en 3 actes : 1. j'entre dans un grand magasin, 2. j'essaie des fringues mais rien ne me va, 3. je sors du magasin et je dis que c'est le magasin qui est nul), ou alors quelque scène osée peut-être (allez, je vous le dis, on voit même un zizi et là je dois dire que découvrir, à mon âge avancé, que les patates ont une vie sexuelle a bouleversé ma vie à jamais)… Allez, j'arrête là l'énumération de ce que je n'ai pas trouvé dans cette BD, ça finirait par devenir lassant.
Tout n'est pourtant pas à jeter, heureusement. En effet, l'auteur a pensé à nous, elle a mis un titre au début de chaque histoire et le mot "fin" à la fin, comme ça on n'est pas perdu…
Non mais sans déconner, ils le vendent ça ? Et 16 euros en plus !!! La vache ! C'est cher pour un concentré de vide sidéral avec supplément de gribouillis roses… manquerait plus que ça soit sélectionné chez les jeunes talents 2009 à Angoulême en plus… ah pardon, j'ai rien dit…
Ca me donne presque envie de remonter d'un point ma note pour Blaise, c'est dire… |
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Pas mal sans plus, j'ai eu des hauts et des bas au cours de ma lecture.
Au départ peu convaincue par le dessin, j'ai fini par l'apprécier notamment pour les paysages et les couleurs mais j'ai toujours eu un peu de mal avec les visages, qui, bien qu'expressifs, ont un côté très artificiel dû au trait informatique très sommaire, ce qui est assez rédhibitoire en ce qui me concerne.
L'histoire quant à elle est relativement plaisante, assez originale, avec un petit côté "guide du voyageur galactique" pour cette planète du trou du cul de l'univers et fin de cycle de Valérian en ce qui concerne la soit disant disparition de la Terre. Je suis par contre moyennement convaincue par le genre de personnage principal qu'on nous propose ici : le mec à qui tout réussit, qui a l'intelligence, le sex appeal, les intuitions et la force qui va bien au bon moment (un peu dans le genre Han Solo pour situer). On veut nous faire croire qu'il va de galère en galère mais personne ne doute qu'il va s'en sortir d'une manière ou d'une autre. En plus je n'ai pas vraiment compris ce qui apparaît comme un retournement de veste d'un des personnages à la fin… bref.
Un bon point tout de même : la présentation des personnages principaux au début de la BD, être déjà familiarisé avec ces derniers avant d'entamer la lecture est un plus.
J'ai vraiment du mal à me situer par rapport à cette série, je lirai peut-être la suite pour voir ce que ça donne, ou pas. |
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Nom série
Debaser
posté le
30/11/2008
(dernière MAJ le 02/02/2010)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Debaser, c'est une histoire un peu déjantée, basée sur une idée de départ intéressante (et pas forcément complètement délirante), racontée avec humour et sur un rythme soutenu. Le dessin est très vivant, très caricatural, avec des mises en page assez mouvementées, toujours très en phase avec l'action.
Contrairement à d'autres aviseurs, je n'ai pas été gênée outre mesure par le parler "djeuns" des protagonistes de l'histoire, au contraire, j'ai trouvé cela plutôt amusant et en tout état de cause indispensable pour faire s'exprimer les acteurs de cette histoire, les faire parler "normalement" aurait été assez inadapté je pense.
Après la lecture du premier tome, je n'avais pas été emballée plus que ça par l'histoire, j'ai fini pour finir et je n'étais vraiment pas sure de lire la suite quand elle sortirait, l'avenir de ces chanteurs rebelles n'étant pas ma préoccupation majeure à l'époque. Et puis finalement, cette suite n'est pas si mal. Elle est de plus très ancrée dans la triste réalité actuelle puisque Joshua, un des personnages principaux, est abusivement mis en prison pour le motif non prouvé de téléchargement illégal de musique sur internet et pointe du doigt une fois de plus l'industrialisation de masse de la production musicale par des majors toutes-puissantes et l'abrutissement des foules par des émissions débiles sensées découvrir les talents de demain. L'humour et la dérision sont toujours là et bien là, c'est complètement déjanté, c'est stylé, bref, ça se lit et je vais peut-être bien continuer !
