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Nom série  S.A.M.  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est surtout par la beauté des couvertures que cette série m’a fait de l’œil ainsi que la promesse que la série complète le sera en 4 tomes. Sur un scénario convenu mais intriguant de Richard Marazano qui mélange pèle-mêle les grands classiques que sont Terminator, Matrix, Je suis une Légende mais aussi le Character Design de Iron Giant pour l’allure générale et familière du robot SAM justement, on ne pourra pas dire que le récit est d’une grande originalité mais curieusement tous les ingrédients s’intègrent plutôt bien pour délivrer un récit d’anticipation et d’aventure rythmé et intriguant.

Les dessins de Xiao Shang contribuent pas mal au charme par des dessins mi-européens mi-japonais mi-comics avec de larges décors des ruines d’une mégalopole sans horizon et des personnages immédiatement reconnaissables. Tout au plus pourrait-on pester contre la couleur informatique mais elle sert davantage les propos qu’elle ne les ruine en délivrant une couleur crépusculaire saisissante lors des sorties en surface ainsi qu’un éclairage amoindri et profondément sombre lors des séquences dans les refuges en égouts.

Dans un futur plus ou moins proche où les adultes ont, semble t-il, tous été éradiqués par une révolte des machines, seuls les enfants survivent comme ils peuvent en cherchant furtivement vivres et médicaments en journée en se faufilant entre des robots belliqueux et se réfugient la nuit dans des abris de fortune terrés comme des rats sous les fondations.

Yann se lie « d’amitié » par une rencontre impromptue avec S.A.M, un robot humanoïde de 10 m de haut qui semble le défendre et le suivre tel un toutou. Le petit groupe dont il est issu ne voit pas la chose d’un bon œil avant d’y trouver un espoir pour éradiquer toute menace.

L’histoire est très simple à lire et laisse la part belle aux scènes d’action. Parfois un peu trop car on laisse volontiers la réflexion au vestiaire pour un récit plutôt destiné aux adolescents. Sans atteindre les énigmes de la série parallèle « Seuls » dont on peut y retrouver quelques similarités, il subsiste quelques scènes perturbantes et issues du film d’horreur comme un guet-apens macabre ou le cauchemar d’un protagoniste. Il y a suffisamment de pistes pour avoir envie d’y aller au bout même si j’aurais souhaité une narration un peu plus complexe.

Voici une bonne série qui devrait s’achever avec un 4ème tome que j’espère dense (honnêtement, les 3 premiers tomes auraient pu être presque condensés en un seul) et qui n’a d’autre but que de divertir. Du bel ouvrage comme on dit malgré la frustration qu’on aurait pu faire un récit un peu plus ambitieux à mon sens. Wait and see.

Nom série  Trou de mémoire  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’histoire de l’amnésique ensanglanté se réveillant auprès d’un cadavre qu’il ne connait ou ne reconnait pas est un pitch vu et revu un nombre incalculable.

Le reste de l’histoire de ce polar pur et dur, s’il ne surprendra pas, a le mérite de se dérouler de façon tout à fait agréable avec différents points de vue, de la voix off caractérisant les états d’âme de l’infortuné suspect menant l’enquête afin de comprendre qui il est ou les investigations de la police en parallèle sur ce meurtre.

Mais ce qui l’est moins, c’est la maitrise graphique de Pascal Regnauld qui instaure une ambiance bichromique des plus réussies avec un style ligne claire de toute beauté. Du bleu à l’ocre jaune, la partie graphique est flatteuse et attise l’œil rompu à un exercice convenu mais de toute beauté.

On peut surement gloser longuement sur une histoire convenue et peu surprenante mais elle est entrainée avec une telle mise en scène et des dessins d’une élégance fifties proche du style atome cher à Chaland ou Antonio Lapone qu’on arrive bien vite à la conclusion de ce premier tome en maugréant de ne pas avoir encore le second tome entre les mimines.

Un seul regret : peu de personnages féminins dans ce premier tome mais le drapeau est planté pour la suite et fin de cette aventure mafieuse palpitante dans un second et dernier tome.

Nom série  Bedlam  posté le 02/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Alléchant sur le papier sans non plus être d’une folle originalité, le pitch de Bedlam intrigue suffisamment pour motiver une lecture éprouvante.
Eprouvante par son sujet plutôt sombre et violent, la lecture l’est également par une narration loin d’être suffisamment maitrisée pour devenir attractive (il m’a bien fallu 3 lectures successives pour la compréhension globale du début, les auteurs usant de flashbacks maladroits ainsi que de longues pages de blabla sans grand intérêt.
Nick Spencer et Riley Rossmo parviennent néanmoins à distiller un sentiment de malaise très palpable dans le choix des couleurs (rouge et noir pour le passé par exemple) et du dessin très haché et pas toujours très constant.
La collaboration entre Madder Red devenu un citoyen lambda mais perturbé et la jolie fliquette devient intéressant à partir de la seconde moitié du premier tome bien dense avec une enquête digne de Seven ou des aventures de Dexter avec quelques clins d’œil assez visibles.

Le second tome pourrait presque se lire de façon indépendante avec un nouvel arc plus classique sur un autre psychopathe et l’intronisation définitive de l’ancien psychopathe au sein de la police. Plus banale et plus facile à lire, cette seconde aventure ne perd pas tant en qualité graphique par le changement de dessinateur pour un Ryan Browne guère plus inspiré que son prédécesseur mais omet de boucler tous les points en suspens du premier tome (on ne saura jamais qui est vraiment cette équipe chirurgicale à l’origine de la mutation du « héros ») tout en laissant une fin ouverte mystérieuse qui va en laisser plusieurs sur la touche.

