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Note 3,5/5.
« Joe, l’Aventure intérieure » est un gros pavé de 220 pages assez original, intelligent et magistralement dessiné par Sean Murphy, il n’y a pas la moindre fausse note, c’est juste parfait. Les détails fourmillent, les perspectives sont d’une grande justesse, les visages expressifs et variés. La colorisation de Dave Stewart est en parfaite symbiose avec le dessin. C’est d’ailleurs ce visuel de rêve qui m’a décidée à lire ce comics, ça et le rat géant que j’ai entraperçu au feuilletage, j’adore les rats et les souris. Sans ça je n’aurais peut-être pas fourré mon nez là-dedans car le protagoniste, Joe, est un gamin de dix/douze ans et j’ai toujours peur avec ce genre de personnage que ce soit trop naïf.
Mais en fait non, ce n’est pas du tout puéril, même si certaines scènes sont vécues à hauteur d’un enfant de cet âge, avec ses frayeurs mais sans les geignardises d’un gosse un peu débile. Le scénario est très intelligent, basant son histoire sur une maladie bien connue de nos jours et très fréquente, le diabète. On rentre de plain-pied dans un délire de diabétique en hypoglycémie et un monde fantastique qui semble exister bien au-delà des hallucinations de Joe, notre petit malade.
Sa maison, ses jouets et son univers feront prendre vie à une aventure extraordinaire et à un tas de personnages connus et mois connus, c’est surtout là que ça m’a plu, car on y voit Batman, Superman et autres « super » mais qui ont des rôles de figurants, Grant Morrison n’ayant pas donné le beau rôle encore une fois aux mêmes.
Par contre je trouve que sur 220 pages il aurait pu encore plus développer son histoire car après une bonne moitié j’ai eu la sensation de faire un peu du sur place, même si l’attachement aux personnages et le magnifique graphisme ont fait que j’ai continué sans m’ennuyer. Peut-être que quelques pages de moins n’aurait pas été une mauvaise chose, d’où ma note de 3/5 au lieu de 4/5, c’est beau, c’est intéressant mais c’est une moustache de rat un peu long. |
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« Un léger bruit dans le moteur » pourrait se résumer en quelques courtes lignes, mais le très beau visuel lui apporte le poids qui manque un peu au scénario et qui tape allègrement dans la surenchère mortuaire. Ceci dit globalement c’est fort sympathique, surtout que le protagoniste, un gamin psychopathe, devient au fil des pages assez attachant, car il n’est pas juste maboule mais aussi malin et intelligent. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire dont la légèreté m’empêche d’aller plus loin.
Le classement en polar/thriller est ce qui est le plus proche, mais si l'option épouvante/horreur soft était disponible, c'est là que je l'aurais mise.
Le dessin est très sombre à l’image du récit, et par opposition tout en rondeur et enfantin. Lorsque je dis qu’il est sombre il n’en reste pas moins totalement lisible et foutrement joli à regarder.
Je n’aurais qu’une remarque, les quelques pages écrites par le gosse auraient dû comporter à mon avis quelques fautes d’orthographe, cette perfection grammaticale est un peu contradictoire avec ce que devrait être le niveau scolaire de ce gosse élevé par une belle bande d’ignorants. |
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Nom série
Versailles
posté le
03/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Superbe découverte ! Tout d’abord une jolie surprise de la part de Convard dont je n’ai jusqu’à présent apprécié que sa série Chats.
L’histoire est fabuleuse, elle prend racine dans une communauté restreinte et s’achemine tout doucement dans un monde aussi vaste que l’univers, mais j’en ai déjà trop dit. « Versailles » est aussi riche en dialogues que le sont les décorations du château et les évènements nombreux et cadencés, la lecture est dense et prenante, on ne regrettera pas cet achat. Le rythme est pour ainsi dire parfait, on découvre ce récit avec gourmandise et pourtant les premières pages m’ont parue un peu trop abracadabrantes et c’est sans doute ça qui malgré tout m’a poussée à aller plus loin, ça aurait pu prendre une tournure totalement saugrenue voire stupide, mais au contraire plus on tourne les pages et plus on se rend compte de la richesse et de l’originalité du scénario.
J’espère que la suite sera à la hauteur, qu'elle ira en grandissant et qu'elle ne restera pas sur le plancher des vaches, confinée dans son château et ses alentours, car au vu de la fin de ce premier tome ce serait un peu décevant. Ceci dit et vu la collection, j'ai bien peur qu'elle prenne la route que je redoute, maintenant ça peut aussi être très bon, à voir.
