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Nom série
Black Jack
posté le
15/03/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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A vrai dire j'ai du mal à comprendre qu'on puisse être aussi enthousiaste que les premiers avis ci-dessous. Black Jack c'est une montagne de petites histoires. L'impression de répétition devient donc assez vite importante et on se lasse un peu. D'autant plus que le format des histoires est trop court, ce qui fait qu'elle finissent assez fréquemment de manière très abrupte, un peu en queue de poisson...
En outre, le personnage de Black Jack n'est pas vraiment charismatique. Son caractère est très très particulier, c'est vrai, mais au bout d'un moment on a compris, et la surprise et le goût d'en apprendre ou d'en voir plus s'émoussent... Surtout qu'on sent moins de passion et d'inventivité dans les tomes 3 à 6 (édition Asuka). Par ailleurs, Asuka confère au personnage de Pinoko un "accent bébé" absolument insupportable, c'est vraiment chiant à force. Autre petit détail mais récurrent, Tezuka ne sait pas dessiner les voitures, il les fait toutes carrées et figées. A force c'est un peu agaçant aussi. Il faut aussi garder à l'esprit qu'il s'agit là d'un shonen. Le ton général est donc assez "jeune". Les histoires sont de plus parsemées de personnages très caricaturaux ou de petits "gags" assez particuliers. Personnellement je les trouve plus lourds et mal intégrés que drôles.
Alors si les premiers tomes sont plutôt pas mal, les suivants m'ont paru nettement moins intéressants. Le tome 7 vient jeter une lueur d'espoir puisque le personnage de Black Jack est un peu plus consistant, engagé et vivant. A mon avis, il faut en lire quelques épisodes de temps à autre pour apprécier la série, et non pas s'enfiler tous les tomes, sinon gare à l'indigestion. *__* |
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Nom série
Koma
posté le
14/03/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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3,5. C'est bien, "Koma", très bien même. L'histoire est construite de telle manière que jusqu'au tome 3 on ne sait pas trop sur quel pied danser, quelle est la part de réalité et d'imaginaire, et ça créé un effet de fascination et d'interrogation assez intense. Cela mis à part, on comprend assez facilement les "enjeux" du scénario et l'allégorie des machines. Le monde mis en scène est du genre farfelu/absurde tout en restant très proche du nôtre, et cet univers de ville de brique, de cheminées est assez attachant. L'ambiance est d'ailleurs importante, comme l'indiquent la faible densité du texte et les cases muettes, assez nombreuses. Tout ici est tout simple, mais très tendre, très gentil, et même "mignon". Le dessin est assez adorable et le découpage très bon : les planches s'avalent tout rond.
Le seul défaut de cette série à mon avis, c'est un formatage totalement inadéquat. Découper cette série en album de 48 pages ne va pas du tout avec l'histoire. Un format en un ou deux gros volumes aurait été clairement plus adapté et se serait dévoré avec encore plus de bonheur. |
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Nom série
Piece of Cake
posté le
13/03/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Dans le genre pur "roman graphique" façon Hélène et les garçons, "Piece of Cake" se pose... Shino (l'héroïne) est assez paumée, et a visiblement beaucoup de problèmes à choisir ses mecs. En plus elle tombe évidemment amoureuse de celui qu'il ne faut pas... Tout cela perdu au milieu d'un petit boulot, de soucis de loyer, de rivalité avec la copine du gars dont elle tombe amoureuse, ça n'est pas spécialement fascinant. D'autant plus qu'on ne sent pas vraiment de "profondeur" derrière tout cela. :o/
Les quelques touches d'humour auraient pu faire de cette lecture un moment tout de même sympathique, mais malheureusement la narration est très fouilli et on peine vraiment beaucoup à comprendre ce qui se passe (qui n'est pourtant pas spécialement compliqué, notez).
Conclusion : sujet un peu bateau sans rien de nouveau ni même d'intéressant, narration beaucoup trop confuse, dessins parfois (très) jolis mais souvent moyens... Asuka a publié nettement mieux. |
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Aaah, je n'ai pas lu "Le vent dans les saules", mais "adorable" est effectivement un mot adéquat pour décrire "Le vent dans les sables". Non seulement le dessin de Plessix est très beau (avec quelque chose d'un peu vieillot à sa manière, mais dans le sens charmant du terme), mais le ton de l'ensemble, histoire, dialogues et textes off, est vraiment une douce invitation à la mélancolie et à l'envie de voyager (essentiellement dans le premier chapitre, mais aussi - quoique moins intensément - par la suite). De petits gags tout mignons parsèment en outre l'album, c'est à la fois surprenant, drôle, et rafraichissant.
