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Nom série  100 âmes  posté le 12/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un triptyque qui commence bien, par un premier volume aguicheur et séduisant dévoilant une intrigue intéressante à l'ambiance surnaturelle bien ficelée, qui annonce une série de 100 albums potentiels mêlant une histoire indépendante par volet et des bribes de scénario plus ambitieux en toile de fond, à l'image d'un X-files à la TV.
La suite confirme d'ailleurs cette impression sur un second tome à peu près au même niveau même si plus confus dans ses développements, il reste cependant bien réalisé.
Après, le troisième et dernier album rend l'entreprise vaine. A croire que la série fut annulée car la conclusion sent le bâclage à plein nez et le besoin pressant de tout finir gâche l'ensemble. Les arcs scénaristique sont précipités et même si 100 âmes ne souffre finalement pas de grosses tares pour le genre fantastique, il nous reste en bouche ce petit gout d'inachevé décevant.
C'est encore plus accentué par le dessin "du traitre" d'une incroyable indigence, à la limite d'une ébauche brouillon alors que les deux précédents épisodes disposaient d'une patte appliquée. Nombre de cases ne semblent pas finies (visages vides) et la colorisation informatique confine au nullissime comme un remplissage à la truelle. Le reste de la série bénéficie objectivement d'un dessin travaillé avec un jeu de lumière donnant de l'âme justement à ce récit, mais que je n'ai pas apprécié, me donnant trop l'impression d'avoir une succession d'arrêts sur image d'un dessin animé plutôt qu'une bande dessinée à part entière.

Il s'agit donc d'une évaluation oscillant entre le 2 et 3 sur 5 car si 100 âme présente quand même de bons aspects, la conclusion est bien trop anecdotique dans sa mise en scène pour mériter plus.

Nom série  Ils étaient Dix  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur un contexte de guerres napoléoniennes, Stalner dresse une histoire de vengeance habile et franchement accrocheuse.
La petite troupe prise au piège de la débâcle russe se réduira peu à peu comme le suggère le titre à coups de trahisons, d'emprisonnements et de nature hostile. C'est relativement classique comme approche, mais le dessin est très beau et le premier cycle nous tient en haleine sur les quatre albums sans avoir rien à redire. Pour pinailler, on pourrait trouver dommage de parfois avoir des personnages à la physionomie trop proche du héros principal Grassien, ce qui peut induire en erreur lors de l'enchainement des cases. Sinon, c'est que du positif et donc du plaisir car rien n'est stabilisé, ni personne n'est à l'abri. La surprise pointe habilement le bout de son nez à chaque tome et trouve une conclusion juste et jamais frustrante.

Le second cycle, en Corse, se montre cependant en deçà, à la limite du dispensable. L'introduction d'une histoire revisitée gène plus, là où il servait surtout de contexte au premier cycle. Ceci est appuyé par des éléments de trahison qui révèlent une certaine précipitation dans la réalisation ou une panne d'inspiration, mais Ils étaient dix reste cependant correct dans cette parenthèse indépendante du volet "russe".

Si l'achat est conseillé, c'est donc surtout pour son premier arc narratif impeccable quatre albums durant. Pas sur donc, si un troisième cycle apparait que j'y trouve un intérêt.

Nom série  Smoke City  posté le 27/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui accroche en premier lieu, c'est le dessin, très beau, un peu aquarelle, qui gagne en détail lors de plans serrés, on pourra regretter d'ailleurs que ce rayonnement perd en force lors de vues d'ensembles plus grossières, donnant parfois dans le bancal. Le second album semble d'ailleurs souffrir d'une application moindre mais reste toutefois notable. Ce trait donne notamment une ambiance qui sied parfaitement au genre abordé (polar, casse) et au contexte, la ville de Smoke city se rapproche d'un Gotham Eiffelien, pesant et sombre.
Ensuite, le premier tome suit une structure narrative classique de braquage : Constitution d'une équipe, établissement du plan, mise en place, réalisation. Tout cela reste traditionnel, et ne fait pas preuve d'originalité si ce n'est sur la dernière planche qui aguiche habillement pour la lecture du second volet.
La conclusion, enfin, peut déstabiliser en prenant une orientation surnaturelle. Cependant, elle permet à Smoke city de se distinguer justement d'un trop grand classicisme que son dessin sauverait de l'anonymat. Tout en gardant un récit cohérent, Mariolle tresse autour du vol des enjeux plus grands et cela s'avère finalement salvateur, bien que précipités.
Le duo fait donc de Smoke city une oeuvre originale, plutôt très bien ficelée mais bizarrement un peu trop handicapée par une finition à la va-vite pour être totalement conseillée à l'achat. Un beau coup d'essai qui en appelle d'autres plus réussis encore certainement.