Graphiquement ce « Versailles » est royal avec d’innombrables détails et une colorisation équilibrée, ni trop ni pas assez relevée, je n’aurai qu’une critique à faire sur le visuel, parfois certains visages sont un peu figés, c’est dommage car le reste est parfait. |
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Nom série
Maskemane
posté le
28/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J’ai beaucoup aimé ce premier opus (réédition des 4 premiers comics), et ce malgré un scénario assez léger pour l’instant et un récit qui est souvent fait de courses poursuites et de baston, style que je n’affectionne pas de prime abord, mais le sublime dessin, l’humour et l’univers magique dans sa globalité m’ont enchantée, d‘autant que l‘utilisation des masques est intéressante à défaut d‘être innovante, et le Maskemane est vraiment très attachant.
Je ne sais pas si je me pencherai sur les animations et le jeu, mais pour l’instant l’adaptation B.D. me plaît bien et je compte bien la suivre jusqu’au bout, en espérant qu’elles trouveront une chute et que ça ne s’achèvera pas en flop comme dans Le Corbeau noir, premier tome de la série Wakfu Heroes, où pour l’apprécier il faut avoir suivi impérativement l’animation ou le jeu.
A ce sujet c’est un vrai bordel le classement de la série, il y a la collection Wakfu Heroes et la série Wakfu Heroes ! Y’a un truc qui m’échappe là.
Le graphisme de Maskemane est de toute beauté, sans parler des couvertures des comics originaux qui sont restituées ici, plus sublimes les unes que les autres, l’envie d’arracher ces pages et de les mettre au mur est assez puissante. Le découpage n’a rien de particulier, sinon qu’il suit bien l’histoire sans faire d’extravagances.
L’humour, passe souvent par le dessin, mais il y a quelques répliques et quelques noms bien savoureux qui m’ont bien fait rire. |
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Nom série
Haunt
posté le
03/02/2011
(dernière MAJ le 27/09/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Si je n’avais pas lu le résumé de ce comics je ne l’aurais certainement pas pris, malgré la créature de la couverture aussi attirante et intrigante que repoussante avec son air de Spiderman, super-héros que je n’aime pas, comme tous les super-héros d’ailleurs. Il y est donc question d’un prêtre qui se retrouve possédé par son frère assassiné et qui devra partir à la recherche de son meurtrier, entre autre. C’est le côté prêtre qui va se faire certainement dévoyer qui m’a plu ; Ah ! mais celui-ci n’est déjà pas tout propre à la base et ça j‘adore, les vilaines soutanes plus souvent retroussées que sagement baissées ! Et ce n’est pas le sticker : « Par les créateurs de Spawn et Walking Dead » qui m’a arrêtée, ces deux séries ne m’ayant pas accrochée. J’avoue aussi que le dessin y est pour beaucoup avec ses personnages expressifs, un trait fin, un beau mouvement et une colorisation informatisée fort réussie. Le seul bémol graphique réside dans le lettrage du prêtre lorsqu’il est uni à son frère, il est trop petit, par contre la manière de présenter les bulles lors de cette union est excellente.
Le scénario n’est pas en reste, on est dans un genre de drame ponctué par des moments d’humour qui tombent là où on ne les attend pas, par contre ceux-ci deviennent plus rares à partir de la moitié du récit, c’est dommage de quitter cette ambiance tragi-comique pour tomber dans le « tout sérieux » ou presque, c‘est aussi la seule chose qui m‘ait, disons… un peu contrariée.
L'histoire n'est pas des plus originales par contre elle est des plus prenantes, l’intrigue est accrocheuse et dotée de bon nombre de personnages. Certaines scènes sont saignantes, une vraie boucherie avec des corps déchiquetés et du sang giclant à tous les coins des cases, je ne suis pas une adepte de la chose et pourtant ici j‘ai apprécié. Il y a aussi quelques rebondissements intéressants et une dernière partie de récit inattendue et originale, je ne dirais pas en quoi pour ne pas vous gâcher la surprise, je peux juste dire qu’elle éclaire certaines choses mais ouvre d’autres intrigues.
Il y a parfois quelques petites facilités scénaristiques, il y en a une que j’ai trouvée particulièrement grosse et qui détonne un peu.
