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... a posté 414 avis et 47 séries (Note moyenne: 3.29)

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Nom série  Le Fléau vert  posté le 07/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En voilà un récit foutraque qui démarre à 100 à l’heure comme un jeu video genre GTA avec un bellatre blond roulant des mécaniques et une grosse américaine en dévalant les vallées et en décoiffant les bimbos avant de s’arrêter faire le plein chez un ami pour le voir se faire emporter les bijoux de famille par une plante carnivore géante !

Notre héros voit donc une mystérieuse menace se développer sur toute la planète massacrer l’espère humaine masculine au grand complet avant de se faire capturer lui-même par la reine Hildegarde, nouvelle reine matriarcale et despote d’amazones embrigadées vers un culte de la « racine verte » et bien disposée à utiliser MurphY le dernier homme comme élément reproducteur !

Voilà comment résumer le premiers tiers d’une aventure complètement débile et survitaminée qui ne pourrait tenir la route sans l’énergie communicante d’un Michael Sanlaville faisant ses preuves en solo en amorce d’un Lastman tout aussi dopé et doté des meilleurs atouts pour s’en défendre : un scénario digne d’un film Z, de superbes dessins colorés jusqu’à l’écoeurement et un rythme digne d’un film d’animation japonais où le mot d’ordre serait action non stop !

On se marre devant cette bande de crétins reconstituée d’un transexuel, une nonne efarouchée et d’un gamin effronté venant réconforter notre bellatre crétin mais sanguin !

Quelques scènes de pure reproduction avec les créatures les plus désirables parsèment les pages d’une folie sous acides des plus jouissives. Le tout est bon enfant mais l’auteur parsème son œuvre ultra référentielle mais unique d’une critique acerbe et intelligente de la religion comme aliénation de l’esprit entre deux absurdités des personnages tarés qu’il met en scène (ne pas louper les excès de colère grandioses de la reine Hildegarde grimée comme le boss M.Bison du jeu vidéo Street Fighter).

Le pire c’est que ça fonctionne, ça fonctionne même si bien que le bouquin se dévore en un rien de temps, un petit moment de folie purement gratuite et génératrice de sourires. J’ai rarement vu dans une bd franco-belge autant de cadrages et de découpages aussi bien fichus. C’est plus un bouquin qu’on lit mais carrément un dessin animé qui prend forme sous nos yeux ébahis.

Michael Sanlaville se fait plaisir et donne énormément de plaisir également au lecteur. Si les scènes très explicites d’orgies ou de plans gore interviennent à rythme régulier et dispensent la lecture du grand public, le Fléau Vert est un peu le contrepoint du Lorna de Brüno ou son exact complément.

C’en est presque dommage que l’histoire se consomme en un temps record mais c’est peut-être le prix à payer pour conserver un rythme d’action aussi élevé. Michael Sanlaville est un auteur que je ne connaissais qu’au travers de son travail avec Vives sur Lastman mais il a tous les atouts d’un grand et gageons que ce Fléau Vert devienne un jour une œuvre très convoitée d’un auteur qui n’a déjà plus rien à prouver de son immense talent.

Anecdotique mais jouissif, une lecture idéale pour affronter l’hiver mais qui ne plaira forcément pas à tout le monde.

Nom série  Tyler Cross  posté le 04/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Brüno a cette capacité évidente à me charmer par son trait si caractéristique et il a beau trifouiller tous les thèmes possibles et rebattus comme Lorna ou Jun ou des scénarios plus originaux comme Biotope ou Atar Gull, je ne peux que me plier et acquiescer au charme évident de ses créations.

Ici avec Fabien Nury au scénario, on balance méchamment dans la première catégorie, section polars bien noirs. Il ne faut que quelques minutes pour replonger dans un univers à la fois immédiat rappelant les films de Sidney Lumet (12 hommes en colère) comme ceux plus récents par exemple d’Oliver Stone (U-Turn) ou de John Dahl (Red Rock West) où un paria se retrouve dans un village de ploucs inhospitaliers.

Le schéma est bien connu et Tyler Cross, mélange taciturne et classieux de Lee Marvin et de Clint Eastwood n’y échappe pas. Ce qui distingue ce polar d’un autre outre ses qualités graphiques évidentes à admirer aussi bien sous les couleurs de Laurence Croix que d’un noir et blanc approprié selon le choix de l’édition, c’est avant tout le traitement narratif utilisé. On n’échappe pas à la voix off qui passe d’un personnage à un autre en y dévoilant moult points de vue, y compris celui d’un crotale ! Quelques flashbacks viennent étayer également ce joyeux bordel organisé autour de réglements de compte dans une ville gangrénée par une famille pourrie et autres rancoeurs.

Tyler Cross n’a rien d’un saint, il est méthodique et appliqué et se comporte la plupart du temps pour satisfaire uniquement ses propres intérêts. Les personnages gravitant autour de lui ne manquent pas de saveur entre avocat véreux, flics corrompus et tyrans sadiques. Tous les clichés se concentrent en plusieurs points et les morts violentes mais jouissives se succèdent dans une époque rétro où porter un chapeau était signe d’élégance et où ces foutus gsm n’existaient pas.

A Nury et Brüno la lourde charge de parsemer leur récit conventionnel par un humour noir et distingué de bon aloi. On ne s’ennuie pas une seule minute dans ce récit à la fois simple et définitif.
Le style de Brüno s’est encore amélioré avec quelques cadrages arrogants et de superbes scènes de pose pour son héros qu’il affectionne et cela se ressent.

Cela se ressent d’ailleurs tellement qu’une suite ou préquelle est d’ors et déjà prévue. Tout le plaisir des deux auteurs suinte chaque page de ce pur divertissement pour adultes et on en redemande avec plaisir puisque l’histoire se conclut tel un one-shot mais bien trop rapidemment.

Une œuvre indispensable de plus pour ce duo doué que je relirais avec un grand plaisir coupable ! Sans aucun doute le polar le plus recommandable de cette année 2013 !

Nom série  Le Transperceneige  posté le 03/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me dois de confesser que sans la lumière du film sur cette oeuvre culte mais oubliée depuis longtemps et sa récente réédition comportant les 3 tomes de la série, je serais surement passé à côté d'un petit bijou d'anticipation bien de chez nous...

Le Transperceneige est certes moins subtil que le cultissime S.O.S Bonheur de Van Hamme mais il parle des mêmes peurs et des mêmes incohérences sociales qui parsemaient déjà notre société dans les années 80 et dont les effets néfastes ne sont pas prêts de se tarir hélas actuellement pour arriver à la même conclusion : notre société est viciée de l'intérieur quelque soit le contexte et/ou l'époque.