Tantôt maladroit, tantôt intelligent (les éléments de la fin me laissent supposer une conclusion bien sombre et cohérente mais chuuut), Bedlam laisse un gout amer d’inachevé sur un univers qui aurait mérité d’être un peu plus approfondi. La narration pompeuse du début ainsi que les dessins pas vraiment folichons en font clairement une œuvre dont on peut se passer aisément mais dont une lecture n’est pas forcément déconseillée. Mon avis est très mitigé et je regrette mon achat dans tous les cas car l’ensemble n’est guère séduisant mais je peux tout à fait comprendre que cela puisse plaire.

Nom série  Venezia  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je peux encore remercier notre site marron pour avoir mis en évidence cette série méconnue de Trondheim que je pourrais à présent classifier de perle méconnue. Merci également à Dargaud de l’avoir réédité car pour une raison qui m’échappe, le tome 2 n’était visiblement plus disponible dans un budget raisonnable. Cette courte série de 2 tomes (et qui est bien achevée, lire à ce sujet l’émouvante postface de Fabrice Parme dans le présent recueil) dispose pourtant de plus d’une corde à son arc.
D’un côté, on y trouve les fabuleux dessins cartoonesques du dessinateur qui rend chaque case aussi savoureuse que truculente (ça ne veut peut-être rien dire au final mais j’ai trouvé l’association de ces deux mots amusante) avec des personnages vifs et dynamiques et une représentation ludique d’une ville de Venise dont on observe les canaux, les toits mais également les pigeons !
De l’autre côté, ce sont les bons jeux de mots de Trondheim au service de joutes verbales dignes du film « Ridicule » de Patrice Leconte… Cette association de chic et de choc met en place l’affrontement de deux espions au temps de la Renaissance que tout oppose et qui se détestent cordialement. Mais sous leurs habits d’apparats et d’espions, on assiste à un jeu de la séduction digne de la romance entre Batman et Catwoman.

Action, dérision sont au programme. On peut à la fois regretter que la série n’ait pas plus de tomes comme s’en réjouir paradoxalement : le filon aurait peut-être tourné à court sur du long terme et dans un sens, l’histoire est belle et bien achevée sans laisser de frustration donc oubliez donc les revivals mérités ou non d’Astérix et Corto Maltese et ruez vous vers ce petit livre qui vous extirpera bien plus de sourires !!!

Nom série  Nous, les morts  posté le 16/04/2015 (dernière MAJ le 01/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Audacieux, culotté, atypique, commercialement suicidaire….. Les mots me manquent au final pour décrire la sensation après avoir lu ce qui restera surement l’un des livres les moins attractifs de ce début d’année tant les auteurs prennent un malin plaisir à prendre le lecteur à contrepied et à lui proposer exactement tout l’inverse de ce qu’un amateur d’histoires zombiesques lambda est en droit d’attendre…

Nous sommes en 2015 et cela fait à présent un petit bout de temps que les histoires de zombies envahissent les étals de nos librairies avec plus ou moins de qualité (Walking Dead et Zombies de Péru et Cholet sont directement dans le haut du panier et presque tout le reste flirte avec le médiocre ou le convenu) aussi il est franchement encourageant de voir et lire un tel OVNI sorti de nulle part….

Nulle part ? Les auteurs ne sont pas des inconnus, à ma gauche, Igor Kordey bien connu des amateurs de comics comme de bd franco-belge avec un trait que je n’aime pas des masses initialement mais que j’ai réussi à apprivoiser à l’issue de cette lecture et à ma droite (pas celle des futurs Républicains ) Darko Macan à l’écriture d’un scénario bien malin et déstabilisant dont je suis encore surpris que Guy Delcourt en ait accepté les conditions tant je doute fortement du succès commercial pour cette tétralogie…

Et pourtant l’ensemble ne manque pas de qualités et encore moins d’audace. Pensez donc à un univers contemporain où l’Europe serait peuplée de zombies doté de parole et d’un appétit féroce pour la chair humaine mais qui n’aurait pas évolué d’un pouce et serait encore sous l’ère du Moyen-Âge.

A l’origine de tout cela, la Peste Noire empêcherait donc les humains de gouter à une mort bien mérité un peu à la manière de Zorn et Dirna de JDM.
Après une remarquable introduction sur ce fléau, on change d’univers et de couleurs pour embrasser le soleil d’Amérique du Sud et du peuple inca qui a su lui évoluer techniquement (par des dirigeables volants) mais pas vraiment moralement (ça fornique allègrement façon Game of Thrones la série et ça complote tout aussi allègrement).

Ce bon peuple inca qui n’a pas pu se faire exterminer par les zombies européens reste avide de pouvoir et a eu vent d’une fontaine de jouvence en Europe. Une expédition (volante donc, la mer c’est trop ringard) est mise en place pour trouver ce « secret » de la vie éternelle à des fins politiques…

La lecture du bien nommé « Nous, les morts » risque d’en déstabiliser plus d’un. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour bien suivre et comprendre cette géniale leçon d’humour noir sur la cupidité de l’homme et en saisir les règles tout comme les enjeux. Il n’y a pas un seul personnage sympathique à sortir du lot, c’est un peu l’équivalent du film classique italien « Affreux, sales et méchants » où les « zombies » ou plutôt les ressuscités gourmands sont relégués au second plan en tant que prétexte pour cette uchronie bien couillue !

A partir du moment où on accepte un tel postulat, ce n’est que du plaisir car il s’en passe des choses pour un tome introductif qui illustre parfaitement son thème : la série B et une farce sincère de la condition humaine qui, morte ou vivante, reste toujours aussi cupide. Le découpage est juste parfait, il ne manque rien finalement après une courte déception (je ne m’attendais vraiment pas à cela) pour faire de cette œuvre audacieuse un futur petit chef d’œuvre en devenir si Macan poursuit son rythme et ses idées originales.

Pensez donc ! Pas de zombies façon Walking Dead, les Incas envahissent l’Europe et éradiquent les Aztèques ! La reconstitution de ce monde fictif est juste parfaite avec quelques planches magnifiques dont une église détruite par un atterrissage forcé et une attaque de dirigeables digne d’un film de pirates ! Bref vous aurez bien compris que j’ai pris un pied pas possible avec cette gourmandise qu’il ne faut absolument pas classer en parodie mais bien en grand fleuron d’humour noir subtil. Très très fort et la suite arrive déjà en juin ! J’en serais donc car une telle audace se doit d’être récompensée !