Si la suite reprend son ton légèrement humoristique de cette première partie de premier tome, je mettrai certainement 4 étoiles.
Tome 2
Je ne lirai pas la suite car à partir de ce second tome l'humour disparait presque totalement, et c'est ce qui m'avait le plus plu dans cette histoire de super-héros, qui aujourd'hui ne m'intéresse plus car elle se prend trop au sérieux et surtout j'ai des tonnes d'autres livres à lire. Graphiquement, dessin comme couleurs restent de grande qualité. Je laisse un 3/5 car c'est distrayant et agréable à regarder. |
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Nom série
Showman Killer
posté le
19/11/2010
(dernière MAJ le 27/09/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Lorsque j’ai attrapé cette bd sur une des piles bd de ma librairie, attirée par sa magnifique couverture, j’étais un peu dégoutée d’y voir le nom de Jodorowsky apposé dessus, vu qu’il est assez rare que j’accroche à ses scénarios et me priver d’un beau graphisme me frustre. Résultat des courses : comme à son habitude le scénario est assez déjanté avec une bonne touche de moisi, il crée un univers futuriste mais en même temps simpliste, avec une petite dose de naïveté et une autre d’hémoglobine. J’ai eu l’impression qu’il a mis au goût du jour une vieille idée d’il y a au moins 40 ans, en y intégrant quelques avancées technologiques. Malgré ses défauts il a aussi quelques petites originalités et une chute intrigante.
Ça m’a aussi fait penser à l’esprit qui règne sur Storm et ses facilités scénaristiques, ainsi qu'à L'Enfer des Désirs, avec son super-héros qui ressemble fortement à notre Showman killer, au niveau du questionnement du personnage sur ce qu’il ressent, tout en étant son opposé parfait puisque ce dernier est un tueur.
Une lecture à prendre au second degré et sans trop se poser de questions, qui est dans ce cas là, prenante et agréable.
Le sublime graphisme de Fructus a fait que je me suis plongée avec beaucoup de facilité dans le récit, il instaure une ambiance générale bizarrement envoûtante, j’ai même hâte d’avoir la suite, peut-être même que je lui accorderai une étoile supplémentaire.
Suite et fin
Le second tome est dans la lignée du premier, avec peut-être encore plus de sang, quant au troisième il est à l'opposé des précédents, autant ceux-ci se prennent au sérieux autant ce dernier se complait dans un humour léger et franchement plaisant, au point que je regrette même que les deux autres tomes n'aient pas été traités de la même façon et avec la même désinvolture. Lorsque je suis arrivée à la fin du second opus j'étais prête à revendre la série, mais le dernier tome m'a fait changer d'avis et j’appréhende les personnages et les situations de façon plus légère et donc plus plaisante, car prendre tout ceci au sérieux serait totalement débile.
Le graphisme tout doucement se dégrade légèrement au fil des tomes, la colorisation est moins peaufinée et il y a moins de détails, c'est dommage, ça a aussi un peu contribué à mon détachement lors de ma lecture du second tome, mais le troisième et bien qu'il soit le moins réussi visuellement, rattrape le coup grâce à son humour. |
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Nom série
Chambres Noires
posté le
16/06/2010
(dernière MAJ le 27/09/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Voici un style graphique dont je raffole, très proche de celui de Karascoët dans Miss Pas Touche, sauf qu’ici Yomgui Dumont pousse le souci du détail nettement plus loin et nous offre des planches de toute beauté. L’équilibre entre les couleurs, les détails, les décors et les expressions des personnages est parfait, tourner les pages est un vrai bonheur. Un autre point commun aux deux séries… leur noirceur.
« Chambres Noires » raconte une histoire que l’on pourrait presque qualifier de déjà-vue, sans apporter de véritable originalité au genre, c’est un récurrent récit de fantômes. En guise de préface, l‘histoire commence par une présentation de la maisonnée, de ses habitants et de leurs activités, façon petite chronique assez drôle par ailleurs. Mais c’est surtout dans son traitement qu’elle accroche, Olivier Bleys sait distiller les informations nécessaires au bon moment pour maintenir un excellent suspense. Il y a aussi une grande richesse au niveau des personnages qui sont très nombreux et suffisamment développés pour que l’on s’attache à eux. Une petite touche humoristique vient se glisser de-ci de-là, et elle tombe toujours pile poil quand il faut et surtout quand on ne s’y attend pas. J’ai eu un coup de cœur pour Bertille et ce pauvre Erratum…
Suite et fin
Celle-ci ne fait que confirmer mes premières impressions, toutes les qualités du premier opus sont présentes, avec en plus un déroulement de l’histoire on ne peut plus prenant, le suspense étant maintenu jusqu'au final. La qualité du graphisme est constante, avec ses innombrables détails et des expressions pleines de vie ; j'aime aussi la manière dont Yomgui Dumont joue sur les contrastes, notamment avec les yeux des personnages.