Au final un album asez dense malgré son relatif faible nombre de pages, qui dépayse et s'avale tout rond. |
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Nom série
Féroce
posté le
12/03/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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"Féroce" est un superbe album. La couverture est particulièrement fascinante, et les premières pages sont d'une beauté épurée qui laisse sans voix. Ces images de banquise, avec ces tons blancs et verts délavés, envoutent. Le rouge intense du sang contraste superbement avec elles, et on comprend que les couleurs et les ambiances qu'elles définissent sont une partie majeure de la beauté de l'album. Les textes participent bien sûr à cette ambiance, imprégnés qu'ils sont d'une espèce de poésie rude, et suintants de fatalité, à l'image que l'on peut se faire des Vikings.
L'histoire présente (en bien ou en mal, selon le lecteur) un rythme un peu particulier : mélange entre le présent et des flashbacks montrant certains pasages de la vie de Bödvar, le mystère naît de leur mélange, du fossé qui existe entre eux, ainsi surtout que de ce qu'ils ne montrent pas. Ce voyage à travers les étendues glacées à la poursuite de son démon est en outre bien évidemment initiatique. C'est le mélange de tous ces éléments qui engendre une certaine confusion dans l'histoire, pas forcément en mal, notez bien ! Mais il est relativement peu aisé de percevoir la trame de l'histoire en première lecture, même si à la fin tout s'éclaire. Pour ma part, cela m'incite à relire cet album, mais je conçois qu'on puisse être un peu rebuté par cette façon de faire.
La raison pour laquelle je ne mets "que" 3 (3,5 en fait), c'est non seulement cette petite confusion, mais aussi l'ambiance colorée de la fin de l'album, que je trouve nettement moins envoutante que celle du début, et qui me laisse sur une petite impression finale de "moins bien". Un peu dommage donc, mais un album vraiment superbe et à lire ! |
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Nom série
Zipang
posté le
07/03/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je trouve étonnament peu de choses à dire sur ce premier tome. Une fois qu'on a dit que le sujet est le même que celui de Nimitz, retour vers l'enfer -- à savoir un bâtiment de guerre moderne, ici japonais, qui se retrouve pris dans une tempête et est renvoyé en pleine guerre du Pacifique, avec tous les problèmes et possibilités que cela comporte -- tout est dit. O_o
Le sujet est porteur, prenant, et son traitement efficace. Pas de temps mort, un bon équilibre entre quelques scènes assez intenses et des passages au rythme beaucoup plus lent où les personnages se demandent quoi faire. Le découpage est agréablement fluide et le dessin bon, en contraste avec Spirit of the Sun, du même auteur, qui lui présentait de gros manques sur ces deux points. Les personnages sont un peu perdus, et on sent une comparaison possible à faire avec L'école emportée.
En tout cas ce tome s'avale. La série traine par contre sur 17 tomes pour l'instant au Japon (série en cours, donc), de quoi redouter une baisse d'intérêt au fil des tomes... |
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Nom série
Désoeuvré
posté le
06/03/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Désoeuvré est intitulé "essai". Il faut bien dire que lire cet album en tant que tel risque de provoquer une déception. La réflexion est en effet loin d'être très poussée. Au contraire, cet album montre plusieurs choses. D'une part l'angoisse, le doute, les interrogations de Trondheim face à son travail de créateur, et au "vieillissement" de l'auteur. D'autre part les témoignages (personnels ou rapportés) de nombreux auteurs de bandes dessinées sur ce sujet. En conséquence cet album ressemble nettement plus à un reportage qu'à un essai. Trondheim, en plein dans ses doutes, n'analyse pas tant les données qu'il ne les collecte. Il essaie bien sûr d'élaborer quelques hypothèses, mais il n'est pas convaincu, et de toute façon n'essaie pas d'être convaincant. Comme il essaie de chercher une "vérité" et non de construire une théorie, il parvient toujours à se trouver des contre-exemples, et par conséquent ne peut rien élaborer.
Voilà voilà voilà.