Bon, après la lecture, fastidieuse, du T3, je rebaisse ma note : la seule possibilité pour moi de lire cette histoire, c'est à doses homéopathiques : c'est tellement n'importe quoi au niveau du dessin (dont le style n'est pas si désagréable), des dialogues et du scénario que c'est épuisant à lire... |
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Nom série
Ted Bundy
posté le
02/02/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Bon bin, je peux dire que je suis d'accord avec Spooky pour ce nouvel opus de la collection "Serial Killer" de Soleil, cette bd n'a strictement aucun intérêt.
Aucun intérêt graphique : les visages et les expressions sont ratées et/ou plus que sommaires, la même non-émotion se dégage du visage du tueur, de ses victimes ou des étudiants en criminologie à qui l'on présente l'histoire de ce tueur en série. A la limite les couleurs sont correctes, mais tout de même pas assez sanglantes, beaucoup trop douces et uniformes pour faire ressortir quoi que ce soit de violent de cette histoire.
Aucun intérêt scénaristique : je n'ai ni été angoissée pour les futures victimes, ni terrorisée par Ted, ni triste pour les familles, ni rien du tout en fait, je suis restée complètement spectatrice de ce récit froid et sans âme. La seule fois où je me suis sentie en phase avec les personnages, c'est pendant le cours magistral, quand les étudiants ont l'air à la limite de l'endormissement. Les faits nous sont exposés sans aucune plus-value liée au support, de manière linéaire, sans relief, c'est presque plus un reportage sans sensation qu'autre chose. Ca m'a fait penser au film "Zodiac" devant lequel je me suis récemment endormie...
A éviter, tout simplement. |
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Nom série
Sambre
posté le
01/02/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Déçue par cette série je suis, et pourtant j'étais assez enthousiaste après la lecture des 2 premiers tomes.
Pour commencer, le dessin est plutôt réussi, bien qu'un peu terne à mon goût (mais le choix des couleurs va avec le récit) et j'ai retrouvé avec plaisir quelques profils et ¾ qui m'ont rappelée Bidouille et Violette.
Ensuite, c'est très agréable à lire grâce à une narration élégante et fluide qui porte le lecteur de page en page.
Enfin, cet amour impossible, la folie du père et de la fille, les déchirements sentimentaux, le tout sur fond révolutionnaire constituent un scénario riche et prenant… jusqu'à un certain point. Et là où ça ne fonctionne plus avec moi depuis le T3 (ou le T4 je ne sais plus trop) c'est que j'ai l'impression qu'on tourne en rond, chaque tome a son lot de magouilles du cousin commissaire, de gros plan sur les yeux noirs des Sambre et les yeux rouges de Julie (et sur sa poitrine), on recause du bouquin du père, ça parle vengeance, ça révolutionne en arrière plan et puis basta, rien de nouveau sous le soleil… dommage, ça partait plutôt bien.
Pas mal sans plus avec une grosse chute d'intérêt sur les derniers tomes. |
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Nom série
Internal Lobster
posté le
27/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le constat est je pense sans appel : ce genre de récit sans queue ni tête, qui colle au plus près de la folie ou de la descente aux enfers du héros, ce n'est pas pour moi. Difficile de dire s'il aurait mieux valu ne pas savoir dès le départ qu'un épilogue attend le lecteur pour tirer tout ça au clair, est-ce que j'aurais terminé ma lecture sans cette carotte ? Je ne sais pas trop…
Le dessin m'a un peu fait penser à celui de Boilet dans Tokyo est mon jardin, ce n'est pas ma tasse de thé mais il n'est pas désagréable non plus, le dessinateur n'a pas besoin d'artifices pour faire passer certaines choses, certains oiseaux ou branches de cerisiers en fleurs sont très réussis ! En revanche les couleurs sont franchement… comment dire… moches, oui c'est le terme... sur les ¾ du récit… de là à dire que ça colle à l'état d'esprit du héros dans ces moments-là…
L'épilogue, donc, nous permet d'y voir plus clair sur le début du récit qui est pour le moins obscur. On comprends mieux comment le héros peut se retrouver dans cet état de folie (mais il faut avouer que son amie est d'une imprudence qui frise la bêtise), mais même avec ça, je ne suis pas emballée.