Cette série est surtout un véritable coup de cœur avec un attachement inconditionnel aux personnages, charismatiques, drôles et attendrissants ; par ailleurs les méchants sont vraiment odieux ce qui par opposition les rend intéressants.
Autre point important, moi qui n'aime pas des masses les histoires de fantômes, j'ai été enchantée par celle-ci et tout cela vaut bien la note maximale. |
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Nom série
Pizza Roadtrip
posté le
20/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Note 3,5/5
Une bonne tranche de polar instantané, une histoire se déroulant sur quelques heures et en quelques pages, qui alterne le moment présent avec des scènes du passé tout proche et qui expliquent bien des choses… je ne vais pas m’attarder sur le fond du récit qui n’est pas super alambiqué car je ne voudrais pas vous gâcher sa découverte, ça me juste penser à ce petit avertissement bien connu : un train peu en cacher un autre. C’est mené tambour battant et les personnages sont très bien campés. Le dessin soutient l’histoire à merveille avec des trognes super expressives et des couleurs mises par touches en fonction de chaque situation.
J’ai hésité entre trois et quatre étoiles, car au début j’ai trouvé l’humour un petit peu plus présent et même si j’ai passé un très bon moment de lecture, cela reste un poil classique, bien que la manière de développer l’intrique et le dessin soient réussis, il y a comme une petit frustration, un manque de surprise générale peut-être. Par contre je n'ai pas vu venir la chute finale, d’ailleurs, un tome 2 un peu plus tordu qui reprendrait juste à la dernière planche, ferait bien mon bonheur.
J'ai finalement opté pour le 3,5 et le coup de cœur, à cause les personnages malgré tout super attachants qui méritent bien toute notre attention à défaut de notre bienveillance.
Et que viennent faire les pizzas là-dedans ? Vous le saurez en lisant la B.D. pardi ! (si pizza y'a). |
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Nom série
Terreur Sainte
posté le
19/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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C’est au fil des pages que je me suis rendue compte que mon inconscient avait encore une fois fait du bon travail. Je déteste les histoires de terrorisme à tendance réalistes (ou pas) et lorsque j’ai vu le titre du dernier Frank Miller je me suis jetée dessus les yeux fermés et mon petit cerveau s’est très vite arrangé pour que je passe outre ce titre très évocateur qui aurait fait obstacle à ma lecture. Du coup, je suis déçue. Ce fut chiant de chez chiant. La déception est d’autant plus grande que c’est un grand format à l’italienne qui met bien en valeur le travail graphique de l’auteur, même si je l’ai trouvé parfois un peu dur à déchiffrer et certaines cases pas assez peaufinées.
Je n’ai pas grand-chose à dire sur le scénario, c’est tout à fait le genre d’histoire qui me gonfle, je ne regarde même pas les films qui traitent de terrorisme ou des guerres au Moyen-Orient, même avec mes acteurs préférés je zappe, ça me prend la tête avant même d’avoir commencé. Ici, l’histoire met en plus trois plombes avant de commencer et je m’en suis très très vite désintéressée. J’attends la prochaine production de Miller en espérant qu’il tapera dans un autre thème.
Deux étoiles car c'est loin d'être mauvais, ce n'est pas dans mes goûts c'est tout. |
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Je croyais que c’était une adaptation du livre d’Umberto Eco (pardonnez mon ignorance) dont je n’ai pas pu dépasser les premières pages tant elles sont hermétiques. Au fil de ma lecture j’ai trouvé l’histoire franchement simplette ce qui m’a fait tiquer, ou alors l’adaptation n’est pas à la hauteur, me suis-je dit… En réalité, c’est juste une autre histoire sur le pendule de Foucault, dont je découvre l’existence de la chose ici et qui est sans grand intérêt pour moi qui ne suis ni matheuse ni férue de ce genre de gadget scientifique.