Si la métaphore utilisée par ce train chargé de survivants après une déconvenue climatique provoquée de la main de l'homme reste naïve, elle est surtout efficace et palpitante tant les pages de chacun des 3 tomes défile à une vitesse aussi vive...

Un train condamné à errer sur un circuit sans fin sur une terre glaciaire peut rappeler Winterworld dans un registre post apocalyptique et survival. Le souci est tout autre car les classes sont maintenant représentées de façon horizontale et non plus verticale : aux bourgeois de voyager en première classe près de la locomotive et au peuple de s'entasser dans les derniers wagons et d'y périr de faim ou d'ennui.

Un homme, Proloff (le bien nommé) parvient à s'échapper des wagons de queue dans l'espoir de remonter jusqu'à la sainte loco et y trouver l'eden sous les yeux d'une jolie fille de classe moyenne souhaitant faire éclater la vérité.

Le premier tome raconte leur "voyage" de wagon en wagon. Il est curieux de voir comme une idée aussi fantaisiste est traitée avec autant d'applomb et de sérieux, soutenu il est vrai par le trait en noir et blanc impeccable de Rochette sur un scénario désabusé du regretté Lob.

L'ensemble manque peut-être parfois de cohérence mais le récit est prenant et poignant, les auteurs ne manquent pas de ressources pour placer le lecteur à la place de l'un des protagonistes de cette triste arche de Noé.

On y parsème un peu de religion, l'opium du peuple et de pouvoir militaire pour marquer au fer blanc une critique à peine déguisée de notre propre société et on obtient un récit de grande qualité dont chaque découverte ou étape est un nouveau lieu de surprises et de rencontres en tous genre...

Il serait dommage d'omettre de parler des deux autres tomes bien moins connus et écrits après la disparition de Lob par Benjamin Legrand transformant alors ce qui pouvait n'être qu'un one shot en trilogie on ne peut plus cohérente quelques 15 ans plus tard.

Car n'en déplaisent aux détracteurs, les récits suivants offrent une nouvelle vision tout en complétant les écrits de Lob et on note un Rochette au sommet de son art avec un tout nouveau style épuré faisant de chaque case un véritable tableau coloré en noir et blanc ressemblant à s'y méprendre à de somptueuses peintures rupestres.

Le second tome parvient même à supplanter l'oeuvre d'origine par un rythme et une progression moins linéaire et des propos encore plus en adéquation avec l'idée de départ.

La Traversée qui suit L'Arpenteur met un terme définitif aux aventures de ce Transperceneige dont il me tarde à présent d'en lire l'adaptation cinématographique.

Dans tous les cas, c'est un excellent récit bien sombre qui adapte de façon originale toutes les craintes et la poésie macabre de 1984 sur voie ferroviaire. Incontournable.

Nom série  Neonomicon  posté le 03/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alan Moore revisite l'oeuvre de H.P. Lovecraft !!!

Cela est suffisamment intriguant pour tenter n'importe quel fan de l'un ou de l'autre de ces auteurs sacrés mais il est peut-être utile de prévenir dès le début que ce récit justement nommé "Neonomicon" en hommage au fameux livre maudit "NeCronomicon" de Abdul al-Hazred, poète arabe dément qui l'aurait écrit en 730 à Damas est destiné à un public adulte averti.

En effet si l'on retrouve aux pinceaux le plutôt doué mais décrié Jacen Burrows qui avait illustré le comics trash Crossed avec son style imméditement reconnaissable, on peut comprendre que ce récit sera tout aussi gore et outrancier, ce qu'il est tout à fait...

La légende veut que Moore ait écrit Neonomicon pour régler ses impôts et dans une période particulièrement énervée où son amour du prochain était au plus bas.

On retrouve donc dans ce récit linéaire et limpide le "maître" au service d'un autre qu'il cite régulièrement et sans détours pour une enquête des plus glauques située quelque part entre X Files pour le duo d'agents et du film Seven pour le côté poisseux et malsain qu'il s'en dégage...

Une série de meurtres avec cadavres amputés de leur mains et au torse ouvert comme une fleur introduit donc un agent black et sa coéquipière, une jolie blonde myope de retour aux affaires après quelques soucis de santé liées à ses mœurs.

Ces meurtres ont été effectués par diverses personnes qui ne se connaissaient pas mais qui possèdent quelques troublants troubles du langage...

L'un de ces criminels n'est autre qu'un ancien agent infiltré aujourd'hui placé en asile (non, non pas à Arkham ) et cette visite va entrainer notre duo vers de stupéfiantes rencontres dont l'issue risque de leur faire aussi mal qu'au lecteur !

Voilà, vous êtes bien accrochés ? La suite relève de l'horreur pure et je ne voudrais ni en dévoiler les artifices ni en dévoiler un peu trop... Disons que le découpage en 4 bandes horizontales permet convenablement d'installer une ambiance bien malsaine dont je me délecte encore tant ce petit bouquin pas du tout convenable m'a plu.

Grand amateur de Lovecraft comme de Moore mais aussi d'histoires policières borderline, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire un récit certes linéaire mais parsemé de références et gratiné de quelques scènes chocs à orientation sexuelle (Moore se permet de dévoiler ce que Lovecraft se contentait à juste titre de suggérer) et d'une fin convenue mais tout à fait honorable.

A savoir que la présente édition Urban est agrémenté d'un prologue assez conséquent et basé sur un texte de Moore. La connexion entre les deux récits est évidente puisqu'il s'agit de l'histoire ayant conduit l'agent interné à se "retourner" contre son autorité. Il s'agit là d'un découpage astucieux de deux bandes verticales par page qui se passe exclusivement en voix off et est finalement bien plus subtil que le récit qui suit lui-même.

Au final cette curieuse association ne plaira surement pas à tout le monde et l'ensemble pourra paraître "putassier" mais j'ai fortement apprécié cet écart de conduite qui n'est pas uniquement là pour choquer mais également desservir les propos des deux mentors...

On peut dire qu'on tient à la fois une belle investigation du monde de Ctulhu mais uniquement destiné à un public averti des outrecuidances qu'a bien voulu y glisser un Moore paresseux mais non dénué de talent. Vous êtes prévenus !