Bof quoi ! |
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J'ai acheté cette BD à ma fille de 8 ans et elle a vraiment bien aimé. Moi personnellement je trouve la fin un peu bancale mais le reste est vraiment sympa pour un gamin qui sait déjà bien lire (c'est écrit "en attaché") : minimum CE1 je dirais. Ce que j'ai trouvé vraiment bien, c'est le ton des dialogues qui ne manquent pas d'humour et d'expressions de cour de récré qui raviront les enfants plus habitués en classe à des lectures "propres et calibrées" avec le vocabulaire soigneusement choisi pour leur âge.
Le dessin est adapté à l'histoire et à son public : simple et aux couleurs vives. |
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J'avoue être un peu moins enthousiaste que certains après ma lecture de ce songe de Siwel, même s'il contient quelques pépites assez irrésistibles.
Je ne sais pas si c'était la fatigue, mais la partie dans les bois avec la troupe de théâtre m'a laissée de marbre, pire, au début je ne comprenais rien à ce que je lisais et au bout de 4 pages j'ai dû reprendre depuis le début du chapitre, en faisant presque du mot à mot et peinant à trouver le rythme de lecture à prendre pour saisir le sens de la phrase (je crois que le dernier tome de De Cape et de Crocs m'a définitivement fâchée avec les vers et les alexandrins…). Je suis restée également assez hermétique à cet épisode juste avant l'hommage à Escher avec plein de Louis XVI… Et puis alors, je n'ai rien compris non plus à l'épisode "maison close" (à part qu'elle est close, donc que les portes son fermées), s'il y avait une référence à quelque chose de connu, je ne l'ai pas saisi… Mais peut-être que je ne maîtrise pas assez Alice au Pays des Merveilles pour tout apprécier.
A côté de ça, la montagne de petits trésors de cette œuvre aide quand même sérieusement à faire pencher la balance du bon côté. Pour n'en citer que trois, j'évoquerais en premier lieu la lune (ah non, pardon, la virgule) tant dans ses interventions tout au long de l'histoire que pour la fin de son rôle de guide. Ensuite le décompte des dernière pages à vivre pour Siwel et les jeux de mots autour des rats (j'y ajoute même ceux de la fin de l'épisode de la troupe de théâtre, surtout le râle d'agonie d'un des personnages). Enfin, ce qui reste mon passage préféré : celui avec les arbres qui parlent sur l'île aux trésors et la quantité de jeux de mots et astuces graphiques que contient ce chapitre (j'ai failli monter ma note à 4/5 sur le seul ressenti de ce dernier chapitre mais trop d'autres choses m'ont laissée sur ma faim pour passer ce cap).
Pour résumer, je dirais que ces 128 pages fourmillent de bonnes choses mais qu'elles sont parfois laborieuses à atteindre.
Le dessin dans l'ensemble est très réussi, j'aime beaucoup la mise en couleurs, mais, et c'est quand même un comble, je n'aime pas du tout le style utilisé pour héroïne, très minimaliste avec sa choucroute improbable sur la tête… Le format "à l'italienne" est quant à lui parfait je trouve. |
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Comme tout recueil d'histoires courtes, le niveau est assez hétérogène, certaines sont vraiment très bien, tant par leur sujet que par la manière dont elles sont racontées, d'autres sont vraiment spéciales et avec un sens difficile à saisir, ou simplement sans grand intérêt. A noter tout de même que c'est un recueil qui se tient, en effet, les dernières histoires sont liées entre elles, et pas seulement au niveau de la chute.
Les histoires de Saki, qui refuse de grandir à cause de deux événements tragiques qui se sont passés quand elle était plus jeune, et de Shota qui rencontre une dernière fois celui qui était son meilleur ami dans son enfance, sortent du lot.
J'ai bien aimé également celle du collégien un peu mis à part par ses camarades de classe qui tente de se faire des amis alors qu'il est en décalage complet avec leurs préoccupations, je l'ai trouvée assez émouvante au départ et bigrement efficace quand il pète les plombs.
J'ai bien aimé également, pour le dessin exclusivement, la première histoire et la submersion presque complète de la ville avec les gens, sous l'eau, qui ne semblent pas s'en rendre compte de ce qui se passe. Pour le dessin aussi, j'ai bien apprécié une des dernières histoires avec ses tornades qui prennent l'allure de dragons.