C’est donc une histoire indépendante intégrant cet artefact du passé redécouvert par un monde post-apocalyptique, où deux courants divergeants se sont développés, les scientifiques d’une part et de l’autre les fondamentalistes religieux, tout ceci est très manichéen et très cloisonné, avec en sus :
- Des raccourcis et des facilités scénaristiques : après 600 ans d’obscurité l’humanité a survécu, c’est ce qu’on appelle avoir le cul bordé de nouilles ; Je trouve bizarre que des gens qui habitent Paris et ses alentours, même après une telle destruction n’aient pas plus de connaissances, qu’ils auraient dû trouver dans les décombres de la ville. Surtout que vers la fin des avions apparaissent et tombent à point nommé ;
- Des personnages creux ou agaçants : notamment Kunnskap, trop intelligente, elle sait tout sur tout ! Et sa petite maman qui a un don de voyance, alors ça c’est le pompon, heureusement que son rôle est tout petit-petit ;
- Des incohérences : on demande à ceux qui arrivent à s’échapper du monde de « la voie » un mot de passe que seul un scientifique de haut niveau pourrait savoir, et ils se veulent libres et tolérants, alors que le commun des mortels est condamné à rester avec ceux de « la voie » s’il n’est pas doté d’un Q.I. extravagant ;
- Une chute qui nous tombe dessus sans crier gare, là où on attend un autre tome le récit s’achève presque brutalement, ce qui n’est finalement pas grave vu le peu d’émotion que suscitent les personnages ;
- Et finalement ce qui m’agace le plus : la morale à deux balles, et même si elle est sensée, elle nous est servie comme à des enfants passablement idiots.
Le tout est distillé à l’ancienne, on croirait cette histoire écrite il y a 30 ans, sauf que le dessin lui est résolument moderne et très réussi. Dans la même veine j’avais préféré les trois premiers tomes de Chats de Convard. |
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Nom série
Prunelle
posté le
30/11/2010
(dernière MAJ le 11/09/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Tome 1 : 
Très belle surprise avec juste un seul et unique défaut, le lettrage est un peu trop petit. Il faut sans cesse avancer et reculer la bd, un coup on l'avance et on lit les bulles, un coup on l'éloigne pour regarder le dessin avec plus de recul, un grand format aurait été préférable.
Cette bd est dans la course d’Angoulême 2011 pour la sélection jeunesse mais elle s’adresse au plus grand nombre, sans limite d‘âge, et je pense qu'elle a toutes ses chances de gagner. On y apprend les bases de la mythologie grecque de façon très ludique et intelligente. Un lexique en fin d’album nous présente chaque personnage. C’est aussi bourré de jeux de mots et d’humour. Le dessin est magnifique avec des couleurs somptueuses pleines de gaité et un trait fin qui met en valeur chaque petit détail.
A noter le prix très modique pour 76 planches.
Tome 2 : 
Le première chose qui saute aux yeux c'est le changement graphique et même si c'est assez joli, comparativement au premier tome j'ai ressenti une grande frustration de ne pas retrouver l’émerveillement visuel de ce premier opus. La finesse du trait laisse place à un trait plutôt gras et les couleurs sont aussi moins nuancées, globalement c'est plus proche d'un dessin exclusivement jeunesse.
Vu que la série comportera 3 tomes il faudra changer encore de style dans le dernier, afin qu'il y ait une unité globale, en somme : 3 tomes 3 styles, car si le dernier est comme le second, pour le coup, ce sera une grande déception visuelle.
Pour ce qui est du scénario, j'ai trouvé ce tome un peu plus batailleur et le ton est aussi un peu plus enfantin. Évidemment c'est un série jeunesse mais c'était moins marqué dans le premier tome, ça m'a un peu agacée par moments. L'humour est présent mais peut-être aussi de manière moins appuyée que dans ce fameux premier tome !
En bref, ce second tome est un peu en-dessous du précédent, mais reste une lecture agréable, surtout pour le public visé. D'autant qu'en fin d'ouvrage un lexique des différents personnages permet d'apprendre tout en s'amusant. |
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Ce récit basé sur des faits réels surgit d'une anecdote historique ayant pris de l’ampleur au fil du temps, les auteurs nous la restituent ici à son point culminant, et encore qu’en y réfléchissant bien, la bêtise des gens peut atteindre des sommets parfois phénoménaux, et plus rien ne devrait plus nous paraître excessif ou même étrange.