Nom série  Fée et tendres Automates  posté le 31/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avoue très simplement que je n’aurais jamais pris la peine de lire l’intégrale piochée par hasard dans la bibliothèque d’une amie si l’envie de lire une bd connue mais sans attrait à mes yeux ne se serait manifestée.
En effet, qu’il s’agisse du titre mielleux ou de la couverture post-romantique à souhait, rien ne laissait présager de l’engouement dont je vais tacher de vous faire part dans les lignes suivantes…

Il s’agit d’un énième monde post-apocalyptique illustré à merveille par Béatrice Tillier et repris par un second dessinateur, Franck Leclercq dont on fustige le travail mais qui a l’immense mérite de prolonger le travail graphique des deux premiers tomes sans en atténuer la qualité. Rien que pour cela et le rôle ingrat qu’on a pu lui attribuer, il mérite à la fois respect et coup de chapeau.

Mais de quoi parle cette histoire au juste ? Simplement d’une histoire d’amour impossible entre deux êtres artificiels créés de toutes pièces par un Gepetto reclus dans un monde en déliquescence et à la recherche de l’âme absolue, l’égal en tous points d’une beauté intérieure comme extérieure.

Malheureusement l’univers décrit, mélange de dictature steampunk dans une architecture digne de la Renaissance, est un piège pour toute forme d’espoir et les décors aussi superbes soient ils (et ils le sont) deviennent le cadre d’une guerre civile inhumaine balayant tout espoir et séparant l’automate amoureux d’une fée incomplète et muette d’une histoire d’amour improbable…

J’avoue que les réflexions de l’automate Jam jouant de façon parfois trop répétitive et appuyée sur la relation romantique qu’il souhaiterait vivre avec « sa » fée sont parfois un peu « too much » mais le monde est si habilement mis en scène et le récit rythmé et se jouant sur plusieurs époques que je n’ai eu de cesse d’aller au bout de ce récit atypique.

La poésie « cucul » est par ailleurs contrebalancée par une cruauté sans égal et quelques scènes très dures à représenter mais intelligemment mises en scène et dont je tairais les propos pour ne pas en dévoiler la teneur. C’est d’ailleurs cet équilibre périlleux qui rend l’intégralité du récit si palpitant à lire jusqu’à la dernière page de cet amour impossible mais plutôt original.

Une fois ma lecture achevée, je n’avais qu’une idée en tête : acquérir ce précieux livre qui me rappelle toutes proportions gardées le Réseau Bombyce avec lequel il partage une réputation d’œuvre maudite mais achevée dans la douleur qui me plait au plus haut point…

Ne vous laissez pas abuser par le titre et la couverture aguichante, ce récit est un véritable coup de poing servi par des planches de toute beauté. Un classique que j’ai failli occulter et dont je salue le curieux hasard qui me l’a placé entre les mains.

Nom série  Gung Ho  posté le 09/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jamais entendu parler, jamais vu, jamais feuilleté, pourtant Gung Ho n’est pas une œuvre méconnue du grand public mais n’a pas droit non plus aux honneurs d’une grande sortie.

Et pourtant cette série prévue en 5 volumes - voire en 10 pour qui prend l’option de les choisir en grand format plus bonus MAIS « coupés » en deux parties chacun - a le mérite de sortir un peu des ornières balisées du récit dit d’anticipation voire de survie.

On le sait depuis le chef d’œuvre de Richard Matheson « I am Legend », les récits de fin du monde ont de cela une atmosphère pesante et volontairement pessimiste. C’est donc presque à contre-courant qu’on pourra être surpris par les couleurs si chaudes et le dessin infographique (qui ressemble en plus détaillé aux œuvres d’Arthur de Pins) mais également par le traitement du scénario s’attachant aux émois sexuels et d’intégration de ces deux frangins un poil rebelles.

Car les fameuses « brebis galeuses » qui servent de sous-titre à ce premier volume, ce sont eux.. deux frères orphelins dont aucune communauté ne veut et trimballés de campement en campement comme une sanction disciplinaire.
Dans ce futur pas si éloigné où la nature semble avoir repris ses droits (la nature est omniprésente à chaque page), les auteurs font un maximum d’efforts pour minimiser la « menace » dont on ignorera tout jusqu’aux dernières pages.

C’est de cette ambiance hypocrite où les hommes vivent retranchés derrière des murs, dans une discipline de fer et un entrainement qui ressemble à un jeu que tout se met en place. Ici les adultes font figure de repères périmés, d’autorité ou de dégoût.

Pour un peu on pourrait presque s’imaginer qu’il s’agit d’un invariable conte sur les premiers émois amoureux adolescents mais la menace se fait de plus en plus ressentir sans pour autant avoir plus de renseignements…

Le récit prend de l’ampleur en construisant un monde fictif crédible et attachant sans susciter d’ennui. Le tout est rehaussé par un style bien particulier mais non dénué de talent, les cases sont superbes, le découpage naturel et les couleurs pastel renforcent une sensation de légèreté qui masque bien le calme avant la tempête
Car pour autant il y a suffisamment de détails insignifiants mais dérangeants qui ne cessent de s’accumuler en suscitant la curiosité du lecteur : pari réussi car on n'a de cesse de boucler la lecture sur 80 pages de haute volée…

Curieux de voir quelle tournure va prendre la suite de ce récit car j’ai bien pris conscience de n’avoir que la vision émergée de l’iceberg mais je reste confiant en tous points de vue en ce joli récit par lequel la plupart des gens risque d’être étrangement captivé.
Et chapeau bas au défi visuel qui prouve que les nouvelles méthodes de dessin infographique peuvent avoir du coffre et de l’âme si elles se laissent apprivoiser au service du récit.

Joli coup de cœur, affaire donc à suivre me concernant !

Nom série  Ash (Soleil)  posté le 23/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour Ash, la première chose me revenant en mémoire est le sous-titre attribué qui serait le plus approprié à mon sens : « le château de cartes ».

Ash c’est pourtant lors de la découverte un titre intriguant et court, une jolie couverture ayant davantage sa place dans la collection « métamorphose » de Soleil que les « 1800 » qui ont pour but de déformer librement des mythes comme Ctulhu ou Sherlock Holmes dans autant d’adaptations modernes et libres de classiques.

Ici c’est le mythe de Faust qui est mis à rude épreuve par cette quête désespérée de la vie éternelle incarnée par Ash, une jeune demoiselle amnésique dont tout le monde, du laborantin génial mais névrosé au clergé, veut sous sa tutelle après un passage forcé dans une tombe de quelques années pour sorcellerie !!!!

L’œuvre en soit mélange allégrement les genres comme Oliver Twist avec la bande d’orphelins avec une ambiance digne de Bram Stoker pour le coté fantastique et tente de brouiller constamment les cartes. Le premier tome en soi n’est pas déplaisant et est agréablement rythmé, porté par des dessins d’inspiration manga aux couleurs pastel des plus convaincantes même si le rendu informatique n’est pas des plus naturels.