Tome 2 : Consécration ! Tous les bons espoirs fondés dans cette série sont non seulement renouvelés mais décuplés avec un tome 2 passionnant posant pour de bon les bases et les enjeux de toute l'histoire !

Entre un humour noir des plus salvateurs avec ce peuple Inca observant le peuple européen putréfié comme s'il s'agissait de bons sauvages (tout est inversé !), la "création" du grand méchant qui risque de dominer les deux dernières oeuvres et la reconstitution d'une sinistre ville de Londres abandonnée des vivants, ce titre regorge suffisamment de trouvailles et de rebondissements pour en garantir la pérennité sur les deux derniers tomes que j'attends à présent avec une impatience difficile à cacher.

Rajouter à cela une intrigue secondaire mais pas inintéressante sur base de complots en terre maya à fortes connotation de "Game of Thrones" et vous tenez clairement la nouveauté 2015 la plus innovante, surprenante et rafraîchissante qui soit !

Tome 3 : Curieusement ce nouveau chapitre, sobrement intitulé "Le Céleste Empire" pour sa référence au peuple des Hans, adopte un rythme beaucoup plus calme là où les événements se précipitaient pour les deux premiers tomes.
C'est toujours aussi agréable à lire mais à un tome de la conclusion, je me demande bien comment en sera la conclusion que j'attends du coup peut-être avec plus d'impatience à présent. A l'instar d'une halte hivernale, Macan prend son temps pour jouer avec ses personnages quitte à reléguer les fameux morts-vivants à de rares mais toujours aussi jouissives interventions.
Suite et fin dans le tome 4 donc...


Marre des zombies ? Essayez "Nous, les morts", dépaysement garanti avec un Igor Kordey en pleine possession de ses moyens et reconstituant des décors imposants sur base de cranes fracassés !

Un bijou d'humour noir appelé d'ors et déjà à devenir culte pour tout amateur d'art déviant mais vivifiant !

Nom série  Shadowslayer  posté le 29/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Shadowslayer dispose d’un statut particulier.
Il s’agit d’une œuvre unique en son genre, la perle méconnue des années 1990 que l’on ne citera jamais comme un classique et pour cause, presque tout le monde en a oublié jusqu’à l’existence car ce tome ne connaîtra jamais de suite endeuillé par la tragique disparition de son talentueux dessinateur Eric Larnoy.
L’association rare d’un auteur issu du comics britannique underground (Pat Mills est à l’origine Marshal Law et du Judge Dredd, excusez du peu) et d’un auteur français était un événement. Préfigurer des univers sombres et gothiques dans une ambiance poisseuse était un fait peu commun et nul doute que ce style si particulier d’hommes en noir inquiétants et au style rétro a pu influencer des œuvres majeures au cinéma comme le classique Dark City d’Alex Proyas.

Mais revenons en à l’essentiel avec ce curieux anti héros effrayant qui choisit ses victimes et les élimine avant que leur action ne soit irrémédiable pour l’humanité. Cette variation du Judge Dredd (traquer et juger) s’accompagne d’une mise en scène audacieuse avec cadrages et découpages complexes pouvant rebuter.
Néanmoins les dessins sont esquissés comme de véritables peintures torturées et font d’autant plus regretter une suite qui ne viendra jamais d’autant plus que pas mal de points restaient effectivement à éclaircir.

Un bon achat pour le côté historique de la chose, le plaisir d’une première lecture si on tombe sur cet ovni dont la couverture semble vous dévorer l’esprit dans un bac à soldes mais en l’état, je peux comprendre la frustration de ne jamais en connaître hélas la suite. Shadowslayer portait en lui tous les prémisses d’une série à longue haleine pouvant tenir la dragée haute à des œuvres équivalentes du label américain Vertigo.

Nom série  Freak Island  posté le 23/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Dès l’introduction, le décor est planté. Le redoutable tueur arborant tête de cochon et costard-cravate rappelle non seulement Leatherface de la série « Massacre à la Tronçonneuse » mais en garde les pratiques barbares par la mise à nue viscérale d’une fugitive sur sa mystérieuse ile.

Le temps de se délecter de quelques doigts humains, l’attention de notre assassin cannibale silencieux est détournée par une petite embarcation rempli d’étudiants venus explorer cette ile non répertoriée sur les cartes…

Contraints d’y débarquer, les voici embarqués sur le terrain de jeu d’un être violent et sanguinaire qui va les prendre en chasse…
Masaya Hokazono plante le décor intriguant en quelques pages bien violentes et malsaines.
L’ambiance malsaine et craspec ne va faire que s’amplifier au fur et à mesure de la découverte de ce nouvel environnement hostile.
Les personnages sont tous stéréotypés et détestables au possible avec l’intello malade, le gros gentil qui sait tout (et en profite pour commenter tout ce qui se déroule comme si on écoutait un match de foot à la radio), l’amoureux éperdu qui se soucie de plaire à la jolie rebelle esseulée pendant que tout le monde se fait massacrer. L’arrivée fortuite d’un nouveau personnage ne va rien changer à tout cela. Constamment on nous prend par la main afin de deviner avec une dizaine de pages d’avances ce qui va se dérouler sous nos yeux ébahis par tant de niaiseries sans grand intérêt.
Les dessins ne sont pas vilains, loin s’en faut, mais n’offrent aucune originalité et restent dans la lignée de ce qu’on peut trouver dans le style Seinen. La végétation de l’île est réussie et est bien plus travaillée que les traits des personnages, à l’exception du psychopathe à tête de porc, massif, effrayant et emblématique.
Le « cliffhanger » final de ce premier tome n’est pas vraiment une surprise tant le lecteur dispose de longueurs d’avance sur les 6 étudiants et c’est sans regret qu’on referme ce premier tome classique et laborieux avec l’infini sentiment qu’on ne m’y reprendra plus et que je me fous éperdument de la suite ainsi que de la destinée de cette bande de blaireaux.