Par contre cet album en tant que reportage est très intéressant. Les témoignages abondent, certains éléments assez... inattendus apparaissent (par exemple -- schématiquement -- auteurs Le Lombard = bons vivants, auteurs Dupuis = dépressifs), les auteurs qui sont présents sont des grands et c'est un bonheur (parfois doux amer, cf Fred) que de les voir, l'ensemble a un goût assez marqué de Carnet de Bord et abonde par endroits de l'humour si caractéristique de Trondheim (ainsi que de lecteurs qui se font jeter, défenestrer, massacrer), et enfin l'album se lit tout simplement d'une traite.
On n'y apprendra donc rien de révolutionnaire, de transcendant, de fondamental. On verra en revanche bien la tournure d'esprit de Trondheim et les raisons qui l'ont poussé à arrêter. Et ce qui chez un autre auteur pourrait être un flop, parvient ici grâce à une forme vraiment réjouissante et à un traitement doux amer à être une petite réussite. |
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Nom série
Hellblazer
posté le
04/03/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Bof. Cet univers carcéral semble plutôt bien mis en scène, avec toute sa violence latente, ses haines et ses jeux de pouvoir, mais ce cadre reste très classique et archi-connu. Cf entre autres Runaway Train, Les évadés, et tous ces fillms...
Le dessin de Corben est particulier, avec surtout ces têtes toutes caricaturales et ce trait étrangement arrondi, et ne colle pas forcément avec l'idée qu'on peut se faire de l'ambiance. Il est également très figé.
Mais ce qui m'a vraiment déplu dans cet album, c'est que... bin au-delà des apparences, on ne comprend rien. Qui est Constantine, qu'est-ce qu'il vient faire là, pourquoi crâne-t-il aussi éffrontement, quels sont les supposés pouvoirs qu'il a, quel est son passé ? Autant de questions auxquelles on n'aura pas de réponse. Je suppose que "Hard Time" est un simple épisode pour ce qui doit être un personnage de comics bien connu, mais ne le connaissant pas, l'épisode en question m'a laissé très dépassionné. En tout cas lire cet album sans connaître le personnage au préalable a été pour moi nettement plus ennuyeux qu'intrigant. |
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Nom série
Tout va bien
posté le
03/03/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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3,5 en fait. Le dessin de Thomas Clément paraît un peu spécial (et certainement en décalage avec le sérieux du sujet), mais le découpage est bon et la fluidité de l'album excellente. Ajoutons à cela que les cadrages sont eux aussi très bons, et on arrive à oublier les couleurs parfois un peu étranges. 
Côté scénario, Denis Robert a été journaliste spécialisé dans ce genre d'affaires, il a écrit quelques romans et essais sur le sujet, c'est dire s'il le connaît. L'album a un ton assez particulier, intermédiaire entre le polar, le documentaire, et une pointe de roman graphique. Il m'a un peu fait penser (d'assez loin quand même) à du Tom Clancy...
L'ensemble est assez sombre, et certainement cynique. Rien de véritablement étonnant sur les affaires, mais l'histoire est prenante et crédible, d'autant plus qu'elle est racontée à la première personne. Dérangeante aussi. Et si vous ne trouviez pas le sujet assez glauque, il s'y mêle le naufrage du couple d'Yvan. Un bon album dont on attend la suite, mais à éviter de lire en cas de déprime, donc. |
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L'adaptation est plutôt réussie, puisque faire tenir en 32 pages à peine le roman d'Oscar Wilde n'était pas gagné. Le ton est très cependant très jeunesse, et les raccourcis importants. On n'a pas le temps de se concentrer sur l'ambiance, et l'humour du roman où le fantôme subit cette famille, ainsi que le "retournement de situation", où de méchant il se révèle être simplement malheureux, sont ici un peu plats, émoussés... L'album ne surprend donc guère, et ne charme que peu. Dommage, car le dessin de Christophe Hanze est très beau, d'un style très illustrations pour livres d'enfants.
Lecture pour les plus jeunes, donc. |
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Ce qui scotche sur place la personne qui ouvre cet album, c'est le dessin. Rappelant celui de Gargouilles, non seulement les couleurs sont superbes et lumineuses, mais le design des bâtiments et personnages rappelle-t-il pas mal celui de "Day of the tentacle" (ne cherchez pas la série, c'est un jeu vidéo, bande de tentacules !) : penchés, tordus, déformés pour les uns, anguleux et outrés pour les autres. En plus les voitures bringuebalent de façon chaotique, les bruits sont assez savoureux, et même le côté un peu figé du dessin est bien exploité ! Bref, visuellement c'est maîtrisé et c'est beau !