Néanmoins les contraintes liées à la parution en diptyque gâchent considérablement le second tome en le plombant inutilement de personnages secondaires vains et d’un steampunk des plus douteux (la référence du robot du Château dans le Ciel déjà évoquée plus bas est aussi évidente que maladroite). Le tout s’emballe inutilement pour une non conclusion laissant pas mal de personnages sur le carreau alors que le pouvoir originel de Ash dont je vous en laisse la surprise à la lecture promettait de belles choses qui ne seront jamais achevées ou convenablement exploitées, la série s’achevant dans l’indifférence et la médiocrité la plus totale.

Ressort donc de tout cela la sensation de tenir deux beaux ouvrages aux couvertures et aux dessins splendides gâchés par un scénario inachevé et à la banalité confondante… Dans un registre similaire brassant steampunk et damnation je préfère de très loin la série du Régulateur où le diable ne doit pas être tapi bien loin, cette œuvre étant réputée maudite également ! Ash reste donc en l’état un beau château de cartes fragile mais séduisant lorsqu’on achève le tome 1 pour mieux se ratatiner dès le premier coup de vent et ne plus se relever dans le second et dernier tome…

Nom série  Fenêtres sur rue  posté le 09/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Effectivement Fenêtre sur rue est un ouvrage bien particulier. S’apparentant davantage au livre-jeu qu’à la bande dessinée véritablement, il s’agit en fait d’un livre accordéon proposant la vue d’un immeuble et ses riverains ou locataires à diverses heures de la journée ET de la nuit.

Il n’y a aucune parole, simplement des postures différentes qui demandent d’être analysées l’une après l’autre afin de se reconstituer l’histoire tel le voyeur James Stewart dans le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock « Fenêtre sur cour » dont ce film fait directement hommage et référence.

Bon outre le fait que la manipulation n’est pas si aisée (il faut déplier et retourner le bouquin sans cesse comme une carte autoroutière), c’est plutôt assez agréable de noter les différences et de se reconstituer une histoire au fur et à mesure des « informations », on a effectivement comme l’explique Ro la sensation d’assister à une pièce de théatre avec tous les personnages se tenant par la main en guise d’adieu final ce qui détache un peu l’implication du lecteur.

Les dessins sont effectivement assez jolis avec effets pastel mais il n’y a pas non plus le petit détail qui tue et ferait toute la différence afin de rendre l’expérience inoubliable et je pense que cet ovni ludique réussi mais superficiel contentera surtout les fans de Rabaté davantage que les amateurs d’insolite qui en auront rapidement fait le tour sans avoir l’ambition d’y retourner de sitôt.

Agréable à l’œil avec de plus jolies variations sur le coté « nuit » mais exercice finalement assez vain, voici un bel ouvrage qui pourra passer de mains en mains mais fera davantage partie des beaux objets à offrir plutôt que des beaux objets à conserver pour soi !

A noter que l’illustration utilisée ici-même donne une bonne idée de l’objet !

Nom série  Batman - Qu'est-il Arrivé au Chevalier Noir ?  posté le 09/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je serais bien plus indulgent que les avis précités car s’il ne fait aucun doute sur l’intérêt commercial d’un recueil regroupant toutes les histoires écrites par le très médiatisé Neil Gaiman sur le Caped Crusader, il faut également reconnaître qu’elles sont loin d’être dénuées d’ambition même si je peux reconnaitre facilement comment et où elles ont pu déstabiliser le lecteur lambda des aventures du Batman.

Le gros morceau capitalise sur la mort du Chevalier Noir en rapportant tous les témoignages de ses ennemis, entourage (Alfred et Catwoman mais aussi Superman) et de leurs regrets comme de leur deuil.
Cela permet plusieurs relectures des origines de Batman, chacun s’attribuant une part dans la constitution de sa « légende » et contredisant les propos du précédent conteur comme dans une salle de tribunal.
Le lecteur se fait donc le témoin passif de diverses versions qu’il est en droit d’apprécier ou non, le problème résidant dans le fait que l’histoire ne décolle pas vraiment (il n’y pas vraiment d’intrigue) et que les contradictions peuvent disperser l’attention.

Mais pourtant je suis resté littéralement sur le cul en lisant l’histoire du fidèle Alfred qui remet en cause toute l’histoire du Batman de façon absolument culottée et originale ! Impossible d’en relayer les faits mais si vous voulez être surpris, cette histoire mérite amplement l’attention de tout fan de Batman et du génie de Neil Gaiman ! Dommage par ailleurs que toute l’histoire ne soit pas articulée autour de cette « version » ce qui aurait fait de ce récit un incontournable du Bat-univers alternatif.

La conclusion du cycle de la vie apparait comme plutôt classique et me rappelle le film « Enter the Void » où l’âme d’une personne décédée virevolte dans les airs pour boucler la boucle mais peut-être en ai-je trop dit ?

La seconde histoire sur un interrogatoire d’une Poison Ivy emprisonnée ne manque pas de qualité, exit le Batman qui est juste évoqué et place à un récit réaliste sur la manipulation et la séduction. Dommage que le dessin ne soit pas de qualité car cette histoire courte et secondaire présente une facette réaliste et inattendue… ou pas ?

La troisième histoire m’a laissé complètement de marbre avec cette équipe voulant faire un reportage sur le Joker, les dessins sont très inégaux voire complètement loupés et on se perd dans des considérations pseudo-bavardages sans grand intérêt.

Enfin l’ensemble se conclut sur un récit déjà entraperçu dans la collection Black & White avec le génial Simon Bisley aux pinceaux pour une journée comme les autres pour Batman et le Joker que Gaiman considère comme des comédiens sur la série Batman et s’échangent leur quotidien et leurs peines à subvenir aux besoin de leurs familles respectives comme des acteurs de seconde zone d’un soap opéra ! Court, jubilatoire et encore une pirouette réussie pour Gaiman qui s’amuse comme un petit fou de ces personnages de papier.

En conclusion et sans être un album indispensable, le contenu est bien plus pertinent qu’il n’y parait au premier regard.. Je suis même persuadé que plusieurs lectures permettent d’en apprécier davantage les subtilités mais toutes ces histoires s’inscrivent dans une réalité alternative qui ne répond surement pas aux lecteurs en attente de nouvelles aventures du Chevalier Noir.

Pour les autres curieux et avertis, n’hésitez surtout pas à y jeter un œil !!! On ne va pas reprocher non plus à Gaiman d’avoir su faire preuve d’audace en renversant un peu les codes bien établis de Gotham City !

Nom série  Fernand the polar beer  posté le 09/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne saurais dire si je suis quelqu’un de parfaitement équilibré ou non, Spooky aurait déjà sa réponse à ce sujet brulant mais toujours est-il que je suis particulièrement friand d’humour noir voire trash où rien n’est respecté selon les règles bien établies de la bienveillance.