La fin n'est pas mauvaise, un peu indigeste car très bavarde pour être en fin de compte sans surprise et trop "happy end", mais elle n'a pas gâché spécialement mon impression de départ.
Pas mal. |
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Librement inspiré de ''Tom Sawyer" (qui est d'ailleurs le titre de la VO), cet gros pavé de 384 pages raconte un été bien particulier vécu par une jeune fille, revenue dans le village de son enfance pour assister aux obsèques de sa mère. C'est aussi un été particulier pour un jeune garçon qui vient tous les ans passer ces quelques semaines chez sa tante pendant que ses parents travaillent.
Les éditeurs classent cette œuvre dans le genre shojo mais point de fleurs et d'étoiles à toutes les pages, ni de filles aux grands yeux éperdument amoureuses de garçons inaccessibles, de ce côté, ça reste heureusement assez sobre. Il y a quelques flous narratifs et graphiques un peu déstabilisants (comme des scènes qui s'avèrent après coup être des rêves et non la réalité), des visages pas toujours reconnaissables (mais le faible nombre de protagonistes fait qu'on se perd rarement) et une ou deux facilités ou incohérences mais dans l'ensemble c'est très rafraîchissant et agréable à lire. Des enfants, des adolescents et une adulte tout juste entrée dans l'âge mûr se rencontrent, se côtoient et vivent quelques aventures légères (chasse aux trésors, piraterie et sorcellerie) ou assistent à des choses graves (meurtre, trafic d'objets volés) au cours de ces deux mois d'été. On n'échappe pas à la caricature des villageois obtus qui voient d'un mauvais œil les nouveaux venus et qui finissent pas s'ouvrir à la différence et à accepter l'étranger. L'auteur nous apprend dans les dernières pages qu'après le premier jet du story-board, l'histoire faisait plus de 1000 pages, on sent bien par moments que des coupes ont été faites, c'est un peu dommage, ça manque parfois de fluidité (et encore, on a de la chance, 90 pages ont été ajoutées par rapport à la version pré publiée en magazine).
Ce récit est dans la lignée de films tels que "Les Goonies", quand l'insouciance des enfants leur permet de déjouer les plans des méchants bandits, moi j'aime bien. Ca aurait pu être franchement bien avec un dessin un tout petit peu plus soigné et une plus grande fluidité dans la narration. Mais j'ai quand même passé un bon moment de lecture. |
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L'idée de base est plutôt loufoque et pas du tout crédible : un jeune garçon se rend compte suite à une série d'analyses sanguines qu'en fait il est une fille… rien que ça. Pourquoi pas après tout, la fiction c'est fait pour ça.
Au départ j'ai trouvé la lecture divertissante, il y avait un je ne sais quoi de F.Compo pas désagréable du tout et puis au fil des pages je me suis très vite lassée : tout finit par tourner autour de sentiments "amoureux" entre le personnage principal et ses anciens camarades de classe de sexe masculin. On assiste à une espèce de perpétuelle lutte acharnée entre bandes rivales et rivaux dans une bande pour savoir qui se mariera avec l'héroïne, euh non, le héros, enfin, les deux…
Le dessin est correct sans plus, très passe-partout et hyper conventionnel. Pas de quoi s'attarder.
L'idée même qu'il puisse y avoir un autre tome après celui-ci m'effraie au plus haut point ! |
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Nom série
Les princes d'Ambre
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Vraiment pas aimé ce premier tome. Sans être d'une lecture complètement insupportable, rien ou presque n'a su me séduire ici.
Le dessin est tout juste correct, le trait est brouillon, les visages approximatifs et la couleur fade dans l'ensemble.
Le scénario ne m'emballe pas non plus, ce monde parallèle d'où viennent les princes d'Ambre n'est pas accrocheur, la fiction ici n'a pas prise sur moi. Dès les premières pages le comportement du personnage principal, amnésique, en présence de proches qu'il ne reconnaît plus mais auprès desquels il tente de faire illusion (sans éveiller le moindre soupçon sur son état) n'est pas crédible pour un sou et ruine à lui seul le reste de l'histoire.
Il s'agit d'une adaptation d'une œuvre de Roger Zelazny (que je ne connais pas), j'espère (et je pense) sincèrement que les romans sont d'un meilleur niveau que la présente BD, ce qui n'est pas bien difficile...