Nom série  Conquistador (Glénat)  posté le 23/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Conquistador attire l'oeil, indéniablement. Couvertures léchées, dessins foisonnants et appliqués qu'un découpage varié et nerveux met en valeur et une histoire prenant place dans la conquête espagnole de l’Amérique du sud.
Le sujet est déjà abordé à maintes reprises mais reste suffisamment alléchant pour se plonger dans l'aventure, surtout quand on sait qu'il s'agit d'un diptyque, donc que les tenants et aboutissants ne s'étireront pas en vaines longueurs pour tout raconter.
Objectivement, ça remplit bien sa tâche de divertissement glauque, avec une pointe d'ésotérisme que certains pourront trouver mal placée. Globalement le contrat est atteint à force de violence, de trahison, de perversion de l'or, d'ambitions dévastatrices, de choc des civilisations et d'enjeux géopolitiques en toile de fond qui s'acharnent sur le sort de cette petite troupe de mercenaires livrée à elle-même. Pourtant, Conquistador restera bizarrement malgré ses qualités une série relativement anecdotique, probablement tout sonne déjà un peu trop vu par ailleurs et prend l'allure d'une réponse réactionnaire à Long John Silver.

Dans ce contexte historique sud américain, je préfère largement le traitement réalisé par Helldorado ou Long John Silver, donc, pour l'épopée aventureuse.

Nom série  L'Incal  posté le 22/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon bah voilà, enfin lu ce monument de BD SF de Jodorowsky et Moebius qu'est l'Incal, sous forme d'intégrale, série à l'influence manifeste encore aujourd'hui, et par delà même le neuvième art.

Force est de constater que la série fourmille d'idées narratives, brasse des concepts philosophique à la pelle, ne manque pas d'audaces et d'innovations et instaure des univers diversifiés et originaux. On ne peut que reconnaitre la maestria visuelle de Moebius. Cadrages, couleurs, et graphisme sont à la hauteur.

Malheureusement, je reste mitigé dans son appréciation. Une tonne de moments resteront probablement en mémoire après cette lecture, c'est indéniable. Cependant, il manque cette cohésion scénaristique indissociable d'une bonne bande dessinée et surtout d'une finalité.
En effet, arrivé à la moitié du parcours, une usure naturelle prend le pas. Tout devient trop bordélique, saute du coq à l'âne sans raison ni but dans une succession infinie de rebondissements hallucinés. Les problèmes surgissent de nul part et leurs résolutions sont tirées par les cheveux à grand coup de notions nouvelles. Ce petit groupe part très loin dans un délire commandé par des drogues probablement et j'ai été pris de vertiges pour recoller les morceaux psychotropes qui frôlent souvent le n'importe quoi.
Vaincu par ce trop plein sans queue ni tête, je m'identifie alors sur cette fin au antihéros John Difool, seul protagoniste à rester lucide dans ce qui se passe en ne cessant de rabâcher qu'il en a marre des aventures qui s'étirent en longueurs superflues, qu'il n'a qu'une envie, qu'on lui foute la paix, que cela s'arrête, et même qu'il ne pige plus les agissements qui l'implique pour uniquement les subir malgré lui.
Tant de questions restent lettres mortes à commencer par l'Incal lui même, variation philosophique au fil de l'histoire parfois réponse parfois inutilité floue à l'apparition incongrue.
En persévérant, tout se conclut enfin ni de bonne manière ni de façon catastrophique, dans la même lignée psychédélique, laissant ce petit gout d'excès d'une trame partie en sucette.