En cela, ce très méconnu petit bouquin, issu d’un blog dont vous pouvez vous faire une très nette opinion du contenu en suivant le lien web de la fiche ici présente, répond tout à fait à mes attentes avec Fernand, cet ours polaire dont la bonhomie sympathique cache un sombre psychopathe alcoolique porté sur les plaisirs de la sodomie lorsqu’il ne se contente pas de dévorer la population de la banquise arctique…

Tout un charmant programme rehaussé par des gags d’une page sans paroles sous forme de gaufrier et à la ligne informatique claire. Le côté « trichromie » donne un aspect bien séduisant à des images pourtant explicites dans la plupart des cas.

Ce petit album se laisse lire sans aucun déplaisir et fait souvent mouche sur des possibilités plutôt restreintes : enculer, picoler et bouffer pouvant déplaire et à ne clairement pas mettre entre les mains de tout le monde. Mon principal reproche est que ça se lit une fois de plus bien vite et que l’ensemble ne laisse pas un souvenir impérissable même si je compte ce genre d’œuvres sur les doigts d’une main malheureusement.

Le décalage entre l’aspect graphique soigné et les situations incongrues prête néanmoins bien plus à sourire qu’à choquer et cet album se glissera sans aucun doute bien facilement avec le récent « Bang et son gang » sur un registre similaire mais pourtant pas redondant. Vivement conseillé !

Nom série  Batman (DC Renaissance)  posté le 03/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Passions déchainées.

Et pour cause, il ne s’agit ni plus ni moins que de sang neuf injecté dans un mythe qui n’est pas prêt de s’écrouler mais dont les ouvrages classiques commencent gentiment à dater.

Quid donc de ce nouveau Batman ?

Ce qui saute immédiatement aux yeux outre le fait que les dessins sont de toute beauté, une constante graphique dans l’univers sombre de Gotham City, c’est que Bruce Wayne a désormais le look d’un jeune trentenaire dynamique en lieu et place du quadra playboy mur et aigri tel qu’on le connait depuis de nombreuses années.
Soit, le second pari réussi de cet album c’est de proposer un univers bien rodé à de nouveaux lecteurs avec des repères immédiatement identifiables… Si on assimile le fait que Bruce Wayne est le Batman, qu’il est riche, secondé par Dick Grayson, ancien Robin devenu Nightwing et que ses principaux interlocuteurs se prénomment respectivement Alfred et le commissaire Gordon, alors on dispose de suffisamment d’éléments pour naviguer dans les eaux troubles avec un nouvel ennemi inédit et mystérieux.

La lecture est du coup plutôt aisée et ne se perd pas dans les méandres de la « Nouvelle Aube » ou les dédales d’un Grant Morrison. Et pourtant il subsiste pas mal de dédales dans cette version qui joue avec le support même du comics mais je vous en laisse la surprise au fil de la lecture….

Si le récit est parsemé d’artifices et de leurres (voire les premières pages faussement déstabilisantes par un jeu de masques très réussi, il n’est pas exempt de défauts avec une action rondement menée mais non dénuée d’invraisemblances comme la chute de Wayne dans le vide…. Dans un Batman on n’est pas à quelques exagérations de plus ou de moins et je suis bon public mais les « pirouettes » scénaristiques dont parlent les autres posteurs sautent effectivement aux yeux… Dommage…

L’autre souci, c’est qu’il y a finalement peu de nouveautés et qu’on rentre assez rapidement dans les rangs… Ce qui m’a toujours le plus attiré dans les enquêtes du Caped Crusader, c’est le côté mélancolique du personnage ou même de la ville que l’on perçoit plus facilement ailleurs..
Ok le coté « déjà vu » du personnage est désormais incontournable après autant d’années de bons et loyaux services et je déplore peut-être une lassitude vis-à-vis d’un personnage qui devrait prendre enfin la retraite qu’il mérite mais l’ensemble est de très bonne facture et se laisse agréablement lire comme le sérial de luxe qu’il prétend être (à juste titre).

Je n’en recommande pas spécialement l’acquisition car ne le trouve nullement indispensable mais la lecture est très agréable donc pourquoi pas mais la série risque d’être longue, très longue…

Nom série  Batman - La Nouvelle Aube  posté le 02/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je dois bien le concéder dès le début de cet avis, j’étais relativement bien parti pour noter ce « one shot » de Batman par 3 étoiles mais après réflexion je vais rejoindre la majorité de mes petits camarades…

Pourtant avec une aussi jolie couverture et la promesse par l’éditeur d’une aventure complète (dixit le 4ème de couverture et les nombreuses informations filtrant sur ce mystérieux titre lors de sa parution), tout partait sous les meilleures auspices avec un début prometteur, une aventure policière avec le Pingouin et Killer Croc et l’entrée par la grande porte d’un joli amour de jeunesse de Bruce Wayne dans son enquète actuelle…

Finch a également de l’or entre ses doigts avec un trait presque gothique qui sied à merveille l’univers du Caped Crusader tout comme ses personnages à la fois familiers et également terriblement expressifs mais boum patatras la seconde partie s’embarquant vers des enjeux qui n’en sont plus rééllement et avec des créatures fantastiques pouvant trouver leur place dans le Bat-univers mais aux desseins si rapidement expédiés qu’on se contrefiche complètement de l’issue finale rapidement envoyée alors que d’autres questions restent en suspens (la petite voleuse de la batmobile et l’avenir professionnel de Gordon remis en cause par un jeune officier pénible)….

Alors « What the Fuck ? » que s’est-il passé ? Et bien ce n’est pas si compliqué à comprendre car ce « Nouvelle Aube » n’est pas rééllement un One-Shot mais le prologue de la série « The Dark Knight » dont on nous invite clairement à lire les publications en lieu et place du traditionnel mot « fin » censé s’inscrire à la dernière page….

Mais même sans cela et malgré quelques pages que je trouve tout simplement superbes (voir l’attaque du Batman par une horde de créatures de la nuit escaladant un immeuble dans une ambiance toute burtonienne) et une clémence de ma lecture du moment (on n’aime guère trouver de défauts aux livres qu’on a chouchoutés sans les lire depuis longtemps dans sa bibliothèque), il m’est impossible d’y laisser un avis favorable tant l’ensemble me parait aussi déséquilibré qu’anecdotique…

Batman a beau être toujours un peu rengaine avec Alfred lui faisant la morale ou les évènements qui le dépassent un temps pour mieux les résoudre par après, il convient à un moment de lui donner un minimum de cohérence dans ses pérénigrations.