Le scénario de Trillo est certes noir, mais largement teinté d'ironie. On la sent en fait surtout à cause du dessin, qui l'accentue énormément. Nul doute qu'un Risso aurait donné à cette histoire une autre tonalité. Lassabia est pourri jusqu'à la moelle, les situations sont glauques, et pourtant on en rit. Ses manoeuvres pour se débarasser de l'avocat qui le menace ne sont pas très explicites, et on ne comprend pas forcément tout, mais tout s'éclairera de manière assez jubilatoire. On découvre en attendant tout ce petit monde pourri, vaiment fascinant.
Un bon 3,5 donc, et un album à lire. Moralité : aucune. (©Gotlib)
P.S. : Et si Lassabia s'appelle La Gale, c'est aussi parce qu'il se gratte sans arrêt. |
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Nom série
H.M.S.
posté le
27/02/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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H.M.S. est un habile mélange d'enquête, de suspense et de décor historique, genre dont Seiter a déjà prouvé sa maîtrise avec Fog. Le décor ici est très important. Presque tout se déroule en effet à bord de navires, ce qui donne lieu à de fort jolies scènes. Leur nombre est assez impressionnant, et la multiplication des angles de vue fait qu'on voit la Danae sous toutes les coutures. Pour un peu on se croirait dans Master & Commander ! On imagine la documentation nécessaire. O_o
Le dessin de Roussel me plaît bien, même si on sent qu'il va évoluer. Le travail sur les couleurs, surtout, me semble plutôt inhomogène. Elles sont tantôt très belles, tantôt très informatiques et manquent un peu de finesse.
Le scénario me laisse encore un peu sur mes réserves. Il est assez froid. On sent bien que ce qui importe avant tout, c'est la mécanique de cette enquête, de ce mystère, des tatonnements des personnages pour essayer de le percer... et cela se fait un peu au détriment de la chaleur, de la vitalité, de l'émotion de l'ensemble. De plus, quelques éléments sont donnés qui n'ont pour l'instant strictement rien à voir avec le fil principal. Ils vont s'y relier, bien sûr, mais on ne voit vraiment pas comment. Plutôt que d'intriguer, ça surprend, ça déstabilise un peu... Enfin, au moins ils laissent espérer un développement intéressant.
Ce tome est assez prenant, tant par l'ambiance que par le fil de l'histoire, mais je demande tout de même à être convaincu par la suite. |
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Nom série
Princesse Saphir
posté le
23/02/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Eh oui, ENCORE une série de Tezuka qui sort, décidément ça n'arrête plus ! Oui, mais celle-ci se détache des autres, puisqu'il s'agit d'un shôjo manga et qu'en plus l'histoire est légère et le ton franchement humoristique, ce qui contraste beaucoup avec les Ayako, MW et autres Black Jack.
"Princesse Saphir" c'est une histoire qui relève beaucoup du conte. De l'aventure également. Le ton est léger et clairement pas orienté vers un aspect sérieux ou dramatique, l'humour gentil est omniprésent, les emprunts aux contes de fées se multiplient, ainsi que les événements qui se succèdent de façon très dynamique. Découpé sous forme de chapitres relativement courts mais consistants et qui s'enchaînent très naturellement, la lecture est très agréable, d'autant plus que la fluidité du découpage est remarquable. Côté dessin, le coup de crayon de Tezuka est excellent, laissant une sensation de rond et de mignon. ^__^
Mais n'allez pas croire pour autant que cette série soit niaise. Le thème de l'identité l'imprègne complètement, d'une manière qui reflète un peu celle de MW, même si cette série est une oeuvre de jeunesse (publiée entre 1953 et 1966... en fait publiée entre 53 et 58, puis réécrite entre 63 et 66). L'ambiguïté est constamment présente et entraîne son lot de situations réellement difficiles, comme avec le Prince Charming par exemple, qui voit dans le prince Saphir un ennemi, mais est éperdumment amoureux d'une mystérieuse belle blonde (qui n'est bien sûr autre que le Prince Saphir déguisé)... mais à vrai dire on s'en fiche un peu, l'essentiel étant quand même qu'on se laisse totalement emporter par ce superbe conte vraiment charmant. |
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Nom série
Jonny Double
posté le
22/02/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Très décevant. Si l'histoire de base n'est pas mauvaise, en revanche les personnages ne sont ni attachants ni même crédibles, le scénario se révèle vraiment téléphoné, d'une banalité que son apparente complexité ne parvient pas à dissimuler. Il utilise les poncifs du genre sans jamais réussir à les mettre en valeur, et surtout la fin est totalement ratée, d'autant plus que les pages précédentes auront éteint toute trace d'intérêt qu'on aurait pu éprouver. Même le superbe noir et blanc de Risso en pâtit, et on en vient à le trouver sans saveur, un comble !