La suite se fera sans moi. |
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Soleil inaugure sa nouvelle collection "1800" avec ce premier tome d'une aventure de Sherlock Holmes pour le moins hors du commun... Enfin, n'étant pas une adepte des histoires de l'inspecteur le plus célèbre de Grande-Bretagne, je ne sais même pas s'il a déjà eu l'occasion de faire ce genre de rencontre auparavant en fait… Peu importe, le résultat est là : Sherlock contre les vampires, je n'ai pas accroché. Lecture laborieuse, en 3 fois, avec, pour la dernière ligne droite, un gros effort et 15 cm de neige autour de chez moi limitant fortement le choix des activités possibles en ce froid week-end de janvier…
Le mélange des genres (enquête policière dans le Londres du XIXème siècle et vampires assoiffés de sang) n'a jamais pris, j'ai toujours trouvé la présence de ces derniers incongrue, jusqu'à la fin du premier tome.
Dommage, car le dessin est vraiment réussi (angles de vue sur les architectures et costumes d'époque pour ne citer qu'eux) et l'ambiance victorienne très plaisante.
En revanche, cette nouvelle collection "1800" est bien séduisante et je surveillerai avec attention ce qui sera publié sous ce label dans les mois à venir. |
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Nom série
Elinor Jones
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Dès les premières pages, on ne peut s'empêcher de penser à Candy et Nelly Olson (de 'La petite maison dans la praire' ) en voyant la bouille de Bianca Tiffany, la co-héroïne de cette histoire.
Les auteurs nous plongent dans une ambiance à mi chemin entre Les Malheurs de Sophie et de Cendrillon. Elinor Jones est une jeune couturière de talent qui, au début de ce premier tome, entre au service de la maison Tiffany, renommée dans toute l'Angleterre pour ses robes et ses bals fréquentés par la haute société. Son talent aiguisera la jalousie de Bianca (jeune prodige du dessin de mode apparemment, et fille de la maîtresse de maison), l'admiration des autres employées de l'atelier et l'intérêt des clientes de la maison. Le premier tome lève le voile sur ce qui semble être l'intrigue générale de la série : qui de la capricieuse Bianca ou de son frère Abel est réellement le génie de la famille ?
Le dessinateur a dû s'éclater à dessiner tous ces modèles de robes, les couleurs très douces et acidulées donnent une ambiance "boîte à bonbon" à l'histoire, ce qui n'est pas si désagréable. Plusieurs personnages ont la vedette et joueront, je pense, un rôle important à un moment ou à un autre. A suivre. |
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Nom série
Alice
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Graphiquement, cette histoire est assez éloignée de ce que l'on peut attendre d'une production Soleil, on dirait des peintures, on est bien loin de la couleur informatisée (qui peut être très réussie également, ce n'est pas le problème). Ce n'est pas trop mon style de prédilection, mais j'avoue qu'ici ça m'a bien plu, d'autant plus que du point de vue de la mise en page, des angles de vue et des expressions, c'est plutôt réussi. Côté architecture, c'est assez époustouflant, notamment le passage dans la cathédrale virtuelle. Au niveau du dessin, le seul reproche que je peux faire, c'est une espèce d'inconstance pour le visage du personnage principal, je veux bien qu'elle se soit pris une averse à un moment donné, mais moi, je ne la reconnaissais plus, malgré son grain de beauté au dessus de la lèvre et ses yeux rouges.
Le scénario quant à lui était plus qu'emballant les 9/10èmes de l'album et puis la fin est un poil confuse ce qui gâche un peu le plaisir de lecture. Entre les péripéties de l'installation de l'humanité sur Mars et la toute puissance des mondes virtuels (ça m'a fait penser subrepticement aux films "Traque sur internet" et ''Matrix'' ), les 40 premières pages annonçaient quelque chose de vraiment bien, qui aurait pu donner matière à une série sur plusieurs tomes. Malheureusement, la fin est précipitée et confuse (ressemblance des personnages, mélange du réel et du virtuel) et c'est dommage. J'étais prête à lire au moins un tome 2 pour le coup, ça l'aurait mérité et peut-être évité cette précipitation finale.