Et là ce n’est clairement pas le cas. Quitte à lire un Batman clairement surnaturel mais novateur, je vous recommande vivement de lire la trilogie Batman contre Dracula bien plus fun et cohérente que ce prologue qui vous laissera peu de souvenirs positifs en tête….

Au moins ce « one-shot » m’évitera de me lancer dans « The Dark Knight » du même Finch et rien que pour cette mise en garde je lui laisse les deux étoiles que seul son joli graphisme sauve du marasme total.

Nom série  Bang et son gang  posté le 02/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur ce joli petit album cartonné à l’italienne dont les couleurs rose bonbon m’ont immédiatement interpellé et plus encore que son titre sous forme de calembour, c’est le joli cartouche parental qui a encore plus attisé ma curiosité….

Sorti d’un blog soit de nulle part pour ma part comme je ne lis jamais d’œuvre numérique et par des auteurs au pseudos japonisants bien rigolos comme Kikoo-lol ou Takaro, il s’agit bien d’un produit bien de chez nous qui passera surement inaperçu et retombera vite dans l’ombre des Lanfeust, Blake et Mortimer ou autres Blacksad d’autant plus que peu de libraires prendront peu de risques à le mettre bien en vue.

Et pour cause ! Un peu construit comme un Squeak the Mouse qui s’amusait à reprendre l’illustre poursuite entre un chat et une souris façon cartoon pour mieux la détourner vers des fantasmes gores et pornos, on est loin du monde des bisounours dans cette parodie bien trash et mettant en scène un lapin qui n’en est pas un, un chien adepte de l’onanisme, un nounours pédophile et fan de poussins ainsi que mon personnage préféré : le petit éléphant naïf qui découvre les joies du plaisir anal !

Effectivement il faut adhérer à ce style d’humour mais j’en suis très friand et si tous les gags construits en une page gaufrier de 6 cases ne m’ont pas fait tous rire, je suis rapidement tombé sous le charme de cette drôle de troupe d’obsédés obnubilés par leur propre petite personne (le personnage de Bang est détestable).

Les décors sont minimalistes et les dessins semblent presque dessinés par ordinateur mais le décalage opéré par les paroles et la représentation graphique fait bien plus mouche qu’un Al Crane par exemple. Au moins on va droit à l’essentiel et l’ensemble forme une histoire cohérente, complète et qui trouve même une jolie conclusion.

Plus bête que véritablement méchant ou choquante, j’ai eu un gros coup de cœur pour ce petit bouquin qui part complètement à l’ouest et ne plaira pas forcément aux culs bénis mais comme on peut rire de tout et que tout est enfin permis ici, je pense qu’on aurait tort de s’en priver et je trouve que le monde de la bd manque cruellement de bouquins de ce style…

Donc s’il ne vous en faut qu’un seul, ne faites pas comme Gaz l’éléphant, ne vous trompez pas et ruez-vous là-dessus histoire d’avoir un bel ouvrage scato dans votre bibliothèque. En somme un bien bel ouvrage de fin d’été comme il me fallait !

Nom série  Locke & Key  posté le 24/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Il est parfaitement difficile de faire ressentir le plaisir qu’une lecture comme Locke and Key provoque chez un lecteur. Si difficile d’ailleurs que cela fait plus de deux semaines que beaucoup d’idées bouillonnent pour tâcher d’en donner également l’envie car Locke & Key est assurément le comics le plus novateur et accrocheur pour un public adulte avide de sensations fortes et nouvelles.

On pensait être en terrain connu à l’annonce de certaines infos évidentes, Lovecraft, un tour sur la toile permet de vérifier que Joe Hill est le fils de Stephen King plus un thème récurrent sur la maison hantée que les couvertures ne peuvent dissimuler bien longtemps et des clés….

Ce sont justement ces clés qui vont être au cœur d’un complot fantastique entre une famille devant se reconstruire suite à un drame et leur récent déménagement dans l’immense et mystérieuse bâtisse paternelle qui recèle de nombreux secrets inavouables et dépassant l’entendement.

En effet de nombreuses clés y sont cachées, toutes possédant un pouvoir bien distinct comme de dissocier l’âme hors de l’enveloppe charnelle, se téléporter, inspecter le fond de sa mémoire etc… Le tout est judicieusement et subtilement évoqué pour créer un sentiment malsain de curiosité aussi fort pour le lecteur que les protagonistes qui en développent les facultés.

Par ailleurs, un lourd secret familial fait se télescoper sur un rythme et une narration infernale les membres survivants ainsi que de mauvaises fréquentations entre le manipulateur Dodge et le psychopathe Sam…

Jamais ennuyeux, toujours palpitant, le récit fonce tête baissée vers des retournements inattendus et soutenus par un dessin de qualité très agréable par Gabriel Rodriguez qui utilise de subtils cadrages avec une clarté évidente pour une narration parfois casse-gueule et pourtant accessible car limpide et évidente.

Il serait facile de comparer le fils prodigue au père et la filiation entre King et Hill mais le rejeton s’en sort plutôt bien en proposant une histoire au concept original et séduisant. Je me suis même pris au jeu au point de frissonner devant certaines scènes surprenantes ou de frémir par la tension dégagée par certaines autres.

Au bout de 4 tomes il est clair qu’on est en face d’un récit exceptionnel et qui n’a nul pareil en littérature fantastique. Les évènements commencent à se bousculer et le cliffhanger du 4ème tome est somme toutes insupportable…. Je ne peux que vous en recommander la lecture et attendre avidement la suite !

J’ai rarement lu quelque chose d’aussi intelligent et aux rouages aussi bien écrits que je me plais même à me demander si je trouverais un récit aussi fort dans un style équivalent. Une chose est sure : le challenge sera ardu à relever !

Nom série  Creepy  posté le 17/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand amateur de petites histoires fantastiques/horreur, j’avoue ne pas avoir eu un coup de cœur pour la série Creepy lors de sa réédition. Il faut dire qu’en 2012 le marché était déjà saturé de ce genre de récits avec la réédition du mythique Creepshow ou des non moins mythiques séries EC Comics dont Tales of the Crypt représente la « cream of the cream » dans ce domaine.

Le plus amusant c’est que cette compilation de récits courts de 8 pages maxi et présentée à chaque fois par le cynique oncle Creepy doit tout à Tales of The Crypt dont il est le digne successeur 10 ans plus tard dans les années 60 et par quasiment la même équipe inchangée aux pinceaux comme à l’écriture de chaque scénario.