De la violence gratuite pas drôle, pas fun et pas intéressante. A oublier sans regret au plus vite !

Nom série  Gold of the Dead  posté le 23/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir commis un assassinat sordide pour dérober un mystérieux colis en Amérique du Sud, trois têtes brulées envisagent de retourner en Europe par voie maritime avec leur embarrassant larcin.
Le périple ne va pas se passer sans incidents puisque le « colis » est porteur d’une malédiction inca qui va transformer petit à petit les passagers du paquebot en zombies assoiffés de chair et de sang…

Pas un mois ne se déroule désormais sans au moins un titre sur le thème rabattu du zombie.
Fort du succès du comics à rallonge Walking Dead, la classique école franco-belge propose aussi de nombreux titres , de « Zombies » à « Alice Matheson » chez Soleil mais également « Apocalypse sur Carson City » chez Akileos.
Les éditions Paquet ont également voulu tirer leur épingle du jeu et ce one-shot « Gold of The Dead », complet en un seul tome, n’a aucune autre ambition que de proposer un récit pulp, dans un style que n’aurait pas renié l’équipe du label 619 pour ses « Doggybags ».

L’ensemble se laisse lire sans déplaisir avec une histoire classique qui aurait pu servir de base à un film de série B. Le souci c’est qu’il y a 64 pages à nourrir d’une histoire résumée en 3 mots et qu’il faut les combler avec de trop nombreuses scènes d’exposition sans grande saveur ni intérêt étant donné que chaque personnage, des marins blasés à la riche héritière prétentieuse, est tout au mieux inintéressant, voire antipathique.
On se fout donc éperdument des états d’âme de personnages uniquement là pour desservir le « body count » des zombies aztèques, attaque qui tarde d’ailleurs à venir malgré un climax oppressant croissant et qui n’occupera au final que le dernier tiers du bouquin.

Les dessins de Yan le Pon ne sont ni loupés ni réussis et ne garderont qu’un brin d’intérêt que par leur style « cartoon » sur une colorisation des plus honnêtes, voire même largement plus inspirée sur les scènes se déroulant à la tombée de la nuit.
Pourvu d’une jolie couverture annonçant la couleur et de quelques pages de croquis à la fin, Gold of The Dead fait aisément partie de ces BDs dont on attendait rien et qui finalement réussissent bien cet objectif.

Parfois creux et vain, parfois inspiré et rythmé notamment sur la fin, « Golf of the Dead « fait partie de ces titres pas forcément désagréables mais dont on se demande le véritable intérêt si ce n’est de lire une œuvre futile et sans prétentions.
Manquant spécialement de mordant et de références là où Carson City aligne les répliques et les scènes cultes par exemple, l’effort alloué par les auteurs se termine en un essai sympathique mais tout à fait dispensable, dans la catégorie « je lis et puis j’oublie » où ce Gold of the Dead peut postuler pour en devenir un digne ambassadeur.

Nom série  Jim Curious  posté le 23/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Allons y joyeusement et sans détours : ce livre jeunesse est tout simplement la plus jolie expérience en 3D anaglyphe que je connaisse.
Anaglyphe ? Kézaco ? Tout simplement ce procédé « vintage » de lunettes 3D en rouge et bleu comme on peut le deviner dès la couverture de ce beau livre qui séduira aussi les grands.
Sommairement il s’agit d’une aventure toute bête et sans paroles d’un scaphandrier aux formes arrondies allant faire un petit tour dans les profondeurs de l’océan. Ses péripéties nous placent au cœur des abysses dans un noir d’encre (le principe de carte à gratter avec son noir si puissant confère un sentiment de solitude et d’infiniment petit des plus spectaculaires)… Attendez-vous donc à être émerveillé par ces grandes pages de toute beauté (Matthias Picard offre des fresques de toute beauté avec une faune aquatique étonnante et quelques surprises….)
L’histoire se termine par un encart de 4 pages et une jolie conclusion. Facile et déjà vue certes mais qui donne envie de vite s’y replonger … sous-entendu que votre vue est reposée car oui, les dessins sont superbes mais bonjour les migraines au-delà de 5 minutes de lecture…

Par ailleurs l’album se lit très très vite, trop vite mais suffisamment néanmoins pour justifier le prix élevé mais conséquent de ces quelques minutes de bonheur.

Je déplore simplement que l’éditeur n’ait pas opté pour un rangement optimal des 2 paires accompagnant ce livre (il s’agit de lunettes collées dans leur logement plastique simplement en fin d’ouvrage) afin d’en faire l’objet exceptionnel que ce livre mérite.

C’est en tous cas une très chouette expérience et un livre à retenir pour faire un cadeau qui plaira à coup sûr, de 7 à 77 ans !

Nom série  Je l'appelle monsieur Bonnard  posté le 08/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le touche à tout Joann Sfar est partout et surtout là où on ne l’attend pas.

Présenté dans un très joli écrin sous scellé, l’idée cette fois était de rendre hommage au peintre Pierre Bonnard reconnu pour ses aquarelles de nus et de natures mortes.
Si on s’en tient à ce seul postulat alors on pourra trouver un grand intérêt à lire le présent ouvrage qui ne se contente pas de copier ses œuvres mais d’en offrir une lecture toute personnelle mais vaine…
À mi-chemin entre la bd pour une narration très simple (en gros une jolie demoiselle attend la visite « coquine ? » de Mr. Bonnard chez elle et va prendre un bain pour se prélasser tout en nous faisant part de ses réflexions à haute voix) et le recueil de tableaux (alternant le chaud et le froid avec des aquarelles très jolies jusqu’à certains croquis pas très élaborés), l’appréciation de ce livre sera sujette de nombreuses controverses selon la façon dont on l’appréhende justement.