Bref, ne fonctionne absolument pas. Dommage. |
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La présentation en gaufrier 3x2 avec des cases carrées et assez petites, extrêmement stricte, ne donne pas vraiment très envie de lire cet album, d'autant plus qu'il est très épais. L'aspect historique non plus d'ailleurs. Pour tout dire, les cartes du début avec un petit résumé historique, sont assez rébarbatives. Le début de la lecture est lui aussi quelque peu difficile. En plus le dessin est assez minuscule lorsqu'il s'agit de scènes un peu larges, et présente parfois un aspect "mignon" en contraste avec le sujet. Il faut donc un petit moment pour entrer dans l'histoire.
Mais passées les premières pages et assimilées les quelques notions géographiques, historiques et politiques indispensables, "Louis Riel" est une lecture assez riche et carrément passionnante. Sur fond de spoliation, de lutte politique et militaire, de mensonges et de recours à la force, de différences entre communautés anglophone et francophone, le personnage de Louis Riel se détache, emblème de cette lutte, comme s’il était né à la bonne époque au bon endroit. On constatera qu’en d’autres circonstances il serait soit resté un quidam, soit aurait été pris pour un fou… soit les deux. Le portrait dressé n’est pas manichéen, et même si quelques traits ressortent avec beaucoup de force (l’homme droit, parfois indécis, et fou), il ne s’agit pas là d’une hagiographie.
Le résumé qui est fait de l’Histoire est parfois un tout petit peu rapide, et on ne comprend pas forcément pourquoi l’auteur a choisi de préciser certaines choses qui ont certainement eu une importance historique réelle, mais qui dans l’album paraissent très anecdotiques. Néanmoins la clarté de l’ensemble reste exemplaire puisque tout est facilement compréhensible, même pour un profane. J’avoue n’avoir pas encore eu le courage de lire les 22 pages de notes écrit tout petit en fin d’album, qui doivent sans doute être d’un grand intérêt.
Bref, lecture originale, fluide et vraiment prenante, "Louis Riel" reste pour moi une très bonne surprise. |
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Nom série
Ripple
posté le
20/02/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ma note représente mon ressenti, et ne concerne pas la qualité de l'album, qui elle mériterait bien ses 4 étoiles. Car graphiquement c'est très maîtrisé. Ne vous laissez pas tomper par un style très underground : c'est totalement volontaire, et d'une nature proche de celle du récit : "Esthétique de la mocheté", en quelque sorte. Nina est en effet franchement moche, et c'est la fascination qu'elle éveille chez le narrateur qui est le moteur de l'histoire. Dès lors la plongée dans le glauque et le malsain s'amorce, et la mocheté de Nina passe de l'aspect physique à l'aspect moral. La relation montrée est totalement malsaine, il n'y a vraiment rien à sauver, et y voir les personnages s'y déchirer provoque un vrai malaise. De ce point de vue l'album est une franche réussite. Il faut aussi lui reconnaître une crédibilité, une réalité vraiment remarquables. Maintenant ça m'a vraiment fichu mal à l'aise, d'où une note de ressenti assez mauvaise. |
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Nom série
Malet
posté le
20/02/2005
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Peu de gens ont lu Le front, premier livre de l'auteur, oeuvre muette mais d'une grande force et d'une réalisation excellente. Souhaitons que "Malet" connaisse un meilleur destin. Car si Nicolas Juncker maîtrise son sujet historique, il maîtrise surtout la narration et l'adaptation. Narration parce que la lecture est d'une remarquable fluidité, la mise en scène très bonne, ainsi que le dessin -- même s'il paraît simple : les personnages en particulier, ont leur caractère dépeint sur leur visage. Adaptation parce qu'il réussit à rendre passionnant un sujet relativement austère (surtout quand comme moi on n'apprécie que modérément les aventures historiques). Le résumé de l'onglet histoire, tiré du dossier de presse, vous donnera un bon aperçu de l'album : sur des bases historiques exactes se développe une histoire issue d'une idée complètement folle, incroyable, géniale. Malet fait de la désinformation sa principale arme : qu'importe que l'Empereur soit vivant, il suffit que tout le monde croit qu'il est mort ! Et ça marche ! Autour de Napoléon, les crétins prospèrent. Quelques idiots sont donc largement de taille à prendre le pouvoir. Idiots, ils ne le sont pas tout à fait, mais chacun des comparses de Malet (lui-même compris) a ses défauts, et si l'idée géniale à la base de ce coup d'état fonctionne à merveille, ce sont les travers des protagonistes et les bourdes qui en résultent qui vont le faire se dégonfler puis s'effondrer. Ceci dit, l'audace et l'assurance de Malet sont tout simplement effarantes, d'autant plus en raison de la véracité de cette histoire. Juncker accentue l'aspect effarant de ce récit pour lui donner un ton burlesque prononcé et vraiment agréable, qui allège la relative gravité du sujet. Cela en fait un véritable plaisir à lire.