« Le singe de Hartlepool », c’est l’histoire d’une pauvre bête sans défense et d’une flopée d’ignorants comme il y en a tant aujourd’hui, mais bien plus encore il y a un siècle et demi. J’ai entamé ma lecture comme ces derniers, ignorant tout de son contenu, seuls le superbe graphisme de Jérémie Moreau et le nom de Lupano m’ont fait sauter sur cet ouvrage, et ce dernier fait encore une fois hommage à son talent de conteur.
Le scénario est très bien mené d’autant qu’il y a tout de même pas mal de personnages et qu’à aucun moment on ne ressent une quelconque lourdeur ou confusion. Il y a de l’humour et une jolie dose de cruauté aussi, le tout encore une fois dosé au poil.
Ce que j’ai le plus aimé c’est ce que je déteste habituellement dans mes lectures, la morale de l’histoire ! Lupano nous la sert de façon très détachée, dans une espèce de résignation décevante de la nature humaine.
L’introduction d’un personnage historique, que je ne citerai pas évidemment, apporte le petit clin d’œil qui fait qu’on s’attache encore plus à certains personnages.
Les trognes des personnages sont excellentes d’expressivité, les couleurs sont douces et reposantes, le cadrage reste classique mais le format proche du comics lui va à ravir, c’est une très jolie petite bête qu’il serait impensable de ne pas posséder. Maintenant j’attends avec impatience la prochaine B.D. du dessinateur, qui pour une première fait montre d’un talent bien assuré.
Le prix est tout doux aussi avec ses 92 planches ! |
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Nom série
Renégat
posté le
06/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'ai trouvé cette histoire de pirates très molle et surtout beaucoup trop légère. Le nombre de pages est certes conséquent mais les planches sont assez vides, même si le dessin noir et blanc est lui très réussi, la lecture ultra rapide de ce récit ne m’a pas du tout convaincue. De plus le format est, à mon goût, trop luxueux pour ce qu’il contient, un format plus petit et même une couverture souple, comme à l’accoutumé avec cet auteur auraient amplement suffi et fait baisser le prix d’autant.
Pour en revenir à l’histoire, je ne l’ai trouvée à aucun moment prenante, trop basique, trop classique elle n‘apporte absolument rien de nouveau au genre, avec sa narration qui se veut intimiste et son fantôme de pirate qui n’est autre que la conscience du protagoniste, engendrant une petite morale très très ennuyeuse.
Bref, à réserver aux mordus de pirates… |
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Je vais aller droit au but, car j'ai eu beau creuser je n'ai pas trouvé le trésor promis par les innombrables critiques jubilatoires des innombrables posteurs de ces lieux. J’ai mis fin à ma lecture sur la moitié du septième tome, gavée par ce délire tout droit sorti des affres d’une surdose de produits illicites, de ce monde lunaire et lunatique aux rebondissements improbables et chaotiques, aux personnages fades et surtout pour la plupart agaçants, et aux joutes verbales certes intéressantes au début mais fatalement endormissantes sur le tas.
Si j’ai trouvé agréables les trois premiers volumes, les suivants et leur inspiration quadridimensionnelle m’ont ennuyée comme jamais, ne trouvant aucun attrait à l’histoire ni aucun plaisir à me farcir ce petit monde divaguant. Pas plus que la compagnie des personnages, si ce n’est ceux issus du bestiaire, que j’aurais aimé lire dans un récit de cape et d’épée, à la limite classique et plein d’humour, plutôt que dans ces égarements imaginaires dépassant allègrement les limites du fantasque. Ayant tous les tomes sous la main je les ai feuilletés et la découverte de personnages encore plus fantastiques au fil des pages, m’a fait baisser définitivement le rideau sur la lecture de cette comédie hallucinatoire.
Le dessin est ludique et coloré, bien que j’aie trouvé certains visages un peu figés, notamment ceux des femmes, et certaines planches un peu trop sombres. La quantité de détails le rend intéressant, dommage que ce monde ne m’ait pas enfiévrée comme la grande majorité des lecteurs.