Bien qu'indéniablement marquante sur plusieurs niveaux, l'Incal ne remplit pourtant pas tous les critères (personnels) d'une BD de référence pour rester au niveau d'essai imaginatif audacieux objet bizarre fascinant mais aussi rebutant.

Nom série  Walhalla  posté le 07/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Premier album sympathique sur les aventures de ces vikings en quête pour sauver leur village. Dans la lignée des pirates Ratafia, Pothier délivre de l'humour bien senti et référentiel agrémenté d'un trait soigné signé Marc Lechuga pour une histoire réjouissante et plaisante à lire.
Tout ceci n'est pas sans rappeler un gaulois bien connu tant sur la forme que sur le fond même si un fil conducteur liera les volumes entre eux (sous forme de cycles en 2-3 tomes?) façon les brigades du temps. C'est une supposition car cette trame étirée sur une dizaine de chapitres, voire sur la série entière amènera inévitablement de la répétition, et c'est jamais bon pour la pérennité d'une bande dessinée.

Mais plutôt que de faire des suppositions futuristes, ne boudons pas notre plaisir avec cette joyeuse horde de vikings drolatique.

Nom série  F.Compo  posté le 07/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Comme souvent, j'ai découvert l'univers de Hojo par City Hunter, en dessin animé immonde chez Dorothée, puis en formidable manga. Surfant sur cette bonne surprise au dessin rêvé, j'ai poussé sur un obscur F.Compo du même auteur.

L'histoire est tout simplement improbable mais s'ancre dans un ton résolument bien plus noir que les séries phares Cat's eyes et City hunter. Le protagoniste principal est orphelin, et est récupéré par la famille de sa tante, inconnue jusqu'à présent, et pour cause puisque sa tante et son mari ont interverti leurs sexualité. Improbable donc, mais sacrément bien conçu et abordant des sujets très rarement vu (travestissement, sexualité ambiguë à la limite de l'inceste) avec une légèreté bienvenue.

Flottant tour à tour entre cynisme, critique et vision tendre, c'est cette juste graduation entre humour pipi-caca, tensions psychologiques dans la famille, introspections et interrogations sur l'acceptation de la marginalité dans la société par une analyse cohérente finalement de microcosmes japonais (Tsukasa porte un regard acerbe sur son métier notamment), qui fait de F.Compo un must du manga et de Tsukasa Hojo un auteur incontournable du Japon. Sans jamais verser dans le pathos.

Nom série  Carthago  posté le 23/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après la lecture du premier cycle.

Fidèle à l'ensemble de son œuvre, Bec (dont je ne suis pas très fan) plonge dans les abysses à la recherche du mégalodon dans une BD de fiction scientifique qui lorgne aisément vers le Jurassic park. Si le sujet est somme toute relativement improbable, ça reste tout de même plaisant et attractif.

Fidèle à son mode de narration, il découpe Carthago en succession de 3-4 planches dans des lieux et des temps différents qui au fur et à mesure se croisent, se rejoignent et des fois, se séparent. Le procédé peut déplaire, mais a l'avantage d'impulser une dynamique au récit, notamment en ne devenant pas trop verbeux, sans que l'on soit trop perdu dans les histoires parallèles. On pourra cependant regretter que certaines scènes relèvent de l’anecdote superflue.
Par ailleurs, le dessin est plutôt très bon, aussi bien sur les personnages que dans les décors ou les créatures. C'est d'autant plus remarquable que Carthago ne pâtit pas du changement de crayon sur le troisième opus, qui garde une cohérence améliorée par Jovanovic.

Malheureusement, la colorisation, informatique, est du plus mauvais effet, affadissant les cases et diluant tout effet de relief dans l'utilisation de teintes uniques ou dégradées pour remplir les traits.

Le premier cycle (que je dirais cycle du Mégalodon) se clôt relativement bien, mais laisse un sacré paquet de trous dans son gruyère pour d'autres aventures, que je suivrai avec plaisir. Pour une série impliquant Christophe Bec, c'est déjà une bonne surprise personnelle.

Nom série  Si seulement  posté le 23/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un deux mais qui vaut deux et demi.