Et pour les pointilleux, quelques pages en fin d'album expliquent les quelques libertés que l'auteur s'est permis et explicite le contexte historique.
Tout le monde s'en fout, mais c'est mon 900ème avis et ma 400ème série postés. ^__^ |
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Nom série
Tartine de clous
posté le
18/02/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Publié en 1981, soit en parallèle du Génie des alpages dont cinq tomes étaient déjà parus, "Tartine de clous" reprend certains des personnages chers à F'murr. L'ange Gabriel, le morse Marconi, Naphtalène, der renard à l'aksan hallemaaand et autres serpents et extraterrestres.
Beaucoup plus que dans le génie des alpages on nage ici dans l'absurde plus ou moins complet. Autant les histoires avec le renard qui essaie désespérément de bâtir son igloo, pardon, sa "maisson" sont amusantes (et un brin classiques) de comique de répétition, autant le délire total de certaines autres histoires me laisse assez de marbre. On perçoit le potentiel amusant de l'album mais il faut vraiment le lire en se demandant ce que F'murr va bien pouvoir nous sortir, sinon on risque facilement de passer à côté. Sympa, mais pas indispensable. 2,5. |
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Nom série
Initiation
posté le
17/02/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ce manga est effectivement peu érotique. Le sexe évoqué ici est véritablement à la base de l'histoire, mais n'apparaît que très peu, et quand il pointe le bout de son... nez, ça reste très gentil. En fait "Initiation" se rapproche beaucoup dans l'esprit de Tajikarao : histoire se déroulant dans un village isolé, perdu au fin fond des montagnes, où des traditions très spécifiques perdurent, personnage venu de l'extérieur qui y est confronté, ambiance assez mystérieuse qui se dissipe peu à peu... Ambiance plutôt oppressante et assez bien réussie, d'ailleurs. Le dessin me laisse partagé. Il est bien maîtrisé, travaillé au niveau des décors, mais l'utilisation des trames le rend parfois sombre et me laisse un peu sceptique. La lecture reste fluide, pas de souci à ce niveau.
Je suis tout de même quelque peu mitigé, puisqu'à la fin de ce premier tome le mystère est très épais et que la suite peut se révéler aussi bien de qualité que décevante. A confirmer ou infirmer avec le tome 2, donc. |
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Nom série
Beautiful World
posté le
17/02/2005
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Un grand vide. C'est en somme ce qui me reste après la lecture de cet album. A l'ouest de Tokyo n'était déjà pas bien passionnant, pas très lisible et assez hermétique, mais il proposait une ambiance certaine, en accord avec le sujet. Cet album-ci a les mêmes défauts, mais en pire. Le dessin de l'auteur est assez illisible, on peine à différencier les personnages entre eux et à les reconnaître, à quelques exceptions près il n'est pas attirant; le découpage est parfois difficile à suivre; et l'amoncellement des tranches de vie sans aucun suivi, sans cohérence, sans but, sans justification, avec des personnages dont on se demande ce qu'ils viennent faire là est franchement pénible.
Si Carabas voulait comme Sakka proposer des mangas d'auteur, ils ont bien réussi. Maintenant s'ils pouvaient choisir des mangas compréhensibles, ça pourrait être pas mal aussi. 1,5. Je mets 2 pour être gentil. |
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