Le pitch même semble invariable : une histoire plutôt noire et dont l’issue dévoilée à la case finale est à chaque fois fatale pour les principaux protagonistes…
Creepy a un statut d’œuvre culte au même titre que les Tales of the Crypt : peu diffusée, censurée, maudite, introuvable et réveillant beaucoup de nostalgie à ses lecteurs.

Soyons honnêtes, si les dessins de Frazetta et consorts sont superbes dans un noir et blanc éclatant, les scénarios presque tous écrits de la main de Archie Goodwin ont pris une belle claque 40 ans après.
Ce qui faisait tellement le charme dans Tales of the Crypt fonctionne moins ici mais gageons que les scénarios vont s’améliorer au fur et à mesure de cette anthologie à la qualité éditoriale d’excellente qualité.
Certaines histoires fonctionnent bien mieux que d’autres et on prend malgré tout un sacré plaisir à lire ces petites histoires dont je reproche simplement le manque d’audace mais il faut remettre l’ensemble dans le contexte.
Creepy c’est un peu comme un paquet de chips sous la main, on replonge volontairement la main dans le paquet par grignotages successifs sans s’en rendre compte et avec un petit gout de reviens-y pas désagréable ni transcendant. L’envie de poursuivre la série est quand même là même si je préfère les publications EC Comics sans pouvoir rééllement vous en expliquer pourquoi. A suivre donc…

Nom série  Eerie  posté le 17/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les éditions Delirium poursuivent leur exhumation des œuvres de Jim Warren qui bravant les codes de censure des comics américains des années 60/70 ne trouve rien de mieux pour concurrencer son titre culte Creepy que de publier lui-même son clone avec la même bande de dessinateurs et scénaristes, le bien nommé Eerie.

Riche de quelques années d’expérience avec sa série mère, Eerie a beau être moins connu et réputé que son ainé, la qualité passe dès ce premier recueil à la vitesse supérieure avec des histoires similaires sur fond de bestiaire fantastique et d’humour noir dont la fin est souvent tragique et surprenante.

Exit l’oncle Creepy et bonjour au cousin Eerie tout aussi laid et cynique, la formule reste inchangée et se calque sur les récits de Tales of The Crypt par sa présentation tout comme.
Que dire des dessins noir et blanc particulièrement bien mis en valeur dans une édition d’une qualité rare et dont les grandes pages mettent particulièrement en valeur les contrastes ?

Il n’y a guère à rajouter de plus sur cette collection d’anthologie de titres recherchés depuis des lustres par les nostalgiques et entièrement dédiés pour eux.
Sans que ce soit particulièrement indispensable ou mémorable, Eerie n’aura aucun mal à rejoindre les bibliothèques pour les amateurs nostalgiques de séries fantastiques et iconoclastes sans problème… Les autres passeront leur chemin…

Nom série  Les Gouttes de Dieu  posté le 13/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On me l’aura bien vendu ce manga « extraordinaire » cité en exemple de nombreuses revues littéraires sur le vin et soutenu par les préfaces de nombreux sommeliers réputés français. Soit.
Amateur de la bonne chère mais au budget limité (lisez : je préfère dépenser en bd plutôt qu’en alcool), c’est par le biais d’un ami dont deux des plus grandes passions s’avèrent être One Piece et les bonnes bouteilles que j’ai dû me soumettre à la lecture de cette longue série et qu’une vingtaine de tomes plus tard je me décide enfin à en appréhender et rédiger le présent avis.

Pour résumer je n’aime pas du tout « Les gouttes de Dieu » mais je lui reconnais certaines qualités… On navigue ici en plein Soap Opera nippon ou aurais-je du parler de Wine Opera car le sujet principal est bien la présentation de vins prestigieux fort appréciés du public japonais.

Ici il s’agit de l'histoire de deux frères qui s'affrontent pour l'héritage œnologique de leur père, Issei est un trés grand critique de vins, riche, froid, prétentieux et hautain, il ne boit que des grands cru s d'exceptions dans les plus grandes réceptions, le vin est une sorte de quête du Graal sans fin.

Alors que l’autre, Shizuku , un jeune employé de bureau souvent fauché, lui, est amateur de vins conviviaux à partager entre amis, des petits vins sympas, souvent français ou italiens pas trop chers, Sa connaissance du vin lui permet de rendre service aux gens dont il croise la route.

Ce sont deux conceptions de l'œnologie qui s'affrontent, mais Issei est malheureux et n'arrive pas à s'ouvrir aux autres alors que Shizuku fait le bien autour de lui.
D’ailleurs comme le dit Jésus: le vin est fait pour être partager tout comme cette lecture dont je ne regrette pas l’acquisition. C’est plaisant, un rien cucul mais instructif, parfois fun parfois ennuyeux et bien trop long comme la majorité des mangas. La façon même de faire ressentir le plaisir d’une bouteille qu’on n’a pas en bouche est assez excitante même si le procédé est vu et revu (métaphores dessinées).

A emprunter à un ami (plus inspiré quand il me fit lire 20th Century Boys) ou en médiathèque mais beaucoup moins à acheter car la relecture me semble un peu superficielle. Les dessins ne sont ni beaux ni moches comme dans la plupart des mangas que je peux lire avec ce style si impersonnel qui simplifie à outrance les décors qui me donne toujours l’impression que c’est la même personne qui dessine mais les bouteilles sont magnifiques et fidèles aux vraies.

Le souci est que ça s’éternise et que ça tourne bien en rond sans que l’histoire ne progresse réellement.
Voici une œuvre pas globalement mauvaise bien au contraire mais dont je ne fais pas parti du public ciblé, préférant boire mon Baron de Lestac en famille ou avec des amis que de saliver sur du papier journal mal imprimé.

Nom série  Space Chef Caisar  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Aaaaaaaah j’aurai pu commencer cet avis par « Je n’ai jamais lu une merde pareille » ou « Spooky me doit un verre pour m’avoir fait acheter un tel truc aussi pourri grâce à son avis » mais je vais être beaucoup plus respectueux que cela car après tout qui suis-je pour critiquer une « œuvre » ou même tenter de reproduire ne serait-ce qu’un dessin de cette trempe.

Pourtant les filles avec des gros nichons et de l’humour bien lourdingue, je n’ai jamais été contre. Les quelques personnes malheureuses de ce site me connaissant un tant soit peu le savent : ce genre de truc d’un gout aussi délicat qu’un sketch sur les pets enrobés par Jean-Marie Bigard m’est clairement destiné.

Et pourtant… et pourtant c’est bien simple, il n’y a rien à sauver de ce machin immonde, baclé et sans intérêt. Il y avait pourtant matière à développer un minimum d’intérêt autour de ces aventures farfelues de chef cuisinier se livrant à des duels culinaires autour de la galaxie avec ses 3 chasseuses de prime super sexyes mais rien ne colle.