Tout est dit, je n’ai pas aimé, mais je reconnais volontiers et avec du recul, que la série ne manque pas de qualités, pour preuve son classement en tête des immanquables d’ici et d’ailleurs. |
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Je suis sans doute la lectrice la moins encline à lire cette B.D. car rien ne m’agace plus que les femmes à peine habillées, croupes légères, seins tapageurs et regards de salopes affamées, et il y en a un beau spécimen dans ce premier opus, prénommée Tikky Big Bang. Par opposition, les univers de conte m’attirent irrésistiblement et je veux bien tenter l’expérience de ce mix pour le moins improbable à mes yeux, d’autant que l’auteur est venu exposer son projet sur le site et a su attiser ma curiosité.
Pour enchaîner dans le même thème, tous les comportements inhérents à la pimbêche écervelée dans toute sa splendeur sont ici tournés en dérision, présentés au énième degré et toujours de façon humoristique, du coup exit toute ma répulsion envers ce spécimen féminin et place au décalage délirant. En passant tout le monde en prend pour son grade, c’est un fourre-tout sans nom aux références de tous bords, réelles comme imaginaires. C’est parfois juste une petite remarque déposée ici et là, mine de rien et toujours bien amenée.
Il y a beaucoup d’humour, même si le but n’est pas de peaufiner nos abdominaux d’une case à l’autre en un rire incontrôlable, on est plutôt dans le genre sourire permanent avec une explosion de rires à certains moments, c’est de la détente à l’état pur. Avis aux déprimés : ceci est pour vous.
Le suspense aussi est omniprésent, on ne cesse de se demander quelle sera la prochaine scène et comment va-t-il sauver son petit Wonderland ? L’auteur s’adresse parfois au lecteur à quelques rares occasions et il fait aussi parler ses personnages de la B.D. elle-même, des procédés à double tranchant qui peuvent parfois ne pas passer, mais qu’il met en place de façon intelligente et drôle, et surtout avec beaucoup de parcimonie, le dosage est parfait.
Le dessin est fastueux de détails, pharaonique devrais-je dire, les couleurs pètent, le bestiaire et les monstres sont expressifs et variés. A l’image du conte original, on change de décors souvent et c’est purement jouissif. Seul petit bémol à mes yeux, les personnages humains sont parfois un peu raides, mais c’est sans gravité et ça ne gêne absolument pas la lecture ni le plaisir visuel global.
Le récit qui comprendra 5 tomes fait une entrée fracassante avec ce premier opus et je suis déjà sous tension car j’aimerais dès à présent avoir la suite entre les mains.
Ah putain ! J’ai envie de dire, excellent ! |
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Nom série
Walkyrie
posté le
22/08/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je n’ai besoin que d’un seul mot pour exprimer mon ressenti : fade. Je n’ai accroché ni à l’histoire, ni à la façon dont elle est menée, c'est à dire de manière très classique et à la limite ennuyeuse ; je n'ai pas plus apprécié les personnages qui m’ont laissée totalement indifférente à leur sort. Ils ne sont pas attachants et leurs personnalités beaucoup trop stéréotypées, l’humour tombe au compte-gouttes, et il n’y que des hommes, des hommes et encore des hommes… autour d’une blondinette pour le moins belle mais totalement insipide.
L’histoire en elle-même m’a laissée dubitative, se retrouver si facilement face à Odin n’est pas un raccourci mais une coupe franche. Il se passe finalement que peu de choses dans ce premier tome.
Quant au dessin il est assez réussi, quoiqu’un abus du jaune par moments le rend un peu désagréable, mais n’ayant pas du tout accroché au récit qui m’a mortellement ennuyée je n’ai pas pu l’apprécier plus que ça.
Petit bémol aussi sur la couverture bien trop belle pour ce que propose la B.D., c’est le genre de procédé qui a tendance à m’agacer. |
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Note 3,5.
La sensation est forte d’avoir déjà lu cette histoire, sans qu’elle n'apporte réellement rien de nouveau au genre, est omniprésente à chaque page, avec en prime un petit côté naïf qui malgré quelques scènes un peu sanglantes ne s‘estompe pas. Une énième quête inspirée de la mythologie grecque utilisant un Jason vieillissant qui reforme son équipée d’argonautes au fur et mesure de ses rencontres. Ces quelques premières phrases ont l’air un peu sévère, mais le plaisir de lecture est cependant présent et ce dû à 75 % au dessin de Nicolas Ryser (dessinateur d’Hariti) qui est un vrai délice. La B.D. étant assez bavarde, ce qui est un point positif pour le temps de lecture me direz-vous mais qui l’est presque trop sur les planches qui sont un peu mangées par les très nombreuses bulles.