Au jeu des ''Et si...'' textuellement introduit dans l'histoire par le protagoniste principal, on va suivre Joe Horton qui va découvrir les réalités alternatives de sa vie par l'intermédiaire de portes découvertes dans sa cave.

Le concept est toujours intéressant, peu importe le média (film, livre, série,...) mais se montre ici réellement anecdotique. Certes l'histoire se lit plaisamment sur 3 volumes, mais le procédé est vite limité par Joe Horton, déjà content de sa vie au départ et bien conscient de sa chance (femme, enfant, famille, succès) pour en faire une personne aux failles personnelles sur qui la découverte de ce qu'il aurait pu être (ou ne pas être) apporte concrètement quelque chose.
Au lieu de cela, Si seulement revient à son point de départ sans évolution notable, ce qui provoque une certaine indifférence.

Le dessin dans un contexte américain un peu cliché reste quant à lui de très bonne facture, bien que les visages se montrent irréguliers par moment, c'est tout de même dans la moyenne supérieure, sans être inoubliable non plus.

Une bande dessinée vite lue et vite oubliée, presque dispensable.

Nom série  Sanctuaire  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sanctuaire est une petite perle de science-fiction ésotérique. Dorison a encore une fois étalé son talent de conteur dans cette histoire de sous-marin américain qui découvre une mystérieuse grotte immergée dans une fosse abyssale.

Réalisant un huis-clos claustrophobe tout en délivrant plusieurs intrigues parallèles, Dorison nous accroche sur les 3 tomes et clôt le récit sans précipitation avec une tension crescendo cohérente.

Malheureusement, Sanctuaire méritait un meilleur traitement du dessin. Le style photo-réaliste de Bec ne laisse pas indifférent, certes, et je ne fais pas partie des fans, mais conjugué ici à des tonalités sombres, il gâche littéralement le plaisir de lecture, nous obligeant à une gymnastique intellectuelle désagréable pour deviner qui est dans la case (personnages à la morphologie trop proches, et dont la physionomie fluctue dans le temps), et supposer ce qui s'y passe la plupart du temps. Par ailleurs, le procédé rend l'action statique, un comble.

Quel dommage car Sanctuaire aurait pu facilement atteindre le 5/5 sans cela.

Nom série  La Croix de Cazenac  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis après le tome 8

Du rebondissement, de l'espionnage, de la romance et de l'exotisme, voilà le cocktail assez bien foutu de la croix de Cazenac, série plutôt très bien dessinée et dynamique qui nous entraine de par le monde sur les traces du trésor des Cazenac où faux semblants, vraies trahisons et aventures Indianajonesques se mêlent agréablement. Pas vraiment de reproches à formuler jusqu'à présent au travail de Stalner et Boisserie, si ce n'est un relatif classicisme un peu désuet. Heureusement, cela participe de mon point de vue à son charme.
On peut rester indifférent aux orientations prises dans le second cycle, à savoir développer la nature chaman du héros mais personnellement ça maintient mon attention sur cette série qui use de clichés de l'espionnage, mais habilement.
Ca se complique un peu sur le cycle du tigre, les évènements chamaniques sont un peu précipités et prennent des raccourcis téléphonés mais le charme et le dépaysement de l'Egypte tourne à plein quand même. Cependant, le dessin baisse en qualité, et on pourra trouver regrettable d'avoir la scénette dénudé qui n'apporte rien à chaque album, comme si un cahier des charges devaient être suivi et que les auteurs se fatiguaient un peu du sort de leur progénitures

Nom série  Ratafia  posté le 11/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après lecture du tome 4.

Après la découverte de M. Pothier et de sa plume à la ritournelle rigolote dans Walhalla, je me suis mis à lire "Ratafia" qui vogue dans les mêmes délires rocambolesques.
Si les paroles et réparties fusent pour notre plus grand bonheur à base de jeux de mots et de comique de situation, le seul réel défaut de la série reste le dessin, chatoyant mais un peu trop pauvre à mon gout sur les décors qui demandaient peu-être un peu plus de folie détaillée et de clins d’œil plus ou moins appuyés pour se hisser à hauteur du scénario et bénéficier d'une double lecture elle aussi.
Reste que les albums se consomment rapidement, tant ces aventures joviales accrochent le lecteur ce qui en fait un must dans le genre.