En tant qu’artbook ce ne sera sûrement pas la plus belle des réalisations de Sfar (sa récente couverture du tome 6 du Chat du Rabbin montre que le monsieur en a encore sous le crayon lorsqu’il s’applique) et en tant que bd pure et dure, le public va être très déçu par la sobriété et même la vulgarité de certaines répliques vulgaires de la demoiselle tête à claques qui se demande ce que « branle » Monsieur Bonnard tout en minaudant et en déambulant à moitié nue dans l’unique cadre de l’action : son appartement dont principalement sa salle de bains.

Prétexte à une exposition du musée d’Orsay sur le peintre, ce livre est à prendre comme une récréation, un bel objet s’apparentant à une bd mais surtout prétexte aux vignettes de l’auteur. On l’attend forcément sur des projets plus ambitieux dans la bande dessinée mais après les douches froides que furent ses derniers albums, ce petit livre élégant fera office d’une récréation sympathique si on passe outre mesure le caractère tête à claques de sa principale et unique héroïne d’autant plus que le prix de vente n’est pas exagéré. Ce n’est déjà pas si mal finalement !

Nom série  Les Elfées  posté le 07/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans l’avis de Ro, je n’aurais surement plus prêté attention à cette série dont j’avoue ne pas avoir passé le cap des 3 premiers albums.

Lue par ma gamine qui a depuis tout bazardé au profit d’autres œuvres pas forcément recommandables mais plus de son âge, je ne peux nier le fait qu’il s’agisse d’une œuvre mineure se contentant de marcher sur le succès d’une série comme Winx déjà pas très folichonne.

Le résultat ressemble à ces films français, inspiration et budget en retrait, se contentant de singer les succès hollywoodiens sans peur du ridicule (Productions Besson ?) c’est-à-dire que c’est la cata ni plus ni moins.

Les dessins restent « corrects » pour un résultat sans âme mais qui attirera pas ses jolies couleurs et son lettrage tout en rondeurs le public ciblé à savoir les gamines de 7-8 ans.

Pour les autres c’est du très convenu et il est d’ailleurs limite scandaleux de voir qu’une telle série en soit déjà à 8 tomes lorsque l’audacieuse série Maïa (parue chez le même éditeur) en soit restée à l’état de 3 tomes uniquement bien plus jolis et audacieux.

Après si les Elfées peuvent donner le goût de lecture à des petites filles, ce serait déjà ça de pris d’où cette seconde étoile accordée par indulgence mais pour les amateurs de bds, il y a bien plus joli et moins con à leur conseiller comme la série précitée plus haut ainsi que quelques pépites comme Lou ! ou Aristide broie du noir ou la trilogie Alice au pays des Singes, voire même Witch.

Rajoutez au fait que les dessins sont quand même plus jolis que l’adaptation bâclée en bd de Winx Club et que l’Averna bu ce midi me rend d’une clémence dont je suis le premier surpris et vous tenez une bd complètement dispensable mais qui trouvera son public.

Nom série  Tyler Cross  posté le 04/11/2013 (dernière MAJ le 01/09/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Brüno a cette capacité évidente à me charmer par son trait si caractéristique et il a beau trifouiller tous les thèmes possibles et rebattus comme Lorna ou Jun ou des scénarios plus originaux comme Biotope ou Atar Gull, je ne peux que me plier et acquiescer au charme évident de ses créations.

Ici avec Fabien Nury au scénario, on balance méchamment dans la première catégorie, section polars bien noirs. Il ne faut que quelques minutes pour replonger dans un univers à la fois immédiat rappelant les films de Sidney Lumet (12 hommes en colère) comme ceux plus récents par exemple d’Oliver Stone (U-Turn) ou de John Dahl (Red Rock West) où un paria se retrouve dans un village de ploucs inhospitaliers.

Le schéma est bien connu et Tyler Cross, mélange taciturne et classieux de Lee Marvin et de Clint Eastwood n’y échappe pas. Ce qui distingue ce polar d’un autre outre ses qualités graphiques évidentes à admirer aussi bien sous les couleurs de Laurence Croix que d’un noir et blanc approprié selon le choix de l’édition, c’est avant tout le traitement narratif utilisé. On n’échappe pas à la voix off qui passe d’un personnage à un autre en y dévoilant moult points de vue, y compris celui d’un crotale ! Quelques flashbacks viennent étayer également ce joyeux bordel organisé autour de réglements de compte dans une ville gangrénée par une famille pourrie et autres rancoeurs.

Tyler Cross n’a rien d’un saint, il est méthodique et appliqué et se comporte la plupart du temps pour satisfaire uniquement ses propres intérêts. Les personnages gravitant autour de lui ne manquent pas de saveur entre avocat véreux, flics corrompus et tyrans sadiques. Tous les clichés se concentrent en plusieurs points et les morts violentes mais jouissives se succèdent dans une époque rétro où porter un chapeau était signe d’élégance et où ces foutus gsm n’existaient pas.

A Nury et Brüno la lourde charge de parsemer leur récit conventionnel par un humour noir et distingué de bon aloi. On ne s’ennuie pas une seule minute dans ce récit à la fois simple et définitif.
Le style de Brüno s’est encore amélioré avec quelques cadrages arrogants et de superbes scènes de pose pour son héros qu’il affectionne et cela se ressent.

Cela se ressent d’ailleurs tellement qu’une suite ou préquelle est d’ors et déjà prévue. Tout le plaisir des deux auteurs suinte chaque page de ce pur divertissement pour adultes et on en redemande avec plaisir puisque l’histoire se conclut tel un one-shot mais bien trop rapidement.

Une œuvre indispensable de plus pour ce duo doué que je relirais avec un grand plaisir coupable ! Sans aucun doute le polar le plus recommandable de cette année 2013 !