Ce n’est qu’un premier tome j’attends donc de voir si la suite sera un peu plus originale, bien que l’histoire soit de toute manière bien menée, sans temps morts ou de quelconques ralentissements, elle est peut-être même un peu trop rapide, mais je préfère les histoires qui avancent à bon train plutôt que celles qui piétinent. A noter qu'il y a un peu d'humour assez bien dosé et les personnages sont tous très attachants.
J’attends surtout que les quelques touches de naïveté disparaissent. |
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J’ai eu un peu de mal à accrocher et il m’a bien fallu une petite pelletée de pages pour rentrer dans le récit, malgré un dessin des plus plaisants. Ensuite tout a été sur des roulettes (ou presque) jusqu’à la fin, certes qui clôt le récit tout en gardant une porte ouverte, mais qui sans une suite nous proposant d’autres aventures d’Alice, me laisse un goût de trop peu et une grande frustration. Je ne sais pas encore si je garderai mon exemplaire, j’attends de savoir si les auteurs vont faire d’autres tomes, sinon je ne pense pas me replonger dans ce récit car l’envie d’en voir plus est trop présente, ceci dit un jeune public s’en contentera certainement.
Sinon cette "nouvelle" version d'Alice est plutôt originale, empruntant ou s'inspirant de certains personnages d'autres contes, le tout raconté avec pas mal d'humour. En dehors du coup des crottes de nez, franchement dégueulasse et rédhibitoire, ces scènes m’ont été vraiment pénibles.
C'est globalement très divertissant, j’ai beaucoup aimé les personnages très attachants, les décors très fouillés et les couleurs vives et joyeuses. |
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Nom série
Katinka (Bang)
posté le
03/08/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Note 2,5/5.
Après le « tout ça pour ça » de Mac Arthur (avis du posteur de ce one shot), moi j’ai envie de dire : quoi c’est tout ? L'histoire s'achève de manière brutale et tranchée, sans même prendre le temps de la voir se vider de son sang, d’autant qu’elle peut se résumer en une poignée de mots. Certes tout l’intérêt réside dans les personnages, dans la noirceur et l’acidité des propos, ainsi que dans le graphisme que je trouve bien fichu avec ses couleurs froides et son noir absolu qui lui donne beaucoup de contraste, mais cela reste trop léger. A mes yeux ça pourrait au mieux constituer un premier tome, et même si avec énormément de recul on peut admettre que l’histoire est finie, c’est réellement trop frustrant, trop court et trop convenu.
Ceci dit j’en conseille la lecture pour l’ambiance et les personnages, quant à l’achat… si et seulement si les auteurs se décident à nous donner une suite. |
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J’ai beaucoup apprécié cette lecture même si l’originalité absolue n’est pas au rendez-vous, mais les autres qualités compensent largement ce petit bémol.
Tout d’abord, je trouve ce récit très équilibré, entre humour, tragédie, massacre sanguinolent et aventure, tout est dosé au poil près. Le premier tome reste le plus classique et ne semble pas vraiment s’insérer dans les mondes de Troy, par contre le second lui y est très rattaché avec l’introduction des trolls et les rapports faits plus souvent avec Eckmül, de plus certains évènements gardent quelques bonnes surprises et tout n’est pas prévisible, loin de là.
Je note simplement une erreur de calcul, le gamin est supposé avoir 11/12 ans à un certain moment de l'histoire et il est précisé qu’il n'en a pas encore dix, ce n’est pas bien grave mais c’est un peu déroutant sur le moment.
Le graphisme évidemment est royal et s’accorde parfaitement au récit. Les couleurs sont joyeuses, les visages très expressifs, les décors fouillés et les effets de lumière très réussis. Je ne vois vraiment pas quoi rajouter, Hérenguel comme à son habitude nous gratifie d’un visuel jouissif.
J’aurais bien vu une suite, dessinée par Hérenguel bien entendu (ou tout au moins son alter égo qualitatif), où le gamin irait à Eckmül afin d’apprendre à maîtriser ses pouvoirs, plutôt que de lui couper la touffe de cheveux. D’autant que les fantômes qui l’accompagnent sont très attachants, ainsi que tous les autres personnages d’ailleurs, et faire encore un bout de route avec eux serait franchement agréable et divertissant. |
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