Le dessin reste dans un style kawaii la plupart du temps, vous savez ce genre typiquement japonais où les personnages sont déformés et grotesques pour bien prévenir le lecteur qu’on est en mode absurde et qu’il faut rire ? Sauf qu’ici comme tout est grotesque constamment ben on est dans ce style également constamment.
Secundo un personnage qui devient grand, beau, doué etc… uniquement lorsqu’il porte sa toque de cuisinier aurait pu être marrant si c’était bien exploité mais ce n’est pas le cas non plus ici. Les 3 filles insipides au possible et dessinées comme des poupées gonflables (gros seins, gros attributs et visages grossièrement simplifiés) s’amusent à lui « cacher » cette fameuse hotte pour le garder en esclave culinaire ( ???? ) dans les endroits les plus improbables, chaussette, string etc…
Les duels auraient pu être un minimum droles mais les dialogues ne sont à aucun moment drôles ou pertinents et les chapitres sont tellement courts qu’on y sacrifie l’essentiel de la narration pour un rendu bordélique que le découpage chaotique des dessins n’arrange rien.

Le summum c’est que l’auteur Boichi déclare s’être amuser comme un fou à faire cette succession d’histoires courtes et dont il n’y a pas de fin. Il aimerait poursuivre ce chef d’œuvre de la littérature coréenne/japonaise ? Mais par pitié ce monsieur doit se faire assister par un VRAI scénariste afin qu’il y subsiste au moins un minimum de consistance.

A priori ce bouquin amuse et fait rire beaucoup de monde si j’en crois ce que j’en ai lu sur le net donc je dois être vraiment devenu un vieux con débile et has been mais je n’en ai tiré aucun plaisir.. Bref c’est le degré zéro du manga/manhuan ou appelez ce machin comme vous le voulez mais je pense que Hotel du même auteur doit être bien plus intéressant que ce pot pourri bien pourri sans intérêt.

Si un lecteur mosellan est éventuellement intéressé par la lecture et l’acquisition de ce Space Chef Caisar, je suis bien disposé à lui remettre mon exemplaire en parfait état et en mains propres à mon domicile ou dans un bar contre une bière, un expresso ou même juste un sourire, me dire merci serait superflu tellement cette personne risque d’être déçue à son tour après l’avoir lu.
Faites suivre votre offre à la modération qui transmettra !

Profitez en avant que je ne l’utilise comme allume barbecue ! Par chance et vu le climat actuel dehors, il risque encore de prendre un peu la poussière…

Nom série  Lucien  posté le 22/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Frank Margerin est un produit typique des années 80 tout comme pouvait l’être Renaud Séchan dans le domaine musical.
Sur des voies parallèles, ces deux artistes offraient un regard tendre et tout en dérision sur le banlieusard parisien et son quotidien, de la pétrolette bricolée à l’indispensable peigne pour houppettes ou cheveux gras, perfectos noirs et santiags pointus, bref tout un programme…

Mais la principale caractéristique est surtout de recréer de façon dérisoire et souvent percutante des dialogues au verbiage coloré typique.

Les histoires ne tiennent guère la route et ont pris un sacré coup de vieux mais l’ensemble reste éminemment sympathique d’autant plus que Margerin a un style rond bien personnel et immédiatement accrocheur.
A la manière du livre-jeu « Où est Charlie ? » il dispose nombre de clins d’œil dans les décors et arrières plans et cela reste hautement réjouissant. Cette bande de copains a fort à faire entre des concerts qui tombent à l’eau, des conquêtes féminines perdues d’avance et quelques bastons bref c’était le bon vieux temps et il faut un œil nostalgique pour apprécier le tout de nos jours comme si les années 80 avaient définitivement emporté avec elles une bonne part d’indulgence, la même qu’il me faudrait éminemment aujourd’hui pour avoir envie de relire l’ensemble depuis le début.

Un beau souvenir d’ado mais rien de plus finalement, dommage.

Nom série  Adrastée  posté le 21/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Largement surpris et satisfait par la première œuvre de Mathieu Bablet qui présentait une œuvre singulière et originale « La Belle Mort » et dont les contours d’une ville industrialisée me donnaient le vertige, c’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attendais l’édition de ce diptyque totalement différent.

Différent ? Oui et non car Adrastée reprend de son aîné ce trait torturé et magnifique qui étire les décors sur l’infini ainsi que l’isolement de ses personnages, enfin de « son » personnage.

Reprenant la mythologie grecque pour mieux la réécrire, Bablet parsème son univers de références obligées et connues pour nous présenter un récit conçu comme un conte dramatique avec un roi immortel se retrouvant tout seul dans son imposante cité vide au bout de 1000 années de règne.

Ayant perdu depuis longtemps une partie de sa mémoire et tous les êtres qu’il a aimés, il n’a d’autre objectif que de partir rencontrer son créateur afin de connaître les raisons de son funeste et inébranlable destin.

Son odyssée pédestre va bien sûr le faire rencontrer quelques créatures divines ou mal intentionnées au milieu de décors fourmillant de mille détails et couleurs. On en prend vraiment plein la « gueule » en observant chaque case et ces paysages muets mais étincelant de milles feux et cela m’a rappelé énormément la mélancolie du jeu video culte « Shadow of the Colossus » d’autant plus que certaines entités muettes et agressives en rappellent chaque facette.

Je dois confesser que j’ai passé bien plus de temps à m’extasier sur l’ambiance graphique que sur le scénario dont la finalité m’échappe. Les différents passages sont d’autant plus distincts par leur bestiaire que leurs couleurs qui leur sont propres et j’ai beaucoup de mal à distinguer le scénario à mi-parcours de cette aventure.

Mais l’immensité de cet homme face à l’incroyable diversité des environnements qu’il traverse ne peut laisser de marbre. Tout juste certains dialogues tombent à plat car peu travaillés alors que la phrase « Enjoy The Silence » raisonne d’autant plus qu’on pourrait imaginer qu’il s’agit d’une adaptation dessinée du fameux clip de Depeche Mode.

Tout comme Spooky j’ose croire que le second et dernier tome éclaircira certains points tout en relançant d’autres réflexions et si l’histoire pèche encore par manque de précisions, nul doute qu’il s’agit d’un des plus jolis livres d’images féeriques de ces derniers mois. Nul doute que Mathieu Bablet va en s’améliorant et qu’il s’agit d’un auteur à suivre de près… Pour l’heure vivement la suite pour qu’elle vienne confirmer les bonnes impressions de cette quête de l’absurde.

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