Tome 2 : Angola

2 ans se sont déroulés depuis la première aventure de Tyler Cross et je viens seulement de m'en rendre compte. Le premier tome m'avait tellement plu que ses aventures étaient encore fraîches dans ma mémoire.
C'est donc avec un plaisir et une confiance totale en ces deux auteurs que je me suis rué sur Angola dès sa sortie.
Cette préquelle/séquelle (biffez la mention inutile) peut d'ailleurs se lire comme un one shot étant complètement détaché de l'autre récit.
Tyler Cross se retrouve en très mauvaise posture dès le début du tome en purgeant une peine incompressible dans un pénitencier suite à un casse qui a mal tourné.
Les conditions sont insoutenables, la mafia veut sa peau et Tyler Crosse la poudre d'escampette et la vengeance.
C'est la poudre de gunshots qui va donc parler dans un milieu carcéral pourri et bien glauque avec une évasion et une vengeance à façonner.

Encore un sans fautes pour le couple Brüno/Nury avec ce nouvel opus qui fait définitivement rentrer le personnage de Tyler Cross plus charismatique et iconique que jamais dans le monde de la bd franco-belge !!!

Indispensable.

Nom série  Rahan  posté le 25/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rahan le fils des âges farouches est une bd que je lisais à l’époque quotidiennement dans Pif Gadget avant d’en lire de nombreux albums par la suite. Il y a forcément beaucoup à en dire, que c’est une madeleine de Proust, que les scénarios sont simples et manichéens mais justement… À se replonger dans le contexte similaire, quelle jolie fenêtre vers l’extérieur pour des histoires courtes et concises et, osons le dire, pédagogiques et éducatives.
Le dessin réaliste, ne me plaisait pas plus que cela à un âge où les gros nez avaient ma préférence. Pourtant le style de Chéret était relativement élaboré et travaillé, avec ce petit côté « comics » bien de chez nous lui donnant un style particulier. On peut considérer Rahan comme notre Conan européen, de l’héroic fantasy à une époque des premiers hommes et tout un bestiaire et un décor impressionnant, un immense bac à sables pour des idées simples mais franchement haletantes puisqu’aujourd’hui encore, je peux en lire sans déplaisir dans le seul but de me divertir.
Le côté « Système D » et le vocabulaire de Rahan peuvent lasser mais la résolution bien souvent par la non violence est toujours bien amenée, une constante sur autant de récits.

Impossible de savoir si cette œuvre est susceptible de plaire encore aujourd’hui pour un public aguerri mais très honnêtement Rahan n’a jamais eu la place qu’il méritait en dépit d’une longévité phénoménale sur des idées peut-être répétitives mais sans panne d’inspiration de Lécureux.

À savourer de préférence en terrasse et dans l’édition noir & blanc pour mieux apprécier le travail dantesque de son dessinateur. Le fils de Crao mérite amplement la reconnaissance et à siéger auprès du patrimoine culturel entre Tintin et Astérix.

Nom série  Crueler than dead  posté le 25/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une jeune Japonaise se réveille hagarde et à moitié nue avec un gamin qu’elle ne connait pas dans un entrepôt rempli de cadavres. Ils n’ont aucun souvenir de leur présence ici…
Surgit un militaire salement amoché lui révélant qu’ils sont les fruits d’une expérience visant à les « dézombifier » grâce à un vaccin. Il est maintenant temps de fuir et de rejoindre le dernier bastion de l’humanité au cœur de Tokyo pour tenter de la sauver de l’apocalypse zombie qui a tout anéanti….

Encore un récit sur les zombies ? Oui mais ce manga n’est pas dépourvu de qualités… Prévu en seulement deux tomes, on ne perd guère de temps en palabres et le tamdem Takahashi/Saimura va droit au but quitte à rendre certains découpages et ellipses incohérents au détriment d’un scénario vu et revu piochant ses idées post-apo dans l’héritage du cinéma (28 jours plus tard) comme du jeu vidéo (The Last of Us).
Pourtant, grâce à un savant dosage de scènes d’action et d’exposition, on suit cette aventure mouvementée avec plaisir comme un trip de montagnes russes. Les dessins réalistes et dynamiques contribuent grandement à l’ensemble surtout que les décors ne sont pas sacrifiés et sont plutôt jolis et détaillés (principal reproche personnel aux mangas).
Malgré le petit souci de mise en scène évoqué plus haut, le lecteur est vite immergé et le trip est plutôt agréable… Le prologue exposant le début de l’apocalypse zombie est presque plus intéressant tant on se rend compte de l’impuissance des forces humaines face à un évènement non contrôlable qui dépasse tout entendement et le twist final fait le lien intelligemment avec le début du récit principal.

Pour être tout à fait honnête, cette œuvre est parfaitement dispensable parmi l’énorme proposition en librairie sur ce thème rebattu mais la grande qualité des dessins, le rythme soutenu et la promesse que tout sera parachevé en deux tomes en fait une expérience idéale pour qui souhaite se frotter à la présence putréfiée des morts-vivants sur un cycle court !

Crueler Than Dead remplace donc habilement son absence d'originalité par une efficacité et un rythme effréné !

Nom série  Pretty Little Nightmares (Lili & Winker)  posté le 25/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est par la réédition de Lili & Winker en une somptueuse intégrale et sous le nom de « Pretty Little Nightmares » que j’ai découvert cette œuvre, une des plus méconnues de David Chauvel, un auteur que j’affectionne particulièrement pour la constance de son travail. Amateur de bd nonsensiques comme celles de Foerster dont le trait de Boivin peut se rapprocher dans un noir et blanc impeccable, rien ne m’avait préparé au choc particulier de cette œuvre vraiment à part et qui n’est décidément pas conçue pour plaire au plus grand nombre.