Cependant, j'espère que la quête des cartes, fil conducteur de Ratafia jusqu'à présent, ne décidera pas les auteurs à tirer ostensiblement sur la corde pour faire passer nos braves pirates à d'autres intrigues tout aussi marrantes.

Nom série  Ghost money  posté le 11/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après la lecture du tome 4

Comme BD d'anticipation se basant sur des faits historiques, à savoir la spéculation financière sur les attentats du 11 septembre et comment cela pourrait financer le terrorisme à venir, Ghost money se place dans le haut du panier.
Le récit est captivant, de plus en plus au fur et à mesure des volumes, dans des intrigues politco-policières rondement menées où il est bien difficile de démêler qui tire quelles ficelles. Les personnages sont bien travaillés, alliant des caractères jamais vraiment caricaturaux où chacun(e) traine sa part d'ombre, de casseroles et de bravoure. Ainsi, il n'y a pas réellement de gentils qui gagneront et de méchants au rires sadiques qui perdront et l'on suit les cases plongés dans une vraie tension dans un futur immédiat très réfléchi.
Le dessin ne gâche rien, alternant les ambiances au fil des déplacements internationaux de chacun sans entraver outre mesure la fluidité de lecture.
Je me posais encore la question de l'achat sur la fin du tome 3. Avec La prisonnière tashkite, la question ne se pose plus : Cette série futuriste enthousiasmante trouvera sa conclusion au cinquième volume, aux accents de thriller géo-politisé qui gagne le respect par sa maitrise, son formalisme léché et la complexité des personnages ainsi que leurs relations.

Nom série  Gunnm  posté le 08/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Réinventer la SF, c'est ni plus ni moins ce qu'a réussi Kishiro avec Gunnm.
Dans un univers cyber-punk post apocalyptique, il fait évoluer Gally à la recherche d'elle même, en côtoyant des personnages hauts en couleurs qui lui apportent son humanité et se battant contre des adversaires très charismatiques pour mieux se découvrir personnellement.
Le background est fouillé et inventif à souhait, déroulant devant nos yeux un monde en 3 âmes (Salem, l'extérieur et la décharge) distinctes dans lequel vit un microcosme au design bigarré et terriblement séduisant.
Gunnm se pare d'un dessin fin et travaillé, où la dynamique insufflée est époustouflante dans les combats et la contemplation des décors est bluffante et très ciné-génique.
Les propos ne sont pas en reste, une somme de réflexions philosophiques s'offre à nous sur les 9 tomes, sans s'étirer inutilement, dieu merci, en longueurs navrantes dans une histoire complète et pleine où chacun peut être victime sans l'annoncer d'une violence subite et sans compromis mais jamais gratuite. Rien ni personne n'est oublié, dans une cohérence globale maitrisée, alternant subtilement l'humour, l'amour, la tragédie, l'action et l'épique.

Kishiro a bien senti qu'il avait réalisé un chef d'oeuvre du Manga, tant sur la forme que sur le fond, et de la BD de façon générale, puisqu'il ne lâche plus le filon avec Gunnm Last Order, bien malheureusement car la magie n'y est plus, tout avait été déjà dit en 9 volets.

Nom série  Helldorado  posté le 25/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ca faisait un petit bout de temps que la couverture du premier tome me faisait de l’œil dans les rayons de ma médiathèque, aguichante avec un conquistador à la pose impitoyable. Mais les priorités de lectures étaient toujours ailleurs jusqu'à récemment.