Achat conseillé pour l'esthétique, mais pas pour le scénario. |
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Nom série
Red Road
posté le
04/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Red Road est la suite de Celui qui est né deux fois, la deuxième époque de l'énorme intégrale qui regroupe les 3 tomes de la première série et les 4 de la seconde. Parlons-en de l'intégrale : quelle idée de faire un tel pavé ! Ce n'est franchement pas pratique à lire et en plus les coins de la couverture ont tendance à mal supporter le voyage par la poste. Financièrement par contre, il ne faut pas une longue hésitation pour choisir entre ce format et trouver d'occasion les 7 tomes séparés, surtout quand on voit les prix pratiqués sur le marché de l'occasion notamment pour le dernier tome "Wakan". Voilà pour la partie finances et format.
L'histoire de "Red Road" est, comme l'ont déjà dit d'autres posteurs, moins passionnante que Celui qui est né deux fois mais pas tant que ça, je lui reproche principalement d'être trop moralisatrice et clichée dans la fin du quatrième tome.
J'ai beaucoup aimé les deux premiers volumes "American Buffalos" et "Business Rodeo", la rencontre avec les protagonistes dans la réserve et cette fuite éperdue du jeune Amos après la mort de sa grand-mère, son parcours, ses rencontres sont tout à fait dans la veine des récits d'indiens de Derib : très orienté nature et terre nourricière avec un doigt pointé vers l'envahisseur blanc qui a sauvagement détruit l'harmonie qui existait à l'époque entre les êtres humains, la terre et les esprits de la nature. Le tout est servi par un dessin de tout beauté, de véritables fresques par moments, avec encore et toujours cet inimitable talent pour représenter les chevaux, les animaux en général, les amérindiens, leur mode de vie et leurs traditions.
Le troisième tome "Bad Lands" m'a un peu moins plu, je n'ai pas eu l'impression qu'il servait à grand chose dans l'histoire d'Amos, il y a trop de violence et de modernité dedans. On pourrait dire qu'il est plus réaliste.
Le quatrième tome marque la fin du parcours initiatique du descendant de Celui qui est né deux fois. Il est un brin caricatural sur la fin mais je crois que je peux tout pardonner à Derib, rien que pour le plaisir visuel qu'il me donne à chaque page et toutes les choses qu'on apprend au fil de l'eau. Ici, c'est la période de la bataille de Little Big Horn qui est mise en avant : les Black Hills (j'ai découvert à cette occasion que le mont Rushmore était taillé dans ces fameuses Black Hills), le rôle de Crazy Horse et de Sitting Bull dans cette bataille qui fut une victoire des indiens, le massacre Wounded Knee (ça m'a d'ailleurs fait penser à Sky Hawk puisque c'est la même période qui y est évoquée). On y apprend également pourquoi et comment Buffalo Bill a hérité de ce surnom par exemple.
Quelques jours après ma lecture, il reste encore et toujours cette éternelle impression de plénitude face à la sagesse indienne toujours associée au sentiment d'injustice face aux dégâts provoqués par l'appât du gain.
Derib a un don pour créer des personnages attachants et charismatiques et donner une réelle importance aux seconds rôles, souvent tenus par de vieux indiens ridés porteurs de sagesse et de messages spirituels. Les deux jeunes femmes qui croisent la route d'Amos ont tout pour plaire, avec leur plastique irréprochable et leur force de caractère.
Je suis une fan absolue de l'auteur, je ne me lasse pas de son dessin et de ses histoires d'indiens. Ici encore je suis ravie de ma lecture, même si je préfère Celui qui est né deux fois ou encore Buddy Longway. 5/5 pour le dessin, 3,5/5 pour l'histoire. |
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Apparemment, je dois être une des rares à avoir préféré le T2 "Vingt ans après" au T1 "Histoire sans héros".
La première histoire de ce diptyque est bien trop caricaturale et proche d'un film catastrophe hollywoodien pour me convaincre, je l'ai lue sans déplaisir parce que le récit est bien construit et la narration de bonne qualité mais cette galerie de personnages (un peu à la manière de la famille improbable de Lune de guerre), présentée en vitesse en 4-5 cases dans les premières pages du récit, ne m'a pas du tout accrochée. La prof de maths taillée comme un mannequin et qui dessine des plans dignes de Jules Verne à ses heures perdues est difficilement crédible, surtout qu'elle ne prend pas un cheveu gras en 15 jours dans la jungle, mais que serait le 9ème art sans ses héroïnes inaltérables ?… En fin de compte, le seul intérêt que j'ai trouvé au récit est la pirouette finale et la post-face (suivie de la préface du tome 2).