En effet Lili & Winker ne sont pas à proprement parler les héros de ces histoires flirtant avec l’absurde et l’horreur mais les trublions à l’origine d'événements déclencheurs de situations paranormales. Chauvel exploite intelligemment ses histoires à tiroirs avec sketches à l’intérieur d’une trame principale dont on peut perdre néanmoins rapidement le fil comme ce fut le cas avec l’histoire du labo pour ma part.
Le trait dynamique de Hervé Boivin dans un noir & blanc impeccable illustre parfaitement ces histoires que n’aurait pas renié David Lynch. Le titre de « nightmares » finalement sied davantage à cette série curieuse que je relirais probablement avec curiosité mais ne recommanderais pas à tout le monde.

Nom série  Lanfeust Quest  posté le 24/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
La tentative était jolie que de vouloir donner un second souffle aux premiers tomes de Lanfeust de Troy en l’adaptant à la sauce « manga » voulant toucher un autre public. À une époque où je n’accordais déjà plus beaucoup d’importance à une série qui m’a ravi avant de me décevoir, parti dans les limbes du dieu « profit », j’ai quand même eu la chance de pouvoir lire cette collection et de m’en faire ma propre opinion…
Copy/Paste de la série d’origine, le doué Lulo Lullabi livre un travail plus qu’honnête en sacrifiant les décors enjoliveurs de Tarquin mais en soignant les détails et les expressions de ses nombreux personnages. Le dépaysement est plaisant mais l’histoire prend plus de temps que dans le format habituel franco-belge et on se rend compte que l’histoire reste similaire dans le fond mais pas déplaisante.
Lecture de curiosité pour les initiés ou ambition de redonner un coup de fouet et de cibler un nouveau public, la série oscille entre les deux et peine sur la durée à trouver son rythme de croisière ce qui est d’autant plus dommageable qu’il n’y a plus eu de parution après le tome 5 qui date quand même de 2010… La série n’est plus rééditée ce qui montre bien l’intérêt de l’éditeur pour cette série et la condamne à une note rédhibitoire, les amateurs de cette série devant se retourner vers l’œuvre d’origine pour en connaitre la fin, un comble pénalisé par ce carton rouge !

Nom série  Men of Wrath  posté le 18/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un one-shot solide acheté sur le seul nom de Aaron et sa couverture superbe où les protagonistes semblent reprendre les poses iconiques du chef d’œuvre de Miller, Sin City.

De Sin City, on reprend la violence âpre et sans concessions. Âmes sensibles s’abstenir, dans Men of Wrath, il n’y a guère de place pour la réflexion et on peut y massacrer femmes et enfants sans aucun scrupule.
La préface présente de façon intéressante le pitch de ce récit, à savoir qu’un aïeul de Jason Aaron a tué un autre homme pour une querelle de moutons au début du siècle dernier.
Le scénariste se sert de cette histoire vraie comme départ de cette histoire sanglante, à savoir un fait similaire dans la famille Rath (notez le jeu de mot avec le titre du comics que l’on pourrait traduire en français par « hommes en colère ») et le début d’une fibre violente et psychopathe parmi tous les descendants…

Par le jeu de flashbacks malins et suggérés en voix off par le principal protagoniste, Ira Rath. Ce dernier est un homme mur, tueur à gages de profession, une véritable machine à occire qui honore tous ses contrats sans jamais flancher.

Rattrapé par la maladie en couvant une maladie sérieuse, ses jours sont probablement comptés mais il lui reste un dernier contrat à exécuter : son propre fils Ruben, petite frappe avec lequel les relations familiales sont rompues et qui a provoqué du grabuge chez le principal employeur de son père… Bref, ça va chier des bulles entre ces deux hommes qui n’ont de commun que le sang qu’ils portent sur les mains…..

L’histoire est évidemment classique, le ruban familial apporté justifiant la curiosité du lecteur. Le récit est mené à 100 à l’heure et ne prend pas vraiment de gants, porté par le dessin efficace d’un Ron Garney avec de jolies couleurs notamment dans les scènes nocturnes. C’est facile à lire et agréable pour qui aime les histoires de porteflingues et d’échanges musclés par les armes .

Par contre le récit est plutôt anecdotique. On est loin effectivement des mises en place malines de Scalped et surtout de Southern Basterds du même Jason Aaron qui marqueront davantage les esprits. Pourtant Men of Wrath ne manque pas de qualité, détonne et étonne par une dernière partie plutôt originale (la mise en scène est redoutable et j’y verrais bien une adaptation en film) lorsqu’il est temps de rendre compte.

Ira Wrath est un personnage au passé trouble, aussi insensible et imperturbable qu’un Terminator (son regard est froid et on devine ses pupilles plus qu’on ne les voit) au physique aussi massif que Marv de Sin City.

Bien que moins jubilatoire que le premier tome de Southern Bastards, Men of Wrath possède comme avantage indéniable la possibilité de se familiariser avec la talentueuse écriture de Jason Aaron en un seul ouvrage cynique et sans ennui.

Men of Wrath dispose d'assez de qualités pour se suffire à lui seul. C'est en tous cas à lire.

Nom série  Koma  posté le 17/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans ma grande remontée de découverte d’un auteur essentiel, à savoir Frederik Peeters, il était également inconcevable de passer à côté de cet autre OVNI que constitue Koma.

Pourtant pour cette œuvre j’étais un peu méfiant… N’étant pas grand fan de Pierre Wazem dont son Mars aller-retour m’avait finalement laissé de marbre, je peux enfin dire que mes craintes se sont très rapidement estompées au fur et à mesure d’un récit empruntant l’imagerie de Miyazaki (cette histoire de ramoneurs dans une cité industrialisée et ce colosse bleu aux bras démesurés rappellent un peu le Château dans le Ciel) et la thématique du film Dark City pour mieux s’en éloigner au fur et à mesure.

Premier essai de Peeters dans la couleur, ses dessins charbonneux se prêtent parfaitement à l’histoire de cette jolie petite demoiselle, Addidas, sujette à des absences inexplicables et répétées.
Sa petite taille est un atout de choix pour son père, ramoneur, dans une immense cité et inconsolable depuis la perte de son épouse dans un conduit sans fin.