Déjà donc, point fort (affaire de gout bien sur), la série dure 3 volumes durant, évitant de tourner en rond. La lecture est coulée, fluide et rapide, sans blabla superflue pour se restreindre à l'essentiel, osant même certaines double pages complètement muettes, mais suffisamment narratives pour ne pas paraitre inutiles.
Deuxièmement, le dessin est à l'identique des couvertures : Magnifiques, colorés comme le nouveau monde, ou monochrome selon les instants, et très typé centre-américain, imprimant une patte particulière par un trait très appuyé au récit. Cependant, il est un peu regrettable de voir certaines scènes d'ampleur (batailles entre autres) en plan large se résumer à du bariolage griffonné, perdant cette précision et ce détails présent le reste du temps.
L'histoire enfin est plutôt originale par ailleurs dans ce contexte de conquête espagnole et donc d'affrontement sans merci entre autochtones et matadors, mais aussi luttes fraticides, raconté des deux cotés des armes. Les enjeux sont multiples et captivants, tous brillamment conclus et le récit, sans concessions dans sa brutalité, laisse cette part d'ombre, comme les origines d'Abatirso par exemple ou l'arrivée des espagnols ou encore l'amitié des deux héros de l'histoire, qui font voguer l'imagination sur tout ce qui peut entourer cet univers, y compris sur la suite qui pourrait être donnée à Helldorado notamment.

Une vraie bonne surprise pour ce pendant bédéphile du film Apocalypto.

Nom série  Siegfried  posté le 16/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Siegfried, ou l'adaptation d'un opéra de Richard Wagner mélangeant héroïque fantasy, lutte divines et poésie viking.
Alex Alice, dont je suis devenu admiratif, en fait un chef d’œuvre de bande dessinée et remplit plus que de raison son cahier des charges initiales.
Un récit foisonnant 3 gros tomes durant, des illustrations en tous genres, allant du noir complet agrémenté d'une unique bulle à des doubles pages tourbillonnantes et titanesques. Les personnages sont attachants, jamais noirs ou blancs, fouillés et croqués à la perfection. Alice maitrise totalement son trait et l'anatomie de ses héros, et nous les offre dans des décors impressionnants.
Une fois lancé dans l'aventure flamboyante aux légères touches d'humour, difficile d'en sortir tant que l’on n’a pas atteint la dernière page de cette épopée. Il est rare de dire que l'on trouve finalement une série trop courte. Ici, la relecture pourra se faire sans problème, pour en récupérer toute la moelle.

Un seul mot me vient en tête pour qualifier Siegfried : Épique. On en redemande de cette ivresse.

Nom série  La Main du singe  posté le 16/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bien bonne histoire de racontée dans la main du singe mêlant devoir de mémoire historique, anticipation d'un futur immédiat et prises de risques artistiques.
A l'image du film Memento, dans la main du singe, on suit 3 fils de récit entrelacés qui demande quand même un petit temps d'adaptation :
L'un axé sur Abel Appleton, son accident, ses greffes et l’intérêt que lui porte soudainement beaucoup de monde.
L'autre en filigrane sur le jour de cette fameuse opération chirurgicale.
Enfin, le passé ayant abouti à tous ces enjeux scénaristiques livré façon décalogue, comme un compte à rebours générationnel, qui délivrera au compte-goutte ses secrets.

L'audace est gagnante puisqu'en sautant d'intrigue en intrigue, on accroche au suspens rythmé sans être décroché par les va-et-vient. A cela s'ajoute que l'ensemble tient bien la route sans dégonflage final. Dispensant fausses pistes et rebondissements, s'en devient même passionnant au fur et à mesure de la lecture.
Pour ne rien gâcher, le dessin est atypique. Souvent difforme, peu fouillée et à la colorisation parfois terne, à la limite d'empêcher de distinguer du premier coup qui on a en face de soi, ce que certains pourront ne pas apprécier, Laumaille a au moins pour lui une patte stylistique propre qui ne gêne cependant pas la lecture et insuffle finalement une ambiance particulière à une œuvre qu'il serait dommage de ne pas lire jusqu'au bout.

Nom série  Les Aigles de Rome  posté le 09/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après lecture du tome 3

Marini se lance dans la fresque antique façon Murena avec cette histoire de 2 frères adoptifs qui se retrouveront fatalement un jour ou l'autre face à face.

Sur une intrigue relativement simple mais toujours accrocheuse de meilleurs ennemies, il nous délivre une série plaisante, fluide, toujours aussi bien illustrée que ses autres œuvres et diablement efficace dans ses rebondissements, trahisons et rapprochements de protagonistes. Le tout sans se montrer trop graveleux gratuit, ce qui est bienvenu.