J'ai largement préféré la suite "vingt ans après", certes un peu plus bavarde et orientée thriller politico-machin. C'est bien construit et agréable à lire, et j'y ai trouvé les personnages plus intéressants. Pour le coup, j'aurais presque relu le tome 1 d'un autre œil. Je n'ai pas lu XIII ou Largo Winch, donc je n'ai pas fait le parallèle avec ces deux séries.
Le dessin de Dany est parfois un peu fade au niveau des couleurs mais le trait est agréable, je ne le connaissais avant que dans Olivier Rameau mais son style est très reconnaissable, surtout dans le premier tome. Le vieillissement des personnages entre les deux tomes est plutôt réussi.
Divertissant. |
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Nom série
Explorers
posté le
22/12/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Après un début un peu hésitant, qui me faisait trop penser à du classique récit d'ados américains fêtant Halloween dans une maison hantée, ce premier tome d'Explorers a fini par me convaincre. L'histoire prend à un moment donné un tournant décisif dans une majestueuse bibliothèque et à partir de là je me suis vraiment prise au jeu.
Beaucoup d'ingrédients sont là pour faire de cette série une bonne série en ce qui me concerne : une ambiance "club des cinq" améliorée avec des ados impulsifs, curieux, enthousiastes et prêts à croire l'incroyable, de l'humour, des super pouvoirs, des réalités parallèles, le tout servi par un dessin plus que correct, une mise en page agréable et des couleurs lumineuses. L'intrigue est vraiment sympathique, j'espère quand même qu'on ne nous prépare pas 25 autres aventures du mêmes genre… ça finirait pas devenir lassant.
Ca ne révolutionne rien, c'est assez cliché et sans grande surprise concernant le sort des protagonistes, mais c'est plutôt plaisant et bien mené. A découvrir. |
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Nom série
Dispersion
posté le
21/12/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette histoire est bien étrange et absolument imprévisible. En fin de compte, il est très difficile de savoir ce qui tient du rêve ou de la réalité, du conscient ou de l'inconscient. Katchan se disperse au sens propre du mot (volontairement ou pas) pour ne pas affronter les difficultés qu'il rencontre, abandonnant sur place des jeunes filles marquées à vie par cette rencontre pour le moins surprenante : tout cela constitue une espère de parcours initiatique au cours duquel différentes rencontres lui apporteront peut-être des éléments pour tenter d'expliquer ce phénomène bizarre, ses origines ou au moins pour tenter de le maîtriser.
Le voyage de Katchan aux 4 coins du monde est surprenant. J'ai bien aimé me plonger dans ce récit en territoire complètement inconnu, portée cette insolite imagination asiatique. Le dessin d'Hideji Oda y est aussi pour beaucoup : il est presque parfait, meilleur encore je trouve que dans La Forêt de Miyori ou Le Terrain vague, que ce soit sur le phénomène de dispersion lui-même ou encore pour les regards ou les corps (plus ou moins vêtus, notamment dans le tome 2) dont j'ai trouvé le dessin très sensuel tout en restant simple et pas du tout racoleur. Les quelques planches en couleurs du T2 sont très réussies également.
Pourquoi seulement 3/5 alors ? La fin du deuxième tome avec ses phénomènes hallucinatoires bizarres et inexpliqués et sa chute en queue de poisson m'ont laissée un peu sur ma faim, j'ai vogué pendant 1 tome ¾ au gré d'une imagination insolite et j'aurais aimé finir sur quelque chose de plus solide pour m'y raccrocher. De plus, mais je ne sais pas si c'est dû à la traduction, il y a beaucoup de phrases qui ne se terminent pas vraiment, ce qui nuit à la fluidité de la lecture par moments. Certains changements restent inexpliqués comme les yeux de Katchan qui étaient sombres et deviennent clairs en cette fin de T2, mais peut-être était-ce sans raison.
A lire pour qui aime le dépaysement et l'insolite, mais ne vous attendez pas à trouver une explication digne de ce nom à la fin ! (Ou alors c'était trop subtil pour moi…). Un peu frustrant mais très plaisant tout de même. |
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