Lorsqu’à son tour Addidas s’engouffre dans un boyau souterrain de la ville, son père n’aura de cesse pour la retrouver quitte à y perdre lui-même sa propre liberté…. Pendant ce temps Addidas va y faire une drôle de rencontre avec un colosse aux yeux jaunes devenu fugitif à son tour… Quels sont les secrets étranges cachées dans cette grande cité sans âme ?

Koma est un chef d’œuvre de plus à accorder au crédit de ces deux auteurs helvétiques talentueux. Cet incroyable mix d’aventures et de portraits d’écorchés vifs dans une société inhumaine part dans toutes les directions et probablement les plus improbables. Il est impossible de savoir comment va se conclure cette histoire qui fait la part belle aux personnages improbables, une bande de losers dans une société qui refuse toute liberté….

En dire plus serait pénaliser cette longue fresque. On peut juste y dire que le trait de Peeters est magnifique comme toujours.. De la petite fille aux grands yeux ronds et au sourire charmeur on peut également admirer les hachures du monstre bleu qui l’accompagne… Que l’on soit dans les couloirs d’un mystérieux hôtel ou dans les profondeurs du néant, Peeters nous transporte comme il saura également le faire dans Lupus (qu’il réalise également en même temps) ou dans le futur Âama…

Pierre Wazem quant à lui donne l’air de rien de ne pas contrôler l’issue de ces personnages tant ils paraissent vivants et réels et pourtant les différentes strates de son scénario semblent en tous points maîtrisés avec une part de rêve ou de cauchemar repoussant pas mal les limites de notre imaginaire…

Koma pourra peut-être décontenancer les lecteurs les plus logiques par un virage à 180 degrés inattendu dans sa dernière partie. Pour les autres amateurs de poésie et de mélancolie, ce jeu de miroirs et de situations improbables va alimenter vos rêves vers un voyage pas forcément prévisible mais en tous points satisfaisant jusqu’à sa fin symbolique rappelant au passage que l’on vient de lire un très grand classique de la bande dessinée.

Nom série  Morlac  posté le 17/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Recherché en silence depuis plusieurs années et notamment après avoir lu ces avis après une analyse du thème « Oubapo », j’ai enfin pu mettre la main sur cet ouvrage complètement dingue de cet auteur québécois complètement inconnu au bataillon pour ma part…

Morlac est un gros bouquin souple de 144 pages avec autant de cases en noir et blanc sans paroles mettant en scène un clone de John Steed perdu dans un labyrinthe clairement défini par l’auteur.

Le procédé, pas évident à expliquer en quelques lignes, apparait comme évident et génial une fois le livre en mains. Il s’agit d’une succession de petites cases dont on n’en lit qu’une par page mettant en scène un curieux personnage dans un curieux dédale sans queue ni tête et où les choix vont rarement s’avérer heureux pour notre héros (entendez par là que l’histoire se conclut bien souvent par sa mort).
Là où ça devient génial c’est qu’à l’instar d’une aventure muette « dont vous êtes le héros », on peut lire et relire plusieurs fois ce livre avec des histoires pas très complexes mais plutôt variées et utilisant le média BD de façon ludique et intelligente à l’instar de ces vieux classiques et bijoux d’animation que sont La Linea et Coconut. Il y a même un véritable tour de force lorsque Morlac « sort » de ses cases pour aller dans celle d’à côté et on se surprend même à se dire « Mais comment l’auteur a réussi pour faire cela ? ».

Véritable tour de force au trait minimaliste mais réussi, Morlac propose davantage une expérience ludique que narrative sans éluder le plaisir de la relecture rendant cet objet tout à fait indispensable pour qui aime s’aventurer quelque peu en dehors des statuts imposés du neuvième art. L’édition se faisant de plus en plus rare, si vous le voyez passer sous votre nez, ne le loupez pas !

Nom série  Aâma  posté le 03/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Lupus devait autant à Star Wars que David Guetta à Mozart dans un tout autre registre et après avoir grandement apprécié cette œuvre (celle de Peeters et pas du maître de la clé USB !), j’ai enchaîné directement mes lectures avec Aâma dont le début m’a déconcerté avec une couleur et des lignes de dialogue soutenus soit tout l’inverse de l’œuvre précédente.

A première vue, l’histoire aurait pu se passer dans le même univers que Lupus mais Peeters brouille rapidement les cartes par un premier tome d’exposition assez surprenant, voire même déstabilisant en usant de flashbacks et sans donner une ligne directrice bien définie. Pourtant à l’issue du quatrième tome et après avoir refermé la dernière page, je ne peux que m’incliner devant une telle narration qui aurait rendu en son temps Moebius fou de jalousie…

Verloc Nim est un loser, un marginal refusant toute forme de « progrès » technologique. Après avoir perdu son commerce (une librairie remplie de vieux livres désuets) et sa famille (la mère de son unique enfant s’est barrée pour un autre et l’interdit de voir sa fille), c’est par le plus grand des hasards que son frère et Churchill, singe robot fumant le cigare, vont l’entrainer pour le distraire sur la planète Ona(ji) pour une mission sans grande envergure.

La planète va se révéler inhospitalière et offrir des rebondissements plutôt inattendus pour Verloc qui n’en reviendra pas indemne.

Frederik Peeters est un magicien, si la science-fiction l’intéresse moins que les personnages haut en couleurs qu’il met en scène avec leurs états d’âme, il n’en oublie pas pour autant l’aventure et le rêve. Chaque tome est complètement différent du précédent et les dessins gagnent en détails, en mouvements jusqu’au feu d’artifice final renvoyant tout autant à 2001, l’Odyssée de l’Espace qu’à Akira dans une conclusion surprenante.
À la fois terriblement éloigné de Lupus comme finalement très proche, Aâma est unique en son genre. Il s’agit de la dernière preuve en date que Frederik Peeters est surement un des meilleurs auteurs de sa génération quelque soit le sujet abordé.

Tout simplement incontournable.

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