Moins axé sur les complots de palais que Murena pour se porter plus sur les armes et exils de chacun, Les aigles de Rome propose une alternative intéressante, plus orienté entertainement (sans atteindre la décérébrée série Z le Scorpion sur ce point), sans temps morts ni ennui, et qui n'hésite pas à avancer dans la chronologie pour raconter des choses prenantes.

Nom série  Le Scorpion  posté le 08/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après la lecture du tome 8

Un cardinal démoniaque avide de pouvoir, des familles romaines tout aussi disposé à s'enrichir, un scorpion affublé d'un hussard évoluant dans une Rome aux multiples pépés à la câlinerie et aux formes généreuses et enfin des secrets mystérieux sur un passé trouble au milieu de cela.

Le scorpion me fait penser aux films de capes et d'épées de Jean Marais où serait plongé un Indiana Jones de la renaissance. Assez fantaisiste, pour ne pas dire imaginaire dans l'encrage historique et dans ses péripéties, il ne faut porter aucune attention archéologique à ce récit. C'est bien là le principal reproche de cette série qui aurait gagné à s'inscrire plus dans de la pédagogie d'une période et des régions qu'elle parcourt, déjà bien riches sans avoir à inventer un background superflu.
Pour le reste, ce n'est souvent du bonheur tant on vogue dans de la série B sans prise de tête avec moult rebondissements scénaristiques, des aventures en terrains exotiques, de l'action bien troussée, de la punchline, de l'humour assez léger et des coquines de temps en temps. Le traitement des femmes, bien que correct sur les protagonistes principales, se montre quand même un chouïa trop caricatural (en gros, elle finisse toute facilement dans un lit, et pas par sommeil).
Cependant, Marini les sublime il faut bien le dire, tout comme il transcende le Scorpion dans son ensemble par son dessin impeccable, vivace et colorisé à la perfection. Chaque page est un enchantement pour les mirettes, explosant littéralement d'ambiance dans les décors et de dynamisme même si le trait semble perdre en application au fur et à mesure que l'intrigue avance.

On pourra quand même sentir la série tourner en rond dans les derniers volumes. En effet, on commence à s'habituer aux schémas utilisés de façon récurrente (un personnage emprisonné en fin d'album, l'évasion qui débute la suivante, les dernières chances allouées à quelqu'un pour accomplir un tâche, qui rate, mais qui dispose encore d'une dernière chance). De plus, la perfection du scorpion et son aptitude à se sortir de tous les dangers dans le plus pur style James "Sean Connery" Bond en font un héros qui perd de sa substance aux profits des seconds couteaux plus intéressants mais trop peu approfondis (le hussard, Mejai, Ansea).

De manière générale, le scorpion gagnerait à disséminer plus d'éléments sur les ressorts scénaristiques principaux plutôt que de donner l'impression de jouer la montre en évitant soigneusement les ombres précédemment jetées sur des pans d'histoire. On se retrouve ainsi sur les tomes 7 et 8 à avoir l'impression d'albums plus facilement dispensables ou exagérément étirés pour succomber au mercantilisme tentant quand on rencontre le succès.

Quelques inquiétudes donc sur la globalité, mais un dessin et une légèreté source de plaisir parfois coupable surtout.

Nom série  Le Décalogue  posté le 25/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le décalogue, c'est une série concept, articulée autour de 10 tomes + 1 complémentaire sur un mystérieux bout d'os qui contiendrait la dernière sourate secrète du prophète Mahomet capable de renverser toutes les croyances musulmanes.

Adoptant un compte à rebours depuis nos jours jusqu'à remonter le fil de l'histoire avec au bout la fameuse création de la sourate au 7ème siècle et du passage entre générations du livre Nahik, la série se révèle accrocheuse et relativement cohérente. Certes, comme tout concept changeant à chaque volume de dessinateur, d'époque et plus globalement de contexte, certains tomes se montreront plus marquants que d'autres (les deux premiers, les 3 derniers par exemple) de par la qualité du scénario d'une part mais aussi par la finesse de l'illustration. Parfois invraisemblable, la qualité d'ensemble du Décalogue est quand même au rendez-vous pour attendre les révélations finales avec une impatience significative et ne se montre guère décevant une fois arrivé.

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